Une musulmane voilée victime d’un «crime de haine islamophobe» à Londres, un «homme blanc» recherché

La police de Londres recherche activement un « homme blanc » âgé de 30 à 40 ans et lance un appel à témoins, suite à l’agression d’une femme musulmane sur Oxford Street. Selon le média britannique International business times, qui rapporte l’information ce mardi, l’agression remonte au 4 octobre dernier au niveau de la célèbre avenue commerçante de la capitale.

 

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Vers 8h15 ce jour là, une musulmane voilée d’environ 40 ans se promenait seule dans l’une des rues les plus fréquentées de Londres, lorsqu’elle a été approchée par un homme. Ce dernier aurait tenté à plusieurs reprises de lui enlever son hijab. La résistance de la femme n’a fait que rendre l’homme plus agressif. Ce dernier a alors tenté de lui retirer son foulard avec force, avant d’échouer. Il aurait tout de même réussi à le détacher.

La femme, indemne, reste « choquée et traumatisée » par l’incident que la police a qualifié de « crime de haine islamophobe ». Le suspect est décrit comme un homme blanc, âgé entre 30 et 40 ans, aux cheveux courts et de corpulence moyenne, vêtu d’un sweat-shirt gris et d’un jean bleu clair.

« Les crimes racistes et ceux motivés par la religion ne seront pas tolérés. Toute personne détenant des informations sur cet individu est priée de contacter les services de la police », a indiqué le sergent détective Steve Cachet, de l’Unité de la sécurité communautaire de Westminster.

Yabiladi

 

Angleterre : Victime d’une agression raciste, une femme musulmane enceinte perd son bébé

Effroi et indignation au Royaume-Uni où la violente attaque d’une femme enceinte par un homme, parce qu’elle était musulmane, a provoqué la mort de son bébé. Il s’en est également pris à un passant qui avait tenté de venir en aide à la future maman.

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Tandis que les récentes statistiques du Conseil National de la Police britannique confirment une hausse terrifiante des crimes de haine (+60% comparé à l’année dernière) depuis le vote du Brexit, une affaire remontant à début août est tristement venue illustrer cette inquiétante tendance. Le 6 août dernier, près de Milton Keynes, à une centaine de kilomètres au nord de Londres, vers 21h40, un homme s’en est pris à une femme enceinte de confession musulmane, à la sortie d’un supermarché. Il l’a passée à tabac, en lui donnant des coups de pieds, jusqu’à ce qu’elle tombe au sol où il a continué à la frapper, notamment dans le ventre.

Un témoin de 40 ans a bien tenté d’intervenir pour la secourir mais l’assaillant l’a à son tour agressé en lui cognant la tête avec un sac de glace et une bouteille. Les deux victimes ont rapidement été transportées à l’hôpital mais malgré les soins, les médecins n’ont pas pu sauver le bébé.

La police avait immédiatement ouvert une enquête et lancé un appel à témoin pour tenter de retrouver le coupable, qui avait pris la fuite juste après son attaque. Les caméras de surveillance et des personnes présentes au moment des faits ont démontré que l’homme en question avait commencé à insulter la jeune femme de 34 ans dans le magasin. Celle-ci avait gardé son calme, ignoré ses commentaires racistes et était sortie du supermarché. Mais il l’a suivie sur le parking, jusqu’à ce qu’elle arrive à sa voiture et l’a ensuite rouée de coups.

Ce crime n’a véritablement fait les gros titres de la presse locale que cette semaine et notamment mercredi, quand la Thames Valley Police a confirmé qu’un suspect de 37 ans avait été arrêté et était toujours en garde à vue. Il pourrait être mis en examen pour agressionraciste, une circonstance aggravante. La jeune femme, elle, a récemment quitté l’hôpital, tout comme le bon samaritain. Cette nouvelle a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux où les internautes ont publié leurs condoléances à la future maman endeuillée ainsi que des messages d’indignation et d’incompréhension face à tant de haine.

L’affaire a également retenti jusqu’aux Etats-Unis où elle a fait écho à des crimes de haine similaires, perpétrés ces dernières semaines. A New York, une touriste écossaise musulmane a miraculeusement échappé au pire après qu’un homme a mis feu à son voile alors qu’elle attendait à la sortie d’un magasin de luxe. Elle a eu le bon réflexe de rapidement taper les flammes pour les éteindre et a donc évité de graves brûlures. Toujours dans la Grosse Pomme, deux mamans ont été agressées alors qu’elles se promenaient avec leur enfant en poussette. Leur assaillant a tenté de leur arracher leur hijab et leur a crié de « dégager de son pays ». Et le 13 août, un imam et son assistant ont été abattus à la sortie de leur mosquée du Queens.

Au Féminin

 

Meurtre Islamophobe de Mohamed El Makouli : Thomas jugé « schizophrène »

Le 14 janvier 2015 au Beaucet, Mohamed El Makouli avait été poignardé par son voisin. Son épouse conteste l’expertise des psychiatres

Meurtre

Un homme d’une quarantaine d’années a été poignardé à mort par son voisin au mas de la Fontanelle au Beaucet

Une quarantaine de personnes s’est rassemblée, hier, devant le palais de justice d’Avignon à l’appel de l’association « Respect égalité dignité » pour soutenir Nadia El Makouli, qui était reçue par un juge d’instruction. Et dans le même temps pour dénoncer « le crime barbare et islamophobe » dont a été victime Mohamed l’époux de Nadia.

Le 14 janvier 2015 au soir, Mohamed El Makouli, 47 ans, et son épouse Nadia ont été victimes d’une terrible agression à leur domicile au mas de Fontabelle, situé au Beaucet. Leur voisin, prénommé Thomas, âgé de 28 ans, armé d’un couteau, a fait irruption dans leur domicile en criant : « Je suis ton Dieu, il n’y a pas d’islam« . Il s’est rué sur Mohamed en lui assénant 17 coups de couteau. 17 coups comme le nombre de morts lors des attentats de janvier 2015. Nadia, après s’être interposée et avoir été blessée aux mains a fui avec son bébé, à la demande de son mari agonisant.

Placé en garde à vue Thomas, assisté de Me Laurent Penard, a été interné à l’hôpital psychiatrique de Montfavet où une schizophrénie a été diagnostiquée. La première expertise effectuée par un collège de deux psychiatres, qui a conclu à une abolition du discernement au moment des faits, vient d’être confirmée à la fin décembre par une deuxième expertise.

Abolition du discernement

Les deux nouveaux experts psychiatres ont conclu, eux aussi, à à l’abolition du discernement due à une forte prise de cannabis et d’alcool chez cet homme schizophrène. Hier, Me el Bouroumi, conseil de Nadia, a demandé à la juge d’instruction de ne pas statuer au non-lieu en considérant qu’il ne s’agit pas d’une abolition mais d’une altération en raison de la prise de toxiques. La supplique a été entendue par la magistrate qui a confié qu’elle allait saisir la Chambre de l’Instruction de la Cour d’appel de Nîmes qui devra statuer sur le renvoi ou non de Thomas devant la Cour d’assises.

Nous avons appris, hier, que Me Nadia El Bouroumi vient de saisir post-mortem le Conseil des prud’hommes, au motif que Mohamed El Makouli n’avait pas été déclaré pour le travail de gardiennage qu’il effectuait pour le compte des parents de Thomas.

La Provence