Le « burkini », cheval de Troie de l’interdiction du voile ?

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Tenue « correcte » exigée. Depuis que le maire de Cannes a pris un arrêté municipal, le 28 juillet, pour bannir de ses plages le « burkini », un vêtement de bain couvrant le corps et la tête, plus d’une trentaine de communes littorales françaises, majoritairement de droite, lui ont emboîté le pas, dans un mimétisme effréné. Dans certaines municipalités des Alpes-Maritimes, du Var, de la Haute-Corse, des Bouches-du-Rhône, du Pas-de-Calais ou de l’Aude, une « tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades » est désormais obligatoire.

Jeudi 25 août, le Conseil d’Etat doit examiner l’un de ces arrêtés « anti-burkini », celui de la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). En première instance, le tribunal administratif de Nice n’y a pas vu d’« atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ». La décision que prendra bientôt la plus haute juridiction administrative revêt un enjeu de taille. Car derrière elle, bien plus que celle d’une tenue de bain couvrante, c’est une possible interdiction du voile dans l’espace public à l’initiative des maires qui semble poindre.

Depuis quelques jours, plusieurs vidéos, photos et témoignages de femmes verbalisées par des policiers municipaux ont suscité l’indignation sur les réseaux sociaux et auprès d’une partie de la gauche. Ils montrent que, dans les communes concernées, le simple fait d’être habillé sur la plage ou dans l’eau et de revêtir un voile est passible d’une amende. Sur le réseau social…

Le Monde

Grande-Bretagne : des juifs orthodoxes interdisent aux femmes d’aller à l’université car «contraire à la Torah»

Selon le Conseil des députés des Juifs britanniques, environ 30.000 Juifs ultra-orthodoxes vivent à présent au Royaume-Uni, dont les Satmar forment la plus grande communauté qui qualifie de « dangereuse » la connaissance laïque et interdit aux femmes d’aller à l’université. 

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En Grande-Bretagne, la communauté juive hassidique Satmar a publié un décret qui qualifie l’enseignement laïque de « dangereux » et de contraire à la Torah et interdit aux filles et aux femmes mariées d’aller à l’université, rapporte le journal The Independent.

« Nous serons très stricts sur ce point. Aucune fille fréquentant notre école ne sera autorisée à étudier et à obtenir un diplôme. C’est dangereux. Les filles qui ne respecteront pas ce décret devront quitter l’école. En outre, nous ne donnerons aucun emploi ni poste d’enseignant dans l’école pour ces filles« , stipule le document.

Ce décret a été émis à partir du siège des Satmar à New York et s’applique aux adeptes du groupe dans le monde entier. Somme toute, les Satmar refusent l’enseignement laïc pour les garçons comme pour les filles. Cette communauté ultra-orthodoxe a choisi de vivre dans des enclaves isolationnistes, en estimant que les éléments laïques du monde ternissent la vie et les croyances de ceux qui se considèrent comme religieux.

Cependant, le choix de se séparer du reste du monde n’est pas partagé par de nombreux autres Juifs, qui ne voient aucun problème pour être à la fois enracinés dans l’identité juive et intégrés dans une société plus large.

Par ailleurs, les observateurs signalent qu’en règle générale, les membres des communautés similaires ne reçoivent pas d’éducation primaire fondamentale et ne peuvent par conséquent pas poursuivre leurs études, ni faire carrière. En effet, quand on n’a pas accès à l’éducation, les possibilités de carrière sont réduites, ce qui est déplorable.

Sputnik

 

Femme voilée déshabillée à Nice : Julien Dray suggère qu’il s’agit de photos préparées

COMPLOT – Il fait chaud. Sur une page de Nice, une femme est allongée. Elle se repose sur les galets. Seule. Mais cette personne a oublié que sa tenue, une tunique, un legging et un voile, pouvait être à l’origine d’un grand trouble à l’ordre public. Ni une ni deux, la maréchaussée niçoise intervient et verbalise la plagiste, obligée de retirer sa tunique. La République est sauvée.

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Cette scène a été captée et diffusée par le tabloïd britannique The Daily Mail. Elle s’ajoute au témoignage d’une mère de famille verbalisée devant ses enfants à Cannes parce qu’elle portait, elle aussi, un legging, une tunique et un hidjab sur la plage. Depuis, les commentaires acerbes sur le glissement qui semble s’opérer en France se multiplient. Outre-Manche pour commencer, mais pas seulement. Dans un communiqué publié ce mercredi 24 août, le PS dénonce, concernant la verbalisation de Cannes, une « dérive particulièrement dangereuse ».

Et puis il y a Julien Dray.

Ce mercredi, l’élu PS d’Île-de-France suggère que les photos du Daily Mail sont le résultat d’une machination. Sur Facebook, il écrit :

Pas besoin d’être grand sorcier pour comprendre que les photos sur la plage de Nice n’ont rien de photos surprises…

Contacté par le Lab, Julien Dray se fait plus explicite. Oui, ces photos lui semblent suspectes et ce pour plusieurs raisons. « Je n’ai pas de preuve formelle mais les informations qu’on me donne laissent penser qu’il s’agit de photos préparées« , dit-il. Et Julien Dray de dérouler les indices :

Ça se voit. Les photos sont nettes. Elles ont été prises avec un téléobjectif. La femme est sur la plage sans serviette. Elle se met à côté d’un poste de police, etc. Et puis il n’y a qu’à voir la rapidité avec laquelle les images ont été reprises. Il faut enquêter et à mon avis on va avoir de grosses surprises.

Premier adjoint à la mairie de Nice, Christian Estrosi dénonce lui aussi une « manipulation qui dénigre la police municipale », mais sans donner la moindre justification à ses accusations.

Cité par Libération, un responsable de l’agence Best Image qui commercialise les clichés de Nice, dément toute mise en scène. :

Je peux vous assurer qu’il n’y a rien de monté, aucune mise en scène, dit-il. […] La dame n’a pas été payée, et n’a pas non plus pris gracieusement la pose pour la photo. C’est un fait divers classique.

Pour Cannes déjà, certains avaient émis des doutes.

Quelques-uns à l’extrême droite avait par exemple trouvé bien commode qu’une journaliste de France 4 se soit trouvée sur une plage de la Côte d’Azur en plein mois d’août au moment où une mère de famille se faisait verbaliser parce qu’elle portait un voile.

Le témoignage de cette journaliste a été relayé par L’Obs. « Elle [la mère de famille] a de la chance, il y avait par hasard une journaliste de France 4 juste à côté. Donc ça tombe très bien pour elle » a par exemple commenté le vice-président du FN Florian Philippot ce mercredi sur RTL, avec une grande ironie, estimant peut-être qu’une plage de la Côte d’Azur n’est pas un endroit où les gens se rendent au mois d’août.

Mais que les photos et les verbalisations soient le fruit d’une machination comme semble le penser certains élus, le résultat est le même : cité par FranceInfo: ce mercredi, le journaliste de RFI spécialiste de Daesh David Thompson, « les clichés de Nice vont alimenter des années de propagande jihadiste« .

Le Lab

Femmes voilées verbalisées et déshabillées par la police : « Du pain bénit pour Daesh »

Arrêtés anti-burkini : « Les photos de Nice vont alimenter des années de propagande jihadiste » 

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Les réseaux sociaux sont en émoi depuis la diffusion de photos d’une femme en foulard, ôtant sa tunique devant des agents, sur une plage de Nice. Sur Facebook et Twitter, les commentaires courroucés se succèdent. Les sympathisants djihadistes, eux, voient ces images plutôt d’un bon oeil. C’est du moins l’analyse posée par le spécialiste du terrorisme islamiste David Thomson.

Interrogé par FranceInfo, ce journaliste soutient que « les sympathisants djihadistes semblent eux-mêmes surpris que la police municipale de Nice fasse leur travail de propagande à leur place. Pour eux, c’est du pain bénit. Le récit djihadiste martèle depuis des années qu’il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France ».

Ce vêtement, qui est pourtant contraire au dogme salafiste, pourrait dorénavant être utilisé dans la propagande des groupes terroristes, tant du côté de l’Etat islamique que d’Al-Qaïda. La raison : « ces photos représentent l’incarnation même de leur rhétorique anti-France.

Celle d’un pays ennemi de l’islam, présenté comme une terre de mécréance par excellence, où l’on humilie les musulmans sous le regard passif d’un public immobile, à travers des forces de l’ordre perçues comme une autorité qualifiée ‘d’idolâtre’, c’est-à-dire découlant de la souveraineté populaire et non divine », souligne David Thomson dans ce même entretien.

Le journaliste de RFI voit plutôt d’un mauvais oeil les décisions de plusieurs communes de la Côte d’Azur de bannir de leurs plages les tenues ne respectant pas la laïcité. « Les municipalités qui l’ont interdit estiment que le burkini est l’expression d’un ‘communautarisme’ qui pourrait constituer un marchepied vers une forme de radicalité.

Mais à l’inverse, pour celles qui le portent, ce vêtement de bain est paradoxalement vécu comme un compromis entre leur conservatisme religieux et la société occidentale moderne (…) Son interdiction génère des crispations très fortes dans une grande partie de la communauté musulmane, et en donnant corps à la propagande djihadiste, il n’est pas impossible que cette polémique génère une fracture, un dégoût de la France chez certains musulmans, au-delà même des cercles salafistes ou djihadistes.

A l’heure où l’on parle de la nécessité de développer un discours pour contrer le narratif djihadiste, on s’aperçoit que non seulement ce contre-discours n’existe pas, mais qu’en plus, certaines autorités françaises offrent de quoi renforcer ce contre quoi elles pensent lutter. » 

La Libre

#WTFFrance : Les internautes dénoncent la chasse aux femmes voilées sur les plages

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L’extrême-droite se déguise en Daesh, simule une attaque terroriste et sème la panique

Fausses armes, vrais blessés. Des militants d’extrême droite tchèques ont déployé l’artillerie lourde, dimanche, pour mettre au point une «performance théâtrale» au goût douteux… Alors que la capitale tchèque commémorait dimanche 21 août l’écrasement par les chars russes du Printemps de Prague en 1968des membres d’un groupe d’extrême droite appelé «Initiative»-  ont simulé une attaque terroriste en plein coeur du centre historique de la capitale tchèque, pour «dénoncer l’immigration» et mettre la population en garde contre une «invasion islamique» selon son leader Martin Konvika.

Perché sur le dos d’un chameau spécialement dépêché pour l’occasion ou au volant d’un hummer, les membres d’Initiative grimés en djihadistes du groupe Etat Islamique ont hurlé des «allahou akbar» et tiré en l’air avec de fausses kalachnikovs à air comprimé.

Vent de panique

Comme le rapporte le New York Times, la mise en scène n’a pas tardé à créer un mouvement de panique sur la place, pleine de touristes, au moment où Martin Konvika et ses accolytes s’apprêtaient à simuler l’exécution d’un prisonnier en tenue orange, typique des vidéos de propagande diffusée par le groupe Etat islamique. Une Pragoise a ainsi confié au journal américain: «J’arrivais sur la place de la vieille ville et j’ai entendu des coups de feu au loin. Puis j’ai vu un groupe d’une quarantaine de personnes, dont certains hurlaient en hébreu, courir dans ma direction. Quelques-uns ont trébuché, les autres leur ont marché dessus», laissant certains d’entre eux avec des hématomes. Un serveur qui travaillait sur la place dimanche a posté sur son compte Facebook la vidéo où l’on peut voir des passants, «absolument terrifiés» venir se réfugier dans son restaurant.

Une enquête ouverte

L’action a pu être stoppée au bout d’une vingtaine de minutes par la police pragoise, dont le porte-parole Tomas Hulan a indiqué à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte pour «soupçon de perturbation de l’ordre public. La poursuite pour diffusion d’une fausse information alarmante n’est pas à exclure non plus». «Nous sommes en train de contacter les témoins, pour documenter cet événement», a-t-il poursuivi sans vouloir «spéculer» sur l’aboutissement de l’enquête.

Le Parisien

Le Canada autorise le voile dans la Gendarmerie royale

Le port du voile islamique par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada, a annoncé mardi le gouvernement canadien.

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« Cette addition à l’uniforme » de la police montée a été décidée récemment par le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, a dit à l’AFP Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

La décision « de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent », vise à encourager ces dernières « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale du Canada », a déclaré M. Bardsley, confirmant des informations du quotidien La Presse.

Le porte-parole n’était pas en mesure de dire si des femmes portent actuellement le hijab dans la police fédérale, renvoyant l’AFP à la GRC, qui n’avait pas encore réagi.

Le turban est aussi autorisé

La mesure est en vigueur depuis janvier, selon La Presse, qui a obtenu des échanges d’information entre le commissaire de la GRC et le ministre de la Sécurité publique, en vertu de la loi d’accès à l’information.

Trois sortes de hijab ont été testés par la police fédérale avant son autorisation, et celui retenu s’enlève rapidement, n’est pas encombrant et ne pose donc aucun risque pour la policière désirant le porter, a indiqué le journal.

Les services de police de Toronto, plus grande ville du Canada, et d’Edmonton, capitale de l’Alberta (ouest) permettent déjà « le port du hijab avec l’uniforme », a rappelé M. Bardsley. « A l’étranger, des corps policiers au Royaume-Uni, en Suède et en Norvège ainsi que dans certains États américains ont adopté des politiques similaires », a-t-il précisé.

La GRC permet depuis le début des années 1990 à ses membres de confession sikhe de porter le turban. Cette annonce survient après que le Premier ministre canadien Justin Trudeau, chantre du multiculturalisme, s’est porté lundi à la défense du burkini, un costume de bain enveloppant à l’usage des femmes musulmanes dont le port a été interdit sur certaines plages en France.

Ouest France

Canada : Justin Trudeau prend la défense du burkini, invoquant les libertés de culte

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu le port du burkini, invoquant les libertés de culte, en plein débat en France.

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu lundi les libertés de culte garantissant le droit à porter le burkini, symboles selon lui de « l’acceptation » de l’autre de la part d’une société ouverte.

« Au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance. Tolérer quelqu’un, c’est d’accepter qu’il ait le droit d’exister mais à condition qu’il ne vienne pas nous déranger trop, trop, chez nous », a regretté en conférence de presse le dirigeant libéral, chantre du multiculturalisme.

Interrogé sur la controverse entourant en France le burkini, un costume de bain enveloppant à l’usage des femmes musulmanes dont le port a été interdit sur certaines plages hexagonales, M. Trudeau a appelé au « respect des droits et des choix des individus », un principe qui « se doit d’avoir la première place dans nos discours et débats publiques ».

« Il y a des petites controverses ici et là comme toujours »

Dans la foulée de la controverse qui agite la France, où une poignée de mairies de localités côtières ont interdit le burkini, des élus québécois ont appelé à une telle mesure dans la Belle Province au nom du principe de la laïcité.

« Oui, sûrement, il y a des petites controverses ici et là comme toujours, des conversations que nous allons continuer d’avoir », a observé le Premier ministre canadien. Toutefois, a-t-il asséné, « au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance ».

« Au Canada, peut-on parler d’acceptation, d’ouverture, d’amitié, de compréhension ? C’est vers là que nous allons et c’est ce qu’on est en train de vivre tous les jours dans nos communautés diverses et riches, non en dépit, mais à cause de ces différences », a conclu Justin Trudeau.

Paris Match

Burkini : une dizaine de femmes verbalisées pour port du voile et… short avec t-shirt

De Cannes à Nice, la verbalisation de plusieurs femmes simplement voilées sur la plage fait polémique

La scène se déroule ce mardi 23 août sur la plage de Nice. Une femme est verbalisée par la police pour un simple port de voile. Dans une vidéo que Le HuffPost a pu se procurer, elle engage une discussion avec un policier qui rapporte les consignes émises dans un arrêté municipal en vigueur depuis le 19 août dernier, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Alors qu’une dizaine de communes françaises ont interdit le burkini sur les plages et que le Conseil d’État va examiner la question ce jeudi 25 août, le tribunal administratif de Nice a validé l’interdiction des tenues de bain islamiques pour éviter des troubles à l’ordre public.

« Je suis toujours venue ici, je n’ai jamais eu de problème », explique calmement la femme voilée au policier. « C’est pour éviter qu’il y ait des problèmes comme en Corse où des gens se sont fait caillasser », répond l’agent qui lui rappelle l’entrée en vigueur à Nice de l’arrêté municipal.

Le texte, qui ne mentionne pas directement le terme « burkini », dispose effectivement que « toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité » est interdite « d’accès aux plages publiques, aux sites de mise à l’eau ainsi qu’à la baignade », et ce jusqu’au 15 septembre prochain.

« On n’a pas le droit d’afficher son appartenance religieuse, continue le policier. Le problème c’est qu’il y a des gens que cela dérange, qui nous appellent. Du coup, ils ont pris un arrêté, les communes du littoral ont fait pareil, comme ça il n’y a pas de problèmes », répète-t-il.

La veille, une première vidéo de verbalisation de femme voilée sur une plage à Nice est devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence récupérée et diffusée le soir-même elle aussi par Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, on peut voir une femme voilée et habillée sortir de l’eau devant deux policiers municipaux. La scène, déjà vue plus de 100.000 fois en moins de 24 heures a également été très partagée.

« C’était autour de 14 heures, raconte la témoin Sarah à BuzzFeed. Plusieurs policiers municipaux se sont adressés à un maître nageur, qui a pointé un groupe de quatre filles, dont une qui portait le voile. Les policiers leur ont demandé de quitter l’eau, et j’ai vu que le policier écrivait sur un papier. »

« Une fois que l’interpellation était terminée, je me suis rendue vers elles, rajoute Sarah. La fille voilée était en pleurs et pouvait à peine parler. Sa copine, qui n’était pas voilée, mais portait un t-shirt et un short, a aussi eu un PV. Les deux autres filles, qui portaient des maillots deux-pièces, n’ont pas été verbalisées. Elles sont toutes les quatre parties de la plage. Elles n’avaient même pas la vingtaine. »

Des actions en justice à venir?

Ces faits s’ajoutent au témoignage de Siam, une femme voilée verbalisée sur une plage de Cannes le 16 août dernier. Elle a raconté la scène à L’Obs: « La parole raciste s’est totalement libérée. J’étais abasourdie. J’ai entendu des choses que l’on ne m’avait jamais dites en face, comme ‘rentrez chez vous!’ ‘Madame, la loi c’est la loi, on en a marre de ces histoires’, ‘Ici, on est catholiques!' »

Avec la Fédération des Musulmans du Sud, Feiza Ben Mohamed s’est engagée à retrouver ces jeunes femmes verbalisées à Nice pour les accompagner dans leurs démarches dans le but de contester les procès verbaux.

« C’est très humiliant, mais je ne suis pas sûr qu’elles se manifestent, avoue la secrétaire générale de l’association. Il est hors de question, sous prétexte qu’un tribunal administratif a pris une décision politique d’interdire le burkini et a laissé transparaître son idéologie à travers un jugement, que les musulmans se laissent taper dessus comme cela, lance Feiza Ben Mohamed. Si nous parvenons à les retrouver, ces femmes pourront se constituer partie civile et nous opposerons au juge les principes de liberté de culte, la liberté d’aller et venir et la liberté de conscience. »

Huffington

Nice: une femme portant un bandeau verbalisée et contrainte de se déshabiller par la police

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«j’ai tiré sur les deux cafards», un Néerlandais avoue le meurtre de 2 marocains

Un Néerlandais de 42 ans a reconnu ce mardi matin au tribunal d’Arnhem (province de Gueldre, centre-est des Pays-Bas) le meurtre de deux frères marocains, rapporte la presse locale.

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Les faits remontent au 9 mai dernier. Un individu avait fait irruption dans un café turc de Nijmegen (province de Gueldre) où il avait commis une fusillade dans laquelle deux frères marocains ont perdu la vie.

Le suspect a avoué le double assassinat en faisant prévaloir la légitime défense : selon lui, le frère ainé aurait sorti son arme en premier. Une version rejetée par le procureur qui a rapporté un des propos du Néerlandais lors de son aveu : « Et puis j’ai tiré sur les deux cafards ».

D’après le procureur, le suspect ne pourrait tenir un tel langage et avoir agi par légitime défense, d’autant que le plus jeune des frères s’était réfugié derrière le bar, suivi par le suspect qui lui aurait tiré deux balles, dont une dans le dos.

La cour a finalement rejeté la demande de liberté provisoire émise par l’avocat de l’accusé et l’enquête sur la fusillade suit son cours.

Yabiladi

L’extrême droite appelle à la dissolution du CCIF, et ses adhésions explosent

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Un fugitif se déguise en vieillard pour échapper à la police

Shaun Miller, alias « Shizz » n’a que 31 ans, mais sur certaines photos, en paraît beaucoup plus: un homme a été arrêté dans l’État du Massachusetts, alors qu’il tentait d’échapper aux policiers venus le chercher. Il était en cavale depuis sa condamnation, en avril, pour trafic d’héroïne.

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Jeudi, la police a cerné sa planque à South Yarmouth (Massachusetts), avant de lui ordonner de sortir sans résistance.

Un homme pas très malin mais très dangereux

Problème: à la place du délinquant trentenaire qu’ils s’attendaient à voir, c’est un vieux monsieur qui leur est apparu sur le seuil de la porte.

Mais les forces de l’ordre ne se sont pas laissées abuser longtemps: elles ont vite compris que c’était bien leur homme qui leur faisait face, simplement vêtu d’un masque de vieillard.

La police a juste eu le temps de se faire une bonne frayeur. En effet, si « Shizz » n’est pas, généralement, très malin, il est réputé très dangereux.

Deux armes à feu chargées retrouvées

D’ailleurs, les policiers ont découvert dans sa planque deux armes à feu chargées, dissimulées dans un bac à linge.

Se satisfaisant de son arrestation, le bureau de répression du trafic de stupéfiants (ATFHQ) a fait savoir sur Twitter que les charges retenues en avril contre « Shizz » faisaient partie d’une affaire judiciaire de plus grande ampleur.

Bien Public

« Non, Israël n’est certainement pas le modèle à suivre »

Depuis le massacre du 14 juillet à Nice, l’attention s’est tournée vers Israël et ses techniques pour prévenir les attentats. Écrivains, dessinateurs, cinéastes, entre autres, signent cette tribune. Ils appellent à la vigilance face à la confusion des termes, et nous mettent en garde : « Non, Israël n’est certainement pas le ‘modèle’ à suivre. » 

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Cette tribune est co-signée par 

Julien Cendres, écrivain
Monique Chemillier- Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique à l’Université Paris-Diderot
Alain Guiraudie, cinéaste et réalisateur
Tardi, dessinateur
Myriam Martin, porte parole d’Ensemble
Rony Brauman, médecin et essayiste
Verveine Angeli, Union Syndicale Solidaires
Philippe Poutou, porte parole du NPA
Dominique Grange, chanteuse engagée
Eric Hazan, éditeur

Depuis le terrible massacre à Nice, plus de 84 victimes et des centaines de blessés, des discours médiatiques et politiques de plus en plus nombreux comparent ce qui se produit en France et en Europe à la situation en Israël.

Ainsi, des recommandations de s’inspirer du « modèle israélien » sont énoncées par de nombreux intellectuels et représentants politiques, repris dans certains médias.

Cette analyse largement diffusée veut occulter une première différence fondamentale : Israël est une puissance occupante aux termes de toutes les normes du droit international et des décisions des Nations unies.

Elle occupe illégalement des territoires palestiniens depuis 1967. Il s’agit en réalité de la plus longue occupation militaire du XXe siècle.

Il y a deux ans, l’opération « bordure protectrice »

Israël serait donc passé maître dans la gestion du « terrorisme » et la « sécurisation » de ses sites et de ses citoyens.

Alors que l’occupation répond d’abord à une volonté expansionniste et colonialiste, c’est au nom de la « sécurité » qu’il justifie sa politique de colonisation des territoires palestiniens, qui a encore considérablement augmenté en 2016 : main de fer militaire et coloniale sur les territoires de Cisjordanie, expropriation de milliers de palestiniens à Jérusalem-Est, des villages de la vallée du Jourdain, le blocus de Gaza depuis dix ans, l’annexion du Golan syrien…

Il y a deux ans presque jour pour jour, Israël, dans l’opération « bordure protectrice » assassinait plus de 2.200 personnes dont 500 enfants, selon les chiffres des Nations Unies. Enfermés et sans recours dans Gaza assiégée, dans leur immense majorité des civils non armés, ils n’avaient nulle part ou fuir. Même les hôpitaux et les bâtiments de l’ONU étaient bombardés et détruits par l’aviation israélienne.

La résistance palestinienne n’a rien à voir avec Daech

Le second amalgame dangereux auquel procèdent ces discours est celui d’identifier la résistance populaire palestinienne au terrorisme de Daech, ou à toute attaque d’individus déséquilibrés qui s’y réfèrent.

La résistance populaire palestinienne n’a rien à voir avec la cruauté et la violence de Daech. Ni dans les causes ni dans les effets. Ceux qui cherchent à les assimiler sont avant tout des défenseurs de la politique israélienne dont ils adoptent le récit : il n’y a pas de Palestiniens opprimés, il n’y a que des terroristes violents.

Ce déni de la  réalité  et de la violence de l’occupation n’échappe pas aux sociétés civiles.

En réalité, Israël, par sa politique de conquête et d’annexion, participe considérablement à l’insécurité de cette région du monde. Cela a aussi pour conséquence de durcir la nature du régime israélien, de plus en plus ségrégatif et discriminant, qui utilise constamment le profilage ethnique et racial au nom de la sécurité. C’est ce  modèle que certains marchands de peur veulent imposer à notre société : un régime  raciste et discriminant , un modèle de guerre civile.

Israël : l’impasse sécuritaire

Pour notre part, nous appelons à la vigilance face à cette redoutable confusion des termes, qui consiste non seulement à faire oublier la source de la violence, l’occupation illégale d’un peuple et la colonisation de ses territoires, mais aussi à nous présenter comme un modèle la répression de la résistance du peuple palestinien.

Israël est aussi tout au contraire le constat patent de l’échec de la politique sécuritaire. Le mur de séparation construit par Israël, les centaines de checkpoints pour ne citer que ces exemples, n’ont jamais pu empêcher des Palestiniens de se révolter contre leur oppresseur. Si cette politique répressive payait cet État ne devrait-il pas vivre en paix depuis longtemps ?

Faut-il rappeler que l’insécurité permanente de cet État due à sa politique est aussi une arme de gouvernance ? Israël vit en effet sous État d’urgence permanent depuis des décennies.
Non, Israël n’est certainement pas le « modèle » à suivre. Bien au contraire, c’est l’impasse sécuritaire dans laquelle nous ne voulons surtout pas nous retrouver pris au piège à l’avenir.

L’Obs

Incident raciste dans un stade : une australienne jette une banane sur un aborigène

Une spectatrice a été bannie à vie de tout match après avoir jeté une banane à un joueur aborigène lors d’une partie de foot australien.

L’Australie est frappée par un tempête médiatique suite à un incident raciste dans un stade de foot australien, sport local entre le football et le rugby. Une spectatrice n’a rien trouvé de plus intelligent que de jeter une banane à un joueur aborigène des Adélaïde Crows, Eddie Betts.

Après enquête, la jeune femme a été bannie à vie de tout match de la Ligue de football australien dont le patron, Gillon McLachlan, a déclaré que l’incident était «sans aucune ambiguïté raciste» et qu’il l’avait «rendu malade». D’autant que ce n’est pas la première fois que le foot australien est secoué par le racisme.

L’année dernière, Adam Goodes, un des sportifs australiens aborigènes le plus connu, a mis fin à sa carrière dans le footy après avoir été régulièrement l’objet de huées dans les stades. En 2013, un jeune spectateur l’avait traité de singe au Melbourne Cricket Ground.

L’Equipe