« Il n’y a pas besoin de loi sur le voile à l’université » Mandon contredit Valls

Pour le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, il n’y a « pas besoin de loi sur le voile à l’école ». Il se distingue ainsi du Premier ministre.

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« Il n’y a pas besoin de loi sur le voile à l’université », a estimé Thierry Mandon. « Si j’ai l’occasion de lui en parler, je lui dirai qu’il n’y a pas besoin de loi », a réagi le secrétaire d’État interrogé sur RTL. « Ce que je vois sur le terrain, ce que me disent tous les présidents d’université, c’est qu’il n’y a pas de problème. »

« Il n’y a pas de contagion du foulard », a relativisé le ministre, « il y a des étudiantes qui ont tout à fait, parce qu’elles sont adultes, le droit de garder un foulard, le foulard n’est pas interdit dans la société française ». « Quand on est usager d’un service public, on a le droit d’avoir un foulard, on peut en penser ce qu’on veut mais ce droit existe », a poursuivi le ministre, concluant : « Je pense qu’il n’y a pas besoin de ce texte. »

 

Trafic de cocaïne : Sébastien et Alexandrine acquitté du meurtre de Carine, leur amie dealeuse

Le parquet général d’Aix-en-Provence vient de décider de faire appel du verdict qui a acquitté Sébastien Ribière et Alexandrine Brugerolle de la Fraissinette, le 2 avril dernier. Le couple était accusé du meurtre de leur amie dealeuse, à Marseille en juin 2011.

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L’avocate générale avait demandé 20 ans de réclusion criminelle pour Sébastein Ribière,36 ans, et deux ans d’emprisonnement pour sa compagne, 31 ans, qui était jugée pour recel de cadavre. Après l’acquittement intervenu dans la nuit du 1er au 2 avril par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, le parquet d’Aix-en-Provence décide aujourd’hui de faire appel.

Le couple était accusé du meurtre d’une de leurs amies dealeuse en juin 2011. Le jeune homme a par ailleurs été condamné à sept ans d’emprisonnement pour un trafic de cocaïne en récidive. L’avocate générale, Sandrine Royant, avait requis vingt ans de réclusion criminelle contre l’accusé et deux ans d’emprisonnement contre la jeune femme, qui était jugée pour recel de cadavre.

Le mystère de la mort d’Antoine

Ce couple à la vie chaotique, partagé entre la drogue et l’errance, s’était trouvé,en 2008, au coeur d’une autre affaire très médiatisée : la disparition à Issoire d’Antoine, 6 ans, le fils d’Alexandrine Brugerolle de la Fraissinette. L’affaire leur avait valu d’être placés pendant quelques heures en garde à vue.

Ils avaient été interpellés à Lauris (Vaucluse) un an après la découverte du corps de Carine Desiles dans le 5e arrondissement de Marseille. Le couple était hébergé par la victime au moment des faits.

Un litige sur de la cocaïne

L’examen de la téléphonie et des SMS échangés au cours des dernières heures de vie de la victime et les déclarations fluctuantes de Sébastien Ribière avaient conduit à sa mise en examen pour meurtre. Un litige portant sur un paquet de 500 grammes de cocaïne apparaissait comme un possible mobile aux yeux de l’accusation convaincue que le couple avait continuer à habiter l’appartement après la mort de la jeune femme.

France 3

«nègre» «singe» : une étudiante britannique victime de racisme au sein de son université

Les mots «nègre» et «singe» ont été écrits sur des bananes laissées dans la cuisine d’une étudiante de l’université de Warwick en Angleterre. La jeune fille a aussitôt publié un tweet, et une enquête a été ouverte par l’établissement.

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«Je suis en train de bouillir! Qu’est-ce que c’est que ce truc? En 2016? Des gens continuent à se comporter comme ça?». Sur Twitter, Faramade Ifaturoti, étudiante de première année en sciences biomédicales au sein de l’université de Warwick (Grande-Bretagne), exprime son dégoût et son incompréhension. Il y a une semaine jour pour jour, alors qu’elle rentre dans son logement étudiant, elle découvre que l’un de ses camarades du campus a écrit le mot «nègre» et le mot «singe» sur un régime de bananes. 

Une pétition anti-raciste a été signée plus de 1 500 fois

Au lieu d’en referrer aux autorités de l’université de Warwick, Faramade décide de publier la photo des bananes directement sur les réseaux sociaux. Le «bananagate», comme l’appellent les médias britanniques, est alors lancé. Une pétition anti-raciste a été signée plus de 1 500 fois depuis le début de l’incident.

Le Figaro

 

Vol en récidive, outrages, violences : direction la prison pour Mathieu et Brice

Ils étaient jugés pour des faits survenus le mois dernier. L’un d’entre eux a aussi répondu d’une agression datant de 2015.

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Deux jeunes comparaissaient ensemble hier devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Narbonne. Le premier, Mathieu, devait répondre d’une part de faits de vol en récidive, d’outrage, et de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique en date du 12 novembre 2016, et d’autre part de violence suivie d’incapacité supérieure à huit jours, en date du 29 novembre 2015. Le second, Brice, était lui poursuivi pour tentative de vol en récidive, outrage et rébellion.

En l’espèce, les deux jeunes apparemment sous l’empire d’un état alcoolique ont été repérés par la Police Municipale, place de l’Hôtel de Ville, alors qu’ils étaient en train d’importuner deux jeunes filles à la terrasse d’un café. Alors que Mathieu vole le téléphone d’une des filles et s’en va, Brice s’empare de deux paquets de cigarettes, et se dirige dans la même direction que son comparse. Ils sont alors arrêtés, et emmenés au commissariat par la Police Municipale. Sur le chemin, ils profèrent des insanités. Une fois en garde à vue, Mathieu va blesser, « sans le vouloir » précise-t-il, un policier venu le calmer.

Violence extrême

Les autres faits qui lui sont reprochés remontent à novembre 2015. Une fois encore sous l’empire d’un état alcoolique, il avait alors frappé très violemment une de ses connaissances sans raison, avant de le laisser pour mort, baignant dans son sang.

Le procureur de la République a demandé au tribunal d’être sévère avec Mathieu, notamment en raison du caractère particulièrement violent de son agression de novembre dernier. Des réquisitions suivies, puisque Mathieu a écopé de 30 mois de détention, dont 6 mois avec sursis. De son côté, Brice est condamné à 3 mois de prison, dont 2 avec sursis, et à la révocation de sa mise à l’épreuve.

L’indépendant

Un animateur suspecté de viol et d’agressions sexuelles chez les scouts de Perpignan

Un animateur des scouts et guides de France a été mis en examen à Perpignan pour viol et agressions sexuelles sur quatre adolescents.

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Un animateur des scouts et guide de France a été suspendu à titre conservatoire.
Il est soupçonné de viol et agressions sexuelles sur 4 adolescents. L’un d’eux a donné l’alerte en décembre 2014. Une plainte a été déposée. L’animateur âgé d’une trentaine d’années, mis en examen, est actuellement placé sous contrôle judiciaire.

De leur côté les familles des victimes ne remettent apparemment pas en cause le scoutisme. Pour elles leurs enfants ont été victimes d’un prédateur. L’enquête se poursuit. Elle dira s’il y a eu un manque de vigilance de la part de l’association.

En attendant son procès, l’animateur a été suspendu de toute activité au sein des scouts et guides de France. L’ association compte 75 000 adhérents en France.

France 3

USA : la présence dans le jury d’un raciste a contribué à la condamnation à mort d’un noir

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Kenneth Fults, un Afro-Américain de 47 ans, a été exécuté mardi 12 avril au soir en Georgie pour avoir tué une jeune fille de 19 ans en janvier 1996. La présence dans le jury d’un raciste a sans doute contribué à cette sentence. La Cour suprême a toutefois refusé de surseoir à son exécution. Son cas, ainsi que celui d’un autre condamné à mort au Texas, relance la polémique sur l’inégalité des sentences imposée en fonction de la couleur de peau des accusés.

Si la Cour suprême n’a pas voulu surseoir à l’exécution de Kenneth Fults, elle se penchera ce mois-ci sur le cas d’un autre Afro-Américain, Duane Buck, qui attend d’être exécuté au Texas pour avoir tué son ex-petite amie et l’homme qui se trouvait avec elle.

Ce qui est contesté, c’est la légitimité de sa condamnation à mort. Celle-ci n’est requise au Texas que si l’accusé présente un danger futur pour la société. Dans le cas de Buck, la décision du jury a reposé en partie sur le témoignage d’un psychologue qui a établi un lien entre la race d’un individu et ses risques de devenir dangereux, ces risques étant, selon lui, plus grands chez les noirs et les latinos.

Une telle affirmation, tonne la presse, est un cas flagrant de discrimination. La Cour suprême (qui, depuis la mort du juge Scalia, est également divisée entre conservateurs et progressistes) lorsqu’elle examinera le cas, respectera-t-elle ce qu’elle avait elle-même ordonné lorsqu’elle avait rétabli la peine capitale en 1976, à savoir, qu’elle ne peut être imposée d’une façon « arbitraire ou capricieuse » ? « 40 ans plus tard, écrit un éditorialiste du New York Timesla preuve est claire : la peine de mort est plus arbitraire que jamais. »

RFI

Manuel Valls : « Il faudrait interdire le voile à l’université »

Manuel Valls se dit « convaincu » de la possibilité de démontrer à une majorité de Français qui en doute la compatibilité de l’islam avec la République, dans une interview à Libération paru  mercredi . Il estime également qu’il « faudrait » interdire le voile à l’université.

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« Aujourd’hui, la laïcité est confrontée à la montée de l’islam radical mais aussi à la place de l’islam dans nos sociétés. Je crois en mon pays, à son message et à ses valeurs universelles. J’aimerais que nous soyons capables de faire la démonstration que l’islam, grande religion dans le monde et deuxième religion de France, est fondamentalement compatible avec la République, la démocratie, nos valeurs, l’égalité entre les hommes et les femmes », affirme le Premier ministre Manuel Valls dans une interview à Libération.

Cette démonstration n’est donc pas faite? « Certains ne veulent pas y croire, une majorité de nos concitoyens en doute, mais moi, je suis convaincu que c’est possible« , répond le chef du gouvernement.

Selon Valls, le voile peut être un asservissement pour la femme

« C’est pour cela qu’il faut protéger -pro-té-ger- nos compatriotes de confession ou de culture musulmane de la stigmatisation, des actes antimusulmans », martèle-t-il.Interrogé sur ses propos sur le voile la semaine dernière, Manuel Valls maintient que le voile est un asservissement pour la femme « dès lors qu’il est revendiqué politiquement de manière militante ».

« Comment ignorer que les femmes subissent dans les quartiers populaires une pression culturelle faite de sexisme et de machisme? » s’interroge-t-il

« Il y a des règles constitutionnelles qui rendent l’interdiction du voile difficile »

Interrogé par Libération sur l’opportunité d’interdire le voile à l’université, Manuel Valls  a estimé qu’ »il faudrait le faire » avant d’ajouter : « Mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile. Il faut donc être intraitable sur l’application des règles de la laïcité dans l’enseignement supérieur. »

« Il n’y a pas de problème. Pas de contagion du foulard. Pas besoin d’un texte », a réagi sur RTL le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon.

En 2013, Manuel Valls avait déjà jugé qu’interdire le voile à l’université était une proposition « digne d’intérêt. »

Le JDD

Le commissaire de la DGSI accusé d’avoir giflé une avocate sera jugé le 28 juin

Mis en examen après une enquête interne, le fonctionnaire comparaîtra pour violences volontaires. Il serait également impliqué dans une autre affaire.

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 Alors qu’il est censé occuper de nouvelles responsabilités au centre d’écoute de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Boullay-les-Troux, en remplacement de Paul-Antoine Tomi parti rejoindre la préfecture de police, le commissaire G., 58 ans, vient d’apprendre que le parquet de Nanterre le renvoie devant le tribunal correctionnel le 28 juin.

Une information confirmée par le cabinet du procureur. En avril 2014, il avait été accusé par une avocate de l’avoir giflée et insultée durant l’audition de son client dans les bureaux de la centrale du Renseignement à Levallois. L’auxiliaire de justice s’était vue prescrire 20 jours d’ITT. L’enquête de l’IGPN, la police des polices, a corroboré la version de la robe noire. Une confrontation a même été organisée entre les deux protagonistes.

Ancien inspecteur, ce cadre de la DGSI est devenu commissaire au choix. Il a effectué une partie de sa carrière au sein du service antiterroriste du 36, quai des Orfèvres, puis à la direction de la Sûreté du territoire.

Seconde affaire de violence

Le mois dernier, le commissaire G. a de nouveau usé de ses poings à l’encontre d’une syndicaliste venue plaider la cause de son compagnon, agent de la sécurité intérieure, comme elle. La discussion s’est terminée en pugilat.

Plusieurs sources évoquent une ITT de 60 jours. Et les faits seraient susceptibles de poursuites pénales. Selon nos informations, aucune plainte n’a été déposée, mais un arrangement à l’amiable a été négocié. Sous le couvert de l’article 25 du décret du 9 mai 1995 sur le statut des fonctionnaires de police, qui permet une mutation dite dans l’intérêt du service, le couple a obtenu son départ dans le sud-ouest de la France ainsi qu’il en avait émis le vœu.

Aucun des trois protagonistes de ce dernier événement n’a fait l’objet d’un retrait d’habilitation secret-défense. Rappelons qu’au sein de la DGSI, des policiers ont déjà été déshabilités après un conseil de discipline pour avoir par exemple roulé dans un couloir de bus…

Une employée accuse Zara de discrimination à cause de sa coiffure afro

Une jeune afro-américaine employée au sein d’un magasin Zara, à Toronto, dit avoir été discriminée à cause de sa coiffure qui « ne rentre pas dans les standards de Zara », selon ses managers. Profondément choquée et humiliée, elle songe à porter plainte.

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L’enseigne Zara est, une fois de plus, accusée de discriminer ses employés. Une jeune vendeuse, Cree Ballah, a en effet subi des remarques désobligeantes concernant sa coiffure. Lorsqu’elle s’est présentée pour son premier jour de travail au magasin, deux managers lui ont demandé « d’arranger » ses cheveux, raconte-t-elle. La jeune femme a déclaré à CBC Newsque les responsables ont assuré « ne pas vouloir l’offenser ». « Nous voulons que nos employés aient une allure propre et professionnelle, et la coiffure que tu as n’entre pas dans les standards de Zara« , lui auraient-ils déclaré.

« C’était très humiliant »

Les deux managers ont, par la suite, tenté « d’arranger » les cheveux de la jeune femme au beau milieu du magasin, devant les autres employés. « C’était très humiliant, et pas professionnel du tout », a rapporté la jeune femme. Et de poursuivre: « Ma nature de cheveux est liée à mes origines, alors pour moi, cette remarque était une remarque discriminatoire dirigée contre mon groupe ethnique, avec tout ce que cela implique », a-t-elle souligné, avant de poursuivre: « ma nature de cheveux est difficilement maîtrisable, et j’essaie de la coiffer du mieux que je peux: mais visiblement, ce n’est toujours pas suffisant pour Zara. »

L’enseigne Zara déjà épinglée

Pourtant, ce n’est pas la première fois que l’enseigne espagnole est accusée de discrimination raciale: en novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, elle avait ainsi interdit l’accès d’un magasin de la capitale à une femme voilée. 

L’Express

« Je te niquerais bien, parce que vous, les Noirs… » 2 gendarmes condamnés pour harcèlement sexuel

© Sebastien JARRY/MAXPPP; 30/11/2015. GENDARMERIE NATIONALE. Force armée chargée des missions de police sous la responsabilitée du ministre de l'intérieur et de la défense, mission de la police judiciaire, police administrative, sécurité routière, de renseignements, de défense nationale, sécurité publique, protection, exécution des lois, dans les zones rurales et périurbaines. (MaxPPP TagID: maxstockworld336928.jpg) [Photo via MaxPPP]

Deux gendarmes comparaissent pour avoir multiplié insultes et propositions obscènes à une collègue. Un phénomène encore tabou.

Le maréchal des logis-chef avait, lui, un vocabulaire plus fleuri : « Quand est-ce qu’on baise ? », « Je vois bien tes dents autour de ma bite », « Je te niquerais bien, parce que vous, les Noirs, il paraît que c’est rose à l’intérieur » et autres joyeusetés. Il est aussi poursuivi pour avoir braqué son arme de service sur la victime.

L’Humanité

Des propos d’une crudité hallucinante sanctionnés par la justice. L’affaire de harcèlement sexuel dans la gendarmerie que metronews avait rapporté début février vient d’aboutir par la condamnation des deux gendarmes.

Le tribunal correctionnel de Paris a sanctionné mardi 12 avril le maréchal des logis chef Ludovic F. de six mois de prison avec sursis et d’une interdiction définitive d’exercer la profession de gendarme. Il devra en outre verser 1500 euros à la victime au titre du préjudice moral. Son supérieur, l’adjudant Julien G. a lui aussi été condamné à 8 mois de prison avec sursis et devra payer à la victime 2500 euros de dommages et intérêts.

Des remarques graveleuses

Les deux militaires étaient jugés pour des faits survenus en 2012 et 2013 sur une jeune gendarme de 26 ans à la gendarmerie de Joigny (Yonne). Ludovic F., 37 ans, et son supérieur, l’adjudant Julien G., 38 ans, étaient poursuivis pour avoir tenu de façon répétée dans le temps des propos humiliants d’une crudité, d’une obscénité ahurissantes et proposé des fellations à cette jeune gendarme venue tout droit de La Réunion pour faire ses preuves en métropole.

MétroNews

Israël: un ministre refuse de serrer la main à Marisol Touraine

Ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel, le ministre de la Santé israélien, Yaakov Litzman a refusé de serrer la main de son homologue Marisol Touraine en visite au Proche-Orient.

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En tournée au Proche-Orient, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, est reçue, le 31 mars, par son homologue israélien, Yaakov LitzmanAu menu de la rencontre, un sujet brûlant: comment gérer l’afflux de victimes en cas d’attentats? Mais Litzman, ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel, refuse de serrer la main de la ministre, prévenue de cette attitude par les services français du protocole.

Une visite impromptue à l’Assemblée

Une semaine plus tard, c’est au tour du ministre israélien de se rendre à Paris. Il participe à un colloque à l’Assemblée nationale. A la fin de cet événement, il décide – sans en avoir prévenu personne – d’assister à la séance des questions au gouvernement. Panique du personnel de l’Assemblée: « Ils vont où? », « Ils restent là longtemps? »

Litzman, ses collaborateurs et ses gardes du corps sont guidés par Meyer Habib, député des Français de l’étranger. La petite troupe finit par monter au deuxième étage et débarque dans la tribune réservée aux journalistes. Un huissier, embarrassé, laisse passer le ministre. Non sans lui avoir rappelé un point du règlement: l’obligation de retirer son chapeau. 

L’Express

Néonazis : un Marseillais dans le viseur

Mis en examen par la justice, qui a saisi des armes, l’homme de 35 ans est soupçonné de diriger « un groupe de combat »

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Comme un coup de pied dans la fourmilière. Après plusieurs semaines d’investigations, les gendarmes de la Section de recherches de Marseille ont procédé, fin mars, à un coup de filet dans les milieux néonazis en interpellant 11 « crânes rasés » dans cinq régions de France, dont la cité phocéenne.

Au coeur de l’enquête, une équipe de nostalgiques du IIIè Reich férus de bodybuilding, de sports extrêmes et de « ratonnades ». Bilan des perquisitions ? Un arsenal inquiétant : 11 armes d’épaule, deux revolvers gomme-cogne, 28 armes blanches, des gilets pare-balles, des casques lourds et plusieurs objets ou drapeaux nazis… Trois des hommes appréhendés ont, depuis, été mis en examen pour « association de malfaiteurs, acquisition, détention et cession d’armes en bande organisée et participation à un groupe de combat« . Après leur garde à vue, tous ont été placés sous contrôle judiciaire.

Dans le lot des trois meneurs présumés (avec David Dumas et Pierre Scarano), celui que les enquêteurs considèrent comme « le leader«  est pourtant loin d’être un inconnu. Marseillais de 35 ans au physique de colosse, Loïc Delboy est présenté comme le responsable national de « Blood and Honour ». Une organisation réputée pour ses accointances avec les milieux d’extrême droite européens les plus virulents et tournée vers l’organisation de concerts RAC (Rock Against Communism, appellation du rock néonazi).

Un goût pour la baston peu surprenant dans le cas de Loïc Delboy : jusqu’à peu portier à l’entrée d’une discothèque du 8e, l’individu ne fait guère mystère de ses penchants violemment xénophobes. Ainsi, en 2010, sur sa page Facebook, il annonçait fièrement : « Ce soir chasse à l’arabe. On va casser du bougnoul... »Quelques jours plus tôt, le même lançait un défi à ses contacts : « Qui éclatera le premier un mec en 2010 ? Le défi est lancé… En 2009.

Palestine : un colon juif acquitté après avoir violenté des militants des droits de l’Homme

L’activiste d’extrême-droite Benzi Gopstein a été acquitté dimanche pour le «tabassage» de militants de gauche à Hébron en 2008, bien que l’épisode ait été filmé et visionné des dizaines de milliers de fois sur internet.

Selon le juge qui a rendu son verdict, la vidéo aurait corroboré la version de Benzi Gopstein, qui avait affirmé qu’il avait agi en état de légitime défense. Le président du groupe luttant contre l’assimilation des juifs Lehava, s’est réjoui de cette décision. Il avait notamment attrapé par la gorge «des Palestiniens et des anarchistes» qui s’étaient rendus dans la colonie illégale de Kiryat Arba. «Avec un peu de recul, j’aurai dû les frapper plus, mais peut être que j’aurai d’autres occasions», a-t-il ajouté.

Le magistrat de la cour de Jérusalem a statué : «Les circonstances de l’incident justifient un acquittement. Nous devons examiner si l’incident en question constitue une attaque ou de la légitime défense.» Il a ajouté que Benzi Gopstein avait vu de nombreuses personnes essayer de grimper la clôture de son quartier et avait pensé qu’il s’agissait de terroristes.

Le groupe Lehava reste dans le viseur des autorités israéliennes pour incitation à la haine après avoir qualifié les chrétiens de «vampires» devant être expulsés de la terre sainte. Précédemment, il avait aussi affirmé, en citant le talmud, que les églises présentes en Israël devaient être brûlées car elles constituaient des lieux d’idolâtrie.

RT

«De la judéophobie à l’islamophobie», conférence des Amis du Monde diplomatique

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Quel lien établir entre le dernier ouvrage de Michel Houellebecq, les meurtres de «Charlie Hebdo» et la mobilisation massive «Je suis Charlie» qui en a suivi ? C’est à la lumière de l’Histoire et de l’actualité récente qui, depuis l’affaire Dreyfus jusqu’à l’après-Charlie, lui apparaît comme celle d’une longue déchéance que Shlomo Sand, historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, invite à réfléchir sur l’évolution de cette pensée qui se garde de critiquer directement les véritables élites régnantes mais qui est toujours disposée à accuser et à crucifier les «misérables».

Dans une période de crise profonde du capitalisme, la recherche de boucs émissaires : les immigrés, les musulmans, permet d’orienter toutes les peurs. Et le succès des thèses soutenues par des essayistes ultra-médiatisés comme Éric Zemmour ou Alain Finkielkraut, au détriment du «politiquement correct», renforce le sentiment identitaire, appartenance à une civilisation «judéo-chrétienne».

Mercredi 13 avril, à 20 h 45, salle de la Tour.

La Depeche

Communautariste toi-même ! réponse a Alain Jakubowicz par Julien Talpin

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On déplore une supposée «dépolitisation des banlieues». Drôle de procédé que de chercher à faire taire des acteurs qui mènent un combat politique.

Des Noirs qui se mobilisent pour les droits des Noirs, des musulmans qui s’organisent pour ceux des musulmans… la République est en danger ! Le communautarisme est en marche. Quoi ? Les premiers concernés s’engagent pour faire valoir leurs droits ! Où va-t-on ? Des femmes féministes (certaines défendaient même la non-mixité de leurs organisations dans les années 70) : communautarisme ! Martin Luther King ? Communautariste !

Mais non, pas du tout, on n’a rien compris, là n’est pas le problème. Qui tient à la segmentation des luttes antiracistes, le fait de créer des organisations spécifiques pour chacune des causes. Ces contempteurs devraient donc saluer la Marche de la dignité, organisée en octobre 2015, qui les rassemblait toutes ! Ils devraient aussi soutenir le collectif Stop le contrôle au faciès, qui en rassemble un certain nombre.

Faut-il en outre rappeler que les mouvements qualifiés de «communautaires» sont eux-mêmes très divers en interne : contre l’islamophobie, on peut trouver des personnes de toutes origines, principalement musulmanes, certes. Personne n’interdit en outre à des Blancs d’y prendre part. Ils ne doivent simplement pas prendre toute la place. Mais peut-être le problème est-il là.

Ces mouvements sont nourris de réflexions historiques et politiques, ils ont vu les impasses et les trahisons de l’antiracisme soi-disant universaliste, ils ont appris qu’en dehors de la France, aux Etats-Unis par exemple, des mouvements antiracistes avaient aussi vu se reproduire des rapports de domination. Les minorités s’y retrouvaient de nouveau dans l’ombre, à l’instar des femmes, derrière les hommes dans certains mouvements féministes, ou des femmes noires derrière les femmes blanches, ce qui donna naissance au Black Feminism. Oui, les formes de domination sont plurielles, intersectionnelles, entre classe, race et genre. Elles requièrent donc des luttes spécifiques et leur convergence.

Ces collectifs se mobilisent pour une valeur universaliste : l’égalité ! Face au déni des discriminations systémiques qui structurent la société française, ces militants réclament l’égalité pour tous, ce qui suppose d’abord de reconnaître et dénoncer le racisme dont sont victimes certaines catégories de population. Pas de «victimisation» ici : la simple demande que soient entendus les résultats d’études scientifiques incontestables. Le fait qu’à CV égal, un homme perçu comme musulman a, au minimum, deux fois moins de chances d’être embauché, d’accéder à un logement. Voilà l’islamophobie !

Il ne faut pas s’arrêter à la «phobie» de l’islamophobie. Personne n’a jamais prétendu que l’homophobie n’était qu’une affaire de «peur» des homosexuels. On range aussi dans cette catégorie les ratonnades qu’ils ou elles subissent ou les discriminations à leur encontre. Islamophobie est synonyme de racisme antimusulman. Pourquoi préférer ce terme alors ? Peut-être parce qu’il est utilisé dans tous les pays du monde sans susciter de tels débats. Le terme d’islamophobie va bien au-delà de la «peur» ou de la «haine» contre l’islam et les musulmans – l’islamophobie n’est pas qu’une opinion – elle se traduit par une essentialisation des musulmans et par des pratiques discriminatoires systémiques contre ceux qui sont perçus comme musulmans, sur le marché du travail, du logement, dans l’orientation scolairequi peuvent aller jusqu’à la violence.

On peut à la fois lutter contre l’islamophobie et critiquer non pas «l’islam» ou «les musulmans» (ainsi essentialisés), mais certains de ses courants ou de ses pratiques, ce que les musulmans passent d’ailleurs leur temps à faire (il y a des désaccords, des critiques, des débats, ce qui est normal).

Alors qu’on déplore en permanence une supposée «dépolitisation des banlieues», drôle de procédé que de chercher à faire taire des acteurs qui mènent un combat fondamentalement politique. Des replis communautaires existent dans la société française, mais ces mouvements antiracistes, par l’expression de l’injustice qu’ils permettent, en constituent le meilleur rempart. Plutôt que d’y voir des mobilisations communautaristes et des dangers pour la République, les progressistes patentés devraient percevoir dans ces mouvements un puissant rappel à une exigence fondamentale constamment bafouée : l’égalité.

Libération

Les Jeunes Communistes du Loiret dénoncent les menaces de Serge Grouard envers les musulmans

Les Jeunes Communistes du Loiret condamnent les propos racistes et islamophobes de Serge Grouard en ces termes:

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« Le 8 avril dernier, Serge Grouard, actuel député du Loiret et ancien maire d’Orléans, s’est fendu d’une abjecte « lettre aux musulmans de France » publiée sur les réseaux sociaux.

Ce texte est, sans ambiguïté possible, profondément raciste et islamophobe. Rappelons à cette occasion que l’islamophobie ne désigne pas, comme certains réactionnaires osent le prétendre, la simple peur de l’Islam mais bien le rejet de cette religion ainsi que de celles et ceux qui la pratiquent.

Avec une condescendance sans limite qui rappelle l’époque coloniale où la France exaltait sa « mission civilisatrice » pour justifier la domination des autres peuples, M.Grouard prétend dicter un code de conduite aux musulmans de France. Sans doute nostalgique du Code de l’indigénat et visiblement peu attaché au principe républicain d’égalité, M.Grouard annonce d’entrée de jeu aux musulmans « vous devriez avoir plus de devoirs que de droits » !

La lettre de Serge Grouard va même jusqu’à menacer directement les musulmans de France (« Beaucoup de Français en ont assez. Attention ce peuple tolérant est aussi violent et il l’a montré dans son histoire. »). Dans un contexte où les agressions racistes et islamophobes se multiplient, ces mots sont lourds de sens.

Pour les Jeunes Communistes de Loiret, les propos de M.Grouard sont d’autant plus graves qu’ils s’inscrivent dans un contexte du racisme, de l’islamophobie et du fascisme. Par calcul politicien ou par conviction haineuse, Serge Grouard fait monter la haine et joue sur les divisions.

Plus que jamais, nous devons nous appuyer sur les principes de solidarité, d’égalité et d’antiracisme pour renvoyer M.Grouard et ses idées nauséabondes dans les poubelles de l’histoire. »