Emplois fictifs : Marine Le Pen a 4 jours pour rembourser 340 000 euros à l’UE

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Dans la polémique des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires, François Fillon n’est pas seul. Le Front national, qui s’est bien gardé de titiller le candidat de la droite sur cette question, est depuis plusieurs mois dans le viseur du Parlement européen pour avoir rémunéré deux assistants qui n’auraient en fait travaillé qu’en France. Une enquête a été diligentée par l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

Le magazine Challenge a révélé jeudi que depuis début décembre, la présidente du FN, Marine Le Pen, a reçu deux lettres de recouvrement rédigées par le Parlement européen. Elles deux lui réclament près de 340 000 euros, soit les sommes octroyées par l’EU à l’eurodéputée frontiste, afin de rémunérer ses deux assistants dont le travail est aujourd’hui mis en cause par l’institution.

L’express

Franck condamné pour sa 11e escroquerie d’un montant de près de 100.000€

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Toute une audience correctionnelle consacrée à un seul dossier : celui de Franck Penne, 55 ans. Dans le box, un petit homme peu loquace, couleur muraille, insignifiant au premier coup d’œil et avec le physique de «M. Tout-le-Monde», comme bon nombre de grands escrocs. Franck Penne a un casier déjà bien lourd : 11 condamnations, dont 10 pour escroqueries diverses. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme. Il sort le 12 mai 2015 :

«Le 14 mai, il est déjà à la chasse, à l‘affût», ironise le procureur Jardin. Franck Penne, c’est le stakhanoviste de l’escroque. À peine sorti de sa prison vendéenne, il dirige ses pas vers Lourdes, Franck Penne s’en va frapper à la porte de l’association L’Église en détresse et là, il raconte sa salade, fort bien huilée : il est médecin, ruiné par sa femme partie dans une secte au Canada avec leur jeune fils et lui ayant raflé jusqu’à son dernier euro. Il est très convaincant dans son rôle de médecin aux titres ronflants, il inspire confiance. Une première victime va lui donner 13.000 € sur ses économies. Un autre 47.000 €, une autre encore 60.000 €… Des chiffres affolants qui vont être illico engloutis dans les différents casinos du département.

Le tribunal l’a compris, en allant au-delà des réquisitions du procureur qui réclamait 8 ans pour «ce personnage à la capacité de repérer les pigeons tout à fait exceptionnelle» : 10 ans de prison dont 2 avec sursis et mise à l’épreuve, maintien en détention, obligation de soins pour l’addiction aux jeux, obligation de travail, interdiction de séjour dans les Hautes-Pyrénées pendant 5 ans après sa sortie de prison et obligation d’indemniser les victimes : soit, au total, 94 138€ pour ceux qui se sont constitués parties civiles.

La Depeche