Bac et Aïd : François Fillon tance ses collègues « dès qu’on parle des musulmans. Ils se mettent à éructer»

Former French Prime Minister and rightist UMP party member Francois Fillon attends a party meeting on September, 13, 2013 in the southeastern French city of Nice.                               AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET

La droite dénonce la possibilité offerte aux lycéens musulmans de décaler leur session de rattrapage du baccalauréat pour cause de fête religieuse concomitante.

François Fillon ne pensait probablement pas être rattrapé par une circulaire signée de sa main en 2004, lorsqu’il était ministre de l’Education nationale. Ce sont des élus de sa famille politique qui se sont alarmés cette semaine de la possibilité offerte aux lycéens musulmans de décaler leur session de rattrapage au baccalauréat pour cause d’Aïd el-Fitr, fête qui marque la fin du ramadan. Certains, comme Eric Ciotti, se sont tournés vers Najat Vallaud Belkacem pour critiquer cette disposition. Mais c’est bien François Fillon qui en est à l’origine.

«Dès qu’on parle des musulmans, ils éructent…»

Contrairement à la majorité des responsables Républicains, le candidat à la primaire a tenu à défendre cette possibilité. «C’est une tradition française depuis toujours. C’est le général de Gaulle le premier qui a pris des décisions pour que les fonctionnaires français qui étaient de religion juive ou musulmane puissent, lorsqu’il y avait des fêtes religieuses importantes, ne pas travailler ces jours-là», a-til martelé mercredi sur RTL.

Comment explique-t-il que les représentants de son parti se soient mobilisés contre cette mesure? «Pour une raison simple. Il y a un certain nombre de gens à droite qui ont une sorte de réflexe pavlovien dès qu’on parle des musulmans. Ils se mettent à éructer», s’agace François Fillon.

«Ils devraient faire attention parce que les principaux bénéficiaires de cette mesure ce ne sont pas du tout les musulmans, ce sont les Français de religion juive qui sont très intransigeants sur la question des fêtes religieuses», remarque l’ancien premier ministre. Qui estime «qu’en réalité, très peu de musulmans profitent de cette situation». Et pour défendre encore cette circulaire, le député de Paris souligne «qu’il n’y a pas d’examen le jour de Noël et de Pâques».

Le Figaro

Agression aux cris de «Allah Akbar», le directeur des Restos du coeur déféré pour «dénonciations mensongères»

Il est soupçonné d’avoir inventé son agression par des islamistes. Le directeur des Restos du Cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis) sera jugé pour « dénonciation de crime imaginaire« , a annoncé mercredi 6 juillet le parquet de Bobigny.

L’homme de 59 ans avait déclaré avoir été agressé à l’arme blanche dans les locaux de l’association, vendredi tôt dans la matinée, par un couple ayant crié « Allahou akbar, chien d’infidèle » en prenant la fuite. Le presque sexagénaire présentait des blessures au thorax et au ventre et avait été hospitalisé.

L’homme est désormais convoqué devant le tribunal correctionnel le 3 novembre prochain.

France TV


Le responsable des Restos du cœur de Montreuil est déféré devant le parquet de Bobigny, seul son ADN a été retrouvé sur le couteau (@itele)

— iTELE (@itele) 6 juillet 2016


Agression  aux cris de « Allah Akbar », soupçonné d’avoir menti le directeur des Restos du coeur en garde à vue

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Le directeur des Restos du coeur de Montreuil avait affirmé avoir été agressé par un couple vendredi dernier. Touché au thorax et au ventre, il avait été hospitalisé. Selon nos informations, il est en garde à vue pour « dénonciation de crime imaginaire ».

D’après nos informations, le directeur des Restos du cœur de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, est actuellement en garde à vue pour « dénonciation de crime imaginaire ». La mesure a été prise ce mardi en fin de matinée.

Richard Sautour avait raconté vendredi dernier avoir été violemment agressé par un couple à coups de couteau et de hache, aux cris de « Allah Akbar, chien d’infidèle ».

Seuls son ADN et celui de son épouse retrouvés sur le couteau et la hache

Les policiers de la Brigade criminelle du 36, quai des orfèvres, estiment en effet que la version livrée par cet homme est truffée d’incohérences. Dans les heures qui avaient suivi les faits, plusieurs zones d’ombre étaient rapidement apparues dans son témoignage.

Autre élément embarrassant : d’après nos informations, sur les manches du couteau et de la hache retrouvées sur place, seuls son ADN et celui de son épouse ont été retrouvés.

La victime supposée maintient sa version et confirme avoir été victime d’une tentative de meurtre de la part d’un couple. Sa garde à vue peut durer 48 heures.

TF1


Selon le récit de la victime, relayé par le parquet, les faits se sont déroulés vers 7h20. Un couple, composé d’un homme « de type africain », et d’une femme « voilée avec le visage découvert », se serait présenté à l’accueil du local, exceptionnellement fermé ce vendredi.

Pour des raisons encore inconnues, l’homme aurait tenté de porter un coup de hache au directeur, lequel serait parvenu à l’esquiver.  La femme aurait alors assené plusieurs coups de couteau à l’abdomen de la victime. Les deux suspects auraient ensuite pris la fuite en criant « Allah Akbar, chien d’infidèle ».

L’Express

Birmanie : une mosquée a été rasée par une foule bouddhiste

Une foule brandissant des armes diverses a rasé une salle de prières musulmane dans le nord de la Birmanie, second saccage d’une mosquée en huit jours dans un pays qui a déjà connu des violences communautaires meurtrières, a rapporté la presse officielle samedi.

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Les tensions entre bouddhistes et musulmans, notamment celles entourant la communauté persécutée des Rohingyas est l’un des défis majeurs auquel est confronté le premier gouvernement civil mis en place depuis des décennies et emmené par Aung San Suu Kyi.

Vendredi, des habitants de Hpakant, ville minière de l’Etat Kachin, ont mis à sac une mosquée à l’aide de « bâtons, de couteaux et d’autres armes » avant de mettre le feu à la salle de prières, a rapporté samedi le Global New Light of Myanmar.

« La foule était entièrement incontrôlable. Le bâtiment a été rasé par les émeutiers », a ajouté le journal, expliquant que les violences étaient survenues à la suite d’une dispute sur la construction de la mosquée. Il n’y a eu aucune arrestation, ajoute le journal.

BFM

Dieppe : le rassemblement des islamophobes décomplexés de Pegida

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Le siège social de l’association est fixé à Ferrières-en-Bray, en Seine-Maritime, à la frontière de l’Oise. Déclarée le 19 octobre 2015 selon le Journal Officiel (mais fondée dès juillet 2015), elle revendique comme objet la « valorisation des anciennes cultures et traditions françaises ».

Cette association n’est autre que Pegida France, émanation hexagonale du mouvement apparu en Allemagne fin 2014 « contre l’islamisation » en Europe. Après avoir déjà organisé des manifestations anti-migrants à Calais – dont l’une avait donné lieu à des échauffourées avec les forces de l’ordre le 6 février dernier – Pegida France avait bien l’intention de réitérer l’opération à Dieppe.

Paris Normandie

Australie : une mosquée attaquée à la bombe pendant que des fidèles priaient

Australie : un père dépose des fleurs devant la mosquée visée par une bombe

Pour exprimer sa solidarité avec les musulmans, un père accompagné de sa fille a déposé des fleurs en face de la mosquée et de l’université islamique de Thornlie en Australie après l’explosion d’une bombe incendiaire mardi soir.


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Dans la soirée du mardi 28 juin, une bombe incendiaire a explosé devant une mosquée près du Collège islamique australien de Thornlie au sud-est de Perth alors que des centaines de musulmans étaient en train de prier à l’intérieur.

Un message anti-islam a également été retrouvé sur les murs de l’établissement religieux ce mardi 28 juin vers 20 heures, heure locale, juste après l’explosion intervenue en pleine prière du soir. Alertés par le bruit, les fidèles se sont précipités à l’extérieur et ont aperçu une voiture Toyota Prado en flamme et trois personnes fuyant dans une ruelle, proche du collège voisin. Ils sont ensuite tombés sur un message insultant («F*** Islam») inscrit sur un mur de la mosquée.

La bombe incendiaire a visé ce véhicule qui était garé devant l’établissement religieux. La Toyota a été complètement détruite par l’incendie tandis que quatre autres voitures ont été endommagées.

Le Collège islamique australien a été vandalisé à plusieurs reprises ces dernières années a déclaré son directeur, Abdullah Khan. Malgré cela, il a affirmé que l’établissement allait rester ouvert, comme à son habitude. Les parents ont indiqué être inquiets pour leurs enfants mais ne sont pas surpris par cette attaque. «Nous devons faire face à beaucoup de haine, à du vrai racisme», a expliqué une mère, Zahra Alasadi.

En 2015, selon des données officielles, il a été enregistré en Australie une hausse spectaculaire des attaques contre les communautés musulmanes. Les musulmans australiens ont été soumis à des diffamations raciales et religieuses régulières.

RT News

Birmanie : une mosquée détruite par des 200 villageois bouddhistes

Des extrémistes ont détruit, jeudi 23 juin, une mosquée à Thayethamin, au centre de la Birmanie. A l’origine, une dispute entre voisins qui a dégénéré et provoqué un rassemblement. Une foule de 200 villageois bouddhistes ont détruit une mosquée, un mur du cimetière musulman d’après Hla Sint, un des responsables du village.

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Effrayés, 70 des 150 musulmans du village ont trouvé refuge pour la nuit en se rendant dans un poste de police. Ils se sentent impuissants face aux 1 500 bouddhistes qui habitent la commune. « Nous avons dû nous cacher car certains menaçaient de tuer des musulmans. Je ne me sens pas en sécurité. Nous ne pouvons pas rester chez nous», explique un des témoins de la scène.

« Nous sommes inquiets. Nous n’avons jamais vécu cela auparavant », témoigne des responsables de l’édifice religieux. Le toit de la mosquée et son intérieur ont été complètement dévastés par l’attaque.

La Birmanie vit un contexte de montée de l’extrémisme bouddhiste qui attise une politique de persécution à l’égard de minorités ethniques dont les Rohingyas.

Saphir News

Christian Estrosi promet d’empêcher l’ouverture de la mosquée En-Nour

« Tant que je serais maire de Nice, cet équipement [la mosquée En-Nour, NDLR] n’ouvrira pas, j’utiliserai tous les moyens juridiques en ma possession ». Christian Estrosi l’avait promis. Il le fait.

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Après les tentatives d’expropriation, la saisine de tracfin, un conseil municipal extraordinaire, une action contre l’État, etc., le désormais Premier adjoint a dégainé, jeudi, un communiqué de presse: « Christian Estrosi apporte de nouveaux éléments démontrant l’irrégularité du projet », annonce la Ville.

À trois jours de l’audience devant le Conseil d’État qui doit décider de l’ouverture ou non de l’établissement recevant du public (ERP), « Christian Estrosi a été destinataire d’un courrier relatif à la démarche des copropriétaires de l’association foncière « AFUL Nice La Plaine » où se situe En-Nour ».

Nice Matin

L’écrivain d’extrême droite Maurice G Dantec est mort

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La mort de l’auteur sulfureux a été annoncé par sa maison d’édition sur Facebook. Il venait d’avoir 57 ans.

Il s’est rendu impopulaire également en faisant des déclarations critiques contre l’islam, en prenant contact avec le Bloc identitaire (mouvement d’extrême droite français) ou en défendant des positions royalistes.

Sa personnalité particulière, son usage des psychotropes, le choix de son agent, ont fait de lui une star déchue de la littérature, fascinée par l’argent et la provocation. De fait les tirages de ses romans ont fini par faiblir sous l’effet des coups de gueules, des polémiques, et de l’obsession conspirationniste du romancier.  50.000 exemplaires vendus pour Babylon Babies , mais seulement 5000 pour Métacortex, dix ans plus tard.

France Inter

« Dehors, la vermine polonaise », Islamophobie : après le Brexit la parole raciste se libère en Grande-Bretagne

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« Quittez l’Union européenne. Dehors, la vermine polonaise ». Cette phrase a été inscrite sur des petites cartes, en Anglais et en Polonais. Au lendemain du vote pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, elles ont été laissées aux abords d’une école primaire, à Huntingdon, dans le Cambridgeshire. Selon Sky News, des membres de la communauté polonaise dans la région en ont découvert, glissées sous leurs portes.

Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la libération d’une parole raciste, encouragée par la décision du pays de quitter l’UE et les arguments de certains défenseurs du « leave », qualifiés de « xénophobes »,une député travailliste a assuré qu’elle demanderait au Parlement de se pencher sur ces incidents, afin de déterminer si le référendum a effectivement joué un rôle de détonateur.

Plusieurs enquêtes en cours

« J’ai passé le week-end avec des personnes qui travaillent sur les crimes raciaux, qui les recensent », a-t-elle dit à Sky News. » Et ils ont reçu des témoignages très dérangeants de personnes disant avoir été arrêtées dans la rue et à qui l’on a dit : ‘écoutez, nous avons voté pour la sortie [de l’UE],maintenant vous devez partir. »  

Selon le Cambridge Evening News, une enquête est en cours afin de déterminer qui sont les personnes derrière la distribution de ces tracts. A une centaine de kilomètres au sud d’Huntingdon, à Londres, la police s’est également penchée sur un autre délit « au motif raciste », alors que des inscriptions similaires ont été taguées sur les portes d’un centre social et culturel polonais, dans le quartier d’Hammersmith, dans l’Ouest de la capitale.

Les internautes rapportent de nombreux incidents

Rassemblés par The Independentles témoignages de personnes d’origine non-Britanniques inquiètes se multiplient sur les réseaux sociaux, via le hashtag #PostRefRacism, soit le « racisme post-référendum ».

Sur Facebook, un groupe qui rassemble des « signes inquiétants » de cette libération de la parole raciste, rassemblent des dizaines de tweets, échanges de textos ou encore titre de journaux, dénonçant un climat de défiance, voire menaçant, à l’égard de plusieurs communautés, notamment les Polonais, les Roumains ou encore les personnes de confessions musulmanes. Ainsi, ces commentaires sont parfois adressés « à des gens et à des famille qui sont ici depuis trois, quatre ou cinq générations ».

Sur les réseaux sociaux, des témoins déplorent les agressions racistes, souvent verbales, mais également physiques, via le hashtag #PostRefRacism. Ainsi, cet internaute londonien assure que ces deux hommes, des Polonais, ont été violemment battus dans la rue, par des hommes qu’ils identifient comme « des Anglais ». 

Une altercation entre deux hommes dans les rues de Londres, durant laquelle l’un deux dit à l’autre de « rentrer dans son pays »; une fillette roumaine pointée du doigt par un message anonyme inscrit sur les murs d’une école, des manifestants rassemblés aux abords d’une mosquée de Birmingham, prêts à en découdre, etc

Ces témoignages s’accumulent, entraînant parfois d’autres réactions racistes, à l’intention de ceux qui les partagent. « Nous voyons déjà une augmentation du harcèlement et des agressions racistes », assure ainsi le texte de présentation de la page Facebook PostRedRacism.

France Tv

Tribunal de Bobigny: polémique autour du port d’une.. toque par une avocate musulmane

Une avocate musulmane peut-elle couvrir sa tête lorsqu’elle plaide dans un tribunal ? La question enflamme le tribunal de Bobigny depuis plusieurs jours.

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Lors  d’une réunion hier soir de l’ordre des avocats de Seine-Saint-Denis, son bâtonnier, Stéphane Campana, a ouvert le débat auprès de ses confrères.  A l’origine de cette question, la prestation d’une jeune avocate du barreau de Seine-Saint-Denis lors d’un récent concours d’éloquence.  

A cette occasion, une jeune avocate brillante termine deuxième du concours.  Lors de sa plaidoirie,  la lauréate portait la toque historique de l’avocat,  datant du 19e siècle, tombée en désuétude depuis des décennies. Sous son chapeau un léger voile bleu couvrait une partie de la nuque.

Le détail a surpris  les jurés mais ne leur a pas empêché de primer l’avocate. Cette scène a rapidement fait le tour du tribunal. Le bâtonnier de Seine-Saint-Denis a reçu la jeune avocate pour connaître les raisons de cette tenue vestimentaire. Cette dernière aurait indiqué qu’elle ne porterait pas de voile lors de procès mais couvrirait sa tête de la fameuse toque non par prosélytisme mais pour être en accord avec sa religion.

Pour autant, cet uniforme traditionnel, “ne serait être une atteinte à l’indépendance et à la neutralité des avocats”, souligne Stéphane Campana. Il n’apparait pas non plus comme un signe religieux visible et ostentatoire.

La question est donc de savoir si cette coiffe n’est pas instrumentalisée dans le cas présent. Le bâtonnier de Seine-Saint-Denis a sollicité le conseil national des barreaux sur cette problématique qui pourrait bientôt être observée dans d’autres départements.

Yahoo

Corse : Frederic, mis en examen et placé en détention pour l’incendie de la mosquée de Mezzavia

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Un incendie d’origine criminel a ravagé une mosquée d’Ajaccio située dans le quartier de Mezzavia, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 avril. Quelques semaines auparavant, des commerces halal de Propriano (Corse-du-sud) ont essuyé des tirs de fusils d’assaut tandis qu’en décembre 2015, une autre mosquée ajaccienne avait été saccagée par des manifestants.

Cependant, contrairement aux autres attaques, l’incendie de la mosquée de Mezzavia serait davantage lié à un motif crapuleux que raciste. Un SDF du nom de Frédéric Baglioni a été placé en détention provisoire. Le quinquagénaire a été mis en examen pour « destruction d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes » et « vol aggravé ». Selon le parquet d’Ajaccio, une « valise contenant les dons en espèces destinés à l’association culturelle gestionnaire du lieu de culte » a été subtilisée le soir de l’incendie.

SaphirNews

La police recherche cette femme qui a agressé une musulmane voilée avec son bébé

Une femme musulmane de London a été agressée à coups de poing et s’est fait cracher dessus dans une épicerie de London lundi soir. Elle faisait des courses au supermarché Superking sur la rue Wonderland Sud en compagnie de son bébé, lorsqu’une autre femme s’est approchée d’elle et a commencé à crier.

 

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La police de London a indiqué que l’agresseuse avait frappé la victime à plusieurs reprises et avait tenté de lui retirer son hidjab.

La victime souffre de blessures légères.

La police est toujours à la recherche de la suspecte qui a quitté le magasin immédiatement après l’incident.

« Nous souhaiterions comprendre par nous-mêmes les motivations de cette agression. Et après nous continuerons notre enquête. Pour l’instant, nous devons localiser cette suspecte et déterminer ce qui s’est exactement passé », a indiqué l’agente Sandasha Bough.

La suspecte serait dans la quarantaine, a de longs cheveux noirs et mesure environ 1 m 65. Elle portait lors de l’agression un chandail rouge arborant une feuille d’érable et le mot « Canada », un pantalon noir et un sac à main vert.

C’est la quatrième agression publiquement rapportée contre des minorités visibles à London depuis les huit derniers mois. Les précédentes ont impliqué des agressions physiques et des insultes raciales, notamment des commentaires haineux sur des panneaux de campagne au cours de l’élection fédérale l’an dernier.

Radio Canada

Canada : une tête de porc déposée devant une mosquée québecoise

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« Bonne appétit. » C’est le message à l’orthographe approximatif qui a accompagné le colis déposé au pied du Centre culturel islamique du Québec (CCIQ). Une tête de porc emballée tel un œuf de Pâques en chocolat a été retrouvée dans la matinée du dimanche 19 juin, au grand dam des fidèles. « La communauté reçoit ce geste avec un grand « pourquoi« . Ici, nous sommes de bons citoyens. De bons Québécois, de bons Canadiens. La seule différence est que nous sommes musulmans », déclare le président du CCIQ Mohamed Yangui.
Le Service de police du Québec doit analyser, lundi 20 juin, les images de vidéosurveillance afin d’identifier le coupable. Selon les responsables de la mosquée, la tâche ne devrait pas être difficile car « la caméra de sécurité le montre bien ». Les actes islamophobes de ce genre sont monnaie courante d’après Mohamed Yangui, qui en dénombre « environ un par année. Et c’est surtout durant le Ramadan, comme cette fois-ci ».

Certains interprètent ce geste comme une conséquence de la tuerie d’Orlando

Saphir News

Etats-Unis : un musulman se rendant à la mosquée tabassé par 3 hommes

Ils se tenaient en embuscade à proximité d’une mosquée du Bronx, trois hommes, tapis dans l’ombre et déterminés à nuire lors du recueillement nocturne propre au mois béni de Ramadan, ont brusquement surgi de la pénombre pour rouer de coups le premier musulman qui passait, en la personne du malheureux Mohammed Atique Achraf.

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Facilement repérable à son bonnet de prière blanc qui lui coiffait la tête et en faisait une proie de prédilection, ce fidèle n’imaginait pas qu’un terrible traquenard l’attendait jeudi dernier, au bout du chemin qui lui était si familier, l’empêchant d’atteindre son lieu de culte vers lequel il se pressait, comme chaque soir, pour accomplir la prière de Tarawih.

« Ils m’ont frappé et frappé encore, avant de m’abandonner sur le sol », a témoigné Mohammed Atique Achraf, visiblement sous le choc de cette agression, lâche et sauvage, qui lui a éclaté la lèvre et causé de nombreuses contusions et éraflures sur l’ensemble du corps, le laissant profondément meurtri dans sa chair et son âme.

« Ils ont proféré des injures racistes en m’attaquant par surprise, ce qui m’a littéralement paniqué », a-t-il souligné, en regrettant d’être incapable d’identifier ses assaillants qui déguerpirent très vite, une fois leur victime à terre, gisant sur le trottoir.

« Nous avons besoin de plus de présence policière dans la nuit autour de 22h30. Il faut que la prière de Tarawih soit sécurisée », insiste Mohammed Mujumder, membre du Comité de direction de la mosquée du Bronx.

Oumma