Un terroriste d’extrême droite tire et blesse 4 policiers en Allemagne

Allemagne : mort de l’un des policiers blessés par un néo-nazi

L’un des quatre policiers blessés mardi dans le sud de l’Allemagne par un membre de l’organisation des «citoyens du Reich» est décédé mercredi matin à l’hôpital. Il s’agit d’un membre des forces spéciales de 32 ans, hospitalisé mardi dans un état critique, et dont la mort avait été annoncée par erreur dans la soirée avant d’être démentie.

 

Le Parisien


Quatre policiers allemands ont été blessés par balle mercredi en Bavière par un militant d’extrême droite appartenant aux Reichsbürger (citoyens du Reich), un mouvement d’extrême-droite cultivant la nostalgie nazie du troisième Reich.

German special police forces SEK stand guard outside the building of the German Federal Supreme Court in Karlsruhe

Un homme de 49 ans. L’agression s’est produite à l’entrée d’un bâtiment municipal de Georgensgmünd, une localité située au sud de Nuremberg. L’homme de 49 ans a été maîtrisé et arrêté, annonce la police dans un communiqué. Les forces de l’ordre s’étaient rendues chez lui pour « mettre en sécurité, pour défaut d’entretien », des armes qu’il possédait légalement, d’après la même source.

Le risque potentiel de la mouvance nostalgique. En juillet dernier, le ministère de l’Intérieur avait mis en garde contre le « potentiel de perturbation croissant » de cette mouvance de nostalgiques de l’Empire allemand, qui revendiquent les frontières de 1937 et refusent de payer des impôts et reconnaître les lois de la république fédérale. Répondant à une question parlementaire du parti de gauche radicale Die Linke, le ministère avait relevé l’écho « des thèses des Reichsbürger dans le spectre néo-nazi et dans celui des négationnistes ».

Faux-papiers impériaux. Parmi les infractions les plus fréquemment associées à ce mouvement figurent les insultes, le harcèlement, l’incitation à la haine raciale et la falsification, puisqu’ils refusent tout document officiel et se procurent de faux papiers d’identité impériaux, précisait la même source. Mais les autorités leur reprochent aussi de l’extorsion de fonds et des violences physiques, s’inquiétant d’une possible « radicalisation ». 

Fin août, un ancien « Monsieur Allemagne » de 41 ans se réclamant des « citoyens du Reich » avait ouvert le feu sur les policiers d’une unité spéciale venus l’expulser de sa maison à Reuden (nord), en touchant deux. Il avait été grièvement blessé dans l’échange de tirs et arrêté.

Europe 1

Plus de 50% des hauts fonctionnaires de la justice allemande étaient d’anciens nazis durant des décennies

Entre 1949 et le début des années 70, le ministère de la Justice était noyauté. Une situation qui contribue à expliquer l’étonnante lenteur avec laquelle la RFA a jugé les crimes nazis.

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Bien après la Seconde Guerre mondiale, l’appareil judiciaire allemand est resté noyauté par d’anciens nazis. C’est ce que vient de révéler un rapport d’historiens commandé par le ministère de la Justice, connu en Allemagne sous le nom de «dossier Rosenburg», du nom du château qui abritait le ministère à Bonn.

Leur nombre a augmenté après la guerre

Le fait que l’Allemagne de l’Ouest ait conservé d’anciens nazis dans son administration était connu. Mais la proportion était insoupçonnée. «Le nombre des anciens membres du parti NSDAP au sein du ministère n’a pas diminué après la guerre comme on le pensait. Il a même augmenté», explique le juriste Christoph Safferling, qui a eu accès aux fiches personnelles de quantité d’anciens fonctionnaires.

Entre 1949 et le début des années 70, 53% des 170 hauts fonctionnaires du ministère étaient d’anciens nazis, avec un pic de 77% en 1953 ; 34 personnes au moins ont appartenu aux milices SA, les «sections d’assaut» du parti nazi. Plus surprenant pour les chercheurs : le premier ministre de la Justice ouest-allemand, Thomas Dehler, membre du parti Libéral FDP, persécuté par les nazis pour avoir épousé une juive, ainsi que son secrétaire d’Etat Walter Strauss, lui-même juif, ont recruté quantité d’anciens nazis plutôt que de chercher à faire rentrer d’exil d’anciennes pointures du ministère ayant fui le régime d’Hitler.

Libe

Attentat déjoué en Allemagne : le suspect a été livré pieds et poings liés à la police par 3 réfugiés Syriens

Jaber Albakr a été livré pieds et poings liés dans la nuit de dimanche à lundi par trois Syriens qui l’ont hébergé dans leur appartement, avant de réaliser qu’il s’agissait de l’homme recherché par la police.

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D’Angela Merkel à la police en passant par les réseaux sociaux : les Syriens qui ont permis l’arrestation de leur compatriote suspecté de vouloir commettre un attentat en Allemagne étaient érigés en héros lundi, coupant l’herbe sous le pied des anti-migrants.

Jaber Albakr a été livré pieds et poings liés dans la nuit de dimanche à lundi par trois Syriens qui l’ont hébergé dans leur appartement à Leipzig avant de réaliser qu’il s’agissait de l’homme recherché par toutes les polices du pays depuis samedi. Les autorités n’ont pas voulu donner de détails sur eux, en arguant de la nécessité de les protéger.

« Un signal très positif »

Une fois le suspect ligoté, l’un d’eux s’est rendu dans un commissariat pour le dénoncer en apportant aux policiers une photo prise sur un téléphone portable.

 

L’arrestation de ce Syrien de 22 ans, qui était très proche de commettre un attentat, apparemment pour le compte de l’État islamique (EI) selon la police, a relancé le débat sur le contrôle des réfugiés, dont quelque 890.000 sont arrivés en Allemagne l’an dernier. Et ce d’autant plus que le pays a connu en juillet deux attentats commis par des réfugiés et revendiqués par l’EI.

Mais l’aide décisive apportée par ces trois Syriens à la police représentait pour beaucoup la preuve que les amalgames n’ont pas lieu d’être.

«  C’est un signal très positif qui montre que tous (les réfugiés) ne doivent pas être soupçonnés  », s’est ainsi réjoui un dirigeant du syndicat de policier BDK, Sebastian Fiedler.

« J’aurais fait la même chose »

Qualifié de «  courageux  » et «  responsable  » par le chef du gouvernement de Saxe, Stanislaw Tillich, la région où s’est déroulée la chasse à l’homme ce week-end, le Syrien qui a prévenu la police a même été félicité par la chancelière Angela Merkel lundi.

«  C’est un héros  », a déclaré l’un de ses voisins Jihad Darwish, un Syrien de 47 ans. «  J’aurais fait la même chose  », a-t-il assuré, avant de conclure : « Tous les Syriens ne sont pas comme (Jaber Albakr) ».

Le Soir

Mosquée visée par un attentat en Allemagne : la police évoque des «motifs racistes»


Allemagne: deux attentats à la bombe, une mosquée visée, pas de blessés

Deux attentats à la bombe, qui n’ont pas fait de blessés, ont été commis à Dresde (est de l’Allemagne), notamment contre une mosquée, a annoncé la police mardi qui évoque « des motivations racistes », sur fond de violences xénophobes en hausse.

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La première explosion s’est déroulée lundi soir devant une mosquée où se trouvaient un imam, son épouse et leurs deux fils, a précisé la police qui a retrouvé les restes d’un engin explosif de fabrication artisanale.

Une demi-heure plus tard, la police a de nouveau été alertée d’une explosion cette fois-ci sur la terrasse d’un centre de congrès de la ville de Saxe. Il s’agissait aussi d’un engin artisanal.

« Même s’il n’y a jusqu’ici aucune revendication, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’actes à motivation xénophobe », a affirmé le président de la police locale, Horst Kretzschmar, cité dans le communiqué.

Dresde doit accueillir lundi les cérémonies annuelles marquant le 26e anniversaire de la Réunification allemande en présence notamment de la chancelière Angela Merkel et du président fédéral Joachim Gauck.

Cette ville de plus de 500.000 habitants, dans l’ancienne RDA communiste, est devenue depuis deux ans le théâtre de manifestations anti-islam et anti-réfugiés du mouvement Pegida alors que la population étrangère y est extrêmement minoritaire.

L’Orient Le Jour