Jean-Marc Rouillan, ex d’Action directe, juge les terroristes de Paris «courageux»

C’est une interview dont les propos vont choquer et sans doute créer la polémique. Jean-Marc Rouillan, ancien militant d’Action directe qui est en liberté conditionnelle depuis 2012, s’exprime sur les attentats à Paris dans un entretien au mensuel d’enquête satirique marseillais «Le Ravi» sorti vendredi.

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Interrogé sur l’action des terroristes de novembre dernier, il affirme : «Je suis neutre». «Car l’Etat français reste colonialiste, assassin, martèle-t-il. Rien que ce qui s’est passé en Algérie m’empêchera toujours, toute ma vie, de chanter la Marseillaise et de porter le bleu-blanc-rouge : un million de morts, des disparus, de la torture, l’horreur et puis venir se présenter comme la patrie des droits de l’homme ! Jamais je ne serai du côté de cet Etat !».

Questionné ensuite sur les terroristes, il lance que selon lui «ils se sont battus courageusement dans les rues de Paris en sachant qu’il y avait près de 3000 flics autour d’eux». «On peut dire plein de choses sur eux -qu’on est absolument contre les idées réactionnaires, que c’était idiot de faire ça- mais pas que ce sont des gamins lâches», ajoute-t-il.

Selon BFM TV, Samia Maktouf, avocate de familles de victimes du 13 novembre, va saisir le procureur de la République de Paris pour dénoncer les propos de Jean-Marc Rouillan, qui relèvent selon elle de l’apologie du terrorisme.

En conclusion de l’interview, l’ancien terroriste affirme que c’est une utopie «totale» de croire qu’on peut changer la société sans violence.
Le Parisien

Le dîner du Crif : tous le gratin politique convié sauf ceux complaisants aux campagnes anti-israël

Le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui réunira lundi soir 800 personnes, sera présenté pour la dernière fois par Roger Cukierman. L’antisémitisme en France devrait être l’un des principaux sujets abordés.

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En trente ans, le dîner annuel du Crif est progressivement devenu un rendez-vous politique incontournable. Pour preuve, il réunira, lundi 7 mars au soir, 800 personnes dont tous le gratin politique. De François Hollande à Manuel Valls mais aussi Bernard Cazeneuve -ministre de l’Intérieur-, Najat Vallaud-Belkacem -Education-, Emmanuel Macron -Economie- sans oublier la maire de Paris Anne Hidalgo mais aussi Nicolas Sarkozy et au moins trois candidats déclarés à la primaire de la droite, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire.

Ce 31e dîner, organisé dans un hôtel parisien, sera organisé -pour la dernière fois- par Roger Cukierman, 79 ans. Son successeur à la tête de la vitrine politique de la première minorité juive d’Europe -un demi-million en France-, doit être élu en mai.

En revanche, les responsables politiques soupçonnés de prêter une oreille complaisante aux campagnes anti-israéliennes n’ont pas été conviés au dîner, à l’instar de ceux du Front de gauche, qui en réponse accusent souvent le Crif de « communautarisme ». De même, personne au Front national n’a reçu de carton d’invitation.

L’Express

Les Palestiniens accusent le Conseil de Paris de favoriser la colonisation israélienne

Les Palestiniens ont accusé jeudi le Conseil de Paris d’attenter à la liberté d’expression et de favoriser la colonisation israélienne après le vote récent par cette assemblée d’un texte contre une campagne internationale de boycott d’Israël.

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« Condamner un mouvement légitime et non-violent contre un régime d’apartheid aux politiques racistes (…) revient à soutenir activement l’entreprise colonisatrice toujours en cours », a écrit Saëb Erakat, numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, dans une lettre dont l’AFP a eu la copie.

Le Conseil de Paris, assemblée délibérante qui règle les affaires de Paris, a adopté le 16 février un « vœu » disant que Paris et sa maire « ont de manière constante affirmé leur opposition au mouvement de boycott d’Israël et dans le même temps, leur attachement à la promotion de la paix entre Israéliens et Palestiniens ».

L’Orient Le Jour

Une société russe collabore avec Daech pour l’exploitation d’un champ de gaz en Syrie

Si vous doutiez de la complexité du conflit syrien, ces révélations faites par Foreign Policy et Le Monde devraient vous convaincre définitivement. 

SYRIA-CONFLICT

En février, la revue américaine avait dévoilé les liens étranges qui unissaient trois acteurs sur le dossier du champ de gaz de Twinan (75km au sud-ouest de Raqqa) : Daech, le régime de Bachar al-Assad et la société russe Stroytransgaz.

Ce mercredi 2 mars, Le Monde a livré plus de détails sur ce surprenant ménage à trois. Au départ, ce sont des activistes de l’opposition au régime qui avaient dénoncé dès 2014 un arrangement entre l’Etat islamique et Bachar al-Assad pour le partage de ce site gazier.

Puis, il s’est avéré que la société russe Stroytransgaz avait un intérêt dans ce dossier. Comment ? Il faut remonter à l’année 2007, au moment où la dictature avait passé un contrat à hauteur de 160 millions d’euros avec cette société pour comprendre cet accord. Stroytransgaz, propriété de Guennadi Timtchenko, souvent décrit comme « très proche » de Vladimir Poutine, a donc décroché ce contrat pour l’exploitation du champ de gaz de Twinan. Pour mener à bien ce projet juteux, Stroytransgaz a sollicité l’aide d’un sous-traitant, la société syrienne Hesco dirigée par l’homme d’affaires George Haswani, proche de Bachar al-Assad.

En marge de la révolution syrienne, la prise de ce site par le Front al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaida) vient gâcher les plans des deux entreprises, jusqu’à la reprise de l’usine en janvier 2014 par Daech. À ce moment, l’entreprise Hesco va reprendre les travaux sur le site.

Un loyer versé à Daech

Un an plus tard, au moment où ces travaux sont achevés, s’entament des négociations entre Hesco, l’EI et Damas. En ressort un accord sur le versement d’un loyer mensuel de 72.000 euros à Daech contre la protection du site par les jihadistes. À ce loyer, s’ajoutent des taxes perçues par l’EI. En résumé, Hesco exploite, Damas a l’assurance d’avoir du gaz et Daech se paie sur la bête. Aussi, Hesco et l’EI s’accordent sur le partage de la production de la centrale électrique d’Alep (aussi sous contrôle de Daech). Cette centrale (alimentée par le gaz de Twinan) va donc fournir en électricité 50 mégawatts pour le régime et 70 mégawatts pour l’EI. 

Durant l’année 2015, l’usine de Twinan produisait « jusqu’à un million de mètres cubes et 2 000 barils de condensat », détaille Le Monde. À noter aussi que George Haswani, le patron de Hesco, est aujourd’hui accusé par les États-Unis et l’Union européenne de s’être fourni en énergie auprès de l’EI pour le compte de Damas. Et donc, d’avoir contribué à la prospérité des finances de l’Etat islamique.

Huffington

Israël refuse l’entrée d’une délégation belge à Gaza

Selon les médias belges, une délégation de parlementaires en mission en Palestine s’est vu interdire l’entrer à Gaza via Israël. C’est la présidente de la délégation, Gwenaëlle Grovonius qui rapporte les faits.

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Sur invitation de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient), plusieurs députés belges devaient se rendre à Gaza pour rencontrer des ONG locales. Mais la parlementaire belge explique qu’«à la dernière minute, la délégation s’est vu refuser l’accès à Gaza, les autorités israéliennes ayant refusé de leur procurer un laisser-passer».

Gwenaëlle Grovonius, en colère, parle d’un «abus de pouvoir inacceptable». Gaza ne fait «pas partie d’Israël conformément aux frontières reconnues par la communauté internationale, il est donc inacceptable que les autorités israéliennes s’arrogent le droit d’en refuser l’accès à une délégation officielle de parlementaires étrangers», explique-t-elle.

Il s’agit pour elle d’une tentative de dissimulation de la part d’Israël : « Que tente-t-on encore une fois de nous cacher si ce n’est, sans doute, l’état humanitaire déplorable dans lequel Gaza se trouve depuis l’opération militaire destructrice qui y a été menée par Israël en 2014 ?»

RT

Famille palestinienne brulée vive : la femme de l’assassin qualifie leur famille de «terroriste»

L’incident s’est produit lors des audiences préliminaires d’Amiram Ben-Uliel, et d’un autre suspect, mineur, accusés d’avoir participé à l’opération incendiaire contre la famille Dawabsha, tuant un bébé et ses parents en juillet dernier.

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Après les audiences à huis clos, les familles des deux camps et leurs soutiens se sont violemment confrontées. Des membres de la famille Dawabsha criaient «Dieu est grand» et «N’avez-vous pas honte ?» aux familles des suspects. Oriane Ben-Uliel, la femme d’Amiram, leur a alors répondu : «Vous ne faites que montrer que vous êtes des terroristes».

Le père de Riham Dawabsha a déclaré à la presse israélienne que Ben-Uliel n’avait pas cessé de rire durant toute l’audience : «C’est la personne qui a tué mon fils, et ils le laissent me rire au nez. C’est difficile pour quelqu’un de faire face à l’assassin de sa famille, mais j’ai l’intention de venir à toutes les audiences.»

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RT

Netanyahu veut pouvoir déporter vers Gaza les proches des « auteurs d’attentats »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé mercredi au conseiller juridique du gouvernement d’examiner les possibilités légales d’expulser vers la bande de Gaza les proches des auteurs palestiniens d’attentats, a indiqué le gouvernement.

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«Expulser vers Gaza les membres de la famille de terroristes palestiniens, qui ont aidé ces derniers réduirait considérablement le nombre des attaques terroristes», a affirmé un porte-parole du gouvernement sur Twitter.

L’initiative de M. Netanyahu s’inscrit dans un contexte de violences renouvelées entre Palestiniens et Israéliens et « d’attaques anti-israéliennes quasiment quotidiennes depuis cinq mois. »

20 Minutes

 

Terrorisme : quand la justice inflige un camouflet aux services de renseignements français

Le tribunal administratif de Versailles a annulé la rétention d’un homme de 24 ans soupçonné d’avoir participé au djihad et suivi par la DCRI… depuis 2008.

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C’est un véritable camouflet pour les services de l’État. Vakha D., 24 ans, d’origine tchétchène, a obtenu vendredi du tribunal administratif de Versailles l’annulation de sa rétention administrative. La préfecture de l’Essonne s’était appuyée sur des renseignements fournis par la DGSI pour réclamer l’expulsion du jeune homme soupçonné d’entreprise terroriste.

Mais les juges ont estimé vendredi que le préfet n’avait pas versé suffisamment d’éléments au soutien de sa demande et que la « note blanche » versée au débat était incomplète. Après plusieurs mois de détention, Vakha D. est donc libre. La situation est prise très au sérieux dans les plus hautes sphères de l’État. La DGSI soupçonne en effet Vakha D. d’avoir participé au djihad en Syrie entre janvier 2014 et février 2015…

Le Point

 

Israël démolit leur école, les enfants palestiniens suivent leurs cours en plein air

Les enfants palestiniens du campement bédouin d’Abou Nouwar n’ont pas eu le temps de profiter de leur école, financée par l’aide humanitaire française et démolie par Israël aussitôt installée dans cette zone de Cisjordanie occupée considérée comme stratégique par Israéliens et Palestiniens.

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Les 25 élèves, âgés de 7 ou 8 ans et répartis sur deux niveaux, ont suivi mercredi leurs cours d’arabe et d’anglais en plein air à même le sol, à l’endroit où avaient été disposés en toute fin de semaine passée des préfabriqués pour les classes et les sanitaires, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’organe du ministère israélien de la Défense en charge des activités dans les Territoires palestiniens a confirmé à l’AFP que quatre préfabriqués avaient été enlevés dans la nuit de samedi à dimanche. Ils avaient été « illégalement installés », a-t-il dit.

La France a « condamné (le) démantèlement (d’Abou Nouwar) dans une zone identifiée par l’Union européenne comme clé pour la viabilité de la solution des deux États » palestinien et israélien coexistant en paix, dit le ministère français des Affaires étrangères sur son site.

L’armée israélienne a même « saisi les bancs et les tables », dit à l’AFP Asma Cheiha, directrice de la petite école.

Les enseignants et les élèves sont donc retournés à la débrouille sans jouir de leur nouvelle école. Mardi, alors que le temps était beaucoup moins clément, les cours avaient été entrecoupés par les averses forçant les enfants à courir pour s’abriter.

Le campement d’Abou Nouwar est situé dans un secteur crucial dans la perspective d’un éventuel règlement du conflit israélo-palestinien. Il se trouve en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, tout près de Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat, et de l’imposante colonie israélienne de Maale Adoumim, où vivent 10% des 400.000 colons israéliens de Cisjordanie.

L’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov, s’était alarmé la semaine passée devant le Conseil de sécurité. « Depuis début 2016, Israël a démoli en moyenne 29 structures palestiniennes par semaine, trois fois plus que la moyenne de 2015« , avait-il dit.

TV5

«Ne diabolisez pas Israël» : le Canada adopte une motion contre l’appel au boycott et BDS

Le Premier ministre Justin Trudeau a apporté son soutien au texte proposé par les Conservateurs visant à condamner «toute tentative» de promouvoir le boycott contre l’Etat hébreu, à l’intérieur et à l’extérieur du Canada.

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Le projet de loi, passé lundi à 229 contre 51 votes, appelle le gouvernement à sévir contre les organisations, groupes ou individus canadiens soutenant la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). Selon le texte, celui-ci promouvrait «la diabolisation et la dé-légitimation» d’Israël.

BDS est un mouvement citoyen qui tente de faire pression sur l’Etat hébreu pour que celui-ci «se plie au droit international et aux droits des Palestiniens». S’inspirant de la campagne ayant aidé à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, BDS prône le boycott des produits et sociétés qui tireraient profit de la violation de ces droits. La campagne cible aussi des institutions culturelles et universitaires israéliennes.

Pour le directeur-général du Centre consultatif des relations juives et israélienne, la campagne de boycott «ne contribue pas à la paix», mais est plutôt une «discrimination basée sur la nationalité» qui «cause du tort aux Israéliens comme aux Palestiniens en écartant encore les deux parties», comme il l’a déclaré au journal israélien The Times of Israel.

Trudeau poursuit le rapprochement avec Israël

Justin Trudeau, du Parti libéral, semble marcher sur les pas de l’ancien Premier ministre canadien Stephen Harper, qui entretenait des liens chaleureux avec Israël. L’actuel Premier ministre avait d’ailleurs déjà affiché publiquement son opposition au mouvement de boycott en mars 2015 sur Twitter, en affirmant que le mouvement BDS n’avait pas sa place sur les campus canadiens.

En 2014, Trudeau s’était prononcé en faveur du droit d’Israël à se défendre durant l’opération Bordure protectrice, pendant laquelle 2 200 Palestiniens avaient été tués après 50 jours de conflit.

RT

La CEDH condamne l’Italie pour l’enlèvement par la CIA en 2003 d’un imam à Milan

Les autorités italiennes étaient au courant de l’enlèvement en 2003, à Milan de l’imam égyptien Abou Omar par la CIA et ont abusé du secret d’Etat pour assurer l’impunité aux responsables, a tranché mardi la Cour européenne des droits de l’Homme.

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Les juges de Strasbourg ont jugé l’Italie coupable de nombreuses violations des droits de l’Homme dans cette affaire, notamment relatives à la torture et au respect de la vie familiale.

Face au tollé suscité par cet enlèvement illégal, la justice italienne s’était rapidement saisie de l’affaire. Vingt-trois Américains, vingt-deux agents de la CIA et un officier des forces armées américaines avaient été jugés responsables. Plusieurs hauts responsables des services de renseignement militaires italiens (Sismi) étaient impliqués.

Tous avaient été condamnés à des peines de prison allant de 7 à 10 ans. Mais la justice italienne n’a jamais demandé l’extradition des agents américains, et elle finira même, en 2014, par annuler les peines des espions italiens, les preuves les incriminant étant couvertes par «le secret d’Etat».

RT

Roger Waters : «Les musiciens ont trop peur de perdre leur carrière s’ils critiquent Israël»

Dans sa première interview consacrée à son engagement pour la cause palestinienne, la star du groupe Pink Floyd et soutien de BDS explique l’auto-censure que les musiciens doivent s’imposer de peur d’être taxés d’antisémitisme.

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«Les musiciens américains qui soutiennent le boycott d’Israël à cause du problème des droits des Palestiniens sont trop terrifiés de parler de peur que leurs carrières ne soient détruites», explique Roger Waters dans The Independent. «Je suis bien placé pour le savoir, cela fait dix ans que l’on me traite d’antisémite et de Nazi» ajoute -t-il.

La star de Pink Floyd, éminent militant en faveur de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ciblant Israël depuis son lancement il y a 10 ans, a évoqué sa propre expérience : «La seule réponse au BDS est de dire que c’est antisémite,» déplore Roger Waters dans The Independent.

Selon lui, c’est ce déchaînement à son encontre du lobby pro-israélien qui a incité les autres artistes à se taire, car ils seraient terrifiés de subir les mêmes accusations. Les artistes engagés se compteraient sur les doigts de la main : «Il y a moi et Elvis Costello, Brian Eno, Manic Street Preachers, un ou deux autres, mais il n’y a personne aux Etats-Unis où je vis. J’ai parlé à beaucoup d’entre eux, ils ont peur à se c**er dessus» poursuit-il.

RT

Le métro de Londres envahi par une campagne dénonçant «l’apartheid israélien»

Afin de marquer le douzième anniversaire de la «Semaine de l’apartheid», les activistes du mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions ont placardé 500 affiches choc dans le métro londonien, entraînant la colère des supporters de l’Etat juif. 

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Une affiche mentionne la vision biaisée de la BBC concernant le conflit israélo-palestinien. Sur le visuel, on peut lire une citation émanant d’un ancien correspondant de la chaîne de télévision britannique au Moyen-Orient, Tim Llewellyn : «Nous nous sommes habitués au fait que, dans une salle de rédaction de la BBC, une vie israélienne a une valeur infiniment plus grande que celle des Palestiniens».

Une autre, intitulée «L’apartheid est génial», dénonce le fait que «plus de cent entreprises britannique ont fourni du matériel militaire à Israël, ont profité de l’apartheid israélien et contribué à la punition collective militarisée des Palestiniens».

Une autre dénonce l’implication de la société britannico-danoise G4S dans les prisons israéliennes, ou encore les checkpoints en territoires occupés. Selon l’affiche, «plus de cinq cent enfants sont détenus dans des prisons G4S chaque année», cellules dans lesquelles les Palestiniens seraient sujets à «des agressions sexuelles, et de la torture afin d’obtenir des aveux».

RT

Un opposant syrien appelle Israël à soutenir une zone de sécurité pour les civils à sa frontière

Une bande de territoire syrien épargnée par le fanatisme et les destructions. Une zone protégée où les civils pourraient retrouver un semblant de vie normale. C’est le projet et le rêve de Kamal Al-Labwani.

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Ce vétéran de l’opposition syrienne était de passage cette semaine en Israël – pays toujours officiellement ennemi du sien – pour promouvoir l’idée d’une zone sécurisée en Syrie, juste de l’autre côté du plateau du Golan, annexé par l’Etat hébreu. Ce territoire de 10 km de large et de 20 km du nord au sud serait défendu par ses seuls habitants, contre les djihadistes ou l’armée syrienne.

Kamal Al-Labwani souhaiterait que l’Etat hébreu laisse entrer dans ses ports les équipements médicaux et l’aide humanitaire, puis facilite ensuite leur acheminement vers cette future zone protégée en Syrie. Il ne s’agirait pas d’une « no fly zone » – sans survol aérien –, précise-t-il, car une telle avancée nécessiterait l’accord des différents gouvernements engagés dans la guerre de Syrie. L’opposant compte se rendre prochainement en Jordanie, au Qatar, en Turquie et en Arabie Saoudite pour populariser son idée.

Le Monde

« Le roi de Guantanamo », accusé de torture, convoqué par la justice française

TORTURE – L’ancien commandant de Guantanamo est convoqué par la justice française. A l’origine de cette démarche, deux Français, anciens détenus de Guantanamo, qui l’accusent d’actes de torture.

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Il est surnommé « le roi de Guantanamo ». Le général Geoffrey Miller, ancien commandant de Guantanamo qui a également dirigé le tristement célèbre centre de détention américain d’Abu Ghraib en Irak *, est convoqué devant les juges français le 1er mars. Mais il n’est pas obligé de se présenter et rien ne dit qu’il sera là.

Une plainte pour détention arbitraire et torture

La justice enquête sur des accusations de torture dans cette prison américaine, à la suite de plaintes déposées par deux ex-détenus français. Aujourd’hui à la retraite, Geoffrey Miller a été commandant de Guantanamo de novembre 2002 à avril 2004. Puis a pris sa retraite en 2006 après 34 années passées dans l’armée.

Nizar Sassi et Mourad Benchellali avaient été arrêtés par les forces américaines en Afghanistan avant d’être transférés à Guantanamo, à Cuba. Ils y ont été détenus respectivement trois et quatre ans avant d’être renvoyés en France, où ils ont été condamnés à un an d’emprisonnement ferme pour avoir rejoint entre 2000 et 2001 l’Afghanistan avec des visées djihadistes. Mais ils ont porté plainte pour détention arbitraire et torture.

Metro News