Il n’y aura pas de procès dans l’affaire de la petite Loana, battue à mort par sa famille

La petite fille de 17 mois avait trouvé la mort dans la nuit du 26 au 27 décembre 2013 à l’Hôpital américain de Reims, après avoir été battue à mort. Le 29 août dernier, après plus de 3 ans d’instruction, la justice a prononcé un non-lieu dans cette affaire.

gendarmerierethelloana2floutee_1.jpg

En prononçant un non-lieu, la justice a considéré qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre les personnes suspectées, faute de charges suffisantes, dans l’affaire de la mort de la petite Loana, 17 mois, en décembre 2013.

A l’époque, la mère et son compagnon, originaires de Rethel dans les Ardennes, avaient été mis en examen peu après le décès du bébé, l’une pour non-assistance à personne en danger, l’autre pour violences volontaires ayant entraîné la mort.

Mais d’après Sébastien Busy, l’avocat de la mère de Loana que nous avons contacté, il a été impossible, durant l’instruction, de déterminer les circonstances exactes de la mort de la fillette. « Beaucoup de personnes sont passées dans cet appartement (la nuit du drame), explique-t-il. Il est impossible de savoir qui a fait quoi dans ce dossier, personne ne se souvient de rien ». Les principaux protagonistes étaient en effet sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants. « Ma cliente elle-même déplore ce non-lieu. »

France 3

Vol de 52 kg de cocaïne au 36 quai des Orfèvres : Jonathan Guyot, l’ex policier peut être libéré avant le jugement

Il aura entraîné dans sa chute sa femme, l’un de ses frères, plusieurs de ses collègues et amis policiers. Soupçonné d’être l’auteur du vol des 52 kg de cocaïne au sein de son ancien service, Jonathan Guyot, 35 ans, a toujours clamé son innocence.

6150441_0_1000x625.jpg

Il accuse un certain « Kevin »

Jonathan Guyot a récemment confié à la justice, depuis sa cellule de Fleury-Mérogis (Essonne), qu’un certain « Kevin » serait à l’origine du vol de la coke du 36. Pour son avocat, M e Bertrand Burman, cette expertise repose sur des « termes totalement génériques que l’on retrouve dans les tous examens de personnalité ». Il pointe surtout la « situation personnelle et judiciaire » de son client, « à bout de tout ». « Il considère que les dés sont jetés, ajoute-t-il. C’est un homme qui a pris une grande leçon d’humilité. »

Incarcéré depuis deux ans et presque deux mois, Jonathan Guyot a vu sa détention provisoire, qui ne peut théoriquement dépasser deux ans, être prolongée de quatre mois en juillet. Il peut donc envisager d’être libéré avant le jugement de cette affaire.

Le Parisien

Thomas V. le policier arrêté avec des armes et des explosifs projetait un double assassinat

Un policier carolo de 35 ans a été interpellé lors d’une opération policière, lundi après-midi. Il avait été repéré par un service de renseignements étranger à la suite de l’achat d’armes et d’explosifs sur le darkweb. Il projetait vraisemblablement de les utiliser pour assassiner deux personnes.

1331847150_B979815670Z.1_20160927142111_000_GEU7MH4PD.1-0.jpg

Le parquet de Charleroi a confirmé ce mardi le double mandat d’arrêt décerné à charge de Thomas V., un policier local de 35 ans appartenant au GSA (Groupe de Sécurisation et d’Appui) de la zone carolorégienne. Le juge d’instruction l’a inculpé d’importation illégale d’armes et d’une double tentative d’assassinat.

Le Soir

20 ans de réclusion criminelle pour Alexandre qui a tué un gendarme avec un véhicule volé

La cour d’assises d’appel du Var a condamné hier Alexandre Baudry à vingt ans de réclusion criminelle, pour le meurtre du major de gendarmerie Daniel Briere, 52 ans.

a1-9454685.jpg

Le 17 octobre 2012, à 14h35 à La Grave-de-Peille, le gendarme en civil, muni de son brassard fluo, s’était positionné sur la départementale 53, pour arrêter Alexandre Baudry, au volant de la voiture qu’il avait volée la veille.

Au terme de six jours de procès et deux heures de délibéré, les jurés varois ont considéré que l’accusé, 25 ans, avait volontairement foncé sur le gendarme, pour se soustraire à son arrestation, le percutant mortellement.

Var Matin

Wissous : «Tuons les tous, femmes et enfants», 7 hommes jugés pour racisme et islamophobie

6152257_6e12dd2a-8406-11e6-9e94-7df8fe484178-1_1000x625.jpg

Ils seront sept sur le banc des prévenus. Sept hommes âgés de 39 ans à 77 ans qui devront répondre ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Évry des faits de « provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la Nation, la race ou la religion. » Des faits pour lesquels encourent un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ces prévenus poursuivis pour des propos tenus sur Facebook.

Ces commentaires haineux répondaient à un message posté début septembre 2014 par Richard Trinquier, maire (LR) de Wissous, sur le prêt d’une salle municipale à l’association musulmane Al Madina. Un sujet abordé dans un contexte déjà tendu suite à la polémique née au cœur de l’été 2014 lorsque deux femmes voilées avaient été interdites d’accès à Wissous-Plage.

Si l’élu n’est pas lui-même poursuivi, son beau-père, Jean-Claude Le Clézio, figure parmi les personnes poursuivies suite à la plainte déposée par la Ligue des droits de l’Homme et l’association musulmane locale Al Madina. « Leur rêve sais (sic) de prendre l’Occident », avait commenté le septuagénaire avant de s’adresser directement à son gendre : « Tu as quelques portes flingue cela va devenir chaud. »

« Tuons les tous, femmes et enfants », avait répondu un internaute de 61 ans, Serge Potentier, le seul également poursuivi ce mardi pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine. » Ce prévenu n’avait d’ailleurs pas hésité à affirmer que pour lui, « un bon crouille est un crouille mort ». Ce procès, qui devait se tenir le 15 mars dernier, avait été renvoyé à l’audience de ce mardi.

Le Parisien

Toulon : « sale arabe » « Rentrez chez vous », Khaled victime d’une agression raciste

Khaled B. est sorti lundi de l’hôpital Sainte-Musse, à Toulon. Verdict: fracture du poignet gauche et 45 jours d’ITT. En se rendant dimanche matin au vide-greniers du CIL de la gare, à Ollioules, ce Seynois de 48 ans était pourtant bien loin de se douter qu’il en sortirait le corps meurtri… et l’esprit tout autant.

rca17q171_fv_police-large.jpg

«J’ai été victime d’une agression raciste», affirme-t-il aujourd’hui, choqué. «J’étais avec ma mère, ma femme et mes trois enfants, quand le Caddie de ma maman a malencontreusement roulé sur les pieds d’un badaud. Il y avait du monde, ce n’était pas simple de circuler par endroits. Elle s’est excusée».

MENACES ET PROPOS XÉNOPHOBES

L’affaire aurait dû en rester là. Sauf que d’après Khaled B., l’homme, un quinquagénaire «costaud», est très vite devenu agressif. D’abord verbalement. «J’ai alors essayé de défendre ma mère, qui a 73 ans. Il s’est emporté et m’a violemment repoussé en me traitant de « sale arabe ». Il a aussi apostrophé ma famille: « Rentrez chez vous », leur a-t-il crié. Je précise que ma mère et mon épouse sont voilées».

Tombé à terre, Khaled B. peinait à se relever à cause de la blessure que l’on sait. «Les gens autour de moi ont bien tenté d’intervenir mais il les repoussait avec son casque. « Vous êtes avec eux », leur disait-il, presque enragé. « Que je ne vous retrouve pas sur mon chemin », a-t-il menacé avant de partir». Grâce au dispositif de premiers secours mis en place lors de ce grand marché aux puces, Khaled B. a pu rapidement être pris en charge. Et une ambulance s’est vite rendue sur les lieux.

Du côté des organisateurs, qui n’ont pas assisté à la scène, on assure que c’est bien la première fois qu’une altercation se produit pendant ce rendez-vous prisé des chineurs de l’aire toulonnaise.

Khaled B., lui, se dit convaincu d’avoir été victime d’une agression à caractère xénophobe. Le Seynois devait d’ailleurs se rendre au commissariat pour porter plainte.

Var Matin

Attentat terroriste à Corte: 3 nationalistes Condamnés à des peines de 5 à 8 ans de prison ferme

Des peines de 5 à 8 ans de prison ont été prononcées jeudi 6 octobre par la cour d’assises spéciale de Paris à l’encontre de trois jeunes nationalistes jugés pour un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

France 3


Attentat terroriste : trois nationalistes corses jugés mercredi aux assises

Trois jeunes nationalistes corses, dont un petit-fils en fuite de l’ancien dirigeant du FLNC Charles Pieri, sont jugés mercredi devant la cour d’assises spéciale pour un attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

corse-le-flnc-se-dit-pret-reprendre-les-armes-620x349

Âgés de 22 à 24 ans, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Joseph-Marie Verdi, membres de Ghjuventu Indipendentista (Jeunesse indépendantiste), seront notamment poursuivis pour destruction ou dégradation de biens par l’effet d’une substance explosive et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.

Les deux premiers avaient été arrêtés fin mai 2013. Battini est toujours en détention provisoire mais Tomasini comparaitra libre. Le troisième accusé, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de Charles Pieri, est en fuite depuis le printemps 2013. Il est visé par un mandat d’arrêt.

Figure du nationalisme corse, Charles Pieri, plusieurs fois condamné par la justice, est sorti de prison en septembre 2015. Il purgeait une peine pour détention d’armes, après la découverte dans le jardin de sa maison de deux pistolets par les policiers de la sous-direction antiterroriste. Les enquêteurs cherchaient alors son petit-fils.

Le 1er avril 2012, vers 2h du matin, une voiture défonçait la grille de la sous-préfecture et pénétrait dans sa cour. Elle avait été incendiée et un engin explosif, qui n’avait pas fonctionné, avait été retrouvé. Le véhicule, une Peugeot 207, venait d’être volé à ses occupants, braqués par trois hommes cagoulés et armés d’un fusil de chasse. Juste avant l’attaque, ils avaient croisé un groupe de gendarmes qu’ils avaient menacés.

L’enquête s’était rapidement orientée vers le syndicat étudiant Ghjuventu Indipendentista, implanté à l’université de Corte. Ce syndicat affichait son nationalisme et son soutien à l’action du FLNC, qui a annoncé le dépôt des armes en 2014.

En garde à vue, deux proches de Nicolas Battini l’ont mis en cause dans l’attaque. Son ADN a été retrouvé dans une maison abandonnée à Corte où les enquêteurs ont découvert du matériel utilisé pour l’attaque de la sous-préfecture.

Il sera aussi jugé pour une attaque à l’engin explosif de l’Office de l’environnement de Corte, la nuit du 8 février 2012, qui n’avait causé que des dégâts matériels.

Joseph-Marie Verdi est mis en cause dans l’attaque de la sous-préfecture par un renseignement anonyme et au moins un témoignage. Son ADN a aussi été retrouvé sur une affiche électorale et sur un masque de carnaval abandonné près des gendarmes menacés avant l’attaque.

Le procès est prévu jusqu’au 7 octobre.

Paris Normandie

Fusillade au Port-Marly : deux blessés graves, Pierre s’est rendu, la piste terroriste écartée

Pierre, l‘auteur des coups de feu au supermarché du Port-Marly, dans les Yvelines, s’est rendu. A la mi-journée, il avait grièvement blessé deux personnes avant de prendre la fuite et de se retrancher chez lui. Selon le Parquet de Versailles, il s’agit d’un « litige d’ordre privé ».

648x415_forcene-62-ans-lance-cocktail-molotov-policiers-raid-vendredi-combs-ville-abattu-tir-riposte-illustration.jpg

Fin de l’intervention du RAID au Port-Marly, dans les Yvelines. Les policiers tentaient d’intercepter un homme retranché dans un immeuble. Un homme soupçonné d’avoir tiré sur deux personnes dans le supermarché de la ville. Les deux blessés, un homme de 73 ans et une femme de 57 ans, se trouvent toutes les deux « en urgence absolue ».

C’est à 12h30, ce lundi, que les faits ont eu lieu. Un sexuagénaire est entré dans le supermarché et a fait feu avec un fusil de chasse, blessant grièvement deux personnes. Il a ensuite pris la fuite et s’est réfugié chez lui, dans un immeuble voisin. Le RAID intervient pour tenter de l’arrêter.

La piste terroriste n’est pas privilégiée à ce stade de l’enquête. Le tireur est inconnu des services de renseignement mais connu pour des affaires de violences volontaires. Il avait déjà été vu dans ce même supermarché avec un comportement très agressif. La brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles a été saisie de l’enquête. Le Parquet indique ce lundi après-midi qu’il s’agit d’un litige d’ordre privé.

France Bleu

Marion Maréchal-Le Pen ignore le nombre d’habitants en Paca ou elle était candidate

Mosquée visée par un attentat en Allemagne : la police évoque des «motifs racistes»


Allemagne: deux attentats à la bombe, une mosquée visée, pas de blessés

Deux attentats à la bombe, qui n’ont pas fait de blessés, ont été commis à Dresde (est de l’Allemagne), notamment contre une mosquée, a annoncé la police mardi qui évoque « des motivations racistes », sur fond de violences xénophobes en hausse.

img_2616

La première explosion s’est déroulée lundi soir devant une mosquée où se trouvaient un imam, son épouse et leurs deux fils, a précisé la police qui a retrouvé les restes d’un engin explosif de fabrication artisanale.

Une demi-heure plus tard, la police a de nouveau été alertée d’une explosion cette fois-ci sur la terrasse d’un centre de congrès de la ville de Saxe. Il s’agissait aussi d’un engin artisanal.

« Même s’il n’y a jusqu’ici aucune revendication, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’actes à motivation xénophobe », a affirmé le président de la police locale, Horst Kretzschmar, cité dans le communiqué.

Dresde doit accueillir lundi les cérémonies annuelles marquant le 26e anniversaire de la Réunification allemande en présence notamment de la chancelière Angela Merkel et du président fédéral Joachim Gauck.

Cette ville de plus de 500.000 habitants, dans l’ancienne RDA communiste, est devenue depuis deux ans le théâtre de manifestations anti-islam et anti-réfugiés du mouvement Pegida alors que la population étrangère y est extrêmement minoritaire.

L’Orient Le Jour

Jean-Michel et Damien mis en examen pour viols en réunion et actes de barbarie ayant entraîné la mort de Séverine

Séverine Gentil, une Sedanaise de 44 ans avait perdu la vie dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin 2015 à la suite de viols en réunion et d’actes de barbarie. La reconstitution est terminée.

332381132_b979761680z-1_20160921150330_000_gn77lbjgb-1-0

Les enquêteurs, le juge d’instruction ainsi que Damien Gatine et Jean-Michel Colson, les deux suspects, étaient ce matin dans les bois du Mont-Dieu, où les viols et les actes de barbarie auraient été commis. La route départementale D230 A menant à la Chartreuse du Mont-Dieu est barrée par les gendarmes. La reconstitution a duré toute la matinée.

Le samedi 13 juin 2015 peu avant 11 heures, un homme découvre un femme inanimée sur la banquette d’une voiture stationnée place Nassau. Il S’agit de Séverine Gentil, une Sedanaise de 44 ans.

Une enquête est ouverte. Deux hommes, Damien Gatine et Jean-Michel Colson, respectivement âgé de 25 et 47 ans au moment des faits, sont mis en examen pour « viols en réunion » et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils sont actuellement en détention provisoire.

L’Union

Israël : les «soldats» juifs pratiquants seront désormais exemptés des tâches mixtes

Après des années de polémique et de lobbying, les haredi, les juifs ultra orthodoxes, ont remporté la bataille de la mixité : ils ne seront désormais plus contraints de côtoyer des femmes ou d’obéir aux injonctions des femmes soldats.

act0813-soldat-haredi

Etre de garde avec une femme, être dans le même véhicule qu’une sœur d’arme ou encore lui obéir… autant de choses que les juifs pratiquants ne seront désormais plus obligés de faire grâce au «Nouvel Arrêté pour le service commun», mis en place pour «réguler les problématiques du quotidien» par le chef d’Etat major Gadi Eisenkot.

Cette nouvelle initiative de Tsahal intervient après une série d’incidents au cours desquels des juifs ultra-orthodoxes ont manifesté leur hostilité envers la gent féminine. Récemment, des haredi se sont ainsi insurgés contre des performances musicales conduites par des femmes, se levant et quittant la salle alors qu’elles chantaient.

Les frictions concernant l’intégration des femmes dans les rangs de Tsahal sont courantes et la question du chant des femmes en public, proscrit pour les adeptes d’un judaïsme strict, a souvent été au cœur de polémiques.

En 2011, un rabbin du nom d’Elyakim Levanon avait ainsi défrayé la chronique après avoir affirmé que si les « soldats » de sexe masculin étaient forcés de s’asseoir à des cérémonies pendant lesquelles des femmes chantaient seules sur scène, les rabbins instruiraient aux soldats de quitter la salle «même s’il y a un peloton d’exécution à l’extérieur».

RT

La gare de Villeneuve-Saint-Georges évacuée en raison de la présence d’un prêtre chrétien orthodoxe

Un pope, c’est à dire un prêtre chrétien orthodoxe, a provoqué malgré lui une belle panique ce lundi après-midi. Des voyageurs du RER, inquiets devant la robe noire du religieux et la grosse ceinture qu’il portait dans le train, ont appelé la police.

moines_orthodoxes

D’importants moyens ont aussitôt été déployés. Les usagers qui se trouvaient en gare de Villeneuve-Saint-Georges ont ainsi été évacués. Le trafic de la ligne du RER D a été interrompu entre Villeneuve-Saint-Georges et Gare de Lyon, vers 17 h 30.

La police a demandé à la SNCF d’interrompre le trafic pour intervenir à bord du train qui se trouvait à proximité de Villeneuve. Fausse alerte donc. Selon la SNCF, le trafic devait reprendre vers 18 heures.

Le Parisien

Allemagne : un couple de Français de confession juive contraint de payer un impôt religieux de 114 000 €

En cochant la case juif sur leur formulaire d’enregistrement, M. et Mme K. ignoraient que ça pouvait leur coûter cher.

938501-berlin

Appelons-les M. et Mme K. Ce couple fortuné – dont le nom n’est pas communiqué — déménage de France pour Francfort en Allemagne en novembre 2002. A leur arrivée, ils remplissent le formulaire d’enregistrement, une procédure obligatoire dans le pays, et cochent, au chapitre consacré à la religion, la case «Mosaisch», «Juif». M. et Mme K. ignorent alors tout de la mécanique qu’ils viennent de mettre en branle.

Six mois plus tard, ils reçoivent un courrier de bienvenue de la communauté juive de Francfort, assorti d’une facture salée : le montant de l’impôt religieux que chaque fidèle se doit d’acquitter dans le pays. M. et Mme K protestent, rappellent qu’ils sont toujours en contact avec leur communauté d’origine en France, qu’ils ne savaient pas qu’en cochant la case «juif» ils s’engageaient à verser un impôt religieux, et que la communauté juive de Francfort est de toute façon trop orthodoxe à leurs yeux… Après des mois de pourparlers infructueux, le couple quitte la communauté en octobre 2003 en claquant la porte. Mais le conflit n’en reste pas là. Aux yeux de la communauté juive de Francfort, le couple a laissé derrière lui un arriéré d’impôts de… 114 000 euros pour un peu moins d’un an d’affiliation.

En Allemagne, se dire catholique, protestant, juif ou orthodoxe signifie qu’on est membre d’une paroisse précise. En l’absence de séparation stricte entre les Églises et l’Etat, les services fiscaux du pays collectent l’impôt religieux pour les communautés du pays, prélevé à la source (1) et figurant sur les fiches de paie aux côtés des prélèvements sociaux.

Il est possible de «sortir» de l’Eglise, ce que font d’ailleurs des dizaines de milliers d’Allemands chaque année. Qui choisit cette option est considéré comme non croyant, et ne peut en général plus prétendre à un enterrement religieux, au baptême pour ses enfants, ou à une place dans un jardin d’enfants ou une maison de retraite catholique, protestante ou juive. Pays dépourvu de tradition laïque, l’Allemagne ne considère pas la religion comme une affaire privée.

Depuis plus de dix ans, l’affaire du couple K. est renvoyée de tribunal en tribunal. Mercredi, le tribunal administratif Fédéral de Leipzig a confirmé une décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe, qui avait donné raison à la communauté juive de Francfort en 2010. Laquelle a refusé la proposition de compromis du tribunal administratif, qui, soulignant le montant inhabituellement élevé de la somme à payer, a suggéré que le couple n’en paie que la moitié. «La communauté juive de Francfort ne négocie par principe pas sur les questions fiscales», a expliqué son président Marc Grünbaum.

«Mes clients viennent de France et ne comprennent rien à cette histoire», explique l’avocat du couple. Les K. qui voient dans cette affaire une atteinte à la liberté religieuse sont décidés à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.

Libe

Le chômage a explosé en août : 50 200 demandeurs d’emplois supplémentaires en 1 mois

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi a explosé au mois d’août dernier, affichant une progression de 50.200 en métropole sur un mois.

xvm8833b0fe-8405-11e6-9fb7-f850e66d7ddf

 

DOM compris, le hausse est encore plus élevée, avec pas moins de 52.400 nouvelles inscriptions en A le mois dernier. Du jamais vu depuis septembre 2013 avec ses 53.800 nouveaux chômeurs enregistrés en A, mois consécutif au «bug SFR» qui avait entrainé en août une baisse anormale de 50.000 inscrits en A (corrigée ensuite à -32.700).

Cumulée aux variations dans les catégories B et C, qui recensent les demandeurs d’emploi qui ont effectué un petit boulot le mois en question, la hausse dépasse même les 80.000 sur un mois. Et il faut, là, remonter au mois d’avril 2009 pour retrouver une hausse aussi importante dans les catégories A, B et C.

Cette contre-performance ramène à 27.000 le reflux du nombre de chômeurs enregistré dans la seule catégorie A depuis le début de l’année et à 16.500 celui depuis un an dans la France entière.

Selon le dernier pointage, il y a donc désormais un peu plus de 3,8 millions de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi dans la France entière, quelque 5,8 millions en A en incluant les activités réduites et 6,6 millions toutes catégories confondues.

Le Figaro