Le Washington Post critique la «paranoïa collective» de la France face à l’Islam

Le quotidien déplore que la dernière édition de Charlie Hebdo soit devenue l’expression de la «paranoïa française» envers l’Islam. Pour le Washington Post, le journal satirique accuse les «musulmans ordinaires» d’être responsables du terrorisme.

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L’édito de Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, aura réussi à faire parler de lui et à s’attirer des critiques même chez ses confrères américains. Dans son édition du 5 avril, le célèbre quotidien américain analysait le dernier edito du journal satirique, et critiquait ce qu’il considère comme un grossier amalgame nourrissant la «paranoïa collective» en France.

Charlie Hebdo, à travers son dernier éditorial, pointe du doigt l’ensemble de la communauté de confession musulmane, à travers plusieurs personnages, dont Tariq Ramadan, professeur d’études islamiques à Oxford, analyse le Washington Post.

Reprenant chaque point de l’édito, le quotidien souligne que Tariq Ramadan est présenté comme une tête de turc, étant accusé de participer à une islamisation rampante à travers ses conférences en France, consistant, selon Charlie Hebdo, à dissuader les étudiants, «futurs journalistes ou élus locaux», de se montrer critiques envers l’Islam.

Selon Charlie, décrypte avec ironie le Washington Post, le rôle de l’islamologue ne serait pas de «se saisir d’une Kalachnikov et de tirer sur des journalistes», ni de «fabriquer des bombes utilisées dans un aéroport». Plus pernicieuse, sa mission consisterait plutôt à mettre à mal la «laïcité» des gens pour qu’ils n’osent plus critiquer l’Islam, de peur d’être taxés d’islamophobie.

Outre Tariq Ramadan, le quotidien américain rappelle également que Charlie Hebdo voit dans les individus anonymes du quotidien une menace : une femme voilée et un boulanger musulmans sont là pour mettre les gens mal à l’aise dans la rue et les «empêche[r] d’acheter des croque-monsieur gorgés de porc et des baguettes jambon beurre, des droits nationaux de naissance». Des personnages qui forcent les Français «à s’adapter, comme le demande Tariq Ramadan».

Ajoutées aux propos des intellectuels français (Alain Finkielkraut, et Michel Houellebecq en particulier), qui selon le Washington Post surfent sur cette vague anti-islamique, ce sont toutes ces considérations et visions apocalyptiques de l’Islam qui nourriraient la paranoïa française.

RT

Bachar el-Assad : le terrorisme en Syrie, directement soutenu par la France et le Royaume-Uni

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Paris et Londres fournissent de l’aide aux terroristes en Syrie, a déclaré Bachar el-Assad dans une interview accordée à l’agence de presse russe RIA Novosti, ajoutant que la Turquie et l’Arabie saoudite soutenaient aussi les terroristes. 

«Le terrorisme est un problème réel. Nous devons lutter contre lui au niveau international, parce que le terrorisme ne touche pas seulement la Syrie. Le terrorisme existe en Irak. Il est soutenu directement par la Turquie. La famille royale de l’Arabie saoudite ainsi qu’un nombre d’états occidentaux, notamment la France et le Royaume-Uni l’appuient directement», a confié Bachar el-Assad à RIA Novosti.

RT

Racisme ordinaire un soir de match de l’équipe de France « trop de noirs, grand remplacement… »

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« Il existe en France une culture ambiante du viol »

Selon une enquête publiée ce mercredi, de nombreux Français minimisent encore la gravité d’un viol. Présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, la psychiatre Muriel Salmona livre son analyse après cette étude.

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L’étude, commandée par l’association Mémoire traumatique et victimologie, révèle ainsi que, pour 4 Français sur 10, la responsabilité d’un violeur est atténuée si la victime a une attitude « provocante ». Et lorsque celle-ci a une tenue jugée « trop sexy », ils sont près de 3 Français sur 10 à trouver des excuses si ce n’est une justification au crime.

De même, 19% des sondés reconnaissent qu’il leur arrive d’interpréter le refus d’une femme de s’adonner à une relation sexuelle comme un consentement non avoué. Tout aussi grave, 24% d’entre eux méconnaissent la loi en pensant qu’une fellation forcée ne rentre pas dans la définition du viol. Pour Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association à l’origine de l’étude, il existe une « culture du viol » en France: les coupables ont un sentiment d’impunité, tandis que les victimes culpabilisent. 

Pourquoi avoir commandé cette enquête? 

Chaque année, le nombre de viols explose alors que seules 10% des victimes déposent plaintes et seuls 1% des auteurs sont condamnés. Il y a une tolérance persistante à la violence et une mise en cause des victimes.

 

Comment expliquer la persistance de ces préjugés sur le viol? 

Il y a plusieurs facteurs. D’abord, il existe, en France, une culture ambiante du viol, dans laquelle prédomine une vision prédatrice de la sexualité. Les victimes sont déconsidérées.

Quels sont les mécanismes qui alimentent cette culture du viol? 

Je pense que la pornographie a un effet négatif chez les plus jeunes. Ce sont eux qui sont les plus soumis aux idées reçues sur le viol, en raison d’un manque d’éducation à la sexualité, au consentement et au respect de l’autre. La violence est perçue comme exaltante et non comme destructrice.

Il y a aussi ces références culturelles, dans le cinéma ou la littérature, comme dans la saga 50 Nuances de Grey, où les stéréotypes sont omniprésents. Les femmes y sont présentées comme passives, ne sachant pas ce qu’elles veulent. Comme si c’était un jeu de les faire céder. Tout ceci contribue à banaliser la sexualité brutale.

Nucléaire : « Les Outre-Mer nous ont servi de dépotoir »

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« Moruroa : irradiés pour la France », c’est l’intitulé de l’émission « C dans l’air » de mardi soir sur France 5, animée par Yves Calvi. Sur son plateau quatre invités parmi lesquels Jean-Luc Sans, président de l’association de vétérans des essais nucléaires (AVEN), Françoise Vergès, politologue et spécialiste des outre-mer, Pierre Servant expert en stratégie militaire et colonel de réserve, ancien porte parole du ministère de la Défense, et Dominique Merchet, journaliste correspondant Défense et diplomatie de l’Opinion.

« Les outre mers nous ont servi de dépotoir. » La sortie est signée Françoise Vergès en réponse à Yves Calvi. La politologue assure d’ailleurs que si les essais avaient été effectués en France, il n’y en aurait certainement pas eu 193.

Françoise Vergès affirme également qu’en métropole : « on parle des outre-mer s’il y a des cyclones (…). On ne sait pas qui sont ces gens vraiment, on ne s’y intéresse pas beaucoup, on ne les écoute pas beaucoup ».

Radio 1

Les plus anciennes tombes musulmanes de France découvertes à Nîmes

Les fouilles ont permis de découvrir trois tombes musulmanes à Nîmes, de loin les plus anciennes jamais découvertes en France. 

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Des fouilles ont permis de découvrir trois tombes musulmanes à Nîmes, de loin les plus anciennes découvertes en France et qui sont les premiers indices de la présence de communautés de musulmans dans le sud du pays au début du Moyen-Age. « On savait que les musulmans sont venus en France au VIIIe siècle mais on n’avait jusqu’alors aucune trace matérielle de leur passage », explique à l’AFP l’anthropologue Yves Gleize, de l’Institut français de recherches archéologues (INRAP), principal auteur de cette recherche publiée mercredi aux Etats-Unis dans la revue Plos One.

On disposait de quelques pièces de monnaie et de fragments de céramique, signes d’échanges commerciaux mais rien de plus, précise-t-il, et ce contrairement à la Péninsule Ibérique au sud des Pyrénées qui a été sous occupation arabe pendant des siècles. En l’occurrence, les trois tombes ont été excavées près d’une grande avenue de Nîmes à l’occasion de la construction d’un parking souterrain. Elles montrent clairement des rites funéraires musulmans: les corps de trois hommes étaient placés sur le côté, la tête regardant dans la direction de la Mecque.

VIIe et IXe siècles

Des analyses des ADN prélevés sur des dents et les os indiquent qu’ils étaient d’origine nord-africaine. Ils étaient âgés respectivement de 20 à 29 ans pour l’un, d’une trentaine d’années pour le deuxième, et de plus de 50 ans pour le troisième. Ils n’avaient aucune trace de blessure. La datation radiométrique des ossements les fait remonter entre les VIIe et IXe siècles, précisent les chercheurs. Jusqu’à présent, la plus ancienne sépulture musulmane découverte en France, à Marseille, datait du XIIIe siècle.

Une autre mise au jour à Montpellier pourrait remonter au XIIe siècle. Selon ces anthropologues, toutes ces données laissent penser que ces trois squelettes appartenaient à des Berbères enrôlés dans l’armée du califat d’Omeyyades durant la conquête arabe en Afrique du Nord au VIIIe siècle. Les lignées génétiques maternelles et paternelles des trois squelettes sont relativement rares dans la population française moderne, soulignent-ils. Par rapport à la Péninsule Ibérique ou à l’Italie, il est clair que l’impact génétique de l’occupation arabe est bien moindre en France, pointent les chercheurs.

Midi Libre

Centrafrique : la justice enquête sur de nouvelles accusations de viols par des soldats français

Cette fois, les accusations sont portées par une sœur et un frère centrafricains de 7 et 9 ans. La justice française enquête sur de nouveaux soupçons de viols commis par des soldats de la force française Sangaris en Centrafrique, a indiqué, lundi 8 février, une source judiciaire.

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Cette procédure fait suite aux déclarations des deux enfants, recueillies et révélées, fin janvier, par l’ONU. Elles font état de fellations sur des militaires non identifiés, selon une source proche du dossier. Des viols qui auraient été commis en échange d’eau et de biscuits, selon le récit de l’ONU.

Ces faits se seraient produits en 2014 et auraient pour théâtre le camp de M’Poko, près de l’aéroport de Bangui. Selon les propos des deux enfants, d’autres enfants auraient été abusés de la même manière lors d’incidents répétés impliquant plusieurs soldats français. A la suite de ces témoignages, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a saisi la justice.

Cinq soldats entendus après d’autres accusations

Des investigations sont déjà menées par les gendarmes français après que d’autres enfants ont porté des accusations sur quatorze soldats français. Dans ce premier volet de l’enquête, cinq soldats français de Sangaris ont été entendus en décembre, sans être mis en examen.

Ils ont indiqué avoir donné des rations alimentaires à des enfants, mais ont réfuté avoir demandé quoi que ce soit en retour et nié tout abus sexuel, selon une source proche du dossier.

Les investigations n’ont pour l’instant pas permis de trancher. Les déclarations des enfants ont varié et le nombre de plaignants a augmenté, a par ailleurs indiqué cette source.

France Tv Info

La Journée mondiale du hijab interdite en France

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Fixée au 1er février, la Journée internationale du hijab, initiée en 2013, devait être organisée à Lyon par un collectif de femmes musulmanes qui souhaitent briser les préjugés autour du voile en proposant à des passantes de discuter et même de tenter l’expérience du voile. 

Elles ne s’attendaient surement pas à recevoir, jeudi 28 janvier, une interdiction au rassemblement émanant de la préfecture. Dans un premier temps, l’action avait en effet été autorisée plus tôt dans la semaine.

Jusqu’à présent, aucun document officiel n’a été délivré aux organisatrices mais une des membres du collectif a fait savoir à la rédaction que le rassemblement risque, pour la préfecture, de susciter « des mouvements de foules dangereux ». La déception est d’autant plus forte que le succès de l’action entreprise en 2015 fut au rendez-vous, ce qui les a poussé à réitérer le rassemblement.

Saphir News

 

Attentat à Ouagadougou : la France critiquée après la mort de Leila Alaoui

La mort de la photographe franco-marocaine Leila Alaoui met les autorités françaises dans l’embarras. La jeune femme de 33 ans est décédée d’un arrêt cardiaque lundi soir dans la clinique de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, où elle avait été transportée après avoir été blessée lors de l’attaque djihadiste menée vendredi soir contre un hôtel et un café, qui a fait 30 morts. Elle se trouvait, avec son chauffeur, Mahamadi Ouédraogo, qui a été tué, à bord d’une voiture prise pour cible par les assaillants.

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Amnesty International, pour laquelle Leïla Alaoui était en reportage à Ouagadougou, a expliqué que l’aggravation de son état de santé n’avait pas permis son évacuation. Des critiques ont toutefois été émises par des proches de la photographe sur la manière dont la France avait réagi après l’attentat.

«Les autorités françaises ne se sont manifestées que le lundi vers 14 heures ou 15 heures pour la voir à l’hôpital» alors que «j’avais appelé personnellement le consul dimanche matin», a déclaré son frère Soulaymane, interrogé depuis Ouagadougou par l’AFP. Il a souligné avoir été accueilli à l’aéroport burkinabé par des représentants de l’ambassade du Maroc, qui «étaient les seuls à être là». Egalement contactée, la mère de la photographe, qui s’était émue de l’attitude des autorités françaises alors que sa fille était hospitalisée, n’a pas souhaité faire de commentaire.

La dépouille de cette photographe de 33 ans reconnue dans son milieu professionnel sera rapatriée au Maroc aux frais du royaume, a indiqué le ministère des Affaires étrangères à Rabat. Leïla Alaoui sera ensuite enterrée à Marrakech (sud), probablement mercredi, selon ses proches.

Le Parisien

 

Pour Jean-Guy Talamoni, la France est «un pays ami» de la Corse

Manuel Valls reçoit à Matignon, ce lundi à 17h30, les élus corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni après leur succès aux régionales et trois semaines après les violences de Noël.

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« Je crois à la force du dialogue, affirme ce lundi sur France Info Jean-Guy Talamoni, président nationaliste de l’Assemblée de Corse. Lors de sa première visite, monsieur Cazeneuve était très fermé. Puis on a discuté, et il a aujourd’hui une position beaucoup plus ouverte. (…) Même si la plupart des arbitrages sont faits à l’Élysée, il faut discuter avec l’ensemble du gouvernement ».

Sur un ton très apaisé, l’avocat bastiais a pourtant lâché une phrase choc : « La France est un pays ami ». L’élu évoquait la reconnaissance des langues régionales, dont le corse. « La France, pays ami, est en retard sur ces questions », a-t-il déclaré.

Aussitôt repris sur cette formulation, il a précisé : « Oui, la France est un pays ami. Vous savez bien que je suis indépendantiste, ce ne sont pas du tout des propos agressifs ou provocateurs. Ce n’est pas une démarche anti-française, c’est une démarche pour être nous mêmes, ce que nous n’avons jamais cessé d’être, c’est-à-dire une Nation ». Talamoni se dit convaincu : « Un discours en langue corse ne choque plus personne sauf une prétendue élite à Paris ».

« Oui, il existe un peuple corse » et « oui, il y a une Nation corse ». « Lorsque l’on parlera à Manuel Valls du peuple corse, de sa culture de son histoire, de sa volonté de construire son destin, il changera d’avis ».

Le Parisien

Berlusconi : «La chute de Kadhafi n’était pas une révolution, mais un complot français»

Rome : Sylvio Berlusconi de retour sur le devant de la scène politique italienne, a fait des révélations fort embarrassantes pour la France, sur la guerre en Libye.

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Le feu dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi était le seul leader capable de maintenir l’unité de la Libye, a estimé l’ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi dans une interview accordée au quotidien égyptien Al-Ahram.

À l’agence de presse italienne (L’Agenzia Nazionale Stampa Associata), l’ex-président du conseil italien, Sylvio Berlusconi, évoquant la guerre en Libye déclare:

«ça n’a jamais été une révolution, mais bel et bien un complot européen». Son instigateur ? Berlusconi nomme un pays et un homme, «La France et son président d’alors, Nicolas Sarkozy».

«Les avions français ont attaqué la Libye bien avant la décision du conseil de sécurité de l’ONU» souligne-t-il.

Expliquant que l’objectif pour la France, talonnée aussitôt par la Grande-Bretagne,était prioritairement de détruire les équipements et infrastructures de la Libye, en plus de tuer Kadhafi.

La Libye traverse une crise profonde depuis le renversement et l’assassinat de son dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Un conflit violent oppose les forces modérées soutenues par l’armée aux partis islamistes radicaux appuyés par d’anciens rebelles.

Panafricain

 

La France est intervenue en Libye pour empêcher l’Afrique d’avoir sa monnaie unique et une indépendance économique

D’après les éléments trouvés dans les lettres de Hillary Clinton déclassifiées le 31 décembre, la vraie raison de l’intervention en Libye était l’or qui aurait pu empêcher les plans de Nicolas Sarkozy de répandre son influence dans la région.

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La correspondance de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a montré qu’en 2011, Mouammar Kadhafi possédait 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent avec lesquels il souhaitait créer une nouvelle monnaie unique pour l’Afrique et fournir aux pays francophones africains «une alternative au Franc CFA».

«L’or avait été rassemblé avant la révolte actuelle et devait être utilisé pour la création d’une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen», lit-on dans le courriel de l’ex-secrétaire d’Etat américain.

Au total, la valeur de ces réserves s’élevait à près de 7 milliards de dollars

En Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques sur le territoire de plusieurs Etats de l’ancien empire colonial français, ainsi que du Cameroun, du Togo, de la Guinée équatoriale et de la Guinée-Bissau. Après l’accession à l’indépendance, la plupart de ces nouveaux états sont restés dans un ensemble monétaire homogène.

D’après le même document, le gouvernement de Nicolas Sarkozy craignait que cette nouvelle monnaie permettte à l’Afrique du Nord d’acquérir une indépendance économique, qui n’aurait pas fait les affaires de la la France et de toute l’Europe.

Ces données du renseignement seraient l’«un des facteurs qui a forcé le président Nicolas Sarkozy à commencer l’intervention en Libye» et non pas la protection de la vie des civils, comme l’a décrit la doctrine sur la responsabilité de protéger, chère au conseiller informel de Hillary Clinton, Sidney Blumenthal.

L’intervention militaire en Libye a commencé en 2011 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies dont le but était de « protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne». La France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada y ont pris part malgré les critiques de plusieurs pays.

RT

C’est l’État français via la Caisse des Dépôts qui fournie l’accès à internet à Daech

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On le sait, Internet est le canal privilégié de l’Etat islamique pour diffuser sa propagande soignée et pour embrigader de nouvelles recrues. Mais comment l’organisation terroriste, basée dans des zones de guerre où il ne reste souvent plus grand chose des infrastructures de télécommunication, peut-elle être aussi connectée ?

Une enquête parue vendredi sur le site du Spiegel révèle que des sociétés européennes fournissent à l’organisation jihadiste un accès internet via satellite. Ses prestataires le font sciemment, d’après des documents obtenus par le journal allemand, selon qui ils pourraient relativement facilement couper cet accès.

Le Spiegel explique que pour se connecter en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d’accéder à internet par voie satellitaire (contrairement à notre ADSL, qui est une connexion de type terrestre).

Révélation gênante : l’implication du groupe français de satellites Eutelsat (dont la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat, est actionnaire). Contacté par le Spiegel, l’opérateur affirme qu’il ne peut pas contrôler à quelles fins sont utilisées ses terminaux et qu’il n’est pas en contact direct avec ses clients en bout de chaîne.

Libération

C’est officiel : la France envisage d’enfreindre les Droits de l’Homme

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La France vient d’informer le Conseil de l’Europe qu’elle pourra, à cause de l’état d’urgence, déroger à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Signée par les 47 membres du Conseil de l’Europe et basée sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, cette convention protège les libertés fondamentales : la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la liberté de réunion et d’association, le droit à un procès équitable…

Des abus concernant l’application de ces mesures commencent à faire réagir (lire nos articles : L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux et Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »).

L’ONG Human Rights Watch fait l’inventaire de tous les droits garantis par la convention européenne que menace la nouvelle loi. L’état d’urgence voté en France pour trois mois permet d’enfreindre certains libertés fondamentales, telles la liberté de circulation, la liberté d’expression ou le respect de la vie privée : assignation à résidence, perquisitions sans autorisation judiciaire, copie de données informatiques,…

Basta Mag

L’appel au boycott d’Israël officiellement interdit en France

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C’est officiel : la France est la seule démocratie au monde où l’appel au boycott afin de lutter contre la politique d’un Etat est interdit. Et des militants pro-palestiniens de l’organisation BDS l’ont appris à leur dépens.

Le 20 octobre, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de 14 militants du groupe Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) pour des actions menées dans un supermarché en 2009 et 2010, où ils incitaient, à l’aide de tracts, les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël, en raison de la politique menée par ce gouvernement. Ceux-ci ont écopé collectivement de 28 000 euros de dommages et intérêts à verser aux parties civiles, et d’une amende de 1 000 euros chacun.

Si le groupe revendique des motifs purement politiques, la justice française a en revanche estimé qu’il s’agissait d’une «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée», selon l’article de loi invoqué par la Cour.

RT

Dictionnaire du lexique médiatique pour décrire la situation en Palestine

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-L’Escalade est un terme utilisé par le gouvernement israélien et certains médias dès qu’un Israélien est tué. Le problème est qu’il faut plusieurs centaines de morts palestiniens pour parler d’un début d’escalade de la violence du côté israélien.

– Le mot Civil ne s’applique jamais à un palestinien, y compris à un enfant. Par contre, il s’applique sans scrupules aux colons armés, aux réservistes de l’armée israélienne et il est sérieusement envisagé d’étendre son utilisation aux soldats d’occupation en exercice.

– La Sécurité est un droit exclusivement réservé aux Israéliens qui permet de tout justifier: bombardements aveugles, massacres, édification d’un mur en plein territoire palestinien, arrestations arbitraires de masse, incursions, exécutions extrajudiciaires, démolitions de maison, et punitions collectives comme le siège imposé à 1,8 million de palestiniens à Gaza.

– L’expression Regain de violence permet de mettre dans le même sac le colonisateur et le peuple occupé en niant les causes pour ne s’intéresser qu’aux effets. Cela permet surtout de dédouaner la puissance occupante de sa responsabilité dans l’irruption de la dite violence.

– Un Territoire palestinien occupé est l’endroit où tout se passe ou presque mais qu’on évoque si peu. Si on parle d’un colon installé illégalement en territoire palestinien occupé, il vaudra mieux parler de civil sans la moindre précision géographique.

– L’Occupation, hein, pas compris ce que c’est. C’est un terme trop complexe qu’il vaut mieux éviter pour ne pas créer davantage de confusion dans l’esprit des bonnes gens. Il est préférable de se contenter d’évoquer les parties ou les Palestiniens ET les Israéliens. Ainsi, les termes « oppression » et « déni des droits » s’appliquent à tous les contextes du monde sauf à celui du Moyen-Orient.

– La Résistance (à l’occupant s’entend) est apparemment interdite sous toutes ses formes par le droit international pour le seul peuple palestinien. En revanche, elle est pleinement autorisée pour tous les autres peuples du monde, les Palestiniens ont un traitement de faveur avec pour seul droit d’avoir recours à la négociation.

– Les Négociations sont un processus de dialogue où Israël explique aux palestiniens, l’arme au poing, toutes les raisons pour lesquelles elle ne peut mettre fin à la colonisation. Dénonçant l’intransigeance palestinienne, la puissance occupante refuse à la fois d’évoquer la perspective de la fin de l’occupation, le retour des réfugiés et un contrôle palestinien sur ses frontières, ou de discuter du statut final de la ville de Jérusalem.

– Le BDS (boycott, désinvestissements, sanctions): une campagne ayant largement contribué à la fin de l’apartheid est considérée de fait comme une campagne héroïque contre l’apartheid en Afrique du Sud. Par contre, quand cette même campagne vise l’apartheid israélien, elle est clairement assimilée à de l’antisémitisme.

– La Paix veut dire que les palestiniens doivent demeurer tranquilles pendant que l’occupation continue et que leurs droits sont quotidiennement violés et leurs terres volées. Toute révolte de ces populations menace en effet les efforts de paix alors que l’occupation et la colonisation sont, elles, tout à fait compatibles avec les efforts de paix.

Médias 24