Un médecin interdit d’exercer un mois après des propos islamophobes

Une généraliste remplaçante a été condamnée à un mois avec sursis d’interdiction d’exercer pour avoir tenu des propos jugés islamophobes à une patiente voilée à Pont-de-Beauvoisin en Isère, a confirmé l’Ordre des médecins de Rhône-Alpes après une information parue dans le «Quotidien du médecin».

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«Vous êtes un scandale pour toutes les femmes» ; «je suis pour la liberté des femmes et votre voile est un signe ostentatoire religieux et c’est illégal» ; «je ne veux plus de femmes voilées en France», avait notamment déclaré le docteur L., le 16 juin 2015, au cours d’une altercation avec une de ses patientes. Cette dernière avait filmé la scène puis l’avait diffusée sur Internet.

Dans sa décision du 1er octobre, la chambre disciplinaire de première instance de l’ordre des médecins estime que «le Dr L. a exprimé son opinion sur le port du voile par les femmes musulmanes (…) en des termes (…) qui ont une teneur manifestement empreinte d’islamophobie».

«Même s’il est permis d’admettre que le comportement de sa patiente a pu en favoriser l’expression, ces excès de langage qui n’ont donné lieu à aucune manifestation de repentir, alors que le code de déontologie médicale impose aux médecins de s’abstenir d’émettre des propos scandaleux, constituent une faute» au regard du code de la santé publique, ajoute la chambre disciplinaire.

«Des considérations extra-médicales condamnables»

Durant la consultation, la patiente avait réclamé un médicament contre l’hypotension dont elle ne se souvenait pas du nom. Le Dr L. n’avait pas voulu modifier l’ordonnance déjà rédigée et avait demandé à sa patiente de régler la consultation, ce que cette dernière a refusé. C’est alors que l’altercation entre le médecin et la patiente a débuté.

L’instance disciplinaire estime dans sa décision que le médecin n’a pas manqué à son obligation de «soins consciencieux», contrairement aux reproches de sa patiente. «Elle dispose, comme tout médecin, de la liberté de prescription», rappelle la chambre et rien ne dit qu’elle ait «été influencée par des considérations extra-médicales condamnables, dès lors qu’un examen et un diagnostic ont été réalisés et que la patiente s’est vue prescrire un traitement en rapport avec sa pathologie».

Le Parisien

Le policier d’élite, qui a traité de «Sale nègres, bougnoules» 2 automobilistes est jugé ce mercredi

Il avait défrayé la chronique, en conduisant ivre dans Paris, dans une voiture de service avec gyrophare, en violentant deux motocyclistes et en traitant ses collègues de « gardien de la paix de m… », de « sales bougnoules » et de « djihadiste » !

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Ce mercredi 26 octobre, à 9 heures, c’est devant la justice que L. brigadier de 47 ans va devoir s’expliquer. Ce policier d’élite de la prestigieuse BRB (Brigade de répression du banditisme) de la Police Judiciaire parisienne est convoqué à la 29e chambre correctionnelle du palais de justice de Paris. Il est poursuivi pour conduite en état d’ivresse, violences, et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique.

La police des polices saisie de l’enquête

Les faits remontent au 31 juillet dernier. Le fonctionnaire circule quai Anatole-France (VIIe), dans le secteur de l’Assemblée Nationale (VIIe). A un feu rouge, il s’embrouille avec un motocycliste et son passager (voir encadré). Il descend de sa voiture, violente le passager. Des policiers en patrouille interviennent. Ils se font repousser et insulter par le brigadier à « l’haleine sentant fortement l’alcool ». La scène taxée de « surréaliste » par un policier durera trois heures. « Trois heures de palabres en pleine rue » pendant lequel L. refusera de se soumettre à l’alcootest malgré le concours d’une quinzaine de policiers successifs accourus avec une dizaine de voitures. Finalement, L. sera ramené au commissariat du VIIe non menotté, toujours proférant des insultes racistes et contraint… mais trois heures plus tard, à l’alcootest. Il révélera un taux de 0,74 mg/l. Ce n’est que le lendemain qu’il sera placé en garde à vue. « Personne n’est tombé de l’armoire en apprenant ses frasques, résume un policier sous couvert d’anonymat. Ce n’est pas la première fois qu’il dérape »

En attente de son jugement, L. était toujours en poste. Mais il a été suspendu de voix publique et son permis de conduire lui a été retiré. A la PJ, on se borne à indiquer que « L’IGPN (la police des polices) a été saisie de l’enquête ». « C’est le 36, quai des Orfèvres qui est éclaboussé, décrypte une source proche du dossier. L. est un bon flic dans un service sous pression. C’est l’un des meilleurs enquêteurs de la BRB. Il a de bonnes infos et de bons indics ! ».

« Sur le chemin du commissariat, s’indigne Loïc, un de ses collègues de la BRB a essayé de nous intimiderRéfléchissez bien ! Nous a-t-il dit. Ce n’est pas la peine de porter plainte. Ce n’est pas un mauvais gars. On va régler ça entre nous. Je voyais bien qu’ils étaient tous embêtés ». Ce mercredi, Loïc, 27 ans, livreur dans une clinique des Hauts-de-Seine, père de famille, fils lui-même de policier, victime du brigadier, fera pourtant face au prévenu.

Le 31 juillet, Loïc était avec son copain Adrien sur le scooter, « parti faire des photos à la tour Eiffel ». « Un gars nous a doublés par la droite. A pillé net. Reculé. Nous faisant perdre l’équilibre. Je suis descendu du scooter. Lui est sorti de sa voiture où j’ai vu le gyrophare. Puis ça s’est barré en vrille. Il m’a attrapé par le col et poussé contre une barrière ».

Adrien son copain, 32 ans, salarié, immortalise la scène avec son smartphone (voir vidéo) « après avoir failli se faire écraser la cheville ». Dans la vidéo, on les entend dire. « Il est bourré. Il est bourré. Et en plus il est flic ! ». Adrien dénonce aussi des intimidations « d’un policier en civil qui m’a dit : « Les vidéos, il faut les effacer. Il ne faut pas qu’elles se retrouvent sur les réseaux sociaux » ».

Ce mercredi, Adrien, qui a porté plainte, ne sera pourtant pas à l’audience. Etonné, le témoin, a téléphoné trois fois au tribunal. « On m’a dit que je n’étais pas convoqué, qu’il n’y avait pas de trace de moi dans la procédure »…

Le Parisien

 

Attaque raciste filmée dans le métro londonien

Un homme de 33 ans a été arrêté la semaine dernière à Londres, là où les attaques racistes se multiplient depuis le référendum sur le Brexit.

La scène se déroule dans le métro il y’a une semaine et a été diffusée sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation générale.

En plein après-midi, un homme de 33 ans a frappé un passager dans le métro sous les yeux des autres usagers, sans motif apparent. La victime était tranquillement assise, lorsqu’elle a reçu un violent coup de poing. L’agresseur prend ensuite la fuite en courant alors que la compagne de la victime le poursuit.

Grâce à la diffusion massive de la vidéo, l’homme a pu être identifié et arrêté par la police britannique. Saluons également le courage de la femme sur la vidéo qui n’a pas hésité à se mettre en danger elle-même pour poursuivre l’agresseur de son mari.

Le Brexit approuvé il y’a quelques mois par les britanniques se transforme peu à peu en comportement xénophobes, islamophobe et raciste en Grande-Bretagne.

The Sun

« Sales arabes ». L’entrée de la mosquée de Bayonne taggée ce matin

Des inscriptions ont été taggées ce matin sur le portail d’entrée de ce lieu de culte musulman. Elles ont été rapidement effacées par les services de la mairie. L’observatoire de la laïcité appelle à ne pas tomber dans le piège politique tendu par ce terrorisme abject.

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Lorsque les fidèles sont arrivés pour la prière ce vendredi matin, vers 7h, ils ont découvert des tags à la peinture vert fluorescent sur le portail, une poubelle et le tableau d’affichage de la mosquée.

La police s’est rendue sur place pour effectuer des relevés.

L’inscription sur le portail proclamait « Charlie liberté » tandis qu’une poubelle placée contre le mur de la mosquée portait les écrits racistes: « assassins » et « sales arabes ». Abderrahim Wajou, le président le l’association des musulmans de la Côte basque, compte porter plainte.

« On a peur de ces actes d’amalgame! On est comme tout le monde, on est effarés par ce qui s’est passé à Charlie Hebdo, c’est totalement injuste ce qui s’est passé. Mais ajouter de l’injustice à l’injustice, c’est mettre la pagaille dans la société« , a-t-il réagi.

La communauté musulmane de la région n’a jamais connu de problème jusqu’à présent. « On a jamais eu aucune problème ici au pays basque » nous confie Baggar Djilali, le gardien de la mosquée de Bayonne.

France 3

Canada: un policier poste des commentaires racistes sur une défunte autochtone

Deux accusations ont été déposées contre le sergent Chris Hrnchiar, le policier d’Ottawa qui aurait mis en ligne des commentaires de nature raciste sur les Autochtones et sur la défunte artiste inuite Annie Pootoogook.

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Une Américaine plaide coupable pour avoir fracassé la tête d’une musulmane voilée avec un verre de bière

Indéfendable, Jodie Burchard-Risch, 40 ans, a plaidé coupable lundi dernier devant le juge du tribunal du comté d’Anoka, dans l’Etat du Minnesota, en évitant de croiser le regard anxieux de sa victime, Asma Mohamed Jama, 38 ans, qu’elle n’avait pas revue depuis ce jour d’octobre 2015, tristement mémorable, où elle libéra ses pires pulsions contre elle.

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Le visage défiguré de Asma Mohamed Jama a nécessité 17 points de suture 

Placée devant la réalité accablante de l’agression qu’elle a commise, cette citoyenne américaine de Minneapolis a préféré négocier un plaidoyer de culpabilité, reconnaissant être sortie de ses gonds en voyant la jeune femme voilée s’attabler dans le restaurant Applebee’s, où elle était en train de déjeuner avec son mari. 

Bouillonnant de rage jusqu’à l’implosion, elle n’a pas supporté d’entendre Asma Mohamed Jama converser avec ses proches qui l’accompagnaient, en l’occurrence un cousin et ses deux enfants, dans une autre langue que l’anglais : le swahili, sa langue maternelle.

Ni une ni deux, Jodie Burachard-Rish a alors saisi un grand verre de bière et s’est ruée vers la table voisine pour le briser avec une brutalité inouïe sur la tête de la malheureuse Asma Mohamed Jama. Celle-ci, ignorant que sa présence avait à ce point indisposé son assaillante, n’a rien pu faire pour se protéger de sa fureur. Elle s’est écroulée, le visage en sang, sous les yeux impuissants et terrifiés de sa famille.

Le personnel du restaurant, alerté par le bruit fracassant de la scène, s’est précipité pour mettre hors d’état de nuire cette cliente hors d’elle, avant que cela ne tourne au drame.

« Je craignais de la revoir, j’étais très nerveuse à cette perspective, mais il fallait que j’en passe par là. Je pense que chaque victime doit ressentir la même chose au moment d’être à nouveau confrontée à son agresseur dans un tribunal », a confié Asma Mohamed Jama, en rappelant qu’il aura fallu pas moins de 17 points de suture pour fermer ses plaies profondes, en tout cas les plus visibles, les séquelles psychologiques restant enfouies en elle, indélébiles.

« Au moins, elle a reconnu sa culpabilité et la gravité des faits. Même si elle n’a pas utilisé le terme de crime de haine, elle a admis que c’était une agression à caractère raciste », a-t-elle ajouté, en disant éprouver un certain soulagement.

Jodie Burchard-Rish encourt une peine d’emprisonnement d’une durée de 180 jours et cinq ans de probation. Le tribunal rendra son verdict au mois de décembre. 

Oumma

Menaces de mort et injures racistes : une aire de jeux dégradée et taguée avec des signes chrétiens et nazis

Les jeux pour enfants, des bancs, le sol ont été dégradés et tagués avec des sigles à connotation nazie et raciste.

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Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 octobre, l’aire de jeux pour enfants du parc de Drouille de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) a été vandalisée par de très nombreuses inscriptions à caractère raciste et xénophobe. La quasi-totalité des jeux, mais aussi des bancs ou même le sol, ont été dégradés et tagués avec des sigles à connotation nazie (comme des croix gammées), mais aussi religieuse, sans compter des menaces de mort et autres injures à connotation raciste… peintes à la bombe noire.

 

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Ce n’est malheureusement pas la première dégradation dont est victime cette aire de jeux, puisqu’il y a quelques mois, les nouveaux grillages qui avaient été posés avec été vandalisés, abîmés… et la municipalité avait finalement décidé de les enlever face aux dégradations récurrentes.

Dès ce jeudi matin, la municipalité a déposé plainte contre X auprès du commissariat de Police, « après avoir fait constater par la Police Municipale et la Police Nationale » a confirmé le premier adjoint au maire de la ville de Manosque, Bernard Diguet.

Haute Provence Info

Une musulmane voilée victime d’un «crime de haine islamophobe» à Londres, un «homme blanc» recherché

La police de Londres recherche activement un « homme blanc » âgé de 30 à 40 ans et lance un appel à témoins, suite à l’agression d’une femme musulmane sur Oxford Street. Selon le média britannique International business times, qui rapporte l’information ce mardi, l’agression remonte au 4 octobre dernier au niveau de la célèbre avenue commerçante de la capitale.

 

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Vers 8h15 ce jour là, une musulmane voilée d’environ 40 ans se promenait seule dans l’une des rues les plus fréquentées de Londres, lorsqu’elle a été approchée par un homme. Ce dernier aurait tenté à plusieurs reprises de lui enlever son hijab. La résistance de la femme n’a fait que rendre l’homme plus agressif. Ce dernier a alors tenté de lui retirer son foulard avec force, avant d’échouer. Il aurait tout de même réussi à le détacher.

La femme, indemne, reste « choquée et traumatisée » par l’incident que la police a qualifié de « crime de haine islamophobe ». Le suspect est décrit comme un homme blanc, âgé entre 30 et 40 ans, aux cheveux courts et de corpulence moyenne, vêtu d’un sweat-shirt gris et d’un jean bleu clair.

« Les crimes racistes et ceux motivés par la religion ne seront pas tolérés. Toute personne détenant des informations sur cet individu est priée de contacter les services de la police », a indiqué le sergent détective Steve Cachet, de l’Unité de la sécurité communautaire de Westminster.

Yabiladi

 

Canada : une deuxième mosquée vandalisée en une semaine

La mosquée Ranchlands au nord-ouest de Calgary a été la cible d’actes de vandalisme cette fin de semaine. Bien que ce soit le deuxième incident de ce type à survenir dans une mosquée en l’espace d’une semaine, la communauté musulmane ne veut pas se laisser atteindre par ces gestes haineux.

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Les membres de la mosquée ont découvert une fenêtre brisée à l’avant de l’immeuble samedi matin.

Pour rappel, la semaine dernière, une fenêtre a aussi été cassée, un livre du Coran brûlé et des messages haineux ont été inscrits sur une autre mosquée au sud-est de Queensland, à Calgary.

Mohamed Abbasi de l’Association musulmane du nord-ouest de Calgary (IANWC) dit que l’acte de vandalisme a été signalé à la police, mais que la motivation derrière ce geste reste encore inconnue. « C’est triste et décevant », regrette-t-il cependant.

Au cours des dernières semaines, des affiches islamophobes ont aussi été placardéessur le campus de l’Université de l’Alberta et d’autres ont été distribuées dans des boîtes aux lettres à Edmonton.

Au Royaume-Uni, les violences racistes se multiplient

Le Brexit continue à échauffer les esprits au Royaume-Uni. Depuis le 23 juin, jour du vote, des dizaines d’attaques contre des immigrés ont été perpétrées dans tout le pays.

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Agressions en hausse de 41% selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Ce sont les Polonais qui sont les principales victimes. A Harlow une ville dans la région de l’Essex au nord de Londres, un Polonais de 40 ans, Arek Jóźwik a été tué fin août. La police suit la piste du crime racial. Dans cette cité ouvrière, 2,5% des 77 000 habitants seraient nés en Pologne.

RFI

USA : 3 militants d’extrême droite qui projetaient un attentat contre une mosquée arrêtés

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Trois hommes ont été inculpés vendredi pour avoir planifié une attaque à la bombe dans le Kansas contre une résidence hébergeant des immigrés somaliens et dans laquelle se trouve une mosquée, a rapporté la justice fédérale américaine.

Les trois hommes avaient effectué une surveillance pour identifier des cibles potentielles, fait des réserves d’armes et de composants explosifs et préparé un manifeste affirmant que leur attaque avait pour but de «déclencher une prise de conscience de la population», détaille un communiqué du ministère de la Justice.

Ils ont été inculpés pour complot en vue de faire usage d’une arme de destruction massive et, s’ils sont jugés coupables, ils risquent la prison à vie.

«Ces inculpations s’appuient sur huit mois d’enquête par le FBI qui ont conduit les enquêteurs aux confins d’une culture cachée de violence et de haine», a expliqué Tom Beall, procureur du Kansas, cité dans le communiqué.

Les trois hommes âgés de 47 à 49 ans, résidaient dans cet État. Deux d’entre eux ont été arrêtés vendredi, le troisième se trouvait déjà en détention provisoire depuis quelques jours. Ils occupaient des positions clés au sein d’une milice se faisant appeler «The Crusaders» (à savoir «Les Croisés»), selon les autorités.

Les trois hommes sont accusés d’avoir prévu de remplir quatre véhicules d’explosifs puis de les garer à chaque angle du bâtiment et de provoquer une énorme explosion.Selon la chaîne de télévision locale KWCH TV, environ 200 personnes habitent dans la résidence. Elle a relevé que la communauté somalienne était sous le choc à l’annonce des inculpations.

La Presse

Islamophobie aux USA : leur enfant est tabassé parce qu’il est.. musulman, ils déménagent au Pakistan

VIOLENCE – En Caroline du Nord, un enfant de sept ans a été pris à partie par des camarades de classe en raison de sa religion. A la suite de l’incident, sa famille a décidé de quitter les Etats-Unis pour aller vivre au Pakistan, jugé « plus sûr ».

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L’islamophobie rampante aux Etats-Unis commence-t-elle à avoir de réelles conséquences dans la vie quotidienne ? A en croire le récit de Zeeshan-ul-hassan Usmani, oui. Vendredi 7 octobre, le fils de ce chercheur informatique pakistanais reconnu pour son travail sur l’étude d’actes terroristes, est rentré de l’école couvert de bleus.

L’enfant de sept ans a raconté à ses parents, installés dans la ville de Cary, en Caroline du Nord, qu’il avait été molesté dans le bus par ses camarades d’école en raison de sa religion, l’islam.

 

Selon les propos de l’enfant, un de ses camarades a cherché à le forcer à ingérer de la nourriture non halal. Quand le garçon a refusé, cinq enfants se sont alors rassemblés autour de lui et se sont moqués notamment de son nom, rapporte Zeeshan-ul-hassan Usmani au Huffington Post américain. Ils l’ont par la suite frappé au visage, lui ont asséné des coups de pied à l’estomac, et tordu l’un de ses bras, tout en répétant qu’il était musulman. « [Mon fils] est né et a été élevé aux Etats-Unis », s’est indigné le chercheur pakistanais. « Il est né en Floride. Et est aussi Américain que n’importe qui. Il aime Captain America. Il veut devenir président des Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Des violences répétées contre la famille

L’incident a conduit la famille Usmani à quitter les Etats-Unis pour retourner à Islamabad, au Pakistan. L’épouse de Zeeshan estime que l’agression de son fils de sept ans était celle de trop. « Cela me brise le cœur, et c’est triste de voir ça », a confié le scientifique. « Ce n’est pas l’Amérique que l’on connaît, que l’on aime et dans laquelle on veut vivre ».

Et selon le chercheur, l’agression impliquant le benjamin de la famille n’est pas la première de la sorte. Son fils cadet de 8 ans est un jour rentré de l’école très en colère car plusieurs de ses camarades de classe avaient accusé son père d’être un terroriste, sous prétexte que l’homme portait la barbe. Et l’aîné de la famille n’a pas non plus été épargné.

D’après le récit de Zeeshan-ul-hassan Usmani, l’adolescent de 14 ans a été pris à partie après avoir imité un de ses camarades de classe qui avait apporté à l’école un couteau que son père avait ramené de Colombie. Le jeune Usmani avait suivi le mouvement en apportant un couteau que Zeeshan avait récupéré au Pakistan. Mais ses camarades l’avaient accusé d’être un terroriste et d’avoir une connexion avec le groupe Etat islamique. L’école a même été fermée en attendant de faire le point sur la situation, et l’adolescent suspendu pendant six mois. Le chercheur pakistanais a indiqué que, depuis, son fils souffrait de dépression et d’anxiété car cet épisode a été traumatisant pour lui.

Autant d’évènements qui ont poussé les Usmani à quitter les États-Unis. Pour l’instant, la famille compte rester vivre à Islamabad, car pour elle les États-Unis « ne sont plus un pays sûr », estime le père de famille.

Une enquête demandée par le Conseil sur les relations américano-islamiques

Une enquête a été demandée par le Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR). Celui-ci a fait parvenir une lettre au Superintendant de l’académie du comté de Wake, en Caroline du Nord, dans laquelle il lui demande d’intervenir auprès des établissements scolaires. « Cette attaque présumée a lieu alors que le pays connaît actuellement une hausse des brutalités envers les élèves de confession musulmane dans tout le pays », a ainsi écrit CAIR dans sa lettre. « Nous vous demandons expressément d’enquêter sur cet incident très dérangeant et de prendre les mesures qui s’imposeront en fonction des conclusions de cette enquête. Tout élève, peu importe sa religion, doit pouvoir se sentir en sécurité dans son environnement scolaire ». Les forces de police locales ont également été contactées.

LCI

Sanglier déposé devant la mosquée de Nice : peine de travaux d’intérêt général pour les coupables

Deux Niçois jugés pour avoir déposé une tête de sanglier devant la mosquée En-Nour de Nice, avant son ouverture en juin, ont été condamnés ce mercredi à une peine de travaux d’intérêt général.

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« Les faits ont été requalifiés », a indiqué Me Helali Kais, avocat de l’association cultuelle. Les deux hommes de 30 et 38 ans étaient poursuivis pour violences aggravées en raison de l’appartenance ou non à la religion, mais leurs avocats ont obtenu une requalification des faits en un simple délit de provocation non publique à la discrimination en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion.

« Reconnus coupables, ils ont été condamnés à effectuer un travail d’intérêt général de 80 heures sur 18 mois. Ils sont condamnés solidairement à payer à l’association de Nice-La Plaine 1 000 euros pour préjudice moral et 300 euros pour les frais d’avocat », a-t-il précisé.

Un euro symbolique

La Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme et la Licra, parties civiles, ont chacune obtenu un euro symbolique et 300 euros pour frais d’avocat.

« Je m’attendais à une peine plus lourde vu la gravité du comportement », a commenté Me Kais, qui se réserve la possibilité de faire appel si l’association cultuelle le décide.

Les deux hommes avaient tué un sanglier présent sur leur terrain, puis décidé, après avoir bu, de déposer la carcasse de l’animal devant la mosquée, sans réfléchir aux conséquences de leur acte, selon le parquet.

Une deuxième tête de sanglier

De nouveau mardi, une tête de sanglier a été retrouvée devant la même mosquée de Nice, puis enlevée par la police qui a ouvert une enquête. « C’est la deuxième fois et j’espère la dernière », a déclaré l’imam Mahmoud Benzamia qui a porté plainte.

« Ces faits confirment que ce n’était pas une simple blague (en juin). Vingt-quatre heures avant le délibéré, on a choisi de jeter encore une fois une tête de sanglier, cela prouve que c’est bien choisi et bien étudié. Cela prouve que la mosquée et la communauté musulmane sont ciblées. C’était en plein ramadan et juste après la décision favorable du tribunal administratif à l’ouverture après le conflit avec la mairie, l’objet choisi est un cochon, c’était fait pour injurier les sentiments des musulmans », a-t-il dit.

Cette mosquée, dont les travaux se sont achevés récemment, est au cœur d’une polémique entre l’association qui la porte et la municipalité de Nice, qui lui reproche d’avoir été financée par des fonds saoudiens. La mosquée a une capacité de 400 à 500 fidèles, selon l’imam.

Ouest France

« 4 milliards d’Africains qui se reproduisent comme des lapins », un «patriote» condamné pour ses tracts racistes

Un instituteur retraité de Doullens a été condamné ce jeudi à quatre mois avec sursis pour incitation à la haine raciale.

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On imagine Jean-Claude, 66 ans, étaler ses feuilles et ses stylos sur la toile cirée et entreprendre, une à une, la rédaction des vingt « billets d’humeur » qu’il distribuera, « au hasard » jure-t-il, en mai et juin 2015, dans des boîtes à lettres de Bertangles et Villers-Bocage, communes des environs d’Amiens. Ni ordinateur, ni même photocopieuses dans cette affaire, car Jean-Claude est de l’ancienne école, au propre comme au figuré, puisqu’il fut instituteur.

Pas de chance pour lui : un habitant de Bertangles, musulman, portera plainte contre lui et un autre, de Villers-Bocage, relèvera son numéro d’immatriculation. Pour le reste, Jean-Claude a couché noir sur blanc la logorrhée décomplexée qui s’affiche sur internet ou se proclame au coin du zinc.

« Ma France, tu es devenue le pays des burqas, proclame-t-il. Les rappeurs drogués ne sont pas interdits de chanter, moi je risque six mois de prison (NDLR : en fait, cinq ans). La France rastaquouère, c’est maintenant. Elle est devenue le pays des femmes voilées, des hordes de migrants qu’on nourrit avec l’agent pris dans les poches des Français. Le pays des djellabas, des voitures brûlées, des règlements de compte. Amiens Nord ressemble à Ouagadougou. L’Africanie arrive : un pays tout neuf, tout noir et musulman. »

Mais il prévient : « Je ne suis pas raciste, je suis patriote. Par exemple, je n’aime pas non plus les Anglais ».

Le procureur Pierre Jost l’interroge sur une référence à « quatre milliards d’Africains qui se reproduisent comme des lapins ». « D’abord, on ne compare pas des êtres humains à des lapins. Ensuite, il y a 1,2 milliard d’habitants en Afrique ». « Personne ne sait le vrai chiffre », répond Jean-Claude. « Allez, mettons même deux, on est loin de quatre ! », conclut le parquet.

Sur le fond, le procureur estime qu’il y a bien « provocation à la discrimination », dès lors que le prévenu « présente les Africains et les musulmans comme un bloc d’individus indifférenciés », ou quand ses diatribes accusent de tous les maux « musulmans et Africains, eux seuls et tous sans exception ». Il requiert 5 000 euros d’amende et la privation des droits civiques. Jugement : quatre mois avec sursis.

Courrier Picard

Nice. Une tête de sanglier de nouveau déposée devant la mosquée En-Nour

Une tête de sanglier a été retrouvée mardi devant la mosquée En-Nour de Nice, puis enlevée par la police qui a ouvert une enquête, a-t-on appris auprès de l’imam de ce lieu de culte où le même incident s’était produit avant son ouverture en juin.

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« Ce matin, en arrivant à la mosquée vers 05 h 45, il y avait une tête et la peau d’un sanglier déposé devant l’entrée. C’est la deuxième fois et j’espère la dernière », a déclaré l’imam Mahmoud Benzamia. « On a appelé la police, ils ont pris la tête et c’est nettoyé. On va déposer plainte », a-t-il ajouté.

Le tribunal de Nice doit rendre son jugement mercredi concernant deux hommes d’une quarantaine d’années, poursuivis pour avoir déposé une carcasse de sanglier le 8 juin devant la même mosquée, deux jours avant son ouverture.

Des peines de travaux d’intérêt général ont été requises à l’encontre de ces deux prévenus qui selon le parquet ont agi par « pure bêtise ». Ils avaient tué un sanglier présent sur leur terrain, puis décidé, après avoir bu, de déposer la carcasse de l’animal devant la mosquée, sans réfléchir aux conséquences de leur acte, selon le parquet.

Cette mosquée, dont les travaux se sont achevés récemment, est au cœur d’une polémiqueentre l’association qui la porte et la municipalité de Nice, qui lui reproche d’avoir été financée par des fonds saoudiens. La mosquée a une capacité 400 à 500 fidèles, selon l’imam.

Ouest France

Canada : des tracts islamophobes distribués dans des boîtes aux lettres

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Des affiches xénophobes sur lesquelles on pouvait lire l’inscription « bannir l’islam » et des messages de haine envers la religion musulmane ont été distribuées dans des boîtes aux lettres des quartiers Millwoods et Richfield.

La division des crimes haineux de la police d’Edmonton enquête sur l’affaire et elle demande aux citoyens de rapporter tout geste haineux s’ils en sont victimes ou témoins.

Huffington