Racisme : L’État définitivement condamné pour des «contrôles au faciès»

La Cour de cassation a définitivement condamné, mercredi, l’État, pour plusieurs cas de contrôle «au faciès», et estimé qu’un contrôle d’identité discriminatoire était une «faute lourde» qui engageait la responsabilité de l’État.

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«C’est une grande victoire», a salué Félix de Belloy, avocat des plaignants, treize hommes d’origine africaine ou nord-africaine. «On sort de plusieurs décennies de non-droit en matière de contrôle d’identité. Les policiers considéraient qu’ils pouvaient contrôler sans motif, c’est terminé.»

13 hommes avaient attaqué l’État

L’affaire avait commencé en 2013, lorsque ces 13 hommes avaient attaqué l’État, dénonçant des contrôles abusifs, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement.

Après avoir perdu en première instance en octobre 2013, les plaignants avaient fait appel, soutenus cette fois par le Défenseur des droits, Jacques Toubon. En juin 2015, la cour d’appel de Paris avait donné raison à cinq d’entre eux, condamnant l’État à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacun.

> Un contrôle d’identité peut être réalisé en cas de flagrant délit, de risque à l’ordre public ou sur réquisitions du procureur de la République (article 78-2 du code de procédure pénale).

> Lorsqu’ils n’ont pas conduit au déclenchement par les autorités publiques d’une procédure judiciaire ou administrative, les contrôles d’identité ne font l’objet d’aucun enregistrement.

> En droit commun, une personne qui estime avoir fait l’objet de discrimination peut saisir un tribunal, devant lequel elle doit apporter la preuve de cette discrimination.

> En droit du travail, la personne qui estime être victime de discrimination n’a pas à en apporter la preuve, mais uniquement à présenter des éléments qui la laissent présumer. C’est au défendeur de démontrer l’absence de discrimination.

«Les contrôles sans motif, c’est terminé»

L’État s’était pourvu en cassation pour les cinq dossiers dans lesquels il avait été condamné, et les huit hommes qui n’avaient pas obtenu gain de cause en avaient fait autant. Onze des pourvois ont été rejetés. L’État a été définitivement condamné dans trois dossiers.

La Cour de cassation a précisé la façon dont la discrimination doit être prouvée : la personne s’estimant victime d’un contrôle d’identité doit apporter au juge des éléments qui laissent présumer l’existence d’une discrimination et c’est ensuite à l’administration de démontrer, soit l’absence de discrimination, soit une différence de traitement justifiée par des éléments objectifs. L’association SOS Racisme s’est félicitée de la décision, la qualifiant de «victoire historique».

Témoignage. « Bonjour monsieur, contrôle de routine. Vos papiers s’il vous plaît. Mettez-vous sur le côté. Videz vos poches, enlevez vos chaussures… Vous faites quoi là, vous habitez où ? » Ces mots-là, souvent accompagnés de palpations, Régis, 25 ans, issu d’un quartier populaire des Hauts-de-Seine, les a entendus maintes fois depuis l’adolescence. Il avait témoigné, dans Le Parisien.

Le Parisien

USA : Accusé de séquestration, c’est en fait un tueur en série

Un agent immobilier de 45 ans, arrêté pour avoir séquestré une femme qu’il avait « enchaînée comme un chien », a reconnu être l’auteur de… sept meurtres dont un quadruple homicide non élucidé depuis 13 années. 

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Deux tombes creusées dans son jardin

Todd Christopher Kohlhepp, fiché comme délinquant sexuel depuis près de trente ans, a en effet été inculpé pour quatre meurtres survenus dans une boutique de motos en novembre 2003 à Chesnee en Caroline du Sud.  « Il n’y a plus de mystère (…) Il nous a donné des détails que personne d’autre ne pouvait connaître », a dit le shérif.

L’homme a montré samedi à la police deux tombes creusées dans le jardin de sa propriété en plus d’un corps déterré vendredi.

Des chaînes autour du cou et des chevilles

Cet agent immobilier de 45 ans avait été arrêté jeudi après la découverte sur un terrain rural lui appartenant d’une femme enfermée dans un conteneur métallique portant des chaînes autour du cou et des chevilles. La police avait été alertée par des bruits de cognements venant de l’intérieur de la boîte ainsi que des hurlements. Elle affirme y avoir passé deux mois.

Kala Brown, 30 ans, avait disparu en août avec son compagnon Charles Carver. Elle affirme que Kohlhepp l’a abattu de plus.

Le Bien Public

Alain tire et blesse les gendarmes venus l’expulser, 2 voisins également touchés

Une expulsion judiciaire a mal tourné, ce mercredi matin, au village de Langledure, sur la commune de Bussière-Dunoise. Un homme âgé de 59 ans a tiré sur deux des gendarmes, qui accompagnaient les huissiers chargés d’appliquer la procédure. Deux voisins ont aussi été touchés. L’état des quatre victimes n’inspire cependant pas d’inquiétude.
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Il est 8h30 ce mercredi matin quand deux huissiers de justice, accompagnés de huit gendarmes, se sont présentés au domicile d’Alain Volatron afin de procéder à son expulsion judiciaire forcée.

En 2010, l’homme avait été condamné pour violences volontaires à verser des dommages et intérêts à deux voisins. « Il n’avait jamais coopéré, et de procédure judiciaire en procédure judiciaire, on est arrivé au plus grave : l’expulsion, pour dédommager légitimement les victimes », explique le procureur de la République Sébastien Farges.
Prévenu depuis des mois, Alain Volatron, vivant seul dans sa maison, attendait de pied ferme les huissiers et les forces publiques. Et les gendarmes s’attendaient à une expulsion pouvant dégénérer. Cinq d’entre eux venaient du PSIG (pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) pour épauler trois de leurs collègues de la brigade de Sainte-Feyre. Équipés de casques et de gilets par balles, ils ont toqué à la porte d’Alain Volatron. L’homme a ouvert la porte et leur a tiré dessus avec son fusil.

« Les gendarmes n’ont dû leur salut qu’à leurs réflexes. Il a tiré une huitaine de coups de feu contre les militaires, sans qu’à aucun moment, ils ne répliquent. Et c’est tout à leur honneur », ajoute Sébastien Farges.

Deux gendarmes gradés ont été blessés : l’un légèrement à l’épaule, l’autre assez sérieusement à une jambe. Deux voisins, qui n’étaient, a priori, pas visés, ont aussi été touchés, à l’épaule et au flanc, et l’autre dans l’aine. Hospitalisés hier à Guéret, ils ont été transférés plus tard au CHU de Limoges.

La Montagne

Quand l’ancien patron de la DGSI demandait à NKM: «Tu me tues Rachida et Fillon»

« Le Monde » a eu accès aux écoutes judiciaires réalisées au printemps 2013 sur le portable l’ex-numéro 1 des renseignements…

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Des methodes peu orthodoxes mises à jour. Aujourd’hui dans le privé, l’ancien numéro du renseignement intérieur sous Sarkozy, Bernard Squarcini, aurait continué pendant longtemps à s’agiter pour aider ses proches, après son départ forcé en 2012. Le 28 septembre dernier, l’ancien patron de la Direction Centrale du renseignement intérieur (DCRI) a ainsi été mis en examen par les juges du pôle financier, pour, notamment, « trafic d’influence » et « détournement de fonds publics ». Le Monde révèle aujourd’hui avoir eu accès à l’enquête des juges et aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable du « Squale ».

Et cette enquête met au jour un « système de renseignement parallèle, délictueux, au croisement des mondes économiques, politiques et policiers ».

L’affaire Cahuzac

Quand éclate l’affaire Cahuzac, en avril 2013, des doutes naissent quant à la connaissance des comptes du ministre par François Hollande. Michel Gaudin, ancien directeur général de la police devenu directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, demande alors au Squale : « On ne peut pas récupérer une note là » ? Bernard Squarcini répond qu’il va « essayer » et estime que « bien sûr », « ils étaient au courant ».

Au printemps 2016, lors d’une perquisition, la dite note est retrouvée dans un coffre loué par le « Squale » à la banque. Sans aucune preuve, elle affirme que l’argent placé en Suisse, qui « n’appartiendrait pas qu’à Monsieur Cahuzac » aurait servi à un financement illicite du PS et de DSK. « Il est question que Monsieur Hollande aurait été mis au courant des problèmes de Monsieur Cahuzac et qu’il aurait refusé sa démission avant les aveux officiels », poursuit cette note aux accusations lourdes que « rien ne vient étayer », rappelle le quotidien.

« Tu me tues Rachida et Fillon »

Plus loin, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme reviennent sur un autre échange daté de mars 2013 entre Bernard Squarcini, aujourd’hui au service de Bernard Arnault, LVMH et Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle qui est aujourd’hui candidate à la primaire de la droite et du centre devait constituer les listes municipales avant la bataille pour la mairie de Paris. Lors de ces élections, le « Squale » tente de ménager les intérêts du couple Tibéri aux dépens de deux de ses ennemis, Rachida Dati et François Fillon.

« Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon », lance-t-il à NKM. Et cette dernière de lui répondre : « Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c’est d’éteindre (…) Et Fillon, c’est pareil, faut pas le tuer publiquement, faut l’éteindre. » S’en suit alors un échange moqueur sur l’identité du père de l’enfant de Rachida Dati, sur lequel la DCRI version Squarcini avait enquêté. « C’est vraiment une… », balance NKM, sans terminer sa phrase.

Une fiche S effacée

Mais les relations de l’ex-chef du renseignement lui auraient également permis d’aider des proches moins connus. En octobre 2015, souligne de son côté L’Obs, Bernard Squarcini apprend que le milliardaire russe Andreï Skoch est fiché S. Ce dernier, proche de la mafia et des trafiquants d’armes selon la presse russe, souhaite voir son nom effacé du fichier S. Une demande légale mais rarement accordée.

Pourtant, en décembre 2015, la 18e fortune de Russie n’est plus considérée comme une menace à la sûreté de l’Etat. Selon L’Obs, une enquête est toujours en cours, alors que Bernard Squarcini affirme ne pas être impliqué.

Toujours le « chef » du renseignement

Bernard Squarcini semble avoir gardé de nombreux amis au siège de la DGSI (direction générale de la Sécurité intérieure, ex-DCRI). Ainsi, un major qui l’appelle toujours « chef » a scruté les environs de la station de ski de Courchevel, en Savoie, où séjournait la famille Arnault pendant les vacances. « Ce n’est pas un voyou, ma hiérarchie était au courant », tente de défendre le major.

Au vu de l’enquête du Monde, comme il l’a dit lui-même en garde à vue, Bernard Squarcini a bien « gardé un esprit identique que celui qui [l]’accompagnait en [s] a qualité de haut fonctionnaire ».

20 Minutes

Benjamin Lemaire, agent de youtubeurs en détention pour «atteinte sexuelle sur mineurs»

Un imprésario de youtubeurs est actuellement placé en détention, soupçonné d’avoir fait des propositions sexuelles à certains de ses jeunes clients. Il aurait, selon Buzzfeed, profité de sa situation professionnelle.

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Le nom de Benjamin Lemaire n’évoque peut-être rien. Mais ceux pour qui il travaille, si. Cet homme de 31 ans est employé par une société qui gère les comptes Joey Starr, Emmanuelle Béart ou encore Sophie Marceau sur les réseaux sociaux. Il est aussi l’agent de jeunes youtubeurs. Une source proche du dossier a confirmé ce vendredi à L’Express que Benjamin Lemaire a été mis en examen et placé en détention pour « corruption de mineur aggravée » et « atteinte sexuelle sur mineur aggravée ». Le plaignant serait âgé de 14 ans.

Dans une longue enquête, le site BuzzFeed révèle que le trentenaire a, depuis de nombreuses années, fait des propositions équivoques à de très jeunes internautes -souvent à la tête de chaînes sur Youtube-, en allant jusqu’à leur envoyer des photos de son sexe. Après la divulgation de plusieurs captures d’écran d’échanges entre Benjamin Lemaire et des mineurs, le parquet a reçu une lettre de « dénonciation de faits » datant de 2010, signée par huit personnes, dont des youtubeurs. Elle ne serait pas liée à la détention en cours.

Une précédente incarcération

Selon BuzzFeed, l’homme a déjà été incarcéré pendant quatre mois en 2015, avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Il était déjà soupçonné d’avoir porté atteinte à des mineurs, entre 2011 et 2014. Le parquet de Paris affirme qu’en 2007, un juge de Nanterre avait également été saisi pour d’autres faits similaires qu’aurait commis Benjamin Lemaire.

L’homme est un « influenceur »: il gère la présence de stars sur les réseaux sociaux et propose à de jeunes youtubeurs de les prendre sous son aile, tel un imprésario, pour les aider à gagner des revenus grâce à leur chaîne vidéo. Une fois qu’il a repéré ses cibles -toujours de jeunes garçons-, Benjamin Lemaire se lance dans une offensive de drague numérique, ponctuée de petits conseils professionnels.

« Tu veux un bisou un câlin et une histoire? »

Les conversations publiées par BuzzFeed, captures d’écran à l’appui, sont édifiantes. Alors âgé de 30 ans, l’homme contacte un adolescent. Il ne peut ignorer son âge, puisqu’il le lui demande immédiatement. « T’as quel âge au fait? », « 15 ans à la fin du mois », répond son interlocuteur. Après s’être fait mousser en vantant la popularité des personnes qui le suivent sur Twitter, le trentenaire lui parle de contrats.

Puis, il dit qu’il va se coucher: « Moi je suis bien au chaud. Tout nu au fond de mon lit (…) Tu veux un bisou un câlin et une histoire? ». Son interlocuteur est gêné, lui signale qu’il a « une copine » et met rapidement fin à la conversation.

L’Express

 

Calais : Un gendarme en repos frappe et pointe son arme sur le nez d’un passant

Dans la nuit du 10 au 11 septembre, devant l’hôtel Ibis du boulevard Daunou, un homme de 24 ans, gendarme mobile, a pointé un revolver sur un passant. Il a été jugé jeudi au tribunal correctionnel de Boulogne.

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Le militaire séjournait à l’hôtel avec son groupement dans le cadre d’une surveillance de la « jungle » de Calais. Alors qu’il avait une soirée de repos, il est allé dans un bar avec quatre collègues. Au niveau de la place Dalton, ils ont assisté à un différend entre un couple au cours duquel l’homme a giflé la femme. Ils allaient intervenir mais le calme semblant revenir ils ont continué leur soirée.

Une dizaine d’individus ont toutefois remarqué que les cinq personnes qui étaient prêtes à intervenir étaient des gendarmes. Une bagarre a éclaté, un gendarme a été blessé à l’arcade. Le groupe a pris la fuite à l’arrivée des policiers. Le blessé a été conduit à l’hôpital par les pompiers. Aucune interpellation n’a eu lieu, les gendarmes n’ont pas porté plainte.

Tandis que le blessé était à l’hôpital avec un collègue, les trois autres gendarmes sont rentrés à l’hôtel et ont raconté leur mésaventure au chef d’escadron. L’homme de 24 ans était énervé par la tournure de la bagarre. Ses collègues l’ont ramené à la raison et ont été jusqu’à retirer les chargeurs de son arme de service.

Puis il s’est retrouvé devant l’hôtel. Là, il a interpellé un passant, bien qu’il ne soit reconnu par aucun gendarme, pour lui demander des renseignements sur les auteurs de l’agression.

Un gendarme bien noté par ses supérieurs

Ses collègues ont essayé de le calmer, mais il a entraîné le passant dans un coin sombre, lui a mis quelques claques derrière la tête et lui a pointé son arme sur le nez. Une ultime intervention d’un collègue a libéré la victime, qui a fait un malaise. L’homme a été transporté à l’hôpital et a fait l’objet d’une interruption de travail de trois jours.

Pendant l’enquête, qu’un magistrat a confiée aux services de recherches de la gendarmerie, il a déclaré avoir eu très peur : «  Le coup aurait pu partir tout seul ou il aurait pu tirer. J’ai ressenti comme un état de stress important.  » L’arme n’était toutefois pas chargée.

Le gendarme incriminé a toujours été bien noté par ses supérieurs et avait une carrière toute tracée. Pendant l’audience du tribunal, le substitut du procureur a requis dix mois de prison avec sursis, une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans et d’exercer pendant la même durée une activité professionnelle en rapport avec la gendarmerie.

La défense a protesté : «  L’arme n’était pas chargée, il n’avait pas l’intention de persécuter la victime. C’est sûr qu’il s’y est mal pris, mais vous ne pouvez pas détruire la vie professionnelle et familiale de cet homme qui est par ailleurs bien noté par ses supérieurs.  »

« J’ai pété les plombs »

Au cours de l’enquête, après quelques divergences, le gendarme incriminé a reconnu les faits. Il a, dans un premier temps, abordé le comportement des fonctionnaires du commissariat de Boulogne lorsqu’ils sont arrivés place Dalton après la bagarre : «  Ils nous ont demandé des explications et si nous voulions déposer plainte. Ne voulant pas avoir d’obligation de rendre compte à nos supérieurs, nous avons refusé et dès cet instant le comportement des policiers a changé. Ils ont quitté les lieux sans interpeller personne alors que plusieurs de nos agresseurs étaient encore sur place. Je m’attendais à un autre comportement de personnes qui font le même métier que nous. J’ai ressenti comme un sentiment d’injustice et je n’ai pas réussi à faire descendre la pression.  »

Puis il a reconnu avoir eu un comportement déplacé envers sa victime devant l’hôtel Ibis ce soir-là : «  J’ai perdu les pédales, j’ai pété les plombs, je n’arrive pas à expliquer comment j’ai pu en arriver à de telles extrémités. Je présente mes excuses à la victime qui, je le comprends, a pu ressentir un sentiment de peur.  »

Le jugement

Le gendarme a été condamné à huit mois de prison avec sursis , l’interdiction de détenir des armes pendant deux ans et la privation pendant deux ans des droits civils, civiques et familiaux, entraînant la radiation des services de l’état. Il devra également verser 1 500 euros à la victime.

Reste au prévenu à attendre la sanction disciplinaire qui sera rendue par sa hiérarchie dans un avenir proche.

La Voix Du Nord

Allemagne: Le «policier cannibale» à nouveau jugé pour meurtre

Detlev Günzel, surnommé « le commissaire sans tabou » par la presse allemande, est rejugé depuis ce mardi par un tribunal de Dresde (est) pour avoir tué et dépecé, manifestement à sa demande, un homme rencontré sur un site dédié au cannibalisme.

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« Reconnu coupable d’avoir porté atteinte au repos des morts »

En avril 2015, cet ex-policier allemand de 58 ans, avait été condamné à huit ans et demi de prison pour avoir tué en novembre 2013, Wojciech Stempniewicz, un consultant de 59 ans d’origine polonaise. La Cour de Dresde l’avait « reconnu coupable de meurtre motivé par le désir sexuel et d’avoir porté atteinte au repos des morts », avant que le jugement ne soit cassé.

Les juges avaient conclu au meurtre mais retenu comme « circonstance atténuante » le fait que la victime avait fait part de son désir de mourir lors de leurs échanges sur Internet, mais le parquet et l’accusé avaient fait appel du verdict.

Il avait enterré les morceaux de sa victime dans son jardin

Policier durant trente ans, ce père de trois enfants déjà adultes, décrit comme sympathique, généreux et d’une grande politesse par ses voisins, avait ouvert un « bed and breakfast » à Hartmannsdorf-Reichenau, près de la frontière tchèque.

>> A lire aussi : Le «cannibale» des Pyrénées pourrait ne jamais être jugé

C’est là, dans sa cave transformée en studio pour ses pratiques sadomasos, qu’il avait découpé avec un couteau et une scie le corps de sa victime, avant d’enterrer les morceaux dans son jardin. L’accusé a toujours reconnu avoir dépecé le corps mais nié avoir tué le consultant, affirmant qu’il s’était pendu dans la cave.

20 Minutes

Thomas à la police «bientôt Daesh va s’occuper de vous. Daesh va vous niquer», il est relaxé

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Thomas, un Montbéliardais de 22 ans, était au stade Bonal pour y voir les Lionceaux jouer (et triompher 2-1) contre les Lusitanos de Créteil. L’ambiance était donc la fête. Pourtant, le garçon est remonté comme un coucou. Son copain Florian s’est fait interpeller par les forces de l’ordre parce qu’il avait trop bu. Thomas n’accepte pas et déborde du cadre, éructant une flopée d’injures à l’adresse des fonctionnaires de police qui assurent la sécurisation du site.

Comme souvent, le registre linguistique est d’une pauvreté au diapason de la profondeur abyssale de la pensée. Cela se résume, grossièrement, à promettre quelques pratiques sexuelles à l’endroit des génitrices des policiers. Mais dans le lot, des propos vont un peu plus loin. Les six policiers visés affirment, dans leurs dépositions rigoureusement identiques, avoir entendu : « Vous faites les malins mais bientôt Daesh va s’occuper de vous. Daesh va vous niquer ».

Le jeune homme est relaxé pour ce délit mais bel et bien condamné pour les injures. La peine est celle requise par le procureur. Enfin, le supporter au verbe vert devra verser 200 € à chacun des six policiers outragés et participer à leur frais de justice. Ce qui, au final, culmine à une addition de 1 800 €.

Est Republicain

La riche héritière qui avait tenté d’égorger ses jumelles, aperçue… en train de faire du shopping

Un peu plus d’un an après avoir tenté d’égorger ses jumelles âgées de 14 ans, Mireille Gram, connue pour être l’héritière de l’empire des sacs Kipling, a été vue flânant dans les rues de Knokke. Elle avait en effet reçu l’autorisation, l’espace d’un week-end, de quitter l’institut psychiatrique dans lequel elle est internée depuis les faits.

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L’affaire avait fait grand bruit à la fin du mois de septembre de l’année 2015 : Mireille Gram, héritière de l’empire Kipling, avait tenté d’égorger ses jumelles, alors âgées de 14 ans, alors que celles-ci dormaient à l’étage de la demeure familiale de Schoten en province d’Anvers… Les faits avaient eu lieu alors qu’elle et son mari venaient d’entamer une procédure de divorce.

Un an plus tard, nos confrères flamands du Het Laatste Nieuws ont retrouvé la trace de cette dame de 50 ans, internée depuis les faits en hôpital psychiatrique. Ce week-end, dimanche précisément, Mireille Gram a en effet été aperçue du côté de Knokke, occupée à faire du lèche-vitrines.

Renseignements pris, nos collègues ont ainsi pu obtenir l’information selon laquelle Mireille Gram a bénéficié d’un « congé » l’espace d’un week-end.

« Nous étions au courant de cette sortie », a réagi son ex-mari, contacté par la rédaction. « Pour mes filles, cela a été un choc et le souvenir d’une terreur incroyable. Il lui est toujours interdit de s’approcher d’elles, mais pour le même prix, elle aurait pu se retrouver devant notre porte… En réalité, nous n’avons aucune idée de l’état d’avancement du dossier. Sera-t-elle jugée ? On ne sait pas. »

Une question à laquelle la justice apportera bientôt une réponse, la chambre des mises en accusation d’Anvers devant bientôt se pencher sur ce cas, jugeant de la nécessité, ou non, de l’ouverture d’une enquête complémentaire…

Sud Info

Marc-Brian agresse son voisin, insulte et mord une militaire, et ressort libre

Tête basse dans le box, Marc-Brian le reconnaît. « Non, je ne pourrais pas m’empêcher de boire… » Une addiction qui le rend violent et qui lui a valu une condamnation à quatre mois de prison ferme, ce mercredi par le tribunal de Compiègne.

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Lundi dernier, à 5 heures du matin, après une première altercation, cet habitant Longueil-Annel, âgé de 27 ans, file chez son voisin. Sous l’emprise de l’alcool, il tente de le frapper avec un tesson de bouteille.

Les gendarmes sont vite prévenus, et recevront le même accueil. Insultés, menacés et même mordue pour l’une des militaires.

En août, déjà, après une partie de pêche alcoolisée, pratiquement dans les mêmes circonstances, il avait menacé des gendarmes avec un couteau, devant chez lui.

Le tribunal a tout de même fait preuve de clémence, en ne délivrant pas de mandat de dépôt. « Vous avez besoin de soins ».

Le Parisien

Meaux : poursuivi en diffamation par le FN, Vincent Morelle est relaxé

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Le tribunal de Paris l’a relaxé ce mercredi après-midi. Vincent Morelle était poursuivi pour diffamation par le Front national (FN). En cause, un article paru dans Libération, également poursuivi et relaxé, paru en janvier 2014. Dans les colonnes du quotidien, celui qui était à l’époque directeur de campagne de Béatrice Roullaud, devenue conseillère municipale FN à Meaux, détaillait les propos racistes et antisémites qu’il avait entendus au sein du parti.

Contacté, l’avocat du FN confirme la relaxe. « Lors de l’audience, le 13 septembre, les réquisitions du parquet allaient dans le sens de la relaxe car il considérait que les propos n’étaient pas directement dirigés contre le FN. » L’avocat ne sait pas encore s’il fera appel de la décision. À l’origine adhérent à l’UMP, Vincent Morelle, qui demeure à Nanteuil-lès-Meaux, avait rejoint le FN en 2013, « écœuré » par les querelles intestines entre Copéistes et Fillonistes.

Le Parisien

Contrôlé sans titre de transport, Guillaume tente de payer son amende avec une CB volée

À un moment, il a cru pouvoir abuser l’agent de la SUGE (Sécurité Ferroviaire) qui le contrôlait en gare de Cannes, samedi vers 19h30. 

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Sans ticket de transport, Guillaume M., Niçois de 20 ans, a tenté de s’acquitter de son amende avec une carte bancaire, mais malheureusement pour cet escroc, le boîtier de paiement ne fonctionnait pas sans contact.

Et voilà notre aigrefin fort dépourvu, car incapable de composer le code de sa CB! Pire, sur le papier d’identité qu’il brandit alors, ne figure absolument pas sa photo, mais celle d’un quinquagénaire dépouillé de ses papiers à Saint-Raphaël.

PAIEMENT SANS CONTACT

Sur le suspect, les policiers appelés à la rescousse dénichent encore deux autres cartes bancaires au nom de la victime, ainsi que plusieurs cartes de fidélité.

Et puis le reçu d’un achat, un paquet de cigarettes en gare de Saint-Raphaël, effectué grâce au paiement bancaire sans contact.

SORTI DE PRISON RÉCEMMENT

Placé en garde à vue, l’escroc était récemment sorti de prison, et déjà défavorablement connu de la justice pour cambriolage ou vol à la roulotte. C’est d’ailleurs dans une voiture, dont la fenêtre était restée imprudemment ouverte que Guillaume M. avait dérobé le portefeuille de sa victime.

Placé en garde à vue prolongée au commissariat de Cannes, le suspect devrait être déféré au Parquet de Grasse ce lundi, en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.

Var Matin

Jeffrey et Ambre égorgent un homme pour commettre un vol

Le procès de Jeffrey Miermont (30 ans) et de Ambre Gravensteyn (22 ans) débutera jeudi devant la cour d’assises du Hainaut à Mons avec la constitution du jury. Ils sont accusés d’avoir commis un vol avec violence à Marcinelle, entre le 30 novembre et le 5 décembre 2014, avec la circonstance aggravante d’avoir commis un homicide sur la personne de Bernard Deswijsen (64 ans), afin de faciliter le vol ou d’en assurer l’impunité.

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Le ministère public a retenu, à titre subsidiaire, deux questions: le meurtre et le vol avec effraction avec la circonstance que Jeffrey Miermont a commis les faits durant une période de probation car il avait écopé de deux peines de prison avec sursis prononcées par les tribunaux correctionnel de Dinant et Namur, en 2009 et 2011.

Découverte du corps

Interpellée deux jours plus tard par la police, la jeune femme a précisé que le corps de Bernard Deswijsen se trouvait dans son appartement situé le long de la rue Bierchamps à Marcinelle. Le corps baignait dans le sang et la victime avait été massacrée à coups de couteau et de ciseaux notamment. Une autopsie a été effectuée et de multiples plaies ont été constatées sur le corps de la victime, dont deux du côté temporal gauche avec une pénétration de plusieurs centimètres dans la boite crânienne.

7sur7

Une ville américaine paiera 2,9 M $ à des juifs hassidiques discriminés

Un promoteur affirmait que la ville et un de ses villages ont tenté de contrecarrer un projet de presque 400 logements pour des juifs ultra-orthodoxes

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Un village du nord de l’état de New York et la ville où il est affilié paieront 2,9 millions de dollars à un promoteur juif pour régler une plainte fédérale affirmant qu’ils ont tenté d’arrêter la construction de logements destinés à des juifs hassidiques.

Le village de Bloomingburg et la ville de Mamakating ont accepté vendredi un accord avec Shalom Lamm et son entreprise, Sullivan Farms II.

Dans le cadre de l’accord, l’entreprise recevra 1,595 million de dollars de Mamakating et 1,305 million de dollars de Bloomingburg. L’assurance des localités paiera ces frais.

Le procès aurait dû commencer le 8 novembre.

La plainte, déposée en septembre 2014, accusait Bloomingburg et Mamakating de violations des droits civiques fédéraux et des lois d’équité en matière de logements, pour avoir tenté de faire cesser la construction de 396 maisons de villes destinées à des juifs hassidiques et conçues pour ce groupe. Elles auraient également tenté de rejeter la conversion d’une maison voisine en mikvé, un bain rituel juif.

Bloomingburg, qui compte 400 habitants, est situé dans le comté de Sullivan, dans la région des montagnes Catskill, à 120 kilomètres au nord de Manhattan. Mamakating compte 12 000 habitants.

En avril 2015, Mamakating et Bloomingburg avaient porté plainte au niveau fédéral contre Lamm, l’accusant de fraude, de corruption, d’extorsion, de fraude électorale et de corruption de fonctionnaires.

Elles affirmaient qu’il avait corrompu un ancien maire, utilisé un représentant pour l’aider à tromper le village sur ses intentions pour Chestnut Ridge et lancé une extorsion en promouvant une entreprise qui était corrompue à de multiples niveaux. La plainte avait par la suite été rejetée.

Dans l’affaire qui a été réglée par l’accord, les plaignants affirmaient que Mamakating et Bloomingburg s’étaient engagées dans une campagne de discrimination religieuse contre la communauté juive hassidique ces trois dernières années.

L’accord « devrait rappeler à la population que le sectarisme n’a pas sa place aux Etats-Unis », a déclaré dans un communiqué Steven Engel, l’avocat de Lamm.

« Nous espérons que ce moment horrible est à présent derrière nous, et que tous les habitants de cette belle région pourront vivre ensemble dans la paix et la compréhension mutuelle », a-t-il déclaré.

L’accord a été passé quelques mois après que la commission électorale du comté de Sullivan a réglé une plainte accusant des employés de la commission d’avoir tenté d’annuler les inscriptions sur les listes électorales de quelques 160 habitants hassidiques.

TTOI

«Sale arabe, je vais te tuer», Claude tabasse son ex femme et tente d’assassiner son amant

À la veille du verdict, les deux victimes de Claude Poupon, accusé d’avoir tenté d’assassiner l’amant de son ex-compagne, en février 2014, à Elliant (29), ont témoigné de la violence de l’agression, ce mardi, devant la cour d’assises du Finistère. La conséquence d’une troublante personnalité éclairée par les experts psychologue et psychiatre.

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Au second jour du procès de Claude Poupon, le quinquagénaire accusé de tentative d’assassinat de l’amant de son ex-compagne et de violences aggravées sur cette dernière, la cour d’assises a découvert les images vidéos de la scène de crime, ce mardi matin. Sols, murs et portes maculés de sang témoignent de la violence des faits commis le 14 février 2014, à Elliant. Un moment éprouvant pour les parties civiles qui a conduit le « rival » de l’accusé à quitter la salle d’audience.

 

L’amant a décrit la scène, ce mardi après-midi, évoquant un premier coup de barre de fer sur la tête, par derrière, puis un second suivi d’un coup de serpette à la gorge. « Il criait  » sale arabe, je vais te tuer, tu m’as fait cocu «  ». Selon ses explications, ceinturé, il avait ensuite été victime de coups de Taser à la face puis de nouveaux coups de serpette. Et d’énumérer, avec le bégaiement qu’il conserve depuis les faits, les six plaies qui traversent son visage et sa gorge. « J’étais dans une mare de sang ».

« Il va la tuer et moi me finir »

Il était à terre lorsque son amie, l’ex-compagne de l’accusé, avait poussé la porte d’entrée, saisie aussitôt par Claude Poupon qui l’avait blessée au bras gauche. « Je me suis dit si je ne me relève pas, il va la tuer, et moi, il va me finir aussi », poursuit-il. Grâce au coup de bouteille qu’il lui avait asséné à la tête, ils avaient pu prendre la fuite. « Il m’a bousillé la vie », lâche-t-il, réfutant toute haine.

Un sentiment partagé par l’ex-compagne de Claude Poupon, malgré une force de caractère apparente. « Je vis dans la crainte, plus capable d’une relation amoureuse ». Elle a, depuis les faits, quitté le département, par crainte d’avoir affaire au père de ses enfants, à sa sortie de prison.

Défaut d’étayage paternel

Une femme épiée depuis plusieurs semaines par Claude Poupon, avant cette dramatique journée. Dans le box, le quinquagénaire écoute, cette fois encore, sans laisser transparaître la moindre émotion.

 

Le Télégramme

Extrême droite : le député islamophobe Geert Wilders jugé après 6 400 plaintes pour incitation à la haine raciale

Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine s’est ouvert lundi matin, en son absence, à quelques mois des élections législatives.

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Le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders change de tactique : il a annoncé qu’il serait absent du procès qui lui a été intenté, suite au dépôt de quelque 6 400 plaintes, pour discrimination, incitation à la haine et insultes. Les audiences prévues – une douzaine au total – devaient commencer lundi 30 octobre, dans un tribunal hautement sécurisé de Schiphol.

Alors qu’il se présentait jusque-là comme l’apôtre de la « parole libre » et devait, pensait-on, utiliser ce procès pour défendre son projet anti-immigration et anti-islam, le dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) a indiqué qu’il serait seulement représenté par son avocat. Le ministère public pourrait toutefois exiger sa comparution s’il la jugeait indispensable.

M. Wilders dénonce le « procès politique » qui lui a été intenté et entend seulement s’expliquer devant ses collègues du Parlement de La Haye. Il affirme, en outre, que ce qui lui est reproché – vouloir « moins de Marocains » aux Pays-Bas – figure depuis longtemps dans le programme de son parti. Dans une lettre diffusée vendredi 28 octobre, il écrivait :

« C’est mon droit et mon devoir, en tant qu’homme politique, de parler des problèmes de notre pays. » 

« Je n’ai rien dit de mal, des millions de Néerlandais – 43 % de la population – veulent moins de Marocains, poursuit l’allié du Front national au Parlement européen. Pas parce qu’ils détestent les Marocains ou veulent qu’ils quittent tous le pays, mais parce qu’ils en ont assez de la terreur que font régnertellement de Marocains. » Ce qu’il a rappelé lundi matin avant l’ouverture de son procès dans un message en néerlandais et en anglais diffusé sur Twitter : « Les Pays-Bas ont un mégaproblème avec les Marocains. Se taire à ce propos est lâche. » Une sorte de pied-de-nez au tribunal, qui a indiqué qu’il rendrait son arrêt le 9 décembre.

« Figure carnavalesque »

Le procès porte, en fait, sur des propos tenus en mars 2014, à La Haye. M. Wilders avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu en souriant : « Nous allons nous en charger ».

Acquitté lors d’un autre procès pour racisme, en 2011, le dirigeant populiste n’a, en tout cas, pas changé de cap. Au cours des derniers mois, il a répété que son objectif était de faire fermer toutes les mosquées des Pays-Bas et interdire le Coran. Cela lui a attiré les foudres de tous les partis, mais pas la disgrâce des électeurs potentiels : des sondages organisés en vue des législatives, qui auront lieu en mars 2017, affirment que le PVV reste la première formation du pays, devant le parti libéral du premier ministre Mark Rutte.

Il apparaît toutefois de plus en plus improbable que la formation populiste de M. Wilders puisse arriver un jour au pouvoir, même si son chef, qui se voit premier ministre, affirme l’inverse. Tous les partis rejettent désormais l’idée de gouverneravec lui. M. Rutte avait tenté de bâtir, en 2010, une coalition soutenue de l’extérieur par M. Wilders. Il a dû rapidement constater son erreur.

Le dirigeant du PVV encourt une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende de plus de 20 000 euros ou un peine de travaild’intérêt général. « S’il est acquitté, comme la première fois, cela renforcera certainement sa popularité, mais s’il est jugé coupable, cela découragera les gens de voter pour lui », a expliqué à l’AFP Meindert Fennema, auteur d’une biographie (non traduite) du dirigeant.

« Le PVV est un parti protestataire et sa chance de revenir au pouvoir m’apparaît nulle, écrit quant à lui l’historien et commentateur Maarten van Rossem. Wilders n’est plus un politique sérieux, mais seulement une figure carnavalesque, ce qu’il a, en fait toujours été. Cela n’empêche pas que l’on doive se demander d’où vient la colère qui anime ses supporteurs. »

Le Monde