«Sale p***. Je vais te péter les dents» Jérémy menace et agresse une gendarme

Lors d’une précédente condamnation, le multirécidiviste havrais avait insulté et menacé une gendarme. Il tente de s’expliquer, ardemment.

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Déjà condamné pour des tirs d’arme à feu en pleine rue, Jérémy est surtout connu de la justice pour une flopée de home-jackings. Sa levée d’écrou est prévue pour 2021. Il a encore été jugé au Havre pour ses vols le 8 février dernier. C’est là qu’il a outragé et menacé une gendarme.

La gendarme lui ordonne de s’arrêter là. « Sale p***. Je vais te péter les dents », lui répond notamment le prévenu.

La juge prononce deux mois ferme et 150 € de dommages-intérêts. «Avec toutes les amendes que j’ai déjà, je pense que je ne pourrais jamais payer. J’en ai trop, trop, trop », sourit l’intéressé.

Paris Normandie

 

2 militants d’extrême droite tabassent un enseignant de l’université Lyon 3

Pour sa rentrée, le GUD fait parler de lui. Deux membres de ce groupuscule d’extrême droite radicale ont agressé un enseignant qui passait, alors qu’ils distribuaient des tracts devant la Manufacture des tabacs (université Lyon 3).

Extreme droite neo nazi identitaire salut

Ce lundi 5 septembre, vers 9h, un professeur d’un collège de Lyon passe devant l’entrée de la Manufacture des tabacs. C’est un jour de rentrée et le GUD qui aimerait faire de cette université un fief compte marquer les esprits. Sur le mur qui fait face à l’entrée principale ont été collées plusieurs affiches du mouvement et un message en lettres capitales « bienvenue chez nous » avec une croix celtique.

Tout le long de la rue du professeur Rollet, des autocollants ont fleuri.

Syndicaliste au SNES-FSU, l’enseignant connait ce mouvement d’extrême droite et sa manière de marquer le terrain. Il décide d’arracher quelques autocollants. Mais des militants du GUD sont encore là, à distribuer des tracts.

Souhaitant rester anonyme, ce prof témoigne :

« J’ai vu qu’ils m’avaient repéré. Je suis alors parti en direction du métro Sans-Souci mais j’ai été suivi par deux d’entre eux ».

C’est dans les escaliers du métro que l’agression a lieu.

« L’un d’eux est passé devant moi pour me bloquer et l’autre est resté derrière. Le premier m’a demandé ce que j’avais contre le GUD. Il n’a pas attendu la réponse et m’a mis des coups de poing dans la tête. L’autre a fait de même ».

L’homme tombe et, après un dernier coup de pied, ses agresseurs prennent la fuite. Une fois seul, il appelle la police.

En quelques minutes, plusieurs équipages sont sur les lieux. Aidés par la description donnée par la victime et par le témoignage d’une étudiante qui a assisté à la scène, les policiers interpellent les deux individus qui sont retournés devant Lyon 3. Une source policière confirme qu’il s’agit bien de deux membres du GUD.

Après une nuit en garde à vue et une confrontation au cours de laquelle le prof a reconnu ses deux agresseurs, ils ont été présentés au parquet. Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel pour violence en réunion. L’audience doit se tenir le 1er juin.

La victime qui s’en sort avec 2 jours d’ITT et elle a porté plainte. Cette agression vient s’ajouter à une liste déjà longue. À Lyon, le Groupe Union Défense (GUD), qui s’est reformé en septembre 2011, est un groupuscule connu pour ses actions violentes.

Ses militants sont responsables de nombreuses agressions racistes (lire ici ou ) ou dirigées contre ceux qu’ils considèrent comme « gauchistes ».

Plusieurs de ses militants ont déjà été lourdement condamnés pour un lynchage à Villeurbanne ou pour une forme de ratonnade à la Guillotière.

Rue 89

Maisons-Alfort : Jean, 90 ans violemment agressé et séquestré par Sébastien

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Il fait partie de cette génération qui, quand on lui demande qui il est, décline son nom de famille avant son prénom. Jean B., 90 ans, est venu raconter mardi devant la cour d’assises du Val-de-Marne la violente agression dont il a été victime dans son pavillon de Maisons-Alfort le 21 août 2014 par trois hommes. Avec beaucoup d’aplomb. Sébastien B., 22 ans, cheveux noirs et ras, est le seul à comparaître pour séquestration et violences commises avec arme. Il a continué de nier toute implication, et risque jusqu’à sept ans de prison.

Le Parisien

Angleterre : Victime d’une agression raciste, une femme musulmane enceinte perd son bébé

Effroi et indignation au Royaume-Uni où la violente attaque d’une femme enceinte par un homme, parce qu’elle était musulmane, a provoqué la mort de son bébé. Il s’en est également pris à un passant qui avait tenté de venir en aide à la future maman.

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Tandis que les récentes statistiques du Conseil National de la Police britannique confirment une hausse terrifiante des crimes de haine (+60% comparé à l’année dernière) depuis le vote du Brexit, une affaire remontant à début août est tristement venue illustrer cette inquiétante tendance. Le 6 août dernier, près de Milton Keynes, à une centaine de kilomètres au nord de Londres, vers 21h40, un homme s’en est pris à une femme enceinte de confession musulmane, à la sortie d’un supermarché. Il l’a passée à tabac, en lui donnant des coups de pieds, jusqu’à ce qu’elle tombe au sol où il a continué à la frapper, notamment dans le ventre.

Un témoin de 40 ans a bien tenté d’intervenir pour la secourir mais l’assaillant l’a à son tour agressé en lui cognant la tête avec un sac de glace et une bouteille. Les deux victimes ont rapidement été transportées à l’hôpital mais malgré les soins, les médecins n’ont pas pu sauver le bébé.

La police avait immédiatement ouvert une enquête et lancé un appel à témoin pour tenter de retrouver le coupable, qui avait pris la fuite juste après son attaque. Les caméras de surveillance et des personnes présentes au moment des faits ont démontré que l’homme en question avait commencé à insulter la jeune femme de 34 ans dans le magasin. Celle-ci avait gardé son calme, ignoré ses commentaires racistes et était sortie du supermarché. Mais il l’a suivie sur le parking, jusqu’à ce qu’elle arrive à sa voiture et l’a ensuite rouée de coups.

Ce crime n’a véritablement fait les gros titres de la presse locale que cette semaine et notamment mercredi, quand la Thames Valley Police a confirmé qu’un suspect de 37 ans avait été arrêté et était toujours en garde à vue. Il pourrait être mis en examen pour agressionraciste, une circonstance aggravante. La jeune femme, elle, a récemment quitté l’hôpital, tout comme le bon samaritain. Cette nouvelle a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux où les internautes ont publié leurs condoléances à la future maman endeuillée ainsi que des messages d’indignation et d’incompréhension face à tant de haine.

L’affaire a également retenti jusqu’aux Etats-Unis où elle a fait écho à des crimes de haine similaires, perpétrés ces dernières semaines. A New York, une touriste écossaise musulmane a miraculeusement échappé au pire après qu’un homme a mis feu à son voile alors qu’elle attendait à la sortie d’un magasin de luxe. Elle a eu le bon réflexe de rapidement taper les flammes pour les éteindre et a donc évité de graves brûlures. Toujours dans la Grosse Pomme, deux mamans ont été agressées alors qu’elles se promenaient avec leur enfant en poussette. Leur assaillant a tenté de leur arracher leur hijab et leur a crié de « dégager de son pays ». Et le 13 août, un imam et son assistant ont été abattus à la sortie de leur mosquée du Queens.

Au Féminin

 

Suède : Une adolescente musulmane de 14 ans attaquée à l’arme blanche

Un homme a attaqué la jeune adolescente avec « un objet pointu (pas un couteau)» près de l’International English School à Borås aux environs de 08h28 ce jeudi, d’après la police.

Selon le témoignage de la victime blessée au bras, l’homme aurait motivé son geste en raison de sa religion musulmane. « Il a menacé de me tuer, il a dit qu’il savait qui j’étais et qu’il allait me tuer« , « Il a essayé d’arracher mon foulard. » a-t-elle déclaré à la chaine SVT broadcaster.

Environ 800 élèves fréquentent l’école, qui a gardé ses portes closes ce vendredi matin. Les officiers étaient ce vendredi après-midi, toujours à la recherche du suspect, qui a été décrit comme un homme âgé d’environ 35-40 ans, 1 m 80-1 m 90, vêtu de noir, avec des cheveux brun clair et une barbe.

The Local

Lyon : un israélien écroué pour tentatives de meurtre et de viol

Ils recherchaient depuis le 6 juillet dernier un homme qui avait tenté de violer une caissière à Rillieux-la-Pape.

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La jeune femme âgée de 21 ans attendait à un arrêt de bus lorsque l’individu l’avait agrippé par les cheveux et l’avait jeté sur un terrain arboré en contrebas de la route. Avec ses mains, il a tenté d’étouffer sa victime.

Cette dernière avait finalement réussi à s’enfuir jusqu’à un parking, poursuivie par son agresseur. Un vigile l’avait alors attaqué, récupérant le sac de la femme mais n’arrivant pas à retenir l’homme en fuite.

L’ADN de l’individu avait été retrouvé sur une bouteille abandonnée sur le terrain et contenant de l’alcool et de la drogue. Mais il n’était pas fiché.

Six jours après les faits, les enquêteurs ont reçu une alerte. L’ADN correspondait finalement à celui d’un homme âgé de 52 ans et de nationalité israélienne. Il venait d’être arrêté pour tentative de viol à Villeurbanne et écroué à Corbas.

Il a été reconnu par sa victime et le vigile.

Arrivé cet été d’Israël où il avait déjà eu des problèmes avec la justice pour des faits similaires, l’homme pourrait être mis en examen pour tentative de meurtre dans les prochains jours.

Lyon Mag

« Sales musulmanes » Pluie d’insultes sur deux sœurs voilées à Montréal

Une vidéo montrant deux sœurs portant le hijab se faire invectiver dans un magasin du centre-ville de Montréal fait réagir les internautes depuis quelques jours.

 

Doha Abuseedo, qui est étudiante, se trouvait dans la file d’une caisse du Dollarama situé au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Roy pour y déposer son CV.

Selon ce qu’elle a expliqué à TVA Nouvelles, sa sœur regardait quelques articles dans le magasin quand elle est venue lui murmurer quelque chose à l’oreille.

«Elle m’a dit que la personne qui attendait derrière moi l’avait insultée et traitée de terroriste. Elle lui a aussi dit qu’elle ne méritait pas de vivre», a-elle indiqué dans une entrevue téléphonique.

La jeune femme a dit qu’elle s’était alors retournée pour dire sa façon de penser à la personne qui avait insulté sa sœur. Elle avoue avoir crié sur la femme et que celle-ci n’a pas demandé son reste.

«J’ai vécu beaucoup de formes de racisme, mais ça représente la pire fois. Elle nous a traitées de tous les noms, de criminelles et même de pédophiles, sans raison apparente», a confié Mme Abuseedo.

L’altercation s’est finie par l’intervention des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui auraient réussi à faire sortir la femme du magasin sous les regards éberlués de plusieurs clients.

«Même à l’arrivée des policiers elle n’arrêtait pas de s’en prendre à nous. Plusieurs personnes ont filmé ce moment et j’en ai vu d’autres pleurer face à ce qui se passait.»

Doha Abuseedo a dit ne pas avoir porté plainte à la police, une plainte qui aurait des difficultés à aboutir, les injures n’ayant rien de criminel.

Elle a par ailleurs expliqué avoir voulu partager ces images sur les réseaux sociaux en réaction au choc qu’elle et sa sœur ont vécu.

TVA Nouvelles

Surveillants agressés à la maison d’arrêt d’Amiens : l’auteur est un migrant lituanien

Le détenu qui a agressé jeudi midi deux surveillants de la maison d’arrêt d’Amiens était toujours en garde à vue vendredi matin au commissariat de police d’Amiens et devait être déféré au parquet.

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L’homme, un Lituanien de 32 ans, a agressé deux surveillants lors de l’appel et de la distribution du courrier. Il a mal réagi lorsqu’il s’est aperçu qu’il n’y avait rien pour lui. Il a alors frappé les deux gardiens qui ont été conduits au CHU pour des examens.

Selon la maison d’arrêt, l’homme avait des antécédents de violence, ce qui avait conduit l’administration pénitentiaire à le changer d’établissement.

Le médecin légiste a déterminé quatre jours d’interruption temporaire de travail pour le surveillant et trois jours pour le premier surveillant. Les organisations syndicales appellent au débrayage ce lundi 12 septembre.

Courrier Picard

De «confession chrétienne» Sébastien menace d’égorger et de brûler des églises au nom de Daesh

IVRE, IL AVAIT AGRESSÉ DES POLICIERS MUNICIPAUX, INVOQUÉ DAECH ET MENACÉ DE « BRÛLER VOS ÉGLISES »

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29 juillet dernier, devant l’Intermarché place Cassin, quartier de Planoise, à Besançon. Les policiers municipaux interviennent pour maîtriser un homme ivre qui vient d’agresser le gérant du supermarché.

En rage, l’individu s’emporte, se débat et éructe : « On va vous égorger comme des porcs ! Daech a raison ! On va brûler vos églises ! Je nique la France, pays de merde. »

« Vous êtes de confession chrétienne ? », l’interroge le président du tribunal. « Oui », acquiesce le prévenu, Sébastien Beaumont, âgé de 42 ans. « C’est quoi ces références à Daech ? », poursuit le président.

Rappelant que « l’enquête a été initialement ouverte pour apologie du terrorisme », le parquet requiert 9 mois dont 6 avec sursis avec mise à l’épreuve avec obligation de soins.

Sébastien Beaumont a été condamné à neuf mois d’emprisonnement dont six avec sursis avec mise à l’épreuve comportant une obligation de soins et une interdiction de fréquenter les débits de boisson.

Est Republicain

 

Gard : Anthony menace les policiers avec un hachoir et des couteaux

Le 3 septembre, Anthony, 29 ans, hébergé chez sa mère au camping de Vauvert a semé la terreur. 

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Pour une histoire de canapé, ce toxicomane sous méthadone et tranquillisant a chassé sa mère et son frère. Désemparée, la maman s’est confiée aux gendarmes municipaux de Vauvert. Les policiers ont tout tenté pour raisonner Anthony. Sans succès. Celui-ci a sorti un hachoir et deux couteaux et menacé les policiers et les vacanciers du camping. « Dans le camping, un bébé a pleuré. Il a crié : « Ta gueule !« .

« Il répétait que cela allait être un bain de sang »

« Il faisait peur, était menaçant, très agité, faisait des allers-retours. Il répétait que cela allait être un bain de sang », témoigne l’un des deux policiers municipaux.

Alertés, les gendarmes ont tenté, eux aussi, de raisonner le forcené puis ont utilisé un Taser pour le maîtriser.

Le tribunal a suivi les réquisitions du représentant du parquet. Anthony est condamné à 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve.

Midi Libre

Déjà 18 condamnations au compteur, Alain frappe un policier

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«Depuis quinze ans que j’exerce mes fonctions, à Rouen, ce n’est pas la première fois que je vois cette famille, et son représentant aujourd’hui, Alain B. C’est ce qui me navre, je vais voir maintenant la 4e génération », détaille le procureur de la République. Le magistrat réclame un an de prison, dont la moitié assortie de sursis, contre cet homme reconnu coupable d’avoir frappé un policier sur la place Saint-Marc le 24 août dernier.

« Restez poli, quand même »

Que s’était-il passé ? Un cousin d’Alain B. était cet après-midi-là sur la place Saint-Marc. Il avait bu, trop. Le barouf qu’il faisait était tel que les commerçants avaient appelé la police. Ce sont des membres de la compagnie départementale d’intervention qui répondent à l’appel. Deux hommes à vélo contestent l’interpellation, le ton monte et c’est alors qu’Alain B. intervient.

« J’ai voulu calmer la situation, je voyais bien que mon cousin s’énervait de plus en plus », se justifie Alain B. « À un moment donné, le policier a donné des coups de gaz lacrymogène, je n’y voyais presque plus rien. Tout à coup, j’ai vu que le policier s’apprêtait à redonner des coups de gazeuse alors même que mon fils était juste devant lui. J’ai donné un coup pour dévier son bras vers le ciel ». Problème, de taille : le coup « dévie » sans doute et c’est une énorme patate dans le nez du policier qui saigne abondamment.

Souci supplémentaire : l’homme a déjà 18 condamnations au compteur, dont des violences, et n’est sorti de prison qu’en mars dernier. 

Il appartiendra au juge de l’application des peines de décider si le prévenu effectuera ou non sa peine de prison ou s’il bénéficiera d’un bracelet électronique voire d’une semi-liberté.

Paris Normandie

Un homme dans le coma après une violente agression : 2 suspects de type européen recherchés

Les enquêteurs de la sûreté urbaine de Foix lancent un appel à témoin à la suite d’une agression qui s’est produite samedi soir, vers 22 h 30, au centre ville, en marge de la fête foraine.

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Un homme de 45 ans a été retrouvé gisant sur le sol, inanimé, après une altercation avec deux autres individus, dont l’un tenait en laisse un Dogue argentin blanc. La victime a été hospitalisée à Toulouse, dans un état jugé « critique ».

Elle est dans le coma et le pronostic vital est engagé. Les deux agresseurs présumés sont de type européen, 1,70m environ, âgés d’une vingtaine d’années.

Tout témoin de la dispute, ainsi que toute personne disposant d’information sur le propriétaire de ce Dogue allemand est invité à prendre contact avec la sûreté urbaine de Foix au 05 61 05 43 29 (ou 05 61 05 43 20).

La Depeche

Il gifle et insulte une avocate : un commissaire de la DGSI condamné à une amende

Les faits se seraient déroulés lors de l’interrogatoire d’un client de l’avocate. Le policier a annoncé qu’il comptait faire appel de cette décision.

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Un commissaire de police a été condamné à 3 000 euros d’amende, mardi 6 septembre, pour avoir giflé une avocate lors d’une garde à vue au siège de la Direction centrale du renseignement intérieur. L’homme compte d’ores et déjà faire appel de la sanction.

Le tribunal correctionnel de Nanterre l’a pourtant déclaré coupable de « violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique sur un avocat dans l’exercice de ses fonctions », en acceptant que cette condamnation ne figure pas au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire. Seulement, le policier de 58 ans nie les faits. En plus de l’amende, il a en outre été condamné à verser près de 9 000 euros de dommages et intérêts à l’avocate pour son préjudice – douleur, arrêt de travail, dépenses de santé – et un euro à l’ordre des avocats des Hauts-de-Seine, également partie civile. Le commissaire, dont l’identité est protégée en raison de ses fonctions à la DGSI, « va faire appel du jugement », a réagi son avocat, Me Thibault de Montbrial. De son côté, le conseil de l’avocate n’a pas souhaité faire de commentaires.

Le policier l’aurait giflée et traitée de « petite conne »

Le procureur avait requis fin juin deux mois d’emprisonnement avec sursis et 3 000 euros d’amende à l’encontre du policier, estimant qu’il « y a des témoins » et que « les faits sont médicalement constatés ». La scène s’était déroulée le 1er avril 2014, à huis clos, au quatrième sous-sol des locaux du service antiterroriste et de contre-espionnage à Levallois-Perret. Interrogé sur l’identité du kamikaze qui avait perpétré un attentat à l’aéroport de Bourgas, en Bulgarie, en 2012, le client de l’avocate avait décidé de garder le silence.

Après deux auditions par des capitaines, leur supérieur, commissaire très bien noté, avait emmené l’homme et son avocate dans une pièce adjacente pour tenter de l’inciter à parler. L’avocate raconte que le policier en avait profité pour assurer à son client qu’il ne risquait pas d’être mis en cause. Inquiète des « pressions » induites par cet entretien informel, elle avait souhaité que cette remarque soit consignée dans la procédure et le commissaire l’avait alors, selon elle, giflée et traitée de « petite conne ».

L’accusé est aujourd’hui « un des plus grands flics de France »

Son client, seul témoin de la scène, affirme avoir vu la gifle. Les deux capitaines racontent avoir entendu du brouhaha puis trouvé l’avocate hors de la pièce « les bras ballants ». Le policier raconte pour sa part avoir expliqué au gardé à vue que « s’il n’avait rien à se reprocher, il avait intérêt à s’expliquer » puis, excédé par le « ton de mépris » de l’avocate, avoir quitté la pièce en claquant la porte. Il maintient qu’il n’a « pas levé la main sur elle ».

L’avocate de 40 ans, qui souhaite garder l’anonymat, s’était vu prescrire 20 jours d’incapacité totale de travail pour des raisons psychologiques. Un médecin avait aussi noté une « gêne discrète » dans la rotation de sa tête. L’IGPN, la police des polices, avait été saisie. Aucune mesure disciplinaire n’avait été prise à l’encontre du commissaire au moment de sa mise en examen. Selon son avocat, il est aujourd’hui « un des plus grands flics de France ».

Le Point

Les chrétiens d’Inde, une minorité dans le viseur des ultranationalistes hindous

L’Inde, dont la société est basée sur une hiérarchie des castes, craint beaucoup l’évangélisation de se population. Le christianisme, tout particulièrement, ainsi que l’islam sont perçus comme une invasion.

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Mi-juin, le député Yogi Adityanath, élu du parti BJP (Parti du peuple indien, nationaliste) dans une des provinces de l’Uttar Pradesh (nord de l’Inde), a déclaré que Mère Teresa faisait partie d’une « conspiration pour la christianisation de l’Inde« , basée sur des campagnes financées à l’étranger pour convertir certaines populations au christianisme.

Que doit-on comprendre de ces allégations dans l’Inde actuelle ?

Tout d’abord, ces députés représentent le discours d’une faction ultranationaliste du paysage politique : le Sangh Parivar. Il désigne le regroupement d’associations (RSS et BJP compris) suivant « l’Hindutva », c’est-à-dire le fait de faire coïncider l’identité indienne à l’identité hindoue et que les minorités religieuses doivent se plier à cet état de fait dans l’espace public.

Le christianisme, un objet de ressentiment

Ces remarques sont symptomatiques des tensions présentes entre ces deux communautés. Représentant 2,3 % de la population, soit environ 28 millions de personnes, la troisième religion d’Inde reste une minorité ciblée par ces ultranationalistes hindous. Perçue comme une invasion, le christianisme, ainsi que l’islam, restent les principaux objets de leur ressentiment.

Pourtant, le christianisme est loin d’être apparu avec la colonisation puisque c’est Saint-Thomas qui aurait commencé à diffuser le message chrétien à partir des côtes du Kerala, dans le sud de l’Inde, à partir de 52 apr. J.-C. (des doutes subsistent sur cette version, mais c’est bien à partir du premier siècle que des communautés s’y sont regroupées).

La double peur des tenants de l’Hindutva

Ce discours extrémiste masque en fait une double peur de la part des promoteurs de l’Hindutva vis-à-vis des deux grandes minorités religieuses (chrétiens et musulmans). Tout d’abord, celle du prosélytisme.

Le « retour à la maison » des brebis égarées

Depuis l’avènement de Modi (en mai 2014), les violences récurrentes contre la communauté chrétienne, dont la presse s’est fait l’écho, se déroulent un peu partout en Inde, et non plus seulement dans les zones les plus isolées (centre ou extrémité est de l’Inde). Plus inquiétant, elles se doublent d’un mouvement social et de décisions politiques créant un climat délétère.

Atlantico

Infirmière agressée et policière poignardée à Vincennes : Maxime abattu par la police

Un homme de 29 ans est mort ce vendredi matin rue de France à Vincennes, après avoir agressé une infirmière. Cette dernière s’était rendue à son domicile, appelée pour des soins, lorsque le jeune homme l’a prise à partie. Alertés de l’agression, les policiers se rendent sur place. Au moment d’interpeller le jeune homme, ce dernier donne un coup de couteau à l’un des fonctionnaires. Ses collègues ripostent et tirent. Le jeune homme est tué sur le coup. Le policier, touché à la gorge, est blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

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Vers 11 heures, les deux infirmières qui viennent donner son traitement à cet homme de 29 ans se heurtent à son refus. Appelés en renfort, les équipages de police de Vincennes et de Fontenay le trouvent retranché dans une pièce, un couteau de cuisine de 30 cm de long en sa possession.

Quand la police lui intime l’ordre de sortir, l’homme finit par le faire, mais il fonce alors vers une policière, brigadier-chef de Vincennes et lui donne un coup de couteau à la gorge. Devant cet accès de violence soudain, la policière agressée et l’un de ses collègues tirent sur lui. Malgré les premiers soins prodigués, il décède peu après.

Rien de tel dans cette affaire. Maxime L, 29 ans, multipliait les séjours en hôpital psychiatrique. Si son casier judiciaire reste vierge, il est « connu de tous les policiers du secteur pour des petits faits de violence ».

Le Parisien