« Le FN fait pire que les autres » : près de 200 élus frontistes déchirent leur carte

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C’est un phénomène suffisamment significatif pour que la direction du FN s’en inquiète : depuis des mois, de nombreux élus « bleu marine » des dernières municipales, départementales ou régionales, quittent le parti. A Nanterre, une mission vient d’ailleurs d’être diligentée pour diagnostiquer l’étendue de ces départs.

Aujourd’hui, le FN compte près de 1.600 élus municipaux, 358 conseillers régionaux, 62 conseillers départementaux et 27 parlementaires (députés européens, deux députés et deux sénateurs).

Combien sont-ils à avoir rendu leur carte ? Combien de défections ? Certains évoquent jusqu’à 15% d’élus qui auraient rendu leur carte. « Maximum 8 à 10% », jauge Jean-Lin Lacapelle, le secrétaire national aux fédérations et à l’implantation. Cela pourrait donc concerner entre 160 et 200 élus sur un total de plus de 2.000. Un chiffre non négligeable !

« Tout ce que le FN reproche aux autres partis, il le fait en pire ! », soupire Jean-Jacques Guitard, qui démissionne en septembre 2015 avant de rejoindre l’ennemi juré du FN : la Ligue du Sud de Jacques Bompard.

L’Obs

Jan Jambon compare la traque des terroristes avec les caches des juifs en 40-45

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– Il y a eu l’épisode de votre démission. Puis, plusieurs polémiques où vous avez été mis en cause : l’affirmation qu’une partie significative de la communauté musulmane avait dansé lors des attentats, la comparaison de la traque des terroristes avec les caches des juifs en 40-45… Vous regrettez certains f aits, certains propos ?

Jan Jambon : « Je ne renie rien de ce que j’ai dit ou fait. En tout cas sur le fond du message… Sur la forme, je reconnais que j’aurais pu être plus prudent avec la comparaison. Mais c’est évident que je n’ai jamais comparé un juif de 40-45 à un terroriste, hein ? »

Sud Info

L’Allemagne pourrait mettre un terme à son «soutien inconditionnel à Israël»

Des fuites provenant de hauts fonctionnaires du gouvernement allemand révèlent une certaine irritation quant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, dont les consignes sont de moins en moins suivies par Berlin.

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Selon le célèbre hebdomadaire allemand Der Spiegel, plusieurs officiels allemands, issus des deux partis dirigeants, le Parti social-démocrate (SPD) et l’Union chrétienne-démocrate, considèrent que le Premier ministre d’Israël «instrumentalise» l’amitié de Berlin à ses propres fins.

La chancelière, elle, avait déjà affirmé comprendre «pourquoi le Président [de l’Autorité Palestinienne Mahmoud] Abbas saisit sans arrêt le Conseil de Sécurité», à l’occasion d’une rencontre avec le dirigeant palestinien.

Le journal affirme qu’un signe important de changement est le refus du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Frank-Walter Steinmeier, de se plier à la demande de Netanyahou, qui lui avait demandé d’exprimer une objection à un document publié par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne critiquant la construction de colonies juives en Cisjordanie.

Le dirigeant israélien aurait en effet lancé «Je compte sur toi» à Steinmeier, après s’être entretenu avec lui par téléphone.

Mais cela n’aurait pas empêché le ministre d’apporter son soutien et celui de l’Allemagne au document, qui affirme que «les colonies sont illégales en vertu de la loi internationale, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre impossible la solution à deux Etats».

RT

Eurovision: les Palestiniens protestent contre l’interdiction de leur drapeau

Les Palestiniens ont réclamé samedi les excuses des organisateurs de l’Eurovision, déjà sous le feu de vives critiques après la fuite d’un document évoquant l’interdiction de drapeaux comme celui du Pays basque ou de la Palestine.

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Dans une lettre adressée à Jean-Paul Philippot, le patron de l’Union européenne de radio-télévision (UER) dont l’AFP a obtenu une copie, Saëb Erakat, le numéro deux de l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP), dénonce une « décision honteuse, totalement partiale et inacceptable », exigeant « son annulation immédiate ». 

M. Erakat appelle en outre l’UER à « s’excuser auprès de la Palestine et des millions de Palestiniens à travers le monde ». Il ajoute encore que le concours de chant se tient cette année en Suède, le premier pays occidental de l’Union européenne à avoir reconnu l’Etat de Palestine.

Le sujet de l’Eurovision est d’autant plus sensible pour les Palestiniens qu’Israël, pays extra-européen, participe chaque année à ce concours de chant.

« La politique en termes de drapeaux ne vise aucun territoire ou organisation (…) », avait expliqué un porte-parole des organisateurs à l’AFP.

Seuls sont autorisés les drapeaux d’Etats membres des Nations unies – la Palestine y a le statut d’Etat observateur -, l’étendard arc-en-ciel des homosexuels et celui de l’Union européenne. Les emblèmes régionaux ou d’Etats fédérés, tout comme ceux contenant des messages commerciaux ou religieux ne sont pas permis.

Le document évoquant des exemples concrets et suscitant la polémique a cependant été retiré.

Le Parisien

Violence en réunion : Contraintes allégées pour un ex-leader du bloc identitaire

Hier après-midi, Matthieu Clique, 27 ans, ex-figure locale de l’extrême droite toulousaine (Bloc Identitaire) s’est présenté devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Sac à dos en main, passeport dans la poche arrière de son pantalon et déjà prêt à partir, l’ancien étudiant toulousain était pressé de comparaître devant le tribunal.

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En novembre 2012, Matthieu Clique, avait été libéré de prison après la violente bagarre d’Arnaud -Bernard où la victime s’est retrouvée hémiplégique.  Mis en examen pour violence en réunion, il avait été placé en détention provisoire fin juin 2012.

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, ce garçon de 23 ans à l’époque aurait participé à une rixe dans le quartier Arnaud-Bernard. Il est soupçonné d’avoir donné un violent coup de pied à un étudiant chilien qui a gardé de très graves séquelles.

«Il nie être l’auteur de ce coup de pied», avait indiqué son avocat à l’origine de sa libération, Me Pierre-Marie Bonneau. Matthieu Clique avait été interpellé fin juin à Bollène, dans le Vaucluse. Il travaillait au service communication de cette commune dirigée par Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud).

La Depeche

« Sales arabes, sales bougnoules » des harkis déposent plainte pour insultes racistes

Depuis plusieurs semaines, les harkis campent devant la préfecture pour «faire valoir leurs droits». Une habitante excédée aurait complètement dérapé lundi.

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Les harkis sont en colère. Rien de neuf sous le soleil diront certains après des semaines de campement au square de l’Arget. Et c’est loin d’être fini. Leur combat pour faire appliquer la loi de 2010 sur les emplois réservés aux enfants de harkis (au même titre que les pensionnés de guerre civils, militaires et les personnes assimilées, leur conjoint survivant, leurs orphelins et leurs enfants ainsi que les militaires en activité ou libérés depuis moins de trois ans) se poursuit. Mais pas forcément sur le front que l’on attendait.
Lundi, deux des membres du campement ont expliqué avoir essuyé des insultes racistes de la part d’une mère de famille révoltée par leur présence. «On buvait le café vers 17 h 30 lorsqu’une dame d’environ 30 ans, avec son petit garçon, nous a interpellés de manière agressive pour nous demander quand est-ce qu’on dégagerait, raconte Abdallah.

On a essayé de dialoguer, de ne pas rentrer dans son jeu et de lui expliquer que le parc restait accessible. Des enfants jouaient d’ailleurs à ce moment-là… Mais elle a fini par nous arracher la banderole, nous insulter de sales Arabes et de bougnoules avant de faire le salut nazi à plusieurs reprises.»

«Très rapidement», deux agents des renseignements territoriaux, puis des policiers, étaient sur place. Après un contrôle d’identité et un rappel à l’ordre, la dame est rentrée chez elle, non loin de là. «Je suis chez moi plus que vous ! Vous êtes indignes du drapeau français !», aurait-elle proféré. «Elle a touché à notre dignité», souffle Abdallah.

L’affaire n’est pas anodine même si elle «n’illustre en rien l’état d’esprit de la population fuxéenne», rappelle Ronan Boilot, le sous-préfet qui a été informé de l’incident. «Je souhaite être vigilant sur toute insulte à caractère racial. Si ces propos sont avérés, une plainte doit être déposée. Ça me paraît cohérent vu l’émotion et la nature des insultes. Mais sur le fond, ça reste un micro-événement d’une personne exaspérée même si ce n’est absolument pas excusable ni acceptable.»

Avec Messaoud, Abdallah a bien déposé plainte. La procédure est en cours. Pour rappel, une personne proférant une insulte raciste peut être punie jusqu’à 6 mois de prison et 22 500 € d’amende. S’il s’agit d’une diffamation (qui porte atteinte à l’honneur) publique, c’est jusqu’à un an de prison et/ou 45 000 € d’amende.

La Depeche

 

Jacques, esclave pendant 30 ans, Gérard, son maître condamné à du sursis

Dans les Cévennes, une famille d’agriculteurs faisait travailler gratuitement un homme, allant jusqu’à lui ponctionner ses prestations sociales. Le mari a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis.

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Un matelas en mousse moisie. Un toit en tôle. Des murs et un sol en planches. Une ampoule au plafond. Et un tas graisseux de haillons pour seule garde-robe. C’est dans ce taudis de 3 mètres sur 3, sans eau ni chauffage, que Jacques passait ses nuits. Il avait 42 ans quand il s’est pour la première fois couché sur ce grabat humide ; il y a dormi jusqu’à ses 71 ans, sans draps, sans rien, avec pour seul compagnon un vieux réveille-matin, détail sordide, quand on sait que Jacques vivait ici, sur le terrain de la famille André, pour travailler chaque jour de l’année, du matin au soir. Il ne s’agissait donc pas de traînailler au lit… Quand il est parti d’ici, après trente ans de labeur, le dos de Jacques formait presque une équerre. Son compte en banque, lui, affichait une platitude totale : 1,48 euro d’économies. Le reste avait disparu dans la poche du couple André.

A Saint-Florent-sur-Auzonnet, le village cévenol dans lequel cette histoire d’esclavage moderne s’est écrite durant toutes ces années, personne n’a réalisé que Jacques, un brave gars simple et sans malice, était exploité par Gérard André.

La tranquille exploitation de cet homme va s’interrompre en mars 2014 : pour la seconde fois, Jacques est hospitalisé, il souffre d’un œdème pulmonaire. Paul-Michel Gaultier, un voisin,  va lui rendre visite. Jacques lui confie alors ce curieux secret : «Il ne faut pas que je dise que je vis dans la petite maison en bois.» Intrigué, le voisin décide d’aller voir cette maison en l’absence des André. «En découvrant ce taudis, j’ai compris que j’avais fait une grave erreur d’appréciation sur mes voisins : je n’avais pas affaire à la famille Groseille mais aux Thénardier. J’ai vomi en rentrant chez moi.»

Entre-temps, à l’hôpital, Jacques est interrogé sur sa situation administrative. Ne parvenant à obtenir aucune réponse claire, notamment sur ses revenus, une autre assistante sociale, celle de l’hôpital, commence à suspecter un vrai problème concernant ce patient squelettique qui a englouti trois plateaux-repas dès son arrivée. Un signalement est transmis au procureur. L’enquête va révéler que le RSA et la petite pension d’invalidité de Jacques sont retirés chaque mois, en liquide, par les André.

«Pendant trente ans, ils ont utilisé leur procuration pour ponctionner tous les revenus de Jacques, soit environ 850 euros par mois, tout en laissant un euro pour ne pas clôturer le compte, détaille Lionel Marzials, avocat de la victime. Pendant toutes ces années, Jacques n’a touché aucun salaire, et n’a pas fait un seul acte d’achat. Tous ses courriers administratifs ainsi que ses papiers d’identité étaient détenus par le couple André

Face aux gendarmes, Gérard André, 76 ans, ne se démonte pas. Non, la cabane n’est pas insalubre. D’ailleurs, il s’agit «d’une dépendance». De toute manière, c’est «mieux que sous un pont». L’hygiène ? Jacques n’avait qu’à faire ses besoins dans le jardin, «naturellement», «comme dans l’ancien temps».

Libe

Corse : un incendie ravage une salle de prière musulmane, la piste criminelle privilégiée

Un incendie a eu lieu samedi à l’aube dans une salle de prière musulmane à Ajaccio, en Corse-du-Sud.

BFM

 

Condamné pour viol, un prêtre nommé à la tête de « sept clochers » dans le diocèse de Toulouse

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En 2005, le prêtre Dominique Spina est condamné à quatre ans de prison ferme pour le viol d’un lycéen de 16 ans dont il était le directeur de conscience.

Sous la responsabilité de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, ce prêtre exerce aujourd’hui un ministère important, à la tête de sept clochers dans le diocèse de Toulouse. À l’encontre de la position affichée récemment par l’Église de France.

 

Mediapart

Israël bloque la reconstruction de GAZA

L’aide à la reconstruction de logements pour plus d’un millier de familles de la bande de Gaza est suspendue en raison du manque de matériaux, ont indiqué vendredi les Nations unies, Israël bloquant les arrivées de ciment. Israël a suspendu les importations de ciment dans la bande de Gaza au début du mois en affirmant qu’une partie de ce ciment avait été détourné.

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Cette interdiction a provoqué une telle pénurie que la plupart des travaux de reconstruction de logements détruits durant la guerre avec Israël ont été interrompus, a affirmé le bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires.

« Les organisations qui fournissent une aide ont dû suspendre leur contribution financière pour la réparation de logements de plus de 1370 familles en raison de la rareté (du ciment) et des fortes hausses des prix », a ajouté cet organisme dans un communiqué. « De plus, les paiements pour 1550 familles qui devaient commencer à reconstruire ont été retardés à la suite du manque de ciment disponible », a également indiqué l’ONU.

Le Figaro

«Hitler avait raison » « sale noir » « sale bougnoule » Stéphane condamné à 3 mois ferme pour racisme

Ces mots avaient retenti le 1er décembre 2015 au commissariat d’Arras : « Ta mère est une juive. Hitler avait raison. Heil Hitler ! » À la barre du tribunal correctionnel d’Arras, mardi, le prévenu soutenait que c’est l’alcool qui lui avait fait tenir de tels propos.

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ll « ne boi(t) plus depuis huit ans, du coup… » Le mélange whisky et cannabis aura peut-être été trop raide. Le problème, c’est que Stéphane Codevelle, Arrageois de 33 ans, déjà condamné dix fois, a prononcé pas mal d’autres injures, ce soir-là, quand les policiers sont intervenus chez lui pour des violences conjugales. Il avait d’ailleurs été jugé aussitôt après pour ces faits-là, et placé en détention jusqu’en novembre prochain.

Quand les officiers de police ont voulu l’interpeller, il s’est violemment débattu, mais pas seulement : « Lâchez-moi, je vais vous tuer, je suis Daech, je vais baiser vos femmes », leur avait-il lancé, avant de tenir des propos également racistes en garde à vue, traitant l’officier de police judiciaire en poste ce soir-là de « sale noir » et « sale bougnoule ».

« Il a même des amis blacks »

Mardi, il comparaissait donc pour injure publique envers un particulier en raison de sa race ou origine, ainsi que pour apologie d’un acte de terrorisme et pour apologie d’un crime de guerre. Par chance pour lui, cette dernière mention a été écartée, le délai de prescription n’était que de trois mois !

Stéphane Codevelle a été condamné à trois mois de prison ferme. Le Parquet en avait requis quatre.

La Voix Du Nord

Les Français victimes de racisme en Suisse

 

Catherine Meurisse était l’invitée de l’émission de LCI, ce jeudi à l’occasion de la sortie de son livre « la légèreté ». La dessinatrice de Charlie Hebdo a écrit cette bande-dessinée pour se reconstruire après les attentats. « Le 7 janvier, on a basculé, j’étais démolie, ce livre me permet de les faire revivre un petit peu », témoigne la jeune femme.

En 1918, l’armée américaine demandait aux Français d’être racistes avec les soldats noirs

La différence entre l’accueil des Français et la ségrégation imposée par les lois Jim Crow aux États-Unis inquiétait les officiers blancs américains.

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Dans une circulaire publiée en 1919 par William Edward Burghardt Du Bois –un historien et sociologue militant pour les droits civiques– dans le magazine de la NAACP, un agent de liaison français conseille les officiers sur la façon de gérer les troupes noires américaines.

Le memo, signé par le lieutenant-colonel Jean-Louis Albert Linard, fait part des inquiétudes de l’Amérique blanche sur le traitement «familier et indulgent» que reçoivent les officiers et soldats en France. Selon l’archiviste Benjamin Doizelet, l’officier français n’est pas vraiment l’auteur de ce document, dicté par les autorités américaines.

À l’époque, des unités de soldats noirs américains étaient affectées en France aux côtés des troupes françaises. Les Français étaient généralement accueillants, en les intégrant socialement. La différence entre ses conditions et la ségrégation imposée par les lois Jim Crow aux États-Unis inquiétait les officiers et soldats blancs américains, qui ont tenté par de nombreuses façons de recréer des séparations raciales: en placardant des affiches «Réservé aux blancs» dans les bases militaires, en imposant des couvre-feu et en édictant d’autres réglementations pour que les soldats noirs restent dans le rang.

Accusations de viol et de lâcheté

Pendant la Première Guerre mondiale, des rumeurs racistes selon lesquelles les soldats noirs n’étaient pas assez performants et qu’ils représentaient un danger pour les femmes françaises circulaient en abondance. L’enquête menée par William Edward Burghardt Du Bois était justement en partie sensée réfuter ces allégations.

Dans L’Encyclopédie de l’histoire afro-américaine, l’historien Cary De Cordova Wintz écrit que Du Bois «a conclu que les noirs étaient souvent dirigés par des officiers et sous-officiers blancs racistes qui assuraient un mauvais leadership et envoyaient des troupes mal équipées sur le champ de bataille, puis se défendaient en reportant la faute sur les troupes noires».

L’historien ajoute que Robert Russa Moton, à l’époque directeur adjoint de l’institut Tuskegee ­—un établissement d’enseignement afro-américain en Alabama—, s’est rendu en France en 1918 pour enquêter sur les comportements des troupes noires, et «a constaté que les accusations de viols et de lâcheté [portées à l’encontre des soldats noirs] faisaient l’objet d’une sérieuse exagération».

Slate

Les sympathisants du FN sont plus malheureux que les autres, selon un sondage

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Les Français sont-ils heureux ? Pour tenter de répondre à cette question, la Fabrique Spinoza et l’institut de sondage Think ont mené une étude dans laquelle ils ont interrogé 1 000 personnes. Les résultats de cet « indicateur trimestriel du bonheur des Français » ont été publiés vendredi 29 avril.

72% des Français veulent que le bonheur devienne une préoccupation politique majeure

L’étude porte sur 47 questions, auxquelles les sondés répondent selon une note de 0 à 10. Le sondage s’intéresse alors à trois dimensions : l’environnement perçu, le fonctionnement de l’individu, le bonheur exprimé.

Les résultats montrent, entre autres, que les sympathisants du Front nationalsont les plus malheureux en France« En moyenne, leur indicateur du bonheur se situe à 5,7/10 », en dessous de la moyenne française de 5,9/10. Les sympathisants des autres partis politiques se situent entre 6,1/10 et 6,2/10. Par ailleurs, 72% des Français réclament que le bonheur devienne une préoccupation politique majeure.

France TV

Vague de racisme et d’Islamophobie au sein de la STIB après les attentats de Bruxelles

Le directeur-général de la Stib s’est fendu d’une vidéo pour condamner les propos déplacés et racistes de certains collaborateurs.

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L’attitude des agents de la Stib lors des attentats du 22 mars a été saluée par la direction de la société des transports bruxellois ainsi que le gouvernement régional. Les collaborateurs présents au moment du drame ont réagi de manière exemplaire et la majorité des agents ont répondu à l’appel de la direction leur demandant de reprendre rapidement le volant pour permettre aux citoyens de regagner leur domicile. Plus tard, les stibiens ont déclaré, dans une lettre ouverte émouvante, être « unis dans la douleur mais déjà debout contre la haine et la terreur ».

Malheureusement, les tragiques événements du 22 mars n’ont visiblement pas permis de rapprocher l’ensemble des travailleurs de la Stib. Il nous revient, au contraire, que les attentats de Bruxelles ont suscité une déferlante raciste au sein de la société de transport public. Une série de messages à caractère raciste ont été postés sur les réseaux sociaux.

À tel point que le directeur-général Brieuc de Meeûs s’est fendu d’un message vidéo diffusé sur l’intranet de la Stib pour tenter de mettre un terme à ces dérapages.

« Malheureusement, il m’a été rapporté que certains de nos collègues, indignes d’être des nôtres, ont eu des propos complètement déplacés, discriminants, voire racistes, notamment sur les réseaux sociaux. De tels propos, de tels actes sont intolérables: je ne les accepterai jamais. Et je vous le dis, cela ne restera pas sans conséquences », prévient le CEO dans une vidéo adressée à l’ensemble du personnel début avril.

Même si la fermeté des propos du CEO a permis d’apaiser les esprits, certains travailleurs ne digèrent pas les déclarations racistes de leurs collègues« Pour certaines personnes, les attentats ont servi d’exutoire. Cela a libéré une parole de haine nocive et dangereuse qui était déjà présente depuis longtemps, mais en sourdine. Les discours islamophobes font d’autant plus mal qu’on a quand même un collègue du métro qui a perdu sa femme, une musulmane », rappelle un délégué syndical qui déplore que les auteurs de propos racistes n’aient pas été plus lourdement sanctionnés.

La Libre