Des policiers outragés et mordus par Pierre et Maxime

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Un différend commercial est à l’origine de l’affaire. Le plus âgé des deux prévenus, 39 ans, gérant d’une société de transport, avait acheté pour 18 900 € une voiture à la concession saint-quentinoise, qui s’est mise à mal fonctionné seulement deux jours plus tard.

Après un premier passage chez Citroën, un samedi sans technicien, Maxime, accompagné de Pierre, 37 ans, est revenu le mardi avec l’intention de trouver un accord. Les deux hommes sont restés à la concession plus de 4 heures et l’ambiance est devenue de plus en plus tendue. À l’approche de l’heure de fermeture, le personnel a appelé la police et là, tout a dérapé. Selon l’enquête, les quatre policiers ont été outragés et l’un d’eux aurait même été mordu à un bras par le trentenaire le plus jeune.

Reconnu coupable de violences, Pierre a écopé de quatre mois de prison avec sursis, de 250 € d’amende et de 600 € de dommages et intérêts à verser aux quatre policiers. Le second prévenu a seulement été condamné pour outrages à 250 € d’amende et 400 € de dommages. Sa dispense d’inscription au casier acceptée par le tribunal lui permet de poursuivre son activité de gérant.

Courrier Picard

Spotlight braque ses feux sur la pédophilie au sein de l’Église

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Six nominations aux Oscars pour cet excellent thriller, qui plonge au cœur du journalisme d’investigation et met en lumière des abus sexuels impliquant la hiérarchie catholique.

En 2002, le Boston Globe révèle une gigantesque affaire de viols sur mineurs qui ébranle les fondements de l’Eglise catholique. Quatorze ans plus tard, le réalisateur Tom McCarthy raconte le travail de « Spotlight », l’équipe de journalistes d’investigation à l’origine des révélations, restituant pas à pas intuitions et vérifications méthodiques.

Brillant sur le fond, le film divise pourtant nos deux critiques, Thomas Sotinel et Isabelle Regnier, en désaccord sur le parti pris par le réalisateur de survoler la psychologie des personnages pour se concentrer sur une trame narrative dénudée, entièrement tournée vers l’enquête.

Le Monde

Steeve Césaire Condamné pour viol, il sort et récidive un an plus tard

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Alyson, 21 ans, a assisté pendant deux jours au procès de l’homme qui l’a violée il y a un peu plus de deux ans à Cornebarrieu. Entre pleurs et colère, la jeune femme, combative, veut tourner la page.

Deux jours de procès, deux jours d’épreuves mais aussi deux jours «pour tourner la page». Alyson, 21 ans aujourd’hui, vient d’affronter Steeve Césaire, 36 ans, celui qui l’a violée, dans le noir, au petit matin du mardi 26 novembre 2013 à Cornebarrieu. Alors lycéenne, elle partait en cours vers 6 h 15 lorsqu’armé d’un cran d’arrêt il l’a obligée à avoir un rapport sexuel.

Courageuse et déterminée, la jeune femme, aujourd’hui mère d’une petite fille de 3 mois, a décidé de témoigner pour toutes les victimes.

La Depeche

Jonathan casse les dents de son «ex» : 3 mois de prison

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Alors qu’Emmanuelle, décrite comme «impulsive», ce qu’elle-même reconnaît, gifle Jonathan, celui-ci fait ce qu’il n’avait encore jamais fait : il répond par un nouveau coup. Emmanuelle tombe sur le trottoir. Quand elle se relève, elle a la bouche en sang : deux dents ont été cassées.

Lorsque les choses se sont calmées, Jonathan va directement au commissariat pour se dénoncer. Pendant ce temps, Emmanuelle téléphone aux policiers pour raconter ce qui s’est passé.

Jonathan est condamné à huit mois de prison, dont cinq assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, sur deux ans, avec interdiction d’entrer en contact avec Emmanuelle, et obligations de suivre des soins pour canaliser sa violence, et d’indemniser sa victime.

La Depeche

Quentin avait planté six fois dans le dos son rival, 6 ans de prison ferme

La cour d’assises du Haut-Rhin a rendu son verdict. L’accusé a été condamné à six ans de prison. La cour n’a pas retenu la préméditation. L’avocat général avait requis ce matin dix ans de réclusion contre Quentin Schifferlé, accusé de tentative d’assassinat sur le petit ami de son ex. L’agression avait eu lieu au lycée Saint-André de Colmar en janvier 2014.

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Le jour des faits, le jeune bachelier de 18 ans n’avait plus goût à rien et en voulait à celui qui, selon lui, avait précipité la rupture avec son amie et avait pris sa place.

Ce jour-là, le jeune Quentin a quitté le domicile familial de Niederhergheim, le 27 janvier 2014 au soir, avec comme destination le lycée Saint-André de Colmar, où étudiaient son ancienne petite amie et son rival. Après 13 kilomètres parcourus à pied, il était  arrivé à 8h au lycée. À la pause de 9 h, il voyait celui qu’il considérait comme son rival, et, après quelques paroles, se jettait sur lui, armé d’un couteau qu’il lui plantait six fois dans le dos.

Le lycéen n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un professeur qui a maîtrisé le forcené. Détenu à Strasbourg, l’amoureux éconduit était poursuivi pour tentative d’assassinat.

DNA

Kevin Dupuis, le dealer condamné à 4 mois ferme, mais voulait une peine plus lourde

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«J’y crois pas ! » s’exclame la présidente du tribunal correctionnel. Elle vient de prononcer une peine de huit mois de prison, dont la moitié avec sursis, à l’encontre de Kevin Dupuis, « petit dealer » avignonnais. Elle vient aussi de lui répéter, pour la seconde fois, de se taire quand elle parle. Et lui de répondre, petit sourire aux lèvres : « Vous pourriez pas me mettre que du ferme ? »

Un prévenu qui veut une peine plus lourde, ce n’est pas banal. « Eh bien faites appel, et demandez huit mois ferme ! » répond la juge Lefevre-Ibanez… Le tribunal hallucine. Il était déjà échaudé par l’insolence affichée par le jeune prévenu, arrêté avec 109 grammes de shit et 223 euros en liquide dans la rue.

 Le Dauphine

Le calaisien lié à l’extrême droite Néo-Nazie sera défendu par Gilbert Collard

Gilbert Collard est de retour au prétoire. Une affaire a retenu l’attention du député Rassemblement bleu marine du Gard : celle de David et Gaël Rougemont. Samedi 23 janvier, en marge d’une manifestation de soutien aux migrants, ces deux Calaisiens ont menacé des assaillants postés devant leur domicile et leur jetant des projectiles. Gaël Rougemont a pointé un fusil de chasse contre les manifestants.

Gilbert Collard vient en effet d’accepter de défendre gratuitement les deux hommes, poursuivis par la justice. Damien Rieu, ancien directeur-adjoint de la communication de la mairie de Beaucaire et ex-porte-parole de Génération identitaire, a fait lui-même cette annonce, sur Twitter et sur la page de soutien à David et Gaël Rougemont, qu’il a créée sur Facebook.

Contacté par le Lab ce jeudi 28 janvier, Damien Rieu explique :

Je connais Gilbert Collard et comme j’avais le contact de la famille, j’ai fait la jonction entre les deux. 

Une nouvelle qui a évidemment ravi la famille Rougemont, qui a accepté l’aide de l’avocat de renom.

Le Lab


 Calais : le «riverain» lié à l’extrême droite Néo-Nazie sera finalement poursuivi

Rebondissement dans une affaire qui fait beaucoup de bruit : le Calaisien qui a pointé un fusil vers des migrants lors d’une altercation, samedi, fait l’objet de poursuites judiciaires. Le point.

La Voix Du Nord


Calais: le «riverain» qui a sorti un fusil lié à l’extrême droite Néo-Nazie

Cet homme et son père, au cœur d’un face-à-face houleux avec des manifestants pro-réfugiés samedi, sont liés à l’extrême droite locale.

L’agence Taranis News a filmé samedi un riverain brandir un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés à Calais. Sur cette vidéo, vue plus de 850.000 fois en trois jours, on découvre David R. excédé face à de nombreux manifestants. Son fils Gaël lui, sort un fusil «de type Airsoft», selon la préfecture (et qui ne tire donc pas à balles réelles), et le pointe sur le groupe de militants et réfugiés qui lui fait face.

Après ces événements et l’exhibition d’une arme (que personne ne savait factice sur le moment), la préfecture avait indiqué à BuzzFeed avoir interpellé David R. avant de le relâcher sans aucune poursuite judiciaire pour l’instant (l’enquête est toujours en cours).

Mais joint par le site Arrêt sur images, l’auteur de la vidéo, Gaspard Glanz, conteste la version du père de famille David R. Il détaille les coulisses de cette vidéo :

«La manifestation ne passait pas par cette rue, mais au croisement, ce monsieur leur a fait des doigts d’honneur, il les a traités de bougnoules en leur disant de retourner dans la jungle. Il était devant chez lui pour les provoquer. Nous, on était au milieu de la manif. Une partie du cortège s’est alors dirigée vers cette personne et c’est là que j’ai déclenché ma caméra».

Des liens avec le milieu néonazi

Les deux individus ont en tout cas précisé être de simples riverains et David R. a ajouté qu’il n’est «pas raciste» car il a des «copains arabes». Pourtant, cette famille est proche de l’extrême droite radicale, ces groupuscules souvent caractérisés par leur violence.

On peut en effet découvrir sur le site antifasciste La Horde, des photos censées montrer Gaël R., 21 ans, aux côtés de sympathisants nazis. Sur le cliché ci-dessous, le jeune homme pose par exemple avec un homme arborant un t-shirt NSDAP, soit le parti d’Hitler.

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Gael est à droite sur la photo

Le site publie également une photo du jeune calaisien posant devant un drapeau qui pourrait représenter le symbole de la SS.

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Gael est à droite sur la photo

«Deux militants» d’un collectif d’extrême droite

Le jeune Gaël R. est également accusé d’avoir défilé le 16 février 2013, à Lyon, avec Steven Bissuel, le chef du GUD lyonnais. Si Gaël R. ,n’a pas encore donné suite à nos sollicitations, son compte Facebook montre qu’il est effectivement «ami» avec ces personnes connues du milieu radical (dont l’homme à gauche sur la photo ci-dessus). Il adhère également à certaines pages sans équivoque comme «Maîtres chez nous: tous unis pour une révolution nationale».

Son père David R. semble également connaître ce milieu extrémiste puisqu’il a notamment défilé à plusieurs reprises dans des cortèges pour protester contre la présence de réfugiés à Calais. Information qu’il confirme d’ailleurs à francetvinfo.

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David R, le père de Gael R, à la manifestation Islamophobe de Calais ou un exemplaire du Coran a été brulé

Cette proximité semble pour le moins assumée puisque lundi, le patron du collectif d’extrême droite «Sauvons Calais», Kevin Reche, s’est fendu d’un communiqué pour soutenir ces deux Calaisiens présentés comme deux «militants très fidèles».

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Ce même Kevin Reche est connu pour avoir exhibé un tatouage nazi sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

BuzzFeed

Vescovato : une tête de sanglier déposée devant le domicile d’un Maghrébin

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Une tête de sanglier a été retrouvée, vendredi soir, accrochée à la fenêtre du domicile d’un ressortissant marocain, un paisible retraité de l’agriculture, âgé de 65 ans, résidant sur la plaine de Vescovato.

Bref, un homme sans histoire. S’agit-il d’une blague au goût douteux ou d’un acte à connotation raciste ? Difficile à dire.

Mais ce qui est sûr c’est que quelles que soient les motivations du ou des auteurs, c’est un acte totalement stupide et consternant.

Corse Matin

Privé de cerises, Jean-Jacques voulait «tout cramer» dans le village

Ce jour-là, Jean-Jacques n’avait pas pris son traitement contre la dépression. Du coup, il est parti en vrille. Au point d’agresser un couple d’habitants du Sézannais.

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Juin 2014, Jean-Jacques ne va pas fort. Le papa du quinquagénaire est «  en train de mourir  ». Lui n’arrive plus à travailler dans ce collège parisien où il est ouvrier qualifié. Il se fait arrêter pour dépression, et passe ses journées à «  vagabonder  », il prend sa voiture, quitte son Val-de-Marne et fait de grandes balades avec sa chienne.

Pas vraiment seul dans sa tête, il frappe chez cette habitante du petit village de Charleville, près de Sézanne. Il raconte d’abord que son animal le suit, puis dit vouloir aller à Esternay et demande enfin du pain. L’habitante referme la porte et prévient son conjoint.  Craignant un cambrioleur, ils le prennent même en photo.

Deux jours plus tard, le loustic est de retour. Dans le verger, il cueille des cerises. Voulant faire fuir l’indésirable, le propriétaire des lieux sort le tromblon. «  Pan  !  », il tire en l’air et déclenche l’ire du gourmand, persuadé d’être sur un terrain communal et dans son bon droit.

Jean-Jacques invective Madame : «  Je vais mettre le feu à ta maison. Salope !  » Et après s’être proposé de visiter son fondement, de leur lancer un dernier avertissement   : «  Je reviendrai  ! Même dans dix ans  ! Vous vous souviendrez de Jean-Jacques !  »

Fâché tout rouge, Jean-Jaques met même le feu aux thuyas.

Le tribunal a condamné le bougre à deux mois de prison avec sursis et à verser 400 € au couple menacé.

L’Union

David avait déféqué sur les lieux du vol

Le multirécidiviste havrais a toujours admis le vol par effraction. En revanche, désormais, il conteste un point bien indélicat.

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Comme en garde à vue, le Havrais de 24 ans reconnaît debout dans le box avoir commis le vol reproché au sein d’une entreprise. Face au tribunal correctionnel, après que le président a rappelé « un détail scabreux », David s’époumone surtout à contester celui-ci.

« J’ai pris peur. J’ai fait caca sur la moquette », avait concédé en audition le suspect. Pourtant, il est un habitué des vols. Et, le 25 février 2011, en fin d’après-midi, il s’introduit dans les locaux d’une société de la rue Gustave-Nicolle, au Havre, « pour faire de l’argent ».

L’intrus force la porte d’accès, sur le côté du bâtiment. Ensuite, « J’ai fouillé partout. Il n’y avait pas d’argent ». Le cambrioleur se rabat sur un téléphone, un ordinateur portable, ainsi que sur les clés d’un véhicule se trouvant dans la cour.

Il part avec cette camionnette. « Quand la police alertée de l’effraction intervient, elle constate que vous avez déféqué au milieu des lieux. Cela est particulièrement désagréable pour les propriétaires des lieux… et pour les policiers », déplore le président. Dans le box, le prévenu qui se défend sans avocat est particulièrement gêné.

Son casier judiciaire « est extrêmement lourd », rappelle le président. « Dix-neuf mentions y figurent, dont quasi exclusivement des vols simples, des vols aggravés. Une écrasante majorité ».

Actuellement, David purge six peines différentes. Et, à l’issue de cette audience, reconnu coupable de vol par effraction, ce père d’un enfant écope de six mois de prison ferme supplémentaires.

Paris Normandie

Les deux frères Lafont condamnés pour menaces et violences sur quatre policiers

Le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer a condamné ce mardi à de la prison ferme deux frères qui résident à Rang-du-Fliers. Ils ont été reconnus coupables de menaces et violences sur quatre policiers de Berk-sur-Mer suite à une interpellation à leur domicile.

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Ce 23 janvier 2015, l’interpellation a été musclée. Huit policiers de Berk-sur-Mer sont en possession d’un mandat d’arrêt pour interpeller Ringo Lafont, 22 ans, à son domicile. L’homme vit dans une caravane, située sur un terrain privé, propriété de son père, à Rang-du-Fliers. Issu de la communauté des gens du voyage, il réside avec l’ensemble de sa famille.

Son jeune frère, Désiré, 20 ans, dit avoir voulu mettre à l’écart la fillette pour qu’elle n’assiste pas à la scène. Les policiers l’ont plaqué au sol. Il dit avoir aussi fait l’objet de violences de la part des

policiers. « Ce sont les policiers qui devraient être à ma place », lançait le plus âgé, furieux de la façon dont l’interpellation a été effectuée.

Le tribunal a condamné le frère aîné à six mois de prison ferme qui s’ajoutent à la révocation partielle d’un sursis de mise à l’épreuve d’une précédente peine de six mois, soit douze mois ferme au total.

Son frère, Désiré, a été condamné à trois mois de prison ferme (cette peine pourra éventuellement être aménagée, sous la forme d’un bracelet électronique par exemple).

La Voix Du Nord

Florian Imamouine a t-il violé ou agressé sexuellement sa voisine ?

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Depuis hier, Florian Imamouine, un jeune homme de 28 ans, comparaît devant la cour d’assises de l’Aude devant laquelle il doit répondre du viol de sa voisine, aujourd’hui âgée de 55 ans . Des faits qu’il conteste et qui remontent à la nuit du 28 au 29 mai 2010. Ce soir-là, l’accusé, est ivre et sous l’emprise de stupéfiants. Alors que ses parents n’habitent qu’à quelques pas de la victime, Florian Imamouine saute le petit grillage qui ceint le pavillon et trouve selon ses dires un marteau dans le jardin, un outil avec lequel il va briser une fenêtre et pénétrer dans une chambre. Anne (1), la propriétaire des lieux est soudainement réveillée par un bruit, qui, selon elle, provient du garage.

Surpris par Anne, alors qu’il se trouve dans la maison, l’accusé se rue sur la propriétaire qui n’est vêtue que d’un simple peignoir. Il la frappe, elle tombe, il la poursuit dans le salon, l’attrape par la nuque. «C’est là que je lui ai demandé de me masturber, explique l’accusé. Elle était nue sous son peignoir, j’ai eu une pulsion». Mais aujourd’hui la question est ailleurs : l’accusé a-t-il imposé une fellation à sa victime ? Florian Imamouine jure que non avant de commettre un lapsus. «Je lui ai demandé une fellation… euh… une masturbation».

Confondu par son ADN retrouvé sur le peignoir de la victime, Florian Imamouine a été interpellé 18 mois après les faits. Formellement reconnu par Anne qui a également fourni des détails anatomiques troublants, l’accusé, lors de sa garde à vue, puis à l’occasion des premières confrontations avec le magistrat instructeur, a nié les faits, avant d’en reconnaître une partie, mais simplement ceux qui le rendraient coupable d’agressions sexuelles.

La Depeche

La professeure stagiaire qui a envoyé des menaces pro-djihad est… catholique

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L’information a fait le tour des rédactions locales vendredi : une prof stagiaire de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de Lyon a été interpellée jeudi pour avoir envoyé des mails « faisant l’apologie du terrorisme » et menaçant des membres du personnel et des élèves « de religion catholique ».

C’est la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Lyon qui a communiqué sur le sujet.

Sitôt mise en ligne, la fachosphère s’est empressée de reprendre cette information pour mettre en accusation, une fois de plus, d’éventuels musulmans. Sauf que nous apprenions dès le lendemain que cette future prof se déclare elle-même catholique.

Des mails envoyés depuis l’université Lyon 1

Les enquêteurs n’arrivent pas à remonter jusqu’à l’expéditeur du mail. Mais ils ont établi que les mails ont été envoyés d’une machine de l’université Lyon 1 dont dépend l’ESPE.

Le 5 janvier, un cinquième mail est envoyé. Là, les enquêteurs parviennent à remonter jusqu’à un ordinateur de la bibliothèque des sciences du campus de la Doua à Villeurbanne.

Après l’ordinateur, les enquêteurs identifient l’utilisateur, en l’occurrence une prof stagiaire de l’ESPE de 24 ans.

Précisons que l’ESPE est située sur le plateau de la Croix-Rousse (Lyon 4e) alors que la plupart des locaux de Lyon 1 se trouvent sur le campus de la Doua à Villeurbanne.

Convoquée à l’hôtel de police jeudi 21 janvier, la future prof est interpellée puis placée en garde à vue. Elle reconnaît immédiatement les faits.


La prof stagiaire est elle-même catholique 

La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) décide de communiquer sur le sujet.
Après un premier élément de synthèse envoyé vendredi à toutes les rédactions lyonnaises, les enquêteurs donnent des précisions aux journalistes qui les contactent.

Dans la dépêche AFP (via Actu.Orange), la prof stagiaire de 24 ans est décrite par une source policière comme étant « originaire de La Réunion (…) » et « en difficulté dans sa formation d’enseignante ».

Les explications de la jeune femme sont « confuses pour expliquer ses messages » qui font tous référence à des menaces d’attentats et à des groupes djihadistes.

Dans son édition de samedi, le Progrès (article payant) raconte que « ses motivations laissent les enquêteurs sans voix ». Car, explique le quotidien, la prof stagiaire est « catholique elle-même » :

« La jeune femme âgée de 24 ans a expliqué qu’elle avait agi pour montrer que les personnes de religion catholique étaient menacées ».

Rue 89

Un otage de l’Hyper Cacher escroque des éditeurs parisiens pour fuir avec l’argent en Israël

Accompagné d’un représentant, il a monnayé son témoignage auprès de plusieurs maisons d’édition. Son but : fuir avec l’argent en Israël.

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« J’ai vraiment été très con et je me suis fait chopé (sic), j’ai vraiment honte… » Dans un courriel envoyé au printemps dernier aux plus prestigieuses maisons d’édition parisiennes, Flammarion, Calmann-Lévy, Fayard, Stock et d’autres encore, Patrick T. passe aux aveux.

Démasqué, il raconte l’arnaque qu’il avait entrepris de monter avec son ami Jo (le prénom a été modifié), l’un des rescapés de l’Hyper Cacher, où quatre personnes avaient été abattues par Amedy Coulibaly. Les deux compères avaient échafaudé un plan qui devait leur rapporter beaucoup d’argent, au minimum 100 000 euros, et dont les éditeurs parisiens devaient être les victimes.

Tout a commencé quelques semaines après les attentats de janvier 2015. Patrick T., qui se fait passer pour un communicant, démarche les éditeurs avec Jo qui aimerait faire publier son témoignage de la journée du 9 janvier. L’accueil est chaleureux et les directeurs de collection sont touchés par le récit de l’ex-otage.

Les propositions d’à-valoir affluent : 20 000 euros ici, 30 000 là, 15 000 encore, mais avec un pourcentage plus important sur les ventes. L’intermédiaire, quinquagénaire verbeux, qui pose en lunettes de soleil sur son CV en ligne, insiste pour faire monter les enchères… Dans un mail adressé à Jo, que Le Point.fr a pu lire, Patrick T. récapitule ses négociations : « Untel garde une petite réserve financière de négoce sur l’à-valoir et les commissions bouquins pour quand les autres éditeurs vont vouloir rentrer dans la danse… »

Ils signent deux contrats en même temps

En attendant les offres fermes des éditeurs, Patrick T. et Jo participent aussi aux négociations qui s’ouvrent entre les ex-victimes de Coulibaly et BFM TV, la chaîne qui avait révélé que des otages étaient cachés dans la chambre froide.

Patrick T. sent vite que, dans cette affaire, il ne percevra aucun dédommagement. De fait, en accord avec les parties civiles, la chaîne versera finalement 60 000 euros au Fonds social juif unifié.

Patrick T. accélère donc ses démarches auprès des éditeurs et fait écrire ceci à son complice : « Je n’en fais pas une question d’argent. J’ai l’intention de redistribuer tous mes droits d’auteur financiers à l’association des victimes de l’Hyper Cacher et à ma synagogue… Pour lui, la meilleure offre financière sera celle qui fera le plus pour la synagogue et l’association des victimes. » Pour faire monter les offres, il va jusqu’à falsifier la proposition financière de l’une des maisons, avant de la faire suivre à une concurrente. Au moins deux éditeurs mordent à l’hameçon, et Patrick et son ami signent deux contrats en même temps. Or, ces deux éditeurs appartiennent au même groupe et se rendent compte de la supercherie.

Pas d’accord d’extradition entre la France et Israël

« Quand on a découvert le pot aux roses, explique un directeur de collection, Patrick T. nous a confié qu’il voulait faire signer un maximum de contrats à son auteur, il voulait d’ailleurs qu’on paie les deux tiers à la signature. Leur plan était d’empocher les virements et de fuir en Israël parce que, disait-il, il n’y a pas d’accord d’extradition. »

Démasqué, Patrick T. a fini par reconnaître la tentative d’arnaque, tout en dédouanant son acolyte. Ce dernier, après avoir été recalé par les plus importantes maisons d’édition, finira par publier son récit chez un petit éditeur. Ironie de l’histoire : lors de sa promotion, Jo n’a pas hésité à fustiger les gens malhonnêtes qui tentent de profiter du tragique attentat de l’Hyper Cacher

Le Point

Un médecin suédois jugé pour avoir drogué, violé et séquestré une femme dans un «bunker»

Un médecin suédois avait enlevé une femme et l’avait enfermée une semaine dans un bunker, en septembre 2015, avant de se rendre à la police. Son procès s’est ouvert lundi.

Un médecin suédois est jugé à Stockholm pour avoir drogué, violé et séquestré une jeune femme en septembre 2015 dans un «bunker» aménagé afin de l’y retenir des année durant. Se faisant passer pour un Américain, le trentenaire, originaire du sud de la Suède, avait rencontré la jeune femme une première fois le 10 septembre 2015 chez elle à Stockholm, après qu’ils eurent établi un contact à distance. Ils avaient alors eu un rapport consenti.

Deux jours plus tard, il était revenu avec du champagne, des fraises et du jus de fruit bourrés de sédatifs. Il l’avait violée alors qu’elle était inconsciente puis transportée dans un fauteuil roulant jusqu’à sa voiture, équipée de fausses plaques d’immatriculation. Il avait fait sans encombres les 550 km séparant Stockholm de son domicile, près de Kristianstad, dans l’extrême sud du pays, où le généraliste jouissait d’une très bonne réputation.

Il avait installé la jeune femme dans un véritable bunker, construit à l’abri des regards, avec l’apparence extérieure d’un abri de jardin. Une cellule insonorisée, pourvue d’un lit et de toilettes, était accessible par deux épaisses portes à verrouillage électronique. Le médecin lui avait imposé des prélèvements sanguins et vaginaux pour s’assurer qu’elle n’était porteuse d’aucune maladie sexuellement transmissible.

Mais ses desseins avaient été rapidement contrariés. La sachant recherchée, il s’était rendu avec elle dans un commissariat de Stockholm moins d’une semaine plus tard, en lui demandant d’expliquer aux policiers que sa disparition n’avait rien d’inquiétant. Devant le comportement étrange du couple, les policiers avaient fini par interroger seule la victime, qui avait aussitôt révélé les faits. L’homme avait été interpellé.

Comparé par la presse suédoise à Josef Fritzl, cet Autrichien qui avait séquestré et violé sa fille Elisabeth pendant 24 ans, l’accusé, âgé de 38 ans, encourt la prison à vie pour enlèvement et viol aggravé. «Il désespérait de trouver une femme», a expliqué son avocate.

L’Essentiel

Florian avait tenté de voler une voiture, trois mois de prison ferme

Ce Damvillais avait tenté de voler un véhicule en brisant une vitre. Il écope de trois mois de prison ferme.

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Il n’a prononcé aucune parole. Florian L., 23 ans, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Évreux, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Mais les analyses ADN parlent contre lui…

Dans la nuit du 22 au 23 janvier, cet habitant de Damville, sans emploi et bien connu des services de gendarmerie, a essayé de s’emparer d’un véhicule en stationnement. Fortement alcoolisé au moment des faits, il s’est blessé en cassant une vitre, projetant son sang sur les sièges ainsi que sur la carrosserie. Les analyses ADN effectuées après prélèvement ont révélé qu’il s’agissait bien du sang de Florian L.

Au vu du casier de ce jeune homme, qui compte déjà 13 condamnations. Le tribunal le condamne finalement à trois mois de prison ferme, à 300 € de dommages et intérêts et à la révocation d’un sursis antérieur.

Paris Normandie