Lee Powell, le transporteur de drogue entre la France et l’Angleterre condamné

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Anissa Ali Bacha, son avocate, le présente comme un homme tombé dans la drogue «par accident». Du ciel, alors. Si les produits saisis n’avaient pas été aussi néfastes, Lee Powell, 35 ans, aurait pu jouer les personnages de Tintin. .

Le 12 mai 2012, les douanes françaises interceptent de justesse Lee Powell et un complice sur l’aérodrome de Marck. Les deux hommes sont en train de transférer deux gros sacs d’un véhicule à l’ULM de Powell. La fouille ramène à la surface 6,2 kg de cocaïne et 63 kg de pâte d’amphétamine. Valeur marchande : près d’un million d’euros.

L’enquête mènera rapidement à deux très probables commanditaires, finalement extradés par le Royaume-Uni en décembre 2014 et mai 2015.

Des policiers britanniques sont tombés sur des données GPS de l’ULM de Powell. Celles-ci indiquent des repérages concernant des champs pouvant servir de piste d’atterrissage sur le continent.

À une autre occasion, le Britannique aurait dû faire preuve de patience pour ses traversées, à cause de la météo. La défense des cinq prévenus, assurée également par Samira Denfer, Olivier Maricourt ou Damien Legrand, a fort à faire. Les réquisitions vont de 3 à 8 ans de prison. Sanction : quatre ans et demi pour Powell, trois ans pour deux complices et six ans pour les deux commanditaires.

La Voix Du Nord

Eddy, le braqueur de bijouterie écroué

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Le duo de braqueurs a d’abord fait un minutieux repérage dans la boutique « L’échoppe d’or » à Marseille, en début de matinée mardi, en demandant à voir des parures. Puis vers 9h45, les deux hommes sont revenus au 51, rue d’Endoume (7e), n’éveillant pas la méfiance du commerçant. Là, ils exhibaient une arme de poing et se faisaient remettre plusieurs milliers d’euros de bijoux. L’un filait à pied et le second sur un scooter direction la Corniche Kennedy. Leurs signalements fusaient sur les radios de toutes les patrouilles de police de la ville et c’est finalement la Bac qui finissait par interpeller le scootériste dans le 8e arrondissement.

Le butin et son revolver à grenailles étaient récupérés. Il s’avérait que l’homme était déjà très connu des services de police notamment pour trafic de stups, menaces sous condition, vol par ruse, recels et violences. Eddy, 26 ans, reconnaissait rapidement devant les enquêteurs de la police judiciaire l’intégralité des faits mais refusait de livrer le nom de son complice, toujours activement recherché. Le jeune homme a été mis en examen et écroué.

La Provence

Du sursis pour Roger, le mari de la nounou qui abusait des enfants

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Huit femmes ont dénoncé les agressions sexuelles que Roger Polly leur a fait subir alors qu’elles n’étaient que des enfants, des années 1970 à 2000. Seulement, pour six d’entre elles, le prévenu a bénéficié de la prescription. Sur le banc des parties civiles du tribunal correctionnel du Havre, mardi, se trouvent ces deux dernières victimes. Deux sœurs que l’épouse de Roger Polly gardait en tant que nounou. Enfin, uniquement à la barre, l’habitant de Senneville-sur-Fécamp (Seine-Maritime) de 70 ans va formuler des aveux.

Presque par obligation, le président du tribunal se tourne vers les sœurs désormais âgées de 26 et 30 ans pour poser à chacune la même question. Alors que les agressions se sont déroulées entre 1991 et 2000, pourquoi ne les ont-elles dénoncé qu’en 2014 ? Parce qu’après avoir subi cela, « c’est la honte, décrivent-elles. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Dans leurs plaintes, elles ont décrit les mêmes scènes. Uniques parties civiles, les deux sœurs sont gardées de 3 mois à 5 ans pour l’une, de 1 à 11 ans pour l’autre. Quand leur nounou « a le dos tourné », la main de son mari vient frotter la cuisse. Il touche le sexe, se masturbe, diffuse des films pornographiques. « Il me prenait la main. Il voulait que je le masturbe.»

« Du chantage aux bonbons »

Lors de la sieste, l’homme peut se glisser dans le lit. Il fait du «chantage aux bonbons ».

Les juges écartent les quatre années de prison pour moitié ferme réclamées par le parquet. Ils prononcent trois années avec sursis et obligation d’indemniser les parties civiles. Le retraité, ancien employé aux cantines scolaires, est inscrit au fichier des délinquants sexuels et a l’interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs.

Paris Normandie

«Espèce de salope, va juger les bougnoules dans ton pays, car tu en es une»

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La procureure de la République de Dieppe, Valérie Cadignan

«Espèce de salope, va juger les bougnoules dans ton pays, car tu en es une. » Cet extrait résume à lui seul la teneur de la lettre anonyme que la procureure de la République de Dieppe, Valérie Cadignan, a eu le déplaisir de recevoir le 19 septembre 2014. Cette dernière contenait également des menaces de mort. L’affaire a été prise très au sérieux. L’identité de l’auteur n’est pas longtemps restée secrète.

Le laboratoire de la police ayant rapidement isolé une empreinte qui a pu être comparée à celle de deux prévenus que la magistrate a fait condamner il y a peu. 

Luis Pedrosa Marquès, 61 ans, s’avère être l’expéditeur. Il a été jugé par le tribunal correctionnel de Rouen pour éviter tout conflit d’intérêts. La procureure, originaire d’outre-Mer, ayant effectué la majeure partie de sa carrière en Normandie, s’est montrée étonnée de l’identité du responsable : l’audience de comparution immédiate durant laquelle elle avait requis une peine ferme à l’encontre du sexagénaire s’était pourtant bien passée.

 

C’est une nouvelle peine ferme de quatre mois qui est prononcée à l’encontre de Luis Pedrosa Marquès.

Paris Normandie

Dépendant au cannabis, Anthony violente sa fille d’un mois

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Rappelée par l’avocate du bébé victime, la chronologie de ce dossier connu du tribunal correctionnel du Havre fait froid dans le dos. La petite naît le 23 janvier 2011. Elle est admise une première fois aux urgences le 15 février 2011. Une seconde fois le 26 février 2011. Aujourd’hui, son père âgé de 31 ans est à la barre. Il a toujours varié dans ses versions. «Peut-être parce que vous avez quelque chose à cacher ? », s’agace le président du tribunal. Anthony maintient ne pas avoir frappé son bébé.

L’expert a énoncé que les quatre fractures du poupon et ses autres blessures ont été causées par «des compressions multiples », avec « intervention d’un tiers ». D’abord, les services pédiatriques ont retenu une blessure à l’oreille nécessitant une prise en charge chirurgicale

Des examens approfondis ont permis de découvrir les fractures : aux métatarses (partie du squelette du pied), au tibia, au crâne.

Anthony varie jusque devant le juge d’instruction. Quand le tribunal le soupçonne d’avoir « quelque chose à cacher », il répond sèchement : «Non. Je m’en veux ». Si les juges lui réclament « plus d’explications», le gros consommateur de cannabis abat la carte d’un malaise pour justifier les fractures« Je suis tombé accidentellement sur ma petite ».

« Un rapport particulier au monde»

L’expert psychiatre a retenu chez Anthony « un rapport particulier au monde », éventuellement en lien avec le cannabis. Devant ce médecin, le Havrais déjà condamné à une reprise pour violence conjugaleLa mère de la petite a déclaré avoir subi des violences, ainsi que leur fils aîné.

Anthony est reconnu coupable de violences volontaires sur son bébé. Il écope de deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Paris Normandie

Florian condamné pour des vols et cambriolages en série

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«Je vis dans des foyers, chez des amis, je dors à droite à gauche mais je n’ai pas de domicile », lance depuis le box des prévenus Florian Deshayes, condamné récemment en comparution immédiate pour une impressionnante série de vols et de cambriolages commis depuis le mois d’avril dernier.

Au cumul, l’homme a cambriolé deux fois une même maison à Rouen, a volé cinq voitures et un scooter, a « visité » à six reprises les vestiaires du CHU pour briser des casiers, prendre des sacs et voler des clés de véhicules, a amassé un impressionnant butin de hi-fi, appareils photos et ordinateurs qu’il dit avoir revendus dans la rue pour se nourrir. Le tribunal n’a pas apprécié : trois ans de détention, dont la moitié avec un sursis assorti d’une mise à l’épreuve, et surtout un mandat de dépôt immédiat.

Des voitures volées « pour rien »

Pour la police, l’affaire commence le 14 décembre dernier, par un simple contrôle sur le parking du CHU, quand Florian Deshayes est en train de voler une Audi A3 dont il a trouvé les clés en brisant un casier d’un membre du personnel.

Un appel au secours partiellement entendu puisqu’au terme de sa détention le prévenu sera suivi par le service d’insertion et de probation pendant deux ans, histoire de trouver un travail et d’indemniser les victimes.

Paris Normandie

Guillaume et Franck attaquent au couteau un gérant d’une supérette

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Pour une simple pochette contenant des documents sans valeur. Le responsable d’une supérette de Lillebonne a été attaqué en mai 2008 par deux individus armés de couteaux. Ils ont porté leurs lames à sa veste. Parce que celle-ci était renforcée pour la pratique de la moto, elle a amorti les coups. « Cet homme a certainement eu la vie sauve grâce à ce détail ».

Il cambriole un bar, un coiffeur…

Il s’agit essentiellement de vols par effraction dans le même quartier de Lillebonne où le Havrais résidait à l’époque. Avec un ou deux complices, dont un mineur, il cambriole un bar, un commerce de vêtements, un coiffeur… Ils pénètrent par une porte ou une fenêtre après avoir pratiqué une pesée. Ils volent des dizaines de bouteilles, des habits de marques à la mode, des cosmétiques. Une étiquette de vêtement sera retrouvée dans la cage d’escalier de Guillaume identifié aussi par un témoin.

Le gérant de la supérette est attaqué au petit matin. Il chute au sol. Quand il parvient à se dégager, il est encore agressé par le duo aux couteaux. Il finira par lâcher sa sacoche dont les protagonistes ne tireront aucun bénéfice.

Guillaume, est condamné à deux ans de prison dont la partie ferme est couverte par la préventive. Le mineur a déjà été jugé de quelques complicités par le tribunal pour enfants.

Par la correctionnelle, Franck, autre majeur, est reconnu coupable d’avoir aidé Guillaume dans un cambriolage. Avec vingt-cinq antécédents pénaux, il écope de dix mois ferme. Deux receleurs de biens dérobés étaient également poursuivis.

Paris Normandie

Johann, Steve et Tom jugés pour braquage et agression avec arme

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«La violence a commencé avant même qu’il n’y ait quoi que ce soit. J’ai été frappé tout le long, se souvient, devant les juges, le gérant d’une supérette de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, braqué le 24 novembre 2014.

Aussitôt, le quinquagénaire est gazé. « Je n’y voyais plus rien », résume-t-il. Parce que cela ne suffit pas aux braqueurs, le plus grand cogne.

Pendant que le premier frappe, les deux autres cherchent de l’argent et des bouteilles d’alcool. Le tiroir-caisse est vide. Ils se rabattent sur un rangement où se trouvent quelques dizaines d’euros et des jeux à gratter. Enfin, les voleurs vont finir par repartir, sous les yeux d’un témoin. Près de l’église, ils appellent un taxi pour redescendre au Havre.

Les enquêteurs remontent à Johann Jaisson, instigateur du braquage aux six antécédents pénaux. Chez lui, on retrouve un plan du déroulement du vol griffonné sur un papier, au cours de la soirée précédente.

Dans cette bien mauvaise affaire, son frère Steven l’a suivi et a gazé le commerçant.

Tom Brenant, dix condamnations au casier dont l’une aux Assises, a aussi violenté.

Trois ans de prison ferme sont prononcés à l’encontre de Johann et de Tom. Ils sont récidivistes du vol, contrairement à Steven qui écope de dix-huit mois ferme et d’autant avec sursis.

Paris Normandie

Giovanni tire un coups de feu à l’hôpital, il passe Noël en prison

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Assis face aux magistrats de la chambre de l’instruction, noyé dans un jogging qui semble trop grand pour lui, Giovanni Reyes, 31 ans, le crâne rasé, dodeline de la tête.

« Est-ce que vous pouvez arrêter de vous dandiner ! », cingle la présidente. Un brin de gravité est de mise : cet habitant de la cité Gély, fief de la communauté gitane de Montpellier, est en prison depuis le 9 décembre pour « violence en réunion et tentative d’assassinat ». Des faits commis au sein de l’hôpital des enfants.

Midi Libre

Les manifestants à Ajaccio : «Le Bataclan c’est nous qui allons leur faire»

300 personnes ont encore manifesté samedi dans plusieurs quartiers sensibles d’Ajaccio, avec des slogans xénophobes, des menaces contre les musulmans ou » les racailles ».

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 Les condamnations des politiques locaux, les barrages de police pour empêcher les manifestants de monter dans le quartier des Jardins de l’empereur, les cordons de CRS n’ont pas freiné les manifestants samedi, à Ajaccio. Ils étaient 300, à pied, pour monter en haut de la colline en brandissant des drapeaux corses.

« On est chez nous »

C’est le slogan le plus entendu dans ce rassemblement, qui devait dénoncer l’agression de deux pompiers et d’un policier vendredi soir. Les manifestants voulaient aussi faire comprendre qu’aucun quartier ne devait devenir une zone de non droit, sur l’île de beauté.

« On montre qu’on est pas d’accord avec tout ça. On ne veut pas de zone de non droit et on ne veut pas de voyous. Si la police et le gouvernement ont baissé les bras, nous, on est toujours là et on ne se laissera pas faire », expliquent Antoine et Dominique, leaders improvisés du mouvement.

Antoine fait partie de ceux qui ont empêché que la situation dérape, appelant plusieurs fois au calme les plus agités. Eux prononcent des slogans clairement xénophobes comme « Arabi fora ! » (Les arabes dehors). « On les emmerde, ici on est en Corse », crie une manifestante. La plupart des habitants se retranchent chez eux, ferment leurs volets en entendant les pétards et la foule monter. Une poignée d’autres se mettent au balcon et applaudissent.

Dialogue impossible

Et puis, une septuagénaire sort et tente de relancer le dialogue. « Il y a des gens bien », tente-t-elle.

« Ne venez pas me dire qu’il y a des arabes gentils, ils sont tous les mêmes, lui répond un manifestant. Ils sont tous les mêmes, des terroristes. Nous on ne veut pas du Bataclan ici, le Bataclan c’est nous qui allons leur faire. »

« Un avertissement »

Lorsqu’un projectile est lancé depuis un immeuble du quartier des Cannes, les manifestants enfoncent une porte et brisent deux vitres. « Rien de scandaleux, juste un avertissement, selon Stéphane. Il faut savoir de temps en temps descendre dans la rue pour mettre le holà.

Nos forces de l’ordre sont compétentes mais si, de temps en temps, on ne fait pas nous-mêmes des actions, il n’y a plus de respect. (…) On a des valeurs et on ne peut pas laisser passer certaines choses ».

France Inter

Des « identitaires » au Conseil régional de PACA

Philippe Vardon et Benoit Loeuilliet, deux anciens dirigeants du Bloc Identitaire élus sur les listes de Marion Maréchal Le Pen, sont entrés au Conseil régional vendredi dernier alors que sa tante disait ne pas vouloir les voir sous la bannière du FN  

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Le zoom de la rédaction aujourd’hui en région Provence Alpes Côte d’Azur, où Christian Estrosi a été élu vendredi dernier à la présidence du Conseil régional avec une large majorité. Le candidat de la droite avait remporté le scrutin cinq jours plus tôt avec les voix de la gauche -elle s’était retirée pour faire barrage au Front National.

Lors de la séance inaugurale, les projecteurs se sont essentiellement braqués sur Christian Estrosi et sa principale opposante, Marion Maréchal Le Pen. Mais à cette occasion, deux personnalités sulfureuses ont fait leur entrée au parlement régional : Philippe Vardon et Benoit Loeuilliet, deux anciens dirigeants du Bloc Identitaire, élus sur les listes de Marion Maréchal Le Pen.

Avant la campagne, Marine le Pen, présidente du Front National, avait pourtant pris ses distances avec cette mouvance d’extrême droite qui s’est faite connaitre pour ses actions coup de poing islamophobe – occupation de la mosquée de Poitiers en 2012, soupe populaire au cochon pour les SDF, « tournées anti-racaille » à Lille ou Lyon.

Regardez Philippe Vardon entonnant un chant nazi : 

https://dailymotion.com/video/x2b7a0q

France Inter

Attentats de Paris: Salah Abdeslam contrôlé en juillet avec du cannabis dans le Haut-Rhin

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« Pas trop pratiquant », « sympa » en dehors du djihad

Salah Abdeslam présente un profil déroutant, décrit par des proches comme un musulman « pas trop pratiquant », qui « sortait en boîte », « buvait de l’alcool et ne faisait pas sa prière » ou alors pas régulièrement.

Certes, il évoque dans son entourage ses velléités de départ en Syrie, notamment fin 2014, mais parle aussi d’un mariage, selon une source proche de l’enquête. Il fréquente les casinos : en juin 2014 à Breda (Pays-Bas), où il se rend avec trois hommes, dont son frère Brahim, un des kamikazes du 13 novembre ; mi-2015 à Bruxelles, en compagnie d’Ahmed Dahmani, le délinquant bruxellois radicalisé arrêté en Turquie quelques jours après les attentats.

En juillet, Salah Abdeslam est contrôlé par les douanes dans le Haut-Rhin en possession d’un peu de cannabis, drogue que plusieurs membres de la mouvance radicale de Molenbeek semblent consommer régulièrement.

Trois jours avant les attentats, il mange à Bruxelles avec une connaissance et pleure sans donner d’explication, selon une source proche de l’enquête. Le lendemain, il appelle un interlocuteur en Belgique avec un numéro allemand. Ce même jour, il est repéré sur une autoroute française avec Mohamed Abrini, un autre fugitif. Il revient en Belgique.

Le soir du 13, il convoie sans doute les kamikazes du Stade de France, est géolocalisé à Paris, abandonne une ceinture explosive au sud de Paris, appelle à la rescousse deux amis bruxellois, échappe à trois barrages policiers sur la route du retour vers la Belgique, envoie un ultime SMS à un mystérieux destinataire. Et disparaît. Depuis, traqué par les polices d’Europe, Salah Abdeslam semble s’être évanoui.

Loractu

Les babouches au cannabis : Nicolas Vilain condamné à de la prison ferme

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Face au tribunal, Nicolas Villain a joué la carte de l’innocence hier après-midi. Il était jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bordeaux après avoir été interpellé par les douaniers, lundi à l’aéroport de Mérignac.

Alors qu’il s’apprêtait à récupérer ses bagages, le chien spécialisé dans la détection de stupéfiants a fortement marqué l’un de ses sacs. À l’intérieur, les agents des douanes ont découvert 150 paires de babouches, et plusieurs kilos de résine de cannabis conditionnés dans les semelles.

Interpellé, le quadragénaire qui revenait du Maroc a été placé en garde à vue à la direction interrégionale de la police judiciaire.

Sud Ouest

Salle de prière musulmane vandalisée : La foule criait « Il faut les tuer »

Au lendemain de l’expédition punitive, des scooters renversés, et des vitres de voitures cassées 


 

La foule crie « il faut les tuer »


Quelques pages du coran brulées 

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Photo prise le 25 décembre 2015 : des ouvrages coraniques brulés dans la salle de prière musulmane vandalisée  à Ajaccio

 


 Une salle de prière saccagée et des ouvrages du coran brulés à Ajaccio

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Ce vendredi, en fin de journée, en marge des rassemblements qui se sont créés à la suite de l’agression de deux pompiers dans le quartier de l’Empereur à Ajaccio à 1 heure, un petit groupe a vandalisé une salle de prière musulmane, située à l’entrée du quartier Saint-Jean, en face du centre financier de la Poste.

La salle a été saccagée et une trentaine de Corans et autre ouvrage ont été disposés devant la salle. Un début d’incendie a détruit une partie des livres.

Au cours du rassemblement à l’Empereur, certaines personnes avaient appelé à se rendre dans ces lieux de prière.

Corse Matin

Déchéance de nationalité – Marc Trevidic : «Sommes-nous prêts à recevoir les terroristes des autres?»

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Ancien juge antiterroriste, aujourd’hui vice-président au tribunal de grande instance de Lille, Marc Trevidic juge avec sévérité le projet d’extension de déchéance de nationalité aux binationaux nés en France. Pour ce magistrat expérimenté, cette réforme ne fera que créer des problèmes supplémentaires. 

Comment jugez-vous le projet annoncé par le gouvernement ?

« Il y a déjà des questions pratiques. Comment expulser un individu qui a toujours vécu en France ? Une autre nation a-t-elle à gérer quelqu’un né chez nous ? Imaginons qu’un autre pays, par exemple le Maroc, vote un texte similaire. Une personne y aura passé toute sa vie et, d’un seul coup, le Maroc nous l’envoie car également français. On n’exporte pas un terroriste ! Que se passera t’il si l’Algérie, les Etats-Unis nous adressent des déchus ? Allons-nous les accepter ? Le Royaume-Uni est en train de réfléchir à une réforme analogue. Que va-t-il advenir des franco-britanniques dans cette situation ? En réalité, c’est faire beaucoup de bruit pour rien et risquer, vraiment, de fabriquer des apatrides. »

Y-a-t-il une efficacité apportée, ici, dans la lutte antiterroriste ?

« Je ne la vois pas ! Une telle mesure, très certainement inapplicable, ne peut pas avoir de caractère dissuasif. Sa mise en oeuvre consommerait énormément d’énergie. Cette réforme créera davantage de problème qu’elle n’en réglerait. Encore une fois, quelle sera la réaction de la France si l’autre nation auquel un suspect est rattaché refuse de le recevoir ? N’oublions pas, non plus, qu’on ne peut pas expulser un individu vers un pays où sa sécurité est en danger. Pour cette raison, la Grande Bretagne a du garder Abu Qutada (Arrêté en 2005, ce Jordanien a finalement été expulsé en… 2013). Notre pays ne doit pas se considérer seule dans une bulle. »

Une telle mesure peut elle entraîner des dérives ?

« Le pays est encore sous le coup de l’émotion due aux attentats de novembre. En même temps, la définition du terrorisme est très floue. Il concerne également l’atteinte aux biens. Les Moudjahidinne du peuple iraniens ont été considérés comme terroristes ou pas en fonction des enjeux de notre politique étrangère. Enfin, l’état d’urgence, aujourd’hui, permet d’assigner à résidence des… écologistes. Je suis très surpris de voir la rapidité avec laquelle on range nos principes au placard. Que se passera-t-il, demain, si un régime autoritaire qualifie très largement des opposants de « terroristes » ? »

La Voix Du Nord