Facebook, Twitter… Les propos racistes se banalisent face au laxisme des modérateurs

Twitter, YouTube et Facebook vont être assignés en référé par SOS Racisme

Les discours racistes et de haine sont de plus en plus banalisés sur le Web, les mouvements qui en font l’apologie profitant de l’absence de sanctions pour y diffuser leurs messages : ce sont les conclusions d’une étude européenne publiée ce vendredi à Barcelone.

L’enquête qui a été menée dans cinq pays européens (Italie, France, Espagne, Roumanie, Royaume-Uni) dénonce notamment « la passivité » des médias sociaux face à ces discours dont la diffusion semble se renforcer, comme les partis extrémistes qui en font la promotion. « Internet a représenté un saut qualitatif pour beaucoup de choses, y compris la diffusion de discours de haine », a expliqué lors d’une conférence de presse Miguel Pajares.

Les enquêteurs ont notamment dénoncé auprès de Facebook cent commentaires racistes trouvés sur le réseau social numéro un et seulement neuf ont été éliminés. Selon eux, Facebook a indiqué que les autres ne remplissaient pas les critères pour être supprimés. Parmi ces commentaires, certains appellent à tuer des musulmans ou à envoyer les juifs dans des camps de concentration.

Chaque pays a une population cible privilégiée : les Gitans en Roumanie, les Arabes en France, les immigrés au Royaume-Uni, selon les auteurs. « Les gens ne dénoncent pas, car cela ne marche pas. Ces mécanismes ne sont pas efficaces […] les messages restent et continuent à promouvoir ces idéologies », a déploré Olga Jubany.

Le Point

Allemagne: Être allemand et juif est impossible aux yeux de nombreux élus du parti AfD

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L’antisémitisme pourrait-il empêcher la montée de l’AfD, le parti d’extrême droite Alternative allemand ?

Les préoccupations au sein du groupe s’exacerbent tandis que les sondages confirment une chute du parti populiste, à son plus bas niveau cette année, une semaine après qu’un premier échec pour évincer un député accusé d’antisémitisme a provoqué une scission dans les rangs du groupe. Les critiques indiquent que le public réalise à présent qu’il ne s’agit pas seulement de quelques cas isolés.

Au début du mois, la moitié des représentants du parti ont quitté le Parlement de l’Etat de Bade-Wurtemberg, n’ayant pas recueilli la majorité nécessaire pour expulser un membre qui dans le passé a minimisé l’Holocauste, le qualifiant de « certain méfait », et nommant les négationnistes des « dissidents ».

L’élu AfD, Wolfgang Gedeon, a été par la suite convaincu de démissionner, mais cela semble avoir peu contribué à rétablir l’image du parti. Selon un sondage Forsa réalisé quelques jours après la division, la cote d’approbation du groupe a chuté de 8 points. En mai, l’AfD réunissait pourtant 15% des voix.

Selon des experts, le scandale a fait vasciller le subtil équilibrage de l’AfD: éviter d’être vu comme antisémite, tout en préservant leurs électeurs les plus radicaux.

Le chercheur a récemment examiné des dizaines de discours et de publications émis par des élus AfD et a constaté que, bien qu’ils évitent souvent de faire référence aux Juifs par leur nom, leur rhétorique évoque de nombreux stéréotypes antisémites.

« Certains d’entre eux parlent d’une minorité qui n’a pas de patrie, qui vit dans l’ombre et contrôle tout, » a-t-il poursuivi. « Selon eux, l’appartenance au peuple allemand est une question de sang, et pour les mêmes raisons, les Musulmans en sont tout aussi exclus« , a-t-il ajouté.

« Être à la fois allemand et juif est impossible aux yeux de nombreux membres élus AfD », a-t-il affirmé. « Il n’y a pas de ligne rouge claire en ce qui concerne l’antisémitisme au sein de l’AfD », a-t-il observé.

Publiquement le parti préfère mettre l’accent sur son attitude « anti-establishment », mais « cela est suffisant pour attirer de plus en plus de personnes aux opinions antisémites », a déclaré Riebe.

« L’AfD sait que si le public le considère comme antisémite, il perdrait toute chance d’obtenir le soutien de ceux qui pourraient voter pour eux ». « A travers toute l’Allemagne, les membres de l’AfD ont contacté les communautés juives et ses représentants pour les inviter à prendre part à des discussions de groupe », note Riebe.

« Ils ont tenu des discours adressés en particulier à la communauté juive, en essayant de la convaincre de leur amitié, alléguant que les Musulmans sont les vrais antisémites. » « Ils espéraient conquérir la communauté juive, afin qu’ils puissent dire au public: ‘si elle nous soutient, il n’est pas possible que nous soyons des extrémistes de droite!’, explique-t-il.

« Mais les gens ne sont pas stupides, ils savent qu’aujourd’hui ils sont contre les Musulmans, mais que dans quelques années, ils seront peut-être aussi contre les Juifs« .

Israel 24

Twitter bannit un influent troll pro-Trump, après l’harcèlement raciste contre Leslie Jones

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Il est « l’un des pires trolls de Twitter », selon le site américain The Verge ; « l’ultime troll » pour Fusion ; « le plus fabuleux superméchant d’Internet », selon ses propres termes. Cheveux peroxydés, lunettes de soleil et gilet pare-balles sur des épaules nues : c’est ainsi que le Britannique Milo Yiannopoulos, 32 ans, s’est présenté dans la nuit de mardi 19 à mercredi 20 juillet au pupitre d’une soirée de soutien des militants LGBT pro-Trump, ouvrant son discours par un étonnant fait de gloire. « Je viens de me faire bannir de Twitter », s’est-il félicité, devant la journaliste de BuzzFeed Rosie Gray, qui a immortalisé la scène.

En l’occurrence, Twitter a décidé de son exclusion après la campagne de harcèlement raciste d’une violence inouïe subie par l’actrice afro-américaine Leslie Jones, actuellement à l’affiche du nouveau S.O.S. Fantômes aux Etats-Unis. Milo Yiannopoulos en est porté responsable, après qu’il s’est publiquement, et à plusieurs reprises, moqué de l’actrice en début de semaine.

L’exubérant journaliste du site néoconservateur Breitbart n’en est pas à sa première suspension de compte sur le réseau social : il avait déjà été sanctionné en juin, à la suite de la tuerie d’Orlando qui a fait 49 morts dans une boîte gay, pour des propos islamophobes. Mais cette suspension-ci est définitive, a assuré le réseau social à BuzzFeed.

Le Monde

Italie : Un jeune sénégalais lynché et lapidé par 6 hommes aux cris de « dégage de l’Italie, négro »

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L’affaire défraie la chronique en Italie. Selon les informations de Libération, un Sénégalais de 19 ans du nom de Mohamed a été victime d’une agression raciste condamnée par toutes les autorités de la ville de Vasia.

En effet, Mohamed qui travaille dans un restaurant du nom de Impéria rentrait tranquillement chez lui à vélo lorsqu’il a été pris à partie par six (6) gaillards. Non seulement ces derniers se sont mis à proférer des insultes racistes contre lui mais, pire, ils l’ont fait descendre de son vélo avant de le rouer de coups et de lui jeter des pierres.

Press Afrik

Une agression aux  connotations racistes a eu lieu prés du port de Porto Maurizio: dans la nuit de mardi, six personnes ont lynché a coups de pied, de poing et de pierre un jeune sénégalais de 19 ans. La victime, Mohamed D, a dû se faire soigner à l’hôpital Imperia, il lui faudra une dizaine de jours pour se remettre sur pied de ce passage à tabac.

Il rentrait de son travail, quand il a été apostrophé par le groupe d’assaillants qui a crié: « dégage de l’Italie, négro »

La Stampa

Concert de Black M annulé, l’extrême droite célèbre une victoire contre « la musique nègre »

Orléans : Des tags islamophobes toujours pas effacés depuis novembre 2014

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A la Toussaint 2014, les bureaux de Muslim Assistance ont été la cible d‘un cambriolage doublé de violentes dégradations xénophobes. Depuis, rien n’a été fait pour effacer les inscriptions, ni pour les cacher. Les riverains sont excédés.

Ordinateurs volés, mobilier détruit et tags xénophobes… telle fut la triste découverte des voisins des pompes funèbres de Muslim Assistance de la rue Bossuet dans le quartier de la Source à Orléans, il y a un an et demi. Aujourd’hui, Michel Ricoud, élu communiste d’opposition au conseil municipal et riverain, n’en peut plus.

« C’est une insulte. On passe devant tous les matins. Mettez-vous à la place des musulmans… », s’indigne-t-il, « il faut que la ville et le bailleur social s’activent! »

Les inscriptions racistes sont à l’intérieur de l’ancien local, dont l’une des vitres est fissurée. Largement visibles par tous les passants. C’est cela qui dérange Paulette, Michel et les autres habitants historiques de cet immeuble de quatre étages, réunis en association de locataire. « Quand il y a des tags en centre-ville, on les nettoie fissa. Ici, non. Nous sommes là depuis 1976. Et ça, ça nous donne envie de partir…« . Pas partir de la Source, mais de changer de bailleur, précisent-t-ils, sous-entendant que le dialogue est tendu avec celui-ci

France Bleu

Communautariste toi-même ! réponse a Alain Jakubowicz par Julien Talpin

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On déplore une supposée «dépolitisation des banlieues». Drôle de procédé que de chercher à faire taire des acteurs qui mènent un combat politique.

Des Noirs qui se mobilisent pour les droits des Noirs, des musulmans qui s’organisent pour ceux des musulmans… la République est en danger ! Le communautarisme est en marche. Quoi ? Les premiers concernés s’engagent pour faire valoir leurs droits ! Où va-t-on ? Des femmes féministes (certaines défendaient même la non-mixité de leurs organisations dans les années 70) : communautarisme ! Martin Luther King ? Communautariste !

Mais non, pas du tout, on n’a rien compris, là n’est pas le problème. Qui tient à la segmentation des luttes antiracistes, le fait de créer des organisations spécifiques pour chacune des causes. Ces contempteurs devraient donc saluer la Marche de la dignité, organisée en octobre 2015, qui les rassemblait toutes ! Ils devraient aussi soutenir le collectif Stop le contrôle au faciès, qui en rassemble un certain nombre.

Faut-il en outre rappeler que les mouvements qualifiés de «communautaires» sont eux-mêmes très divers en interne : contre l’islamophobie, on peut trouver des personnes de toutes origines, principalement musulmanes, certes. Personne n’interdit en outre à des Blancs d’y prendre part. Ils ne doivent simplement pas prendre toute la place. Mais peut-être le problème est-il là.

Ces mouvements sont nourris de réflexions historiques et politiques, ils ont vu les impasses et les trahisons de l’antiracisme soi-disant universaliste, ils ont appris qu’en dehors de la France, aux Etats-Unis par exemple, des mouvements antiracistes avaient aussi vu se reproduire des rapports de domination. Les minorités s’y retrouvaient de nouveau dans l’ombre, à l’instar des femmes, derrière les hommes dans certains mouvements féministes, ou des femmes noires derrière les femmes blanches, ce qui donna naissance au Black Feminism. Oui, les formes de domination sont plurielles, intersectionnelles, entre classe, race et genre. Elles requièrent donc des luttes spécifiques et leur convergence.

Ces collectifs se mobilisent pour une valeur universaliste : l’égalité ! Face au déni des discriminations systémiques qui structurent la société française, ces militants réclament l’égalité pour tous, ce qui suppose d’abord de reconnaître et dénoncer le racisme dont sont victimes certaines catégories de population. Pas de «victimisation» ici : la simple demande que soient entendus les résultats d’études scientifiques incontestables. Le fait qu’à CV égal, un homme perçu comme musulman a, au minimum, deux fois moins de chances d’être embauché, d’accéder à un logement. Voilà l’islamophobie !

Il ne faut pas s’arrêter à la «phobie» de l’islamophobie. Personne n’a jamais prétendu que l’homophobie n’était qu’une affaire de «peur» des homosexuels. On range aussi dans cette catégorie les ratonnades qu’ils ou elles subissent ou les discriminations à leur encontre. Islamophobie est synonyme de racisme antimusulman. Pourquoi préférer ce terme alors ? Peut-être parce qu’il est utilisé dans tous les pays du monde sans susciter de tels débats. Le terme d’islamophobie va bien au-delà de la «peur» ou de la «haine» contre l’islam et les musulmans – l’islamophobie n’est pas qu’une opinion – elle se traduit par une essentialisation des musulmans et par des pratiques discriminatoires systémiques contre ceux qui sont perçus comme musulmans, sur le marché du travail, du logement, dans l’orientation scolairequi peuvent aller jusqu’à la violence.

On peut à la fois lutter contre l’islamophobie et critiquer non pas «l’islam» ou «les musulmans» (ainsi essentialisés), mais certains de ses courants ou de ses pratiques, ce que les musulmans passent d’ailleurs leur temps à faire (il y a des désaccords, des critiques, des débats, ce qui est normal).

Alors qu’on déplore en permanence une supposée «dépolitisation des banlieues», drôle de procédé que de chercher à faire taire des acteurs qui mènent un combat fondamentalement politique. Des replis communautaires existent dans la société française, mais ces mouvements antiracistes, par l’expression de l’injustice qu’ils permettent, en constituent le meilleur rempart. Plutôt que d’y voir des mobilisations communautaristes et des dangers pour la République, les progressistes patentés devraient percevoir dans ces mouvements un puissant rappel à une exigence fondamentale constamment bafouée : l’égalité.

Libération

Pontivy : 2 restaurants, le Chérazad et Chaleur d’Afrique, ciblés par des incendies criminels

pontivy-quatre-incendies-volontaires-racisme Le Chérazad et Chaleur d’Afrique

Les restaurants Le Chérazad et Chaleur d’Afrique ont été la cible d’incendies dans la nuit de lundi à mardi 4 et 5 avril 2016, ainsi que deux autres établissements.

La nuit de lundi 4 à mardi 5 avril a été mouvementée, à Pontivy. Quatre incendies ont été déclenchés dans des commerces et établissements du centre-ville. Selon la gendarmerie, leur origine criminelle ne fait pas de doute.

« Nous sommes intervenus une première fois à 1 h 40 du matin, raconte le lieutenant Philippe Ehrhardt, de la brigade de Pontivy. Un feu s’était déclaré sur la terrasse en bois de la couscousserie Chérazad, au 15, place Anne-de-Bretagne. »

« Le tas de cartons a été empilé devant les vitres de mon restaurant puis enflammé, explique Harroud Hassan, le patron du Chérazad. Avec la chaleur, une vitre a explosé. » Le bruit d’éclat de verre a réveillé le restaurateur, qui vit juste au-dessus de son commerce.

« On a vu les flammes qui commençaient à monter, on a immédiatement prévenu les pompiers », relate-t-il.Un fourgon de six hommes, plus le chef de groupe des pompiers, ont été mobilisés. Du côté des gendarmes, « deux patrouilles étaient présentes », indique Pascal Lhoutellier, le commandant de la compagnie de Pontivy.

« À 2 h 28, nous avons dû partir sur un nouveau départ de feu, au restaurant Chaleur d’Afrique, avenue Parmentier », poursuit le pompier. Un feu venait d’être allumé dans un conteneur poubelle. Les flammes ont été maîtrisées alors qu’elles commencaient à lécher la toiture du restaurant.« On a été prévenu vers 3 h 15 par les gendarmes, se souvient Jeanine Le Gouic, la cogérante. Le temps d’arriver, les flammes étaient déjà éteintes ». Seules la gouttière et la toiture du garage de son propriétaire ont été endommagées.

La restauratrice espère que la caméra de surveillance présente en face de son restaurant aidera les enquêteurs dans leurs investigations.« Une enquête est en cours, sous la responsabilité du parquet de Lorient », a indiqué le commandant Lhoutellier.

Ouest France

« Mme Rossignol montre la réalité du racisme anti-noir dans toute sa splendeur », dit le Cran

LGT

Ils n’ont pas digéré les propos de Laurence Rossignol. Louis-Georges Tin, président du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) et Franco Lollia, de la Brigade anti-négrophobie, sont venus ce lundi chez Jean-Jacques Bourdin pour dénoncer les propos de la ministre des Droits des femmes mercredi dernier. Interrogé à propos de la mode islamique, la ministre avait déclaré : « Il y a des femmes qui choisissent bien sûr, il y avait des nègres américains qui étaient pour l’esclavage… » (voir la vidéo en bas d’article).

Des propos « qui montre la réalité du racisme anti-noir dans toute sa splendeur », estime Louis-Georges Tin. « Le mot nègre en soi est aujourd’hui un mot raciste, tout le monde le sait. Mais il faut rappeler la deuxième partie du propos, qui est révisionniste », accuse le président du Cran.

« Tout le monde connaît l’histoire de l’esclavage, et dire aujourd’hui que les nègres américains étaient pour, c’est trop. Ses propos tombent sous le coup de la loi et pourtant elle les a maintenus, c’est cela qui nous choque ». Il anticipe : « L’exemple vient d’en haut et demain matin nous allons avoir des gens qui vont dire : la ministre le dit sur RMC, alors moi aussi je dis ‘nègre’. C’est ce qu’on appelle la libération de la parole raciste ».

« C’est une mécanique de pensée qui est raciste, et c’est ce caractère structurel du racisme qu’on vient dénoncer ici », explique Franco Lollia, de la Brigade anti-négrophobie. « La France est un bon élève en matière d’esclavage et on voit là toute une hypocrisie. C’est comme quand on parle de ‘black’ dans les médias,  qui rendent tabou la question noire en France. Elle n’avait pas besoin d’aller aussi loin pour amener cette référence ».

Pour Louis-Georges Tin, « le racisme anti-noir souvent n’est pas identifié. Il faudrait rappeler les bananes envoyées à Mme Taubira, les propos de monsieur Sagnol (entraîneur de Bordeaux), de monsieur Blanc (entraîneur du PSG, discussions portant sur d’éventuels quotas de joueurs noirs dans les centres de formation, ndlr), parlons encore des violences policières et de ce jeune homme frappé par un policier… Il y a un rapport de l’Acat (Action Chrétien Abolition Torture, ONG de lutte contre la torture), qui montre que sur les 26 personnes mortes de manière suspecte dans les commissariats de police ces 10 dernières années, 22 sont noires ou arabes ».

«Les Visiteurs 3» : polémique sur la censure du nom de l’acteur noir Pascal N’Zonzi

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Neuf personnages et seulement huit noms sur l’affiche. La promotion du troisième volet des «Visiteurs», dont l’action se passe durant la Révolution, est au coeur d’une polémique. Chaque acteur qui apparaît sur les visuels de promotion du film a droit à son nom, sauf un : l’acteur noir Pascal N’Zonzi, pourtant bien présent sur l’affiche comme les autres.

Cette absence a été relevée par des internautes sur les réseaux sociaux. Mais aussi par des élus, dont le député socialiste Pierre Kanuty. « Le noir sur l’affiche de @les_visiteurs_3 prenait trop d’encre ? Ils en avaient pas assez pour mettre son nom ? J’essaie de comprendre », ironise le député. « Les Visiteurs 3 : 9 acteurs à l’affiche ms 8 noms. Qui manque? Pascal Nzonzi, le seul « sarrasin » #racismeinconscient? », accuse Julien Bayou, le conseiller régional d’Ile-de-France et porte-parole national de EELV. «9 acteurs, 8 noms. Où est le 9eme nom? Celui de l’acteur Pascal Nzonzi? Vous savez l’acteur noir sur l’affiche», ajoute une internaute.

« Dis @gaumontfilms , pourquoi le nom de Pascal N’Zonzi n’est pas sur l’affiche? Quelle est l’excuse? POURQUOI? », s’interroge dans un tweet Diane Audrey Ngako, une journaliste du «Monde Afrique». Une remarque retweetée plus de 1372 fois en seulement quelques heures. D’autres ont d’ailleurs détourné l’affiche faisant apparaître, sur le nouveau visuel, le seul nom de l’acteur franco-congolais.

Le Parisien

« Nègres » Europe Écologie les Verts exige des excuses de la part de Laurence Rossignol

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Laurence Rossignol, en employant le mot Nègre a franchi les limites de l’acceptable. Ce n’est pas là une question de politiquement correct ou de littérature mais d’un mot qui ne fait plus partie du vocabulaire français courant parce qu’il est raciste.

Qu’il ait été employé par Montesquieu ne justifie en rien son emploi aujourd’hui. D’autres auteurs ont employé d’autres mots qui du fait de notre histoire et de nos valeurs ne peuvent plus être utilisés aujourd’hui.

Alors Madame la Ministre, au nom de l’universalisme dont vous êtes militante, des excuses s’imposent, des excuses simples et sincères à celles et ceux qui se sont sentis humiliés par vos propos mais au delà pour toutes celles et ceux qui défendent les valeurs de notre république : Liberté, Egalité, Fraternité

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

Europe Écologie les Verts

« Nègres » « franco-musulmans » le parti communiste dénonce les propos de Laurence Rossignol

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L’épisode de la déchéance de la nationalité  à peine refermé,  le mauvais feuilleton aux relents racistes continue : Ce mercredi 30 mars,  interrogée sur des maisons de mode qui commercialisent des voiles ou des foulards sur BFMTV, Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a comparé les femmes qui choisissent de porter le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage » en inventant, au passage, une nouvelle bi-nationalité : les franco-musulmans comme s’il existait des franco-juifs ou des franco-protestants.

Quelle ironie d’entendre  de telles paroles d’une des fondatrices de SOS Racisme et alors que le gouvernement vient de lancer la campagne « Tous Unis Contre la Haine ?

Est-ce digne et juste venant d’une Ministre de la République qui se dit soucieuse de la condition des femmes musulmanes ?

Affirmer que la traite négrière, cet asservissement reconnu comme crime contre l’humanité ait pu se faire avec le consentement des victimes relève du négationnisme. Quelle terrible insulte  pour des millions d’hommes, de femmes, d’enfants déportés, tués en masse et soumis aux travaux forcés ?

Quelle terrible comparaison pour ces femmes traitées une fois de plus en objets et non en sujets. La stigmatisation, la diabolisation des musulmans encore et encore !

Il est urgent que cela cesse !

Parti Communiste Français

 

« Les juifs dehors » Un militant d’extrême droite condamné pour des tags antisémites

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Un jeune homme a été condamné lundi à Mulhouse à six mois de prison, dont quatre avec sursis, pour des inscriptions antisémites et nazies qui avaient été découvertes en mai 2014 dans des communes du Haut-Rhin. (avec AFP)

L’homme a écopé de six mois de prison, dont quatre assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans, a indiqué le greffe du tribunal correctionnel de Mulhouse, confirmant une information du journal L’Alsace. Gravitant dans des mouvances d’extrême droite, il devra suivre un stage de citoyenneté à visée de déradicalisationL’homme devra également verser des dommages et intérêts aux communes concernées, Village-Neuf et Huningue, à SOS Racisme et à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

En mai 2014, des inscriptions antisémites et nazies avaient été découvertes dans des communes du Haut-Rhin, à proximité des frontières avec l’Allemagne et la Suisse. Les mots « Juden Raus » (les juifs dehors), des étoiles de David, ainsi que des symboles et sigles de la Waffen SS avaient été tracés à plusieurs endroits.

France 3

2 agents municipaux brulent un commerce roumain par « motivation raciste »

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Le jeudi 24 mars dernier, deux agents municipaux de la ville de Denain ont été « mis en examen pour incendie volontaire à visée raciste », indique le parquet de Valenciennes.

En effet, le DIPJ (Direction Interrégionale de la Police Judiciaire) de Lille enquête actuellement sur l’incendie d’un magasin – situé rue Bernard-Lazare – survenu dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 mars. Cette boutique – appelée « Romanesc-Yanis-Leo » – est tenue par un commerçant de nationalité roumaine.

Les deux agents municipaux mis en cause dans le cadre de cette affaire aurait agi de cette façon : l’un étant « le donneur d’ordre », a fourni « des gants et de l’essence » au second agent municipal, pour que celui-ci puisse passer à l’acte durant la nuit de dimanche à lundi.

Selon nos informations, les deux intéressés auraient dans un premier temps déclaré avoir agi « sur ordre de la mairie », avant de revenir sur leurs déclarations lors de leur garde à vue. En précisant finalement « avoir agi d’initiative », ajoute le procureur de la république François Pérain. Tous deux ont été placés sous contrôle judiciaire après avoir été « mis en examen pour incendie volontaire à visée raciste. »

Stoica, un Roumain de 24 ans arrivé à Denain il y a environ 5 ans, est le patron de cette supérette. Celle-ci est ouverte depuis environ deux mois et propose des produits d’épicerie roumaine, qu’il fait venir de Belgique. Stoica estime les pertes liées au sinistre à « 2 500 », voire « 3 000 euros ».

Apparemment, c’est un feu de poubelle qui aurait été à l’origine de cet incendie qui s’est propagé jusqu’au circuit électrique du bâtiment de 25 m2, détruisant ainsi tous les spots lumineux se trouvant à l’intérieur. Le patron du magasin – qui a porté plainte – a sollicité l’aide du consulat de Roumanie, afin de bénéficier de l’appui d’un avocat. Il espère pouvoir rouvrir dans « deux semaines ».

L’Observateur