Nicolas et Marvin condamnés pour avoir tué le chef de leur gang islamophobe

Nicolas Pastorino Marvin Zmorek Alexia Alexandru Dulce Fenry Bikers Tess Mayel Gaden Emmanuelle Manuela niceLes jurés ont lourdement condamné  les assassins de Mayeul Gaden, chef d’un groupe de jeunes fans de motos aux pratiques paramilitaires, tué de 32 coups de couteau.
Des peines de 25 ans et  23 ans respectivement ont été prononcées à l’encontre de Nicolas Pastorino et Marvin Zmorek, 18 ans à l’époque des faits, tandis que la troisième accusée principale, Alexia, une jeune fille surnommée « Tess » qui était alors mineure, a été condamnée à 20 années de réclusion.

Tous les trois étaient également poursuivis pour la tentative d’assassinat de la petite amie de Mayel Gaden, Emmanuelle alias Manuela, qui avait échappé à la mort après avoir été assommée, jetée dans un trou puis ensevelie sous des rochers, une nuit d’octobre 2011.

Après avoir été lardé de 32 coups de couteau, dont plusieurs au coeur, le corps de Mayeul Gaden avait été chargé dans une voiture, puis emballé dans des rouleaux de cellophane avec l’aide de Tess, absente au moment du crime lui-même, ce qui n’empêche pas d’être considérée comme « co-auteur » de l’assassinat.

Son corps avait été enterré dans le trou même où les assassins ont tenté de lapider sa petite amie, près d’un chalet de montagne isolé dans les environs de la station de ski d’Isola 2000.

Mélange d’organisation paramilitaire et de colonie de vacances, la charte des Fenry était aussi émaillée de relents racistes et d’ultraviolence. « Tout musulman, tout Noir, tout prosioniste ne peut être membre Fenry » énonce notamment l’article 3 de la charte, qui incitait aussi à « corriger du muslim » pour gagner des galons.

Alexandru Dulce, un autre membre du club, passé par le FN et les Jeunesses identitaires qui avait aidé les assassins à attirer la petite amie de Mayeul hors de chez elle, a écopé de 5 ans de prison pour complicité de tentative d’assassinat, tandis que les parents de l’un des accusés, qui ont fait disparaître des preuves, ont été condamnés à 5 mois avec sursis.

France 3

“Retour vers le futur” : l’islamophobie dans la presse, rien n’a changé en 30 ans

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Le 21 octobre 2015 : nous y sommes. Marty McFly et Doc, héros du film culte “Retour vers le futur 2”, sont arrivés aujourd’hui. Beaucoup de chose ont changé en 30 ans, mais d’autres sont loin d’avoir évolué. Retour vers certaines Unes de presse peu glorieuses.

Il y a 30 ans, Le Figaro titrait son dossier sur l’immigration “Serons-nous encore Français dans 30 ans?

Tel un marronnier, les Unes sur l’islam/les musulmans/l’immigration se profilent de manière régulière. Après cette première occurrence en 1985, Le Figaro magazine du 21 septembre 1991, illustre sa Une avec deux Marianne, l’une étant voilée et portant un niqab, intitulée «Immigration ou invasion?», une autre, en 2009, enquête sur “l’islam radical en France”.

Mais Le Figaro est loin d’être le seul à jouer sur ces images.

Dans un contexte post-Charlie, Régis Dubois, docteur en cinéma, auteur et journaliste, analyse les couvertures de magazines consacrées à «l’islam» et/ou aux «musulmans».

Une de L’Express du 4 au 10 février 2015

J’ai pu en trouver 35 parues au cours des quinze dernières années. Constat : plus de la moitié d’entre elles donnent une image négative de l’islam et des musulmans” écrit-il.

Source : lessensdesimages.com

Le Figaro, Le Point, Valeurs Actuelles, L’Express, Courrier International, Marianne… Autant de titres de presse qui n’hésitent pas à jouer sur les peurs, voire à les créer.

Quant à André Gunthert, enseignant-chercheur en histoire visuelle et maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il explique comment l’utilisation de certaines images est volontairement sinistre et menaçante.

Dans le contexte de l’inexorable montée de l’islamophobie en France, la figure de la femme voilée n’est pas une simple image, mais l’un des principaux marqueurs d’une imagerie, support dynamique d’une idéologie particulièrement active, qui joue habilement d’un large registre de connotations” écrit-il dans un billet intitulé “Désigner la dissimulation, figure de l’islamophobie”.

Zaman France

Un famille musulmane victime de racisme et d’islamophobie dénonce l’impunité

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Un couple d’Hirsonnais veut aujourd’hui interpeller l’opinion publique sur des propos racistes dont ils sont victimes depuis de longues années. Voici leur histoire.

Mohammed Guettaf-Temam est français d’origine algérienne. Lui et Maryline Deparpe sont musulmans. « On rencontre des problèmes avec certains habitants depuis 2002, raconte le père de famille. Avec des injures qui visent mes origines arabes et notre religion. Un voisin m’a déjà traité de bougnoule, de terroriste, de kadhafiste et d’islamiste. »

Le couple, qui a deux enfants de 9 ans et bientôt 3 ans, a habité plusieurs quartiers d’Hirson depuis une vingtaine d’années. À chaque fois, ils ont rencontré le même problème. « On nous interpelle dans la rue, ce sont souvent des voisins. On a fait le tour d’Hirson : on a déménagé cinq fois à cause de problèmes de racisme.»

Mohammed Guettaf-Temam affirme ainsi que lui et sa famille doivent essuyer des remarques nauséabondes et même des menaces de mort : « On nous appelle ces gens-là, on nous dit qu’on n’a rien à faire ici, qu’il faut rouvrir les chambres à gaz… On a même eu une menace d’égorgement. »

Cette famille hirsonnaise, qui a également dû faire face à des agressions physiques, vit très mal la situation. « Je me sens stressé et je perds l’appétit. Ma conjointe n’ose plus sortir et ma fille dort mal. On ne reçoit plus personne. Je suis inquiet pour ma conjointe et mes enfants, je pense à leur santé. Nous, on ne cherche pas d’histoires. »

De plus, Mohammed Guettaf-Temam, qui s’est rendu de nombreuses fois à la gendarmerie, a été déçu de l’accueil de certains militaires à la brigade. Selon ses affirmations, ses plaintes n’auraient pas été toujours prises en compte.

« Beaucoup d’étrangers victimes de racisme n’osent pas parler. Mais il faut que les coupables passent devant la justice », insiste l’Hirsonnais qui a déjà demandé à rencontrer le procureur et le juge. « Je n’ai peur de personne », ajoute-t-il.

Ainsi, lui et Maryline Deparpe, qui est née à Buire, n’ont jamais envisagé de partir. « Mes racines sont ici. Ce n’est pas à moi de m’en aller », estime Maryline Deparpe.

Aisne Nouvelle

Les actes islamophobes ont triplé sur les neuf premiers mois, 330 actes et menaces

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Quelque 330 actes et menaces islamophobes ont été enregistrés sur les neuf premiers mois de 2015, selon l’Observatoire national contre l’islamophobie.

Les actes et menaces « islamophobes » ont triplé sur les neuf premiers mois de 2015 par rapport à la même période l’an dernier, a annoncé ce jeudi l’Observatoire national contre l’islamophobie.

L’Observatoire a recensé 103 actions (dégradations de lieux de culte, violences…) et 227 menaces (tracts, propos injurieux…) visant les musulmans entre janvier et septembre 2015, contre respectivement 45 et 45 pour la même période en 2014.

« Cette progression des actes antimusulmans a été constatée depuis janvier 2015 suite aux évènements tragiques et dramatiques qu’a connu notre pays, lorsqu’on a atteint le pire avec 1171% d’augmentation par rapport à janvier 2014 », a souligné le président de l’Observatoire et également secrétaire général du CFCM, Abdallah Zekri.

L’Observatoire national contre l’islamophobie observe d’ailleurs une nette décélération au deuxième et troisième trimestre, où ont été recensés 52 et 56 actes et menaces, contre 222 au premier trimestre. Au mois de juillet dernier,  l’Observatoire notait que les menaces avaient quadruplé . C’était la première fois que le phénomène était aussi élevé.

« L’Observatoire national contre l’islamophobie ne peut que constater et déplorer cette progression constante et inquiétante des actes antimusulmans », dénonce Abdallah Zekri.

« L’islamophobie, via la cyber-haine, est en forte progression à travers les courriels en chaîne à l’origine d’une propagation de menaces envers les musulmans et l’Islam, a-t-il ajouté.

Il y a une forte inquiétude devant cette diffusion massive et invisible du slogan de haine et de rejet à l’égard des citoyens français de confession musulmane »

Les Échos

Discrimination des musulmans à l’embauche

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Marie-Anne Valfort

Marie-Anne Valfort est économiste à l’Ecole d’économie de Paris et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Diplômée d’HEC et titulaire d’un doctorat de l’Ecole Polytechnique, elle est spécialiste de la discrimination sur le marché du travail.

Elle a consacré de nombreux articles de recherche à la discrimination envers les musulmans dont une synthèse sera publiée en janvier 2016 par Presses Universitaires d’Harvard : Why Muslim integration fails in Christian-heritage societies (avec Claire L. Adida de l’Université de San Diego et David D. Laitin de l’Université Stanford).

Consulter l’étude de l’Institut Montaigne

Dans la peau d’une musulmane, une catholique expérimente l’islamophobie

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Les yeux bleus, cheveux blonds, type européen : Silke Raats, étudiante anversoise catholique de 21 ans, a le profil classique de la jeune flamande.

Choquée par les amalgames entre musulmans et extrémistes dont souffrent beaucoup de musulmans, Silke a décidé de réaliser une expérience peu banale en portant le voile pendant un mois, pour analyser la réaction de son entourage. “Outre le fait de porter le voile, j’ai décidé d’adopter le style de vie des musulmans, en ne buvant pas d’alcool, sans manger de viande. De plus, j’ai appris par cœur la sourate d’ouverture du Coran” , explique Silke à De Standaard.

Le premier soir de son expérience, le 29 septembre dernier, Silke a posté une photo d’elle sur Facebook, vêtue du voile, avant de désactiver son profil le lendemain matin. Je voulais voir à quelle vitesse l’information allait être véhiculée ”, justifie Silke. “Et cela a été très vite. J’ai rapidement été submergée de questions, les gens étaient très surpris”.

Les commentaires offensants n’ont pas tardé : “Tu réalises que tu ne trouveras jamais de boulot ?” ; “Pour son anniversaire, on doit lui offrir un ticket d’avion vers la Syrie !” ; “Je préfère qu’elle ne vienne pas dans mon quartier, je n’ai pas envie qu’elle y dépose une bombe” ; “Elle s’apprête à rejoindre les rangs de l’État Islamique” , etc.

Autant d’aberrations qui ont mis un terme prématuré à l’expérience. “Initialement, je devais rester voilée pendant un mois, mais cela n’aura duré que dix jours” , explique Silke, qui affirme avoir perdu trois quarts de son cercle d’amis suite à cette expérience. “Je me suis très rapidement sentie exclue. Ce que je voulais démontrer a rapidement été prouvé ”, constate la jeune étudiante, “beaucoup de Belges lient automatiquement le port du voile à un acte extrémiste, y compris mes meilleurs amis.”

Je sais désormais sur qui je peux vraiment compter : ma mère et ma meilleure amie”, ajoute Silke, écœurée par le fait que “ les gens vont uniquement prêter attention au voile, et pas à la personnalité qui se trouve en dessous”.

DH Net

Màj, Succès de la journée de solidarité pour la mosquée incendiée d’Auch, le diocèse d’Auch fait don de 5000€

Dimanche 23 août 2015, les fidèles venant accomplir la prière d’Alfadjr découvrent avec un grand désarroi et stupeur que la mosquée est quasiment toute brûlée et sa toiture effondrée. Le feu s’est déclaré vers 3h30 du matin. Le choc est terrible et l’émotion est profonde au sein de la communauté musulmane d’Auch.

Trois semaines après l’émotion soulevée par l’incendie criminel de la mosquée d’Auch, le diocèse invite à ne pas oublier trop vite la communauté musulmane. Aussi, pour aider à la reconstruction de leur lieu de culte, le diocèse a fait un don de 5000€.

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L’association musulmane d’Auch a organisé ce dimanche une journée de solidarité pour recueillir des fonds supplémentaires pour la réfection de la mosquée incendiée mais aussi pour remercier les nombreux donateurs

En fin de journée, c’est près de 25 000 euros que devraient avoir recueilli les organisateurs ce qui amènera un total d’environ 70 000 euros pour restaurer la mosquée d’Auch détruite en partie par un incendie criminel. Une semaine après l’incendie, les dons sont arrivés de partout, de France mais aussi de l’étranger, notamment de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne mais aussi du Qatar.

Les organisateurs ont précisé que ces dons, de 3 euros à 2 000 euros, provenaient de musulmans mais aussi de nombreux non-musulmans. Les dons ont été envoyés par tous les moyens de paiement, espèces, chèques ou versement électronique. Pour l’instant, les prières ont lieu dans des locaux provisoires.

http://www.dailymotion.com/video/x37dllj_france-de-nombreux-musulmans-et-non-musulmans-solidaires-avec-la-mosquee-incendiee-d-auch_news

France 3

Suspicion de manipulation islamophobe dans une université française

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Le directeur de l’IUT de Saint-Denis Samuel Mayol est soupçonné d’avoir introduit lui-même des tapis de prières dans le local d’une association musulmane afin de corroborer ses accusations de dérives communautaires dans l’établissement.

L’université l’accuse d’avoir placé le 6 octobre une vingtaine de tapis de prières dans les locaux de l’association L’Ouverture avec l’appui de deux enseignants.

Le 16 octobre, la police judiciaire de Seine-Saint-Denis s’est  rendu à la faculté de Saint-Denis pour y récupérer les tapis mais également des bandes vidéo, après une main courante déposée par la direction. Sur les images, on voit Samuel Mayol entrer dans le local de l’association L’Ouverture avec un sac bandoulière rouge et un sac blanc, puis ressortir uniquement avec sa bandoulière.

La direction de l’université pense que Samuel Mayol serait à l’origine d’une fausse alerte à la bombe en 2014. La police avait également trouvé des tapis de prières dans les locaux de L’Ouverture.

Depuis son arrivée à la tête de l’IUT, Samuel Mayol, fervent partisan de l’interdiction du voile à l’établissement. Samuel Mayol accuse également deux enseignants d’avoir détourné les fonds de l’université, en étant payés pour des cours qu’ils n’assuraient pas, et d’avoir autorisé la fameuse association musulmane de faire du prosélytisme religieux

Les deux enseignants, Rachid Zouhhad, 57 ans, et Hamid Belakhdar, 59 ans, «clament depuis des mois leur innocence et l’absence de tout fondement aux poursuites disciplinaires engagées à leur encontre sur la base des allégations mensongères et farfelues» du responsable de l’IUT, a réagi Me Bouziane Behillil, l’avocat de M. Zouhhad.

«Il n’y a jamais eu de radicalisme de quiconque, de tapis de prières, de détournement de fonds au sein de l’IUT de Saint-Denis, mais une effroyable manipulation qui a dupé des intellectuels de renom», a-t-il ajouté.

Libération

Démantèlement d’une cellule terroriste d’extrême droite qui projetait des attentats

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 Quatre Allemands membres présumés d’une « organisation terroriste d’extrême droite » ont été interpellés mercredi matin en Allemagne, soupçonnés de projets d’attentats anti-musulmans et contre des foyers de demandeurs d’asile.

Les suspects, trois hommes et une femme âgés de 22 à 56 ans, sont suspectés d’avoir pour « objectif de commettre, sur le sol allemand, en petits groupes, des attaques visant des mosquées et des foyers pour demandeurs d’asile« , a indiqué dans un communiqué le Parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

Les perquisitions ont permis de retrouver du matériel « pyrotechnique d’une forte puissance explosive ainsi que d’autres pièces à conviction« , a ajouté le Parquet basé à Karlsruhe (sud-ouest).

Les suspects ont été identifiés comme Andreas Hafemann, 56 ans, Olaf Ogorek, 47 ans, et Markus Wilms, 39 ans, Denise Vanessa Grüneberg, 22 ans Ces deux derniers sont respectivement « président » et « vice-président » d’une organisation visiblement structurée et hiérarchisée, selon la même source.

Les quatre personnes interpellées mercredi matin sont soupçonnées « de s’être associés avec d’autres inculpés, au sein de l’organisation terroriste Oldschool Society (OSS)« , a encore indiqué le Parquet de Karslruhe.

Oldschool Society terrorisme allemagne extreme droite naziSelon l’édition en ligne de l’hebdomadaire Der Spiegel, la « Oldschool Society » s’était dotée d’armoiries associant un char d’assaut stylisé, des runes germaniques et deux têtes de mort, renvoyant aux symboles classiques de l’extrême-droite allemande, l’association avait également pour devise : « une balle ne suffit pas« .

Les interpellations ont été conduites sur la base d’un mandat d’arrêt délivré mardi par un juge du tribunal fédéral de Karlsruhe et ont mobilisé environ 250 policiers, selon le Parquet fédéral, selon lequel les enquêteurs se sont basés sur des informations des services de renseignement intérieurs allemands.

En novembre 2011, l’Allemagne avait été choquée en découvrant l’existence d’une cellule néo-nazie, la « Clandestinité nationale-socialiste » (NSU), soupçonnée d’au moins dix meurtres dans différentes régions du pays entre 2000 et 2007, dont ceux de huit Turcs, en raison de leur origine étrangère.

Cette série de crimes racistes avait été en partie élucidée, après la mort de deux des trois principaux suspects Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 34 ans. Leur complice, Beate Zschäpe, s’était livrée à la police et est jugée depuis deux ans à Munich (sud).

L’enquête a mis en évidence ces erreurs graves des services de renseignements intérieurs.

L’Express

Nouveau revers judiciaire pour Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville

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Le maire FN de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, qui voulait préempter un local a essuyé vendredi un nouveau revers judiciaire devant la cour administrative d’appel (CAA) de Versailles.

Dans son ordonnance consultée par l’AFP, le juge des référés de la CAA considère que le maire « a nécessairement exercé son droit de préemption pour faire échec » au projet de transfert d’une salle de prière musulmane, validé par l’ancienne mairie PS fin 2013 mais ardemment combattu par le maire élu en mars 2014.

A cette époque, Cyril Nauth avait affirmé à la presse qu' »il allait étudier toutes les possibilités juridiques et légales pour que le projet n’aille pas à son terme« , a relevé le juge d’appel.

La CAA confirme ainsi une ordonnance du 21 août par laquelle le juge des référés du tribunal administratif a suspendu la décision de Cyril Nauth du 22 juillet de préempter le local devant accueillir la salle de prière, et une délibération du 29 juin instaurant une étude de travaux pour un poste de police municipale.

Le juge d’appel, donnant une nouvelle fois raison au préfet des Yvelines qui avait attaqué ces décisions, a retenu que « le moyen tiré du détournement de pouvoir était de nature à faire naître un doute sérieux quant à (leur) légalité ».

Europe 1

Venue protester contre l’islam, elle change d’avis après avoir parlé à des musulmans

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Aux États-Unis, le samedi 10 octobre était une journée officielle de protestations contre l’islam, intitulée le «Rallye global pour l’humanité». Des manifestations avaient été annoncées dans une vingtaine de villes, mais, dans la plupart des cas, personne n’a fait le déplacement. La plus grande a eu lieu à Phoenix en Arizona, où 80 manifestants, parfois armés, sont venus brandir leurs pancartes.

Dans la petite ville de Dublin dans l’Ohio, une seule manifestante anti-islam est venue à la mosquée locale avec une pancarte anticharia. Elle a été accueillie par des fidèles désireux de débattre avec elle au sujet du coran et de Barack Obama, qu’elle a qualifié de musulman. La discussion s’est finie en embrassade avec une femme voilée, une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux.

La dame en question, une certaine Annie, a finalement accepté d’aller voir à l’intérieur de la mosquée, où elle a été applaudie, et a fini par prendre des photos avec des fidèles, rapporte The Independent. Avant de rentrer, elle a dit en plaisantant qu’en tant que chrétienne, elle prendrait probablement feu dans la mosquée.

À Dearborn dans le Michigan, une douzaine de manifestants, certains avec des pancartes «stop à l’islamisation de l’Amérique» ou encore «stop aux réfugiés» ont été accueillis par des contre-manifestants plus nombreux qu’eux. De nombreuses mosquées avaient dû augmenter leurs mesures de sécurité.

Slate

Un club de barbus confondu avec une réunion de Daech provoque l’émoi

Bearded Villains barbus daech jihadiste suede police

Avec leurs barbes et leurs drapeaux aux symboles blancs sur fond noir, Ces Suédois ont été pris pour des militants de Daech. Mais ces membres des Bearded Villains, qui «milite contre les injustices, l’homophobie, le racisme et l’oppression», sont loin d’avoir les mêmes activités que le groupe terroriste.

Samedi après-midi, des barbus suédois au grand cœur se trouvaient devant les ruines du château de Brahehus, un site touristique du sud du pays, lorsque deux policiers se sont présentés. «Ils nous ont dit qu’un automobiliste avait cru voir un rassemblement de terroristes de l’IS», acronyme anglais du groupe Etat islamique, explique Andreas Fransson, membre du club.

Constatant leur méprise, les deux policiers en uniforme ont «ri de bon cœur» avec les barbus et sont remontés dans leur véhicule «le sourire aux lèvres», selon Andreas Fransson qui reconnaît tout de même que l’étendard de son organisation, qui compte une soixantaine de membres en Suède, peut prêter à confusion avec celui des combattants jihadistes.

«Ma barbe n’est pas une mode, c’est un style de vie» Créés aux Etats-Unis, les Bearded Villains existent dans le monde entier. Le drapeau officiel du club voyage de pays en pays. «Nous prenons des photos avec ce drapeau pour témoigner notre fraternité», souligne Andreas Fransson.

Le Parisien

Un policier condamné pour incitation a la haine sur facebook « Un barbu une balle »

facebook condamne policier racisme

Pour avoir tenu des propos racistes sur Facebook, ce policier est condamné par le tribunal à payer une amende de 5 000 euros, et risque de tout perdre. Le coupable en cause, un policier lyonnais de 43 ans condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à 5 000 euros d’amendes pour « provocation à la discrimination raciale ».

Cette accusation tient ses origines de la page Facebook créée par ce dernier, il y a plus d’un an, pour débattre sur des sujets divers et variés. Il avait alors invité environ de 1 300 amis Facebook à venir y participer. Les discussions se sont vite embrasés, et les opinions sont devenues hors de contrôle.

A partir de ce moment-là, la page à vu apparaître des propos et des idées xénophobes. Comme une image de Marianne bâillonnée avec la légende « Non à l’islamisation de la France « . Une autre publication comportant la légende « Un barbu – une balle ». Tous ces éléments ont ensuite été repris par le tribunal correctionnel de Lyon pour effectuer sa condamnation.

Le tribunal compte inscrire cette condamnation dans le casier judiciaire du policier. Cette décision le plaçant alors sous le risque d’une révocation de ses fonctions, qui requiert un casier judiciaire vierge.

Actu Mobile

Un patron à son salarié : « Je n’aime pas les Arabes, je vais t’égorger »

Mustafa, qui endure depuis des semaines les brimades de son chef, a filmé avec son téléphone portable une scène d’une violence inouïe. Pendant une demi-heure, ce chauffeur dans une entreprise de transport routier va subir un déluge d’insultes de la part de son patron.

« Ferme ta grande gueule ! (…) Moi, depuis qu’un patron s’est fait trancher la gorge, j’en ai jusque-là ! T’as compris, ça ? – Mais c’est pas pareil… risque Mustafa.Si, c’est pareil ! C’est exactement pareil ! Et j’ai envie, moi, moi… (il crie) de prendre un Arabe et de crac !, et de le mettre en haut de mon bâtiment. »

« Et… t’as de la chance, poursuit le patron, enragé. Je n’aime pas les Arabes. Je N’AIME PAS les Arabes. Alors fais gaffe à toi, hein ! »

De même que les discriminations raciales à l’embauche (qui peuvent être punies de trois à cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 à 75 000 euros d’amende), les injures ou diffamations raciales, même non publiques, sont réprimées par la loi, et exposent à une amende (de 750 euros pour une injure « non publique« ).

France TV

Des slogans islamophobes et pro FN tagués près de la mosquée de Béziers

Béziers robert menard tag islamophobe mosquée croix gamee FN

Une Croix gammée, « Vive le FN, non à l’Islam »... Des tags islamophobes ont été peints à la bombe dans la nuit de mercredi à jeudi, à Béziers, près de la mosquée Errahma dans le quartier de Montimaran.

Découvertes au petit jour, les inscriptions ont semé l‘émoi dans la communauté musulmane et au-delà. Abderrahman Hamzaoui, président de l’association cultuelle d’Ar-Rahma et représentant des mosquées de Béziers, a vivement réagi : « Il s’agit d’un acte d’un grande lâcheté. Le fait de banaliser la parole raciste ouvre la voie à ce genre d’action. » La dernière profanation remonte à janvier 2010.

Ce jeudi matin, les services scientifiques de la police nationale étaient sur place afin de relever des indices. Une plainte devrait être rapidement déposée par le Collectif contre l’Islamophobie en France.

Robert Ménard, maire de Béziers condamne fermement les tags.

https://twitter.com/RobertMenardFR/status/652081083983355904

Le président de l’agglo Béziers-Méditerranée, Frédéric Lacas, a lui aussi condamné ces tags.

Midi Libre

Lutz Bachmann, fondateur de Pegida inculpé pour « incitation à la haine raciale »

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Il encourt jusqu’à 5 ans de prison. Ce vendredi, le fondateur du mouvement anti-réfugiés et islamophobe Pegida, Lutz Bachmann (42 ans), a été inculpé par le Parquet de Dresde (est de l’Allemagne) pour « incitation à la haine raciale » après avoir qualifié sur internet les réfugiés de « bétail » et de « racaille », rapporte l’AFP.

En septembre 2014, l’ex-leader de Pegida, déjà condamné à des peines de prison pour des braquages et des délits liés à la drogue selon l’agence allemande DPA, avait visé les « réfugiés de guerre et les demandeurs d’asile » sur postés plusieurs messages sa page Facebook. Des propos qui selon le parquet constituent « un trouble à l’ordre public » ainsi qu’une « atteinte à (leur) dignité ».

Exhumés fin janvier, ces propos avaient été mis en parallèle avec une photo montrant Lutz Bachmann en train de singer Adolf Hitler parue dans la presse qui l »avait poussé à la démission du leadership de Pegida, avant de réintégrer le mouvement un mois plus tard.

Métro News