Archives de Catégorie: Extreme droite
Gilbert Collard dépose un projet de loi visant à suspendre des poursuites contre… Gilbert Collard
Enzo Traverso « L’extrême droite reprend les codes de l’antisémitisme des années 1930 »
Dans les Nouveaux Visages du fascisme (1), l’historien analyse les mutations des mouvements d’extrême droite européens issus « de la matrice fasciste ». Selon lui, la gauche doit « redonner des perspectives politiques » pour occuper « l’immense vide » entre le « post-fascisme », qui met au ban des musulmans, et le djihadisme.

L’islamophobie a remplacé l’antisémitisme comme préoccupation majeure de l’extrême droite, française notamment, même si l’antisémitisme militant n’a pas disparu.
Enzo Traverso De même que les juifs apparaissaient comme une minorité pourrissant la France de l’intérieur, infiltrant l’État, les cercles de pouvoir, les musulmans de France sont présentés comme un corps étranger à la nation qui est en train de la gangrener : l’ennemi intérieur.
C’est de cette façon qu’on présentait le juif dans les années 1930, travaillant de concert avec le bolchevique assaillant extérieur. Aujourd’hui le musulman agit à l’intérieur, disent-ils, et les États islamiques, les puissances d’argent étrangères comme le Qatar veulent s’accaparer la France avec de l’argent. Des années 1930 à aujourd’hui, il faut que l’extrême droite caractérise une menace pour s’y opposer.
L’Humanité
Jean-Marie Le Pen condamné pour provocation à la haine envers les Roms
Le président d’honneur du Front national Jean-Marie Le Pen, poursuivi pour avoir qualifié la présence de Roms d' »urticante » et d' »odorante » en 2013, a vu sa condamnation à 5 000 euros d’amende confirmée ce lundi en appel.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos tenus à Nice lors d’une conférence de presse.
« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen.
(…)
Jean-Marie Le Pen a été condamné à au moins huit reprises depuis le début des années 1990 pour des propos racistes ou négationnistes. Il a encore été mis en examen, le 11 février, pour provocation à la haine pour s’en être pris à Patrick Bruel. En juin 2014, dans une vidéo sur le site du FN, à l’évocation du nom de l’artiste d’origine juive, il avait déclaré : « Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois ! ».
USA : il tire sur 2 Indiens en criant « quittez mon pays » et se vante d’avoir tué 2 « arabes »
Un Américain a tué un homme d’origine indienne et en a blessé un autre lors d’une fusillade au cours de laquelle il a hurlé « Sortez de mon pays », croyant les deux victimes originaires du Moyen-Orient.

Les deux victimes, qui travaillaient dans le secteur des hautes technologies, ont été visées dans un bar dans le Kansas mercredi soir alors qu’ils regardaient un match de sport à la télévision. L’un d’eux habitait aux Etats-Unis depuis plus de 10 ans. Ce crime aux motivations apparemment racistes a créé l’émoi parmi la communauté indienne aux Etats-Unis, et jusqu’en Inde.
Les autorités ont inculpé le tireur présumé, Adam W. Purinton, âgé de 51 ans, d’assassinat et deux tentatives d’assassinat.Sa caution a été fixée à deux millions de dollars.
Il a été appréhendé après la fusillade dans un autre restaurant de cet Etat du centre des Etats-Unis, où il s’était vanté d’avoir tué deux hommes originaires du Moyen-Orient, selon le journal Kansas City Star.
Un ex-conseiller de Marine Le Pen dénonce « un système de corruption généralisé » au FN
Gaël Nofri était conseiller de Marine Le Pen pendant l’élection présidentielle de 2012. Il est désormais conseiller municipal LR à Nice.

C’est un témoignage accablant. Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant l’élection présidentielle de 2012, a dénoncé ce dimanche « un système de corruption généralisé au FN » au sujet du financement des campagnes de 2012.
(…)
« En septembre 2011, je signe un contrat de campagne avec Marine Le Pen, qui m’a proposé de travailler avec elle. En 2012, on me dit : il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen. Je refuse », raconte celui qui a ensuite dirigé la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen dans le sud-est en 2014. « En mai 2012, mon contrat s’arrête. Je vais pour m’inscrire au chômage. On me dit que les cotisations n’ont pas été versées. Je me dispute alors avec Marine Le Pen », poursuit-il.
« C’est là qu’on me dit que Nicolas Crochet », expert-comptable du FN renvoyé lui aussi en correctionnelle, « allait m’envoyer un contrat pour me régulariser. J’attends, je gueule tout l’été », continue Gaël Nofri. « En septembre, Crochet me donne le contrat, je vois que ce n’est pas un contrat de campagne mais de conseil dans son cabinet d’expertise comptable. J’assume, je signe après cinq mois sans salaire ni chômage », confirme-t-il à l’AFP, alors qu’il dit n’avoir « jamais mis les pieds » dans ce cabinet.
« J’interroge Marine Le Pen par SMS, Louis Aliot au téléphone, ils ne me répondent pas. À partir de ce moment-là, je suis en rupture totale » avec Marine Le Pen, confirme-t-il, racontant avoir rencontré les enquêteurs en septembre 2014 pour leur « apporter des éléments ».
Financement de campagne : Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, mis en examen
Il s’agit de la première mise en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015.

Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti, en 2011, toutes les campagnes électorales du Front national ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires. Au total, douze mises en examen ont été prononcées auxquelles s’est ajoutée récemment une treizième : celle de Frédéric Chatillon, comme le révèle Le Monde dans son enquête sur le système de financement opaque du parti d’extrême droite.
Ancien membre du GUD (Groupe union défense, mouvement étudiant d’extrême droite), ce proche de Marine Le Pen et homme-clé du dispositif financier a été mis en examen, le 15 février, pour abus de biens sociaux, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 9 novembre 2016 par le parquet de Paris pour « escroqueries » et « abus de biens sociaux » lors des élections de 2014 (municipales, européennes et sénatoriales) et de 2015 (départementales).
Qui est Frédéric Chatillon, l’homme de l’ombre du Front National
Le FN est le parti politique “le plus poursuivi” de France

Visé par une enquête sur les emplois fictifs de ses attachés parlementaires, le Front National est aujourd’hui le parti politique le plus poursuivi de France. Dans son édition d’hier, le Canard Enchaîné récapitulait les différentes affaires judiciaires qui visent le FN.
Ce mercredi le Canard nous rappelle que le #FN est le parti français qui commet le plus d’abus ! pic.twitter.com/o3iVcBIAss
— Et ça continue ! (@zoomabus) February 22, 2017
Emplois fictifs : Marine Le Pen a refuse d’être entendue par la police judiciaire

Convoquée mercredi, la présidente du Front national a indiqué qu’elle ne se rendrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux élections législatives, en juin.
Une nouvelle fois, Marine Le Pen a décidé de défier les autorités judiciaires. Alors que l’enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen a connu une nette accélération cette semaine avec la mise en examen de sa chef de cabinet, Catherine Griset, pour recel d’abus de confiance, la candidate du FN à la présidentielle a refusé d’être entendue par la police, qui souhaitait l’interroger dans le cadre d’une audition libre.
David Duke, l’ex leader du Ku Klux Klan, fait l’éloge de Marine Le Pen

https://twitter.com/DrDavidDuke/status/834182142162825216
Un ancien dirigeant de l’organisation raciste américaine Ku Klux Klan (KKK) a apporté son soutien à la candidate d’extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen, en rendant notamment hommage à son père Jean-Marie Le Pen.
« Son père est un grand homme, un vrai patriote. Il a élevé une femme intelligente et forte qui sait comment faire de la politique au XXIe siècle », a écrit mercredi sur Twitter David Duke, ancien chef du KKK, un mouvement vieux de 150 ans qui défend la suprématie de la race blanche et est devenu synonyme de lynchages et d’assassinats.
Etats-Unis : plus de 5 000 meurtres racistes recensés sur une carte

« Walter Elliott, un Noir soupçonné d’avoir agressé la femme d’un fermier a été abattu d’un coup de feu hier soir par la foule, qui a ensuite porté le corps et l’a pendu à la branche d’un arbre devant l’église. » Ce meurtre, rapporté en deux lignes comme un fait divers ordinaire par l’Arkansas City Daily Traveler du 21 août 1919, eut lieu près de Louisburg, en Caroline du Nord. Et ce n’est que l’un des 5 000 meurtres (et plus) par lynchage recensés aux Etats-Unis entre la fin de la guerre de Sécession (1865) et 1964 – où fut signé le Civil Rights Act rendant illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe, ou l’origine nationale.
Depuis novembre, un site Internet permet de se rendre compte de l’ampleur de ces lynchages. Nommé d’après le sociologue et historien Monroe Work (1866 – 1945), lui-même fils d’anciens esclaves, et qui s’employa à les documenter, le site présente tous ces crimes sous la forme d’une carte des Etats-Unis navigable dans le temps.
Chaque petit point représente un lynchage, et donne quelques détails, notamment sur l’origine (afro-américaine, chinoise, latino…) de celui qui fut ainsi tué.
Emplois fictifs : perquisition au siège du FN, le garde du corps de Marine Le Pen interrogé

Après la perquisition du siège du Front national lundi, la débâcle judiciaire de Marine Le Pen se poursuit. Ce mercredi, c’est son garde du corps, Thierry Légier, et sa directrice de cabinet Catherine Grisetqui, qui ont été entendus par la police judiciaire dans l’enquête sur les assistants parlementaires du FN au Parlement européen.
Le parquet a ouvert le 15 décembre une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé dans l’enquête sur ces soupçons de fraude relative à l’emploi par le FN d’assistants parlementaires. Marcel Ceccaldi, l’un des avocats de Marine Le Pen dénonce une « instrumentalisation politique de la justice dans cette affaire ».
Un militant Front National déclare vouloir couper la tête des journalistes
Sur France 2, « L’Émission politique » sert la soupe à Marine Le Pen

Que Marine Le Pen, comme toute candidate ou candidat, cherche à imposer dans l’espace médiatique les thèmes qu’elle privilégie et les solutions qu’elle préconise n’a rien de surprenant : telle est la dure loi de la propagande électorale. En revanche, que des journalistes, quand ils sont réputés sans parti pris, devancent les souhaits des candidats et se mettent au service de cette propagande, cela mérite qu’on s’y arrête.
Servir la soupe : c’est en effet ce que Michel Field (en sa qualité de directeur de l’information), Alix Bouilhaguet (en sa qualité de rédactrice en chef de l’émission), David Pujadas et Léa Salamé (en leurs qualités de concepteurs et de présentateurs) ont brillamment préparé, puis accompli, durant de longues séquences de « L’Émission politique » du 9 février 2017, avec Marine Le Pen. Sans que celle-ci ait à faire le moindre effort en ce sens, il leur aura suffi pour cela de privilégier les questions (voire les réponses) que la candidate considère comme prioritaires et qui résument largement sa vision du monde : les questions liées à la présence en France de personnes nées ailleurs dans le monde et/ou de confession musulmane.
L’émission était découpée en huit séquences, introduites à grand renfort d’effets de caméra et de « jingle » d’ambiance, vraisemblablement gages, aux yeux des organisateurs de l’émission, d’un traitement rythmé et moderne de la politique, d’un spectacle efficace propre à susciter un véritable intérêt des téléspectateurs – et éventuellement d’un score d’audimat satisfaisant.
Dès la première séquence, consacrée aux « questions d’actualité », le ton est donné. Marine Le Pen est longuement interrogée, pendant plus de 11 minutes sur 25, sur l’accès aux soins des personnes non françaises, l’émigration clandestine ou légale et le « Muslim ban » de Donald Trump [1].
Une figure de l’extrême droite pro Trump dans la tourmente après avoir fait l’apologie de la pédophilie

Milo Yiannopoulos est allé trop loin. Le contributeur de Breitbart News, qui a fait de la provocation sa marque de fabrique, avait déjà été suspendu par Twitter après la campagne de harcèlement contre l’actrice Leslie Jones.
Lundi, il a été désinvité par les organisateurs de l’influent forum conservateur américain CPAC. Et l’éditeur Simon & Schuster a annulé la sortie de son livre Dangerous. La raison : une polémique sur des propos de cette figure du mouvement alt-right, qui a défendu sur un podcast la légalité des relations sexuelles entre « des garçons plus jeunes et des hommes plus vieux ».
Here is the uncut 5 minute video of Milo Yiannopoulos advocating for Pederasty involving « 13 Year old » and « older men. » HIS WORDS.@Mschlapp pic.twitter.com/mAgmfpuyvu
— The Reagan Battalion (@ReaganBattalion) February 20, 2017
« Il y a des individus qui sont capables de donner leur consentement à un plus jeune âge (…) dans le monde homosexuel, notamment. Certaines de ces relations entre entre des garçons plus jeunes et des hommes plus vieux, les aident à découvrir qui ils sont », argumente Yiannopoulos. (…) Il parle ensuite de son expérience personnelle, indiquant qu’il était « mûr » à 13 ans pour donner son consentement.
Après 48 heures de polémique, les organisateurs de la Conservative Political Action Conference, à laquelle participera notamment Donald Trump, ont annoncé qu’ils avaient désinvité Yiannopoulos « après l’émergence d’une vidéo qui fait l’apologie de la pédophilie ». Le forum défend la liberté d’expression mais il n’y a pas de désaccord chez nos membres pour dénoncer les abus sexuels contre les enfants ».
Il y a 22 ans, Ibrahim Ali était abattu par des militants FN d’une balle dans le dos

Ibrahim Ali Abdallah est mort, tué d’une balle dans le dos dans cette même avenue des Aygalades, le 21 février 1995. Ibrahim avait 17 ans, préparait un CAP menuiserie. Cet amateur de hip-hop, qui était également membre du collectif B-Vice, est de sortie ce 21 février 1995 : il répéte avec ses amis pour un concert en faveur de Solidarité enfants Sida. Il se fait tard, le bus doit passer. La bande se met à courir pour ne pas manquer la correspondance. Ils croisent le chemin de trois colleurs d’affiches du Front national: Robert Lagier, 63 ans, Mario d’Ambrosio, 41 ans, et Pierre Giglio, 33 ans.
