L’ex-FN Aymeric Chauprade dénonce l’influence d’Alain Soral au Front national

Lorsqu’Aymeric Chauprade a annoncé, début novembre, qu’il quittait le Front national, l’eurodéputé visait surtout un ennemi : Florian Philippot. On apprend ce lundi 18 janvier que le poids du numéro 2 du FN n’est pas la seule raison qui a poussé Aymeric Chauprade à claquer la porte du parti de Marine Le Pen. L’influence d’Alain Soral au sein du parti frontiste a aussi joué.  

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Interrogé par Street Press, l’ancien conseiller sur les questions internationales de Marine Le Pen dit :

L’influence d’Alain Soral sur une partie du Front Nationala été l’une des raisons de fond qui m’ont poussé à quitter ce mouvement.

Alain Soral, anciennement proche de Marine Le Pen, connu pour son antisionisme notoire et son antisémitisme assumé, aurait donc d’après Aymeric Chauprade, une « influence » sur « une partie » du FN. Oui mais laquelle ? L’été dernier, après avoir assisté à l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen, il a officiellement créé avec Dieudonné le parti politique « Réconciliation nationale ».

Aymeric Chauprade lui-même reconnait avoir diné une fois avec Alain Soral et… Frédéric Châtillon, proche de Marine Le Pen. À la tête de la société Riwal, Frédéric Châtillon a été mis en examen en janvier 2015 dans le cadre de l’enquête sur le financement  du FN.

Concernant le dîner en question, Aymeric Chauprade raconte avoir eu « l’impression d’être auditionné, comme pour voir si [sa] ligne était compatible ». Il dément en revanche avoir sollicité l’aide de « cet antisémite » d’Alain Soral pour les européennes de 2014.

Comme le rappelle Street Press, dans une vidéo de septembre 2014, Alain Soral explique qu’Aymeric Chauprade a demandé à Égalité & Réconciliation de tracter pour lui lors des européennes.

D’autres membres d’Égalité & Réconciliation seraient proches du FN. C’est le cas par exemple de Stéphane Perez, candidat frontiste lors des municipales à Bagnols-sur-Ceze, dans le Gard, et adhérent de l’association d’Alain Soral. Élu conseiller municipal, il a quitté le FN, estimant que la parti a pris « un virage anti-islam ».

Le Lab

Grande Bretagne: Les musulmanes doivent maitriser l’anglais sous peine d’être expulsées

Selon David Cameron, 22% des musulmanes vivant au Royaume-Uni depuis des décennies, parlent peu ou pas du tout l’anglais..

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A peine prononcées, ces propos ont suscités la polémique.  Les musulmanes qui ne maîtrisent pas suffisamment l’anglais pourraient être expulsées du Royaume-Uni, a mis en garde lundi le Premier ministre conservateur britannique, une menace destinée, selon lui, à lutter contre la ségrégation sexuelle.

«Désormais, nous allons dire: si vous n’améliorez pas votre maîtrise de la langue, cela pourrait nuire à votre capacité à rester au Royaume-Uni. Cela aidera ces hommes qui empêchent leurs partenaires de s’intégrer à comprendre qu’il y a des conséquences», écrit David Cameron dans une tribune publiée dans le Times.

Selon David Cameron, les chiffres montrent que 190.000 musulmanes (22%), dont beaucoup vivent au Royaume-Uni depuis des décennies, parlent peu ou pas du tout l’anglais. «Il n’est donc pas étonnant que 60% des femmes d’héritage pakistanais ou bangladais soient économiquement inactives», a-t-il ajouté.

20 Minutes

Pour Jean-Guy Talamoni, la France est «un pays ami» de la Corse

Manuel Valls reçoit à Matignon, ce lundi à 17h30, les élus corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni après leur succès aux régionales et trois semaines après les violences de Noël.

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« Je crois à la force du dialogue, affirme ce lundi sur France Info Jean-Guy Talamoni, président nationaliste de l’Assemblée de Corse. Lors de sa première visite, monsieur Cazeneuve était très fermé. Puis on a discuté, et il a aujourd’hui une position beaucoup plus ouverte. (…) Même si la plupart des arbitrages sont faits à l’Élysée, il faut discuter avec l’ensemble du gouvernement ».

Sur un ton très apaisé, l’avocat bastiais a pourtant lâché une phrase choc : « La France est un pays ami ». L’élu évoquait la reconnaissance des langues régionales, dont le corse. « La France, pays ami, est en retard sur ces questions », a-t-il déclaré.

Aussitôt repris sur cette formulation, il a précisé : « Oui, la France est un pays ami. Vous savez bien que je suis indépendantiste, ce ne sont pas du tout des propos agressifs ou provocateurs. Ce n’est pas une démarche anti-française, c’est une démarche pour être nous mêmes, ce que nous n’avons jamais cessé d’être, c’est-à-dire une Nation ». Talamoni se dit convaincu : « Un discours en langue corse ne choque plus personne sauf une prétendue élite à Paris ».

« Oui, il existe un peuple corse » et « oui, il y a une Nation corse ». « Lorsque l’on parlera à Manuel Valls du peuple corse, de sa culture de son histoire, de sa volonté de construire son destin, il changera d’avis ».

Le Parisien

Pour Christian Estrosi, il y a une différence entre kippa et voile

Christian Estrosi, grand expert es religions. Le président les Républicains de la région Paca, qui a appelé les juifs à ne pas avoir « peur » de porter la kippa, a fait dimanche 17 janvier une « différence » entre port de la kippa, pas « un comportement communautariste » selon lui, et port du voile.

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« Comportement communautariste ? »

Ces déclarations font suite à l’agression antisémite du lundi 11 janvier à Marseille, qui a suscité un vif débat sur le port (ou non) de la kippa. Tandis que le président du Consistoire israélite de la cité phocéenne « incitait » les juifs de la ville à « enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs », d’autres instances représentatives – mais aussi des politiques – ont exprimé leur désaccord.

« Les juifs ont toujours, pour ceux qui le souhaitaient, porté la kippa. Vous êtes en train de sous-entendre que c’est un comportement communautariste ? », a lancé le député-maire LR de Nice aux journalistes en se félicitant que les représentants en France « des trois grandes religions luttent contre le communautarisme ».

Interrogé pour savoir s’il mettait sur le même plan le port de la kippa et celui du voile, le président de la région Paca a dit faire une « différence », mais aussi assuré défendre « tout autant » les Français musulmans que juifs.

« Je ne connais pas de pays où le non-port de la kippa est sanctionné. Lorsque je débarque à Tel Aviv, personne ne m’oblige à porter la kippa. Le judaïsme est d’ailleurs la seule religion du Livre qui n’est pas prosélytiste », a déclaré ce membre du groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale.

« Par contre, allez au Koweït, chez les grands amis de monsieur Hollande! Même si vous n’êtes pas une femme musulmane, au moment même où vous atterrissez en Arabie Saoudite, on impose aux femmes de porter le voile », a lancé M. Estrosi.

Mercredi, deux députés, Claude Goasguen (Les Républicains) et Meyer Habib (UDI), ont porté brièvement une kippa devant les caméras, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, en signe de solidarité avec la communauté juive après l’agression de Marseille.

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Huffington Post

Berlusconi : «La chute de Kadhafi n’était pas une révolution, mais un complot français»

Rome : Sylvio Berlusconi de retour sur le devant de la scène politique italienne, a fait des révélations fort embarrassantes pour la France, sur la guerre en Libye.

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Le feu dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi était le seul leader capable de maintenir l’unité de la Libye, a estimé l’ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi dans une interview accordée au quotidien égyptien Al-Ahram.

À l’agence de presse italienne (L’Agenzia Nazionale Stampa Associata), l’ex-président du conseil italien, Sylvio Berlusconi, évoquant la guerre en Libye déclare:

«ça n’a jamais été une révolution, mais bel et bien un complot européen». Son instigateur ? Berlusconi nomme un pays et un homme, «La France et son président d’alors, Nicolas Sarkozy».

«Les avions français ont attaqué la Libye bien avant la décision du conseil de sécurité de l’ONU» souligne-t-il.

Expliquant que l’objectif pour la France, talonnée aussitôt par la Grande-Bretagne,était prioritairement de détruire les équipements et infrastructures de la Libye, en plus de tuer Kadhafi.

La Libye traverse une crise profonde depuis le renversement et l’assassinat de son dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Un conflit violent oppose les forces modérées soutenues par l’armée aux partis islamistes radicaux appuyés par d’anciens rebelles.

Panafricain

 

Rony Brauman : entre le voile et la kippa, « il y a deux poids, deux mesures »

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Que pensez du port de la kippa ? Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et professeur à l’université de Manchester était l’invité de David Abiker, ce samedi dans C’est arrivé cette semaine.

INTERVIEW – A Marseille, lundi, un adolescent de 15 ans frappait un enseignant qui portait la kippa. « C’est indiscutablement un acte d’hostilité envers la religion » juive, commente Rony Brauman, professeur à l’université de Manchester, au micro de David Abiker, samedi, dans C’est arrivé cette semaine.

L’intellectuel s’interroge cependant sur la signification sociale du port de la kippa, au delà de la signification religieuse. « On affirme une affiliation politique, un signe de fidélité à l’Etat d’Israël et c’est plus problématique, un signe allégeance à la politique de l’Etat d’Israël », pense Rony Brauman.
Exhibition de signe religieux. S’il ne « prête pas à cet ado une analyse politique », le spécialiste s’étonne « que la République, dans sa vision laïcarde, qui refoule les signes religieux hors de l’espace public, exhibe cette fois ce signe.

Quand une femme voilée se fait attaquer, il s’agit d’écarter ces signes religieux, c’est différent quand c’est un homme avec kippa qui se fait agresser. Il y a deux poids, deux mesures. »

« La République défend ce symbole plus que n’importe quel autre ? », demande David Abiker. « Oui, et les parlementaires qui sont arrivés à l’Assemblée nationale avec une kippa (Claude Gloasguen et Meyer Habib) font aussi partie de ces gens qui ont sifflé quand la mère d’une victime de Mehra est arrivée au parlement avec un foulard, poursuit le professeur.

Par ailleurs, ces parlementaires se présentent comme des amis intimes de Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Je me demande ce que les gens penseraient si des institutions musulmanes se faisaient les représentantes d’un Etat islamique en France. »

Europe1

Nantes : une réunion néo-nazie interdite par le préfet

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Le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet, a signé ce mardi un arrêté interdisant une conférence organisée par un groupe néo-nazi qui devait avoir lieu ce samedi 16 janvier à Nantes dans un endroit inconnu. La préfecture estime que cette réunion « représente un risque établi d’apologie d’actes de violence, du racisme ou du nazisme ».

A l’initiative du groupuscule néo-nazi nommé White Rebels Crew, cette conférence devait se tenir en présence d’un ancien volontaire du régiment ukrainien Azov, suspecté par Amnesty International d’avoir commis des crimes de guerre contre les pro-russes. L’annonce de cette réunion avait suscité une vague d’indignation à Nantes, et notamment sur les réseaux sociaux. Les services de la préfecture et de la mairie avaient reçu de nombreuses plaintes par téléphone, courriers ou courriels.

La maire de Nantes, Johanna Rolland (PS), avait alors officiellement demandé au préfet de prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette conférence n’ait pas lieu. « Je condamne fermement ce groupe, l’idéologie qu’il porte et toute réunion de ce type, qui sont incompatibles avec les valeurs de la République et profondément inacceptable. Je me suis assurée qu’aucune salle municipale n’accueillera cette rencontre. Je demande au Préfet de Loire-Atlantique de prendre sans attendre toute mesure permettant d’interdire la tenue de cette réunion sur le territoire nantais », avait-elle déclaré dans un communiqué.

La Depeche

Etat d’urgence : 3021 perquisitions pour… 4 procédures antiterroristes

L’Assemblée nationale a mis en ligne un premier « bilan » chiffré des perquisitions et autres mesures mise en œuvre depuis la proclamation de l’état d’urgence, le 14 novembre: des résultats existent, mais en ratissant très large. Et ils peuvent paraitre bien faibles.

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Deux mois après son entrée en vigueur, des associations sont nombreuses à dénoncer divers abus: perquisitions ou assignations à résidence non justifiées, notamment. Des sites web, comme La Quadrature du Net, proposent aux internautes de lister les « abus », réels ou supposés: chaque personne qui estime avoir été victime d’un abus peut contester, en justice, la décision. 

En face, le président de la République François Hollande a expliqué, lors de ses vœux du 7 janvier aux forces de sécurité, que le dispositif a « permis des perquisitions administratives qui ont mis au jour vingt-cinq infractions en lien direct avec le terrorisme ».

Vingt-cinq infractions en lien avec le terrorisme, c’est déjà moins de 1% des 3021 perquisitions réalisées. Quand bien même celles-ci ont, aussi, permis de mettre au jour 464 infractions au total – trafice de stupéfiants, etc. L’Assemblée nationale a publié sur son site un bilan du « Contrôle parlementaire de l’état d’urgence« , qui donne les principaux chiffres.

Seulement 4 procédures antiterroristes

Mais comme le révèle Le Monde, la quasi totalité – 21 – de ces « 25 infractions » sont des affaires d’apologie du terrorisme. Il peut alors s’agir de simple publications sur Facebook ou sur des sites de rencontre de messages jugés comme « faisant l’apologie du terrorisme », conformément à la loi du 13 novembre 2014. Des actes certes répréhensibles, mais pas susceptibles de mener devant une cour d’assises.

Finalement, l’état d’urgence n’a permis l’ouverture que de… quatre procédures antiterroristes: trois enquêtes préliminaires ouvertes, et un homme mis en examen. Un bilan bien faible – sur 3021 perquisitions -, qui ne peut que donner du grain à moudre à tous ceux qui considèrent que la prolongation de l’état d’urgence est inutile pour lutter contre le terrorisme.

Pour Marc Trévidic, il faut sortir de l’état d’urgence

Parmi eux, même l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic a expliqué, ce lundi matin, sur RMC et BFM-TV, qu’il fallait sortir de l’état d’urgence: « L’état d’urgence est très intéressant sur des périodes très réduites, mais il n’a pas d’efficacité de façon pérenne. » Le risque est principalement qu’on « est dans un État où on a décidé qu’on pouvait se passer de preuves ». Le magistrat craint aussi une défiance des Français vis-à-vis de l’État.

Vosges Matin

 

Les propos d’Elisabeth Badinter sur l’Islamophobie déchirent l’Observatoire de la Laïcité

A la suite de l’entretien donné par Elisabeth Badinter le 6 janvier dernier sur France Inter, le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, avait vertement critiqué sur Twitter les propos de la philosophe. La réaction ne s’est pas fait attendre. Trois personnalités, dont le député Jean Glavany, ont annoncé suspendre leur participation au travaux de l’Observatoire. Des tensions qui ne datent pas d’hier.

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Ambiance de scission au sein de l’Observatoire de la Laïcité. Le député socialiste Jean Glavany, Patrick Kessel, président du comité Laïcité République et ancien Grand Maître du Grand Orient de France, et Françoise Laborde, sénatrice (PRG) de Haute Garonne, ont annoncé dans un communiqué leur intention de suspendre leur participation aux travaux de l’institiution dirigée par Jean-Louis Bianco. En cause, ce tweet en date du 6 janvier de Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire, qui s’en prenait à la philosophe Elisabeth Badinter.

L’attaque du rapporteur général visait les propos tenues par la philosophe sur les ondes de France Inter le matin même. Elle en appelait à ne plus céder au politiquement correcte dans la défense de la laïcité : « On ferme le bec de toute discussion sur l’islam en particulier ou d’autres religions avec la condamnation absolue que personne ne supporte : ‘Vous êtes raciste ou vous êtes islamophobe, taisez-vous !’ Et c’est cela que les gens ne supportent plus : la peur, pour des gens de bonne foi, qu’on puisse penser que vous êtes raciste ou anti-musulman fait que vous vous taisez. C’est la meilleure arme qu’on pouvait trouver à l’égard des gens de bonne foi. »

Elisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe »

Une sortie du rapporteur que n’ont pas franchement goûtée Jean Glavany, Patrick Kessel et Françoise Laborde. Dans ce communiqué publié le 11 janvier, ils dénoncent « la réaction du Rapporteur Général (…) dérisoire, risible et innaceptable ». Et d’ajouter : « Un petit Monsieur qui s’attaque à une grande dame, c’est dérisoire et risible ». Avant d’annoncer leur décision de « suspendre [leur] participation aux travaux de l’Observatoire de la Laïcité tant que le rapporteur général ne se sera pas excusé ou qu’il n’aura pas été désavoué ».

Jean-Louis Bianco de son côté, a réagi en dénonçant un « communiqué mensonger, dérisoire, risible et innaceptable » de la part du trio. Quant à Nicolas Cadène, il a déploré « une sorte de chasse à l’homme organisée par des gens qui osent se dire « laïques » et des identitaires du FN. La Laïcité, c’est le respect mutuel ».

Marianne

L’ex-porte-parole des Républicains s’en prend au Grand Journal qui «défend le voile»

Invitée dans On n’est pas couché pour promouvoir son livre #Je suis Marianne, Lydia Guirous a expliqué que les médias, notamment l’émission de Maïtena Biraben, promouvaient le port du voile.

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Évincée il y a quelques jours du poste de porte-parole des Républicains, Lydia Guirous a insisté à plusieurs reprises, samedi soir dans On n’est pas couché (France 2), sur sa liberté de ton retrouvée. Mais les chroniqueurs ont, quant à eux, préféré mettre en évidence la langue de bois de Madame Guirous lorsqu’il s’agissait de parler de politique.

Pour évoquer la laïcité, en revanche, Lydia Guirous était plus prolixe, n’hésitant pas à critiquer notamment Le Grand Journal de Canal+ qui accorde, selon elle, trop de place aux femmes musulmanes voilées. En s’appuyant sur le livre de Lydia Guirous avec un regard critique, la journaliste et chroniqueuse Léa Salamé déclame ainsi: «Vous avez des certitudes sur ce que doit être la laïcité et vous les assénez. Et vous assénez donc à travers ce livre-là […] que Madame Maïtena Biraben doit apporter ses excuses parce que toutes les semaines dans Le Grand Journal, il y a un sujet qui défend le voile».

Et l’invitée de commenter: «Je n’aime pas l’image que donnent les médias de la femme musulmane, systématiquement voilée. Et oui, au Grand Journal, notamment après les attentats du 13 novembre, ils ont invité une étudiante, qui représentait une association d’étudiants musulmans. Et bien, c’était pas une étudiante dévoilée, c’était une étudiante musulmane absolument voilée. Je trouve que ça donne une image déplorable.»

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Au-delà de cette critique, la présence de Lydia Guirous a suscité des réactions. Que ce soit sur le plateau, où les chroniqueurs ont difficilement caché leur agacement après la lecture du livre, ou même sur Twitter. Les internautes ont ainsi été parfois très virulents en découvrant la séquence.

Le Figaro

 

«Salam, je viens en paix»… Une manifestante musulmane expulsée d’un meeting de Donald Trump

Une femme musulmane a été priée de quitter un meeting de Donald Trump après s’être levée pour protester en silence contre le candidat à la Maison Blanche, son vêtement portant en grandes lettres les inscriptions: «Salam, je viens en paix».

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Les images télévisées du meeting, qui avait lieu vendredi à Rock Hill en Caroline du Sud (sud-est), montrent une femme escortée dans le calme vers la sortie par un policier, tandis que des partisans du candidat aux primaires républicaines agitent des pancartes et crient dans sa direction, avec véhémence pour certains.

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«C’est très vite devenu méchant, c’est effrayant», a ensuite dit à CNN la manifestante, Rose Hamid, une hôtesse de l’air de 56 ans, qui porte le hijab et avait accroché à son vêtement une étoile jaune marquée «musulmane». Elle était assise dans les gradins situés derrière le podium du candidat.

L’action silencieuse de Rose Hamid est une réponse au discours anti-musulmans de Donald Trump, qui a proposé de fermer les frontières aux musulmans après les attentats de Paris (130 morts) et de San Bernardino (14 morts), commis par des jihadistes.

«La haine contre nous est incroyable», a dit Donald Trump après l’expulsion de la manifestante. «C’est leur haine, pas notre haine».

20 Minutes

Islamophobie: « En France, critiquer les musulmans est devenu le sport national »

Il y a un an, la France connaissait une explosion des actes islamophobes après les attentats de janvier. Depuis, la communauté musulmane de France s’inquiète. Entretien avec Marwan Mohammed, sociologue, chargé de recherche au CNRS, à l’occasion de la journée portes ouvertes organisées dans les mosquées ce week-end, à l’appel du Conseil français du culte musulman (CFCM).

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Comment mesure-t-on l’islamophobie en France

Pour évaluer les perceptions de l’islam en France, nous avons deux grands repères: les enquêtes d’opinion commandées et analysées chaque année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), et l’observation du traitement de l’islam et de la présence musulmane dans les médias. Sur le premier point, même si ces enquêtes ont leurs limites, elles pointent un mouvement durable de dégradation de l’image des musulmans, y compris à travers des opinions négatives sur des actes rituels (comme la pratique du ramadan) qui ne provoquaient pas autant de rejet il y a encore une dizaine d’années.

Quel impact ont les médias sur la question? 

 La construction médiatique d’un « problème musulman » va en s’intensifiant, notamment depuis la séquence politique sur l’identité nationale. Dans le même temps, et assez paradoxalement, de plus en plus de journalistes semblent mieux maîtriser ce sujet et sont susceptibles de produire une information de qualité. Ils ne pèsent toutefois pas bien lourd au regard du règne d’un certain simplisme, de la banalisation d’une série de préjugés sur l’islam et les musulmans, notamment dans des émissions à forte audience.

Sauf rares exceptions, la qualité du traitement de l’islam semble inversement proportionnelle à l’audience. Ce n’est pas non plus un hasard si Eric ZemmourAlain Finkielkraut et Michel Houellebecq ont vendu presque un million d’ouvrages à eux trois. Et cette tendance, plutôt négative, ne peut être réduite à la succession de tueries commises au nom de l’islam, depuis Mohamed Merah jusqu’à celles de novembre dernier. Elle est plus ancienne et profonde.

Justement, quel a été l’impact des attentats de janvier

Il est trop tôt pour mesurer sérieusement un impact durable des attentats de janvier selon moi, même si un sondage d’opinion réalisé il y a quelques mois affirme que la défiance vis-à-vis de l’islam a reculé depuis deux ans. Attendons au moins la parution du prochain rapport au mois de mars 2016 pour se faire une première idée.

La situation est-elle différente en ce qui concerne les attentats du 13 novembre

Ce qui change entre janvier et novembre -outre l’ampleur des attentats et la nature des cibles– c’est la réaction politique. En janvier, l’exécutif avait préféré répondre par un discours rassembleur qui se voulait inclusif, même si tout n’a pas été sans ambiguïté et que cette rhétorique unanimiste s’est accompagnée d’une répression des actes et paroles s’écartant du mot d’ordre dominant.

En novembre, le gouvernement, le chef de l’Etat et la plupart des parlementaires ont privilégié un discours belliciste. Comme tout discours guerrier, cela polarise et implique une désignation de l’ennemi. Cette désignation peut-être explicite en pointant « l’islamisme radical » ou « Daech ». Elle a également été implicite par le déploiement de l’état d’urgence à travers des milliers de perquisitions administratives qui ont essentiellement visé des institutions ou des citoyens de confession musulmane. Des milliers de perquisitions, dans des milliers de quartiers, cela touche, au regard de la densité de population, des centaines de milliers de personnes qui connaissent directement ou indirectement les perquisitionnés.

Dans une interview accordée à l’Express, le président du CCIF parle de « traumatisme » de la communauté musulmane, tant à cause des attentats que de l’augmentation de l’islamophobie…

Lorsque vous interrogez les citoyens de confession musulmane, ils pointent trois peurs, parfois quatre: la peur des attentats, celle des représailles islamophobes qu’elles soient violentes et explicites ou bien plus discrètes, peu détectables, la peur de l’avenir ainsi que, pour certains parents, la peur que leurs enfants soient la cible du discours « djihadiste ». Ce n’est pas la sérénité qui domine.

Etant donné les récents événements en Corse, pensez-vous que la parole islamophobe s’est libérée au cours de l’année 2015? 

Contrairement à ce que certains racontent, il n’est pas impossible de critiquer l’islam et les musulmans. C’est devenu un « sport national » auquel s’adonnent beaucoup de professionnels de la parole publique ou de simples citoyens. C’est même l’un des rares sujets où l’ignorance n’empêche pas l’expertise et où les médias dominants s’autorisent à consacrer comme représentants les individus les moins légitimes, s’ils ne sont pas tout simplement détestés.

Ce qui s’est passé à Ajaccio est différent: des civils bien structurés par des militants ont entrepris d’appliquer une sorte de punition collective aux habitants d’un quartier populaire où des pompiers et des policiers ont été blessés. Le fait de cibler les musulmans et de proférer, face caméra et en présence de policiers, des menaces de mort et des insultes racistes, est un événement rare qui devrait inquiéter. Un drame peut vite arriver, avec des conséquences imprévisibles.

Face à cette évolution de l’islamophobie, comment lutter? 

Au regard de sa profondeur sociale et de son évolution, l’islamophobie n’exprime pas une crise temporaire. Elle révèle une remise en question de la légitimité politique, et même présentielle des musulmans sur notre territoire. L’islamophobie reflète également un refus de l’égalité, sans parler du mépris de classe qui la nourrit. Ce phénomène pose donc des questions de fond auxquelles nos élites politiques, médiatiques ou administratives doivent répondre. Il sera à terme difficile de projeter symboliquement ou politiquement un « nous » qui n’est pas totalement assumé, défendu et affirmé sincèrement.

Marwan Mohammed est sociologue, chargé de recherche au CNRS et co-auteur (avec Abdellali Hajjat) de Islamophobie: la construction d’un racisme légitime (aux éditions La découverte). 

L’Express

La France est intervenue en Libye pour empêcher l’Afrique d’avoir sa monnaie unique et une indépendance économique

D’après les éléments trouvés dans les lettres de Hillary Clinton déclassifiées le 31 décembre, la vraie raison de l’intervention en Libye était l’or qui aurait pu empêcher les plans de Nicolas Sarkozy de répandre son influence dans la région.

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La correspondance de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a montré qu’en 2011, Mouammar Kadhafi possédait 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent avec lesquels il souhaitait créer une nouvelle monnaie unique pour l’Afrique et fournir aux pays francophones africains «une alternative au Franc CFA».

«L’or avait été rassemblé avant la révolte actuelle et devait être utilisé pour la création d’une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen», lit-on dans le courriel de l’ex-secrétaire d’Etat américain.

Au total, la valeur de ces réserves s’élevait à près de 7 milliards de dollars

En Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques sur le territoire de plusieurs Etats de l’ancien empire colonial français, ainsi que du Cameroun, du Togo, de la Guinée équatoriale et de la Guinée-Bissau. Après l’accession à l’indépendance, la plupart de ces nouveaux états sont restés dans un ensemble monétaire homogène.

D’après le même document, le gouvernement de Nicolas Sarkozy craignait que cette nouvelle monnaie permettte à l’Afrique du Nord d’acquérir une indépendance économique, qui n’aurait pas fait les affaires de la la France et de toute l’Europe.

Ces données du renseignement seraient l’«un des facteurs qui a forcé le président Nicolas Sarkozy à commencer l’intervention en Libye» et non pas la protection de la vie des civils, comme l’a décrit la doctrine sur la responsabilité de protéger, chère au conseiller informel de Hillary Clinton, Sidney Blumenthal.

L’intervention militaire en Libye a commencé en 2011 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies dont le but était de « protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne». La France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada y ont pris part malgré les critiques de plusieurs pays.

RT

Un professeur poursuivi après avoir ironisé sur les « blancos » de Valls

Un maître de conférence d’Avignon est poursuivi pour avoir ironisé dans des mails internes sur des déclarations controversées de Manuel Valls.

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Un maître de conférence de l’université d’Avignon (UAPV) est convoqué devant le tribunal correctionnel le 27 janvier pour avoir, dans des mails internes à son établissement, ironisé et repris des déclarations de Manuel Valls sur les « blancos », a-t-on appris de sources concordantes mardi.

Accusé de provocation à la haine. Bernard Mezzadri, 55 ans, comparaîtra pour provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, selon la citation à comparaître. Il lui est reproché, dans un échange de messages, d’avoir notamment déclaré, évoquant une rencontre à venir entre la direction de son établissement et le Premier ministre Manuel Valls :

« J’espère qu’en cette grande occasion la délégation de l’UAPV comptera suffisamment de « blancos » (et pas trop de basanés) ». Il qualifiait également dans son message Manuel Valls de « chasseur de Roms ».

Dénonciation de propos xénophobes. Ces propos faisaient notamment écho à des images de Manuel Valls datant de 2009, dans lesquelles celui qui était alors député-maire d’Evry (Essonne) demandait à ses équipes de rajouter des « whites » et des « blancos » dans le décor.

Ce « message ironique » avait été signalé par l’ancienne équipe de direction de l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse au recteur et au procureur, qui avait décidé de poursuivre Bernard Mezzadri, rappelle le Snesup-FSU de l’établissement dans un communiqué.

Europe 1

Pour Jean-Michel Apathie, Eric Zemmour est « un journaliste raciste »

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Jean-Michel Apathie s’étonne que le journaliste du Figaro « n’a été que rarement poursuivi devant les tribunaux pour ses propos tenus dans le cadre de son métier de journaliste. » Il s’étonne également que sa condamnation pour « provocation à la haine raciale » (pour avoir affirmé que « la plupart des trafiquants sont Noirs ou Arabes », NDLR) « n’a pas perturbé la carrière du journaliste, ni incité l’un de ses employeurs à prendre un peu de distance avec lui, du fait de sa condamnation. »

Et le journaliste transfuge de prendre pour exemple la non réaction de son ancienne station quand Eric Zemmour, « emporté par un élan visiblement nourri d’un racisme assez caractérisé », a dénoncé « les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent. »

Pour Jean-Michel Apathie, les médias lui donnent la parole car il est « probablement la promesse d’audience ou de buzz, au motif inavoué que ce qui est un peu sale ne nuit pas aux recettes publicitaires, au contraire. »

L’ancien chroniqueur du Grand Journal poursuit en affirmant qu’Eric Zemmour « exprime cette part rance et noire de la pensée française », et même qu’il est « un journaliste raciste ».

Planet

Israël serait le seul pays que craint Daesh, selon un journaliste ayant rencontré les terroristes

Le journaliste Jürgen Todenhöfer, qui a passé 10 jours avec des combattants de Daesh à Mossoul en 2015, a déclaré que le groupe terroriste ne craignait ni les Etats-Unis, ni les autres puissances occidentales, mais qu’il serait intimidé par Israël.

IDF-Israel-tanks

C’est dans un livre que le journaliste qui a réussi à rencontrer des membres de l’Etat islamique, a donné cette information. Dans une interview réalisée pour le Jewish News, l’homme a déclaré que, pour Daesh, Israël ne faisait pas partie des pays «à envahir» au Moyen-Orient.

«Le seul pays que craignent les membres de Daesh est Israël», a-t-il assuré, ajoutant que les combattants de l’Etat islamique lui avaient à plusieurs reprises dit que l’Etat hébreu était «trop fort pour [eux]».

Selon les dires de Jürgen Todenhöfer, les membres de Daesh se vanteraient de pouvoir vaincre, au sol, des troupes  américaines ou britanniques, car ces dernières ne disposent pas d’une vraie expérience de la guérilla, contrairement à Tsahal, qui affronte la guérilla palestinienne depuis de longues années, a-t-il confié à The Independent.

Israël ne fait pas partie de la coalition menée par les Etats-Unis qui bombarde les positions du groupe terroriste en Irak et en Syrie.

RT