Islamophobie : Deux femmes voilées attaquées à Munich

Selon la police allemande, une femme âgée de 46 ans et sa fille de 17 ans, ont été la cible d’une attaque physique et verbale dans le métro dans la ville de Munich en Allemagne.

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Affirmant avoir la haine des musulmans et qu’il fallait que les deux femmes voilées retournent dans leur pays, l’assaillant a mis une claque a la jeune femme et voulu frapper la maman mais n’a pas réussi.

Une personne qui est intervenue a empêché l’assaillant de s’attaquer davantage aux femmes voilées.

L’assaillant qui a insulté les agents de sécurité qui l’ont maintenu jusqu’à l’arrivée des policiers, a continué ses insultes au commissariat où il a été transporté.

La police a lancé une enquête contre l’assaillant.

TRT

Allemagne : le parti d’extrême droite AFD veut réhabiliter le concept nazi du « Völkish »

Le parti populiste allemand, AFD, crée la polémique en voulant réhabiliter le concept nazi, le « Völkish ».

Mais quel mot, prononcé par l’égérie de la droite radicale allemande, Freuke Petry. Elle déclare dans l’édition dominicale du journal Die Welt, vouloir réhabiliter le terme Völkish, injustement associé selon elle au racisme nazi « nous devons travailler à lui rendre une connotation positive ».

Pour comprendre l’indignation de la quasi-totalité de la presse allemande ce matin, il faut remonter aux origines du terme. La racine de Völkisch, volk, signifie le peuple en allemand, mais le mot lui-même va bien au-delà du concept folklorique puisqu’il désigne le caractère exceptionnel du peuple allemand, le maintient de ses traditions. Une notion qui va dériver après le 19e siècle vers l’affirmation de la supériorité de la race germanique et de la race aryenne.

Un nationalisme ethnique qui sera porté aux nues évidemment par le régime nazi. Le journal du 3ème reich, l’outil central de propagande de Hilter, s’appelait d’ailleurs L’Observateur Völkish, rappelle ce matin Der Spiegel. L’idée même de réhabiliter ce terme provoque outre-Rhin, des flambées d’urticaire.

Europe 1

 

Berlin : des néo-nazis veulent faire une «Nuit de Cristal» contre les musulmans le 9 novembre comme pour les juifs

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Des néo nazis ont publié des messages sur internet ou ils appellent à des attaques contre les musulmans le 9 Novembre, à l’anniversaire des pogroms nazis contre les Juifs en 1938. 

L’appel au meurtre a été publié sous le titre « New Order », un nom qui est également utilisé par une organisation terroriste d’extrême droit. Il a depuis été supprimé par Facebook.

Deutschland

Allemagne : Le grand remplacement dont personne ne parle

De plus en plus de Britanniques veulent devenir allemands

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Leur crainte? Se retrouver face à une montagne de difficultés administratives pour pouvoir continuer à vivre et travailler en Allemagne ou à se déplacer au sein de l’Union européenne une fois achevé le processus de retrait de la Grande-Bretagne. De plus en plus de citoyens britanniques résidant en Allemagne songent à obtenir une nouvelle nationalité. Il suffit de se pencher sur les statistiques des grandes villes allemandes pour prendre la mesure du phénomène, fait remarquer l’hebdomadaire Der Spiegel, chiffres à l’appui.

À Stuttgart, 29 citoyens britanniques domiciliés dans cette ville de l’ouest de l’Allemagne ont demandé à obtenir la nationalité allemande cette année, contre seulement 3 en 2015. À Hambourg, 120 demandes de naturalisation ont été déposées depuis le 23 juin 2016, date à laquelle les citoyens britanniques ont voté en faveur du Brexit, contre 38 entre le 1er janvier et le 22 juin 2016 et 52 l’année précédente. Le nombre de demandes de naturalisation a triplé à Cologne, passant de 10 dossiers en 2015 à 34 cette année. Comme l’explique une porte-parole de la mairie de Cologne au Spiegel:

«Dans les six semaines qui ont suivi le référendum, il y a eu presque autant de demandes que durant les six premiers mois de l’année.»

Assouplir la procédure?

La loi allemande autorise les citoyens de nationalité étrangère résidant sur son sol depuis au moins huit ans à déposer une demande de naturalisation. Les citoyens de l’UE ont le droit d’avoir la double nationalité, c’est-à-dire de conserver en parallèle leur nationalité de naissance. «Cela pourrait être une des raisons pour lesquelles tant de Britanniques déposent déjà, juste après le Brexit, une demande de naturalisation», écrit Der Spiegel, tout en rappelant qu’on ignore aujourd’hui si les citoyens britanniques perdront ou pas ce droit à la double nationalité une fois la procédure de retrait entérinée.

D’autres Britanniques établis en Allemagne songent même à se marier, là encore par crainte de complications administratives. Comme cet entrepreneur britannique qui a créé une start-up à Berlin en 2013 qui était interviewé peu avant le référendum par l’hebdomadaire Die Zeit:

«Ma compagne et moi ne sommes pas de gros fans du mariage, mais le Brexit pourrait nous y forcer. Ce serait bizarre qu’une décision aussi intime doive dépendre de luttes de pouvoir politiques. Ma compagne est finlandaise. Nous sommes donc tous les deux des immigrés en Allemagne, et cela ne pose aucun problème, grâce aux lois européennes nous pouvons tous deux vivre et travailler sans difficulté. Si la Grande-Bretagne quitte l’UE, j’aurai besoin d’un visa pour être en Allemagne, ou ma compagne en aura besoin d’un pour pouvoir travailler et vivre en Angleterre. Dans l’immédiat, ça ne pose pas de problème, mais sur le long terme, si.»

Le groupe des Verts allemands au Bundestag a d’ailleurs récemment proposé au ministère allemand de l’Intérieur d’assouplir la procédure de naturalisation pour les citoyens britanniques, proposant de diminuer de deux ans le délai de séjour minimum imposé pour pouvoir demander la nationalité allemande, faisant face à un refus catégorique.

Slate

Allemagne : agressé par des néo-nazis, il crée une BD pour les dénoncer

Trois pierres : c’est le titre de la bande dessinée réalisée par Nils Oskamp. L’auteur allemand y raconte les multiples agressions qu’il a subi durant son enfance par les néo-nazis de son école. Aujourd’hui ses agresseurs sont toujours actifs. Alors pour sensibiliser les jeunes à Dortmund, Nils Oskamp va présenter son oeuvre dans les écoles.

Arte

Munich: le terroriste fier d’être «doublement aryen» admirait Hitler et haïssait les Turcs et les Arabes

La tuerie de Munich du 22 juillet qui a fait neuf morts a été présentée par les autorités comme le geste de folie d’un jeune forcené qui était suivi pour des problèmes psychiatriques. Cinq jours après, le 27 juillet, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung avance l’hypothèse qu’il s’agissait plutôt d’un acte raciste.

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Les enquêteurs de la police confirment que David Ali Sonboly, âgé de 18 ans, ne faisait pas partie d’un groupe d’extrême droite, mais supposent qu’il avait un fort penchant pour les idées racistes. Selon des proches, il admirait Adolf Hitler et considérait le fait d’être né le même jour que le dictateur comme un honneur. Né en Allemagne d’une famille iranienne, il se disait fier d’être «doublement aryen», l’Iran étant considéré par les tenants de l’aryanité comme le «berceau aryen». Il haïssait particulièrement les Turcs et les Arabes, «éprouvant un sentiment de supériorité envers eux».

Selon le quotidien, ce n’était donc probablement pas un hasard si toutes ses victimes, résidant à Munich ou aux alentours, avaient des origines étrangères (turques, kosovares, grecques et hongroises). Il avait 300 munitions sur lui, mais ne semble avoir visé que des personnes visiblement d’origine étrangère.

Deuxième indice, l’altercation avec un riverain pendant la tuerie où il criait qu’il était allemand et né en Allemagne et pestait contre les «Turcs de merde». Un dernier indice renforçant la thèse d’un terroriste d’extrême droite est le choix de la date : il a commis son acte le jour du cinquième anniversaire de l’attentat du Norvégien Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes, qu’il prenait comme modèle.

Libe


D’obédience chiite, David Ali Sonobly s’était converti au christianisme

Si la religion n’a joué aucun rôle dans son projet, l’auteur de la fusillade était manifestement en recherche d’identité. Thomas de Maizière a indiqué que ce musulman d’obédience chiite s’était récemment converti au christianisme, d’où l’ajout du prénom David.

Le Parisien


David S, le tueur de Munich, n’a pas de lien avec Daech mais avec Breivik selon la police

Aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique n’a été retrouvé. Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik.

La police allemande a indiqué samedi pencher pour la piste d’un « forcené » afin d’expliquer la fusillade de Munich (sud) qui a fait neuf morts et affirmé n’avoir trouvé aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique.

« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liés aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a déclaré le chef de la police de Munich. Des éléments ont été découvert montrant que le Germano-Iranien avait suivi de près l’attaque à la hache du 19 juillet

Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik, a annoncé samedi le chef de la police de Munich, Hubertus Andrâ.

Selon la police, il a probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en « piratant » un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie.Le chef de la police a indiqué qu’il s’agissait d’un jeune homme de 18 ans, David S. (selon les médias allemands).Fils d’un chauffeur de taxi, il est né et a grandi en Allemagne et fréquentait une école de la ville.

Les Échos



Trois turcs, trois Kosovars et un Grec tués.

Le ministère kosovar des Affaires étrangères a confirmé la mort de trois de ses ressortissants. Le ministère turc a lui aussi annoncé qu’il comptait trois victimes originaires de Turquie, d’où est originaire la première communauté immigrée d’Allemagne. Une septième victime serait grecque, sans que l’on en sache davantage sur son identité.

Europe  1


D’après le tabloïd Bild, le tueur de Munich utilisait une photo de Breivik comme avatar sur l’application de messagerie Whatsapp.

France TV


« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liées aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a précisé le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä.

Après la tuerie, il s’est donné la mort d’une balle dans la tête. Dans son sac à dos, les enquêteurs ont retrouvé environ 300 munitions, suggérant qu’il avait à l’origine l’intention de tuer un nombre encore beaucoup plus important de personnes.

Selon une source policière citée par l’agence DPA, il était un fan de jeux vidéos de guerre et, plus symptomatique, un admirateur d’un jeune Allemand de 17 ans qui avait perpétré un massacre dans son école près de Stuttgart en 2009.

L’OBS

Allemagne : vaste opération policière contre des auteurs de messages racistes et antisemites

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La police fédérale allemande a annoncé, mercredi 13 juillet, avoir procédé à une importante opération visant des auteurs de messages haineux postés sur Internet.

L’opération a eu lieu simultanément dans 14 Länder à travers tout le pays, et visait au moins 60 suspects, selon un communiqué de l’Office fédéral de police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA). Parmi ces perquisitions quarante ont débouché sur l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Cette intevention visait tout particulièrement les auteurs de messages à caractère nazi, xénophobe ou antisémite postés sur un groupe Facebook privé entre juillet et novembre 2015.

« L’action menée aujourd’hui montre que les autorités agissent fermement contre la haine sur Internet, qui a considérablement augmenté dans le sillage de la situation des réfugiés. Les attaques sur les réfugiés sont souvent le résultat de la radicalisation, qui commence sur les réseaux sociaux. Ces propos ne doivent pas empoisonner le climat social » s’est félicité le chef du BKA, Holger Münch.

Depuis plusieurs mois, les autorités allemandes – et la presse – mettent la pression sur les grandes entreprises du Net pour lutter contre les contenus illégaux, et plus spécifiquement les messages racistes, et tentent de juguler leur augmentation. En décembre, des géants du Web, dont Facebook, s’étaient engagés à examiner et à supprimer dans un délai de vingt-quatre heures les commentaires haineux.

Le Monde

«Le judaïsme est l’ennemi de l’Occident chrétien» une sortie antisémite fait imploser le parti populiste allemand

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La guerre est déclarée dans les rangs du groupe parlementaire régional du parti populiste Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne, AfD) au Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Jörg Meuthen, le patron de l’AfD dans cette région, a réclamé l’exclusion de l’élu local Wolfgang Gedeon pour ses propos antisémites : ce dernier a écrit que «le judaïsme du Talmud est l’ennemi intérieur de l’Occident chrétien» et s’étonne que les Allemands trouvent normal d’avoir érigé au cœur de Berlin un mémorial de l’Holocauste. Un Holocauste dont il considère que la négation relève de la liberté d’expression.

La demande d’exclusion n’a pas obtenu la majorité de deux tiers nécessaires pour être adoptée, seulement 13 des 23 députés du Parlement régional ont voté pour. En conséquence, ces 13 députés ont d’eux-mêmes quitté le parti, déclarant être la «vraie» AfD. Une scission qui donne une nouvelle occasion à Jörg Meuthen de contester le leadership de la coresponsable du parti, Frauke Petry. Depuis plusieurs mois, les deux se livrent à un bras de fer dont le dernier épisode constitue le point culminant.

Frauke Petry a réussi à convaincre Wolfgang Gedeon de se retirer lui-même du parti pour éviter sa division. Pas suffisant pour retenir Jörg Meuthen. Qui a annoncé qu’il ne voulait pas retourner au sein d’un parti rebaptisé «alternative pour antisémites».

«Alternative pour le Bade-Wurtemberg»

Ce mercredi, la scission du parti est devenue réalité. Jörg Meuthen a annoncé la création de «son» groupe parlementaire, Alternative für Baden-Würtemberg, composé des 13 députés favorables à l’exclusion de Gedeon.  Cette division au sein du groupe parlementaire du Bade-Wurtemberg, où le parti a obtenu en mars plus de 15% des voix, a des répercussions au niveau national. Le quotidien allemand Die Süddeutsche Zeitung  parle même d’une décomposition de l’AfD.

Libération

Namibie : le premier génocide de l’Allemagne

Le premier génocide a eu lieu en Namibie, sur ordre des autorités allemandes de l’époque, à partir de 1904. Deux peuples ont été quasiment anéantis en l’espace de 4 ans : les Nama et les Héréro. Près de 100 000 morts sans sépultures, dont une partie dans des… camps de concentration.

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20 ans de colonisation « banalement » brutale

L’Empire allemand de 1871 n’a pas de colonies dignes de ce nom, et par une série d’accords, se voit accorder  — en 1884 — par les autres puissances coloniales, quatre zones d’expansion. L’Afrique du Sud-ouest est l’une de celles-ci, nommée « Südwestafrika ». Durant 10 ans, le IIe Reich va donc étendre son autorité sur ce territoire correspondant à l’actuelle Namibie, avec force répression, jusqu’à obtenir la signature d’un accord de protectorat avec le chef des Héréro, l’une des populations colonisée.

Les 10 ans qui suivent, faits de la « banale brutalité coloniale » en vogue à l’époque, voient tout de même un autre traité signé avec la population des Nama. Mais c’est en 1904 que le soulèvement des Héréro contre l’administration allemande va faire basculer la répression du colonisateur dans l’horreur.

Ordre officiel d’extermination

Les Héréro, en 1904, victimes de la spoliation de leurs terres, empêchés de pratiquer la transumance se soulèvent contre le colon allemand. Une garnison est détruite, plusieurs centaines d’Allemands sont tués, mais leurs femmes et enfants, épargnés. La réponse de Berlin ne se fait pas attendre : un corps expéditionnaire de 15 000 soldats est envoyé sur place, équipés de mitrailleuses, de canons et de grenades. 6 mois de « guerre d’usure » s’en suivront, jusqu’au moment où le général Lothar von Trotha, connu pour sa butalité et en charge de la répression des Héréro passe à la « vitesse supérieure ».  Sur un plateau, l’armée allemande massacre des milliers de Héréro à la mitrailleuse. La plupart des survivants héréro qui parviennent à s’enfuir vers le désert du Kalahari sont inlassablement pourchassés pour être massacrés.

La décision d’extermination date de ce moment là, selon les archives encore consultables en Namibie. Le général Lothar von Trotha fait empoisonner les points d’eau, poste des soldats au points stratégiques et leur donne un ordre officiel qui résonne encore lugubrement : « Chaque Héréro trouvé à l’intérieur des frontières allemandes, avec ou sans armes, avec ou sans bétail, sera abattu. Je n’accepte aucune femme, aucun enfant, qu’ils s’en aillent ou je laisserai mes hommes leur tirer dessus« .

Les historiens sont unanimes pour dire qu’alors, la plupart officiers allemands pensent que c’est une guerre pour « la survie de la race blanche ». Exterminer les noirs africains devient donc, pour eux, une nécessité. L’ordre du général Trotha ressemble à sorte de « carte blanche à la troupe » pour tuer sans distinction.

Camps de concentration

En décembre 1904, l’information sur l’extermination des Héréro parvient jusqu’en Allemagne. Craignant une crise diplomatique les autorités militaires font annuler l’ordre d’extermination de Lothar von Trotha. Désormais les Héréro sont faits prisonniers.

6 camps de concentration, sur le modèle des camps sud-africains de la guerre des Boers sont donc construits pour y enfermer des milliers de Héréro survivants du génocide. La différence des camps allemands avec ceux d’Afrique du Sud réside dans la décision d’y faire travailler les prisonniers dans des conditions extrêmes, en les nourrissant à peine.

Identification par des médaillons avec numérotation, tenue d’un registre des morts : l’organisation bureaucratique des camps de concentration allemands de 1905 ne diffère pas beaucoup de celle des nazis 35 ans plus tard, selon les historiens, qui pensent même qu’elle les a inspirés. La seule nuance se trouve dans l’absence des chambres à gaz, mais la mortalité de ces camps africains est plus élevée que celle des nazis : sur 16 000 Héréro forcés à construire les infrastructures ferroviaires, plus de la moitié en mourront.

Un double génocide de l’horreur

En 1905, les Nama, suite au massacre des Héréro, se rebellent à leur tour, dans le sud du pays. C’est en avril 1905 que le général Lothar von Trotha promulgue, une nouvelle fois, un ordre d’extermination en direction des Nama. Celui-ci ne sera pas annulé. S’en suit une guerrilla qui se termine en 1906 avec la capture du dernier chef de cette population. Tous les prisonniers Nama sont alors envoyés dans un camp de concentration de sinistre réputation, nommé « Shark Island » (l’île aux requins). C’est dans ce camp que l’horreur absolue va être perpétrée. Un médecin allemand, le Docteur Fischer y « étudie » des têtes coupées de Héréro et de Nama qu’il conserve dans des bocaux. La démonstration de l’infériorité de la race noire face à la race blanche est la préoccupation centrale de ce « scientifique », qui inspirera la théorie de l’hygiène raciale nazie, et formera les médecins SS, dont le tristement célèbre Docteur Mengele qui sera son assistant.

Des scientifiques allemands demandent à cette époque l’envoi de crânes humains, pour confirmer leurs théories sur la dangerosité de la « mixité des races ». Le comble de l’abjection est atteint lorsque les responsables du camp forcent les prisonniers à faire bouillir les têtes d’autres prisonniers morts, puis de retirer leur chair à l’aide de morceaux de verre afin d’envoyer les crânes en Allemagne pour satisfaire « la soif de connaissance » des « scientifiques » de Berlin.

Depuis très peu de temps, en 2015,  ce double génocide des Héréro et des Nama a été officiellement reconnu comme tel par la voix du ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier (SPD) qui a annoncé publiquement que le massacre et l’internement inhumain des populations héréo et nama étaient « un crime de guerre et un génocide ».

En 2011, le musée anthropologique de l’hôpital de la Charité de Berlin a restitué 20 crânes de Héréro et de Nama à la Namibie. Malgré les excuses officielles du gouvernement, aucune indemnisation spécifique pour ce génocide n’a été envisagée par l’Allemagne, qui continue tout de même à participer au développement de la Namibie en lui allouant près de 12 millions d’euros par an…

TV5

Allemagne : Niels, l’infirmier a tué une centaine de patients par « ennui »

Un infirmier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en février pour le meurtre d’une trentaine de personnes par overdose, aurait en fait tué beaucoup plus de patients.  

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L’Allemand dit avoir tué des patients par « ennui ». Il est aujourd’hui impossible de dire combien de personnes sont mortes à cause de lui.

Des révélations lors de son incarcération

Tout commence en 2005, lorsque Niels H. est surpris par une collègue en train de faire une piqûre qui n’est pas prescrite à un patient, dans une clinique de Delmenhorst, dans le Nord de l’Allemagne. Cet agissement lui vaut une première condamnation à sept ans et demie de prison en 2008, pour tentative de meurtre.

Lors de son incarcération, il confesse auprès d’un détenu une cinquantaine d’homicides, entraînant l’ouverture de nouvelles investigations en janvier 2014, avant d’évoquer une trentaine de meurtres et une soixantaine de tentatives face au psychiatre qui l’examine fin 2014.

« Le nombre réel des victimes est bien plus élevé qu’on ne l’imaginait »

Au cours de son procès en février 2015, l’ancien infirmier de 39 ans reconnaît une trentaine de meurtres commis dans les hôpitaux par overdose. Il est condamné pour ces faits à la réclusion criminelle à perpétuité.

Mais aujourd’hui, l’enquête progresse et révèle de nombreuses autres morts suspectes dans l’entourage du quadragénaire. « Le nombre réel des victimes est bien plus élevé qu’on ne l’imaginait », a reconnu Thomas Sander, le procureur d’Oldenburg. L’infirmier a fait de nouveaux aveux à la suite d’un poison retrouvé sur des corps exhumés.

il a en effet fallu exhumer plus d’une centaine de corps de personnes décédées dans les trois hôpitaux où il a travaillé entre 2000 et 2005. Des traces du médicament incriminé ainsi que d’un autre poison ont été retrouvées sur quelque 33 corps. Les enquêteurs poursuivent les recherches et étudient d’autres dossiers de décès suspects.

« L’ennui »

Niels H. entrait dans les chambres des malades, pendant la nuit pour leur injecter des médicaments pour insuffisance cardiaque. « La plupart du temps, je passais à l’acte d’une façon spontanée« , avait-il déclaré lors de son procès en 2015 à Oldenburg, en Basse-Saxe.

C’est « l’ennui » qui selon lui motivait ses actes. Il empoisonnait les patients pour pouvoir « passer à l’action » et montrer à ses collègues qu’il était suffisamment expérimenté pour les réanimer. Aujourd’hui il est incapable d’estimer le nombre de victimes de ses “expérimentations”.

Les enquêteurs estiment que l’infirmier assassin a pu tuer près de 200 personnes.

M6

Hausse des crimes d’extrême-droite en Allemagne

Le nombre de crimes commis par des militants d’extrême-droite a bondi de plus de 40 pour cent l’an dernier en Allemagne.

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Le rapport annuel de l’agence allemande du renseignement intérieur dénombre 1408 crimes violents commis par des extrémistes de droite en 2015, comparativement à 900 l’année précédente.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a expliqué mardi que les extrémistes ont particulièrement ciblé les demandeurs d’asile l’an dernier.

Les groupes d’extrême-droite ont profité l’an dernier d’une hausse de la xénophobie pour augmenter leur nombre de membres et gonfler les appuis dont ils jouissent, quand l’Allemagne a accueilli des centaines de milliers de migrants originaires d’Afrique et du Moyen-Orient.

Journal Metro

Le preneur d’otages du cinéma de #Viernheim abattu par la police se nomme Sebastiano M

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Le preneur d’otages abattu a été identifié, âgé de 19 ans il est originaire de la ville de Mannheim (ouest) et vivait dans le nord de l’Allemagne

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L’homme qui s’était retranché jeudi 23 juin dans l’après-midi dans un cinéma de Viernheim (ville située à 75 kilomètres au sud de Francfort, ouest de l’Allemagne) avant d’être tué par la police, ne portait sur lui que des armes factices, a indiqué, vendredi, le parquet de Darmstadt. « Il était armé d’une arme à canon long et d’un pistolet qui étaient en fait des armes d’alarme. En outre, l’auteur des faits portait des grenades qui se sont avérées factices », a souligné le parquet, dans un communiqué.

Jeudi, cet homme « avait pris quatre employés et quatorze visiteurs en otage parmi lesquels des enfants et s’était montré menaçant à leur égard », a expliqué le parquet. « Il y a eu un appel d’urgence vers 14 h 45 (…) selon lequel un homme armé avait pénétré » dans le cinéma, avait expliqué, jeudi, le ministre de l’intérieur de la région de Hesse, Peter Beuth, ajoutant que « quatre coups de feu auraient été tirés ».

Le Monde

40 % des allemands disent être « dégouté de voir des homos s’embrasser en public »

Une nouvelle étude publiée mardi montre qu’un allemand sur 10 aimerait être dirigé par un führer, selon la définition: « imposer une politique lourde pour le bien commun. »

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10% des allemands veulent qu’un « Führer » prenne le pouvoir

L’étude, menée par l’Université de Leipzig, montre aussi que pour 11 cent des répondants, les Juifs ont trop d’influence sur la société allemande.

L’étude, publiée par The Daily Mail, a soulevé d’autres données troublantes.

71 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, 12 pour cent des Allemands croient que le peuple allemand est supérieur aux autres nations.

Selon les résultats, quatre répondants sur 10 croient que les musulmans devraient être interdits d’émigrer en Allemagne. En outre, trois allemands sur cinq croient que les immigrants qui prétendent venir pour éviter un danger de mort imminent mentent.

L’enquête, sur 2.240 allemands, explique que plus de la moitié des répondants affirment se sentir « étranger dans leur propre pays. » 30% des répondants ont dit que l’Allemagne est « infiltrée par trop d’étrangers, mettant en danger l’Etat ».

40 pour cent des répondants ont dit être « dégouté par le fait de voir des homos s’embrasser en public » ; soit une augmentation de 15% en 5 ans.

JSS

En Allemagne, un emballage Kinder déchaîne les commentaires racistes de la fachosphère

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Kinder a mis en vente des barres chocolatée à l’effigie des joueurs de l’équipe d’Allemagne lorsqu’ils étaient enfants, à l’occasion de l’Euro 2016. Les photos d’ Ilkay Gündogan et Jerome Boateng, d’origines turque et ghanéenne, ont déclenché des commentaires haineux sur la page Facebook de Pegida.

Jusqu’où peut aller Pegida ? Le mouvement anti-islam allemand s’est indigné d’une campagne de publicité lancée par la marque Kinder. Objet de son courroux? Les enfants de couleur figurant sur l’emballage des confiseries à la place des têtes blondes habituelles. « Rien ne les arrête ! » fulmine un commentaire sur un post Facebook de la section Pegida du Bade-Wurtemberg, le 19 mai. « Peut-on vraiment acheter ça? c’est une blague? ». « Ça doit être un fake  » s’emporte un internaute. Certains commentaires proposent de boycotter la marque. La page a depuis été supprimée depuis, mais une capture d’écran est reproduite sur le site de la BBC.

Gündogan et Boateng en ligne de mire

Ces photos font partie d’une campagne de Kinder en vue de l’Euro 2016. Ferrero, propriétaire a fabriqué une série limitée de ses barres chocolatée avec des photos des joueurs de la Mannschaft, la sélection allemande, lorqu’ils étaient enfants. C’est la photo du milieu de terrain Ilkay Gündogan et du défenseur Jerome Boateng, deux des joueurs les plus importants de l’équipe d’Allemagne, qui a fait réagir les partisans de Pegida. Ilkay Gündogan est Allemand d’origine turque et Jerome Boateng d’origine ghanéenne.  

Le président de la Fédération allemande de football, Reinhard Grindel, a lui aussi réagit en soulignant que la sélection allemande est « l’un des meilleurs exemples d’une intégration réussie. Des millions d’Allemands sont fiers de cette équipe, parce qu’elle est comme elle est. » « Ce qui compte, c’est la performance ».

« Nous rejetons toute xénophobie »

Ferrero, propriétaire de la marque a rapidement condamné ces marques de xénophobie. « Nous rejetons toute xénophobie et toute discrimination. Nous n’acceptons rien de tel au sein de notre communauté Facebook a indiqué le confiseur italien.

La campagne raciste a rapidement donné lieu à des détournements pour moquer la bêtise des réactions du groupe xénophobe: 

L’Express