Un député FN dépose un amendement réclamant à la République de «demander pardon aux Rois de France»

Profitant d’un texte sur les funérailles républicaines, le député-maire d’Orange réclame que la République « demande pardon aux Rois de France ».

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Pendant que la primaire monopolise l’attention médiatique, le travail parlementaire se poursuit à l’Assemblée nationale. Outre l’abandon (sans surprise) de la procédure de destitution visant François Hollande, les députés socialistes ont défendu cette semaine une proposition de loi visant à instaurer des funérailles républicaines gratuites pour les citoyens laïques.

Un député a d’ailleurs profité de cette occasion pour (encore) se faire remarquer. Habitué aux prises de position polémiques (il a notamment tenté en vain d’imposer la parité… en prison), le député-maire d’Orange (extrême droite) Jacques Bompard a surpris ses collègues de l’Assemblée en déposant un amendement réclamant des excuses de la République française aux Rois de France pour le saccage de leurs sépultures pendant la Révolution française.

Huff

Le terroriste d’extrême droite qui a tué une une députée travailliste, condamné à la prison à vie

Sa disparition, une semaine avant le référendum sur le Brexit, avait bouleversé le Royaume-Uni. Thomas Mair, un extrémiste de droite reconnu coupable du meurtre, en juin dernier, de la députée travailliste britannique Jo Cox a été condamné à la prison à vie, ce mercredi, par la Cour criminelle de l’Old Bailey.

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La députée, pro-UE et pro-réfugiés, avait été tuée de plusieurs balles et de plusieurs coups de couteau, une semaine avant la tenue du référendum sur l’Union européenne du 23 juin, dans sa circonscription de Birstall, près de Leeds (nord de l’Angleterre). Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur selon lesquelles Thomas Mair, chez qui de la littérature nazie a été retrouvée, avait agi par idéologie. La peine est, à la mesure du crime, extrêmement rare outre-Manche.

«Mair n’a pas donné d’explication à ses agissements, mais le parquet a pu démontrer que son crime prémédité, animé par la haine, ne constitue pas moins qu’un acte de terrorisme destiné à mettre en avant son idéologie déviante», a expliqué la chef de la division du contre-terrorisme du parquet, Sue Hemming,dans un communiqué.

Des «actes terroristes»

«Mair n’a donné aucune explication pour ses crimes, mais le parquet a pu démontrer que ceux-ci, motivés par la haine, étaient prémédités et qu’ils n’étaient rien d’autre que des actes terroristes conçus pour faire progresser son idéologie tordue», écrit notamment Sue Hemming. Thomas Mair, qui a plaidé non coupable, a refusé de s’exprimer ou de se défendre lors du procès qui s’était ouvert il y a dix jours. L’Old Bailey l’a condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération anticipée, une «peine très rare», a souligné un porte-parole du parquet.

Lors de sa première audition par la justice, quelques jours après le meurtre, il avait crié «Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni». Plusieurs témoins du meurtre ont également raconté l’avoir entendu crier à plusieurs reprises «Britain First» («la Grande-Bretagne d’abord !») en commettant son crime.

Le parquet a expliqué que Thomas Mair avait notamment eu accès à une publication «d’extrême droite» et à des documents nazis. Il a également effectué des recherches sur Internet sur le Ku Klux Klan et les militants des droits de l’Homme tués par ses partisans, et consulté le compte Twitter et la page Wikipedia de Jo Cox.

Le Parisien

L’ex-FN Chauprade soutient Fillon pour barrer la route à Marine Le Pen

Ancien conseiller de Marine Le Pen sur les affaires internationales, Aymeric Chauprade offre ses services à l’équipe de François Fillon pour démonter l’argumentaire du Front national.

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Ancien cadre du FN qui fut l’un des proches conseillers de Marine Le Pen avant de se voir écarté, l’eurodéputé Aymeric Chauprade connaît bien Marine Le Pen qu’il soutenait jusqu’à l’année dernière. Fâché d’avoir été mis au ban pour ses propos sur l’islam et déçu par la ligne qu’il juge trop «socialiste-nationaliste», ce spécialiste des questions internationales se fait désormais le pourfendeur du programme de Marine Le Pen. Début novembre, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, Aymeric Chauprade envisageait de rejoindre le Parti populaire européen (PPE) avec en tête l’idée de se rapprocher de Nicolas Sarkozy dans le contexte de la primaire LR.

Interrogé par L’Express ce mardi, il annonce désormais son soutien à François Fillon. «Je suis allé voter au premier tour pour Nicolas Sarkozy parce que je pensais qu’il avait de meilleures chances pour l’emporter. Je me suis trompé sur ce point, mais je ne renie pas du tout mon vote», confie Aymeric Chauprade, qui fait donc partie des 20% de sarkozystes déçus dimanche soir. «Je salue aussi l’incroyable campagne qu’a faite François Fillon, partant d’assez bas et en s’accrochant jusqu’au bout», explique ce géopoliticien favorable, comme François Fillon, à l’axe Paris-Moscou. «Il y a une convergence totale entre mes analyses et ce que dit François Fillon sur la nécessité de travailler avec la Russie et de remettre sur la table nos relations avec les monarchies sunnites du Golfe à cause de leurs ambiguïtés vis-à-vis du totalitarisme islamique», tient-il d’ailleurs à faire valoir.

Le Figaro

La conférence Philippot à Sciences Po annulée à cause d’une manifestation d’étudiants

En avril dernier, le mouvement Nuit Debout avait fait annuler une conférence que Florian Philippot devait donner à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP).

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Même joueur joue encore : ce mardi 22 novembre, le numéro 2 du Front national n’a pu s’exprimer, comme cela était prévu, au sein de Sciences Po Paris. La faute à plusieurs manifestants qui ont bloqué l’accès au lieu de débats.

Le Lab

Un député FN visé par 2 plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale, son immunité levée

Le Parlement européen a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire de Jean-François Jalkh, eurodéputé et vice-président du Front national, visé par deux plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale en tant que directeur des publications du parti d’extrême droite.

CONSEIL NATIONAL DU FN A SEVRES

La première plainte concerne un « guide pratique de l’élu municipal Front national », publié en 2013 sur le site internet duFront national, qui invitait les futurs élus à privilégier les « Français » dans l’attribution des logements sociaux. La seconde est relative à une vidéo diffusée en juin 2014 sur le même site dans laquelle son ancien président, Jean-Marie Le Pen, s’en prenait à des artistes opposés au Front national, dont Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, en lâchant : « On fera une fournée la prochaine fois ».

Le Parlement européen a levé l’immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen dans cette même affaire le mois dernier pour permettre qu’il soit jugé. Les eurodéputés ont estimé que les faits reprochés à Jean-François Jalkh dataient d’une époque où il n’était pas parlementaire et n’avaient aucun lien avec l’exercice de cette fonction.

Le Figaro

«Heil Trump», salut nazis: une réunion d’extrême droite appelle au «nettoyage ethnique» des USA

Des journalistes américains ont filmé une réunion d’un parti d’extrême droite pro-Trump. Son leader appelle au « nettoyage ethnique » des États-Unis.

Ces images n’auraient pas dû être enregistrées. Daniel Lombroso et Yoni Appelbaum, du magazine américain The Atlantic, comme d’autres journalistes invités, auraient dû quitter la salle après le dîner. Mais ils s’y sont attardés avec leurs caméras et ce qu’ils ont vu et entendu choque. « Heil Trump ! Heil notre peuple ! Heil la victoire ! » scande le public à coups de saluts nazis, lors d’une conférence du National Policy Institute, une organisation américaine qui se qualifie d’« indépendante, dédiée au patrimoine, à l’identité, et au futur des descendants européens aux États-Unis et à travers le monde ».

Dix jours après la victoire de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, cette réunion annuelle a rassemblé, samedi 19 novembre, près de 200 personnes au Ronald Reagan Building de Washington D.C. Le leader de ce parti politique s’appelle Richard B. Spencer, situé à l’extrême droite selon The Atlantic. Le magazine rappelle sur son site que Spencer appelait récemment à « une nouvelle société, un État mono-ethnique qui rassemblerait tous les Européens », ainsi qu’à un « nettoyage ethnique pacifique ».

« Lügenpresse »

Dans l’extrait du documentaire, qui sera lui diffusé fin décembre aux États-Unis, le leader nationaliste prend la parole : « Personne ne nous honorera pour avoir perdu, lance-t-il sous les applaudissements. Personne ne pleure aujourd’hui le grand crime commis contre nous. Pour nous, c’est vaincre ou mourir ! » Richard B. Spencer utilise dans son discours une terminologie nazie en qualifiant la presse de « Lügenpresse », autrement dit « la presse du mensonge ». « La presse a clairement décidé de mater et faire la guerre contre la légitimité de Trump et l’existence éternelle d’une Amérique blanche. (…) Mais en réalité, ils nous ouvrent grand la porte. L’Amérique était, jusqu’à la génération précédente, un pays blanc, construit pour nous et pour notre prospérité. C’est notre création, notre héritage, et il nous appartient. »

L’association non lucrative Southern Poverty Law, qui répertorie les groupes haineux, considère Richard B. Spencer, dont le compte Twitter a été désactivé le 16 novembre, comme le « leader nationaliste blanc le plus brillant du pays – une version costume-cravate des vieux suprémacistes blancs, une sorte de raciste professionnel en khaki ».

Deux jours après la publication de cette vidéo, l’équipe de Donald Trump faisait la déclaration suivante : « Le président élu a toujours dénoncé le racisme sous toutes ses formes, et il a été élu parce qu’il sera un leader pour tous les Américains. » Depuis son élection, les actes de haine et de racisme assumés se multiplient dans tout le pays.

Le Point

Extrême droite : une librairie libertaire attaquée par des chrétiens radicaux

Samedi, trois heures à peine après la fin de la manifestation interdite des catholiques intégristes, la librairie libertaire « La Plume Noire » a été prise pour cible par des militants d’extrême droite radicale.

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Peu avant 18h, la librairie, située à proximité de la place Colbert, a été attaquée.

Selon plusieurs témoins, une vingtaine de personnes avec « pavés et barres de fer » ont foncé sur le local. La douzaine de personnes qui s’y trouvaient ont eu le temps de baisser le rideau. Aux cris de « La France aux français », les assaillants ont tenté d’enfoncer le rideau de fer. Des vitres ont été brisées. Quatre personnes ont été légèrement blessées, touchées par des éclats de verre.
L’agression a duré une dizaine de minutes.

Dans un communiqué publié dimanche, la CGA dénonce la « complaisance » de la police alors que le rassemblement des catholiques traditionalistes avait été interdit par le préfet.

La CGA fait le rapprochement entre le service d’ordre de la manif composé de membres du Parti nationaliste français, de l’Action française et du GUD,et l’attaque subie en fin d’après-midi.

« Ces militants fascistes, ouvertement préparés à mener des actions violentes, n’ont pas été inquiétés ou contrôlés par les nombreux policiers présents, qui ont d’ailleurs assuré la protection du rassemblement en tenant à distance militant-e-s antifascistes et autres habitant-e-s du quartier ».

Plaintes des victimes

Quant à la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, elle vise les organisateurs du rassemblement et étudie la possibilité de porter plainte.

« Nous rappelons que cette manifestation avait été interdite par la Préfecture. Les organisateurs devront répondre des conséquences que son maintien a occasionné ».

Samedi soir, elle avait appelé le préfet du Rhône qui lui avait assuré que des suites judiciaires seraient données.

Pour le moment, ce ne sont pas les élus du 1er arrondissement qui ont porté plainte, mais les victimes qui ont été accompagnées dimanche par trois élus (Nathalie Perrin-Gilbert et deux autres conseillers d’arrondissement) au commissariat central de Lyon.

Au total, trois plaintes ont été déposées pour agression dont celle du trésorier de l’association gestionnaire de La Plume Noire.

Une procédure engagée par le Préfet contre les organisateurs

Contactée ce mardi matin, la préfecture du Rhône annonce qu’une procédure judiciaire a été engagée contre les organisateurs, confirmant les propos de la maire du 1er arrondissement.

C’est désormais au procureur de la République de Lyon de se prononcer.

Rappelons que la manifestation avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’interdiction au motif, précisément, qu’ »un grand nombre de militants des droites extrêmes dont le comportement violent a souvent été constaté » étaient annoncés ce samedi.

Rue 89

10 mois de prison pour un militant d’extrême droite qui a brûlé un mannequin représentant un juif

L’incident, survenu après une petite manifestation d’extrême-droite, a « un mauvais impact sur la société »

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Un tribunal polonais a condamné lundi à dix mois de prison un homme jugé pour avoir brûlé publiquement il y a un an à Wroclaw un mannequin représentant un juif, acte assimilé à l’incitation à la haine ethnique.

Le parquet avait été saisi par le maire de Wroclaw (sud-ouest) Rafal Dutkiewicz qui lui avait transmis un enregistrement vidéo de la manifestation, en soulignant que « vraisemblablement, pendant que le feu était mis, on entendait des cris ‘Nous brûlons un mannequin de juif’ ».

A l’issue du procès, l’accusé a rejeté le verdict. « J’aurais dû être acquitté, parce que j’agis pour le bien de la nation et au nom de celle-ci », a-t-il affirmé, selon l’agence PAP. Ses avocats ont l’intention de faire appel.

Au cours de l’enquête, il avait déclaré avoir voulu ainsi attaquer le financier américain George Soros, non pas à cause de ses origines juives, mais parce qu’il « finance l’islamisation de l’Europe et de la Pologne », a rapporté la télévision privée TVN24.

TTOI

Panama Papers : le scandale atteint le FN qui a sorti 316 000 € hors de France

Le Monde affirme que des proches de la présidente du FN ont mis en place « un système offshore sophistiqué » pour « sortir de l’argent de France »

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« Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama » par des proches de Marine Le Pen, affirme mardi Le Monde en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ».

Selon le quotidien, ce système, « organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national », « a été utilisé pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français ».

316 000 euros hors de France

Le Monde, s’appuyant sur des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de l’expert-comptable Nicolas Crochet et de l’homme d’affaires Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN.

Selon Le Monde, « en 2012, juste après l’élection présidentielle, Frédéric Chatillon s’organise, avec le concours de Nicolas Crochet, pour faire sortir 316 000 euros de Riwal et du territoire français ».

Pour le site internet du Rassemblement Bleu Marine

Naît alors un montage complexe, passant notamment par l’acquisition d’une société-écran baptisée Time Dragon et basée à Hongkong, dont la maison mère est domiciliée aux îles Vierges britanniques via la firme panaméenne Mossack Fonseca.

Le système passe également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet, Ever Harvest Garments, une « fausse facture censée régler la réalisation des sites Internet du Rassemblement Bleu Marine pour les législatives », et divers transferts de fonds.*

Dans un communiqué publié lundi, le Front National avait assuré n’être « pas impliqué dans l’affaire des Panama papers ».

Sud Ouest

Policiers frappés, chants nazis, insultes et agressions racistes : 4 identitaires interpellés puis relâchés

Quatre membres de Génération identitaire, interpellés après une nuit de violences à caractère raciste en octobre, dans l’hypercentre d’Angers, font l’objet d’une enquête. Le parquet doit annoncer des poursuites ce lundi 21 novembre.

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Des chants nazis entonnés en plein centre-ville d’Angers. Des insultes racistes proférées en direction des personnes typées maghrébines ou noires. Et, souvent, une pluie de coups. Cette affaire qui remonte à la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre dernier devrait connaître, ce lundi 21 novembre, des développements judiciaires.

Plusieurs faits

Cette nuit-là, vers 3 h, trois hommes sont placés en garde à vue. Les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) les interpellent à l’angle des rues Lenepveu et David-d’Angers. Les faits d’une extrême violence ont connu plusieurs épisodes avec différents protagonnistes. Ils se déroulent d’abord dans la rue Bressigny, connue pour ses bars et ses restaurants rapides nocturnes, puis place du Ralliement. Et même au commissariat.

Six dépôts de plainte

Le bilan est lourd : six plaignants identifiés dont des policiers, qui ont été pris à partie. Les trois agresseurs présumés arrêtés cette nuit-là, âgés de 17, 19 et 39 ans, ont rapidement été identifiés comme militants de Génération identitaire d’Angers.

Situé à l’extrême droite, ce mouvement présente, sur internet, une profession de foi sans ambiguïté « face à la racaille, face à ceux qui veulent fliquer notre vie et nos pensées, face à l’uniformisation des peuples et des cultures, face au raz de marée de l’immigration massive ». Fondé en 2012, ce groupuscule se montre de plus en plus présent à Angers.

À nouveau en garde à vue

jeudi 17 novembre, à 9 h, les trois protagonistes et un quatrième homme ont de nouveau été placés en garde à vue. Ils ont été relâchés deux heures plus tard. Le parquet, qui prend cette affaire très au sérieux, tente de retracer précisément les étapes de cette soirée et les rôles de chacun.

Ouest France

Palestine occupée : un juif d’extrême-droite menace une journaliste arabe qui prêche la coexistence

Au rassemblement Meir Kahane, Bentzi Gopstein montre une serpillière avec la photo de Lucy Aharish et affirme qu’elle « fera bientôt le ménage »

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Le dirigeant d’une association juive d’extrême-droite a rabaissé une présentatrice de télévision arabe israélienne jeudi, quand il a montré une serpillière portant sa photo et prévenu qu’elle ferait bientôt le ménage.

Pendant un évènement en hommage au rabbin extrémiste assassiné Meir Kahane à Jérusalem, Bentzi Gopstein, qui dirige l’association anti-assimilation Lehava, a attaqué les médias et juré de punir ses membres quand l’extrême-droite prendra le pouvoir.

« A toutes les serpillères des médias, soyez prêts à faire le ménage », a-t-il déclaré selon le site d’informations Ynet, en tenant une serpillère flanquée d’une photo de Lucy Aharish. « Parce que c’est ce que vous finirez par faire. »

TTOI

Cogolin: encore 2 démissions frontistes et le maire FN sera déchu de son poste

Le premier magistrat FN de Cogolin vient d’enregistrer la dixième démission d’un membre de sa majorité. Encore deux et il faudrait retourner aux urnes, alors que l’on a pas atteint la mi-mandat.

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Et de neuf, et de dix! Avec les deux nouvelles démissions présentées cette semaine par des membres de sa majorité municipale (Jean-Jacques Gabert et Sarah Bagur), le siège du maire du maire de Cogolin, Marc-Etienne Lansade, ne tient plus que par deux petits fils, en fait par deux sièges.
Encore deux démissions et il ne tiendra qu’à l’opposition de décider si l’on retourne aux urnes.

Certes, il faudra que l’opposition de Michel Dallari s’entende avec les deux élus FN dissidents, Anthony Giraud et Pascal Cordé, mais leurs déclarations d’hier ne laissaient pas de place au doute: oui ils démissionneront aussi si ça fait tomber Marc-Etienne Lansade de son trône.

Ils expliquent seulement qu’ils choisiront leur moment. Pas forcément au lendemain des deux prochaines démissions mais sans doute plutôt une ou deux semaines plus tard.

FIN DE LA RÉCRÉATION 

Toujours est-il que ça tangue très fort sur le navire de la municipalité FN qui jusque-là donnait plutôt l’impression de porter beau, tout entier tourné vers des horizons lointains, d’immenses et ambitieux projets immobiliers.

La réalité du terrain quotidien est venue sonner la fin de la récréation. Il y a le feu à bord et il va falloir s’activer à commencer par l’éteindre. Marc-Etienne Lansade le peut-il encore?

Personne ne peut le dire aujourd’hui tant la ville est à fleur de peau, notamment après la diffusion du documentaire de France 3 où M. Lansade, en se moquant de sa ville, a provoqué une onde de choc dont on a encore du mal à mesurer l’échelle.

Var Matin

Agression d’une sexagénaire : à Arzon, les habitants sont plus effrayés par les identitaires que par les migrants

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L’affaire en question, c’est l’agression sexuelle dont a été victime, le 10 novembre, une riveraine de 67 ans. Un geste déplacé dont s’est rendu coupable un Soudanais de 16 ans, l’un des trente mineurs isolés récemment hébergés dans le centre de colonie de vacances de Port-Navalo depuis le démantèlement de la « jungle » de Calais. Le premier média à s’en faire l’écho est le site identitaire breton Breizh-info le 13 novembre. Le cocktail « migrants + agression sexuelle » agite immédiatement la fachosphère. Le lendemain, le procureur de la République de Vannes confirme les faits tout en rectifiant certains éléments avancés par le site. « La dame et le jeune ont échangé des banalités avant que ce dernier ne lui donne un baiser. Après cinq baisers, la femme, excédée, s’est dégagée. Le jeune lui a alors touché le sein gauche, avant de mimer une masturbation et de s’enfuir. La victime n’a pas eu peur mais a porté plainte », relate le procureur à l’AFP. Placé en garde à vue, le jeune a été remis en liberté. Il est convoqué en mars devant le juge des enfants.

Des manifestants… venus d’ailleurs

L’affaire aurait pu en rester là mais c’était sans compter la mobilisation des identitaires. Lundi, une centaine de personnes se regroupe devant la mairie d’Arzon. Sur plusieurs vidéos postées sur Internet, on entend les manifestants proférer des slogans racistes et appeler à « l’expulsion » des migrants. La situation dégénère lorsque le cortège se présente devant le centre. Plusieurs manifestants identitaires défoncent le portail à coups de pied et les gendarmes sont obligés de faire usage de gaz lacrymogène.

De l’aveu d’un des rares manifestants, le cortège est très majoritairement composé de personnes extérieures. « Je ne connaissais pas 95 % des présents », confesse ce retraité qui revendique d’avoir défilé « pour la sécurité de nos femmes ».».

Dans les rues paisibles de Port-Navalo, l’irruption de ces manifestants au crâne souvent rasé a impressionné les riverains. « L’agression est désagréable, mais la victime n’a pas été traumatisée. Alors que la présence de ces manifestants fait froid dans le dos, confie un couple. Hormis cet incident, il n’y a jamais eu aucun problème ici avec les migrants. Il faut que tout le monde vive.»

Le Parisien

Versailles : la charte «ma commune sans migrants» du FN rejetée par les élus

« J’ai accepté de soumettre ce texte au vote mais ce sera la première et dernière fois ».

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François de Mazières, député-maire DVD de Versailles, a tenté de dissiper le malaise installé au sein du conseil municipal, jeudi soir, lorsque la charte « Ma commune sans migrants » proposée par le Front national, a été débattue. Le texte demande sans ambages aux communes de s’opposer par tous les moyens à l’accueil des migrants.

« C’est un sujet sensible que nous essayons de régler avec considération et humanisme mais sans exploitation politique », a indiqué le maire. François Simeoni, l’une des deux conseillers municipaux FN, a demandé, en vain, un vote à bulletins secrets. Le groupe Versailles Famille Avenir (2 élus) a « déploré » le titre de cette motion mais a fini par l’adopter. Cela n’a pas suffi pour l’adopter : le groupe majoritaire et les deux autres groupes d’opposition ont voté contre.

Le Parisien

«Les USA ont été fondés comme une République pour les Blancs», Twitter sponsorise un tweet raciste d’extrême droite

Le système publicitaire automatisé du réseau social a autorisé la publication d’un tweet ciblé d’extrême droite. Jack Dorsey, patron de Twitter, a reconnu une erreur.

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Mercredi dernier, quelques heures seulement après l’annonce, par Twitter, de mesures pour lutter contre le harcèlement en vigueur sur sa plateforme, plusieurs utilisateurs du réseau social voyaient apparaître dans leur fil une publicité ciblée vers un article d’extrême droite au titre évocateur : « Les États-Unis ont été fondés comme une République pour les Blancs ». Sans oublier le hashtag sans équivoque « #AmériqueBlanche ».

Difficile de comprendre comment ce tweet sponsorisé a pu être validé par le réseau social, qui interdit pourtant dans sa « politique en matière de conduite haineuse » la publication de tout contenu qui cible des individus en fonction de leur «  race, origine ethnique, nationalité, orientation sexuelle, sexe, identité sexuelle, appartenance religieuse, âge, handicap ou maladie. » Le réseau social va même plus loin : « Nous n’autorisons pas les comptes dont le but principal est d’inciter à nuire aux autres sur la base de ces catégories.  »

Jack Dorsey a depuis réagi à ce tweet remarqué : « Nous avons commis une erreur et nous nous en excusons. Notre système automatique a autorisé la publication d’une publicité incitant à la haine. Contre notre politique d’utilisation. Nous avons corrigé ça. »

Numerama

Pas-de-Calais: Un manuel de 5e reprend des extraits publiés sur un site d’extrême droite

Un document proposé aux élèves reprend des extraits d’une interview publiée sur le site de « réinformation » Breizh-info.com, vaisseau de l’extrême droite identitaire.

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« Surprise et stupéfaction. » C’est la réaction qu’a eue David Noël, professeur d’histoire-géographie en classe de cinquième, au collège Paul-Duez, à Leforest (Pas-de-Calais), quand il a ouvert l’édition 2016 du manuel Nathan pour préparer un cours sur le thème de la croissance démographique. Dans une double page « débat », intitulée « Sommes-nous trop nombreux sur la planète ? », le premier document proposé aux élèves reprend des extraits d’une interview d’un essayiste américain aux thèses malthusiennes, Alan Weisman, publiée… sur le site Breizh-info.com.

Peu connu du grand public, ce site de « réinformation » est le vaisseau sur Internet de l’extrême droite identitaire bretonne. Dirigé par Yann Vallerie, ancien chef de file du mouvement identitaire Jeune Bretagne, qui appartenait au Bloc identitaire, Breizh-info.com relaye régulièrement des articles anxyogènes qui mêlent délinquance, immigration et islam.
Le Monde