Il envoie des messages insultants et racistes a son ex qui a fréquenté un maghrébin

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Ils ont rompu en février 2015, après cinq ans de relation et un mariage. Il ne l’a pas supporté. Pendant neuf mois, l’homme n’a pas cessé de harceler son ex-compagne, avec laquelle il a vécu dans un village du Compiégnois.

Le prévenu ne nie pas. De même, il reconnaît les violentes insultes à l’encontre de son « ex ». Par téléphone, sur Internet, dans la rue…

Plus gênant pour l’homme : «  Vous avez envoyé de nombreux messages à caractère franchement raciste  », souligne le magistrat. Si le prévenu semble ne pas comprendre, la victime indique qu’il n’aurait pas digéré la relation qu’elle a entretenue, avant même de le fréquenter, avec un Maghrébin. «  Pendant des années, je me suis fait insulter à cause de ça  », indique-t-elle.

L’« ex » jaloux a finalement été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Courrier Picard

Fabien Poulle menace de mort son voisin et de viol sa voisine

Fabien Poulle a été condamné à deux mois de prison ferme pour des menaces de violences à l’encontre de son voisin, qui vit « un enfer ».

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La querelle de voisinage s’est terminée devant la barre du tribunal correctionnel de Saint-Quentin, mardi 9 février. Deux voisins domiciliés à Attilly s’expliquent sur diverses insultes et menaces de violences, le tout sur fond d’histoire d’amour entre leurs enfants. 

Tout commence le 9 août dernier. La victime est dans son jardin en train de fumer quand elle entend son voisin annoncer qu’il va démonter sa palissade. Point trop n’en faut, la victime l’insulte plus précisément d’un nom d’oiseau faisant référence à sa mère. Fabien Poulle voit rouge et c’est un flot d’insultes.

Le tout est enregistré. «  Oui, je reconnais, je suis passé aux insultes, mais ce n’était pas un homologue.  » L’ensemble des dires est repris, ce qui a permis à la substitut du procureur de requalifier les faits de menace de mort en menace de violences, avant de requérir deux mois de prison ferme et 400 euros d’amende.

«  Ce n’est pas une vie. J’ai condamné la moitié de ma maison pour éviter de croiser son chemin. J’ai deux entrées, je passe par derrière, lance la victime. Je ne suis pas en sécurité chez moi. Il dit qu’il va baiser ma femme, c’est normal de la part d’un voisin ? Ce n’est pas une vie. » Un témoignage balayé d’un revers de main par l’avocat de la défense. «  C’est un fieffé menteur. Cette pseudo-victime, c’est le petit facho de campagne.  » Et maître Olivier Hourdin de demander la relaxe pour son client et l’indulgence pour de l’outrage envers les gendarmes.

Le tribunal a condamné Fabien Poulle à deux mois de prison ferme, l’obligation d’indemniser sa victime à hauteur de 500 euros et à 200 euros d’amende.

Courrier Picard

Le polonais qui a décapité et dépecé une jeune femme, en cavale

Le Polonais Kajetan Poznanski figure depuis ce mardi dans la liste des 44 fugitifs fichés par Europol au milieu des terroristes présumés Salah Abdeslam ou Mohamed Abrini. Il est soupçonné d’avoir décapité et dépecé une jeune femme. Les médias polonais ont rapidement découvert qu’il était admirateur du tueur en série de fiction Hannibal Lecter.

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Les télévisions polonaises ont diffusé plusieurs photos de ce bibliothécaire, un grand brun au visage doux et souriant, sans antécédents judiciaires ou psychiatriques connus. Sa fiche Europol précise que Kajetan Poznanski mesure entre 1,80 et 1,85 m, qu’il est maigre et qu’il a les yeux noirs.

Avec une épée de samouraï

Sa victime est une jeune professeure de langue, Katarzyna J., 30 ans, qui était censée lui donner un cours d’italien chez elle le 3 février. C’est là qu’elle avait été tuée et dépecée avec une épée de samouraï. Le suspect aurait ensuite transporté le corps chez lui en prenant un taxi, puis mis le feu à son appartement avant de disparaître. Ce sont les pompiers qui ont découvert les restes de la jeune femme, le corps dans un sac de voyage et, dans une autre pièce, la tête dans un sac à dos.

Le Dauphine

Grégory Marouz Jugé pour des viols et des violences sur ses ex-compagnes

Aujourd’hui et vendredi, Grégory Marouz, un habitant de Baix en Ardèche, âgé de 40 ans, comparaît devant la cour d’assises de la Drôme, accusé de viols et de violences sur trois de ses ex-compagnes.

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L’affaire éclata en 2011 lorsque sa compagne, qui venait de le quitter, l’accusa de violences et de viols un soir du mois d’août. Ce soir-là, alors qu’il avait trop bu, la jeune femme avait accepté d’aller le chercher chez des amis pour le ramener chez lui.

Pendant l’instruction, deux autres des ex-compagnes de l’accusé entendues pour évoquer sa personnalité racontèrent les agressions dont elles avaient fait l’objet, décrivant un homme violent lorsqu’il avait bu et maladivement jaloux.

Ainsi l’une d’elles l’accusa-t-elle de s’être introduit chez elle un soir de 2009 et de l’avoir violée. L’autre le mit aussi en cause, soutenant qu’elle avait subi des actes sexuels contraints.

Telles sont les graves accusations sur lesquelles Grégory Marouz devra s’expliquer pendant ces trois journées de procès. Trois jours pendant lesquels il sera défendu par Me Alain Fort.

Le Dauphine

« Je suis désolé monsieur mais vous n’êtes pas français… »

« Je suis désolé monsieur mais vous n’êtes pas français… ». C’est ce que lui a répondu le greffier en chef le jour où il a demandé un certificat de nationalité française. Une histoire “kafkaïenne” survenue au Grenoblois Rachid Soltani qui n’était plus français de 1963 à 2000.

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Si, à soixante ans tout rond, Rachid Soltani est inconsolable, c’est parce que l’administration française lui a froidement joué un tour de passe-passe dont elle a parfois le secret.

Il est né à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) le 29 janvier 1956. Ses parents, divorcés un an après sa naissance, ont quitté l’Algérie encore française pour se rendre en métropole. Dès l’âge de quatre ans, sa mère, qui avait la garde exclusive de ses trois enfants, lui fit sa première pièce d’identité française et, à la suite de l’indépendance de l’Algérie, elle opta pour la nationalité française. Rachid grandit sans avoir connu son père dont il sait juste qu’il avait combattu auprès de la France lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les poches vides, mais le cœur empli d’espoir pour son pays, Rachid devança son appel à l’armée pour une préparation militaire et intégra le premier régiment des parachutistes. « J’étais fier comme un coq de servir mon pays », dit-il. Sans oublier ce fâcheux épisode où son adjudant-chef l’apostropha ainsi : « Eh l’Arabe, viens ici ! »

En 1975, il entra au CHU de Grenoble pour y faire le ménage. Reprenant alors le chemin de l’apprentissage, il empocha le diplôme d’aide soignant avant d’être titularisé de la fonction publique. Entre-temps, il épousa Annie, qui lui donnera deux fils.

Un jour de l’année 1999, afin de faire son passeport, il se rendit au tribunal d’instance de Grenoble pour formuler une demande de certificat de nationalité française. Après avoir examiné sa situation, le greffier en chef lui dit : “Je suis désolé monsieur, mais je ne peux pas vous le délivrer, vous n’êtes pas français”.

Français depuis l’an 2000 !

Pendant des mois, il remua ciel et terre, frappa à toutes les portes, y compris celles du ministère de la Justice et de l’Élysée, saisit un avocat. Le tribunal de grande instance de Grenoble finit par lui délivrer le certificat de nationalité française qui a pris effet en 2000 ! Il ne devenait français qu’à partir de l’année 2000 ! Inconcevable pour lui.

« Si, entre 1963 et 2000, on m’a déchu de ma nationalité, j’étais donc apatride, puisque je n’ai pas d’autre pays, je n’ai jamais eu aucun lien avec l’Algérie. » Désormais, le jeune retraité a le temps et il veut le consacrer à laver son honneur. « Je veux rencontrer François Hollande pour lui raconter mon histoire et pour lui dire qu’il se trompe avec la déchéance de nationalité. Je ne le fais pas pour moi, mais pour mes enfants, pour les jeunes que l’on continue de rejeter. »

Le Dauphine

Noël rejugé pour enlèvement, séquestration et extorsion

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C’est une affaire toulousaine qui sera jugée en appel par la cour d’assises du Tarn, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à vendredi. Noël Pommies, 36 ans, d’Auch, condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration et extorsion avec arme ,a fait appel de la décision de la cour d’assises de la Haute-Garonne. Flavien Valeri, 25 ans, de Lavaur, accusé de complicité d’extorsion avec une arme, avait été acquitté par la même cour d’assises. Mais le parquet général a fait appel. C’est pourquoi on le retrouve aux côtés de Noël Pommies.

Le 17 janvier 2012, un individu, visage dissimulé par un bas, pénètre dans une maison d’habitation avec un fusil. Il ligote le père de famille et son fils de 10 ans. Il en voulait à l’argent du magasin Intermarché de Buzet-sur-Tarn que le père de famille gère avec son épouse. Lorsque cette dernière arrive, l’agresseur se fait conduire au magasin où il s’empare d’une somme de 5 000 à 7 000 €.

La Depeche

Gaëtan condamné à du sursis pour des violences contre des élèves de 8 à 10 ans

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Veste fashion bleu marine, cheveux gominés, Gaëtan, 21 ans, qui était poursuivi pour des violences contre cinq élèves de 8 à 10 ans durant son activité de surveillant à l’école de Saint-Hilaire, ne manquait pas d’aplomb face aux juges du tribunal correctionnel. «Je ne conteste pas certaines violences mais le reste oui», assurait le Montalbanais qui a été depuis la découverte des faits en janvier 2015, immédiatement suspendu de ses fonctions.

«Des coups de règles sur les doigts, prise de soumission, pincement dans le cou, cheveux tirés mais aussi des coups de pied, des insultes, des doigts d’honneur, et j’en passe…», tonnait Me Stremoouhoff qui assurait la défense des parties civiles de cette affaire.

Revenant sur les présumés sévices du jeune pion, Me Stremoouhoff évoquait même l‘utilisation d’un adhésif sur la bouche d’élèves indisciplinés.

Une pertinente plaidoirie, qui faisait mouche auprès de la présidente du tribunal Nicole Bergougnan, qui ne relaxait pas l’accusé au bénéfice du doute comme l’avait plaidé la défense, mais à un maigre mois de prison avec sursis. Une peine assortie d’une interdiction de travailler auprès de mineurs pendant 5 ans.

La Depeche

Alain Finkielkraut accuse Wiam Berhouma d’ « antisémitisme »

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Vendredi 5 février, Alain Finkielkraut est revenu pour la première fois sur les attaques de la professeure d’anglais. Invité de Natacha Polony dans Polonium sur Paris Première, l’académicien a estimé avoir été victime d’acharnement de la part de Wiam Berhouma. «Le débat avec Cohn-Bendit a été très cordial, à mon grand étonnement et puis une jeune femme a parlé. Elle a dit que j’étais raciste, islamophobe, que ma pensée était vaseuse, approximative, que j’étais un pseudo intellectuel et elle m’a invité à me taire», a-t-il débuté. Considérant que l’enseignante n’a pas été victime de racisme, le philosophe s’est alors demandé «pourquoi la République suscite-t-elle tant de haine chez ceux qui devraient éprouver au contraire un sentiment de gratitude».

«Tout ça n’est pas très net, a ajouté Alain Finkielkraut. Cette jeune femme, je l’ai appris sur Internet, avait manifesté le 31 octobre dans le cadre d’une journée de la dignité. Et le slogan était “1, 2 et 3 intifada, nous sommes des enfants de Gaza”. On hurlait des noms, le mien notamment et la foule répondait: “Finkielkraut, ta race!”. Cette jeune femme, en s’en prenant aux intellectuels islamophobes, a donné trois noms: Éric Zemmour, Bernard-Henri Levy et moi. C’est absolument clair que c’est une volonté antisémitisme

Néanmoins, Alain Finkielkraut ne regrette pas son passage dans Des paroles et des actes et n’incrimine pas non plus l’animateur et le producteur. «David Pujadas était très gêné et je pense qu’il a lui-même été dépassé, a confié l’académicien. […] Le producteur m’a dit qu’elle les a roulés dans la farine, qu’elle s’était présentée comme une jeune professeure d’anglais qui disait que mes propos pouvaient provoquer le trouble, que je ne me rendais pas compte. Donc aussi bien lui que David Pujadas se sont sentis piégés et ils étaient désolés de ce qu’il s’est passé.

Le Figaro

Agressions sexuelles de 2 touristes slaves : Sébastien emprisonné 8 ans après les faits

Plus de huit ans après les faits, commis le 1er août 2007 à Saint-Tropez, Sébastien Roux, un commercial de 31 ans, a été arrêté hier à la barre du tribunal correctionnel de Draguignan, qui venait de décerner contre lui un mandat de dépôt.

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Condamné à trois ans de prison ferme, le jeune homme n’avait pas fait une seule journée de détention provisoire, dans une affaire qu’il niait, et qui avait démarré au criminel, pour viol et tentative de viol. Il avait alors 23 ans.

Au fil des ans, au moins trois juges d’instruction se sont ainsi succédé sur ce dossier, ouvert en 2010, et concernant à l’origine trois séries d’atteintes sexuelles sur des jeunes filles à Saint-Tropez.

Le mode opératoire d’un agresseur très violent, qui attaquait les jeunes filles sortant de boîtes de nuit, avait conduit à les rapprocher.

L’enquête avait rebondi deux ans plus tard. Les prélèvements réalisés sous les ongles de deux victimes et sur le slip de l’une d’elles, ont donné un ADN partiel, qui a matché au fichier national avec l’empreinte génétique de Sébastien Roux.

La preuve scientifique de l’ADN était difficile à contourner pour Sébastien Roux, dans les agressions sexuelles de deux jeunes vacancières biélorusses, qui venaient de rentrer dans leur appartement de location le 1er août 2007.

Le tribunal a effectivement relaxé le jeune homme dans la seconde affaire. Mais il a retenu sa culpabilité dans les agressions sexuelles des deux touristes slaves. Et ordonné qu’il soit incarcéré sur le champ.

Var Matin

 

«Les Innocentes» : un film sur le calvaire des nonnes violées par des soldats russes

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Pour réaliser Les InnocentesAnne Fontaine s’est inspirée de faits historiques : dans la Pologne de 1945, une jeune interne française apporte son savoir et sa compassion à des nonnes violées et mises enceintes par des soldats russes. Après avoir fait face à la brutalité, elles doivent affontrer une situation qui les dépasse. Les mots « solidarité féminine » s’incarnent en la personne de la magnifique Lou de Laâge, « une actrice d’une grâce et d’une cinégénie exceptionnelles ».

20 Minutes

Discriminés par l’Etat suédois, les autochtones (Samis) se battent pour leurs droits

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Il aura fallu des dizaines d’années de revendications et de pétitions pour que les habitants du petit village de Girjas, à l’intérieur du cercle arctique, regagnent le droit officiel de chasser et pêcher à proximité de leur zone de vie. Cette communauté de Samis (aussi appelés Lapons en français), un peuple autochtone originaire du nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, ainsi que de la presqu’île russe de Kola, était privée de ses droits fonciers depuis 1993.

Bien que la décision ne concerne qu’une minuscule aire géographique, elle revêt un poids symbolique tout particulier en Suède où la question des droits des Samis n’est clairement pas une priorité« Nous espérons maintenant que ce verdict influencera les politiques concernant les Samis de Suède, ce qui demeurait l’objectif principal », a ainsi déclaré Åsa Larsson Blind, la vice-présidente du Conseil parlementaire sami, le corps représentatif des Samis de Suède, de Norvège, de Finlande et de Russie.

Si ce n’est que l’année dernière que les tribunaux suédois se sont finalement saisis de l’affaire, l’Association des Samis de Suède aura lutté bec et ongles contre Stockholm pendant près de 30 ans afin de faire valoir ses demandes en matière de droits fonciers.

Une prise de position à l’origine d’une importante polémique. Un collectif de 59 universitaires, dont des ethnographes et des anthropologues du Centre de recherche sami de l’université Umeå, ont notamment publié l’été dernier une lettre ouverte dans laquelle ils condamnaient l’usage d’une « rhétorique raciste » révélant « une surprenante ignorance de la situation historique ».

À l’annonce du verdict, Larsson Blind s’est déclarée éminemment soulagée que la cour de justice suédoise de Gällivare ne se soit pas laissée influencer par le « discours colonial » des représentants de l’État. De leur côté, les avocats de l’État suédois envisageraient de faire appel de cette décision.

The Guardian

Des espions russes envoyés en Syrie pour infiltrer l’EI, affirme Kadyrov

Des espions originaires de la république russe de Tchétchénie sont envoyés en Syrie pour infiltrer l’organisation Etat islamique et aider l’aviation russe à bombarder les jihadistes, a affirmé l’homme fort de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov.

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« Il est temps de parler de ceux qui, depuis le terrain, assurent au péril de leur vie le succès de l’aviation russe », annonce la chaîne publique russe Rossiya 1 dans un reportage sur Ramzan Kadyrov qui doit être diffusé dans son intégralité mercredi soir mais dont un extrait est déjà disponible.

Le reportage montre ensuite le président tchétchène dans un camp d’entraînement de forces spéciales en Tchétchénie. Selon Rossiya 1, M. Kadyrov affirme avoir envoyé ses « meilleurs hommes » en Syrie pour infiltrer les bases de l’organisation jihadiste.

Ce réseau d’agents rassemble des informations sur le nombre et l’identité des combattants de l’EI et aide à identifier les cibles pour l’aviation russe, qui a entamé une campagne de bombardements aériens en Syrie le 30 septembre.

« Malheureusement, nous avons des pertes. Mais ils savaient où ils allaient. Ils y sont allés pour que nous puissions ensuite vivre paisiblement sur le territoire de la république de Tchétchénie et dans la Russie dans son ensemble », déclare le président tchétchène.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer la véracité des affirmations du président tchétchène sur l’envoi de Tchétchènes, donc citoyens russes.

« Aucun d’entre eux n’est soldat de l’armée russe ou agent du ministère de l’Intérieur », a assuré cette source, confirmant que ces Tchétchènes se « faisaient passer pour des partisans de l’EI ».

En décembre, l’organisation jihadiste avait diffusé la vidéo de l’exécution d’un homme présenté comme un Russe tchétchéne travaillant pour les services secrets russes. M. Kadyrov avait à l’époque nié qu’il s’agissait d’un espion.

Environ 2.900 Russes, pour la plupart originaires des instables républiques du Caucase, combattent dans les rangs de l’EI en Syrie et en Irak, selon les services de renseignement russes.

L’Orient Le Jour

La déchéance de nationalité des français de naissance déjà applicable depuis 1945

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Il est déjà possible de déchoir de la nationalité des djihadistes français de naissance, plaident plusieurs juristes et spécialistes de droit. Et les textes qui le permettent ont été appliqués de nombreuses fois depuis 1945.

C’est une information qui est passée presque inaperçue pendant des jours dans le débat sur la déchéance de nationalité: oui, il est déjà possible de déchoir des Français de naissance, point n’est besoin de voter une nouvelle loi, et a fortiori une loi constitutionnelle, affirment plusieurs juristes et spécialistes de la nationalité. Il a été souvent répété, au contraire, qu’on ne peut pas déchoir de leur nationalité des Français de naissance, mais seulement des Français qui ont acquis la nationalité française. Et il a été aussi dit et répété que de telles déchéances n’ont plus été opérées depuis Vichy. Ces deux informations ne sont pas strictement vraies si l’on en croit les travaux de Jules Lepoutre, doctorant en droit public à l’université de Lille, qui a fouillé les archives du droit de la nationalité.

Des déchéances de nationalité ont bien été prononcées pour des Français de naissance, du moins si l’on entend par déchéance de nationalité les trois critères suivants, explique le chercheur: une privation de la nationalité, à titre de sanction et à l’initiative de l’autorité publique. Entre 1949 et 1967, environ 523 déchéances de personnes de nationalité française ont été prononcées, parmi lesquelles on trouve «de nombreux Français de naissance», même si ces derniers n’étaient pas majoritaires.

Débat focalisé sur l’article 25 du code civil

Pourquoi les a-t-on oubliées? Pourquoi ces déchéances de nationalité ne sont-elles jamais citées? Et pourquoi affirme-t-on, alors, qu’on ne peut pas déchoir des Français de naissance?

Parce que d’une part, explique Jules Lepoutre, ces déchéances là n’ont pas été appelées «déchéance de nationalité». On les nommait «libérations d’office des liens d’allégeance».

Il existe d’autres articles du Code civil permettant de déchoir de la nationalité, particulièrement l’article 23-7, affirme Jules Lepoutre.

Déchoir un djihadiste prendrait «quinze jours»

Comme Jules Lepoutre, l’historien spécialiste de la nationalité Patrick Weil, qui a signé avec ce dernier une tribune dans Le Monde et une autre dans Libération, juge également que «même si cette disposition n’a plus été utilisée par la suite, elle reste présente dans notre droit».

Les deux chercheurs citent un texte du Conseil d’Etat du  20 mars 1964 et avancent que l’institution «a dégagé des situations dans lesquelles le défaut de loyalisme de l’individu peut être retenu pour le priver de sa nationalité, par exemple « l’entretien avec des organismes […] étrangers de relations incompatibles avec sa qualité de citoyen français »», un défaut de loyalisme qui «s’applique à n’en pas douter au Français qui se comporte comme un terroriste au service de Daech» et permettrait peut-être même de ne rien changer du tout à la loi.

Des conclusions auxquelles aboutit aussi le magistrat Charles Prats dans Le Figaro, qui affirme qu’on peut actuellement déchoir de sa nationalité un djihadiste en quinze jours:

«Le droit permet aujourd’hui de retirer la nationalité française à tous les individus prêtant leur concours d’une manière ou d’une autre à Daech, qu’ils soient binationaux ou seulement français. Et ce, sans même qu’il n’y ait besoin d’une condamnation judiciaire pour acte de terrorisme.»

Slate

Un acteur interdit d’embarquer à cause de son turban sikh

L’acteur indo-américain Waris Ahluwalia n’a pas pu monter à bord de son avion car les agents de sécurité de la compagnie aérienne AeroMexico lui ont interdit l’accès à son vol à cause de son turban sikh, à Mexico, ce lundi.

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Les Sikhs aussi souffrent d’amalgame avec les Islamistes. Waris Ahluwalia a décidé d’utiliser sa notoriété pour dénoncer le racisme ordinaire dont il a été victime à l’aéroport de Mexico, ce lundi. L’acteur indo-américain de 42 ans, connu pour ses apparitions dans les films de Wes Anderson (À bord du Darjeeling LimitedThe Grand Budapest Hotel) a témoigné sur son compte Instagram, suivi par plus de 18.000 abonnés.

« Ce matin à Mexico on m’a dit que je ne pouvais pas embarquer pour mon vol AeroMexico en direction de New York à cause de mon turban. #LaPeurEstUneOccasiondEduquer #DroitsdelHomme #Dignité #AimerSansPeur », a-t-il posté en anglais, cachant sa barbe avec son billet portant la mention Secondary Security Screening Selection signe qu’il devait subir une fouille approfondie.

L’Express

 

Ajaccio : Des pins abattus pour faire un blocus aux députés européens du FN

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Afin de mettre en place un blocus pour éviter aux députés européens du FN de rejoindre leur séminaire, des pins ont été coupés sur la route de l’aéroport d’Ajaccio.

Des chariots de l’aéroport ont également été positionnés sur la route. Pourtant les deux cars du groupe ENL ont pu rejoindre leur hôtel sur la rive Sud d’Ajaccio.

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Corse Matin