Philippe Dine et Gérard Hollville, ancien et nouveau maire, condamnés pour violences sur une femme

Le tribunal d’Amiens, dans son délibéré rendu ce jeudi, a en quelque sorte renvoyé dos à dos l’actuel et l’ancien maire de Daours, village de 800 habitants près de Corbie.

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Le premier magistrat Philippe Dine, 70 ans, a été condamné à 90 jours-amende à 15 euros, soit un total de 1350 euros d’amende, pour des violences commises sur Estelle Hollville le 20 juin 2015. Cette femme de 45 ans avait reconnu avoir filmé M. Dine tandis qu’il tondait la pelouse communale. Elle avait en revanche nié avoir proféré des insultes et a d’ailleurs été relaxée de ce chef.

Son beau-père Gérard Hollville, 72 ans, l’ancien maire sèchement battu aux élections de mars 2014, a pour sa part été condamné à 450 euros d’amende, et un euro symbolique à verser à la victime, pour des outrages à l’encontre de M. Dine.

Courrier Picard

La riche héritière qui avait tenté d’égorger ses jumelles, aperçue… en train de faire du shopping

Un peu plus d’un an après avoir tenté d’égorger ses jumelles âgées de 14 ans, Mireille Gram, connue pour être l’héritière de l’empire des sacs Kipling, a été vue flânant dans les rues de Knokke. Elle avait en effet reçu l’autorisation, l’espace d’un week-end, de quitter l’institut psychiatrique dans lequel elle est internée depuis les faits.

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L’affaire avait fait grand bruit à la fin du mois de septembre de l’année 2015 : Mireille Gram, héritière de l’empire Kipling, avait tenté d’égorger ses jumelles, alors âgées de 14 ans, alors que celles-ci dormaient à l’étage de la demeure familiale de Schoten en province d’Anvers… Les faits avaient eu lieu alors qu’elle et son mari venaient d’entamer une procédure de divorce.

Un an plus tard, nos confrères flamands du Het Laatste Nieuws ont retrouvé la trace de cette dame de 50 ans, internée depuis les faits en hôpital psychiatrique. Ce week-end, dimanche précisément, Mireille Gram a en effet été aperçue du côté de Knokke, occupée à faire du lèche-vitrines.

Renseignements pris, nos collègues ont ainsi pu obtenir l’information selon laquelle Mireille Gram a bénéficié d’un « congé » l’espace d’un week-end.

« Nous étions au courant de cette sortie », a réagi son ex-mari, contacté par la rédaction. « Pour mes filles, cela a été un choc et le souvenir d’une terreur incroyable. Il lui est toujours interdit de s’approcher d’elles, mais pour le même prix, elle aurait pu se retrouver devant notre porte… En réalité, nous n’avons aucune idée de l’état d’avancement du dossier. Sera-t-elle jugée ? On ne sait pas. »

Une question à laquelle la justice apportera bientôt une réponse, la chambre des mises en accusation d’Anvers devant bientôt se pencher sur ce cas, jugeant de la nécessité, ou non, de l’ouverture d’une enquête complémentaire…

Sud Info

Hayange : 3 mois avec sursis requis contre l’adjoint au maire FN accusé de violences sur une ado

La dernière commémoration du 19-Mars à Hayange avait totalement dégénéré. L’adjoint au maire est poursuivi pour avoir violenté une adolescente.

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«A Hayange, comme partout en France, on commémore la fin de la guerre d’Algérie », commence le président du tribunal correctionnel de Thionville. Oui, sauf qu’à Hayange, la cérémonie organisée en hommage aux victimes civiles et militaires est copieusement partie en vrille le 19 mars dernier ( RL des 20, 22 et 27 mars 2016).

Devant le monument aux Morts, brouhaha, violences, sifflets se sont invités dans le protocole. Pour mémoire, le maire frontiste de la commune, Fabien Engelmann, avait refusé de se rendre à la cérémonie. Selon lui, le 5 décembre 1962 serait la seule date valable pour marquer la fin du conflit en Algérie. Il l’a fait savoir par la voix de son adjoint aux travaux, Francis Langlois, chargé de lire un communiqué signé par le maire, en préambule au message officiel du secrétaire d’Etat. Et cela a provoqué un véritable tollé sur place, tant auprès de la population que des membres des associations d’anciens combattants présents.

L’instant a été filmé et abondamment partagé sur les réseaux sociaux. Les images sont à peine croyables. Elles ont d’ailleurs été soigneusement épluchées par les enquêteurs de police.

Car l’affaire n’en est pas restée là. Elle finit devant la justice. En effet, une jeune fille, âgée de 16 ans, venue assister à la cérémonie avec des proches, accuse l’adjoint au maire de l’avoir violentée alors qu’elle tentait de lui retirer des mains le discours du maire dont il faisait la lecture. Du coup, on a rembobiné la scène, hier, à la barre du tribunal.

Trois mois de prison avec sursis requis

« J’ai vu un couple en larmes, choqué. Je n’ai pas supporté, raconte l’adolescente. M. Langlois m’a repoussée par la gorge, j’y suis retournée et il m’a porté un coup. » « Il n’y a aucune excuse pour légitimer ce geste », renchérit l’avocat de la victime, Me Jérôme Tiberi.

Pourtant, le conseil parisien du prévenu, Me Paul Yon, plaide la légitime défense et donc la relaxe de son client, absent des débats.

L’avocat fait d’abord un arrêt sur images sur un porte-drapeau qui, le premier, a tenté de faire taire l’élu en le poussant et en tirant sur son écharpe tricolore. Puis il évoque « l’attaque » inattendue de la jeune fille. Selon Me Yon, l’adjoint conspué a été piégé par des opposants au maire FN. « Au nom de quoi une bande d’activistes peut-elle lui interdire de parler ? », interroge-t-il.

Quoi qu’il en soit, « la réponse est disproportionnée, martèle la substitut du procureur. C’est inadmissible de la part d’un représentant de l’autorité publique ».

Trois mois de prison avec sursis sont requis contre l’élu, toujours en fonction. Le tribunal rendra sa décision le 7 décembre prochain.

Republic Lorrain

Elle refuse sa demande en mariage, il lui tire une balle dans la tête

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Jason Eaton avait, à la base, de jolies intentions: il s’est rendu la semaine passée chez sa petite amie, âgée de 44 ans à Greensburg (dans l’Indiana) , pour la demander en mariage. Il avait acheté une bague pour que sa demande soit parfaite. La journée a viré au drame en quelques minutes. Wendy Sabatini a refusé la demande en mariage et Jason Eaton lui a tiré une balle dans la tête.

Ny Dailly

Jérusalem occupé : Israël a détruit un cimetière musulman de 1.400 ans

Protégés par des soldats, les employés de la Direction israélienne de la Nature et des Parcs sont entrés au cimetière de Bab al-Rahme

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La Direction israélienne de la Natüre et des Parcs a détruit le cimetière  musulman de 1.400 ans “ Bab al-Rahme “, situé à Jérusalem-Est.

“Protégés par des soldats, les employés de la Direction israélienne de la Nature et des Parcs sont entrés au cimetière de Bab al-Rahme” a déclaré le président de la Commission chargée de la protection des tombes musulmanes, Moustapha Ebou Zahra tout en rappelant que le cimetière en question se trouvait sur un terrain appartenant à une fondation et que des centaines de Palestiniens y été enterrés depuis 1.400 ans.

« Les autorités israéliennes avancent que le cimetière fait partie du terrain réservé à un parc alors que ce terrain appartient au Musulmans » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le directeur et imam en chef de la mosquée AlAqsaOmar Kaswani a condamné la destruction du cimetière musulman par Israël.

TRT

Marc-Brian agresse son voisin, insulte et mord une militaire, et ressort libre

Tête basse dans le box, Marc-Brian le reconnaît. « Non, je ne pourrais pas m’empêcher de boire… » Une addiction qui le rend violent et qui lui a valu une condamnation à quatre mois de prison ferme, ce mercredi par le tribunal de Compiègne.

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Lundi dernier, à 5 heures du matin, après une première altercation, cet habitant Longueil-Annel, âgé de 27 ans, file chez son voisin. Sous l’emprise de l’alcool, il tente de le frapper avec un tesson de bouteille.

Les gendarmes sont vite prévenus, et recevront le même accueil. Insultés, menacés et même mordue pour l’une des militaires.

En août, déjà, après une partie de pêche alcoolisée, pratiquement dans les mêmes circonstances, il avait menacé des gendarmes avec un couteau, devant chez lui.

Le tribunal a tout de même fait preuve de clémence, en ne délivrant pas de mandat de dépôt. « Vous avez besoin de soins ».

Le Parisien

Agressions sexuelles sur mineures : 2 ans de prison pour Vincent, le moniteur d’équitation

L’affaire a été jugée au palais de justice de Narbonne cette semaine. À la barre un moniteur d’équitation aujourd’hui âgé d’une trentaine d’années.

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Un moniteur d’équitation a été jugé par le tribunal correctionnel.

Ce sont les plaintes de deux adolescentes âgées de 16 ans, en 2014 et 2015, qui ont permis de mettre au jour cette affaire d’atteintes et d’agressions sexuelles sur mineures. Les faits se déroulent dans l’univers clos d’un centre équestre du Narbonnais. Vincent, aujourd’hui âgé de 36 ans, est moniteur d’équitation.

 

Le tribunal a condamné Vincent à trois ans de prison, dont un avec sursis assortis d’un suivi sociojudiciaire d’une durée de 5 ans. Il a également l’interdiction de fréquenter des lieux, entrer en contact ou d’exercer une profession en lien avec des mineurs.

La Depeche

BDS : Roger Waters appelle les Chemical Brothers à annuler leur concert en Israël

L’ex Pink Floyd, Roger Waters, fer de lance du boycott total de l’État d’Israël, a appelé mardi le groupe Chemical Brothers à annuler leur concert en Israël.

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« Si vous vous rendez à Tel Aviv, votre performance sera exploitée par les autorités israéliennes pour convaincre leurs citoyens que tout est en ordre, et personne ne se souciera des Palestiniens. S’il vous plaît, s’il vous plaît n’y allez pas » a écrit Waters dans une lettre envoyée au groupe.

La semaine dernière, le géant américain American Express a annulé un parrainage de 4 millions de dollars de la tournée nord-américaine de Waters en 2017 en raison de ses propos anti-israéliens tenus ce mois-ci à l’occasion d’un festival.

 

Le Monde Juif

«l’homosexualité est une abomination»: Christine Boutin condamnée en appel

Christine Boutin, l’ex-présidente du Parti chrétien démocrate, a été condamnée en appel à 5000 euros d’amende pour avoir dit que « l’homosexualité est une abomination ».

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La cour d’appel de Paris a confirmé mercredi la condamnation de l’ex-présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, à 5.000 euros d’amende pour avoir dit que « l’homosexualité est une abomination ».

Christine Boutin avait déjà été condamnée à cette peine le 18 décembre 2015 par le tribunal correctionnel de Paris pour « provocation publique à la haine ou à la violence ». Elle avait fait appel.

La cour d’appel a également confirmé la condamnation de l’ancienne ministre à verser 2.000 euros de dommages et intérêts aux associations « Mousse » et « Le refuge » qui s’étaient constituées parties civiles.

Elle a accordé la même somme à l’association Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), en validant sa constitution de partie civile, jugée irrecevable en première instance.

« Mon opinion s’inscrit dans la tradition chrétienne »

Dans un entretien au magazine Charles paru en avril 2014 sous le titre « Je suis une pécheresse », Christine Boutin affirmait: « L’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ».

« Ce que l’on entend dans vos propos, c’est que les homosexuels sont une abomination », avait résumé le procureur, indiquant que le parquet avait reçu 500 plaintes de particuliers outrés après sa déclaration.

L’avocat de l’ex-ministre avait plaidé la relaxe, estimant que sa cliente était jugée pour « une opinion ». « Votre décision aura des conséquences énormes sur la liberté d’expression. Si vous suivez les réquisitions du procureur, alors il faut saisir la Bible! », avait-il lancé.

Lors des débats, l’ex-ministre du Logement avait expliqué avoir « hésité à répondre à cette question qui faisait référence à une citation de l’Ancien et du Nouveau testament » avant de se dire que c’était « une occasion de clarifier (sa) pensée ».

« Mon opinion s’inscrit dans la tradition chrétienne », avait justifié l’ancienne députée des Yvelines, tout en précisant qu’elle avait regretté ses propos par la suite. « Mais je suis une femme directe, j’essaye d’être en accord avec mes convictions profondes mais cela ne veut pas dire que je condamne les personnes homosexuelles », avait-elle assuré.

Paris Match

Syrie : 300 civils tués par les bombardements occidentaux (Amnesty International)

Les frappes aériennes de la coalition contre le groupe armé Etat Islamique (EI) auraient provoqué la mort d’environ 300 personnes. C’est ce que révèle l’étude réalisée par notre organisation de 11 frappes.  

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Le 28 septembre 2016 Nous avons adressé  un document au ministère américain de la Défense, soulevant des questions quant à la conduite des forces de la coalition en Syrie. Ce document réunit et analyse des informations provenant de plusieurs sources, y compris de témoins directs de frappes aériennes.

Le  commandement militaire américain (CENTCOM), qui dirige les forces de la coalition en Syrie, n’a peut-être pas pris les précautions nécessaires pour épargner les civils. De plus, il a peut-être mené des attaques illégales qui ont tué et blessé des civils.

Jusqu’à présent, les autorités des États-Unis n’ont pas répondu. Elles se contentent d’ailleurs de reconnaître qu’une seule mort causée par ces attaques.

Amnesty

Incendie à Pantin : des jeunes de la cité volent au secours des résidents… puis se font contrôler par la police

Au lendemain de l’incendie dramatique de Pantin où un homme de 58 ans a péri dans son appartement, les habitants de la résidence du 8, rue Auger sont encore sous le choc. Le sinistre a fait d’autres victimes : une jeune femme de 23 ans est toujours dans un état critique après avoir respiré des fumées toxiques, une femme de 85 ans, qui a été évacuée par la grande échelle, est plus légèrement blessée.

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Les résidents de cette copropriété en parfait état ont tous le sentiment de l’avoir échappé belle. « Nous n’avons pas entendu de bruit ni senti d’odeur suspecte », indique Malik, un rescapé. Ils n’ont même pas perçu l’alarme. « C’est mon fils qui l’a déclenchée », explique Céleste Lopes, l’ancienne gardienne qui vit au rez-de-chaussée.

Les occupants de l’immeuble ne tarissent pas d’éloges sur le groupe de jeunes « de la cité d’en face » qui ont volé à leur secours. « Ils sont montés dans les étages en criant au feu, ils ont frappé aux portes et ont aidé les gens à sortir. Ils nous ont sauvés », martèle Malik.

« Sans eux, il y aurait eu plus de morts »

Dans la confusion, samedi après-midi, la police a d’abord cru que ces jeunes gens étaient venus mettre le feu. Des témoins les avaient vus escalader la grille d’enceinte et s’engouffrer dans l’immeuble, puis en ressortir à toute vitesse (en fait chassés par les fumées).

Ils se sont fait interpeller une cinquantaine de mètres plus loin. Malik qui venait d’être secouru par ces jeunes gens, a tenté d’expliquer la méprise. « Mais ils étaient déjà maîtrisés par la police qui me disait de ne pas m’en mêler », raconte-t-il. Finalement le quiproquo a été levé, et les garçons relâchés. Malik sait seulement que ses sauveurs habitent l’îlot Scandicci, une cité difficile de Pantin. « Ce sont des jeunes héroïques, sans eux il y aurait eu plus de morts », insiste-t-il.

L’origine de ce feu particulièrement violent est toujours inconnue, même si la piste accidentelle est privilégiée. Samedi à 17 heures, lorsque les pompiers interviennent, ils n’arrivent pas à ouvrir la porte du studio du 2e étage d’où sont parties les flammes. Quand enfin ils y parviennent, ils découvrent un corps complètement carbonisé appuyé contre la porte d’entrée.

Le Parisien

«Belhanda n’est plus trop un joueur de foot, il prie beaucoup», Younes Belhanda ulcéré par les propos de RMC

Lors d’une interview accordée à l’Equipe, Younes Belhanda est revenu sur des propos polémiques qu’un journaliste de RMC a tenus concernant sa pratique religieuse. L’international marocain a dû attendre presque trois mois avant de réagir. Les détails.

Au mois d’août dernier, le journaliste Daniel Riolo avait déclaré sur les ondes de RMC que Nice a fait une « grosse erreur » en recrutant Younes Belhanda. « Belhanda n’est plus trop un joueur de foot. Il a un peu vrillé. Je ne sais pas si c’est encore un joueur de foot. Bref, il prie beaucoup quoi. Il est parti dans un autre monde », a lancé le journaliste.

Pour répondre, le Lion de l’Atlas a saisi l’occasion de l’entretien accrodé à l’Equipe pour éclaircir les choses. « C’est petit. Pourquoi parler de ça alors que je suis footballeur ? », demande Belhanda, avant de poursuivre: « Je suis musulman. Quel est le rapport ? Je suis quoi ? Terroriste ? Je suis musulman, je pratique l’islam, quel est le rapport ? »

Sport

La Russie ferme le bureau d’Amnesty International à Moscou

Les employés d’Amnesty International à Moscou ont eu une mauvaise surprise en arrivant à leur bureau à 10 heures, mercredi 2 novembre, situé au centre de la capitale russe. Posées à même le sol au milieu d’un petit tas de copeaux et de fils, les serrures ont été arrachées, l’alarme a été débranchée et l’électricité coupée. Un scellé sur la porte, portant le cachet de la ville de Moscou, interdisait à quiconque de pénétrer dans les locaux sans « la présence d’un responsable municipal ». Interloquée, l’équipe de l’ONG international de défense des droits humains a tenté de joindre le numéro affiché. Sans succès.

Capture d’écran 2016-11-02 à 21.55.39.png« Nous ne savons pas ce qui a incité les autorités de Moscou à empêcher notre personnel d’accéder à nos bureaux », a réagi dans un communiqué John Dalhuisen, directeur Europe d’Amnesty International. Mais, ajoute-t-il, « étant donné le climat actuel de la société civile en Russie, il existe manifestement de nombreuses explications plausibles ». En parallèle aux associations et organismes russes, promptement classés « agents de l’étranger » dès qu’ils contreviennent au discours dominant du Kremlin, les ONG internationales sont en effet de plus en plus dans le collimateur du pouvoir.

« La tête dans le trou des WC »

La fermeture du bureau d’Amnesty à Moscou intervient au lendemain d’une critique vigoureuse de son responsable, M. Nikitine, après l’émoi suscité par le sort d’Idlar Dadine. Condamné à deux ans et demi de prison, et expédié en septembre dans le camp pénitentiaire n°7, à Segueja, en Carélie (nord-ouest de la Russie), cet homme de 34 ans a dénoncé la torture qu’il y subit dans une lettre adressée à sa femme par l’intermédiaire de son avocat, et rendue publique sur le site Internet Meduza.

« Nastia [diminutif d’Anastasia], si tu décides de publier ces informations qui me concernent, essaie de les diffuser le plus largement possible. Cela permettra d’accroître mes chances de rester en vie », écrivait-il, avant de détailler les mauvais traitements infligés. Battu à plusieurs reprises, il racontait ainsi son enfer : « Il y avait jusqu’à dix ou douze personnes à me frapper à coups de pied en même temps. Après le troisième passage à tabac, ils m’ont fourré la tête dans le trou des WC du mitard. »

Suspendu par les mains menottées derrière le dos, menacé de viol et de mort pour le dissuader de poursuivre sa grève de la faim, Idlar Dadine est le premier prisonnier à avoir été condamné par l’article 212.1, introduit en 2014 dans le code pénal russe, qui punit jusqu’à cinq ans de prison toute personne participant à une manifestation ou un meeting « violant les règles ». A plusieurs reprises, M. Dadine avait, tout seul à Moscou, brandi des pancartes critiques envers le pouvoir – l’une d’elles proclamant seulement « Je suis Charlie ».

 

Le Monde

Suisse : Le gouvernement interdit un rassemblement d’extrême droite pour troubles à l’ordre public

Le Conseil d’Etat invoque de possibles troubles de l’ordre public pour s’opposer à la manifestation du Parti nationaliste suisse.

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Le Conseil d’Etat vaudois a interdit mercredi la «conférence sur le nationalisme» qui doit se tenir samedi prochain dans la région lausannoise à l’initiative du Parti nationaliste suisse (PNOS). Le gouvernement cantonal invoque les dangers pour l’ordre public pour justifier sa décision. Le fait que de nombreux partis et organisations de la gauche vaudoise appellent à contre-manifester justifie de recourir à la clause générale de police, précise-t-on de source officielle.

En conséquence, la police cantonale interviendra le cas échéant pour empêcher la manifestation et les organisateurs s’exposent à des poursuites pénales s’ils maintiennent leur projet. L’interdiction est valable sur l’ensemble du territoire cantonal et reste applicable si la date du rassemblement est différée.

Le gouvernement vaudois ne donne pas d’information sur le lieu prévu pour ce rassemblement, si tant est qu’il soit déjà connu, avançant des raisons de sécurité. On ne sait pas davantage si une commune avait déjà accordé son autorisation pour que la manifestation se tienne.

La polémique sur l’activisme des milieux d’extrême droite en Suisse a enflé après le concert ayant réuni le mois dernier près de 5000 fans de rock néonazi à Unterwasser (SG).

Appel à une contre-manifestation

Dans le canton de Vaud, à l’initiative de Solidarités, et sous le slogan «Pas de fascistes dans nos quartiers», un appel à contre-manifester samedi 5 novembre a été lancé. Partis de gauche et syndicats s’y sont associés.

Sur l’affiche du rassemblement des nationalistes prévu le 5 novembre, on trouve les noms de Sébastien de Boëldieu, un militant de l’organisation italienne CasaPound, qui revendique l’expérience fasciste comme inspiration, du Français Daniel Conversano, qui se réclame du «militantisme blanc et nationaliste», et du Vaudois Philippe Brennenstuhl, responsable de la section romande du PNOS, lui-même condamné en 2002 à trois mois de prison pour discrimination raciale. La partie musicale du programme est confiée au groupe lyonnais de rock identitaire Frakass.

A Genève, c’est une conférence d’Alain Soral qui est déjà annoncée pour le 12 novembre, également dans un lieu ne devant être communiqué qu’à la dernière minute.

Le Temps

Nuit de violences et agressions des voisins : 8 mois ferme pour Grégory

Que s’est-il passé dans la tête de Grégory Fouquet dans la nuit du 28 au 29 octobre dernier ? Pour des faits de violences commis au cours de cette nuit d’ivresse, le Compiégnois de 30 ans a été condamné, ce lundi, à 8 mois de prison ferme. Le tribunal de Compiègne a décidé de son placement en détention.

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Il faut dire que le profil du jeune homme est inquiétant. Vendredi soir, il décide, avec son frère, de boire de nombreuses bières. Puis, avec des amis, il vide une bouteille de vodka. Plusieurs heures après son interpellation, il présentait encore une alcoolémie de plus d’1,2 g par litre de sang. Entre-temps, Grégory Fouquet a passé à tabac une de ses voisines.

Selon lui, après avoir reçu un coup de couteau dans la cuisse, il décide de se réfugier dans un pavillon. Pour cela, il défonce la porte de sa future victime, après avoir lancé des pots de fleurs sur la maison. A l’intérieur, il tombe sur Sandrine*, s’ensuivent des coups de poing, de pied, et une morsure par le chien du prévenu. C’est pour ces actes qu’il a été condamné. Pourtant, Sandrine n’était pas seule à la barre.

Grégory, déjà condamné dans plusieurs dossiers, se serait présenté quelques heures plus tôt chez Luis* avec un autre homme pour le frapper, selon les dires de cette présumée victime. Le visage du sexagénaire, largement tuméfié, confirme en tout cas des coups. Sauf que s’il a bien reconnu Grégory sur des planches photographiques, les certitudes manquent sur l’identité de l’agresseur et sur l’horaire des faits. Pour cette affaire, Grégory Fouquet a donc été relaxé.

Le Parisien