Un député allemand porte un maillot de Boateng contre l’extrême-droite

Sven Petke, député du Länder de Brandenburg, a répondu à l’extrême-droite allemande, qui s’est attaquée verbalement à Jérôme Boateng.

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Les déclarations d’Alexander Gauland, dirigeant de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), parti anti-immigration, ont choqué en Allemagne. L’homme politique avait déclaré que les Allemands « ne veulent pas avoir Boateng comme voisin », en raison de ses origines ghanéennes. Ces déclarations avaient fait suite à une campagne de pub initiée par la marque de chocolat Kinder, qui avait mis les photos des joueurs allemands, de toutes origines, étant jeunes sur ses paquets.

Ce mercredi, Sven Petke, député chrétien-démocrate (CDU) s’est présenté au Parlement allemand en arborant un maillot de l’équipe d’Allemagne floqué au nom du défenseur de 27 ans. Il l’a ensuite présenté ostensiblement à son collègue de l’Alternative pour l’Allemagne au cours de la session.

Ouest France

Jean-Jacques Bourdin affligé par la « violence » et la « haine » d’un auditeur islamophobe

Cela s’est passé mercredi matin, dans Bourdin Direct, sur RMC. Jean-Jacques Bourdin a lu à l’antenne le mail d’un auditeur.

« C’est l’exemple même de ce qu’on peut recevoir quand on fait une émission et quand on donne la parole à tout le monde », a expliqué le journaliste en préambule. Puis, citant le mail de l’auditeur, un certain Franck: « Vous n’en avez pas marre d’inviter des musulmans: quatre musulmans contre un seul Français« . « D’abord ces musulmans sont Français, probablement », commente Jean-Jacques Bourdin.

« Comment des esprits sains peuvent véhiculer autant de haine? »

« Le seul Français à qui vous donnez l’antenne, vous lui vomissez dessus. Et en plus vous avez laissé un musulman citer le coran pendant 2 minutes« , critique encore l’auditeur. « Eh bien dites-moi, vous vous rendez compte. Si on en est là, dans ce pays », lance alors Bourdin, affligé. « Quelle violence mais quelle haine. Comment des esprits sains peuvent véhiculer autant de haine. Je ne comprends pas« .

BFM

5 identitaires corses condamnés à du sursis pour incitation à la haine contre les arabes

Cinq personnes ont été condamnées aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Bastia à des peines de deux à six mois de prison avec sursis pour « incitation à la haine raciale » pour des propos anti-arabes sur internet.

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L’un des prévenus, Patrick Pozzo di Borgo, ex dirigeant d’un mouvement identitaire « Vigilenza naziunale corsa », aujourd’hui dissous, avait protesté sur internet contre un instituteur qui avait évoqué avec ses élèves l’origine arabe de l' »abricot ».

Lors d’un cours de corse auquel assistait la fille de Patrick Pozzo di Borgo, au printemps dernier, cet enseignant Christophe Limongi avait expliqué qu’il existait pour certains mots des racines communes entre le corse et d’autres langues dont l’arabe.

Le parent d’élève et les autres prévenus avaient vivement réagi sur internet et appelé à protester contre l’enseignant, qui s’est dit menacé, provoquant un vague d’insultes et de propos anti-arabes. L’académie avait porté plainte contre les auteurs de ces propos.

Le Figaro

Pour la LICRA, les propos de Albert Chennouf Meyer ne sont pas condamnables

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Mort de Mohamed Ali : Le père de l’une des victimes de Merah dérape sur Twitter

 

La détresse des Africains, devenus indésirables en Russie

Ils vivent dans une société qui les rejette et qui ne leur accorde aucun droit. La plupart sont des étudiants africains venus en Russie pour y suivre leurs études. Diplômés ou pas, ils sont exclus de toute activité professionnelle légale et sont la cible permanente des ultranationalistes russes. Alors, ils se barricadent, la peur au ventre, dans l’indifférence générale.

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Avant l’effondrement de l’URSS, les jeunes Africains affluaient à Moscou sur le campus de la célèbre Université Patrice Lumumba. Du nom du nationaliste congolais assassiné au début des années 60. Elle a été rebaptisée Université de l’amitié des peuples.

Des milliers d’étudiants étaient reçus à bras ouverts en Union soviétique. Médecins, ingénieurs, économistes, juristes… et révolutionnaires africains. Ils pouvaient poursuivre leurs études pendant des années, tous frais payés par le Kremlin, soucieux de freiner l’influence occidentale en Afrique à l’époque de la Guerre froide.

A la chute du mur de Berlin en novembre 1989, ils étaient près de 30.000 étudiants africains à fréquenter les universités soviétiques.

Avec la disparition de l’URSS, cette page a été définitivement tournée. C’est aux pays de provenance ou aux parents qu’il revient désormais de financer les études de ceux qui décrochent un visa pour la Russie.

En 2013, des étudiants venus de 42 pays africains poursuivaient leurs études dans l’ex-Union soviétique. Ils vivent dans la précarité et l’insécurité, dans une société gangrenée par le racisme anti-noir.

«Ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas»

Qu’ils soient détenteurs de papiers de séjour légaux ou pas, ils vivent tous dans la précarité.

«J’ai des larmes aux yeux quand je dis ça. Ce n’est pas facile de vivre ici. Nous sommes au 21e siècle, mais jusqu’à maintenant, on nous injurie… j’ai même honte de prononcer ça: « Macaque, nègre, va-t-en en Afrique, ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas« », explique-t-il à RFI.

«Je me souviens, témoigne un Malien qui vit à Moscou depuis 5 ans, c’était en 2013. On a travaillé dur sur un chantier pendant l’hiver. A moins 20 degrés. On a fait un mois là-bas. On nous a promis un salaire de 1000 euros. Après un mois, on a réclamé notre argent. Pas d’argent. On a fait du bruit. Ils ont appelé les policiers qui nous ont menacés de nous renvoyer dans nos pays.»

Leurs enfants en souffrent aussi. Ils ne peuvent pas être accueillis dans les écoles maternelles publiques. Pas de vaccination non plus pour leurs bébés qui naissent dans les hôpitaux russes. Ils n’y ont pas de droit, témoigne une Congolaise.

Ciblés par les ultranationalistes russes

Ils sont francophones, originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre, mais aussi anglophones venus du Zimbabwe ou du Kenya.  A leurs conditions de vie misérables en Russie s’ajoute la violence quotidienne. Ils vivent tous la peur au ventre.

«Vivre en Russie en tant que noir est extrêmement difficile. Tu vas sortir dans la rue et les gens vont te traiter de singe. Tu vas rencontrer des gens bourrés qui vont t’attaquer et te massacrer. Il y a plein d’étudiants qui se sont fait tuer à cause de leur couleur de la peau seulement… Il ne faut jamais marcher seul dans la rue. Il faut être avec d’autres étudiants.» 

Pour rien au monde, H. Balde ne retournerait dans l’ex-Union soviétique. Il conseille aux jeunes Africains d’éviter cette destination.

Nombreux sont ceux qui désirent rentrer dans leur pays parmi les Camerounais qui forment l’une des plus importantes communautés africaines de Russie. Mais les volontaires au départ sont démunis. Incapables de financer le billet-retour au pays natal.

France Tv

Des américains s’entrainent à tirer avec des balles au sang de porc pour «envoyer les musulmans en enfer»

Un groupe d’hommes blancs au Texas s’entraîne à tirer sur des musulmans «en cas d’insurrection», en plongeant leurs balles dans du sang de porc ou de la graisse de bacon pour que les victimes «aillent droit en enfer».

«L’étape suivante du djihad, ce n’est pas des attaques à l’aveugle et sporadiques. Ils ont commencé à tuer des gens. Ils ont commencé à massacrer les gens à grande échelle», a indiqué le porte-parole du soi-disant Bureau des relations islamo-américaines (BAIR) David Wright.

Le responsable de ce groupe qui craint que des milliers de réfugiés musulmans mènent un «soulèvement», a précisé qu’il n’allait pas «attendre d’arriver à ce point-là». «Je vais commencer à faire quelques chose à ce sujet dès maintenant

«Plusieurs d’entre nous ici utilisent soit du sang de porc, soit de la graisse de bacon sur nos balles, au milieu, pour que les musulmans aillent droit en enfer lorsqu’on les atteint. C’est ce qu’ils croient dans leur religion», a confié David Wright.

Les membres du BAIR ont récemment organisé des manifestations armées à l’extérieur de mosquées afin de «mettre un terme à l’islamisation américaine».

Ce genre de crainte et de méfiance existe depuis longtemps aux Etats-Unis mais ont été encore exacerbées par la rhétorique raciste de la campagne électorale de 2016 en grande partie par les propos du candidat républicain Donald Trump contre les musulmans.

RT

« L’Islam n’a pas sa place en Slovaquie », dit le Premier ministre

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a exprimé son inquiétude à propos du « changement d’aspect du pays » engendré par l’arrivée massive de migrants musulmans, a rapporté le site Politico.

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« Cela peut sembler étrange, mais désolé… l’islam n’a pas sa place en Slovaquie »Le premier ministre slovaque, Robert Fico, n’a pas mâché ses mots au moment de commenter l’arrivée massive de migrants musulmans sur le territoire.

Alors que le pays va prendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne au mois de juillet pour la première fois depuis son adhésion en 2004, l’homme politique a détaillé son point de vue dans des propos rapportés par Politico.

Selon lui, le problème n’est pas en soi l’entrée d’un migrant sur le territoire, mais le fait que ceux qui entrent « changent l’aspect du pays ». La Fondation islamique de Slovaquie a déclaré au Slovak Spectator que « ces déclarations ne nuisent pas seulement aux musulmans slovaques, mais aussi aux intérêts du pays en tant que pays souverain, et à sa position sur la scène internationale ».

Valeurs

Jérôme Boateng visé par des critiques à caractère raciste par l’extrême droite

Jerome Boateng, le défenseur du Bayern Munich et de l’Allemagne, est la cible de critiques à caractère raciste proférées par la droite populiste et l’extrême-droite allemandes.

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Entre complotisme, racisme et islamophobie, au coeur d’un meeting d’extrême droite

Le maire de Béziers  Robert Ménard lance ce week-end « Oz ta droite ! « , une nouvelle formation politique d’extrême droite pour faire des propositions pour la présidentielle l’an prochain. 

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Maurice Szafran : « Cantona est un Islamo-gauchiste et raciste anti-blanc »

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« De l’islamo-gauchisme au racisme anti-blanc »

En s’en prenant ainsi à Didier Deschamps -qui n’est pas particulièrement sympathique, il n’est pas vain de le préciser- Cantona prend place avec fracas dans la horde islamo-gauchiste, celle qui a théorisé que l’islamophobie est à l’origine de toutes les dérives, y compris le terrorisme islamiste.

À partir de cette certitude, tout musulman est une victime ou un innocent. Appliqué au foot, cette démarche perverse autorise Eric Cantona a expliqué sans tressaillir que les mises à l’écart de Benzema et de Ben Arfa répondent aux exigences de l’islamophobie et du racisme anti-maghrébin. En l’occurrence, c’est absurde, mais les islamo-gauchistes, et leur nouvelle recrue Eric Cantona, n’en démordront pas pour autant.

Enfin pour se rallier à la filière « Indigènes de la République » de l’islamo-gauchisme, Eric Cantona ne manque pas d’exprimer un solide racisme anti-blanc. Un monument de stupidités de la part d’un beauf idéologique qu’il interprète à merveille: « Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille ne s’est mélangé avec quelqu’un. Comme les Mormons en Amérique ». Faut-il seulement prendre la peine de commenter et psychologiser un tel monceau de stupidités xénophobes?

Il va de soi qu’Eric Cantona, nouveau porte-voix de la secte islamo-gauchiste, ne pouvait en finir sans agonir la cible prioritaire de ses nouveaux « camarades »: Manuel Valls que ceux-ci qualifient volontiers de « raciste »,  « fasciste », « pétainiste », entre autres gracieusetés. Si Didier Deschamps a fini par éloigner Karim Benzema de l’équipe de France, c’est qu’il en a obtenu l’autorisation du… Premier ministre, lequel avait en effet précisé qu’à son sens Benzema ne pouvait plus porter le maillot de France tant que l’affaire judiciaire ne sera pas soldée.

Nous ferions volontiers remarquer à Cantona que le « raciste » Deschamps vient de remplacer en équipe de France un « Black », Raphaël Varanne (blessé) par un « beur », Adil Rami, qui, il y a quelques jours encore, disait de lui pis que pendre. Un comportement plutôt classe pour un « raciste ». La classe et la distinction, dans la pensée cela va de soi, ce n’est pas un signe distinctif chez Eric Cantona.

Challenges

Entre racisme et sexisme, les femmes musulmanes paient le prix fort de l’islamophobie en Europe

Sur la base de l’origine, du genre et de la religion, c’est « une triple peine » à laquelle peuvent faire facilement face les femmes musulmanes. L’ENAR, réseau européen liant divers mouvements antiracistes, a travaillé pendant un an, entre décembre 2014 à décembre 2015, autour de l’impact de l’islamophobie en Europe sur les femmes de confession musulmane. 
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Intitulé « Forgotten Women : the impact of Islamophobia on Muslim Women », le rapport, présenté jeudi 26 mai lors d’un symposium à Bruxelles, comporte 50 pages proposant une lecture à l’intersection du racisme et du sexisme. L’enquête, basée sur des recherches documentaires, des table-rondes et des entretiens, porte sur huit pays européens : l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la Suède.

Les femmes musulmanes face aux stéréotypes

La représentation médiatique des femmes musulmanes est le premier des points abordés par l’ENAR, qui rappelle leur sous-représentation dans les médias. « Leurs voix sont réduites au silence. On ne leur accorde aucun crédit et elles sont rarement invitées à parler pour elles-mêmes », souligne l’organisation, ajoutant qu’en France ou en Italie, « elles apparaissent dans les médias principalement comme des victimes, impliquées dans des incidents ou des procédures judiciaires ».
L’ENAR pointe du doigt la tendance qu’ont les médias mainstream d’imposer le stéréotype de « la femme musulmane voilée » à travers des couvertures et éditoriaux des hebdomadaires tels que Le Point, L’Express ou Valeurs Actuelles en France.
Les sondages d’opinion reflètent l’existence de ces stéréotypes sur les femmes musulmanes, perçues comme « un groupe homogène qui soutient la violence domestique, le terrorisme, l’homophobie et le sexisme ». « Alors qu’aucune communauté ou société n’est immunisée contre le racisme, le sexisme et la violence, pointer du doigt un groupe entier contribue à nourrir les préjugés », explique le rapport.

Soulignant que les mouvements féministes mainstream se déchirent sur la question de l’islam, le rapport indique que ce sont souvent les vieilles générations de féministes qui voient dans les vêtements dits islamiques un instrument d’oppression incompatible avec le principe d’égalité des sexes. Même constat du côté des partis politiques, notamment ceux de gauche.

En France, « certains politiciens de gauche, se présentant comme humanistes, laïques et féministes se révèlent belliqueux envers la liberté des femmes à se vêtir selon leur choix », affirme l’ENAR, citant l’actuel Premier ministre Manuel Valls qui faisait valoir en 2013 que le voile est « un combat essentiel » pour la République.

De gros obstacles dans le marché de l’emploi

Côté emploi, la discrimination est un phénomène répandu pour les femmes musulmanes et « est souvent liée à la perception d’ »islamité » (…). Cela est confirmé par les testings sur base de CV et les enquêtes de victimisation ». Au Royaume-Uni, 50 % des femmes interrogées portant un foulard ressentent qu’elles ont « manqué des opportunités de progression à cause de la discrimination religieuse, et que le port du voile a été un des facteurs ».

Le cadre n’est cependant pas appliqué de manière cohérente, en particulier à cause de régulations régionales et nationales dans certains pays de l’Union Européenne (UE) qui ont tendance à exclure les femmes musulmanes de l’emploi à cause de leur interprétation exclusive des concepts de « laïcité » ou « neutralité ».

Ce type de discrimination dans les régulations juridiques est qualifié de « discrimination légale » par l’Agence des Droits fondamentaux de l’UE », fait savoir l’ENAR, qui appelle les entreprises à adopter, d’une part, des chartes de la diversité qui reconnaissent toutes les formes de discrimination et leurs conséquences et à cesser, d’autre part, l’adoption de règlements intérieurs interdisant totalement le port de signes religieux.

Mieux penser l’approche intersectionnelle de l’islamophobie

Une autre constante en Europe : les femmes musulmanes sont les principales victimes des attaques physiques et verbales (81,5 % en France selon le CCIF.

Cantona : Deschamps n’a pas sélectionné Benzema et Ben Arfa en raison de leurs origines

Dans une interview au Guardian, Eric Cantona avance que Didier Deschamps a peut-être laissé de côté Hatem Ben Arfa et Karim Benzema pour l’Euro, en raison de leurs origines.

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Eric Cantona a donné une interview fracassante au Guardian, où il sous-entend que Didier Deschamps aurait mis de côté Hatem Ben Arfa et Karim Benzema pour l’Euro, en raison de leurs origines.

«Benzema est un grand joueur, Ben Arfa est un grand joueur, a d’abord affirmé Cantona. Mais Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique». «Je ne suis pas surpris qu’il ait utilisé la situation de Benzema pour ne pas le prendre. Surtout après que (Manuel) Valls ait dit qu’il ne devrait pas jouer pour la France. Ben Arfa est peut-être le meilleur joueur en France aujourd’hui, mais il a des origines. Je suis autorisé à m’interroger à propos de ça» a poursuivi l’ancien attaquant de Manchester United.

Cantona, qui compte 45 sélections en équipe de France, décrit Deschamps, avec qui il a joué, comme «une marionnette». Relancé suite à son allusion sur des supposés choix racistes du sélectionneur, Cantona a continué dans le même ton : «Peut-être non, peut-être oui. Pourquoi pas ? Une chose est sûre, Benzema et Ben Arfa sont deux des meilleurs joueurs français et ne seront pas à l’Euro. Et pour sûr, Benzema et Ben Arfa ont des origines nord-africaines. Donc le débat est ouvert». Contacté par le Guardian, Deschamps n’a pas voulu réagir.

L’Equipe

Vidéo : « Les black qui puent… » Marc-Olivier Fogiel explique pourquoi il est en froid avec Brigitte Bardot

En 2003, Marc-Olivier Fogiel recevait Brigitte Bardot sur le plateau de son émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ». Quelques jours avant sa venue sur France 3, l’ancien mannequin avait publié « Un cri dans la nuit ». Un ouvrage dans lequel Brigitte Bardot faisait part de son avis bien tranché sur certains sujets sensibles. L’animateur, choqué par le contenu raciste du livre, n’avait alors pas manqué de le faire savoir.

Invité dans Media People sur Non Stop People, Marc-Olivier Fogiel s’est expliqué sur sa dispute avec l’actrice : « Elle a sorti un livre qui n’était pas prévu (…) C’était dans un tiroir et un éditeur a profité de la diffusion de l’émission pour le sortir (…) Elle le savait, elle m’a demandé de le lire, je l’ai lu ».

« Quand vous lisez le livre encore aujourd’hui… Elle a même été condamnée pour ça, des propos racistes », a-t-il poursuivi avant de livrer son ressenti sur ces écrits : « Elle est double cette femme. Je préfère garder la Brigitte Bardot lunaire plutôt que celle -que je ne respecte pas pour être clair- capable de dire que les infirmières black qui puent dans les hôpitaux doivent rentrer chez elles. Je ne peux pas respecter ça ».

Marc-Olivier Fogiel a de là tenté de comprendre cet « aspect sombre » : « Elle vit recluse à La Madrague. Elle ne regardait à l’époque que TF1 à travers ’52 sur la Une’ qui était une émission un peu racoleuse. Elle avait une vision de la société très tronquée à travers ce que voulait bien lui montrer une émission très particulière de TF1. Donc je ne sais pas si je lui en veux ou pas ». Et de conclure : « On ne s’est jamais reparlé ».

Non Stop People

En Allemagne, un emballage Kinder déchaîne les commentaires racistes de la fachosphère

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Kinder a mis en vente des barres chocolatée à l’effigie des joueurs de l’équipe d’Allemagne lorsqu’ils étaient enfants, à l’occasion de l’Euro 2016. Les photos d’ Ilkay Gündogan et Jerome Boateng, d’origines turque et ghanéenne, ont déclenché des commentaires haineux sur la page Facebook de Pegida.

Jusqu’où peut aller Pegida ? Le mouvement anti-islam allemand s’est indigné d’une campagne de publicité lancée par la marque Kinder. Objet de son courroux? Les enfants de couleur figurant sur l’emballage des confiseries à la place des têtes blondes habituelles. « Rien ne les arrête ! » fulmine un commentaire sur un post Facebook de la section Pegida du Bade-Wurtemberg, le 19 mai. « Peut-on vraiment acheter ça? c’est une blague? ». « Ça doit être un fake  » s’emporte un internaute. Certains commentaires proposent de boycotter la marque. La page a depuis été supprimée depuis, mais une capture d’écran est reproduite sur le site de la BBC.

Gündogan et Boateng en ligne de mire

Ces photos font partie d’une campagne de Kinder en vue de l’Euro 2016. Ferrero, propriétaire a fabriqué une série limitée de ses barres chocolatée avec des photos des joueurs de la Mannschaft, la sélection allemande, lorqu’ils étaient enfants. C’est la photo du milieu de terrain Ilkay Gündogan et du défenseur Jerome Boateng, deux des joueurs les plus importants de l’équipe d’Allemagne, qui a fait réagir les partisans de Pegida. Ilkay Gündogan est Allemand d’origine turque et Jerome Boateng d’origine ghanéenne.  

Le président de la Fédération allemande de football, Reinhard Grindel, a lui aussi réagit en soulignant que la sélection allemande est « l’un des meilleurs exemples d’une intégration réussie. Des millions d’Allemands sont fiers de cette équipe, parce qu’elle est comme elle est. » « Ce qui compte, c’est la performance ».

« Nous rejetons toute xénophobie »

Ferrero, propriétaire de la marque a rapidement condamné ces marques de xénophobie. « Nous rejetons toute xénophobie et toute discrimination. Nous n’acceptons rien de tel au sein de notre communauté Facebook a indiqué le confiseur italien.

La campagne raciste a rapidement donné lieu à des détournements pour moquer la bêtise des réactions du groupe xénophobe: 

L’Express

Hausse de 427 % des violences contre les réfugiés en Allemagne

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En 2015, l’Allemagne a comptabilisé cinq fois plus de délits, attribués à l’extrême droite, contre les foyers de réfugiés, a déclaré lundi 23 mai le ministre de l’intérieur, Thomas de Maizière. Avec 923 délits enregistrés, cela correspond à une hausse de 427 % en un an.

L’essentiel des infractions consiste en des actes sans violence physique, comme par exemple des graffitis, le déploiement de bannières nazies ou l’incitation à la haine. Selon les chiffres du ministère, publiés dans un rapport annuel sur la criminalité, sur le millier de délits comptabilisés, 177 étaient des actes de violences, contre 26 en 2014.

347 délits contre des foyers en 2016

Les autorités allemandes se sont inquiétées à de nombreuses reprises de la forte hausse des crimes et délits racistes, dans le sillage de l’arrivée de 1,1 million de candidats à l’asile en Allemagne. Au total en 2015, environ 23 000 délits ont été attribués à l’extrême droite (+ 35 %), dont 1 485 actes de violences.

« Un recul des chiffres de la criminalité politique n’est pas à attendre en 2016 malheureusement. D’ores et déjà au premier trimestre, 347 délits contre des foyers de réfugiés ont été enregistrés », a annoncé le ministre.

Le Monde

 

Eva, condamné pour avoir traité un livreur de « sale nègre »

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Eva, 54 ans, une Suisse qui réside une partie de l’année à Menton, a été condamnée lundi soir à Nice pour avoir déversé un flot d’injures racistes à l’égard d’un jeune livreur.

Énervée d’avoir son canapé livré avec 24 heures de retard, elle s’en est pris à Mamadou et le traitant, entre autres, de « sale nègre », notamment depuis son balcon.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et condamné cette commerçante à la retraite à trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine ».

Elle devra également verser l’euro symbolique au MRAP, à la Licra, SOS Racisme et à la Ligue des Droits de l’Homme et 2.000 euros de frais de justice à quatre associations parties civiles.

Nice Matin