Un parti d’extrême droite danois distribue un spray anti-migrants

Estampillés « arme légale efficace » contre les migrants, des centaines d’aérosols ont été distribués samedi dernier par un parti d’extrême droite danois. L’agence de l’ONU chargée des réfugiés a vivement condamné cette initiative.

des-policiers-danois-a-la-frontiere-entre-le-danemark-et-l-allemagne-le-9-janvier-2016_5497663.jpg

Le week-end dernier, le parti anti-immigration Danskernes Parti (Parti des Danois) a déclenché un véritable tollé en organisant au Danemark une distribution de sprays symboliquement destinés à chasser les réfugiés. Si ces aérosols contenaient en réalité de la laque pour cheveux, ils illustrent la poussée xénophobe dans ce petit pays scandinave.

« Certains ont pris le spray, sans avoir l’air surpris »

France 24 a publié le témoignage d’une étudiante, à qui l’un de ces sprays a été proposé le samedi 24 septembre, au sud-est du pays dans la ville de Haderslev. En plein shopping, la jeune femme de 22 ans croise dans une rue quatre militants en pleine distribution.

L’un d’eux lui tend un spray, elle lui demande de quoi il s’agit.  » Il m’a répondu très sérieusement que c’était un spray anti-migrants. J’étais choquée », confie-t-elle. « Dans la rue, d’autres personnes ont trouvé cette démarche agressive. Certains ont pris le spray, sans avoir l’air surpris. »

Tollé et soutien aux réfugiés sur les réseaux sociaux

Mercredi, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés a sévèrement déploré cette action. La ville de Haderslev « n’a pas été choisie au hasard », estime l’étudiante témoin de cette distribution. Elle accueille en effet un camp abritant près de 140 demandeurs d’asile selon la Croix-Rouge locale.

Après cette distribution controversée, de nombreux messages indignés ont fleuri sur les réseaux sociaux. Adam et Noah, deux jeunes Danois, ont ainsi diffusé lundi une vidéo « de compassion », qui comptabilise ce vendredi près d’un million de vues. Ils y distribuent un spray d’amour et de compassion aux passants, avant de les prendre dans leurs bras.

L’Express

«Délire islamophobe», la publicité «nauséeuse» de l’éditeur de Zemmour

La publicité de mauvais goût de l’éditeur d’Eric Zemmour «Délire islamophobe».
L’ex-ministre et candidate à la primaire écolo Cécile Duflot a eu le «vertige» en découvrant la dernière publicité en date pour vanter l’ultime fournée d’Eric Zemmour.

Capture d’écran 2016-10-01 à 13.07.47.png

Pour vendre le talent de cet «ennemi public n°1», l’éditeur Albin Michel a en effet utilisé des extraits de critiques négatives (ou presque : celle attribuée à Libération est en réalité le titre d’une tribune parue sur notre site écrite par un médecin). Ce qui choque Duflot -et on le serait à moins-, c’est la présence de la critique «délire islamophobe» (attribué à l’Obs) devenant d’après elle «argument publicitaire».

Libe

#DossierTabou sur l’islam: L’Observatoire de la laïcité déplore le «sensationnalisme» du reportage

Le socialiste Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, a adressé jeudi un courrier à M6 et à Bernard de La Villardière…

dossier-tabou-le-nouveau-magazine-de-bernard-de-la-villardiere-arrive-sur-m6-le

Dossier Tabou continue de faire réagir. Le premier numéro du nouveau magazine de M6, diffusé mercredi et intitulé « L’islam en France : La république en échec », n’est pas passé inaperçu.

De nombreux téléspectateurs ont été ulcérés par plusieurs séquences du reportage, dont une montrant une femme musulmane refusant de se faire soigner par un médecin homme dans un hôpital francilien et qui affirmait qu’elle « n’accepte pas » la laïcité. D’autres ont reproché à l’émission de Bernard de La Villardière de verser dans le sensationnalisme et de nourrir la stigmatisation dont font l’objet les musulmans.

C’est au tour de l’Observatoire de la laïcité de monter au créneau. Le socialiste Jean-Louis Bianco, président de cette instance chargée d’aider le gouvernement à faire respecter le principe de laïcité, a adressé jeudi un courrier à M6 et à Bernard de La Villardière.

« Le constat établi par l’Observatoire de la laïcité confirme la réalité, non depuis quelques années mais depuis plus d’une dizaine d’années, de replis communautaires et de provocations contre la République dans certaines zones périphériques et rurales, écrit-il. Pour autant, la généralisation des difficultés telle que présentée par ce reportage donne une vision déformée de la réalité. »

« Il est inexact d’affirmer qu’il y aurait, de la part d’agents publics, de « multiples arrangements » avec les lois de la République », dénonce-t-il, avant de souligner qu’« aucun recours n’a été intenté depuis la rentrée scolaire 2008-2009 contre l’interdiction du port de signes ou de tenues [religieux]. »

Jean-Louis Bianco souligne ensuite que « le chiffre avancé par le reportage de « 45 % d’habitants de la Seine-Saint-Denis » qui seraient de « confession musulmane » n’a aucune base scientifique », la loi française interdisant d’établir des statistiques religieuses.

Concernant la séquence de l’hôpital, il avance qu’« il ne s’agit pas de nier une réelle – mais peu courante – contestation des règles de droit. Mais en faire un phénomène général est infondé ».

« Je regrette tout traitement sensationnaliste de sujets aussi fondamentaux que la laïcité et la gestion des faits religieux. Notre responsabilité à tous est d’être pédagogues en rappelant quelles sont les libertés mais aussi quels sont les limites et interdits indépassable dans un cadre laïque », conclut le président de l’Observatoire de la laïcité.

Le Collectif contre l’islamophobie a publié jeudi une analyse sur « l’invariable échec des reportages « sans tabou » sur l’islam et les musulmans ». « Cette façon « d’enquêter » sur les/des musulmans, sur le mode de l’infiltration, en lien avec la radicalité et le terrorisme, problématise de fait le sujet étudié, faisant peser sur ses acteurs une suspicion permanente, sommés de s’expliquer, comme s’ils étaient mis en cause, par défaut », déplore notamment l’association.

20 Minutes

Règlements de comptes : Nicolas et François «caïds de Marseille» jugés pour l’assassinat d’un ado

les-techniciens-de-la-police-judiciaire-depeches-sur-les_409265_516x343.jpg

L’enceinte protectrice de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône n’a pas suffi à dissiper la peur. Alors que débutait ce vendredi matin le deuxième jour du procès des «caïds de Marseille», jugés pour l’assassinat en novembre 2010 d’un jeune homme de 16 ans cité du Clos la Rose, dans le XIIIe arrondissement de la cité phocéenne, trois seulement des 47 personnes appelées à témoigner se sont présentées à la barre.

Depuis son ouverture, jeudi, le procès de deux frères Nicolas et François Bengler, se heurte en effet à l’absence des parties civiles et des témoins. Dernier recours pour briser la loi du silence : la cour a fait appel à la police pour contraindre un adolescent à témoigner.

Lenny,11 ans à l’époque des faits, aurait échappé à une tentative d’assassinat par les frères Bengler en 2010. Ce 21 novembre, le jeune garçon est grièvement blessé par une rafale de kalachnikov lors d’un règlement de comptes particulièrement sanglant, deux jours après que Jean-Michel Gomez, 16 ans, a été abattu dans la cité marseillaise du Clos-de-la-Rose, avec ce même type de fusil d’assaut.

Aujourd’hui âgé de 16 ans, Lenny devait témoigner ce vendredi, mais n’a pas osé, a expliqué son avocat, Me Frédéric Coffano. «Fragile, il se reconstruit difficilement», a-t-il ajouté. Pourtant, à la demande de l’avocat général, la cour a fini par délivrer un mandat d’amener à l’encontre de l’adolescent.

Le Parisien

Un élu FN : «Les femmes politiques sont plus obligées que les hommes de soigner leur apparence»

l-elu-fn-wallerand-de-saint-just-vous-explique-a-quel-point-il-est-necessaire-pour-une-femme-politique-d-etre-elegante

Dans la revue Charles du mois d’octobre, l’élu frontiste aborde l’épineuse question de son soudain changement de look , lors de la campagne des régionales au cours de laquelle il a troqué sa fidèle moustache contre une barbe de trois jours, remisé ses vieilles lunettes pour une paire à montures épaisses et décidé de renouveler sa garde-robe de fond en comble.

Je pense qu’à la télévision, les hommes aiment les femmes politiques très élégantes. Je la verrais bien s’habiller au Bon Marché [grand magasin chic de la rive gauche de Paris, NDLR]. Ses dépenses doivent être consacrées à sa garde-robe. Les femmes politiques sont plus obligées que les hommes de soigner leur apparence. On attend beaucoup plus d’une femme sur ce plan-là. Quand une femme politique est élégante, belle, bien coiffée, elle a un atout supplémentaire.

«Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs?» rencontre avec le negrophobe Henry de Lesquen

La scène est surréaliste. Dans cette vidéo extraite du documentaire Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs ? – qui s’inscrit dans une trilogie à voir sur Planète+, dont le prochain sera diffusé le 3 octobre prochain à 20h55 – le comédien et réalisateur Lucien Jean-Baptiste interview Henry de Lesquen, le président de Radio Courtoisie, qui souhaite notamment bannir la musique nègre des médias publics.

Lorsque le comédien lui demande la définition de la musique nègre, la réponse fuse : « La musique nègre c’est l’expression de l’âme des populations de race congoïdées, les blancs sont les caucaïdes, et les noirs d’Afrique sont les congoïdes« . Et contre toute attente, un dialogue s’opère entre les deux interlocuteurs. « Vous avez une moitié de sang blanc », affirme Henry de Lesquen, très sur de lui.

Les Inrocks

Fausse rumeur sur des «cours d’arabe obligatoires» à l’école primaire, la direction a reçu des messages d’insultes

Une mère de famille du sud de la France a partagé, le 25 septembre sur Facebook, un mot de l’école de sa fille au sujet de l’enseignement de la langue arabe. Le mot invite les parents d’élèves de l’école primaire Reynier de Six-Fours-les-Plages (Var) à signaler s’ils souhaitent y inscrire leur enfant.

5005535_6_48e1_capture-d-ecran-du-mot-qui-a-circule-sur_4e8c1cb4cc28581eb9135108607b4a42.png

La mention « partie à retourner obligatoirement à l’école » a interpellé cette mère, qui croit y voir le signe que ces cours d’arabe seraient obligatoires. « Devoir signer les papiers sur le carnet de liaison pour l’enseignement de la langue arabe en primaire, ça y est, encore un cap de franchi… », se lamente-t-elle. Repris par d’autres internautes, le mot a été partagé des centaines de fois sur les réseaux sociaux. Sauf qu’en réalité il n’y a rien d’obligatoire dans cet enseignement. Explications.

Ces cours d’arabe, d’une durée allant d’une heure et demie à trois heures par semaine, s’inscrivent dans le système d’enseignement de langue et culture d’origine (ELCO). Ces cours, facultatifs, sont proposés hors du temps scolaire et, comme leur nom l’indique, ils sont destinés aux élèves originaires de pays étrangers et portent sur la langue et la culture des pays. Au total, neuf pays sont concernés : l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, mais aussi la Croatie, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Turquie et la Serbie. Environ 850 intervenants étrangers donnent des cours dans le cadre de ce système à 80 000 élèves.

Contactée, la direction de l’école primaire Reynier de Six-Fours-les-Plages dit avoir reçu des messages d’insultes après la diffusion du message sur Facebook. Elle insiste sur le fait que cet enseignement n’est pas obligatoire, contrairement à ce qu’ont cru certains internautes :

« C’est en dehors du temps scolaire, comme des programmes, et c’est facultatif. Nous disons simplement aux élèves qui peuvent être concernés de lever la main pour qu’on leur distribue un papier. »

Sauf qu’il arrive que des enfants qui n’ont pas vocation à suivre ces enseignements demandent quand même le mot et le ramènent à leurs parents… Ce qui ne les engage à rien : rien ne les oblige à rendre le papier et encore moins à inscrire leurs enfants aux cours d’arabe.

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs circulent sur l’enseignement de l’arabe à l’école. En mai, la députée (Les Républicains) Annie Genevard avait accusé le gouvernement d’introduire des enseignements « communautaires » à l’école. En réalité, le gouvernement prévoit de supprimer le système spécifique des ELCO sur trois ans, à partir de la rentrée 2016, pour les remplacer par des enseignements de langue étrangère classiques, et toujours facultatifs, sur le temps scolaire, avec des intervenants qui dépendent de l’éducation nationale.

Le Monde

Jugé pour trois cambriolages, Alexandre avoue être «finalement mieux en prison»

À chaque fois qu’il a pénétré par effraction dans un domicile à Toulon pour s’emparer de multiples objets, le malfaiteur a laissé des traces qui ont permis de l’arrêter.

Prison-francaise-cellule-barreau-taule

 

Et pour cause, les trois fois où Alexandre M., un Seynois âgé de 40 ans, a brisé des vitres, il a déposé du sang qui, après exploitation grâce à l’ADN, a permis aux enquêteurs de l’identifier et de l’interpeller.

AU LYCÉE MARIE-FRANCE

C’est ainsi que cet homme sans diplôme ni formation, qui enchaîne les séjours en prison, a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour répondre de trois vols avec effraction commis les 17 et 28 mars et 14 avril.

Parmi les victimes des larcins commis figure le lycée Marie-France où un vidéo projecteur avait été dérobé en avril. Une autre victime avait, quant à elle, déploré la disparition de bijoux, sacs, objets multimédias et numéraires.

RENVOYÉ AU 10 OCTOBRE

Il est apparu, lors de l’audience de jugement, que le prévenu avait été libéré de prison en février, soit quelques semaines avant la commission de ces faits.

«Ma situation n’est pas terrible. Finalement, je suis mieux en prison», a-t-il commenté pendant les débats.

 

Vu les risques de réitération, l’homme a fait l’objet d’un mandat de dépôt. Il a été incarcéré à la Farlède.

Var Matin

Palestine occupée : israël démolit les maisons de 20 Palestiniens à Jérusalem-Est

La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli quatre habitations à Jérusalem-Est abritant 20 Palestiniens, soutenant qu’elles ont été construites sans autorisation.

constructions-a-jerusalem-est-washington-denonce-des-plans-israeliens-provocateurs

La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli, mardi matin, 4 habitations à Jérusalem-Est, abritant 20 Palestiniens, sous prétexte qu’elles ont été construites sans autorisation.

Tayssir Abou Hawa, un dentiste palestinien, a indiqué à Anadolu que des équipes de la municipalité escortées par la police israélienne ont démoli un immeuble comprenant deux appartements lui appartenant, et un autre bâtiment de deux appartements également appartenant à son frère (Ahmed) dans le quartier d’al-Tur à Jérusalem.

Les appartements d’une superficie de 700 mètres carrés, ont été construits en 2010, a affirmé la même source, soulignant avoir reçu un ordre de démolition en 2013.

«Nous avons chargé un avocat de l’affaire, et payé des amendes exorbitantes, mais en vain», a déploré le Palestinien.

Abou Hawa a souligné que 20 personnes vivaient dans les appartements avant leur démolition.

L’Autorité palestinienne et l’Organisation des Nations Unies relèvent que les Israéliens ont intensifié les démolitions dans la ville ces derniers mois.

TRT

Laurent extorque 50 000 € à ses grands-parents pour payer sa drogue

Toxicomane, un Alciaquois de 33 ans a racketté ses grands-parents pendant 5 ans pour payer sa drogue, leur soutirant ainsi 50 000 €. Il vient d’être condamné à de la prison ferme et a été incarcéré.

police garde a vue degrisement

Gros consommateurs de drogues en tous genres (cannabis, héroïne et cocaïne), Laurent Somon, Alciaquois de 33 ans, était toujours en quête d’argent pour financer sa consommation. Ses faibles revenus sociaux ne suffisant pas, il s’est tourné, à partir de la fin 2011, vers ses grands-parents douvrinois pour leur soutirer de l’argent. Mais ses demandes ont été de plus en plus fréquentes et pressantes.

Un véritable racket à raison e 1 000€ par mois ! Pour parvenir à ses fins, il n’hésitait pas à user de pressions et de bousculades sur sa grand-mère de 79 ans et son grand-père de 80 ans aujourd’hui. À tel point que la septuagénaire a écrit à la préfecture, au parquet de Béthune et à l’Agence régionale de la santé dans l’espoir de trouver de l’aide.

Au printemps dernier, le parquet a donc saisi le bureau local de protection de la famille du commissariat de Béthune qui a ouvert une enquête. Mais l’Alciaquois ne s’est pas montré coopératif, refusant de répondre aux convocations.

Jugé en comparution immédiate mercredi, le trentenaire alciaquois a été condamné à 3 ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Les juges ayant décerné un mandat de dépôt, il a été incarcéré à l’issue de l’audience.

La Voix Du Nord

Prêtres pédophiles : 400 témoignages de victimes recueillis à Lyon par une association

Les révélations sur les scandales dans l’Eglise prennent une ampleur insoupçonnée. L’association «La Parole Libérée», basée à Lyon (Rhône), a recueilli depuis le mois de novembre 2015, 400 témoignages de personnes disant avoir été victimes de prêtres pédophiles, rapporte ce vendredi France Info.

12187-100246772

Parmi ces victimes, certaines parlent pour la première fois, plusieurs décennies après les faits,. On peut notamment citer le cas d’un homme âgé de 93 ans : «Il a été victime d’agression sexuelle dans son enfance. Sa femme est décédée et elle n’a jamais su», raconte auprès de France Info François Devaux, cofondateur de «La Parole Libérée».

L’association a été fondée par trois anciennes victimes du père Bernard Preynat, un prêtre soupçonné de pédophilie au cours des années 1980 et 1990. Ils ont également reproché au cardinal Barbarin de ne pas avoir dénoncé ce prêtre à la justice.

Un site internet pour que les victimes osent parler

«La Parole Libérée» avait également créé son site internet au mois de juin dernier (www.laparoleliberee.fr) permettant à toute personne abusée de se signaler, d’indiquer son âgé au moment des faits, le lieu de l’agression..Franck, le webmaster bénévole qui a développé cette fonction, est parti d’un constat. «Les victimes se sentent isolées et n’osent pas parler, persuadées qu’elles ne seront pas crues parce qu’elles sont seules», observe cet expert pour qui «l’union fait la force».

France Info précise également qu’une autre boîte e-mail a été créée par l’épiscopat français en avril dernier. Cette opération a permis de recueillir 80 témoignages de victimes.

Le Parisien

Patrick jugé pour avoir agressé sexuellement des personnes âgées et vulnérables

Le tribunal de Valenciennes a rendu son délibéré jeudi après-midi : Patrick Maclart a été reconnu coupable d’agressions sexuelles commises dans une maison de retraite de Saint-Amand-les-Eaux en juin 2014.

A1-8472390-Custom-e1454320635392

Le quinquagénaire a finalement été condamné à cinq ans de prison ferme, cinq ans de suivi sociojudiciaire avec une peine de deux années supplémentaires en cas de manquement avec une obligation de soins, l’interdiction de paraître dans tout lieu accueillant des personnes âgées.

Des photos pornos dans son portable

Le 18 juin 2014 après-midi, une dame de 92 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer avait été retrouvée dans une posture inhabituelle, dénudée, les jambes écartées, au deuxième étage de la résidence Estréelle. À l’étage du dessous, une autre dame, de 68 ans, avait pu dénoncer l’agression sexuelle dont elle venait d’être victime. Le quinquagénaire avait été vu par le personnel et capté par les caméras de surveillance à ces deux étages.

Dans le téléphone du Bourguignon, de nombreuses photos pornographiques de dames âgées avaient été retrouvées. L’une d’elles a été identifiée dans une maison de retraite de Colmar et une aide-soignante l’avait formellement reconnu, assurant qu’il s’était fait passer pour le neveu de la dame de 79 ans en avril 2014.

La Voix Du Nord

Un prêtre propose moins de viande à la cantine sur recommandations du Pape et la droite dénonce… «l’islam politique»

Le curé des Minguettes, Régis Charre, qui a évoqué la question lors d’un atelier public, dit avoir voulu simplement suivre les recommandations du Pape et son encyclique «Laudato si’», adressée aux catholiques en 2015, où François évoque largement les questions écologiques. Mais la droite locale a bien vite brandi l’épouvantail de «l’islam politique»…

Capture d’écran 2016-09-30 à 12.28.58.png

Au départ, c’était une belle réflexion spirituelle. Quand le père Régis Charre, le curé des Minguettes, a évoqué une option végétarienne dans les cantines de Vénissieux, en banlieue de Lyon, il ne pensait pas nourrir une polémique autour de l’islam.

Voilà ce qu’il a proposé devant une petite dizaine de femmes des Minguettes, et dont la presse locale s’est fait l’écho : les familles pourraient choisir pour leurs enfants un menu avec ou sans viande. Il suffirait de cocher la bonne case sur un formulaire et une option «végétarienne» serait ainsi offerte à la cantine.  L’an passé, le député Yves Jégo (UDI) avait tenté de généraliser le double menu à l’ensemble du territoire, grâce à un projet de loi, mais sa démarche n’avait pas abouti. De leur côté, certaines communes appliquent ce principe, en particulier Lyon. Dès lors, pourquoi pas Vénissieux, située au sud-est de la métropole ?

La droite locale agite l’épouvantail de «l’islam politique»

Dans la commune de 61 000 habitants, le débat a longtemps été compliqué sur le hachis parmentier. Depuis 2013 au moins, la maire (PC) Michèle Picard et son opposant (PS) Lotfi Ben Khelifa s’affrontent sur l’alimentation des cantines scolaires. Le deuxième réclame des plats de substitution quand la première s’y refuse, afin de ne pas «faire entrer le fait religieux» dans un établissement public, comme le résume le Progrès de Lyon, qui a suivi l’une des dernières joutes fin juin.

Depuis jeudi soir, la droite locale s’en mêle aussi, le conseiller d’opposition Christophe Girard (LR) dénonçant la position soutenue par le prêtre : «Le père Charre se fait l’apôtre d’une revendication qui relève à 99% de l’islam politique».

Le Pape François agite la réflexion sur l’écologie en 2015

Le halal, un faux débat. Avant-même que le représentant local des Républicains ne riposte, l’homme de foi se montrait prudent dans ses propos. Dans le boucan politique, il se tient à l’écart, officiellement non-partisan : «Est-ce à un prêtre d’émettre des propositions ? Je n’en suis pas certain. Disons simplement que je réfléchis… » 

C’est toute la cruauté de la simplification des idées et de l’air du temps, chargé en névroses sur la religion musulmane. Régis Charre plaçait ses motivations loin de la viande halal : dans un mélange d’écologie et de lutte contre les inégalités. Et aussi, de «fait religieux», mais pas celui auquel on pense.

En contestant l’escalope systématique du midi, le prêtre suit en réalité les prescriptions du Pape François. Sa «réflexion» correspond à l’encyclique Laudato si («Loué sois-tu») adressée par le chef des catholiques le 18 juin 2015, riche en références sur l’écologie et le réchauffement climatique, la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales. «Ce texte était une révolution», selon le prêtre des Minguettes, puisque l’Eglise associait enfin «l’écologie environnementale» et «l’écologie des plus pauvres».

D’où la réflexion sur la consommation de viande. Le père Charre : «On ne peut pas, dans un pays riche, manger toute cette viande que ne peuvent pas s’offrir les pauvres – des pauvres qui d’ailleurs nous nourrissent… ». Le curé parle aussi des méfaits du steak sur «la santé». Mais sa motivation première réside bien dans «la question écologique».

Libe

«Reprendre l’Amérique aux Juifs», des tracts néo-nazis ciblent les Juifs à Jacksonville

Le bureau du sheriff de Jacksonville considère que les tracts sont l’expression de la « liberté de parole ».

jacksonville-e14749903806981-635x357

Des prospectus appelant à « Reprendre l’Amérique aux Juifs » ont été distribués à Jacksonville, en Floride, dans un quartier qui abrite des Juifs et plusieurs institutions juives.

Les tracts, qui affirmaient également que les Juifs « complotaient pour avoir l’esprit de notre gouvernement » et qu’ils appartenaient à ceux qui lisaient le tract de ne pas « les laisser détruire ce que vos ancêtres européens ont construit », ont été découverts dimanche matin dans l’allée du Jewish Community Alliance, dans deux synagogues à Jacksonville et les allées des maisons de la ville, a signalé le Florida Times-Union.

Ils ont été signés par le groupe néo-nazi basé à Detroit, le National Socialist Movement. C’est la deuxième fois en un an que des tracts affirmant venir du groupe ont été distribués dans la région.

Le bureau du shérif a enquêté sur les tracts mais a déclaré qu’aucun crime n’a été commis, puisque la distribution de ces tracts est un exercice de la liberté d’expression, a expliqué la porte-parole du bureau du shérif, Melissa Bujeda, au journal.

« Bien que la distribution de ces tracts soit légale dans le cadre du premier amendement, ils ont fait peur à beaucoup de personnes dans la communauté, et pas seulement les juifs », a déclaré le directeur régional de l’ADL Florida Hava Holzhauer. .

TTOI

A Hayange, le maire Front national veut expulser le Secours populaire

Un maire dispose-t-il d’un droit de regard sur les activités des associations installées dans sa ville ? Pour le frontiste Fabien Engelmann, maire d’Hayange (Moselle), la réponse est oui. Vendredi matin 30 septembre, un huissier, flanqué de la police municipale de la cité minière et de la directrice générale des services, devait se présenter au local du Secours populaire pour demander à l’association d’évacuer les lieux.

n-fabien-engelmann-large570

Selon le maire FN, les responsables locaux du Secours populaire « utilisent l’image » de l’association « pour faire de la politique ». M. Engelmann met en cause certaines déclarations à la presse d’Anne Duflot-Allievi, présidente locale de l’organisation caritative, assimilées à de la « propagande promigrants ».

Cette dernière avait aidé le collectif anti-FN Hayange en résistance à organiser un repas pour des réfugiés. « Ce sont des gens qui ont une idéologie communiste. Qu’ils soient adhérents ou pas au Parti communiste, je m’en fous », lâche l’élu, qui réclame donc leur départ.

Ville durement frappée par le chômage

Depuis une dizaine d’années, les locaux sont gracieusement mis à disposition de l’association par la municipalité. L’accord, entériné lors d’un conseil municipal, n’est pas encadré par un bail. Un point sur lequel Fabien Engelmann entend s’appuyer pour justifier l’expulsion.

Dans cette ville durement frappée par le chômage, le Secours populaire distribue de la nourriture, des vêtements, et aide des familles dans le besoin. « Nous ne sommes pas engagés politiquement, on ne comprend pas qu’un élu veuille chasser une association qui vient en aide à 800 personnes sur sa ville, se désole la responsable départementale, Marie-Françoise Thull. Il aurait envie que les associations fassent à sa mesure. Il n’a pas compris l’indépendance à respecter. »

L’élu frontiste envisage d’octroyer les locaux à d’autres associations caritatives. Il explique avoir sondé des bénévoles de Fraternité française, un organisme dirigé par la députée européenne FN Mireille d’Ornano, dont la présidente d’honneur n’est autre que Jany Le Pen, femme de Jean-Marie Le Pen.

Contactée, Mme d’Ornano oppose une fin de non-recevoir à Fabien Engelmann. « Je ne veux pas, je ne suis pas en compétition avec le Secours populaire, assure-t-elle. Ils ont de gros moyens. Plus que moi. »
Le Monde

Colmar: Un prêtre catholique écroué pour viol et agression sexuelle sur une mineure

Un prêtre catholique de 58 ans a été mis en examen et écroué à Colmar, soupçonné de viol et agression sexuelle sur une adolescente, des faits qui remonteraient à plusieurs années, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires et auprès de l’archevêché.

croix crucifix chretien eglise

Ce curé, soupçonné de viol par pénétration digitale, agression sexuelle sur mineure et abus de confiance, a été placé en garde à vue mardi, a-t-on précisé de mêmes sources. Selon l’archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, il a été mis en examen et incarcéré à Colmar.

Les faits auraient été commis il y a « une dizaine d’années », a indiqué Mgr Grallet, sans pouvoir préciser la période et la durée.

En outre, selon l’archevêché, ce curé, nommé en 2005 dans la paroisse de Wintzenheim, près de Colmar, détournait « des chèques destinés à la paroisse ». Il est soupçonné de s’être servi en partie de ces sommes qu’il aurait reversées à la jeune fille en vue d’obtenir des faveurs sexuelles, selon des sources judiciaires, confirmant des informations de la presse régionale.

Le Parisien