Trump: Pointer l’islam du doigt et idéaliser le christianisme est une abjecte hypocrisie

Évoquant les nombreuses félicitations qu’il a reçues après le massacre d’Orlando pour avoir eu raison sur l’islamisme radical, Donald Trump a une nouvelle fois insisté sur le fait que ce qui a tué des gens au Pulse n’était pas un fusil d’assaut, mais l’islamisme radical, parce qu’au dernier étage de la Trump Tower, ça ne peut pas être les deux.

tumphate.jpg

Le monde de Donald Trump est en effet binaire. C’est tout l’un ou tout l’autre. Soit c’est un fusil d’assaut qui tue, soit l’islamisme radical, mais pas les deux. Dans ce monde, une seule religion peut être mauvaise et par conséquent, le christianisme c’est le bien et l’islam, c’est le mal. Le christianisme est pacifique et l’islam est violent. Le christianisme est tolérant et l’islam intolérant. Tous deux ne peuvent être que tout l’un ou tout l’autre, un schéma immuable et gravé dans le marbre en terme de comportements de leurs fidèles respectifs.

Cette vision du monde est partagée par des gens qui soutiennent Trump comme par d’autres, qui ne le soutiennent pas. En termes religieux, nous pourrions qualifier cette vision de «manichéenne», une vision binaire entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal. Mais il convient de se souvenir que ce terme a été à l’origine utilisé pour décrire une religion dont l’influence s’étendait de la Perse jusqu’à l’Afrique de l’Est et du Nord romaines au IIIe siècle après Jésus-Christ, une religion qui a fortement influencé les premiers chrétiens.

Si «manichéen» a aujourd’hui une connotation négative, c’est parce que le manichéisme a été considéré comme une hérésie par l’Église catholique, et qui devait donc être éradiquée du monde chrétien. Et de la manière la plus brutale qui soit: les adeptes de la vision manichéenne du christianisme virent tous leurs biens confisqués et furent mis à mort, même s’ils s’étaient convertis à la vraie foi chrétienne, pour peu qu’ils aient conservé des liens avec des manichéens. Même Saint-Augustin appela à des persécutions les plus énergiques à leur endroit.

Le christianisme, une religion d’amour?

La raison pour laquelle je vous parle des manichéens, c’est que je suis lasse d’entendre Bill Maher et Donald Trump expliquer que l’islam est intrinsèquement violent. Je suis plus lasse encore d’entendre affirmer que le christianisme est intrinsèquement pacifique. J’ai assisté maintes fois à ce genre de débat, et même lors d’une soirée où Laura Ingraham demandait aux autres participants de lever les mains s’ils pensaient que l’islam était une religion morbide. La plupart des convives (conservateurs sur le plan politique) levèrent les mains avant de m’expliquer en long en large et en travers comment, à l’inverse de l’islam, le christianisme était intrinsèquement une religion d’amour.

L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Si ces affaires ne sont que des perversions du christianisme, comme certains l’affirment, ou l’effet du hasard, alors pourquoi ne pas étendre ce mode de pensée jusqu’à la conquête du Proche-Orient par les musulmans ou, oserai-je la comparaison, à Daech? Il n’est pas possible d’un côté de s’appuyer sur des exemples historiques pour affirmer qu’une religion est intrinsèquement violente et balayer ensuite d’un revers de la main les exemples équivalents dans l’histoire du christianisme en affirmant qu’ils ne sont que l’exception qui confirme la règle.

Les Croisades sont, aujourd’hui encore, une plaie ouverte au sein du monde musulman, mais il est également facile d’oublier les massacres commis par les croisés contre les Juifs d’Europe. De manière répétée, en traversant l’Europe pour se rendre en Terre sainte, les croisés ont massacré les Juifs sur leur passage. Ils les réunissaient dans des synagogues avant d’y mettre le feu. Les croisés ont tué tant de Juifs au nom de la foi chrétienne que les Croisades ont porté le coup démographique le plus terrible à la communauté juive d’Europe avant l’Holocauste. Un Holocauste qui, rappelons-le gentiment au passage, s’est déroulé il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe chrétienne et civilisée.

Une histoire récente

Si vous ne croyez pas ce que je vous raconte sur la brutale répression des chrétiens manichéens, lisez donc ce passage qui lui est consacré dans l’encyclopédie catholique (une publication qui «chronique les accomplissements des artistes, éducateurs, poètes, scientifiques et hommes d’action catholiques dans leurs différentes provinces»). L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Lorsque Martin Luther eut l’idée d’afficher ses thèses sur la porte d’une église, donnant involontairement naissance à une nouvelle forme de christianisme, il en résulta des centaines d’années de guerre ouverte ou larvée entre chrétiens, chacun répandant sans compter le sang des autres en étant fermement convaincu d’être les plus fidèles à la parole du Christ. Il ne s’agit pas d’une histoire ancienne: les violences entre protestants et catholiques ont continué d’ensanglanter l’Irlande chrétienne jusqu’à la fin du XXe siècle.

«L’islam radical est anti-femme, anti-gay et anti-Américain, a déclaré Donald Trump le 13 juin dernier. Je refuse de laisser l’Amérique devenir un endroit où les gays, les chrétiens et les juifs sont la cible des persécutions et des intimidations de la part d’islamistes radicaux qui prêchent la haine et la violence.»

Trump tente ainsi de démontrer que les adeptes de l’islam radical (quels qu’ils soient) seraient si mal à l’aise face à ceux qui ne partagent pas leur foi qu’ils ne pourraient pas faire autrement que de se montrer violent contre eux. L’islam radical peut, en effet, ressembler à cela, et même davantage, mais le bilan du christianisme n’est pas meilleur.

Persécutions et intimidiation

Prenons par exemple l’inquiétude formulée par Trump de voir les juifs «devenir la cible de persécutions et d’intimidation». Voilà qui est fort émouvant, mais au cours des 2.000 dernières années, avant que des pays musulmans ne se mettent à expulser leurs populations juives en 1948 après l’occupation de la Palestine, les juifs ont été les cibles constantes de persécutions et intimidations –pour le dire gentiment– de la part des chrétiens.

Dans les pays musulmans, la vie quotidienne des juifs, qui faisaient certes face à de nombreuses restrictions, devaient porter des vêtements particuliers et faisaient face à des flambées sporadiques de violence, était bien moins sanglante que dans l’Occident chrétien civilisé. Il y a tant d’exemples que le pourrais mentionner –des chrétiens massacrant des juifs accusés d’être responsables de la peste; le fait que le mot ghetto vienne des quartiers fermés dans lesquels les juifs étaient contraints de vivre à Venise au Moyen-Âge; les pogroms durant lesquels l’Église Orthodoxe russe encourageait ses ouailles à massacrer les juifs incroyants.

Je pourrais vous parler des phénomènes modernes, comme ce troll pro Trump, qui me désigne régulièrement comme «assassin du Christ»

Et si, à votre goût, nous remontons un peu trop loin dans l’histoire, pensez donc au mois de juillet 1988, millénaire de la conversion de la Russie: Moscou bruissait de rumeurs évoquant la possibilité d’un pogrom pour célébrer l’avènement du christianisme en Russie et que la police donnait les adresses des Juifs. (C’est cette année-là que ma famille a décidé de fuir la Sainte Russie.)

Et si Trump s’inquiète de voir les Juifs victimes de persécutions de la part de «prêcheurs islamistes radicaux», ce n’est pas des musulmans radicaux que j’ai peur aux États-Unis, en tant que juive. Certes, le monde musulman peut déborder de haine et d’antisémitisme, mais la haine et l’antisémitisme que je subis quotidiennement ne vient pas des musulmans. Ils viennent des supporters blancs et chrétiens de Trump.

Je souhaiterais donc plutôt le voir se préoccuper de la persécution de journalistes juifs par ses propres soutiens, dont certains mélangent sans complexes les symboles chrétiens, les références au white power et des menaces violentes dans leurs communications. Mais Trump ne règle pas ce problème, et ne les désavoue certainement pas. Il a même affirmé n’avoir «aucun message» à leur adresser. Il ne s’intéresse qu’aux musulmans radicaux.

Regarder Trump et la droite chrétienne montrer du doigt l’homophobie de l’Islam est proprement renversant. Si une communauté de ce pays a démontré son opposition aux gays, c’est bien celle des chrétiens conservateurs qui, depuis des décennies, diffusent leur haine des gays.

L’appel à la haine

Un pasteur chrétien que l’on a beaucoup vu aux côtés de Bobby Jindal, Mike Huckabee et Ted Cruz a ainsi déclaré récemment que, selon la Bible, les homosexuels «méritent la peine capitale».

Et pourtant, juste après le massacre d’Orlando, certains Chrétiens ont pris soin de nous dire ce qu’ils pensaient de ces gays tués au Pulse. Un prêcheur chrétien a ainsi posté un sermon vidéo dans lequel il s’est réjoui du massacre d’Orlando en déclarant notamment que «la bonne nouvelle, ce que l’on compte désormais 50 pédophiles de moins dans ce monde car, vous savez, ces homosexuels sont une bande de pervers abjects et de pédophiles».

Nous avons également eu droit aux très ardents American Christians qui tracent un lien explicite entre christianisme et armes à feu, qui s’achètent des armes sans compter tout en vouant une immense admiration aux belliqueux sarrasins. Dans les faits, la violence et l’intolérance dont les chrétiens conservateurs font preuve, non seulement à l’égard des éléments les plus radicaux, mais à l’encontre de tous les adeptes d’une religion, ressemble aussi étrangement que fortement au type de violence et d’intolérance dont ils accusent les Musulmans de faire preuve.

Mi-juin, nous avons «fêté» le triste anniversaire du massacre commis par Dylann Roof, qui massacrait neuf personnes au milieu d’un cours d’étude de la Bible à Charleston, en Caroline du Sud. Avant qu’il ne commette son crime, il avait rédigé un manifeste déclarant son allégeance à la cause des suprémacistes blancs et désigné le Council of Conservative Citizens, qui affirme adhérer aux «valeurs et croyances chrétiennes» comme une source majeure d’inspiration et d’information. Selon certains, Roof venait d’une famille qui se rendait régulièrement à l’Église et se rendait dans des camps d’été chrétiens. Roof a-t-il tué ses coreligionnaires parce qu’il était dérangé ou parce que le Christianisme est violent?

 

Un peu de nuance!

Aucune religion n’est intrinsèquement violente. Aucune religion n’est intrinsèquement pacifique. Les religions, toutes les religions, sont avant tout une question d’interprétation et c’est souvent de cette interprétation que peut naitre la beauté ou la laideur – ou, le plus souvent, pour peu que nous soyons assez mûrs pour émettre des pensées nuancées, quelque chose entre les deux?

Slate

Mort d’Adam Traoré: 22 secondes sur TF1/dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

Adama traoré

En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu. Et non, je n’avais pas rêvé. Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.

Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine. Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”. Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.

Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise. Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça. Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.

Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu. Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille? La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.

Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes. Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien. Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.

Lire la suite sur Bondy Blog

« Il te baise hein ton copain, pédé » Un couple gay pris à parti par des policiers de la BAC

Victor et Maxime rentrent de soirée quand ils tombent sur 3 policiers en civils sur les nerfs. Quand les fonctionnaires découvrent qu’ils sont gays, les commentaires homophobes fusent.

tweet-insultes-homophobes

Place de la République – Ce jeudi 21 juillet, peu après minuit Victor et Maxime, scooter à l’arrêt, attendent que le feu passe au vert. Juste derrière eux, les occupants d’une voiture s’excitent sur deux cyclistes. « Ils leur hurlaient dessus, alors j’ai crié “ta gueule” », raconte Victor qui connaît l’un des hommes à vélo. En se retournant Maxime, son copain, aperçoit un flingue accroché sur le torse d’un des automobilistes. Il comprend qu’il a affaire à des policiers en civil. Le jeune trentenaire rentre la tête dans les épaules, « en espérant qu’ils laissent passer ». Le feu passe au vert. Le scoot démarre. Gyrophare.

Les trois pandores jaillissent du véhicule. Ils séparent le couple. S’en suit un contrôle musclé mais, au départ, dans les règles. « Comment tu oses m’insulter ?! » Le couple fait profil bas. C’est quand l’un des agents interroge Victor, sur les liens qui unissent les deux jeunes, que tout aurait basculé :

« Il m’a demandé si c’était mon frère, je lui ai dit que non, c’était mon copain. »

Les bleus ouvrent alors les vannes :

« Pédé ! »

« Il te défonce ton copain ? »

« Tu le suces ? »

Les agents demandent à Victor de mettre les mains derrière le dos. L’étudiant de 18 ans est « tétanisé » :

« Ils étaient bouillants. Je baissais les yeux et je n’osais pas répondre. »

Ils menacent de le coller 72 heures en garde à vue. S’en suit une fouille au corps appuyée. « Ils faisaient exprès de me faire mal. » L’un des agents presse violemment le plexus de Victor au point de lui « couper la respiration ». Les deux hommes sont alors dos à dos. Maxime n’assiste pas à la scène mais il entend les insultes. Lui aussi aurait eu droit à un traitement salé :

« L’un des policiers m’a dit “si vous étiez des loulous dans les cités, ça ne se serait pas passé comme ça, vous seriez morts. Mais vous êtes des petits bobos parisiens…” »

Signalement à l’IGPN

Après une poignée de minutes, Victor signale la profession de son copain : collaborateur de l’adjoint au maire communiste Ian Brossat. Changement de ton. « Ils sentaient qu’ils avaient déconné et ils tentaient de minimiser la situation », rembobine Victor. Au bout de quelques minutes, l’escadron décolle. Comme si de rien n’était.

Maxime et Victor comptent signaler auprès de l’IGPN – la police des polices – le comportement des trois policiers, sans trop d’espoir quant aux suites possibles. « Ils n’avaient pas de matricule et dans cette situation on n’a pas pensé à relever la plaque d’immatriculation », détaille Maxime.

Un peu plus tard, Victor a fait en 3 tweets, un récit très bref de sa soirée :

« En réaction j’ai reçu une vingtaine de messages homophobes et insultant. J’ai dû bloquer plusieurs comptes. »

Street Presse

Caen : un homme frappé et menacé de mort pour une cigarette par Jason Cordonnier

189769.jpg

Les faits remontent au vendredi 27 mai 2016. Il est environ 18 heures, un jeune homme est assis sur la pelouse du château de Caen (Calvados). Un individu, visiblement éméché, s’approche et lui demande une cigarette. Devant son refus, les insultes et les menaces se mettent à fuser. « Je vais te tuer, fils de p… ! Je vais te péter la gueule ! » A la suite de quoi, il l’empoigne par les cheveux, et, aidé par un comparse, lui donne des coups de poing dans le visage et sur le corps.

Le prévenu aux abonnés absents

Jason Cordonnier, âgé de 25 ans, n’a pas donné suite à la convocation du tribunal de grande instance de Caen (Calvados). Il a donc été jugé en son absence pourviolence en état d’ivresse manifeste.

La victime, souffrant de douleurs cervicales et musculaires, a dû être soignée par un kiné. Lors de l’enquête, le prévenu admettra simplement avoir agi sur le coup de la colère.

« Six pages de mentions à son casier judiciaire »

« Dix-sept mentions, soit six pages à son casier judiciaire », soupire la présidente, avant d’en entamer la lecture : vols en réunion, recels, trafic de stupéfiants, extorsion par violence, menaces, violence alcoolisée, violence à l’encontre d’un chargé de mission publique (celui-ci ayant été jugé par le tribunal pour enfant).

Le procureur ajoute que le prévenu est très connu des tribunaux pour de la violence gratuite. Trois mois de prison ferme sont requis. Le parquet suivra cette sentence y ajoutant la révocation de 15 jours de sursis. Il devra en outre verser 1500 euros de dommages et intérêts à la victime.

Tendance Ouest

Violences #EURO2016 : 3 sympathisants d’extrême droite condamnés a Nice

Le 11 juin, veille du match Irlande du Nord-Pologne, une bagarre avait éclaté devant un pub du Vieux-Nice.  3 supporters niçois ont été condamnés à des peines de prison, de 4 et 8 mois, pour s’être battus avec des irlandais. Ils ont été remis en liberté avec bracelet électronique. La bagarre de 2mn30 était survenue le samedi 11 juin vers 22h00 devant un pub irlandais du Vieux-Nice, à la veille d’un match opposant à Nice l’Irlande-du-Nord à la Pologne.

Elle s’était déroulée quelques heures après de très violentes échauffourées à Marseille entre supporters anglais et russes.A l’issue d’une audience de cinq heures, un supporter a été relaxé. Trois autres -placés en détention provisoire après la bagarre- ont été reconnus coupables de « violences volontaires en réunion« . Deux hommes de 23 ans –fichés à l’adolescence pour leur participation à des mouvements  d’extrême droite radicaux- ont été condamnés à 4 mois de prison.

Un troisième supporter âgé de 26 ans -membre officiel des « ultras de la Populaire Sud » (principal groupe de supporteurs niçois)- a écopé de 8 mois de prison avec une charge supplémentaire, sa participation à un « groupement en vue de la préparation de violences et de destructions ».

France 3

Institut de civilisation musulmane: les identitaires envahissent violemment le conseil de Lyon

Alors que se discutait lors du conseil de la Métropole de Lyon le projet de financement de 1 million d’euros dédié à l’Institut français de civilisation musulmane, une quinzaine de fauteurs de troubles de Génération identitaire sont venus perturber les débats ce lundi soir.

Aux cris de « non non non à l’islamisation. On va tous vous dénoncer auprès de vos électeurs parce que vous financer les musulmans ».

Les élus, subjugués, ont assisté à cette manifestion durant de longues minutes avant l’évacuation des fauteurs de trouble. Ces derniers se trouvaient dans le box des spectateurs, à quelques mètres de Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon.

L’IFCM est dans la lignée de l’institut du monde arabe de Paris. Ce projet, dans les cartons depuis 1983, suscite de vives protestations depuis que le président de le régions Auvergne-Rhône-Alpes ,Laurent Wauquiez, ait refusé une subvention de 1 million d’euros au prétexte que l’IFCM bénéficiait de financements de l’Algérie et de l’Arabie Saoudite.

Or, ces fonds étrangers sont de l’ordre d’un million d’euros, soit l’équivalent de la subvention refusée de la Région.

Pour rappel, le Département du Rhône avait aussi refusé de subventionner l’IFCM à hauteur d’un million d’euros.

Gérard Collomb a rappelé que ceux qui se disent identitaires « ne connaissent pas l’histoire de Lyon. Le premier évêque de Lyon, Saint Pothin, était d’Asie Mineure, Saint Irenée et Saint Blandine de Smyrne ».

Lyon Mag

Salérans: Le camp d’été de l’organisation identitaire « Jeune nation » interdit par le prefet

100_0250

Prévu du 11 au 17 juillet dans un village des Hautes-Alpes, le rassemblement du groupe « Jeune nation », une émanation de L’oeuvre française et des Jeunesses nationalistes, a été interdit.

« Jeune nation » a en effet été relancé en 2013 par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac après la dissolution de leurs deux groupuscules L’œuvre française et des Jeunesses nationalistes. Alexandre Gabriac a été condamné en juin dernier, à deux mois de prison ferme pour avoir organisé une manifestation interdite à Paris. 

BFM TV

Des supporters portugais agressés aux cris de « La France aux français » et « Portugais dehors »

agression racisme anti portugais portugal haine dégueulasse france supporters

La soirée était promise intense. Elle le fut en émotions durant l’ultime matche et ses prolongations. Et comme l’on pouvait s’y attendre, l’euphorie des supporters de l’équipe de France fut inexistante à l’issue du coup de sifflet final. La victoire du Portugal a provoqué une profonde blessure. Une blessure de rage pour certains supporters des Bleus qui ont montré qu’ils avaient le « sang chaud ».

Alors que les premières voitures arborant le drapeau vert et rouge pénétraient en ville, les esprits se sont échauffés le long de la rue de la Xavée. Certains supporters portugais furent bloqués par des barrières (celles du chantier près du Volontaire). Un peu plus loin, la « DS 3 » de deux jeunes femmes fut immobilisée à son tour et fortement secouée. Un supporter français est monté sur le capot et le toit de la voiture. D’autres supporters de l’équipe de France ce sont couchés sur la chaussée, bloquant ainsi les supporters portugais.

Des slogans comme « La France aux français » ou « Portugais dehors » ont été scandés. Au coin de la rue , quatre jeunes filles qui arboraient le drapeau de la victoire se sont fait traiter de « pucelles de chiottes ». Pas très élégant de la part d’une partie des supporters des Bleus qui se sont ainsi montrés mauvais perdants. L’on pourrait aussi écrire « c’est pas très sport tout cela ».

Remiremont Info



Nancy : des supporters portugais injuriés et gazés par une cinquantaine d’ultras français

Les spectateurs vibrent à l’unisson, commentent le match et vident des verres qui ne sont pas remplis que de jus de fruit. A quelques mètres de là, sur la place Stan, l’atmosphère est nettement plus feutrée. Pas de télévision en terrasse. Les clients sont plus âgés et plus calmes. C’est presque une soirée ordinaire. Seuls les cris qui proviennent des rues proches permettent de se rappeler que la finale de l’Euro est en train de se jouer.

Et puis arrive la 109e minute. Eder marque et assomme l’équipe de France. Ainsi que ces supporters. A Nancy, au coup de sifflet final, la déception est énorme. Les spectateurs quittent les bars et filent vers la place Stan. Ils laissent derrière eux des rues jonchées de détritus.

Au milieu des bouteilles cassées, des canettes écrasées et des verres en plastique, les fans des Bleus avancent comme des zombies. Traumatisés par la défaite. KO debout.

Très vite, des slogans anti-portugais retentissent. Rien que des mots. Au départ tout du moins. L’arrivée d’un supporter portugais sur la place Stan ne suscite en effet aucune réaction hostile. Il est tout seul avec son maillot de la Seleçao. Et circule sans problème.

Mais quelques minutes plus tard, les choses se corsent lorsqu’une centaine de ses compatriotes débarquent avec des drapeaux. La plupart sont en famille et l’ambiance est bonne enfant. Mais ils tombent sur une cinquantaine d’ultras français, bien décidés à jouer les prolongations. Ils injurient les supporters portugais et vont jusqu’à sortir des bombes lacrymogènes pour les gazer.

Vosges Matin


Saint-Brieuc. Un homme écroué après avoir volé un drapeau à un Portugais

Les Portugais klaxonnent, rient, chantent. Soudain, un premier jeune homme éméché arrache le drapeau rouge et vert qu’un Portugais agite à sa fenêtre. Il part en courant en cachant l’objet du vol sous son pull noir.

Un autre homme mal intentionné fait la même chose. Une supportrice portugaise, assise sur la fenêtre de la voiture, agite son drapeau. Le Briochin de 28 ans lui l’arrache. La voiture s’arrête net. Le conducteur et deux femmes sortent et lui courent après. Deux policiers en civil foncent pour éviter la bagarre et calmer le jeu. En vain.

Lorsque les policiers veulent contrôler le supporter français, ils subissent des insultes. Le voleur tente de fuir. Il est finalement plaqué au sol et menotté place du Chai, devant un restaurant, dans une ambiance hostile de fin de soirée, avec beaucoup de personnes alcoolisées. Il tente de porter des coups aux forces de l’ordre. L’homme ivre est conduit au commissariat, où il est placé en cellule de dégrisement.

Il a été déféré hier, puis jugé dans la foulée, selon la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, pour outrage et rébellion. Il a été écroué pour quatre jours et condamné à une peine de six mois qu’il effectuera sous bracelet électronique.

Ouest France


Le DJ et producteur français Merzo a provoqué l’indignation de la communauté portugaise dimanche soir sur Facebook, après la victoire de Cristiano Ronaldo et de toute son équipe.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football Merzo DJ

Le post, qui a rapidement été effacé, fait une analogie aux milliers de Portugais qui ont émigré en France pour effectuer des tâches peu gratifiantes telles que la construction civile. Merzo montre ainsi un énorme manque de respect et de mépris envers le peuple portugais et en particulier envers les immigrants.

Minute News


Canada : un entraîneur du club de l’Impact de Montréal congédié après des propos racistes

L’Impact de Montréal a mis un terme au contrat de Mathieu Rufié, qui était l’entraîneur de l’équipe U14 au sein de l’Académie de l’équipe, en raison des propos racistes qu’il a tenus sur Facebook à la suite de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, dimanche.

Rufié avait décrit les Portugais comme des «fils de carreleur», affirmant que «sans leurs danseuses, ils ressemblent à rien ces maçons».

Dans un communiqué, l’Impact s’est dissocié entièrement «de ce genre de propos qui vont à l’encontre des valeurs fondamentales du club et de l’Académie». L’organisation a aussi qualifié les déclarations de «totalement inacceptables».

La Presse

Mathias et Kenny condamnés à de la prison pour avoir «massacré» un prêtre dans son logement

C’est un habitant d’Heudicourt de 22 ans qui dans la nuit du au 5 juin dernier avait « massacré » le père Olivier Lemesle. L’agresseur est aujourd’hui en prison.

25382-160606182542935-01-630x0.jpg

Encore sous le choc de la sauvage agression dont il a été victime, le père Lemesle a étouffé un sanglot mais n’est pas parvenu à prononcer un mot devant le tribunal qui jugeait son agresseur.

Lorsque le jugement tombe, il n’est toujours pas possible de savoir pourquoi le prévenu s’est acharné avec une violence inouïe sur un prêtre des Andelys. Kenny D., un habitant d’Heudicourt de 22 ans, ne connaissait absolument pas le père Olivier Lemesle. Il ne lui a rien volé. En pleine nuit, il a frappé à la porte du logement du prêtre uniquement pour le « massacrer ».

Sur le banc des victimes, l’ecclésiastique ne comprend toujours pas, lui non plus, le terrible calvaire dont il essaye de se remettre : fractures de l’orbite et du nez, cinq côtes brisées, un pneumothorax, autant de blessures qui lui ont valu huit jours d’hospitalisation et 21 jours d’ITT A l’évocation de l’agression, le père Lemesle étouffe un sanglot, mais il ne parvient pas à prononcer un mot devant le tribunal. Il laisse le soin à Me Kamal Bacha, qui l’assiste, de décrire ce qu’il a enduré le 4 juin dernier vers 5 heures du matin.

Kenny D. était accompagné de son beau-frère, Mathias L., 22 ans également , domicilié à Etrépagny, qui est également jugé dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Les deux individus ont alors forcé la porte du centre paroissial. « Je cherchais de l’argent à voler, je croyais que c’était une école », prétend Kenny D. Il s’est en réalité retrouvé dans une chapelle. Un décor qui n’a pas dû trop le dépayser, car il confie… avoir été enfant de chœur pendant deux ans. Au passage, il aurait d’ailleurs allumé deux cierges… En tout cas, toute éducation religieuse oubliée, ça ne l’a pas empêché de continuer à fouiller les lieux.

Soulignant « la gravité et la lâcheté » de l’agression qui lui est reprochée, elle réclame donc une peine de dix-huit mois de prison dont un an ferme contre Kenny D. C’est la sanction que retient le tribunal en la complétant par un mandat de dépôt qui mène directement le prévenu à la maison d’arrêt. Quant à son complice, il est condamné à quinze mois de prison avec sursis.

L’Impartial

Marc, Nicolas,Laurent condamnés pour l’agression de l’ex miss France chez ses beaux-parents

Chloe-Mortaud-Miss-France-2009.jpg

« J’allais me recoucher quand soudain j’ai été éblouie par une torche électrique. Je me suis jetée à terre pour me protéger. Mes cris ont réveillé mon compagnon. Puis, je suis allée récupérer mon bébé et je me suis enfermée pour appeler les secours. » C’est en ces termes que Chloé Mortaud, Miss France 2009, a raconté aux enquêteurs l’agression dont elle a été victime dans la maison de ses beaux-parents à Barbizon, le 10 juin 2014. Le mannequin y séjournait avec son mari, Romain, et son fils, âgé de quelques mois.

Pour ces faits, trois hommes ont été jugés jeudi par le tribunal correctionnel. Marc*, Nicolas*, et Laurent* ont été condamnés respectivement à quatre, cinq et sept ans de prison avec maintien en détention. Une peine conforme aux réquisitions du procureur de la République. Les trois hommes ont aussi été condamnés à verser 22 000 € aux parties civiles, qui réclamaient 120 000 €.

De l’ADN présent sur des objets oubliés sur place a permis de les confondre à partir d’octobre 2014. Mais au cours du procès, de nombreuses allusions ont été faites à une autre personne mise en cause récemment, un gendarme, suspecté d’avoir fourni le plan, les renseignements sur la famille et l’endroit où se trouvait la clé. « Le choix a été fait de clôturer le dossier pour ces trois hommes. Une enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale est en cours pour cette tierce personne », a précisé le président du tribunal.

Son mari se défend avec des couteaux de cuisine

Le jour de l’agression, alors que tout le monde dormait, les parents de Romain avaient reçu la visite d’un homme armé dans leur chambre. Le grand-père de 67 ans s’était battu avec lui dans les escaliers. Parallèlement, deux autres personnes étaient entrées dans la chambre du jeune couple. Romain, après avoir repoussé ses agresseurs, était venu prêter main-forte à son père, avec des couteaux de cuisine. Père et fils avaient réussi à mettre en fuite le dernier homme et à lui retirer sa cagoule.

Nicolas, l’homme au fusil, a reconnu sa participation au cours de sa détention. De l’adhésif avait été retrouvé dans son sac de sport, laissant supposer que les voleurs auraient pu séquestrer la famille pour obtenir l’argent. « Je ne veux pas que mon client prenne pour tous, y compris les absents », a martelé son conseil, Me Laurent Charreton. Marc, présenté comme le guetteur, avait également avoué dans la foulée. Enfin Laurent, le seul dont le casier faisait état de condamnations pour vol, a toujours nié les faits.

Le Parisien

Belgique : Alcoolisé , John tente d’égorger Karim avec un tesson de bouteille

 

beer-bottle

Un grave incident s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi, au Marché-aux-Herbes à Mons. Un Montois, Karim M, a été tailladé à la gorge. Apparemment, c’est un autre homme, John, qui l’a attaqué avec un tesson de bouteille. Fortement blessé, Karim a été emmené à l’hôpital. Il est intubé et sous perfusions, mais ses jours ne sont plus en danger. Son agresseur a été arrêté.

On a évité le pire, dans la nuit de dimanche à lundi. Les faits se sont apparemment produits à l’extérieur des bars. John H a attaqué Karim M, un travailleur dans l’horeca bien connu à Mons.

D’après nos informations, c’est avec un tesson de bouteille qu’il a tenté d’égorger sa victime. Acte volontaire ou non, l’agresseur a été arrêté. Il est passé devant le juge d’instruction et se trouve actuellement en prison. De son côté, la victime l’a échappé belle. Karim M. a été emmené à l’hôpital. Il s’y trouvait toujours ce mardi, au service réanimation.

La Province

 

Mort de Clément Méric: Le parquet de Paris demande un procès aux assises pour quatre skinheads

6397720-exclusif-clement-meric-la-video-de-l-agression-decryptee

Vers un procès pour quatre skinheads. Trois ans après la mort du militant antifasciste Clément Méric, en juin 2013, le parquet de Paris a demandé le renvoi aux assises de quatre hommes mis en examen, a révélé l’AFP ce jeudi.

Deux des mis en examen, Esteban Morillo et Samuel Dufour, sont plus directement visés, car le parquet demande leur renvoi pour avoir frappé l’étudiant et pour avoir causé sa mort sans intention de la donner. Il appartient maintenant aux juges d’instruction de décider d’ordonner un procès.

Un symbole pour les « antifas »

L’enquête judiciaire s’était achevée en mars. Quatre skinheads avaient été mis en examen, dont pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’assises, et deux autres pour violences.

La mort de Clément Méric, 18 ans, devenu un symbole pour les « antifas », avait causé un vif émoi, faisant resurgir le spectre des violences de l’extrême droite, à l’époque où des groupuscules causaient déjà des incidents lors des manifestations contre le mariage homosexuel.

20 Minutes

New York : 2 ados musulmans agressés sans raison près d’une mosquée

Deux adolescents musulmans ont été violemment agressés devant une mosquée de Brooklyn (New York) dimanche matin. Selon le directeur de la Mosquée, l’agresseur hurlait « Sales terroristes » durant les faits.

«Ils ont vu une voiture suspecte garée à l’extérieur de notre entrée », explique Mohamed Bahe, directeur de la mosquée. Ils ont regardé la voiture, en essayant de comprendre ce qui se passait à l’intérieur. Ils ont vu une femme et ils ont demandé si elle avait besoin d’aide. Puis tout d’un coup, un homme est arrivé en courant et les a frappés. »

M. Baha dit que les gens sont sortis de la mosquée et ont provoqué la fuite de l’agresseur.

Une des victimes a subi une commotion cérébrale à la suite de l’attaque.

Cette agression est à rapprocher d’autres visant des citoyens musulmans ces derniers temps aux Etats-Unis, rappellent nos confrères.

Sud Info

Il agresse un employé et lui demande s’il est «en règle sur le territoire français»

498211634_B977645285Z.1_20160122122357_000_GMR61PGM1.1-0

Le 9 mai, à 18h15, à Caen, un employé du discount l’Idol sort de son travail. C’est alors qu’un homme, indiscutablement ivre, l’interpelle sur le trottoir en lui tenant des propos incohérents : « Tout ça c’est à cause du 11 septembre ! Juifs ! Franc-maçons ! » Le jeune homme lui demande de partir, mais loin d’obtempérer, l’homme lui lance un coup de pied. Voulant le frapper de nouveau, il perd à ce moment l’équilibre et tombe lourdement en arrière.

« Êtes-vous bien en règle sur le territoire français ? »

Face à l’agressivité de l’individu, l’employé le maintient au sol en attendant la police. Mais l’autre l’invective encore : « Êtes-vous bien en règle sur le territoire français ? » L’homme, âgé de 44 ans, ne s’est pas présenté au tribunal de grande instance de Caen, le mercredi 29 juin, lors de son jugement pour violence en état d’ivresse manifeste.

« Ivre mort, moi ? Ce n’est pas possible ! »

Lors de l’enquête, il conteste formellement les faits : « Ivre mort, moi ? Ce n’est pas possible ! » Il n’admet pas d’avantage avoir pu être violent, bien au contraire, certificat médical à l’appui, il accuse l’employé de l’avoir agressé… coups de boule, tentative d’étranglement, coups divers… Il porte effectivement des ecchymoses multiples.

Mais des témoins corroborent l’agressivité et l’état alcoolisé du prévenu : « Il ne tenait plus debout et tombait sans arrêt, d’où ses blessures, de plus il a vivement résisté à la police. » Son casier judiciaire prouve que les faits de violence ne lui sont pas inconnus. Il est condamné à un mois de prison avec sursis assorti de 18 mois de mise à l’épreuve et à 300 euros d’amende.

Tendance Ouest

Angleterre : une musulmane victime d’une agression raciste à Leyton #Brexit

La musulmane Adil Cemile, 23 ans, a été victime d’une agression raciste à Leyton en Angleterre.

5778b753dd337.jpg

Selon un article de Standard.co.uk, un quarantenaire employant des expressions racistes a cassé les vitres de la femme musulmane avec un levier.

Le suspect a ensuite essayé d’attaquer un taximan somalien.

Il a ensuite été intercepté par un agent de sécurité avant d’être placé en garde-à-vue par la police qui est arrivé sur les lieux.

Les attaques racistes avaient connu une hausse après le Brexit.

Selon un rapport rendu public par le Conseil national des chefs de police, une hausse a été observée dans les crimes de haine contre les migrants au cours des quatre jours qui ont suivi l’annonce des résultats du référendum, par rapport au mois précédent.

Les Polonais et les musulmans sont les plus exposés aux agressions.

Une expression raciste avait été écrite sur le mut du Centre culturel polonais dans le quartier Hammersmith à Londres et une note avait été déposée dans la boite aux lettres d’une famille polonaise à Huntington près de Cambridge sur laquelle on pouvait lire « Nous quittons l’UE, il n’y a plus de place pour les parasites polonais ».

Le Conseil des musulmans britanniques a annoncé avoir signalé d’innombrables crimes dont des propos haineux et insultes dans les rues ou sur internet après l’obtention des résultats du référendum.

Le Conseil a appelé les leaders politiques et ONG à une action urgente contre la division et la polarisation qui ont vu le jour après le référendum.

TRT