La Slovaquie surveillera tous ses musulmans

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Après les attentats de Paris, le Premier ministre populiste Robert Fico veut tous les faire « surveiller ». Au grand dam des associations de défense des droits de l’Homme.

L’histoire

Robert Fico n’a décidément pas peur des amalgames. « Nous surveillons chaque musulman de Slovaquie », a déclaré le Premier ministre slovaque, un populiste de centre-gauche, dans la foulée des attentats de Paris. Il justifie ainsi sa décision : « À chaque fois qu’il y a eu une attaque terroriste en Europe, des musulmans en étaient responsables ». Ce serait donc son devoir « de vérifier si les musulmans qui vivent dans notre pays ont des contacts avec des gens suspects ».

Croissant vert ?

La Slovaquie, petit pays d’Europe centrale à majorité chrétienne, selon les estimations, compte entre 2 000 et 5 000 musulmans, essentiellement des immigrés albanais, bosniaques et afghans. Soit moins de 1 % de sa population. Et pas une seule mosquée.

Le Premier ministre, qui briguera un troisième mandat aux législatives de mars 2016, a aussi précisé que « les camps de réfugiés en Slovaquie allaient être eux davantage surveillés »,établissant ainsi un lien direct entre migrants et terroristes. Et la presse le soutient soutien. « Fermer les yeux sur la réalité est peut-être politiquement correct mais c’est absolument irresponsable » assure ainsi le quotidien Pravda.

La Fondation islamique slovaque se dit profondément choquée que le chef du gouvernement veuille placer sous surveillance « non pas des radicaux ou des extrémistes » déjà condamnés par la justice, mais « chaque musulman » qu’il considère comme une menace en raison de sa foi. « Les musulmans de Slovaquie, demande l’organisation, devront-ils bientôt porter le croissant vert, comme les juifs furent contraints de porter l’étoile jaune ? »

Le parquet requiert la démolition de la mosquée de Fréjus déjà construite

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Le procureur de la République de Draguignan a requis mardi après-midi la démolition de la mosquée de Fréjus dont les travaux s’étaient achevés en avril dernier, dont la validité du permis de construire est contestée. 

Le tribunal rendra son jugement le 26 février à 13h30.

Saisi à la suite d’une plainte déposée en octobre 2013 par la commune de Saint-Raphaël, voisine de celle de Fréjus, le tribunal correctionnel doit statuer sur le caractère frauduleux ou non de l’obtention d’un permis de construire par l’association El Fath, à l’origine de cette construction, et sur la complicité du maire de l’époque, Élie Brun (ex-UMP), dans la délivrance de cette autorisation administrative.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a cherché à démontrer que l’association El Fath, qui a construit cette mosquée au coeur d’un ensemble immobilier où est présente une forte communauté d’origine maghrébine, n’était pas propriétaire de l’intégralité des terrains au moment où elle a déposé sa demande.

Montage juridique

Ce n’est qu’ensuite, à la faveur d’un montage juridique, a estimé le représentant du parquet, qu’elle est devenue propriétaire desdits terrains.

Le procureur, qui n’a demandé que des peines d’amende pour l’association El Fath (60.000 euros) et pour son président, Driss Maaroufi (30.000 euros), a en revanche accablé l’ancien maire Elie Brun, pour lequel il a demandé 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d’amende.

M. Brun n’était pas présent à l’audience.

Le procureur a demandé également des mesures de « restitution », c’est-à-dire la démolition de cette mosquée de 1.500 m2, pouvant accueillir au moins 700 personnes, dans un délai de six mois avec une astreinte de 500 euros par jour de retard.

La mosquée n’a jamais obtenu d’autorisation d’ouverture

Depuis son achèvement en avril dernier, cette mosquée n’a jamais obtenu d’autorisation d’ouverture de la part de la municipalité de Fréjus, dirigée par le sénateur-maire FN David Rachline.

La commune s’est portée partie civile et son avocat a demandé lui aussi la démolition du bâtiment.

« Démolir une mosquée, c’est un réquisitoire sans précédent », s’est élevé dans sa plaidoirie Me Moad Nefati, avocat de l’association El Fath.

« Ce sont des réquisitions que même en Espagne et en Andalousie au XVe siècle on n’aurait pas envisagées », a-t-il pointé, en avertissant le tribunal: « Vous êtes devant un dossier de liberté fondamentale, une atteinte grave à la liberté de culte », une liberté que la justice est justement là, selon lui, pour protéger.

Var Matin

Des policiers se plaignent des perquisitions de « communication » ordonneés par le préfet

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« On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions , c’est de taper large » justifie le préfet, Yannick Blanc. La liste des objectifs est établie lors de réunions avec tous les services.

Cela n’empêche pas un nombre croissant de policiers de douter de l’utilité de ces opérations très consommatrices en temps et en effectifs. « C’est de la communication », commente un haut responsable policier à Paris.Et le risque de dommages collatéraux n’est jamais très loin.

A Nice, vendredi 20 novembre, une fillette de 6 ans a été légèrement blessée lors d’une perquisition administrative menée dans le centre. Victime de « plaies multiples superficielles au cou et à l’oreille gauche », elle a été hospitalisée quelques heures. Les policiers, qui sont intervenus peu avant 5 heures du matin, avaient enfoncé la mauvaise porte.

Le Monde

Perquisitions abusives, arrestations injustifiées : les abus de l’état d’urgence

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Mickaël, 27 ans, regardait un film d’action dans le TGV Marseille-Rennes, vendredi 20 novembre, en compagnie d’un autre homme. Mal lui en a pris, selon Sud-Ouest : en gare de Massy (Essonne), la police évacue le train et lui saute dessus pour l’arrêter. Des passagers auraient trouvé suspects son comportement et son aspect : le jeune homme est barbu et il portait des gants. Choqué, il a été libéré au bout de quatre heures.

Cette histoire n’est qu’un exemple des nombreux cas relevés cette semaine par la presse locale : la France est en état d’urgence. Un état administratif qui donne aux forces de l’ordre de larges moyens d’action. Mais aussi un état collectif prompt à l’emballement.

Une fillette de 6 ans blessée

Autre histoire édifiante, celle que raconte La Voix du Nord sur ce jeune homme, dont le père de 67 ans a été interpellé manu militari, mardi 17 novembre, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Sophiane avait accompagné son père à la préfecture la veille pour une démarche administrative. Les forces de l’ordre l’auraient alors repéré prenant des photos, ce qu’il dément. Résultat : la police enfonce la porte du domicile familial, fouille l’appartement de fond en comble, et arrête son père, qui passe la nuit en garde à vue.

A Quévrechain, dans le Nord, Fatima et sa fille ont subi une brusque perquisition de nuit au motif qu’un homme, que les autorités suspectaient de détenir des armes de guerre, avait habité dans la maison par le passé. La jeune fille raconte les lasers dans l’appartement, la porte qui vole en éclats, sa mère de 43 ans menottée… pour une perquisition qui n’a rien donné.

Les victimes des bavures sont parfois très jeunes et impressionnables : à Nice (Alpes-Maritimes), une petite fille de 6 ans a été blessée par des éclats au cou, lors d’une perquisition jeudi. A 4 h 30 du matin, les policiers d’élite du RAID enfoncent la porte de l’appartement familial, plaquent le père au sol. Les voisins évoquent des tirs dans les serrures, que la police dément, mais c’est bien par des éclats de bois qu’a été blessée la fillette, touchée alors qu’elle dormait dans la chambre d’à côté. Et le tout pour rien : la police s’est trompée de porte, elle visait en fait le voisin. Hospitalisée, la petite fille n’a rien de grave et la police a reconnu une « erreur rare ».

Le musicien Ibrahim Maalouf retenu sans motif

Ibrahim Maalouf, trompettiste français renommé, qui a rendu un hommage aux victimes des attentats sur le plateau du « Grand Journal » de Canal+ le 16 novembre, a raconté au site spécialisé Clique avoir été retenu plusieurs heures par des policiers, gare du Nord à Paris, avant de monter dans un train Eurostar pour Londres.

Le natif de Beyrouth (Liban) aurait alors appris que son passeport avait fait l’objet d’un signalement auprès de l’organisme de coopération policière Interpol. Papiers confisqués, interrogatoire… Une fois relâché, il raconte sur son compte Facebook sa mésaventure relayée aussitôt sur Le Parisien, qui impute la responsabilité à la douane au lieu de la police. Le musicien prend ensuite son train, avant d’être invité à en descendre par « trois agents de la douane », fâchés d’avoir été associés à l’épisode. S’il dit comprendre l’attitude de la police face au signalement d’Interpol (dont il ne saisit pas la raison), Ibrahim Maalouf reproche aux douaniers d’avoir « dépassé les limites en [le] traitant comme un terroriste potentiel devant tout un wagon juste parce qu’un journaliste a écrit par erreur qu’ils [l]’avaient arrêté ».

« Acharnement contre un lieu sacré »

Les riverains de la mosquée d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), eux, sont scandalisés par l’état du bâtiment laissé par la police après sa perquisition musclée, dans la nuit du 16 au 17 novembre. Un des responsables de la mosquée a assuré avoir proposé les clés à la police, qui a refusé, « préférant forcer la porte ». Un adjoint au maire d’Aubervilliers, Sofienne Karroumi, a posté sur sa page Facebook des photos des dégradations subies par le lieu de culte, qu’il qualifie d« acharnement contre un lieu sacré ».

Ces personnes pourront-elles obtenir réparation ? En théorie, elles peuvent porter plainte pour violation de domicile et voie de fait, sans garantie, bien entendu, d’obtenir réparation. Il est même possible, si les dommages causés ont été reconnus par la police, d’invoquer la responsabilité de l’Etat, et d’adresser les factures au ministère. Dans certains cas, les forces de police ou les préfectures ont déjà indiqué qu’elles indemniseraient les personnes concernées.

Le Monde

Au nom de vivre ensemble un élu belge veut interdire voile, kippa et croix dans la rue

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Le député wallon Philippe Knaepen (MR) n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, pour réussir le vivre-ensemble et l’égalité entre citoyens en Belgique, « il faut interdire tous les signes convictionnels dans l’espace public« .

Comprenez: voile islamique, kippa juive, croix chrétienne doivent être interdits, même dans la rue. Cette proposition, le mandataire l’a émise sur sa page Facebook. Mais il envisage d’introduire un texte (une proposition de résolution dans un premier temps) en ce sens auprès du Parlement wallon.

« J’en suis pour l’instant au stade de la réflexion« , explique Philippe Knaepen à la RTBF.be. « Mais le débat doit être ouvert, c’est pour cela que je l’ai lancé sur ma page Facebook.

Il n’engage à ce stade que moi, pas mon parti. J’estime personnellement que le vivre-ensemble, demain, passe par une neutralité absolue dans les lieux publics.

Dans les mosquées, les temples, les églises, à la maison, chacun fait comme il le souhaite. Mais si on interdit le port des signes religieux en rue, il n’y aura plus de barrières entre les uns et les autres. C’est l’avenir de notre société. Raison pour laquelle je lance cette pierre dans le débat. »

Je mène une réflexion globale qui porte aussi sur l’interdiction de la kippa au sein des communautés juives par exemple, comme à Anvers. Pour moi, il n’y aucune distinction à effectuer. Si on commence à établir une distinction, c’est un premier pas dans le mauvais engrenage.

De même, lorsque j’étais échevin en fonction dans ma commune de Pont-à-Celles, j’étais tout autant choqué lorsqu’un fonctionnaire communal portait une croix autour du cou.« 

RTBF

Christophe Boudot, tête de liste FN, déclare qu’il aurait été pétainiste en 1940

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Au Front national, certains en disent du bien. Jean-Marie Le Pen peut en attester, lui qui a été exclu du parti pour avoir notamment défendu le maréchal dans la revue d’extrême droite Rivarol. C’est pourtant à cet exercice que se livre Christophe Boudot, tête de liste FN pour les régionales Rhône-Alpes-Auvergne.

Dans le numéro de novembre du magazine Lyon Capitale, Christophe Boudot répond à une question sur 1940 et le régime de Vichy, une date qu’il a déjà évoquée de lui-même peu avant en expliquant que la France avait connu « des fractures énormes en 1940 et 1968 ». Ce parallèle vous posant un personnage, on comprend où le frontiste veut en venir.

Il dit :

La droite nationale s’est séparée en deux en 1940. Mais beaucoup de pétainistes étaient germanophobes. Mais le dire, c’est défendre les pétainistes. Je ne suis pas nostalgique de Pétain. Comme une grande partie des Français, j’aurais été pétainiste en 1940, mais je serais rentré très vite dans la résistance.

De le dire, je vais passer pour un pétainiste. Tous les Français étaient pétainistes en 1940.

Christophe Boudot revendique le droit de pouvoir parler de Vichy sans être taxé de collabo. D’après le chef de file frontiste en Rhône-Alpes-auvergne, « les observateurs font trop d’idéologie« .

Au FN, certains se sont fait taper sur les doigts pour avoir tenu des propos sur ce thème. Jean-Marie Le Pen, lui, s’est carrément fait lourder après avoir largement défendu le maréchal Pétain – et un peu critiqué Florian Philippot. Ce qui ne se fait pas.

Europe 1

La presse encourage une action au sol contre l’État islamique

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La guerre est lancée contre l’État islmaique (EI), mais la presse en réclame davantage. Alors que les forces françaises bombardent certains points stratégiques de l’EI depuis les attentats du 13 novembre, les éditorialistes estiment que la France ne pourra pas se passer d’une intervention au sol.

« Il ne suffira pas de parader avec le Charles de Gaulle au large des côtes syriennes. Les bombardements sur Raqqa sont utiles, mais insuffisants. Chacun sait qu’il faudra envoyer des troupes au sol.

Et ce n’est pas à la France, du moins à la France seule, de se dévouer une fois de plus », explique Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Appelée de ses voeux par François Hollande, qui tente cette semaine de mobiliser ses alliés, « la coalition va devoir mobiliser toutes ses ressources – militaires, clandestines, policières, financières, technologiques, diplomatiques – pour frapper fort. Tous azimuts, mais en visant juste », explique Philippe Gélie dans Le Figaro.

Preuve enfin que la nécessité de la guerre et même d’une intervention au sol semble plébiscitée par la presse, même L’Humanité, longtemps réticent et dont le fondateur, Jean Jaurès, disait qu’« on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre« , semble se rallier à la cause.

« L’enjeu aujourd’hui n’est pas de savoir comment gagner la guerre, mais comment contribuer à y mettre fin. Cela passera par une initiative militaire en aidant les forces locales qui se battent sur le terrain contre l’expansion djihadiste », écrit Maud Vergnol, qui souligne que « celle-ci doit se réaliser dans le cadre du droit international et de l’ONU ».

Le Point

Pourquoi 10 milliardaires contrôlent notre information ?

Donald Trump veut ficher tous les musulmans des USA

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Donald Trump a proposé de ficher les musulmans présents aux Etats-Unis. « Il faut qu’ils le soient, il le faut », avait répondu le milliardaire américain, ce jeudi, à un journaliste de NBC qui lui demandait s’il était favorable à ce que les musulmans soient obligés de s’enregistrer, confirmant des propos tenus à Yahoo ! News.

« Il faut beaucoup de systèmes, au-delà des bases de données. Je mettrais cela en place, absolument », avait encore précisé Donald Trump. Face à la polémique et après avoir évité le sujet lors de ces apparitions publiques du week-end, le candidat à la Maison Blanche en tête des sondages des primaires républicaines a finalement pris ses distances avec cette idée, mais sans la désavouer.

Plusieurs candidats républicains à la présidentielle ont, ce week-end, également condamné Donald Trump, qui avait déjà proposé de fermer les mosquées radicales, et qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine le cœur de sa campagne.

20 Minutes

Jean-Marie Le Pen chante les louanges du parti néonazi grec Aube Dorée

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Dans une double page publiée le 25 juillet dernier dans le journal Empros («En Avant»), détenu par des cadres du parti, puis cinq jours plus tard dans Chryssi Avghi («Aube dorée»), le journal officiel du mouvement, Jean-Marie Le Pen compare sa situation à celle du parti grec sulfureux, et dont le chef de file est toujours poursuivi par la justice.

«Moi, les eurodéputés d’Aube dorée je les connais. Je leur serre la main. Ils se distinguent. Et je me réjouis car quand je salue les députés d’Aube dorée, les autres s’énervent», s’amuse aujourd’hui le fondateur du FN. Il juge que le parti compte parmi les leviers qui feront bouger l’Europe. Des flatteries que lui retourne le magazine d’extrême droite en présentant Jean-Marie Le Pen comme «l’un des politiciens les plus importants de sa génération»

Les ennuis avec la justice, une autre proximité entre Jean-Marie Le Pen et Aube Dorée. Le numéro 2 de ce parti, déclaré organisation criminelle par la justice grecque, est actuellement jugé après 18 mois de détention préventive, dans le cadre d’une enquête pour le meurtre d’un rappeur antifasciste en 2013.

«Je comprends ce que traverse Aube dorée, car j’ai été traqué et j’ai subi des injustices», explique Jean-Marie Le Pen. Une référence, non pas aux procès qui l’ont récemment opposé à la direction du FN, mais à celui portant sur ses propos sur les chambres à gaz, perdu en 1991.

Le Figaro

Musulmans et laïcité: le troublant intégrisme de Marion Maréchal-Le Pen

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Marion Maréchal-Le Pen estime que les musulmans ne peuvent avoir le même rang que les catholiques en France. Le propos fait polémique. Mais pour la députée du Vaucluse, c’est l’ensemble de la société qui devrait se plier à la vision d’un catholicisme intégral.

Marion Maréchal pense que les catholiques sont au-dessus de tout. Y compris de la République. C’est en ce sens qu’il faut lire et comprendre sa dernière sortie dans le journal Présent, relative à la supériorité des catholiques sur les musulmans : « Il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l’affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne ».

Et de décréter: « Et dans ces conditions, si des Français peuvent être musulmans et exercer leur foi, il faut qu’ils acceptent de le faire sur une terre qui est culturellement chrétienne. Ça implique aujourd’hui qu’ils ne peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique ».

En vérité, elle ne subordonne pas seulement les musulmans aux prescriptions de la religion catholique (en tout cas à l’idée qu’elle s’en fait) mais l’ensemble de la société, y compris la République elle-même.

En octobre dernier, Marion Maréchal Le Pen a été l’invitée d’une émission diffusée sur Radio Courtoisie (en partenariat avec le site ultra catholique le Salon beige). Dans ce « Libre journal de la Résistance » (sic) la nièce de Marine Le Pen a pu, durant près d’une heure et demie, livrer le fonds de sa pensée politique.

Premier temps fort de l’entretien, le mariage civil, qu’il faudrait démolir. « Pourquoi garder le faux mariage et le PACS ? », commence par demander Grégoire Boucher à Marion Maréchal-Le Pen.

Réponse : « Y a une aberration qui est un héritage de la Révolution française qui fait qu’on est obligé de se marier à la mairie avant de pouvoir se marier religieusement. A quel titre? Je ne sais pas. Je trouve ça scandaleux, après tout on pourrait recevoir un sacrement sans devoir demander l’autorisation à la République française ».

Et d’ajouter: « Je vous signale qu’un certain nombre de musulmans n’ont pas ces complexes sans que la République en soit choquée… (…) Le complexe c’est pas leur truc… En revanche, c’est vrai qu’il y a énormément de mariages musulmans qui sont fêtés et qui ne sont pas passés par la mairie civile en amont sans que la République n’y trouve rien à redire ou s’en donne les moyens… Et peut-être que les catholiques ne devraient plus se laisser faire et réagir afin de forcer le débat à ce sujet-là ».

Deuxième temps fort, la suprématie de la religion catholique sur la République et les Droits de l’Homme.

« On a des gens qui iront mourir contre nous pour Allah, a-t-on en face envie de mourir pour la République ou pour la laïcité quand on voit comment ces termes ont été vidés de leur sens ? »…

Le débat ainsi posé, Marion Maréchal Le Pen s’en prend à l’Eglise catholique, notamment à la conférence des évêques de France, au motif qu’elle aurait renoncé à la supériorité du catholicisme sur les autres religions: « Au prétexte d’un relativisme que moi je combats, y compris en politique, pas seulement dans le domaine spirituel, qui voudrait qu’il n’y ait pas de vérité que finalement tout se vaut (…) et que finalement croire le Coran, la Torah ou la Bible serait équivalent à partir du moment où l’on croit. Je ne crois pas que Jésus Christ soit venu mourir sur terre pour porter un message qui aurait été remplacé quelques siècles plus tard par le prophète Mahomet« .

« Je combats la laïcité »

Enfin, dernier temps fort de l’entretien, la question de la fonction et de l’utilisation de la laïcité républicaine, que Marion Maréchal Le Pen évoque de manière surprenante :

« La laïcité est un outil utile contre la propagation (…) des revendications de certains musulmans. En revanche, il ne faut pas tomber dans le laïcisme, c’est-à-dire la religion de la laïcité, qui voudrait que l’on rejette la religion de toute sphère publique. La France est un pays chrétien, d’identité chrétienne, de racines chrétiennes, qu’elle a ce titre un héritage, des traditions, à connotation religieuse, en particulier catholique, et que la laïcité ne doit s’en prendre à cela ».

Challenges

 

Attentats: Thomas Guénolé viré de RMC pour avoir critiqué les failles sécuritaires

Adieu RMC. Le politiste Thomas Guénolé a été viré vendredi de la chaîne où il tenait une chronique quotidienne dans Bourdin direct depuis mars dernier. En cause : sa chronique sur les défaillances de la brigade d’intervention de la police judiciaire lors des attentats du 13 novembre.

Comme nous le racontions ici, Guénolé assurait que « les brigades d’intervention manquaient gravement d’hommes et de moyens » et que « plusieurs policiers n’avaient ni gilets pare-balles lourds, ni casques lourds ».

La chronique de Guénolé avait suscité de vives réactions et notamment de la part de Marie-Emmanuelle Assidon, conseillère spéciale du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve

Contacté par @si, Guénolé confirme son licenciement : « le directeur de la rédaction de RMC Philippe Antoine m’a téléphoné vendredi, et dimanche soir j’ai reçu un mail me confirmant que j’étais viré.

Mais comme je n’ai pas reçu de courrier formel, je me suis tout de même rendu dans les locaux de la radio ce matin histoire de ne pas être en faute. On m’a refusé l’accès au plateau. Je peux donc dire officiellement ce matin que j’ai été viré de RMC. »

Arrêt sur Images

« Le FN est l’allié objectif des terroristes », selon Éric Coquerel

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Jeudi, dans L’Humanité, Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de Gauche a déclaré, après que la tête de liste frontiste pour les régionales en Île-de-France Wallerand de Saint-Just a proposé de mettre la ville de Saint-Denis sous tutelle de l’État.

L’objectif de Daesh est de diviser le pays. Si les balles des tueurs n’ont pas fait le tri vendredi entre français, les irresponsables du Front National le font eux en stigmatisant les quartiers populaires et les Français selon leur religion ou supposée telle. Ils aident ainsi objectivement les buts du groupe terroriste.

Europe 1

Le CRIF dans les eaux marécageuses de l’extrême droite

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Pour le Conseil représentatif des institutions juives en France, l’extrême droite ne représente plus dans notre pays un danger pour les Juifs mais uniquement pour les Musulmans.

Au moment où des donneurs de leçons somment plus de quatre millions de Musulmans de s’excuser pour les crimes commis par les Merah, frères Kouachi, Coulibaly et autres, il est temps de braquer les projecteurs sur le CRIF, par souci d’équilibre.

Première remarque : le CRIF est une structure communautaire dont l’objet (paradoxalement) est de lutter contre le communautarisme (musulman bien entendu). Grosso modo, cet inconditionnel défenseur d’Israël peut s’organiser comme il le désire tout en stigmatisant tous ceux qui de leur côté tentent de s’unir pour être plus efficace dans leur lutte. Une injustice parmi d’autres.

Deuxième remarque : le CRIF ne représente pas tous les Juifs français, il se transforme en organe politique avec son fameux dîner annuel où chaque année les chefs d’État et/ou de gouvernement vont s’exprimer et prendre des engagements. Aucune autre religion en France ne déroge ainsi à la sacro-sainte laïcité où César va trinquer avec « Dieu ». Est-ce raisonnable ?

Troisième remarque : le CRIF est un tribunal communautaire qui condamne d’autres Juifs opposés à la politique d’Israël. Il les afflige du stigmate de la « haine de soi », considérant qu’ils trahissent l’identité juive en dénonçant par exemple la colonisation de la Cisjordanie. Ceux qui ont la « haine de soi » ont la vie dure au CRIF.

Quatrième remarque : la dérive droitière du CRIF qui se rapproche dangereusement du Front national.

Ainsi, lors de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2002, Roger Cukierman, déjà président du CRIF, déclara à un journal israélien que cette victoire politique de l’extrême-droite servirait à réduire l’antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien en France. Le score du FN est alors analysé comme un message adressé aux Musulmans de France leur indiquant de se tenir tranquille.

Autrement dit, le CRIF considère que l’extrême-droite ne représente plus un danger pour les Juifs de France mais uniquement pour les Musulmans de France.

Le parti d’extrême droite apparaît comme une digue de défense face à un supposé danger islamique. Dans cette perspective, CRIF et FN deviennent des alliés objectifs, nonobstant l’antisémitisme déclaré de Jean-Marie Le Pen et la présence au sein du FN de cadres négationnistes.

Plus récemment, M. Cukierman trouvait la  présidente du Front national, Marine Le Pen, « irréprochable ». Une déclaration qui a fait bondir Serge Klasfeld.

Enfin, le CRIF n’a jamais condamné clairement les groupuscules violents à l’instar de la LDJ et du Bétar gravitant autour de lui alors qu’ils prônent la violence.

Tout cela nous amène à conclure qu’on ne peut pas demander aux quatre millions de Musulmans de France de s’excuser pour les actes criminels perpétrés au nom de l’Islam sans demander des comptes au CRIF : la première entité communautariste de France.

On ne peut pas stigmatiser toute une communauté pour des forfaits simplement commis en son nom.

Sinon, il suffirait d’une prise d’otages au nom du CRIF par un individu se présentant comme tel pour engager la responsabilité du CRIF.

Alexandre Thomas

 

Sifaoui, accusé d’être anti-laïque et sexiste après avoir attaqué la mère d’une victime de Merah

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Monsieur,

Vous êtes sans cesse invité par les médias. Vous y parlez de laïcité et de droit des femmes, utilisant ces notions pour justifier vos discours stigmatisant les musulman-es. On aurait pu espérer que les attentats vous auraient incité à un peu de subtilité, d’empathie, de décence.

Comment vous prendre au sérieux sur ces questions quand, mercredi 18 novembre, sur France 2, vous avez laissé entendre que la place des femmes était confinée aux tâches domestiques et remis en cause le fondement même de la laïcité, la liberté de conscience ?

Selon vous, une femme voilée ne pourrait recevoir un prix décerné par le Président de la République : il en irait de la cohérence, on ne pourrait sortir « de ses fourneaux » une militante voilée, l’affichage de cette personne serait contradictoire avec les discours qu’il faudrait tenir aux jeunes femmes concernées pour les convaincre que le voile attente à leur « féminité ».

Vous êtes anti-laïque. Le premier article de la loi de 1905, un des textes fondateurs de la laïcité, stipule : « la République assure la liberté de conscience ». Cela implique qu’on ne fasse aucune distinction entre les personnes au nom de leur religion et de leurs croyances. Dire que X ne mérite pas tel prix car elle est voilée est une atteinte à la laïcité. Votre recours constant à un fantasme de laïcité pour justifier vos discours stigmatisant les femmes voilées relève de la falsification ou de l’incompétence. Assumez votre violence, cessez de la cacher derrière la laïcité.

Vous êtes sexiste. Selon vous, le discours tenu aux jeunes femmes devrait être : « le voile, ça nie la féminité », comme si des jeunes femmes devaient se conformer à l’idée qu’a un homme de la « féminité », comme si la « féminité » devait guider l’identité et le comportement de ces personnes.

Oui, vous êtes sexiste. Selon vous, la place légitime d’une femme est aux fourneaux. Vos propos sur France 2 sont si limpides qu’on voit bien le film : vous, arrachant de force le voile des femmes pour leur imposer la charlotte avant de les pousser vers la cuisine.

Anti-laïque, sexiste et pourtant invité par les plus grands médias pour y vomir votre incompétence : vous êtes vraiment quelqu’un. Soyez pourtant assuré d’une chose : une seule intervention de Latifa Ibn-Ziaten auprès d’une dizaine de personnes aura bien plus de valeur pour l’humanité que cent de vos passages médiatiques.

Jérôme Martin

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Les fréquentations néo-nazies d’un candidat « identitaire »

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Le poids des mots et le choc d’une photo. Jean-Claude Martinez déclare à l’AFP que sa liste pour les Régionales, « Force France Sud » n’est « pas d’extrême-droite ». A moins de considérer que les nostalgiques du IIIème Reich sont de gauche, Jean-Claude Martinez a un problème de cohérence entre ses paroles et la composition de sa liste.

CaptureEn effet, un de ses colistiers en Haute-Garonne, Frank Pech fréquente le milieu néo-nazi. Pour preuve, une photo prise (le 5 mai 2012) dans un « haut lieu » de l’extrême-droite toulousaine : une auberge toulousaine dont le nom fleure bon la culture germanique et où celui qui figure en 20ème place sur la liste haut-garonnaise est bien entouré.

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Autour de la table, on trouve deux figures nationales de l’extrême droite française : Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac.

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Ce dernier, originaire de Rhône-Alpes, est un ancien membre du Front National. Il a été exclu suite à la diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi. L’affaire a fait la Une des médias.

Sa présence à Toulouse en mai 2012 est « normale ». La photo que s’est procurée France 3 immortalise une réunion entre le mouvement que présidait à l’époque, Alexandre Gabriac (Jeunesses Nationalistes) et une autre mouvance (Œuvre Française) dont le leader est également autour de la table, Yvan Benedetti.

Depuis la prise du cliché (sur lequel on retrouve les « bons » vieux symboles de l’extrême droite : croix celtique et polos Fred Perry), le mouvement d’Alexandre Gabriac a été dissous par le ministère de l’Intérieur. Le 5 juin 2013, un militant d’extrême-gauche, Clément Méric, est tué lors d’une rixe avec un groupuscule de nationalistes.

Suite à cet épisode sanglant (qui a secoué toute la France), Manuel Valls décide de dissoudre « Jeunesses Nationalistes ». A la sortie du conseil des ministres, il justifie sa décision : « Jeunesses Nationalistes propage la haine et la violence et rend hommage à des Waffen SS et à des miliciens ».

Le co-listier de Jean-Claude Martinez ne fréquente pas vraiment des « boys scouts ».

Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti sont les plus connus. Alexandre Gabriac est même une vraie « vedette » médiatique. Plusieurs chaines de télévisions lui ont consacrés différents reportages. En mars 2015, une condamnation à de la prison ferme a, d’ailleurs, de nouveau braqué les projecteurs sur Alexandre Gabriac. Mais, lors de la réunion de mai 2012, on trouve également des « célébrités » locales.

Pierre-Marie Bonneau est un avocat toulousain bien connu. Surnommé « Pilou », d’après un de ses amis, il lui arrive d’agrémenter ses dîners avec des discours d’Hitler. Dans sa jeunesse, des bruits insistants (alimentés par l’intéressé lui-même) circulaient, à la Faculté de droit, sur ses accointances pour l’extrême-droite. Depuis son inscription au barreau, il lui arrive « seulement » de défiler à Paris derrière la banderole des « Jeunesses Nationalistes ».

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Un autre convive a du faire de la route avant de rejoindre le colistier de Jean-Claude Martinez et ses camarades.

aurélien-rouanetMazamétain d’origine, membre du Bloc Identitaire, Aurélien Rouanet est une jeune « ordinaire ». Il a un compte Facebook. Un compte sur lequel il affiche son goût pour la Croix de Fer (une médaille militaire allemande) et défend la race aryenne.

Jean-Claude Martinez n’est pas responsable des fréquentations de son colistier. Mais il peut difficilement plaider l’ignorance. Franck Pech ne vient pas de nulle part. Comme Jean-Claude Martinez, il a adhéré, après avoir quitter le FN, au parti de Carl Lang : le Parti de France.

De plus, le fait d’intégrer sur des listes électorales une personne n’est pas neutre. C’est un véritable choix politique. Un co-listier n’est pas une personne croisée dans le bus. La tête de liste est censée connaître ses recrues.

Pour expliquer le décalage (flagrant) entre le discours et les actes de Jean-Claude Martinez, il reste une piste. Visiblement, pour le candidat aux Régionales, l’extrême-droite débute à la droite des «néo-nazis».

France 3