Menacés et fichés par l’extrême droite des militants associatifs portent plainte

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Une trentaine de militants de Rennes et Saint-Malo ont découvert, en décembre, qu’ils faisaient l’objet de « notes de renseignement » de la part des identitaires bretons du site internet Breiz Atao.

Le site d’extrême droite a publié les photos, noms et professions des militants, tous investis dans des associations ou collectifs de soutien aux migrants. Il appelle « à écraser cet ultime nid de cafards » (sic).

« J’étais choquée quand j’ai vu ma photo sur ce site. On se sent menacés », confie une militante. « C’est glaçant quand on lit leur édito qui appelle à la haine raciale, à la violence », complète Pierre, membre de Québriac migrants solidarité et du NPA.

« Nous avons longuement échangé pour savoir s’il fallait ou non dénoncer publiquement ce fichage. Nous ne voulions pas donner de l’audience à ce site en évoquant son contenu », détaille Gabrielle, du collectif de soutien aux sans-papiers.

Mais en Bretagne, d’autres militants sont visés. « Nous craignons que d’autres listes sortent dans les semaines à venir. On ne doit pas rester sans rien faire. Il faut se mobiliser contre ces pratiques et la progression inquiétante de l’extrême droite en Bretagne. »

Les militants ont déposé une plainte pour injure publique et provocation publique à la commission d’un crime. Ils demandent la suppression des données les concernant et la fermeture du site, hébergé aux États-Unis.

Le créateur de Breiz Atao, l’ultranationaliste Boris Le Lay, a déjà été condamné à plusieurs reprises par des tribunaux en Bretagne, notamment pour provocation à la discrimination raciale.

Le nationaliste Paul-André Contadini condamné à 3 mois avec sursis outrage et menace

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Le tribunal correctionnel de Bastia, présidé par Thomas Meindl, a condamné le militant nationaliste à 3 mois d’emprisonnement avec sursis pour « outrage et « menace » à l’encontre d’un agent pénitentiaire de la maison d arrêt de Borgo, le 18 décembre 2015.

Le ministère public avait requis 4 mois ferme.

Corse Matin

L’extrême droite a diffusé l’adresse de Mehdi Ouraoui et incité à incendier son domicile

Un internaute a diffusé l’adresse de Mehdi Ouraoui et incité à incendier son domicile, faisant référence à la polémique du carnaval de Saint-Jean-de-Luz

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Même si c’est moins un effet collatéral du carnaval luzien que de la bêtise crasse parfois libérée par les réseaux sociaux, c’est bien dans la cité des corsaires que prend racine cette déplorable histoire. Elle s’est soldée mardi par une plainte…

Bûcher

Samedi, comme souvent lors du carnaval traditionnel célébré un peu partout dans la région, les fêtards ont brûlé l’effigie d’une personnalité locale pour en dénoncer certains dires ou agissements. Cette fois, c’est l’image de l’évêque local Marc Aillet qui est passé par les flammes. Notamment pour ses positions radicales contre l’avortement.

Menaces

L’image a été relayée par les médias locaux et les réseaux sociaux. Sur Twitter, le militant PS angloy Mehdi Ouraoui a diffusé une vidéo du discours dénonçant Marc Aillet. La polémique a enflé. Comme souvent sur Internet. Sauf qu’ici, elle ne s’est pas arrêtée aux diatribes échangées. Un internaute a diffusé l’adresse du domicile de Mehdi Ouraoui et invité en des termes à peine voilés à l’incendier. 

Sud Ouest

Après Julien Cazarre, Cyril Hanouna aurait menacé de « défoncer » un autre journaliste

Cyril Hanouna aurait téléphoné au chroniqueur d’iTélé Arnaud Ramsay pour le menacer après qu’il ait affiché sur Twitter son soutien à Julien Cazarre. Ce dernier a porté plainte contre l’animateur de  »Touche Pas à mon Poste » et contre Enora Malagré à la suite d’appels malveillants.

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Son tempérament sanguin l’aurait-il emporté sur la raison ? Selon le Canard Enchaîné, après Julien Cazarre, Cyril Hanouna aurait menacé un autre journaliste : Arnaud Ramsay. C’est un tweet du journaliste sportif de iTélé qui a mis le feu aux poudres.

Ramsay : « Cazarre a osé dire non à Hanouna »

 »En ce temps de dictature médiatique, Julien Cazarre a osé dire non à Hanouna », avait écrit il y a quelques jours Arnaud Ramsay sur le réseau social. Il a aussi et surtout mis le lien vers l’article de France Football intitulé  »Julien Cazarre : ‘J’ai dit non à Cyril Hanouna »’ à l’origine de ce déchaînement de violences verbales.

La plainte toujours en cours

Dans la foulée, Cyril Hanouna lui avait téléphoné pour le menacer tandis qu’Enora Malagré l’avait insulté par SMS. Le Canard Enchaîné vient de révéler qu’Arnaud Ramsay avait eu droit, lui aussi, au même traitement. Interrogé par l’hebdomadaire, le journaliste a confié :  »Hanouna n’arrêtait de hurler : ‘On va s’expliquer, je vais venir te défoncer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à iTélé, etc. » Pour Cazarre, c’était : « On va te casser les jambes, t’es grillé, on sait où t’habites ! »

Julien Cazarre a porté plainte le 6 février au commissariat du XIe arrondissement, où Arnaud Ramsay a également été entendu trois jours plus tard. Selon le Canard Enchaîné, malgré les exigences de réconciliations du groupe Canal+ – qui emploie les trois concernés sur D8, Canal+ et iTélé –, Julien Cazarre n’aurait pas retiré sa plainte.

Metro News

Vanessa menace de tuer son bébé de 5 mois avec une lame

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Avec son téléphone portable, elle se filme un couteau à la main. Son bébé de 5 mois est derrière elle, sur la table à langer. Puis, la mère de 20 ans pointe la lame sur le torse de sa petite. « Je vais la tuer », menace-t-elle quatre fois. Elle promet aussi de la « jeter » par la fenêtre. « Je voulais appeler à l’aide », répond devant le tribunal correctionnel du Havre la prévenue. Elle a envoyé la vidéo à un cousin, le 3 novembre dernier. Celui-ci a effectué un signalement aux autorités.

Condamnée à trois mois de prison avec sursis pour cette violence, Vanessa devra verser 400 € de dommages-intérêts à son enfant. « Aujourd’hui, ça va mieux », promet-elle.

Paris Normandie

Elle menace un étudiant avec un couteau de boucher car elle l’a pris pour un arabe

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Jordan a encore du mal à croire à ce qui lui est arrivé ce mercredi 27 janvier. Comme tous les matins, cet étudiant originaire de Moselle se rendait en cours au lycée Pierre-de-Coubertin à Nancy. Après être descendu du tram et alors qu’il marchait dans la rue Robert-Schuman, il arrive à hauteur d’une femme d’une quarantaine d’années qui fumait une cigarette.

« Elle s’est brusquement mis devant moi et elle m’a dit : t’es qu’un sale arabe », raconte Jordan. Du racisme ? Non. Plutôt du délire. Car le jeune homme n’est pas d’origine maghrébine.

Il a d’ailleurs tenté de l’expliquer à son interlocutrice qui n’a rien écouté et continué dans la même veine. « Elle m’a parlé de Charlie Hebdo et des attentats mais aussi d’une affaire de voiture piégée. J’ai bien vu qu’elle se noyait dans ses propos et qu’elle n’était pas dans un état normal », témoigne Jordan.

« Elle a brandi l’arme comme si elle allait me poignarder »

L’étudiant tente d’accélérer le pas et d’échapper à la quadragénaire déchaînée. « Elle m’a alors dit : je vais te poignarder. Et elle a sorti un couteau de boucher. La lame faisait une vingtaine de centimètres de long et cinq de large. Elle a brandi l’arme comme si elle allait me poignarder », se souvient, choqué, le jeune homme. Il s’est mis à courir. Avec à ses trousses son assaillante, couteau en main, prête à frapper.

La femme au couteau a, elle, continué à faire des siennes. Elle s’est rendue une vingtaine de minutes plus tard, vers 8 h, à la Cour d’appel. Elle a profité de l’entrée d’une greffière pour essayer de forcer le passage. Mais les agents de sécurité à l’accueil l’ont bloquée.

Est Republicain

Braquage au couteau dans une boulangerie, un individu de « type européen » recherché

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Une boulangerie de Mouscron a été le théâtre d’une attaque à main armée. L’auteur, en possession d’un couteau, s’est fait remettre le contenu de la caisse, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Tournai qui a diffusé une description de l’auteur.

L’agression s’est déroulée mercredi, vers 10h15, dans une boulangerie implantée le long de la rue du Nouveau-Monde à Mouscron, à proximité de la frontière franco-belge. L’auteur est entré dans le commerce et a réclamé la caisse à la vendeuse. Celle-ci ne réagissant pas, l’individu a sorti un couteau, a menacé la vendeuse tout en précisant qu’il ne plaisantait pas. Cette dernière s’est exécutée et lui a remis de l’argent. Le montant du préjudice n’a pas été précisé par les autorités judiciaires.

Selon le parquet, l’homme est de type européen et s’exprimait en français. Âgé de 25 à 30 ans, aux yeux bleus, il est de taille moyenne et de corpulence mince. Il était vêtu d’un jeans clairs et d’une doudoune avec des bandes de couleur grise et une inscription « Schott » dans le bas de la veste.

RTL

« Attends, je vais chercher mon gun »: un groupuscule menace les migrants à Calais

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Plusieurs vidéos postées ces derniers jours montrent les membres d’au moins un groupuscule xénophobe s’en prendre à des migrants à Calais, proférant des insultes racistes et les menaçant d’une arme à feu.  

« Attend je vais chercher mon gun »

« C’est la guerre »

 

 

Des tags islamophobes “Kill Muslims” dans le métro de Tuscany au Canada

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Six chefs d’accusation de méfait ont été déposés à l’encontre d’un homme de 30 ans soupçonné d’avoir dessiné des graffitis racistes et injurieux à la station de train léger Tuscany de Calgary le 3 décembre dernier.

La Couronne devra décider si les gestes qu’il est accusé d’avoir commis méritent que des accusations plus graves, comme incitation à la haine, soient également portées. L’autre suspect identifié grâce aux images de la vidéo surveillance présentée par la police a été arrêté et fait également face à six chefs d’accusation de méfait.

Le coût des réparations nécessaires pour effacer les dommages causés par les graffitis est estimé à plus de 20 000 $. Les messages injurieux et haineux envers les Syriens et les musulmans étaient accompagnés de symboles associés aux mouvements de la suprématie blanche.

Radio Canada

Une enquête préliminaire ouverte contre le maire FN David Rachline pour menaces et incitations au viol

David-Rachline-le-jeune-qui-monte-au-Front-nationalLe parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire contre David Rachline, sénateur maire FN de Fréjus. L’enquête vise des propos injurieux à l’encontre d’une sénatrice diffusés sur la page Facebook de l’élu.

L’affaire remonte au mois de juillet dernier lorsque David Rachline critique l’intervention de la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa sur la crise des migrants.

De nombreux internautes ont profité de la critique faite par le sénateur maire frontiste pour poster des commentaires très virulents. Parmi les commentaires violents, injurieux et dégradants, celui d’un internaute qui appelle même au viol de l’élue écologiste selon les éléments de la plainte enregistrée.

Capture d'écran de commentaires laissés sur la page Facebook de David Rachline. - Aucun(e)

Des commentaires qui passent un temps inaperçus jusqu’au mois d’octobre. La ministre de la Justice Christiane Taubira interpelle l’élu frontiste au sénat. S’en suit une plainte déposée par Esther Benbassa.

Selon l’avocat de la sénatrice EELV, David Rachline n’a fait retirer les commentaires qu’après l’intervention de Christiane Taubira. C’est donc son inertie et sa complaisance qui sont en cause : le sénateur maire de Fréjus est directeur de publication de sa page Facebook, autrement dit, responsable des commentaires qui y sont écrits.

France Bleu

Le journal « La Voix du Nord » menacé de mort par des militants FN « c’est pas Charlie qui aurait dû être rafalé, mais votre torchon »

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« Nous n’avions jamais reçu ni suscité autant de réactions à un sujet. Plus de 650 courriers entre lundi et mardi ; plus de 5 800 mentions sur Twitter ; plus de 3 000 commentaires Facebook pour la première partie du dossier, autant pour la seconde

#lavoixdunord comme hashtag le plus utilisé sur Twitter lundi matin ; nos articles partagés plus de 7 200 fois… sans compter les articles des confrères. »

Ces deux unes consacrées à un dossier contre le parti d’extrême droite ont évidemment provoqué l’indignation de la présidente du Front national. Mais certains lecteurs n’ont pas manqué de faire entendre leurs voix :

« Vomi », « collabos », « socialobolcheviks », « esclaves de musulmans », « pourriture de consanguins », « je chie sur votre journal », « ce n’est pas Charlie qui aurait dû être rafalé, mais votre putain de torchon« …

Autant de commentaires et d’insultes recensés par Laurent Decotte dans un petit édito au titre évocateur : « Tant de haine ». Et le journaliste d’expliquer que les messages de sympathie, car il y en a eu aussi, ont été notamment envoyés au quotidien par message privé pour « éviter de subir publiquement la foudre des haineux ».

Une haine indéniable, si l’on en croit Laurent Decotte, qui assure que les personnes qui les agressent verbalement n’hésitent pas à aller « chercher des éléments sur les profils Facebook pour discréditer ceux qui ont juste comme tort à leurs yeux de ne pas être d’accord avec eux ».

Le Point

« Je vais te buter, te cramer, toi et ta famille », Frédéric menace de mort un chauffeur de bus

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Quand il a bu, Frédéric Turbot, 34 ans, démarre au quart de tour. Il devient violent et agressif. En témoignent ses dix-sept condamnations, presque uniquement pour des violences liées à l’alcool.

Lundi, à 18 h 30, à Saint-Pol-sur-Mer, il veut monter dans le bus avec sa bière à la main, alors qu’il est complètement ivre. Le conducteur lui demande de laisser sa cannette à l’extérieur s’il veut monter. Frédéric Turbot bloque la porte puis se met à taper contre la vitre anti-agression du chauffeur. Durant dix minutes, sans interruption, il l’insulte. Puis il le menace de mort. « Je vais te buter, te cramer, toi et ta famille. Tu sais pas qui je suis. Je vais t’attendre au dépôt de Petite-Synthe », profère-t-il notamment.

Le chauffeur déclenche sa balise d’urgence. La police vient cueillir Frédéric Turbot pour le placer en garde à vue. Quand il souffle au commissariat, huit heures après les faits, il affichet encore un gramme d’alcool par litre de sang.

Frédéric Turbot a écopé ce mercredi de quatre mois de prison ferme en comparution immédiate. Il a été écroué. Une autre plainte est en cours d’instruction pour des menaces de mort, de sa part, sur un autre chauffeur de Dk’Bus, le 25 novembre.

La Voix Du Nord

Le militant d’extrême droite Serge Ayoub menace de mort François Hollande et Manuel Valls

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Ce mercredi 9 décembre, le Parti socialiste s’insurge contre cette figure de l’extrême droite française. La raison ? Des messages postés sur Twitter dans lesquels le leader des mouvements Troisième Voie et Jeunesses nationalistes révolutionnaires explique, très sérieusement, que l’avenir de François Hollande, Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis pourrait bien ressembler à celui de… Mouammar Kadhafi.

Dans son communiqué, le PS dénonce des menaces de mort proférées par ce « soutien du Front national ». Le parti ajoute :

Faut-il rappeler à M. Ayoub que la menace de mort et l’incitation à la violence sont des délits graves punis par la loi ?

Serge Ayoub se sent-il peut-être autorisé à piétiner les lois de la République ? Et révéler ainsi du même coup le véritable visage de l’extrême-droite. Celle qui, loin d’accepter le pluralisme politique, la démocratie ou même l’Etat de droit, préfère l’intimidation, la violence et la haine.

Le message en question, le voici :

On rappellera ici que Mouammar Kadhafi a été tué le 20 octobre 2011, après avoir été capturé et lynché par des rebelles libyens. C’est donc un sort semblable que Serge Ayoub imagine pour François Hollande, Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis. Et, pour être bien sûr de se faire comprendre, l’ancien leader d’extrême droite a posté, peu après, une photo de guillotine.

Europe 1

Dépôt de plainte contre le militant d’extrême droite Boris Le Lay pour menace de mort

Olivier Cuzon, militant syndical de Sud, a porté plainte contre Boris Le Lay pour des menaces de mort qu’il aurait reçues via le mur Facebook de Boris Le Lay, reprenant un article écrit sur son site Breizh Atao.

« Boris Le Lay est propriétaire de ce mur et la jurisprudence est constante. S’il ne me menace pas directement, plusieurs commentaires le font très clairement » explique celui qui n’entend pas céder à la peur.

Brest. Plainte nominative contre Boris Le Lay

Par ailleurs, le même site Breizh Atao avait déjà publié des contenus à la suite d’une manifestation qui avait opposé l’Adsav aux antifas dans les rues de Brest en octobre.

Le 11, il avait notamment publié une première  » note de renseignements sur les collaborateurs pro-islamistes de la ville  » de Brest où figuraient 7 personnes.

Dans un courrier adressé au procureur, six d’entre-eux demandent instamment à la justice de faire le nécessaire pour retrouver Boris Le Lay afin qu’il purge la peine de six mois de prison ferme prononcé par le tribunal correctionnel de Quimper en mai dernier, à la suite d’insultes à caractère raciste proférées contre un musicien de couleur noire.

Le Télégramme

Une mosquée qui parraine des réfugiés syriens fait l’objet de menaces

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Il était 13h30, le mercredi 18, lorsque le téléphone a sonné à la mosquée Dorval. En décrochant, Mehmet Deger a eu la désagréable surprise de recevoir des menaces anonymes.

«Ils m’ont dit qu’il m’arriverait quelque chose si j’accueillais des immigrants. Je n’ai pas dormi cette nuit-là», raconte le président de la mosquée, encore un peu ébranlé.

Ce n’est pas la première fois que le lieu de culte de la rue Neptune est ciblé de la sorte. En 2008 et 2009, l’endroit a été victime d’une demi-douzaine d’actes de vandalisme. Fenêtres brisées. Porte défoncée. Graffitis islamophobes.

Ces attaques n’étaient pas reliées à un événement d’actualité. Mais cette fois, oui. On en veut à M. Deger de vouloir parrainer des réfugiés syriens. «C’est pourtant une bonne cause, se désole-t-il. On essaie seulement d’aider.»

Selon le ministère de l’Immigration, la mosquée de Dorval serait l’une des deux seules mosquées du Québec à parrainer des réfugiés syriens. Une famille de deux adultes et trois enfants est arrivée de Turquie en octobre et a été relogée à Saint-Polycarpe. Quatre autres sont attendues en provenance de Jordanie et d’Égypte.

M. Deger parle par expérience. De 1992 à 1995, sa mosquée a accueilli 33 familles bosniaques qui fuyaient la guerre en ex-Yougoslavie. Il en coûtait jadis 7000$ pour parrainer une seule personne, dit-il. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à 12 000$ par individu et près de 23 000$ pour une famille de cinq.

Cinq églises orthodoxes feront aussi du parrainage collectif pour des réfugiés syriens.

La Presse

Vidéo: l’imam de la mosquée de Villetaneuse menacé de mort « on va venir t’égorger »

M’hammed Henniche, secrétaire général de l’UAM-93, a reçu cet appel téléphonique : des injures et une menace de mort « on va venir t’égorger ». Sauf que l’interlocuteur l’a confondu avec une autre personne, la menace de mort visée l’imam de la mosquée de Villetaneuse (93), Mehdi Kabir !