Robert Chardon le maire qui voulait interdire le culte musulman battu aux municipales

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Le maire de Venelles, Robert Chardon (ex-UMP), qui avait créé une polémique en déclarant sur Twitter vouloir «interdire le culte musulman» en France, a été battu au 2e tour des municipales partielles dimanche dans cette commune des Bouches-du-Rhône. «Celui qui pratique (doit être) immédiatement reconduit à la frontière», avait-il enchéri en mai dernier.

Robert Chardon, exclu du parti Les Républicains (LR) à la suite de ses propos islamophobes et qui conduisait une liste Divers droite (DVD), est arrivé en 3e position (31,17% des voix) derrière Arnaud Mercier (DVD, 36,69%) et Didier Pesprez (Divers gauche, 32,14%).

Les propos de l’ex-maire de cette commune d’environ 8000 habitants avaient été condamnés par Nicolas Sarkozy, le président des Républicains. Cette élection partielle avait été provoquée par la démission des membres de la majorité de Robert Chardon et de l’opposition après que ce dernier eut refusé de se retirer à la suite de la polémique.

Le Parisien

Nadine Morano et le fantasme d’une France musulmane

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« Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane […] ce ne serait plus la France« , lâche l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy

Nadine Morano semble effrayée par le nombre de musulmans arrivant en France, car, selon elle, ils pourraient devenir la majorité de la population.

Très improbable. Selon une étude publiée en avril 2015, par le Pew Research Center, le pourcentage de musulmans en France atteindrait en 2050… 10,9% ! Contre 7,5%, en 2010. Et cette projection, pour 2050, prend bien sûr en compte l’immigration.

L’Obs

Quand l’extrême droite récupère la cause animale

Hayange fete cochon Fabien Engelmann extreme droite aid mouton tue le saignePopulistes et autres frontistes, grands défenseurs des animaux ? Oui, quand ça les arrange. Car sous la défense farouche de la dignité animale existe une sensibilité à géométrie variable fort utile.

La vidéo est devenue virale en quelques heures. Ces deux défenseurs des animaux, filmés en train d’arracher un chiot des mains de son maître sans abri, ont provoqué l’indignation des internautes. L’animal, selon les militants, « était drogué par le Rom« . Une explication aux relents d’extrême droite, que d’anciens postes Facebook de l’association viennent renforcer. A metronews ce mercredi soir, l’auteur des faits n’hésitait pas à affirmer que… « certains Roms mangent des chats. »

Et ces militants sont bien loin d’être les seuls à prendre la cause animale pour excuse, en légitimation d’un discours xénophobe ou raciste. En septembre 2013, un fait divers circule en masse, accusant des personnes d’origine immigrée de tuer des chats avec des pétards, dans la ville de Roubaix (Nord). L’information est en fait un « hoax » inventé de toute pièce et hébergé sur le site d’extrême droite dreuz.info.com.

Engelmann et les « rescapés de l’Aïd »

Fabien Engelmann, maire Front national d’Hayange (Moselle), se fend ce mercredi d’un tweet où chacun peut le voir prenant la pose à côté de quatre moutons, « rescapés de l’Aïd el-Kébir ».

Une soudaine amitié pour les moutons qui n’empêche pas l’édile de célébrer dans sa ville la fête du cochon. Alors, cette posture n’est-elle qu’une récupération politique en bonne et due forme ? Pour Bénédicte Laumond, doctorante en sciences politiques au centre Marc-Bloch en Allemagne, il s’agit plutôt d’un procédé « bien utile ».

Se soucier des moutons et fêter le cochon

Interrogée par metronews, elle explique :

« Le lien entre l’extrême droite et la défense de la cause animale n’est pas nouveau. C’est une mécanique qui s’observe d’ailleurs dans différents pays européens.

En France, il s’illustre par exemple à travers le combat de Brigitte Bardot, très proche du Front national et qui défend bec et ongles la cause animale. »

Un discours plein de contradictions, comme le détaille la sociologue : « On entend rarement les élus FN défendre la cause vegan. Par ailleurs, ils peuvent aussi bien soutenir les pêcheurs et les chasseurs, pas forcément exemplaires en matière de cause animale. En fait, ils voient la défense de la dignité animale au prisme de leurs marottes habituelles. » Un phénomène connu donc, enraciné et pas si anecdotique que ça, à l’heure où des associations animales n’hésitent pas à violenter des sans-abris, au prétexte de sauver un chien.

Métro News

Des tags islamophobes découverts sur une mosquée et une église

Deux lieux de culte de confessions différentes ont été visés. Mais les messages avaient le même caractère islamophobe et raciste. Des tags ont été découverts samedi matin sur la mosquée Al-Mohsinine, située quartier Bottière à Nantes, ainsi que sur le mur d’une salle paroissiale de l’église Saint-Médard, quartier Doulon.

D’autres tags ont été retrouvés quartier Doulon, non loin d’un squat où des migrants sont installés.

Rassemblement ce dimanche matin

Des insultes qui ne sont pas restées lisibles trop longtemps, les services de nettoyage de la ville étant rapidement passés à l’action.

Après la condamnation des représentants religieux nantais et de la présidente de Nantes métropole, samedi, un rassemblement dénonçant la xénophobie était organisé ce dimanche midi place du Vieux Doulon à l’initiative d’un collectif de soutien aux migrants.

20 Minutes

Agression de l’ex-Femen Amina à Paris par des islamistes: « C’était un mensonge »

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L’ancienne Femen tunisienne Amina Sboui, qui prétendait avoir été agressée début juillet par des salafistes à Paris, a reconnu dans une lettre avoir tout inventé, et « fait du tort à la cause du droit des femmes« .

Elle était déjà poursuivie pour dénonciation mensongère. L’ancienne Femen tunisienne Amina Sboui, qui prétendait avoir été agressée début juillet par des salafistes à Paris, reconnaît dans une lettre avoir tout inventé. La militante avait porté plainte le six juillet, affirmant que cinq « islamistes » avaient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils. Toutefois, quelques jours plus tard, elle avait été brièvement placée en garde à vue, soupçonnée de « dénonciation mensongère ». Elle maintenait jusqu’à présent sa version. « Aujourd’hui je publie cette déclaration pour dire devant toutes et tous que c’était un mensonge » affirme-t-elle dans sa « Lettre à tout

Après avoir reçu des marques de soutien des autres Femen, elle avait décidé de quitter ce mouvement féministe en dénonçant son « islamophobie », et en questionnant son financement.es et à tous » datée de mercredi.

Amina Sboui devra s’expliquer devant la justice dans les semaines qui viennent. Elle doit d’abord être jugée le 8 octobre pour dénonciation mensongère après cette fausse agression. Ensuite, elle devra comparaître au tribunal correctionnel pour violences en état d’ébriété après une bagarre en août à Paris.

L’Express

Islamophobie : Thomas tue Mohamed de 17 coups de couteau

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Mohamed El Makouli, père de famille de 47 ans, a été agressé par un forcené de 28 ans à son domicile du Beaucet, dans le Vaucluse, dans la nuit de mercredi.

Thomas Gambert, âgé de 28 ans, a fait irruption au domicile de ses voisins dans une copropriété au Beaucet. Armé d’un couteau il avait enfoncé la porte, peu après minuit mercredi. L’agresseur a frappé à plusieurs reprises Mohamed El Makouli, âgé de 47 ans, avant d’être désarmé. Il est reparti chez lui chercher un second couteau, est revenu et a asséné d’autres coups au père de famille.

L’autopsie a révélé que la victime avait été atteinte de 17 coups de couteau. Sa compagne, blessée aux mains en voulant s’interposer, a pris la fuite avec leur bébé de quelques mois avant d’alerter les gendarmes.

Dans un communiqué, l’Observatoire national contre l’islamophobie dénonce un « acte horrible aux mobiles islamophobes« . Selon Abdallah Zekri, le président de l’observatoire, l’épouse de la victime a témoigné avoir entendu l’agresseur présumé crier « Je suis ton Dieu, je suis ton islam« . « Elle est formelle, c’est ce qu’il a dit », a assuré à l’AFP Abdallah Zekri.

L’Express

Une rumeur Internet sur deux est islamophobe

Rumeur93-HoaxbusterLe nombre de «  hoax  » évolue-t-il avec le temps ?

Guillaume Brossard : « Avec l’explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la «  viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L’exemple de Facebook est assez parlant. Sur ce réseau, les gens n’ont pas toujours grand-chose à raconter. Alors certains réutilisent, inconsciemment ou non, d’anciens messages ou en transfèrent d’autres sans se poser de question. Au fond, ce n’est pas vraiment différent des conversations à la machine à café où on se raconte les dernières rumeurs. Sauf qu’avant on touchait une à cinq personnes maximum et qu’aujourd’hui on peut même atteindre un million de personnes, sans lien temporel ni géographique. »

Leur thématique évolue-t-elle ?

« Depuis quelques années, le nombre de hoax est en hausse importante et ils sont de plus en plus à coloration politique et sociétale. Alors qu’ils n’existaient presque pas il y a dix ans. Avant, c’était surtout des légendes urbaines, les faux virus d’Internet… qui au final étaient faciles à démonter. Ce qui n’est pas le cas des hoax politiques. »

Constatez-vous des dérives ?

« Ce qui m’inquiète, c’est l’usage d’Internet pour diffuser des idéologies et notamment rependre l’islamophobie. Cela fait deux ou trois ans que nous le disons. Les messages qui mettent en cause l’islam ou les musulmans sont en augmentation très importante. Et ce n’est pas seulement un ressenti, c’est factuel.
« Aujourd’hui, 50 % des demandes de vérification de hoax qui nous sont envoyées concernent des faits islamophobes ou anti-musulmans. Ça en est même pénible pour nous car nous ne pouvons pas faire que ça. Nous sommes une ressource de bénévoles et on ne peut traiter que les plus grosses rumeurs. On est aujourd’hui malheureusement submergés par ces rumeurs. »

Hoax. C’est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes. www.hoaxbuster.com : le principal site de ressources contre les « hoax ». www.hoaxkiller.fr et www.rue89.com/hoax travaillent également à démonter les rumeurs d’Internet.

La Nouvelle Repblique

Explosion des actes islamophobes Et derrière, quelles condamnations ?

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Chaque jour, la liste des peines exemplaires (voire d’exception) infligées aux personnes coupables d’avoir loué les actions terroristes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly s’allonge.

Chaque jour aussi, la liste des délits ou crimes commis contre la communauté musulmane du pays explose. Mais on ne connaît que très rarement l’issue judiciaire de ces dernières procédures.

Le ministère de la Justice recense 399 procédures pénales ouvertes depuis l’attaque contre Charlie Hebdo. Sur ce total, 126 procédures pour « apologie d’acte de terrorisme » et « provocation à la haine raciale » ont été ouvertes. Mais les actes islamophobes ne sont pas comptabilisés en tant que tels. Le cabinet de Christiane Taubira explique à Rue89 :

« Les actes islamophobes sont intégrés aux 399 procédures, mais nous n’avons pas les détails. Si c’est une mosquée taguée, cela sera considéré comme une atteinte à un bien, conformément au code pénal. »

128 actes islamophobes depuis les attentats

L’Observatoire national contre l’islamophobie tient toutefois une comptabilité précise, communiquée sur la base des plaintes déposées auprès de la police et de la gendarmerie hors Paris et petite couronne. Au total, ils recensent entre le 7 et le 20 janvier, 128 actes islamophobes :

  • 33 actions (contre des mosquées notamment) ;
  • 95 menaces (insultes, etc.).

https://i0.wp.com/www.ism-france.org/photos/islamophobie%20270813.jpgUn chiffre record qui devrait largement dépasser la totalité des actes islamophobes – les chiffres concernant Paris et sa banlieue seront intégrés en février – recensés sur toute l’année 2014 (133).

Pour avoir des détails sur ces procédures, mieux vaut être très très patient. D’abord parce que dans la plupart des 128 cas, les auteurs des crimes ou délits n’ont pas encore été interpellés. Et lorsque les principaux suspects sont retrouvés, les parquets ne souhaitent pas communiquer sur les affaires en cours. Joint par Rue89, le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, Abdallah Zekri, le regrette :

« Lors d’une réunion avec le ministère de l’Intérieur jeudi, j’ai demandé à ce que l’on puisse avoir un compte-rendu de la Chancellerie sur les procédures et les condamnations. »

Le plus souvent, il s’agit de mosquées taguées (des croix gammées dessinées sur celles de Chalon-sur-Saône ou de Louviers par exemple) ou de musulmans insultés et parfois agressés.

Interpellés, mais laissés libres

Des incendies criminels ont également touché certains lieux de culte comme à Poitiers , Aix-les-Bains… Plus grave encore, certaines mosquées ou commerces tenus par des musulmans ont essuyé des tirs ou subi des explosions.

Rue89 a donc entrepris de recenser des détails sur les interpellations et condamnations judiciaires liées à ces procédures. Nous avons contacté plus d’une dizaine de parquets, différentes associations et le ministère de la Justice. Quatre cas sont déjà documentés :

  • A Poitiers, un homme de 38 ans a tagué « Mort aux Arabes » sur le portail de la mosquée. Interpellé le lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le suspect s’est excusé en évoquant « un acte imbécile ». « Bouleversé par cet acte terroriste », il est passé à l’acte très alcoolisé, a rapporté le procureur de Poitiers. Le parquet a toutefois estimé qu’il pouvait rester en liberté :

« Il sera convoqué devant le tribunal correctionnel, mais nous le laissons libre jusqu’à sa comparution. »

  • Le 12 janvier dernier à Rodez (Midi-Pyrénées), un homme aurait, selon le site Centre Presse, fait irruption dans la mosquée de la ville, muni d’un bâton, et aurait proféré des insultes à l’encontre de plusieurs pratiquants. Interpellé le soir même alors qu’il tentait de prendre la fuite, il a été relâché. Le parquet précise à Rue89 :

« Nous avons procédé à une perquisition chez cet individu qui semble par ailleurs souffrir de problèmes psychiatriques. Mais nous n’avons trouvé aucun bâton et personne n’est venu pour témoigner au commissariat. Le dossier sera donc classé sans suite. »

  • A Toulouse, c’est un homme armé d’un couteau de cuisine qui aurait fait irruption devant la grande mosquée pour « tuer un musulman ». Interpellé le 9 janvier, l’homme attendait une éventuelle expertise psychiatrique. A-t-il été remis en liberté en attendant son procès ? Est-il déjà passé en comparution immédiate ? Le parquet de la ville rose ne souhaite faire « aucun commentaire ».
  • La salle de prière musulmane de Delle dans le Territoire de Belfort a peut-être elle aussi évité le pire. Un homme de 45 ans a été mis en examen pour menaces contre un lieu de culte et détention de produits dangereux. Lors de la perquisition de son appartement le 12 janvier, les gendarmes ont retrouvé une armoire pleine de produits chimiques dont le mélange peut constituer un engin incendiaire ou explosif, ainsi que deux détonateurs. L’homme est « très très connu des services de police, notamment pour avoir détruit par explosif un bâtiment voici une quinzaine d’années à Belfort » mais le procureur a toutefois estimé qu’il n’était pas nécessaire de le placer en détention et a ordonné un simple contrôle judiciaire. Sollicité, le parquet n’a pas voulu donner suite.

Une justice laxiste face à l’islamophobie ?

Islamophobie-à-Martigues-Restaurant-interdit-aux-femmes-voilées-mais-pas-aux-chiensSi ces procédures ne sont pas nombreuses par rapport à la totalité des actes islamophobes, elles interpellent. En effet, les personnes poursuivies pour apologie du terrorisme ont, elles, dans la majorité des cas, été placées en détention avant de comparaître devant un juge. Et pour les personnes jugées, les condamnation à de la prison ferme s’accumulent.

Contactée par Rue89, la porte-parole du collectif contre l’islamophobie en France, Elsa Ray, se dit « même pas étonnée par ce déséquilibre » :

« Hélas, sur le terrain nous remarquons qu’il y a souvent deux poids, deux mesures. Il y a des peines fermes s’agissant des autres délits et crimes racistes ou d’apologie du terrorisme et nous nous en félicitions.

Mais lorsqu’il s’agit d’islamophobie, les victimes peinent à déposer plainte (la police décide souvent d’une simple main courante). Et lorsqu’il y a des condamnations, elles sont souvent très faibles. »

Rue 89

Le militaire Stéphane Richardot voulait faire sauter une mosquée

Police demainage sauter mosqueL’annonce d’un attentat à l’explosif à l’heure où la mosquée Essalam était remplie de fidèles a engendré une forte mobilisation des services de police dans le quartier La Conte à Carcassonne. Quelques minutes avant de se présenter dans l’entrée du lieu de culte, Stéphane Richardot, 67 ans, militaire en retraite, s’était rendu à la maire de Pezens, où il réside. «Il est venu deux fois ce matin (Ndlr : hier), explique un membre du conseil municipal. Vers 9 h 30, il avait rendez-vous avec un adjoint mais il souhaitait pouvoir le rencontrer à un autre moment».

Stéphane Richardot quitte alors la mairie, où ses passages sont fréquents (lire encadré). Mais peu avant midi, il revient vêtu d’un treillis et d’un pull kaki. «Il est arrivé à bord de sa voiture, les warnings allumés et de la musique militaire à fond», explique un témoin.

«Là, relate un élu, il nous a dit : à 13 heures, je fais péter la mosquée de Carcassonne, à 13 h 30 je mange à La Comédie, et à 14 heures, je vais place Carnot».

Quelques minutes plus tard, Stéphane Richardot remonte dans son Audi. Les services de la mairie de Pezens alertent les gendarmes qui relaient aussitôt l’information aux policiers.

Peu avant 12 h 30, l’ancien militaire du 3e RPIMa de Carcassonne stoppe son véhicule de couleur grise, le long d’une clôture longeant le lieu de culte. Se mêlant à la foule très dense des fidèles venant assister à la prière du vendredi, le sexagénaire était intercepté dans l’entrée par le président de la mosquée, Abid Bammou, qui raconte :

«Il m’a dit être là pour accomplir une mission, puis il a déposé sur la table se trouvant habituellement à cet endroit des tracts mentionnant «La France, on l’aime ou on la quitte !».

Les policiers, une fois sur place, n’ont eu aucune difficulté pour interpeller Stéphane Richardot. L’homme a été conduit immédiatement dans les locaux du commissariat de police pour y être interrogé, en même temps qu’était dressé un périmètre de sécurité autour du lieu de culte. Moins d’une demi-heure plus tard, un véhicule de la Sécurité Civile dépêché depuis Toulouse sur demande du préfet de l’Aude, avec à son bord deux spécialistes du déminage, arrivait sur les lieux. En l’espace de quelques minutes, la crainte d’une mallette piégée avec de l’explosif, qui était posée sur les sièges rabattus à l’arrière du véhicule, était dissipée.

Ce bagage ne contenait que des tracts, signés «Voix des Français – Renaissance 95», une association se disant indépendante des partis politiques, réputée d’extrême droite.

La Dépêche