Hubert menace de mort sa victime devant les policiers

image« Si je finis en prison, tu finis au cimetière. » Ces propos ont fusé le 16 juillet dernier, rue d’Epargnemailles à Saint-Quentin.

Ce soir-là, Hubert Demoulin reçoit chez lui sa petite amie, une dame sous curatelle, rencontrée quelques temps plus tôt au centre médico-psychologique (CMP) de Saint-Quentin. La soirée commence bien, mais une dispute éclate.

Selon la plaignante, l’homme n’aurait pas supporté qu’elle souhaite mettre un terme à leur relation. Il l’aurait alors frappée, lui portant des coups de poing et de pied. Selon elle, il l’aurait menacée avec des couteaux de cuisine.

« Si on te questionne, tu diras que tu as essayé de te suicider » lui aurait intimé le trentenaire avant de la menacer de mort si elle portait plainte. Il l’aurait ensuite mise à la porte. C’est un passant qui, voyant la dame handicapée mal en point, a prévenu les secours.

Aisne Nouvelle

Grégory multirécidiviste, frappe une nouvelle fois son ex compagne

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Le Havrais a une énième fois violenté sa dernière compagne. Le couple a rompu, mais les deux peinent à ne plus se croiser.

Déjà connu pour des violences

Malgré tout, « vas-y, appelle la police. Le temps qu’ils arrivent, j’aurai eu le temps de te buter dix fois », affirme à sa compagne le Havrais.

Sanction pénale, Grégory est condamné à six mois de prison avec sursis. Il était déjà connu d’un délit de violence, déjà sur une compagne.

Parie Normandie

Estelle jugée pour le meurtre de sa fille de 3 ans noyée dans une rivière

imageUne mère de 34 ans comparaît à partir de jeudi devant les assises du Nord à Douai pour le meurtre avec préméditation de sa fille de presque trois ans, Mandolina, qu’elle avait glissée dans un sac plastique puis jetée à la rivière en août 2013 à Lille.

«J’ai noyé ma fille dans la Deûle. La juge devrait me laisser tranquille», avait écrit Estelle Derieux à l’une de ses proches après le drame.

Le 13 août 2013, la mère et sa fillette disparaissent de la région de Fourmies (Nord), où elles habitaient. Une enquête pour disparition inquiétante est alors ouverte par le parquet d’Avesnes-sur-Helpe.

Estelle Derieux, qui vivait seule avec sa fille non reconnue par le père, est retrouvée trois jours plus tard par la police à Lille, assise sur un banc à côté de la Deûle. Elle déclare venir ici depuis plusieurs jours, car elle a jeté sa fille dans le cours d’eau.

De gros moyens sont alors déployés pour draguer le canal à cet endroit-là. Le corps de Mandolina, deux ans et 11 mois, sera découvert le 17 août à environ un kilomètre plus loin dans une écluse, enfermée dans un sac plastique. Morte par suffocation, selon l’autopsie.

Lors de sa garde à vue, Estelle Derieux avoue et relate avec précision les faits. Un acte prémédité, d’après l’enquête, comme le prouve le fait qu’elle transportait avec elle un sac-poubelle.

L’Union

Jeanne et Willy accusés de violence avec arme et meurtre

imageLa compagne d’Elvis Vaudeville, décédé après avoir reçu un coup de fusil tiré par sa sœur en juin 2013 à Trôo, ne croit pas à la thèse de l’accident.

Jeanne Vaudeville et Willy Trépreau, accusés de violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sont vus par leurs proches comme un couple fusionnel.

Elle est l’aînée d’une fratrie de trois enfants. Elvis, le frère sur lequel elle a tiré cette nuit du 3 juin 2013, est le benjamin de la famille ; Christian le cadet.

Elvis, lui, résidait toujours en Indre-et-Loire. Il était père de cinq enfants, mais est décédé avant la naissance du petit dernier, qui porte d’ailleurs son prénom. « Mon bébé est né 10 jours après la mort de son père. Il ne le connaîtra jamais », a dit hier à la barre, très émue, la compagne d’Elvis. Et elle ne croit pas au coup de feu accidentel, comme l’avance sa belle-sœur Jeanne. « Pour moi, ce n’est pas de la légitime défense ni un accident. Elle l’a abattu de sang-froid ! »

La nouvelle republique

Jacques agresse un gardien de prison et menace son ex

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Le 8 février 2015, une cellule de la prison Bonne-Nouvelle est fouillée. Il s’agit de celle de Jaque P., 27 ans. Son ancienne compagne vient de signaler une seconde fois aux services de police avoir reçu des menaces de sa part sur son téléphone portable. Jaque P. refuse la fouille, il brandit même une chaise, afin de menacer l’un des gardiens. Il est maîtrisé par quatre surveillants. 34,5 g de cannabis, 10 € et une carte sim sont retrouvés sur lui.

Le prévenu reconnaît les menaces, mais précise qu’il n’avait pas l’intention de passer à l’acte : « Les mots et les gestes sont des choses différentes. »

Quand le tribunal l’interroge sur les violences envers le gardien : « C’était une crise de folie, je ne pouvais plus encaisser. Je ne suis pas violent avec des inconnus. J’ai été condamné pour trois faits de violence. Mais deux se sont déroulés au collège et l’autre c’était sur ma sœur, pour une histoire de famille compliquée », tente de se justifier le prévenu.

Le procureur rappelle que, d’après la victime, les menaces seraient toujours actuelles : « Il faut protéger madame, une mesure d’éloignement serait opportune ».

Le tribunal condamne Jaque P. à une peine de 12 mois de détention, dont 6 avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 2 ans.

Paris Normandie

Jacques, ex-pilote d’hélicoptère de la Rega reconverti en narco-trafiquant

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Ce Français était un ancien pilote de la Rega, l’équivalent suisse de la sécurité civile. L’homme a été intercepté en Espagne avec 600 kilos de résine de cannabis.

Dans le genre stupéfiant, la trajectoire de vie de ce mystérieux « Jacques L. » a de quoi surprendre… Le Français âgé de 68 ans a été capturé à Malaga, en Espagne, avec 600 kilos de résine de cannabis à bord de son hélicoptère.

Fait insolite : l’homme est un ancien pilote de la Rega – l’équivalent de la sécurité civile en France – et de la compagnie de location Air Zermatt. Une carrière riche en états de service, qu’il a prolongée d‘une manière bien cavalière.

Pire, selon la police espagnole, le mystérieux Jacques serait formateur des narco-pilotes, chargés de transporter la drogue du Maroc en Europe. Un exercice périlleux, puisqu’il s’agit de voler à très basse altitude au-dessus de la mer, pour éviter les radars. Le Français, qui résidait près de Bâle, a été interpellé en compagnie de son copilote de nationalité suisse.

Est Républicain

Rémi jugé pour consommation d’héroïne

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« Je pense que je suis plutôt une victime de la drogue », s’autoanalyse Rémi Coulle. Mais c’est bien dans la peau d’un prévenu et avec des menottes aux poignets que cet homme d’une trentaine d’années s’est retrouvé ce lundi devant le tribunal de Nancy.

Domicilié à Saint-Dizier (Haute-Marne), il a voulu « faire un tour » à Nancy il y a quelques jours et il s’est fait prendre en excès de vitesse à hauteur de Foug : 146 km/h au lieu de 110 km/h.

A cela s’ajoute de l’alcool dans le sang (un peu plus d’un gramme). Mais aussi et surtout de l’héroïne. Le trentenaire en prend depuis qu’il a 17 ans et n’arrive pas à décrocher. Il écope de 6 mois de prison ferme et mandat de dépôt.

Est Républicain

Jugé pour éscroquerie, Éric s’en prend aux gendarmes et victimes au tribunal

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Le prévenu avait reconnu les faits reprochés. Mais à l’audience, il a moqué les gendarmes de Fismes avant de pester contre ses victimes et la justice.

Ce mardi, à la barre du tribunal. Éric Liéveaux, 35 ans, est poursuivi pour une demi-douzaine d’escroqueries et, plus original, une « dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ayant entraîné des recherches inutiles ».

C’était à l’été 2014. Éric venait de sortir depuis peu de prison. Il aurait émis six des chèques – pour des montants allant de 95 euros à 389 euros – avant d’aller déclarer son chéquier volé, ainsi que sa carte d’identité.

Les gendarmes ont enquêté. Se sont aperçus que c’était bien la signature d’Éric qui paraphait les chèques suspects. Auditionné une première fois, le mis en cause reconnaissait une fausse déclaration de vol.

Puis reconnaissait être le responsable des chèques sur lesquels les militaires avaient enquêté. Avant de faire marche arrière et de se déclarer coupable de rien.

L’union Ardennais

Jean-François et Nathalie jugés pour séquestration et trafic de cannabis

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Vingt-sept pieds de cannabis, 600 grammes de têtes de cannabis et… deux hommes cachés dans un plafond, telles ont été les prises des policiers narbonnais dans une habitation sur les Hauts de Narbonne, le 6 octobre dernier.

Dans cette affaire, un couple de Narbonnais d’une cinquantaine d’années, avait été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire. Ils devaient répondre, lundi, devant le tribunal de « détention de stupéfiants« , pour l’épouse et de « détention, offre et cession » pour le mari.

La procédure démarre d’une manière rocambolesque, ce 6 octobre au petit matin, lorsque la police reçoit un appel d’une jeune femme signalant la « séquestration » de son amie. Finalement, les policiers vont intervenir pour une tout autre cause.

Arrivés à la maison indiquée, ils voient deux hommes s’enfuir. Les hommes de la BSU indiquent à l’occupante des lieux qu’ils sont à la recherche d’une femme qui serait retenue contre son gré. Mais là, dans l’habitation, ils dénichent de façon inattendue du cannabis, des carnets avec des colonnes et des chiffres. Parmi les deux hommes cachés, se trouvaient le prévenu, Jean-François et un collègue qui a été écarté de la procédure, indiquant qu’il ignorait tout de la culture du cannabis.

Lors de sa garde à vue, le prévenu a déclaré avoir cédé des stupéfiants pour 1 200 euros« Ça rapportait », a indiqué le procureur de la République. « C’est le hasard si tout a été interrompu ». S’adressant aux parents poursuivis : « Ça ne vous gênait pas de voir votre fils de 14 ans toujours dans sa chambre à cause de l’odeur du cannabis ? ».

Le tribunal a condamné Nathalie à six mois assortis du sursis simple. Tandis que Jean-François a écopé d’une peine de 6 mois ferme aménageable.

L’indépendant

Jean-Christophe écroué après avoir poignardé sa mère pendant son sommeil

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Dans la soirée du vendredi 23 octobre, les pompiers ont été appelés par un homme de 39 ans, Jean-Christophe Tévené, qui indiquait avoir tenté de tuer sa mère âgée de 59 ans en lui portant au moins deux coups de couteau : l’un au cou et l’autre dans le thorax, alors qu’elle était endormie dans leur appartement de Vallouise.

Il s’agit d’une résidence secondaire où ils étaient venus passés le week-end. Habituellement, le fils et ses parents habitent ensemble à Marseille. La victime a rapidement été évacuée par les pompiers vers le centre hospitalier de Briançon où elle a subi une intervention chirurgicale en urgence. Entre la vie et la mort, son pronostic vital est engagé.

Une information judiciaire devrait être ouverte du chef de tentative d’homicide volontaire sur un ascendant. « Il risque la réclusion criminelle à perpétuité » précise le procureur de la République Raphaël Balland.

Le Dauphiné

Fabien condamné pour recel de vol et détention de stupéfiants

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Un jeune français a été condamné par défaut à deux mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir volé les portes-cartes de la cliente qu’il livrait. 

Attention! Un livreur de restauration rapide peut s’improviser en voleur! Pareil exemple a été évoqué au tribunal correctionnel où devait comparaître Fabien pour recel de vol et détention de stupéfiants. Absent à l’audience, ce jeune Français de vingt-deux ans a été condamné par défaut à deux mois de prison avec sursis.

Tout a commencé simplement. Une employée du Jardin Exotique veut déjeuner rapidement. Comme la livraison à domicile de repas a pris un essor considérable, cette femme passe sa commande par téléphone. Puis elle va attendre le coursier à l’entrée du parc botanique. Ne le voyant pas arriver elle l’appelle sur son portable… Le livreur est en fait à l’intérieur du bâtiment, plus précisément dans les locaux de l’administration.

« Son nom a résonné plusieurs fois »

Étonnée de n’avoir pas vu le jeune homme passer, elle lui demande de venir à sa rencontre, dehors, où elle réceptionne la nourriture choisie et sort quelque argent de sa poche pour payer la note.

Au retour au bureau, l’employée se rend compte de la disparition de ses porte-cartes et portefeuille… Elle alerte la police en faisant part de ses doutes, car le livreur était la seule personne présente dans ces lieux pendant ses quelques minutes d’absence.

« La perquisition au domicile du prévenu, précise le président Florestan Bellinzona, n’a pas permis de retrouver les objets volés à la direction du Jardin Exotique. Mais les enquêteurs ont découvert une autre carte de paiement avec un nom différent et 5 g de cannabis. »

Dans son réquisitoire, le procureur Michaël Bonnet a précisé que « le prévenu a refusé de donner l’identité de la personne qui lui a remis cette carte bancaire. Vous le condamnerez à une peine de deux mois d’emprisonnement assortis du sursis… »

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public.

Nice matin

Dégradation et agression : cinquième incarcération pour Jonathan

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À 25 ans, le Havrais a déjà inscrit vingt-trois mentions à son casier judiciaire. Durant sa minorité, il a connu trois fois la détention. Un dernier séjour en tant que majeur s’est étalé de 2010 à février 2015. Et, présenté en comparution immédiate pour trois faits, Jonathan ne s’adonne qu’à peu d’illusions.

« Si je retourne en prison, je voudrais aller à Rouen, offre­ t­il aux juges qui s’apprêtent à délibérer. À Saint­Aubin­Routot, je crains des bagarres avec des gars d’autres quartiers. Enfin, je n’en ai pas peur, mais je vais me défendre. »

Le 22 avril dernier, le propriétaire d’un scooter dit à la police avoir eu son deux ­roues dégradé. « On m’a donné 50 € pour le faire », concède le prévenu. Mais il aurait pensé que celui qui lui avait demandé d’arracher le carénage était le véritable propriétaire. Parce qu’il a laissé une empreinte papillaire sur place, Jonathan est sujet à une fiche de recherche. La police retrouve sa trace le 29 septembre, à Harfleur.

Une adolescente de 17 ans se plaint d’avoir eu le cou saisi à la descente du bus, d’avoir eu les cheveux tirés, d’avoir reçu des coups au visage par un garçon qui souhaitait lui voler son téléphone. « Je n’ai pas voulu lui prendre son portable. Elle parlait fort dans le bus. Avec mes mots, je lui ai dit de fermer sa bouche. Mais elle continuait. Je lui ai juste saisi le bras. » Décrit précisément par la jeune fille, Jonathan est retrouvé par la police dans les minutes suivantes.

Cependant, il parvient à filer entre leurs doigts. Il n’est rattrapé que ce dimanche 11 octobre, en deux temps. Il est identifié au Havre par un policier en patrouille avec des collègues. Jonathan décline un faux nom, avant de prendre encore la poudre d’escampette. Il n’est menotté qu’une heure plus tard, au cours d’une interpellation houleuse.

Le Havrais se plaint d’avoir reçu « des coups de pompes ». Il est accusé d’avoir fait tomber l’un des agents au sol et d’avoir promis de les « tuer un par un, en sortant de prison ». « Oui, je sais que je vais y aller. » Le récidiviste ne se trompe pas. Il est condamné à 12 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt pour Saint­Aubin­Routot.

Paris Normandie

Angélina commet des dégradations et menace d’égorger sa voisine

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«Je vous remercie beaucoup », salue une Havraise de 33 ans qui vient d’être condamnée par le juge du tribunal correctionnel du Havre. La prévenue a été relaxée pour deux dégradations qui lui étaient reprochées.

Entre ses voisines et Angélina, le climat est délétère. « Au début, je me suis dit que c’était peut-être contre moi, qu’elle m’en voulait personnellement, énonce au tribunal une voisine partie civile. Mais je me suis rendu compte que c’était général.»

Menaces d’égorgement

Elle est plus tempérée concernant les menaces qui lui sont reprochées à l’encontre d’une troisième voisine. Sa fille aurait été suivie dans la rue par Angélina, une laisse à la main. « Jamais je n’aurais fait ça à un enfant », balaye la mise en cause. Et les insultes contre sa mère ? « Oui, mais c’est elle qui en a dit la première ! » Elle aurait également fait un geste d’égorgement sur la gorge avec le pouce.

La prévenue a été relaxée pour les dégradations. Déjà condamnée pour d’autres infractions, elle a écopé de six mois de prison avec sursis pour les menaces.

Paris Normandie

Alexandre, hanté par des penchants pédophiles, s’exhibe devant son ancien lycée

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À Rouen, le 6 septembre dernier un jeune homme de 21 ans est interpellé au volant de sa voiture. Torse nu, le short au milieu des genoux. Il vient d’être surpris par des ouvriers en train de se masturber. Il se trouvait alors juste en dessous des fenêtres d’une mère et de sa fille. Cet homme c’est Alexandre B.. Il est déjà connu des services de police pour des faits d’exhibition.

«Tendances pédophiles »

« Peu sûr de lui, extrêmement timide, une éducation trop stricte qui pèse sur ses comportements d’aujourd’hui, voire des tendances homosexuelles et pédophiles » : l’expert psychiatre appelé au chevet d’Alexandre B. dresse du prévenu un portrait inquiétant.

« Je me sens plutôt attiré par les filles de mon âge, mais la timidité me paralyse », répond le prévenu au procureur.

« Oui, mais sur votre téléphone, il n’y a que des photos de jeunes garçons en maillot de bain ».

« Oui, mais ça, c’était pour m’exciter quand j’allais mal, parce que je n’avais pas pu parler avec mon psy. Si je l’avais vu il m’aurait mis dans le droit chemin ».

Le tribunal lui concède qu’il est certainement la première victime de son comportement et prononce la sentence : 6 mois de prison ferme et la révocation d’un sursis du jeune homme à hauteur de 4 mois.

Paris Normandie

Le prédateur sexuel voulait «voir la peur dans le regard» de ses victimes

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Un jeune homme de 24 ans vient d’être condamné à 18 mois de prison dont 3 mois ferme pour des agressions sexuelles. Il avait été interpellé en début de semaine à Toulouse.

Six victimes en six mois et un profil plus qu’inquiétant. L’homme de 24 ans interpellé cette semaine, après l’enquête menée par les policiers de la brigade criminelle et de répression des atteintes aux personnes suite à des agressions sexuelles sur le campus de Rangueil, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Grand, blond, frêle et longiligne, l’homme s’exprime bien dans le box des prévenus. «Je ne sais pas pourquoi je passais à l’acte. Cela ne me procure que du mal mais avant de passer à l’acte je croyais que j’allais en tirer un bénéfice».

Toutes ses victimes décrivent le même mode opératoire. L’agression avait lieu au même endroit, avenue du colonel Roche, derrière l’université Paul Sabatier à Toulouse, à la même heure, tôt, vers 7 h 10, le matin.

«Je me rendais à vélo à mon travail, et quand je passais à cet endroit, je ne pouvais pas m’empêcher de m’arrêter pour regarder le monde qui passe», explique le prédateur.

À l’audience, le jeune homme fait face à ses victimes. Elles relatent toutes la peur qui les habitent désormais. Toutes ont le même profil. Jeunes, étudiantes, brunes. «Je ne les choisis pas, je n’en exclus pas», explique maladroitement le prévenu. Marié depuis un mois seulement, il n’a pas pu s’empêcher de continuer les agressions commencées au mois de mai. Mais, selon lui, son comportement n’est pas dû à une pulsion sexuelle. Le procureur Grellet lui rappelle néanmoins ses déclarations en garde à vue :

«Vous avez dit avoir agi ainsi pour voir la peur dans le regard de vos victimes». «Rien ne m’excite là-dedans !», se défend le jeune homme.

Pourtant, pour le procureur, la personnalité du prévenu «reste inquiétante» et «il faut également sécuriser ces jeunes victimes». Et de requérir dix-huit mois de prison dont quinze mois avec sursis et une injonction de soin.

«Je vais avoir du mal à passer 3 mois en prison, a-t-il plaidé. Je suis malade. J’ai besoin de soins et ce ne sera pas en prison que ce sera possible.»

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et l’a condamné à 18 mois de prison dont 15 mois avec sursis mise à l’épreuve. Il a l’obligation de se soigner. Il n’a pas été écroué pour la partie ferme.

La Dépêche

Aurélien et Dany, condmanés pour une serie de braquages

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Douze ans contre Aurélien Arbona et six contre Dany Vilain : si l’avocate générale a opéré dans son réquisitoire une distinction du simple au double entre les deux jeunes hommes, c’est que le premier répond de toute la série de braquages dont avait été victime l’Amiénois en mai et juin 2013 (cinq commerces, des voitures et des scooters), quand le second n’est accusé que de deux. C’est aussi qu’Arbona compte, à 20 ans, trente mentions au casier judiciaire quand Vilain n’en a qu’une.

Les aveux, sans les mépriser, elle les ramène à leur juste valeur : « Ils n’avouent que ce qui est dans le dossier. En revanche, ils refusent de donner le nom d’un troisième complice. Pour eux, c’est juste une question de réputation. Juste histoire de dire : « Je ne suis pas une balance ». Ils sont du côté du quartier, pas du côté de la justice, ce qui me fait dire que ce ne sont pas encore des honnêtes hommes. Car le risque de représailles, je n’y crois pas… »

De quoi raviver les souvenirs de Ghislain Fay, qui fut dans une autre vie policier : « J’ai quand même retrouvé un jeune sportif mort étouffé dans une cave parce qu’il avait parlé, et un gardien d’immeuble empalé avec un manche à balai après avoir collaboré avec la justice… »

Ça jette un froid, comme ces écoutes téléphoniques qui révèlent que depuis sa prison, Arbona organisait les pressions sur les témoins et mettait même à l’amende les bavards, afin de financer sa détention. Il faut dire que le jeune homme, qui n’a jamais travaillé, ressent des besoins : les mille euros dérobés à la boulangerie de Poulainvile, il avait estimé que ce n’était « pas grand-chose ».

Courrier Picard