Des croix gammées et l’inscription « white power » (pouvoir blanc) ont été taguées sur la synagogue de Verdun (Meuse) au cours du week-end, près de deux mois après une première profanation, a indiqué lundi le président de la communauté juive de la ville, Jean-Claude Lévy.
« C’est la police qui m’a prévenu, et j’y suis allé ce matin (ndlr. lundi) : j’ai vu des croix gammées sur une partie du mur d’enceinte de la synagogue, ainsi que white power », a-t-il expliqué, confirmant l’information du journal 20 minutes. Les inscriptions s’étendent aussi sur l’ancienne maison du rabbin, un bâtiment qui n’appartient pas à la communauté juive de Verdun, une « toute petite communauté extrêmement bien intégrée ».
La conseillère régionale FN Isabelle Surply a relayé un message sur Twitter s’en prenant à ceux qui souhaitent un « bon ramadan » aux musulmans. Un prisme anti-islam de la part de celle qui est également responsable de la com’ au FN Loire, qui se retrouve régulièrement sur les réseaux sociaux.
La dédiabolisation est une lutte de tous les jours pour le Front national. Et ce n’est probablement pas aujourd’hui que ce combat sera gagné, si l’on s’en réfère au compte Twitter d’Isabelle Surply, conseillère régionale du parti à la flamme dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
En ce premier jour de ramadan pour les musulmans, la jeune femme de 32 ans a décidé de faire part à la twittosphère de toute la « sympathie » que lui inspire cette fête religieuse de l’islam au cours de laquelle les croyants jeûnent de l’aube au coucher du soleil, et ce pendant un mois.
Plus précisément, Isabelle Surply, par ailleurs responsable de la communication du FN Loire, a décidé de revendiquer son aversion à l’égard de ceux qui souhaitent un « bon ramadan » aux musulmans. Cela se passe sur les coups de 23 heures dimanche 5 juin, quand l’élue retweete le message d’un certain ULYSSEisback, dénotant d’une certaine « ironie » pour la notion de « ramadan républicain » : « Attention, dès demain grand concours de sucette des sables avec tous les collabos souhaitant un bon ramadan républicain à nos zamis muzz [amis musulmans] ».
Les antécédents d’Isabelle Surply sur le réseau social montrent une obsession certaine pour l’islam. Un bref aperçu sur la semaine qui vient de s’écouler via son compte Twitter ? Hier soir, l’élue a relayé la photo d’un panneau électronique diffusé dans les rues de Lorette (Loire) exhortant les habitants de la ville à « vivre sans bruit » leur ramadan. « Quand un maire dit des vérités il y a polémique ? » s’est-elle offusquée.
Soutien total au Maire de #Lorette qui ne fait que rappeler des vérités.
Avez-vous un pb avec le courage politique ? pic.twitter.com/nmU2gCmY6P
Samedi 4 juin, elle raillait l’inauguration d’une mosquée à Saint-Etienne, qu’elle considère comme « radicale« , relayant pour l’occasion un site intitulé « Islamisation.fr ». Le 3 juin, elle retweetait un message affirmant que l’accueil de réfugiés en France relevait d’une « invasion de son propre territoire » grâce à l’Etat. Le 2 juin encore, elle reprenait les propos de Robert Ménard qualifiant l’élection d’un maire musulman à Londre de « mauvais signal« .
José Fradet, 67 ans, a écopé de 14 ans de prisons ferme pour viols et agressions sexuelles aggravées sur sa propre fille, hier aux assises du Lot à Cahors. Sa compagne Évelyne Leroy, 62 ans, a été condamnée à cinq ans dont trois avec sursis pour complicité de viols et agressions sexuelles aggravées.
Durant trois longs jours, la victime âgée aujourd’hui de 28 ans, a dû revivre son calvaire. Elle dira avoir subi les premiers attouchements à l’âge de 6 ans, les pénétrations à l’âge de 7 / 8 ans. Des faits commis entre 1993 et 2003 à Durable.
Depuis qu’a éclaté, en janvier, l’affaire du Père Bernard Preynat, accusé d’avoir commis des agressions sexuelles sur des dizaines de scouts lyonnais dans les années 1970 et 1980, l’Eglise est soupçonnée d’avoir étouffé les agissements de ce prêtre et de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour l’écarter des enfants.
Les éléments du dossier judiciaire confirment que le diocèse de Lyon savait depuis longtemps l’attirance de l’aumônier pour les jeunes garçons – ce dernier a très tôt reconnu les faits – mais qu’à aucun moment elle n’a songé à saisir la justice.
Des alertes dès 1978
Une première famille s’est manifestée en 1978 auprès du diocèse de Lyon pour dénoncer les caresses qu’aurait commis l’aumônier scout sur leur jeune garçon. Le prêtre a été convoqué par son supérieur, et fut prié de ne pas recommencer. Il a replongé. Une nouvelle alerte est survenue en 1982. Une troisième en 1985. Puis une quatrième en 1990 qui a conduit au départ du curé de Sainte-Foy-lès-Lyon et à sa mise à l’écart chez les sœurs pendant six mois.
Une surveillance qui se relâche
Déplacé en 1991 dans une paroisse de la Loire, le prêtre a été surveillé de près par l’archevêché pendant quelques années. Le Père Alberti, « spécialiste des prêtres à problèmes », rendait visite très régulièrement au Père Preynat. Après quelques années, la surveillance s’est relâchée. Il faut attendre le 29 juillet 2015 pour qu’un cardinal, Philippe Barbarin, sur consigne de Rome, prenne un décret interdisant à Bernard Preynat« tout exercice du ministère pastoral et toute activité comportant des contacts avec des mineurs dans l’attente de la décision de la Congrégation pour la doctrine de la foi ».
Il a commencé à en parler le 13 mars. Il a recommencé le 6 avril, et puis le 21 mai, et encore le 30 mai et le 2 juin. Sur France 3, France Culture, France Inter, dans l’Opinion…
L’élément de langage est quasiment le même à chaque fois : Nicolas Bay dénonce sur toutes les ondes la loi travail qui, soi-disant, «introduit le communautarisme dans l’entreprise». C’est pourtant toujours aussi faux. Le secrétaire général du Front national fait référence à l’un des 61 principes de la commission Badinter, sur «la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses».
Mais il n’a pas compris deux choses : premièrement, ce principe, mentionné dans la version initiale du texte de la loi travail, n’introduit pas du tout le communautarisme dans l’entreprise puisque la liberté de manifester ses convictions religieuses existe déjà dans le droit français. Notamment dans plusieurs articles du code du travail(qui disposent que l’on ne peut pas apporter de restrictions «aux libertés individuelles et collectives»), dans la convention européenne des droits de l’homme (qui souligne «la liberté de manifester sa religion ou ses convictions») et dans la jurisprudence Baby Loup.
Deuxièmement, en commission des affaires sociales, les députés ont décidé de retirer les 61 principes Badinter du projet de loi. Y compris, donc, celui sur la liberté religieuse. Résultat, la réforme ne change absolument rien par rapport à la législation actuellement en vigueur. Il serait peut-être temps que Nicolas Bay change de disque…
Le navigateur de Google, Chrome, avait apparemment supprimé vendredi une extension utilisée par des suprémacistes blancs pour identifier et harceler les juifs sur la Toile. Un lien vers la page de l’extension menait à un message d’erreur et informait ainsi les utilisateurs : « Objet non trouvé. Cet objet a pu être supprimé par son auteur. »
L’extension de Chrome mettait en évidence les noms juifs en les entourant de multiples parenthèses, le mouvement nationaliste blanc, appelle un « (((écho))) ». Le « détecteur de coïncidence » était disponible gratuitement sur la librairie de Google Chrome.
La description du produit affirmait qu’il « peut vous aider à détecter des coïncidences totales sur qui a été impliqué dans certains mouvements politiques et dans des empires médiatiques ». Il y avait même un onglet de suggestion pour soumettre des noms juifs à ajouter à l’algorithme.
Mais dans d’autres cas, c’était seulement le nom de famille, comme pour l’acteur Seth Rogen et l’auteur Roger Cohen. Et certains juifs importants n’étaient pas du tout repérés, comme la journaliste Julia Ioffe, qui a néanmoins été récemment inondée de menaces antisémites après avoir écrit un article sur Melania Trump, l’épouse du candidat républicain à la présidentielle Donald Trump.
Le maire FN de Beaucaire Julien Sanchez a essuyé un revers devant la cour d’appel de Nîmes dans une procédure l’opposant à six commerçants musulmans qui se plaignent de discrimination. En juin 2015 un arrêté municipal obligeait les commerçants musulmans à fermer leurs épiceries après 23 h.
Le maire FN de Beaucaire, Julien Sanchez, a essuyé vendredi un revers devant la cour d’appel de Nîmes dans une procédure l’opposant à six commerçants musulmans qui se plaignent de discrimination.
La procédure judiciaire se poursuit et un jugement doit être rendu dans cette affaire le 22 septembre.
Epiceries arabes fermées
Dans cette ville du Gard remportée par le Front National en 2014, les six commerçants se sont estimés discriminés par deux arrêtés municipaux pris les 16 et 17 juin 2015, au début du ramadan, obligeant notamment « épiceries, primeurs et commerces de distribution » à fermer à 23h00 dans certaines rues de la ville.
Discrimination
Ils ont déposé plainte pour « entrave à l’exercice d’activité économique par dépositaire de l’autorité publique à raison de l’origine, l’ethnie ou la nationalité ».
En mars, le tribunal correctionnel de Nîmes a ordonné des actes d’enquête complémentaires, pour savoir si des nuisances ou du tapage nocturne avait été constaté avant la prise de ces arrêtés.
C’est cette demande d’enquête complémentaire qui était attaquée par M. Sanchez, que la Cour d’appel a débouté vendredi. Les juges ont « rejeté les nullités soulevées par Julien Sanchez », a rapporté Me Khadija Aoudia, l’avocate des commerçants.
Une pétition
« Nous prenons acte de ce jugement, qui n’est pas un jugement sur le fond, et n’avons bien évidemment rien à cacher, les nuisances et troubles à la tranquillité publique étant largement avérés, en témoigne notamment la pétition signée par les Beaucairois pour me soutenir par 4.000 personnes », a réagi Julien Sanchez.
Le Kosovo – jeune pays européen avec une majorité de citoyens musulmans – se prépare à construire une synagogue sur son territoire.
La ville de Pristina, capitale du Kosovo, a adopté lors de sa dernière réunion, un projet de construction d’une synagogue dans le complexe gouvernemental de la ville, non loin de l’endroit où la vieille synagogue a été détruite par le régime communiste yougoslave après la Seconde Guerre mondiale.
Le projet de construction de la nouvelle synagogue organisée par la Maison d’Israël au Kosovo, a gagné le soutien de la majorité absolue des membres du conseil municipal.
C’est devant les 592 stèles musulmanes érigées à l’ossuaire de Douaumont, dans la Meuse, en mémoire des tirailleurs nord-africains et africains engagés dans l’armée française et tombés au champ d’honneurà Verdun (21 février-19 décembre 1916), que se tenait Kamel Mouellef, cet inlassable chercheur de stèles dédiées à ces grands oubliés de l’Histoire de France, quelques semaines avant ce qui fut le point d’orgue de la célébration du centenaire de ces 300 jours et 300 nuits de combats effroyables : la commémoration internationale qui a eu lieu dimanche 29 mai, sous l’égide de François Hollande et Angela Merkel.
Dans une récente interview accordée au Dauphiné Libéré, alors qu’il sortait visiblement satisfait d’une de ses nombreuses conférences données dans des collèges et lycées tout au long de l’année, Kamel Mouellef a évoqué un projet qui lui tient à cœur : la réalisation d’un film sur Abdelkader Mesli, un imam méconnu de tous, qui aurait mérité de passer à la postérité pour avoir sauvé des milliers de juifs de la déportation.
L’adolescent de 16 ans s’était enfui d’un centre de détention pour mineur, a annoncé mardi l’agence de presse PAP, citant une porte-parole de la police. Il n’a pas dit pourquoi il avait détruit l’étoile de David sur le monument de Rajgrod, au nord-est de la Pologne, a déclaré la porte-parole.
La police a annoncé que le garçon avait taggué la semaine dernière des slogans offensants et une croix d’Odin, un symbole utilisé par les suprémacistes blancs et les néo-nazis, sur le monument. Les slogans étaient « Envoyez-vous le gaz» et « Baisez les putes », selon la police.
Le monument de Rajgord, situé à environ 200 kilomètres de Varsovie, avait déjà été vandalisé en 2015, six mois après son inauguration.
Les images de l’arrestation en Ukraine du Français d’extrême droite qui projetait de commettre des attentats en France.
Le terroriste Français d’extrême droite arrêté en Ukraine préparait 15 attentats en France pendant l’Euro
Il a été interpellé à la frontière ukraino-polonaise par les gardes-frontières…
Un Français a été arrêté en Ukraine alors qu’il préparait 15 attentats en France pendant l’ Euro de football, a annoncé lundi à Kiev le chef des services de sécurités ukrainiens (SBU) Vassil Grytsak.
« Le SBU a réussi à empêcher 15 actes terroristes qui étaient planifiés en Franceà la veille et pendant le championnat d’Europe de football », a indiqué Vassil Gritsak en précisant que ce Français avait fait part de son opposition à « la politique de son gouvernement concernant l’arrivée massive d’étrangers en France, la diffusion de l’islam et la mondialisation ».
« Piégé par les services secrets, le citoyen français a reçu cinq fusils d’assaut Kalachnikov, plus de 5.000 munitions, deux lance-roquettes antichar, 125 kg de TNT et 100 détonateurs », a-t-il précisé.
Un Français d’extrême droite projetant des attentats contre synagogues et mosquées en France arrêté en Ukraine
Un possible complice recherché
Toujours détenu par les autorités ukrainiennes, le jeune suspect aurait été repéré plusieurs jours avant son arrestation par des services de sécurité locaux qui le soupçonnaient de vouloir se procurer des armes.
250.000 euros d’armes et d’explosifs
Une perquisition a ensuite eu lieu à son domicile, et les enquêteurs ont mis la main sur des composants d’explosifs, et un t-shirt portant le sigle d’une organisation d’extrême-droite. Selon nos informations, le montant de l’arsenal est estimé à plus de 250.000 euros. Les autorités s’interrogent sur l’origine du financement ayant permis d’acheter ces armes.
Un Français de 25 ans a été arrêté le 21 mai dans l’ouest de l’Ukraine, alors qu’il s’apprêtait à franchir la frontière avec la Pologne, révèle M6. Grégoire Moutaux a été arrêté par les gardes-frontières qui ont inspecté son utilitaire : les Ukrainiens y ont trouvé au moins trois lance-roquettes, plusieurs systèmes de visée, une centaine de détonateurs, plus de cent kilos de TNT, une demi-douzaine de Kalachnikov et plusieurs cagoules.
Selon plusieurs sources citées par M6, le jeune homme, inconnu des services de renseignements et de la justice, projetait d’apporter ces armes en France pour y commettre un attentat. Il aurait pu vouloir cibler des synagogues et des mosquées françaises. Le Français aurait été repéré quelques jours avant son arrestation par les services de sécurité ukrainiens qui le soupçonnaient de vouloir acheter des armes.
Grégory M. Est toujours détenu en Ukraine alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte pour trafic d’armes en France par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy (Meurthe-et-Moselle).
L’homme est domicilié à Nant-le-Petit, dans la Meuse, où il vit dans un grand corps de ferme qui appartient à sa famille, révèle l’«Est Républicain». Son domicile a été perquisitionné le vendredi 27 mai. Les enquêteurs y ont trouvé des composants explosifs et le tee-shirt d’un groupe d’extrême droite. Grégory M. est inséminateur et travaille en Alsace, détaille le quotidien régional. Ce serait à bord d’un véhicule professionnel qu’il aurait été intercepté en Ukraine.
Les Etats-Unis se réveillent avec la gueule de bois après la mort de Mohamed Ali, dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 juin. Boxeur de légende, personnage incontournable de l’histoire des Etats-Unis et du combat pour les droits civiques en faveur des Noir, sa place dans le panthéon américain ne fait aucun doute.
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De quoi ne pas laisser indifférent le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump, qui a ainsi rendu hommage à « un véritable grand champion et un homme fantastique [qui] manquera à tous« .
Muhammad Ali is dead at 74! A truly great champion and a wonderful guy. He will be missed by all!
Un « grand champion » qui a toujours mis en avant sa foi et son appartenance à la communauté islamo-américaine. Une communauté qui est pourtant une cible de choix pour le milliardaire.
Trump et les sportifs musulmans américains
Autant de propos qui avaient outré ses adversaires politiques, conduisant par exemple Barack Obama à rappeler au bulldozer du camp républicain que « les Américains musulmans sont nos amis et nos voisins, nos collègues de travail, nos héros sportifs« .
Sans doute une référence à des hommes tels que Mohamed Ali ou encore la méga-star de la NBA Karim Abdul-Jabbar, dont Donald Trump devait ignorer la religion au moment il tweeta compulsivement :
Obama said in his speech that Muslims are our sports heroes. What sport is he talking about, and who? Is Obama profiling?
Une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre de cinq soldats français, accusés de sévices physiques sur deux Centrafricains, a annoncé samedi 4 juin le ministère de la défense français.
« Au vu de la gravité des faits, des mesures de suspension ont été prononcées à l’égard de cinq militaires, auteurs de violences ou responsables hiérarchiques ayant assisté et laissé faire ces violences », indique le ministère. « Simultanément, a été engagée une procédure disciplinaire (…) préalable à toute éviction de l’institution », a-t-il ajouté.
Un officier parmi les cinq militaires
Selon le quotidien régional, « c’est l’actuel chef de corps du régiment manceau (qui ne commandait pas l’unité au moment des faits) qui a alerté, le 28 avril dernier, le chef d’état-major de l’armée de terre […], le général Bosser. Il suspectait plusieurs de ses subordonnés d’avoir commis des sévices physiques graves, à Bangui, dans un poste au point kilométrique 12 […], au cours des premiers mois de 2014 ». L’un des cinq militaires impliqués est un officier.
Les troupes françaisesdéployées dans le cadre de l’opération « Sangaris » en République centrafricaine ont aussi été accusées depuis le printemps 2015 de viols et d’agressions sexuelles contre des civils.
Un organisme intergouvernemental consacré à la commémoration de la Shoah dit que certains discours de haine contre Israël peuvent être considérés comme raciste.
Un organisme inter-gouvernemental consacré à la commémoration de la Shoah a adopté une définition de l’antisémitisme qui inclut certains discours de haine contre Israël.
L’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), a adopté la définition le 26 mai dernier, selon un communiqué publié il y a quelques jours sur son site Internet. L’organisation a été créée en 1998 et compte 31 Etats membres, tous des pays occidentaux, et 11 pays observateurs.
Ses manifestations, selon la définition, « pourraient inclure le ciblage de l’Etat d’Israël, conçu comme une collectivité juive », bien que « la critique d’Israël comme celle portée contre tout autre pays ne peut pas être considérée comme antisémite. »
Il mentionne également Israël à huit reprises, donnant à titre d’exemples des comportements tels que « prétendre que l’existence d’un Etat d’Israël est une entreprise raciste » et « l’application des doubles standards en exigeant de celui-ci [Israël] un comportement non attendu ou exigé de toute autre nation démocratique. La comparaison d’Israël à l’Allemagne nazie est également mentionnée, de même qu’ « accuser les Juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’avoir inventé ou d’exagéré l’Holocauste ».
Le texte ressemble étroitement à un document de travail de l’Union européenne qui avait servi à la définition de l’antisémitisme avant que Bruxelles ne prenne ses distances avec la définition suite à des pressions et des critique de militants pro-palestiniens.