Facebook censurerait des comptes Palestiniens à la demande d’israël

Suite à une rencontre entre Facebook et israel  le mois dernier, de nombreux comptes de militants palestiniens auraient été supprimés par le géant américain. Les associations palestiniennes dénoncent une censure ciblée.

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L’association de défense des droits des Palestiniens MADA vient de publier un rapport dans lequel elle affirme que la société Facebook, suite à sa rencontre en septembre dernier avec différents ministres israéliens, aurait décidé de surveiller les comptes de ses utilisateurs palestiniens.

La rencontre en question, qui aurait permis des «discussions fructueuses» entre les deux parties selon les autorités israéliennes, aurait eu pour objectif «la prévention des incitations à la violence», dans un contexte de recrudescence des tensions entre la Palestine et Israël. Cependant, l’association MADA soupçonne Israël de vouloir «empêcher la voix [des Palestiniens] d’atteindre le monde».

Cette analyse est également celle du Palestinian Information Centre, un collectif militant qui a fait état, cette semaine, d’une dizaine de fermetures de comptes parmi ses administrateurs. Les pages Facebook concernées, en anglais ou en arabe, totalisaient environ deux millions d’abonnés. Cette décision a eu lieu «sans qu’aucune explication ne soit fournie» de la part de Facebook a affirmé un responsable du collectif au journal The Independent.

En 2015, une étude soulignait que 96% des Palestiniens utilisaient Facebook pour suivre l’actualité : selon l’association MADA, ce chiffre témoignerait de l’importance des réseaux sociaux pour les Palestiniens et de l’intérêt stratégique pour Israël d’entraver les échanges sur ces plateformes.

La même association souligne que, depuis deux ans, plus de 60 journalistes palestiniens et 9 journalistes israéliens ont été poursuivis pour des publications qu’ils ont mises en ligne.

RT

A Mossoul, BHL aurait refusé d’abriter un journaliste dans son véhicule blindé

Le philosophe, qui prépare un documentaire aux abords de la ville irakienne en guerre, aurait refusé à un journaliste de trouver refuge dans son véhicule sécurisé. Un geste aimable, qui a déjà suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

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Aucun conflit, semble-t-il, ne peut se passer de la compagnie du philosophe français à l’éternelle chemise blanche. Cette fois, c’est aux environs de la cité irakienne de Mossoul, que l’armée essaie de reprendre aux djihadistes de Daesh depuis le 17 octobre, que l’écrivain de 67 ans a été repéré… dans des circonstances guère flatteuses.

«J’ai croisé BHL sur le front à l’est de Mossoul. Il a refusé que je rentre dans son véhicule blindé alors que j’étais à découvert», a tweeté mercredi 23 octobre le journaliste indépendant Wilson Fache, qui a collaboré, notamment, avec l’AFP, le média belge RTBF et la chaîne américaine CNN.

Si la scène n’a été décrite que par ce reporter, la présence de Bernard-Henri Lévy dans la région de Mossoul est confirmée par le philosophe lui-même. Une publication du dimanche 23 octobre sur le site de la revue La Règle du Jeu, qu’il a lui-même fondée, indique en effet que «l’écrivain Bernard-Henri Lévy est retourné au Kurdistan irakien pour préparer un deuxième long métrage qui s’intitulera « La bataille de Mossoul »». Le texte précise même que l’intellectuel français bénéficie d’un véhicule sécurisé : «Très proche du président kurde, Massoud Barzani, BHL s’est rendu cette semaine sur la ligne de front contre Daech, dans un blindé, pour participer à une offensive avec les chefs militaires des peshmerga».

«Il ne voulait pas se faire piquer le scénario de son prochain navet…»

La description d’un BHL refusant de faire monter un journaliste en danger dans son blindé en pleine guerre n’a pas manqué de faire réagir de nombreux internautes.

Un utilisateur de Twitter a ainsi moqué le courage relatif de l’auteur de La Barbarie à visage humain

RT

 

Israël: le Likoud veut révoquer la citoyenneté du chef d’une ONG opposé à la colonisation

Le chef de la coalition parlementaire du gouvernement israélien de droite cherche à révoquer la citoyenneté du directeur d’une ONG israélienne de défense des droits de l’Homme qui a exprimé aux Nations unies son opposition aux colonies.

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Le député David Bitan, membre du Likoud, le parti du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré vendredi soir à la chaîne 2 de télévision israélienne qu’il « examinait la possibilité légale » de révoquer la citoyenneté israélienne de Hagai El-Ad, directeur de l’ONG B’Tselem. Selon les analystes, l’initiative de David Bitan n’a que très peu de chance de se concrétiser car la loi ne permet de révoquer la nationalité que dans des cas avérés de « terrorisme, trahison ou espionnage ».

Hagai El-Ad avait participé en fin de semaine dernière à une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu sur les colonies.
Il avait dénoncé 49 ans d’une « injustice, en l’occurrence l’occupation de la Palestine et le contrôle israélien des vies palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ».
« Je vous implore aujourd’hui d’agir », avait-il lancé à l’assemblée.

Dans un message sur Facebook, M. Netanyahu avait alors estimé que l’appel de M. El-Ad était « une action contre Israël », accusant B’Tselem de chercher à obtenir, via la « contrainte internationale », ce qu’il a « échoué à obtenir via des élections démocratiques en Israël ». David Bitan a quant à lui déclaré que l’appel de M. El-Ad « constitue un flagrant abus de confiance d’un citoyen israélien à l’encontre de l’Etat et qu’il devrait en conséquence se trouver une autre nationalité ».

B’Tselem « ne se laissera pas intimider », a répliqué sur Twitter Hagai El-Ad.
« Depuis près de 50 ans, les Palestiniens n’ont pas de nationalité ou de droits. Aujourd’hui, le chef de la coalition de Netanyahu veut révoquer ma citoyenneté parce que j’ai parlé contre l’occupation devant le Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il écrit.

Zehava Galon, chef de file du parti de gauche Meretz opposé à la colonisation, a souligné sur Twitter que même si David Bitan cherchait avant tout à « obtenir des gains politiques sur le dos de B’Tselem », ses propos étaient « très dangereux ».

L’Orient Le Jour

Rome ferme 5 lieux de culte, des musulmans manifestent devant le Colisée

Plusieurs centaines de musulmans ont organisé aujourd’hui une grande prière devant le Colisée à Rome, pour protester contre la fermeture récente de cinq lieux de culte dans la capitale italienne.

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« Les autorités ont fermé ces derniers temps cinq lieux de culte pour des irrégularités administratives », a déclaré à l’AFP M. Bacciu, originaire du Bangladesh, et l’un des organisateurs de la manifestation. « Il est vrai qu’il y a eu quelques problèmes administratifs, des toilettes en moins ou en plus, mais ce n’est pas une raison suffisante pour fermer un lieu de culte », a-t-il ajouté. « Nous ne savons pas en plus qui a ordonné ces fermetures, tout le monde nie en être à l’origine, la municipalité, la préfecture, le ministère de l’Intérieur », a-t-il ajouté.

A l’écart des hommes qui scandaient « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand, en arabe) des femmes et des enfants ont prié dans un espace délimité entre plusieurs arbres par une grande toile bleue. Dénonçant l’amalgame entre musulmans et djihadistes après la multiplication des attentats revendiqués par des djihadistes dans le monde, M. Bacciu a rejeté l’argument selon lequel des imams risquent d’inciter à la violence dans les lieux de culte irréguliers. Selon lui, un grand nombre de musulmans comme lui « ne comprennent que quelques mots d’arabe et vont à la mosquée pour être en communion avec Dieu ».

« Par la force des choses, on se sent montrés du doigt en tant que musulmans. Ensuite, dans les débats politiques, on entend le centre gauche (au gouvernement) qui dit qu’il nous aime bien mais qui ne nous aide pas, le centre droit qui ne nous aime pas mais le résultat est le même », a affirmé Francesco Tieri, un Italien converti et porte-parole d’une coordination d’associations musulmanes. « Il n’y a pas de volonté politique de reconnaître notre présence sur le territoire. Donc nous sommes obligés de louer des locaux et nous nous mettons à prier. Parce que la prière, pour celui qui veut cultiver la dimension spirituelle, c’est comme l’air. Si nous ne prions pas, nous mourons », a-t-il fait valoir.

En Italie, toutes les communautés religieuses autres que catholiques ont du mal à se faire entendre, mais le dialogue avec les autorités est encore plus compliqué pour les musulmans, qui n’ont pas de représentant ou d’organe collégial représentatif.

Le Figaro

Vote de l’Unesco sur Jérusalem : quand l’occupant endosse l’habit de la victime

Le vote par l’Unesco de nouvelles décisions sur le patrimoine palestinien provoque les protestations outrées d’Israël qui se dit victime de négationnisme et annonce son retrait de cet organe de l’ONU. 

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La raison ? La première de ces décisions nierait tout lien entre Jérusalem-Est et le judaïsme en utilisant exclusivement des « dénominations musulmanes ». Lecture spécieuse d’un texte qui a le défaut majeur de ne pas accepter les faits accomplis sur le terrain par Israël, puissance occupante, mais affirme d’emblée « l’importance de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts pour les trois religions monothéistes ». Quant aux « termes musulmans », ce sont les termes arabes utilisés par les Jérusalémites, qu’ils soient musulmans ou chrétiens pour désigner les « lieux saints », même si dans leur volonté de rectification du vocabulaire, les Israéliens se refusent à les utiliser en arabe.

Ce texte a surtout l’immense défaut de recenser la liste des faits accomplis par l’administration israélienne pour mettre en cause le statu quo sur l’esplanade des mosquées et le caractère palestinien de Jérusalem Est. L’autre texte plus global, pointe précisément les conséquences de l’occupation sur les terres arabes occupées de Palestine et du Golan du point de vue éducatif et culturel.

La « colère » des dirigeants israéliens traduit donc simplement le fait qu’il leur faut absolument masquer la politique de colonisation et de nettoyage ethnique en cours à Jérusalem. Ils ne supportent pas de se voir rappeler le droit… et que l’annexion de Jérusalem-Est est nulle et non avenue selon les termes de la résolution 478 du Conseil de sécurité.

Il est par contre inquiétant de voir de grands pays européens s’opposer à ces décisions, et la France se réfugier dans l’abstention alors que certaines de ses entreprises sont directement impliquées dans des infrastructures de transport au service de la colonisation.

Cela a de quoi sérieusement interroger sur le contenu de ses prochaines initiatives diplomatiques.

Saphir News

Des pro-Trump veulent enlever le droit de vote aux femmes parce qu’elles votent Clinton

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Sur Twitter, des sympathisants de Donald Trump ont lancé le hashtag #Repealthe19,  à traduire littéralement par « Abrogez le 19e amendement ». Celui-ci, voté le 4 juin 1919 et ratifié le 18 août 1920, accorde le droit de vote aux femmes. Pour assurer la victoire de leur candidat, les pro-Trump en seraient donc arrivés à vouloir supprimer l’un des droits fondamentaux des femmes, inscrit dans la Constitution américaine. « Les femmes ne sont pas faites pour la politique, « si les femmes sont la seule chose freinant le plus grand président que le pays ait connu, pourquoi ne pas abroger le 19e amendement ? », « Donner le droit de vote aux femmes a été le premier pas vers la chute de la société occidentale. Elles nous ont amené le communisme« … Tels sont les messages postés par les supporters de Donald Trump.

Comment la campagne électorale américaine a-t-elle pu en arriver là ? Le lancement de ce hashtag fait suite à la publication de deux infographies, dont une indiquant que si seuls les mâles américains étaient autorisés à voter, alors Donald Trump l’emporterait largement sur sa rivale démocrate Hillary Clinton. L’infographie en question a été réalisée par le site Five Thirty Eight du spécialiste en data journalisme, le statisticien Nate Silver (qui, pour mémoire, avait prédit avec exactitude les résultats par Etat de la présidentielle 2012). Ce dernier a également publié une infographie montrant qu’un électorat entièrement féminin voterait à grande majorité pour l’ancienne secrétaire d’Etat américaine. Une « expérience » que l’Américain a décidé de mener à la suite de la découverte de propos sexistes tenus par Donald Trump en 2005.

Parmi la série de commentaires appelant à abroger le 19e amendement de la Constitution américaine, il est possible d’en lire certains rédigés par des femmes : « Les hommes n’auraient jamais dû donner le droit de vote aux femmes », écrit une certaine Holly. « Je serais prête à renoncer à mon droit de vote si cela permettait [d’élire Donald Trump]« , écrit une autre. Depuis plusieurs mois, la campagne de Donald Trump bat de l’aile. Lors du premier débat présidentiel le 26 septembre dernier, les médias américains ont trouvé que Hillary Clinton l’avait emporté sur son rival. Ce que n’ont pas arrangé les dernières accusations de sexisme et de harcèlement sexuel formulées à l’encontre du candidat ne l’aident pas à élargir sa base électorale. Le républicain et la démocrate ont encore un débat pour convaincre, le 19 octobre prochain. Ensuite le choix se fera aux urnes, le 8 novembre.

LCI

L’UNESCO vote une résolution qui ne reconnaît pas le «mont temple» mais l’Esplanade des Mosquées

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La déclaration de l’UNESCO, publiée après le vote, « condamne fermement les agressions israéliennes et l’escalade des mesures illégales contre le Waqf et son personnel, et contre la liberté de culte et l’accès des musulmans à leur site saint Al-Aqsa / Al-Haram Al-Sharif. »

Au total, vingt-quatre pays on voté en faveur de cette résolution, six ont voté contre (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Lituanie et l’Estonie) et vingt-six se sont abstenus. Deux n’étaient pas présents lors du vote. Selon des sources internes interrogées par le quotidien israélien Haaretz, Israël est parvenu, au terme d’importants efforts diplomatiques, à convaincre l’ensemble des pays européens de ne pas voter pour, ainsi que l’Argentine, le Togo ou encore l’Inde. La France s’est abstenue de voter le texte.

Le texte de la résolution, proposé par la Palestine, l’Egypte, l’Algérie, le Maroc, le Liban, Oman, le Qatar et le Soudan, condamne de manière générale Israël pour sa gestion des lieux sacrés, notamment à Jérusalem. Il affirme également que Jérusalem est une ville sainte pour les trois religions monothéistes, le Judaisme, l’Islam et la Chrétienté. Mais il inclut un passage évoquant la question ultra sensible du « Mont du Temple », et qui , rappelant que le site est sacré que pour les Musulmans, omet d’évoquer le fait qu’il l’est également pour les Juifs. Le site n’est ainsi qualifié que par ses noms musulmans, la mosquée d’Al-Aqsa et «Haram al-Sharif».

La mosquée Al-Aqsa de Jérusalem a été construite sur le site des deux temples juifs, et constitue le site le plus sacré du judaïsme. Les musulmans le considèrent pour leur part comme le troisième site le plus saint de l’islam. Depuis qu’Israël a pris le contrôle de la zone en 1967 aux dépends de la Jordanie, les Juifs sont autorisés à se rendre sur le site, mais n’ont pas le droit d’y prier.

 

En avril dernier, une réslution similaire adoptée par le comité exécutif de l’Unesco avait été votée par la France, ce qui avait provoqué une crise diplomatique entre Israël et la France. François Hollande et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avaient alors évoqué la question par téléphone, le président français promettant que Paris ne soutiendrait plus de telles résolutions à l’avenir.

Direct Matin

 

Plus de 50% des hauts fonctionnaires de la justice allemande étaient d’anciens nazis durant des décennies

Entre 1949 et le début des années 70, le ministère de la Justice était noyauté. Une situation qui contribue à expliquer l’étonnante lenteur avec laquelle la RFA a jugé les crimes nazis.

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Bien après la Seconde Guerre mondiale, l’appareil judiciaire allemand est resté noyauté par d’anciens nazis. C’est ce que vient de révéler un rapport d’historiens commandé par le ministère de la Justice, connu en Allemagne sous le nom de «dossier Rosenburg», du nom du château qui abritait le ministère à Bonn.

Leur nombre a augmenté après la guerre

Le fait que l’Allemagne de l’Ouest ait conservé d’anciens nazis dans son administration était connu. Mais la proportion était insoupçonnée. «Le nombre des anciens membres du parti NSDAP au sein du ministère n’a pas diminué après la guerre comme on le pensait. Il a même augmenté», explique le juriste Christoph Safferling, qui a eu accès aux fiches personnelles de quantité d’anciens fonctionnaires.

Entre 1949 et le début des années 70, 53% des 170 hauts fonctionnaires du ministère étaient d’anciens nazis, avec un pic de 77% en 1953 ; 34 personnes au moins ont appartenu aux milices SA, les «sections d’assaut» du parti nazi. Plus surprenant pour les chercheurs : le premier ministre de la Justice ouest-allemand, Thomas Dehler, membre du parti Libéral FDP, persécuté par les nazis pour avoir épousé une juive, ainsi que son secrétaire d’Etat Walter Strauss, lui-même juif, ont recruté quantité d’anciens nazis plutôt que de chercher à faire rentrer d’exil d’anciennes pointures du ministère ayant fui le régime d’Hitler.

Libe

Attentat déjoué en Allemagne : le suspect a été livré pieds et poings liés à la police par 3 réfugiés Syriens

Jaber Albakr a été livré pieds et poings liés dans la nuit de dimanche à lundi par trois Syriens qui l’ont hébergé dans leur appartement, avant de réaliser qu’il s’agissait de l’homme recherché par la police.

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D’Angela Merkel à la police en passant par les réseaux sociaux : les Syriens qui ont permis l’arrestation de leur compatriote suspecté de vouloir commettre un attentat en Allemagne étaient érigés en héros lundi, coupant l’herbe sous le pied des anti-migrants.

Jaber Albakr a été livré pieds et poings liés dans la nuit de dimanche à lundi par trois Syriens qui l’ont hébergé dans leur appartement à Leipzig avant de réaliser qu’il s’agissait de l’homme recherché par toutes les polices du pays depuis samedi. Les autorités n’ont pas voulu donner de détails sur eux, en arguant de la nécessité de les protéger.

« Un signal très positif »

Une fois le suspect ligoté, l’un d’eux s’est rendu dans un commissariat pour le dénoncer en apportant aux policiers une photo prise sur un téléphone portable.

 

L’arrestation de ce Syrien de 22 ans, qui était très proche de commettre un attentat, apparemment pour le compte de l’État islamique (EI) selon la police, a relancé le débat sur le contrôle des réfugiés, dont quelque 890.000 sont arrivés en Allemagne l’an dernier. Et ce d’autant plus que le pays a connu en juillet deux attentats commis par des réfugiés et revendiqués par l’EI.

Mais l’aide décisive apportée par ces trois Syriens à la police représentait pour beaucoup la preuve que les amalgames n’ont pas lieu d’être.

«  C’est un signal très positif qui montre que tous (les réfugiés) ne doivent pas être soupçonnés  », s’est ainsi réjoui un dirigeant du syndicat de policier BDK, Sebastian Fiedler.

« J’aurais fait la même chose »

Qualifié de «  courageux  » et «  responsable  » par le chef du gouvernement de Saxe, Stanislaw Tillich, la région où s’est déroulée la chasse à l’homme ce week-end, le Syrien qui a prévenu la police a même été félicité par la chancelière Angela Merkel lundi.

«  C’est un héros  », a déclaré l’un de ses voisins Jihad Darwish, un Syrien de 47 ans. «  J’aurais fait la même chose  », a-t-il assuré, avant de conclure : « Tous les Syriens ne sont pas comme (Jaber Albakr) ».

Le Soir

Il laisse son bébé mourir et pour la mère, le père était « merveilleux »

La mère du petit Cooper, mort après avoir été laissé seul sept heures dans une voiture à Atlanta en 2014, devrait témoigner pour défendre son ex-mari. 

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Le procureur est persuadé que Justin Ross Harris a délibérément laissé mourir son fils de 22 mois en l’abandonnant dans sa voiture. La raison d’après lui ? Le père voulait se débarrasser du bébé pour échapper à ses responsabilités et continuer à mener sa double vie. Les avocats de l’accusé, eux, affirment que l’homme jugé depuis lundi n’a jamais eu l’intention de tuer son enfant. Ils assurent qu’il s’agit d’un accident dramatique et entendent bien convaincre les jurés en faisant témoigner son ex-femme, indique CBS.

Il entretenait des relations avec de très jeunes femmes

Et quelles raisons : le jour de la mort de son fils, alors qu’il agonisait dans la voiture, l’homme a échangé des messages explicites avec une jeune mineure à qui il parlait depuis le mois de mars 2014. Un an plus tôt, il avait déjà rencontré une femme de 18 ans sur Internet. D’après le procureur Boring, Harris était «amoureux d’elle» au point de conduire des kilomètres pour aller la rejoindre et «l’embrasser dans sa voiture».

Mais trois mois avant la mort du petit Cooper, la jeune fille a commencé à «fréquenter un autre homme et ils ont en quelque sorte rompu tous les deux». Selon le récit du procureur, l’accusé était «très en colère» de voir qu’elle ne lui répondait plus. C’est là que l’attitude du père envers sa famille s’est mise à changer.

Paris Match

Un ministre israélien : «nous devons donner nos vies pour étendre israël en annexant la Cisjordanie»

Le ministre israélien de l’Education, leader du parti de droite conservateur Habayit Hayehudi (le Foyer juif), Naftali Bennet, a déclaré jeudi « nous devons donner nos vies » pour étendre la souveraineté d’Israël en Cisjordanie, rapporte le Haaretz.

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Bennett a prononcé un discours engagé lors d’une conférence à Jérusalem donnée en mémoire de Hanan Porat, personnage fort des implantations israéliennes.

Bennett a exhorté l’annexion de la Cisjordanie un jour après que des responsables américains ont fustigé Israël pour l’adoption du nouveau plan de construction de 300 logements en Cisjordanie dans l’implantation de Shiloh, en compensation de la démolition de celle d’Amona.

« En ce qui concerne la Terre d’Israël, nous devons passer des positions à l’action », a affirmé Bennett.

Pour le ministre, l’une des priorités du pays est de « réaliser le rêve que la Judée-Samarie fasse partie de la souveraineté de l’Etat d’Israël ».

« Nous devons agir aujourd’hui et donner nos vies (…) Comme l’a dit Hanan, nous n’avons pas le droit de diviser cette terre » s’est insurgé Bennett.

« Ni avec des mots, ni avec des actions, ni avec un cautionnement silencieux, ni avec des excuses discrètes. Ni avec des politiciens et ni avec des juristes », a-t-il rajouté.

« Le chemin des concessions, le chemin de la division a échoué », a dénoncé le ministre.

Le leader du parti de droite Habayit Haheyudi a par la suite visé plus spécifiquement les partis de gauche pour avoir déposé des pétitions à la Cour Suprême, réclamant l’éviction des avant-postes construits en Cisjordanie.

Il accuse ces responsables d’avoir recourt à des mesures légales pour court-circuiter la volonté du peuple.

« Ceux qui ne voient pas la colonisation en Terre d’Israël avec bienveillance ont abandonnés l’âme du peuple d’Israël », a déploré Bennett.

Le ministre a poursuivi son discours en promettant « solennellement » une « régularisation stratégique » de la colonisation.

La parlementaire de l’Union Sioniste, Tzipi Livni, a quant à elle, vivement critiqué les propos de Bennett jeudi.

« Le rêve de Bennett et de la minorité qu’il représente est le cauchemar d’Israël et de tout le peuple israélien: un état avec une majorité arabe et un conflit violent en continu ».

« Nous devons tous combattre ce cauchemar (…) Tous les masques sont finalement tombés », a commenté Livni.

I24

Canada: «F*ck votre Coran», des affiches racistes et islamophobes placardées à l’Université

Une quarantaine d’affiches porteuses d’un message anti musulman ont été brièvement placardées à l’Université de Calgary, mardi avant d’être retirées par le personnel de l’établissement, a rapporté Global News.

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«Chers musulmans, F*ck vos décapitations, F*ck votre charia, F*ck vos mutilations génitales, F*ck votre Taqiya, F*ck votre Mohammed, F*ck votre Coran. En d’autres mots… vous pouvez garder vos coutumes barbares… là d’où elles viennent… dans vos pays du 7e siècle. #GetTheF*ckOuttaHere», pouvait-on lire sur les affiches.

Ces dernières ont été vigoureusement dénoncées par la présidente de l’Université de Calgary, Elizabeth Cannon. «De voir quelque chose comme ça, c’est vraiment troublant. Personnellement, ça me met vraiment en colère et nous avons, évidemment, transmis le cas à la police de Calgary. Nous espérons que les contrevenants pourront être identifiés», a affirmé Mme Cannon lors d’un point de presse.

L’Association des étudiants musulmans de l’université de Calgary a aussi condamné le geste. «Les étudiants musulmans font partie intégrante de cette communauté inclusive et diverse. Nous condamnons la discrimination et toutes les sortes de discours haineux», peut-on lire que la page Facebook de groupe.

Loin d’avoir eu l’effet escompté, les affiches ont plutôt générées une vague de soutien envers les étudiants musulmans de l’université. Plusieurs élèves ont écrit des mots de support et de solidarité à leurs condisciples.

Journal De Montreal

USA : Le Pentagone aurait dépensé 540 millions de $ pour faire réaliser de fausses vidéos d’Al-Qaida

Selon un collectif britannique de journalistes d’investigation, le Pentagone aurait dépensé 540 millions de dollars dans le cadre de cette campagne de propagande.

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Plus d’un demi-milliard de dollars. C’est, selon les enquêteurs du Bureau of Investigative Journalism (BIJ), ONG basée à Londres spécialisée dans la réalisation d’enquêtes journalistiques, le montant d’une facture très salée dont se serait acquitté le Pentagone entre 2006 et 2011. Il n’est ici question ni d’armes, ni de soldats, ni de véhicules – simplement de propagande.

La sulfureuse agence de communication et de relations publiques Bell Pottinger, connue pour travailler avec toutes sortes de régimes (Syrie, Biélorussie, Sri Lanka…), aurait signé en pleine guerre d’Irak (2003-2011) un contrat ultra-lucratif avec Washington — 120 millions de dollars par an — afin de produire les contenus de ce programme « top secret ». Un ancien salarié de l’entreprise, le vidéaste Martin Wells, a révélé au Bureau of Investigative Journalism, les dessous de cette campagne, qui ont été publiés dimanche par le « Daily Beast » et le « Sunday Times » et relayés par France 24.

Outre des clips publicitaires anti-Al-Qaida, Martin Wells affirme que son ancienne entreprise produisait et montait de faux reportages vidéos aux images de basse qualité, de manière à les présenter comme des « productions de télévisions arabes ». Ils étaient ensuite vendus puis diffusés comme tels par les chaînes locales et continentales, sans préciser que l’armée américaine en était le commanditaire.

L’Irak, écrit le BIJ, était un eldorado pour les agences de communication : selon l’enquête, plus de quarante sociétés étaient rémunérées pour de la production de vidéos, de sondages, de placements médias. Bell Pottinger avait elle-même commencé à travailler en Irak dès mars 2004, une poignée de mois après l’invasion américaine, pour produire de façon très officielle des contenus promouvant la tenue d’élections démocratiques.

Fausses vidéos siglées Al-Qaida

Mais Martin Wells évoque une partie plus « sensible » de ce programme. La société Bell Pottinger, qui a employé jusqu’à 300 personnes — Britanniques et Irakiens — en Irak, aurait également eu pour mission de fabriquer de fausses vidéos de propagande portant la signature de l’organisation Al-Qaida. Objectif : piéger les personnes qui les visionnaient ensuite sur internet. 

L’idée était en effet de se servir de ces clips comme appâts numériques. Les vidéos, gravées sur des CD, étaient encodées de manière à se connecter automatiquement à internet lors du visionnage, afin de permettre à la CIA de localiser l’ordinateur, grâce à son adresse IP. Ces CD, précise Martin Wells, étaient abandonnés par les forces américaines dans les habitations lors de perquisitions en Irak ; transmis sous le manteau, certains se sont retrouvés en Iran, en Syrie et même aux Etats-Unis.

Si le BIJ n’apporte pas d’information sur les conséquences de ces pistages, le Pentagone a bel et bien confirmé avoir eu recours aux services de l’agence Bell Pottinger durant cette période en Irak. L’ancien patron de Bell Pottinger, Tim Bell, a également confirmé au « Sunday Times » que sa société avait signé un contrat en relation avec des opérations militaires, « protégé par plusieurs clauses de confidentialité », et rendait compte régulièrement de ses avancées au Pentagone, à la CIA et au Conseil national de sécurité.

L’Obs

États-Unis : Donald Trump n’aurait pas payé d’impôts pendant 18 ans

D’après le « New York Times », le candidat républicain aurait déclaré 916 millions de dollars de pertes en 1995 qu’il aurait ensuite déduit de ses revenus.

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Le mystère de la déclaration fiscale de Donald Trump a été partiellement éclairci samedi par de nouvelles révélations sur sa façon d’échapper à l’impôt, des révélations qui concluent une semaine désastreuse pour le candidat républicain à la Maison-Blanche.

Le New York Times a publié trois pages reçues anonymement, montrant partiellement la déclaration de revenus du promoteur immobilier en 1995 à New York, dans le New Jersey et dans le Connecticut. On n’y découvre pas le montant des impôts fédéraux payés cette année-là par Donald Trump, mais on y découvre qu’il déclara 916 millions de dollars de pertes, un montant qu’il pourrait avoir légalement déduit de ses revenus imposables pendant 18 ans.

L’article a fait l’effet d’une bombe dans la campagne électorale, à près de cinq semaines du scrutin, alors que Donald Trump refuse avec obstination de publier ses déclarations de revenus, une tradition de transparence pourtant respectée par tous les récents candidats à la Maison-Blanche. Donald Trump n’a pas dénoncé l’authenticité des documents.

« La seule information est que ce document fiscal vieux de 20 ans a été obtenu illégalement, nouvelle preuve que le New York Times, tout comme les médias de l’establishment, est une extension de la campagne Clinton, du Parti démocrate et de leurs groupes d’intérêts mondiaux », a déclaré son équipe dans un communiqué. « Je connais nos lois fiscales mieux que n’importe quel autre candidat à la présidence, et je suis le seul capable de les améliorer », a écrit sur Twitter Donald Trump.

Le Point

Israel va construire encore 98 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée

En plus des logements prévus près de la colonie de Shilo, le projet d’une nouvelle zone industrielle israélienne dans l’ouest de Ramallah a été approuvé.

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Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert à la construction de 98 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée ainsi qu’à celle d’une zone industrielle israélienne près de Ramallah, a annoncé, samedi 1er octobre, l’ONG anti-colonisation La Paix Maintenant.

« Au moment où les dirigeants du monde se réunissaient pour commémorer la mémoire de Shimon Peres et la voie qu’il préconisait pour la paix, le gouvernement israélien crée un nouvel obstacle pour une solution à deux Etats », israélien et palestinien coexistant en paix, a souligné une porte-parole de l’ONG israélienne.

Les deux projets ont été approuvés mercredi par la haute commission de la planification de l’administration militaire israélienne après avoir obtenu au préalable le feu vert du ministre de la Défense, l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, a précisé à l’AFP la porte-parole Hagit Ofran.

Les nouveaux logements doivent être construits près de la colonie de Shilo, au nord de Ramallah. « Il s’agit sans doute d’une compensation accordée par le gouvernement aux colons résidents dans la colonie sauvage d’Amona », a-t-elle ajouté.

La Cour suprême israélienne a récemment décidé qu’Amona, où vivent une quarantaine familles israéliennes sur une terre privée palestinienne, devait être détruite avant le 25 décembre. Les colonies sauvages sont des implantations illégales, non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais aussi de la loi israélienne.

La colonisation, un obstacle au règlement du conflit

Par ailleurs, une nouvelle zone industrielle israélienne va être créée à l’ouest de Ramallah, près du territoire israélien. « Cette zone peut être considérée comme une nouvelle sorte de colonie car le gouvernement israélien va encourager les investisseurs à y construire des usines potentiellement attractives en raison de la proximité du site à la fois de Jérusalem et de Tel-Aviv », ajoute La Paix Maintenant.

Pour la communauté internationale, la présence de près de 600 000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens occupés est l’un des principaux obstacles au règlement du conflit israélo-palestinien, vieux de près de 70 ans.

Vendredi encore, à l’occasion des obsèques de M. Peres, les dirigeants du monde, dont le président américain Barack Obama, ont lancé un nouvel appel à relancer le processus de paix moribond depuis des années.
Le Monde

Palestine occupée : israël démolit les maisons de 20 Palestiniens à Jérusalem-Est

La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli quatre habitations à Jérusalem-Est abritant 20 Palestiniens, soutenant qu’elles ont été construites sans autorisation.

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La municipalité israélienne de Jérusalem a démoli, mardi matin, 4 habitations à Jérusalem-Est, abritant 20 Palestiniens, sous prétexte qu’elles ont été construites sans autorisation.

Tayssir Abou Hawa, un dentiste palestinien, a indiqué à Anadolu que des équipes de la municipalité escortées par la police israélienne ont démoli un immeuble comprenant deux appartements lui appartenant, et un autre bâtiment de deux appartements également appartenant à son frère (Ahmed) dans le quartier d’al-Tur à Jérusalem.

Les appartements d’une superficie de 700 mètres carrés, ont été construits en 2010, a affirmé la même source, soulignant avoir reçu un ordre de démolition en 2013.

«Nous avons chargé un avocat de l’affaire, et payé des amendes exorbitantes, mais en vain», a déploré le Palestinien.

Abou Hawa a souligné que 20 personnes vivaient dans les appartements avant leur démolition.

L’Autorité palestinienne et l’Organisation des Nations Unies relèvent que les Israéliens ont intensifié les démolitions dans la ville ces derniers mois.

TRT