Comment le FN récupère et truque le vote Trump

Marine Le Pen refuse d’analyser les résultats de l’élection américaine de manière «racialisée». Pourtant, l’électorat de Trump est massivement blanc.

capture-decran-2016-11-11-a-14-37-30

INTOX. Pour le Front national, la victoire de Trump, c’est du petit-lait. C’est aussi l’occasion de tordre largement le résultat du scrutin et le profil des électeurs. Ainsi, le FN y voit le triomphe «du peuple» qu’il appelle de ses vœux en France… Tout en refusant d’admettre la dimension ethnique du scrutin. Ce qui fait deux intox.

Au JT de France 2 hier soir, Marine Le Pen a d’abord refusé de répondre à une question sur le vote blanc contre le vote des minorités.

«C’est une erreur d’analyse, cette manière de racialiser cette élection. C’est n’avoir rien compris à ce qui s’est passé», insiste la présidente du FN, faisant mine de prendre de la hauteur sur les petites analyses médiatiques. Un avis d’ailleurs partagé avec admiration par son lieutenant Florian Philippot qui tweete:

Philippot glisse dans son hommage la deuxième idée scandée par le FN : celle d’une victoire du «peuple» contre l’élite. Une analyse recrachée par Nicolas Bay.

 

DÉSINTOX. Un coup d’œil aux enquêtes post-électorales montre d’abord que le FN a tort de ne pas vouloir regarder les résultats en les «racialisant», comme dit Marine Le Pen. Autant nier l’évidence. Aux États-Unis, où les statistiques ethniques sont autorisées, le profil des électeurs est établi en fonction de leur genre, leur niveau d’éducation, leurs revenus mais aussi ethnies. Les électeurs blancs, qui ont représenté 70% de l’électorat mardi, ont voté à 58% pour Donald Trump selon un sondage de sortie des urnes mené par Edison et publié, notamment, par le New York Times.

Chez les Noirs (12% des votants), il n’a recueilli que 8% des voix contre 88% pour Hillary Clinton. Même en regardant les autres minorités, leur vote pour la candidate démocrate au détriment de Trump reste massif. Celui-ci n’a obtenu que 29% des voix dans la catégorie hispanique/latino et 29% chez les Asiatiques. Contre 65% pour Clinton. Le clivage est net.

L’autre lecture contestable du FN consiste donc à analyser cette victoire comme celle «du peuple contre les élites», comme le fait Nicolas Bay. Si le 45e président des États-Unis a convaincu le «peuple», on ignore de quel peuple il s’agit. Mais en tout cas, il n’a pas séduit les plus pauvres. Les sondages de sortie des urnes divisent les Américains en six catégories de revenus. Et les deux catégories les plus basses sont justement celles qui ont voté pour la démocrate.

Ceux qui gagnent moins de 30 000 dollars par an ont voté à 41% pour Trump et à 53% pour Clinton, et ceux qui ont un revenu annuel situé entre 30 et 50 000 dollars ont voté à 42% pour Trump et 51% pour Clinton. La tendance s’inverse à partir de la troisième catégorie, celle où les personnes ont des revenus qui se situent entre 50 000 et 100 000 dollars annuels. Dans les deux catégories suivantes, les deux candidats sont à peu près à égalité, avec toujours un point de plus en faveur de Trump. Si les plus pauvres ont voté pour la candidate démocrate, les plus riches ont voté Trump. Les Américains qui gagnent plus de 250 000 dollars par an ont voté à 46% pour la démocrate contre 48% pour Trump.

Enfin, si les catégories les moins éduquées ont massivement voté Trump à l’inverse des diplômés, un cas de figure qui accréditerait la théorie de Bay sur le «peuple» contre les «élites», c’est uniquement vrai si l’on regarde les votants en fonction de leur niveau d’éducation et de leur origine ethnique.

51% des personnes (toutes origines ethniques confondues) qui ont un diplôme de lycée ou moins ont voté Trump, contre 45% pour Clinton. Si l’on regarde les Blancs sans diplôme universitaire, ce taux monte à 67% contre 28%. En 2012, ils étaient 61% à voter pour Romney contre 36% pour Obama. La tendance d’un vote des Blancs sans diplôme pour les Républicains s’est donc accentuée en quatre ans. Du côté des personnes non diplômées et non-blanches, elles sont seulement 20% à voter Trump contre 75% pour Clinton.

Libe

 

France Télévisions dénonce la «stratégie» du FN sur le temps de parole lors des débats politiques

Michel Field accuse les membres du parti de refuser les invitations aux débats pour accumuler du temps de parole avant le passage à la période de campagne officielle.

580dfd1cc36188071c8b4609

France Télévisions va interpeller le CSA sur ce qu’il considère comme un détournement par le Front national des règles sur l’équité du temps de parole, a indiqué jeudi 10 novembre le directeur de l’information du groupe public, Michel Field.

« C’est un parti qui fait extrêmement bien de la politique: le FN a repéré les failles du dispositif du CSA; il refuse systématiquement les invitations consommatrices de temps de parole », a accusé Michel Field devant des journalistes.

En cette période de « précampagne électorale », le Conseil supérieur de l’audiovisuel effectue un relevé mensuel du temps de parole de chaque parti politique, qui doit être réparti de façon équitable entre les différentes formations.

Selon Michel Field, le FN accumule son temps de parole pour le concentrer sur janvier, juste avant la remise à zéro des compteurs fin janvier, avant le passage à la période de campagne officielle. France Télévisions va envoyer dans les prochains jours une lettre au CSA pour signaler cette « stratégie » du FN, a-t-il annoncé.

Contacté jeudi, le Front national n’a pas souhaité commenter ces accusations.

Le CSA avait déjà affirmé en début de semaine que « les refus seraient aussi pris en compte dans les délibérations de temps de parole ». « Il appartient aux chaînes de nous les faire connaître, ça peut jouer sur l’appréciation du rééquilibrage » entre les partis, avait indiqué une porte-parole, contactée par l’AFP.

A la fin du mois d’octobre, la présidente du Front national Marine Le Pen avait fait annuler par son entourage le passage de sa nièce Marion Maréchal-Le Pen prévu jeudi dans « L’Émission politique » de France 2, jugeant le moment inopportun.

« Nous avons été contactés par France 2 pour participer à L’Émission politique. On avait refusé: nous n’avons pas (pour le moment) de projet présidentiel, pas d’adversaire, on préférait attendre pour parler deux heures et pouvoir répondre à un concurrent », avait indiqué un responsable frontiste.

Huff Post

Injures, salut nazi, attaques contre des musulmans : le racisme se réveille avec la victoire de Trump

Les actes racistes et islamophobes contre les minorités se multiplient depuis la victoire de Trump

Mur anti-hispaniques, tags racistes et croix gammées… les actes contre les minorités se multiplient depuis la victoire de Donald Trump. Sur Twitter, le journaliste et activiste Shaun King recense les agressions contre les minorités depuis l’annonce de la victoire de Donald Trump. Et elles sont nombreuses.

 

 

 

Sur Facebook, une jeune femme raconte qu’un homme blanc l’a harcelée parce qu’elle est Mexicaine. « Je suis impatient que Trump nous demande de vous violer et de vous renvoyer derrière le grand mur que nous allons construire », lui aurait-il lancé.

Ces étudiants Blancs qui ont posté une photo d’eux en « blackface » devant un drapeau des confédérés pour célébrer la victoire de Donald Trump.

 

 

 


 

Ils sont jeunes, environ une vingtaine d’années et posent fièrement devant un drapeau confédéré, symbole ségrégationniste du Sud américain, leurs visages grimés en « blackface », des blancs qui se déguisent de manière caricaturale en noirs, un autre symbole raciste. La photo de ce couple n’est que l’un des témoignages racistes compilés par Insanul Ahmed dans une anthologie sobrement intitulée : « Jour 1 dans l’Amérique de Trump« .

Des dizaines de témoignages qui font état de remarques racistes au lendemain de l’élection du candidat républicain. « Quelqu’un dans la rue à Los Angeles a crié à l’une des mes collègues de travail latino de ‘retournez d’où vous venez’ #TrumpsAmerica ». Parmi d’autres, une vidéo fait froid dans le dos : un homme filme sa voiture taguée avec les mots « Nigger », « négro », « Fuck You », « Va te faire f***** » et « Trump ».

Des femmes musulmanes s’interrogent aussi sur la possibilité de continuer à porter leur foulard » pour leur propre sécurité ». Des mères racontent que leurs enfants ont été pris à partie par certains de leurs camarades de classe, l’une d’entre elle poste des photos des coups donnés à son fils, sous les insultes de « stupide Mexicain ». En plus d’insultes parfois très violentes, plusieurs agressions physiques sont aussi rapportées notamment sur des campus.

Tout au long de sa campagne, Donald Trump a multiplié les sorties racistes. Les partisans de Daech se sont d’ailleurs réjoui de l’élection du milliardaire, le plus à même selon eux de diviser les États-Unis.

Le Point

Un groupuscule d’extrême droite publie une carte des «lieux juifs» en Allemagne

La police allemande a ouvert une enquête sur la publication, mercredi, à l’occasion de l’anniversaire de la Nuit de cristal, d’une carte de Berlin indiquant près de 70 adresses d’organisations juives.

an-elderly-woman-touches-the-memorial-for-the-jewish-victims-of-the-nazi-holocaust-with-names-of-dif_5741755

L’antisémitisme subsiste à Berlin. Le groupe d’extrême droite des « Forces libres de Berlin-Neukölln (FKBN) » a posté sur sa page Facebook une carte qui recense près de 70 lieux juifs à Berlin. Des synagogues, des garderies et des écoles, des monuments ou des restaurants. La carte sur fond rouge portait l’inscription « Juifs parmi nous » en écriture gothique.

Elle a été mise en ligne 78 ans après le pogrom perpétré par les nazis contre les Juifs pendant la Nuit de cristal, du 9 au 10 novembre 1938. Prélude de la persécution systématique des juifs en Allemagne ce pogrom fut perpétrés par les sections d’assaut nazies et les jeunesses hitlériennes. Elles s’en prirent aux synagogues, aux commerces et à tous les lieux connus pour être juifs. Près d’une centaine de personnes furent assassinées.

Facebook accusé de complaisance

C’est une organisation de lutte contre l’extrême droite, le MBR qui a repéré cette page mercredi soir et l’a signalée à la police. Une plainte pour incitation à la haine raciale a été déposée, selon un porte-parole de la police à de la capitale allemande.

Facebook est régulièrement accusé en Allemagne d’être trop tolérant vis-à-vis des contenus racistes. La justice allemande a justement annoncé cette semaine l’ouverture d’une enquête visant le patron de Facebook après le dépôt d’une plainte pour « incitation à la haine ».

L’Express

Breitbart, le site pro Trump souhaite s’implanter en France pour aider à la victoire de l’extrême droite

Le site sensationnaliste américain, dont le cofondateur n’est autre que le directeur de campagne de Donald Trump, souhaite s’implanter en France avant l’élection présidentielle de 2017.

breitbart-trump

Après avoir conquis les sommets des États-Unis, Donald Trump va-t-il jouer un rôle politique dans l’Hexagone ? Le magnat de l’immobilier, qui deviendra officiellement le 45e président américain le 20 janvier prochain, pourrait bien peser sur l’élection présidentielle française qui se profile.

Pour étendre encore un peu plus la portée de son message, Donald Trump peut compter sur Breitbart News, un site d’information conservateur. Déjà présent en Angleterre et en Israël, le site pourrait trouver deux nouveaux points de chute en Europe : en France et en Allemagne. Une information confirmée par son rédacteur en chef à Reuters : « Le but est d’aider à la victoire de la droite nationaliste dans ces deux pays, où le sentiment anti-immigrants est en progression« .

Un objectif clair qui va de paire avec la position politique du cofondateur Stephen Bannon, qui était par ailleurs le directeur de campagne de Donald Trump. Une véritable pièce maîtresse dans l’élection du milliardaire américain à la tête de la Maison Blanche.

Breitbart News, porte-drapeau d’une droite alternative

En juillet dernier, dans les colonnes du site Internet Radio Londres, Stephen Bannon évoquait notamment cet intérêt pour Paris : « Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante« , explique celui qui a également porté la casquette d’officier naval, de banquier chez Goldman Sachs ou encore de réalisateur et producteur.

Et autant dire que le site détonnerait dans le paysage médiatique français. Ses liens avec l’Alt-Right, la droite alternative américaine, sont désormais avérés. Ce mouvement, qui se positionne comme anti-système, prône ainsi le nationalisme blanc, décrit l’immigration comme une véritable menace et place les femmes en-dessous de l’homme.

Résultat : des titres évocateurs sur les questions migratoires (Les jeunes musulmans en Occident sont des bombes à retardement), sur la contraception (La contraception rend les femmes moches et folles) ou encore sur les femmes en général (Préférez-vous que votre enfant attrape le féminisme ou le cancer ?)

Un site très influent sur la Toile

Le site, qui a fait du sensationnalisme une véritable marque, a su séduire une véritable frange de la population, devenant ainsi un site référence aux États-Unis. « De 12 millions de page vues par mois en 2012, le site a dépassé les 240 millions ce mois d’octobre », écrit notamment BFM TV.

Une réussite qui trouve un écho tout particulier sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le site d’information conservateur compte pas moins de 460.000 abonnés. Un chiffre qui grimpe à plus de 2,7 millions sur Facebook. Une tactique payante selon les chiffres donnés par l’institut News Whip, repéré par Le Figaro. En mai et juin dernier, le site était le plus prolifique des médias avec plus de 8,1 millions d’interactions, loin devant le Huffington Post (6,7 millions), The Hill (4,8 millions), CNN (3,4 millions) ou encore The Guardian (2,7 millions).

RTL

Portugal : La section antiterroriste arrête 20 militants néo nazis pour crimes

La section antiterroriste de la police portugaise a arrêté aujourd’hui vingt militants néo-nazis lors d’une opération à l’échelle nationale dans le cadre d’une enquête sur des tentatives de meurtre et des délits de haine raciale.

tatoo-croix1

Les personnes interpellées appartenaient à la branche locale de la Nation Hammerskin, un groupe de skinheads néo-nazis basé à Dallas, au Texas. « Dans notre pays, ils cherchent notamment à expulser toutes les minorités ethniques ou à empêcher leur entrée au Portugal », a expliqué le parquet de Lisbonne dans un communiqué.

Les faits sur lesquels la police enquêtent remontent aux années 2013-2015 et portent sur au moins une tentative de meurtre, des vols et des cas de discrimination à caractère religieux ou sexuel.

Le Figaro

La victoire de Donald Trump donne des ailes à l’extrême droite

La victoire de Donald Trump aux États-Unis a suscité un électrochoc en France, où l’hypothèse d’une victoire de la chef de l’extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 est soudain devenue plus plausible.

Marine le pen colere atatque fn front national

«Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre!»: la présidente du parti Front national n’a pas attendu l’annonce des derniers résultats pour se réjouir.

Tous les sondages prédisent qu’elle se qualifiera au second tour de l’élection présidentielle mais lui promettent une défaite lors du duel final, probablement face au candidat de droite.

Toutefois, les enquêtes d’opinion n’avaient anticipé ni la victoire de Donald Trump, ni le vote en faveur du Brexit et l’extrême droite française espère bien humilier les sondeurs à son tour.

«Le système et les sondages, + ça Trump énormément +» s’est ainsi amusé Jean-Lin Lacapelle, un cadre du FN.

Le risque d’une réplique française au séisme américain a suscité une avalanche de réactions inquiètes dans le reste de la classe politique française.

L’élection américaine «veut dire que le populisme extrême peut gagner», a commenté l’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin. «Mme Le Pen, avec des réponses simples, peut gagner en France».

«Ce qui est possible aux États-Unis est possible en France», a renchéri son successeur Dominique de Villepin, tandis que le quotidien de gauche Libération y voyait un «avertissement supplémentaire pour ceux qui pensent que Marine Le Pen ne peut parvenir au pouvoir en France en 2017».

Pour le président François Hollande, il est impératif de «prendre conscience des inquiétudes qui sont provoquées par les désordres du monde dans tous les peuples y compris dans le peuple américain, première puissance du monde».

Car le contexte actuel joue en faveur de Marine Le Pen.

Sur le plan international, le flux migratoire sans précédent en Europe depuis la Seconde guerre mondiale favorise les discours ultra-nationalistes, anti-européens et xénophobes qui, outre la France, ont également percé en Autriche, Allemagne, Hongrie, Pologne, Pays-Bas, Danemark…

En France, les multiples attentats jihadistes depuis 2015 (238 morts) ont concentré les discours sur la sécurité, l’immigration, l’identité, l’islam, des thèmes portés par le FN depuis sa création en 1972.

Le parti profite aussi du discrédit des partis de gouvernement: l’impopulaire président Hollande a plongé la gauche dans le marasme, à droite la primaire a déclenché une guerre des chefs.

Autre «avantage énorme, Marine Le Pen n’a jamais participé au pouvoir. Ca gomme beaucoup d’aspects peu crédibles de son programme», soulignait récemment le chercheur Jean-Yves Camus.

«Nous ne sommes pas du sérail», déclarait-elle d’ailleurs sur CNN en septembre, en se comparant à Donald Trump. «Nous n’allons pas prendre d’ordres auprès de telle puissance financière ou de tels intérêts de multinationales.»

Dans une optique de conquête du pouvoir, la présidente du Front National s’est attachée depuis 2011 à «dédiaboliser» l’image du FN, prenant ses distances avec les saillies racistes et antisémites de son père, sans renoncer aux fondamentaux du parti.

Cette stratégie lui a permet de capter des électeurs de droite sensibles à ses thèses anti-immigration et, à gauche, des déçus des politiques économiques notamment sur le front du chômage. Depuis 2012, le FN a progressé à chaque scrutin pour arriver en tête au premier tour de régionales l’an dernier avec un score historique de 28%.

Malgré tout, son image reste clivante et son programme économique, notamment la sortie de l’euro, inquiète. Et le système électoral français risque de lui compliquer la tâche.

Pour le politologue Joël Gombin, «l’élection présidentielle, qui a un mode de scrutin majoritaire à deux tours, impose de disposer d’une coalition électorale pour l’emporter et de convaincre au-delà de son camp».

Or, depuis 1958 «aucun parti n’a réussi à dépasser seul la barre des 50% des voix exprimées» et «le FN est justement dans ce refus des alliances», ce qui le rend attractif mais le prive de réserves de voix au second tour, selon lui.

En 2002, Jean-Marie Le Pen s’était ainsi hissé au second tour de la présidentielle, profitant de la dispersion des voix de gauche. Mais il avait été laminé au second tour, la gauche ayant appelé à se reporter sur le candidat de droite Jacques Chirac pour le bloquer.

L’Avenir

Tourcoing : une croix gammée et «white power» tagués sur le volet de la mosquée

Très mauvaise surprise dimanche pour les fidèles de la mosquée Er-Rhama, installée dans une maison, rue Gambetta. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, ont été taguées sur les volets une croix gammée et une croix celtique représentant le « white power ».

B9710169687Z.1_20161107183604_000+GES7UOQAU.1-0.jpg

Selon les représentants de la mosquée, qui ont porté plainte ce lundi matin, du jambon a également été retrouvé sur la porte.

La police scientifique est venue faire les relevés d’usage en fin de matinée, avant que ne soient effacés ces tags nauséabonds.

Les anciens ont été particulièrement choqués après la découverte des tags, dans un contexte difficile pour les musulmans. «  On n’a jamais eu de problèmes jusque-là  », explique un représentant de la mosquée, évoquant peut-être une plaisanterie de très mauvais goût de quelques jeunes manquant (sérieusement) de connaissances et de culture.

La Voix Du Nord

 

La motion FN contre les migrants rejetée au conseil municipal d’Abbeville

50735748_B9710171169Z.1_20161108140312_000_GDU7UPLTR.1-0.jpg

Si le conseil municipal de lundi soir a été nettement moins mouvementé que le précédent, le sujet de polémique a été une nouvelle fois l’accueil de migrants à Abbeville. Ces derniers sont 27, orientés ici par la préfecture suite au démantèlement de la jungle de Calais ; ils sont hébergés dans des logements privés et accompagnés par des associations. Le groupe Abbeville Bleu Marine (Front national) a encore présenté une motion sur le sujet, cette fois pour demander que la population soit consultée en cas de nouvelles arrivées. Patricia Chagnon a notamment parlé de «  tsunami migratoire  », et accusé le maire socialiste Nicolas Dumont d’éviter le débat.

« La compétence de l’État »

Celui-ci a rappelé que ces personnes étaient des demandeurs d’asile, dont la prise en charge relève de «  la compétence de l’État  », suivant les engagements internationaux de la France. «  En aucun cas l’État demande l’avis d’un maire  », a-t-il insisté, précisant qu’il soutenait cette décision. Il a également accusé son opposante d’alimenter les rumeurs. Et noté que cette motion était présentée par les élus FN partout en France. Valérie Muller, du groupe Communistes et apparentés, a elle aussi dénoncé le discours du FN, adressant au contraire «  un message d’accueil  » aux réfugiés, suivant les valeurs «  d’hospitalité, de solidarité et de liberté  » de la République.

Stéphane Decayeux (Les Républicains), chef du groupe « Oui c’est possible », a également réagi. Critiquant l’amalgame entre migrants économiques et réfugiés, il a souligné : «  LaFrance est une terre d’asile. Elle s’honore d’accueillir ces populations en déshérence.  » Il a toutefois prôné «  une certaine modération  » pour pouvoir offrir «  des perspectives d’intégration  » à ces personnes.

Devant un public fourni, notamment composé de membres de la Ligue des Droits de l’Homme, la motion a été rejetée à une très large majorité, seules les deux élues du groupe FN votant pour.

Courrier Picard

Les intox du FN sur les « privilèges » des migrants face aux Français

Le parti d’extrême droite diffuse une série de tracts qui oppose la situation des migrants aux étudiants, agriculteurs ou mal-logés français. Avec des arguments trompeurs et erronés.

5026854_6_3a52_2016-11-07-b451320-23802-1dgcxit-v6eq99hpvi_256307b74880ab96064cacbf87d10c9f

Des cadres du Front national, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen en tête, partagent depuis jeudi 3 novembre des messages signés « Jeunes avec Marine » qui opposent la situation des migrants avec différents groupes de citoyens français. Chacune de ses publications a été partagée des centaines de fois sur Facebook et Twitter, comme on peut le voir sur la seule page du sénateur FN David Rachline.

Sauf que cette campagne de communication se base sur des exemples déformés, voire complètement malhonnêtes.

1. L’agriculteur qui « vit avec 284 euros par mois »

CE QUE DIT LE FN

5026853_6_ae25_2016-11-07-b5c9ce5-29850-1qxnpnm-ebvp9zfr_7e2d3552e172fca5002e7ad4b0bdff01.png

POURQUOI C’EST FAUX

Aucun détail n’est donné sur « Pierre », l’agriculteur en retraite, mais cette présentation est pour le moins étonnante. Toute personne de nationalité française de plus de 65 ans qui réside dans le pays peut en effet bénéficier au minimum de l’Allocation de solidarité aux personnes âges, qui représente 801 euros par mois pour une personne seule sans revenus.

Plus largement, les exploitants et salariés agricoles n’ont pas un régime de retraite des plus favorables. Certains agriculteurs percoivent certes des pensions inférieures à 800 euros par mois. Mais dans ce cas, ils peuvent demander un complément de l’Aspa calculé en fonction de leur rente mensuelle, si les revenus du foyer ne dépassent pas le plafond de prévu. Ce qui est faux dans tous les cas, c’est d’affirmer qu’un agriculteur seul n’a pas le droit à des aides s’il touche une faible retraite.

Du côté des demandeurs d’asile, le chiffre de 330 euros mensuels correspond à l’Allocation pour demandeur d’asile versée à une personne seule sans place d’hébergement (le montant est de 204 euros avec hébergement). Cette aide ne concerne que le cas de l’asile, pas les autres migrants.

Il est donc erroné d’affirmer qu’un agriculteur retraité serait moins bien loti qu’un migrant qui touche 330 euros par mois.

2. Les migrants logés au détriment des étudiants

CE QUE DIT LE FN

5026855_6_75e6_2016-11-07-e479d3f-23511-8phf87-2wxy74x6r_19e96078c8beee426cd539333508df7e

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Là aussi, aucune précision n’est donnée sur le cas de cette prétendue « Julie ». On sait en revanche sur quels critères le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Lille gère son parc de logements étudiants, comme il l’explique sur son site Internet :

« Les logements sont attribués en priorité aux étudiants déjà logés qui demandent leur maintien dans la même résidence, aux étudiants boursiers gérés par Campus France, aux étudiants de niveau BAC + 5 et plus, puis aux étudiants dont le niveau d’études est le plus élevé. »

A titre d’exemple, un étudiant enfant unique dont la famille gagne 25 000 euros annuels est boursier, selon le calculateur du Crous. C’est également le cas pour un foyer avec trois étudiants dans l’enseignement supérieur qui déclare 60 000 euros par an de revenus.

L’académie de Lille accueille environ 160 000 étudiants chaque année, selon les chiffres ministériels, pour seulement 10 175 places de logements au Crous de Lille. L’académie fait à ce titre partie des plus mauvais élèves en France, selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2015.

Tous les publics ne sont pas affectés de la même manière par cette situation. « Pour les étudiants boursiers, ça va, mais c’est très compliqué d’avoir accès aux logements étudiants pour les autres, surtout les étudiants étrangers », note Anouar Benichou, président du syndicat étudiant UNEF à Lille.

Quant aux migrants accueillis à Lille après le démantèlement du camp de Calais, il s’agit de « 80 bénéficiaires de l’asile, inscrits par ailleurs à l’université Lille-III », indique-t-on au Centre national des œuvres universitaires (Cnous). Par ailleurs, la résidence Galois sur le campus de Villeneuve-d’Ascq, qui accueille ces demandeurs d’asile, est vouée à la destruction et ne devait accueillir personne au cours de l’année universitaire 2016-2017. La nature du bâtiment utilisé ainsi que le faible nombre de cas concernés fait qu’il est pour le moins disproportionné d’imputer le manque de logements étudiants à Lille à ces demandeurs d’asile.

3. Les logements sociaux « saturés par l’immigration »

CE QUE DIT LE FN

5026856_6_83a4_2016-11-07-928ad70-30519-lmfy51-hpnpom9529_94083a06af2bd3256cd7b19214b1a064.jpg

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Le FN prend là aussi des libertés avec la réalité, pour plusieurs raisons :

1. Les Français ne sont pas privés d’aides. D’abord, le parti d’extrême droite occulte les différents dispositifs d’hébergement d’urgence, de transition, puis de réinsertion dont les Français peuvent bénéficier. Sans nier l’ampleur du mal-logement, qui touche selon la Fondation Abbé-Pierre 3,8 millions de Français, dont 141 500 sans domicile et 85 000 dans des habitations de fortune, il est trompeur de laisser penser qu’une femme avec un enfant serait privée de toute aide de l’Etat.

2. Les migrants n’ont pas tous accès au logement social. Les migrants en situation irrégulière ou en cours de régularisation n’ont pas accès aux logements sociaux. Les réfugiés, quant à eux, ne peuvent y avoir accès qu’à la marge, dans des zones qui disposent de logements vacants, comme l’explique le ministère de l’intérieur sur son site.

Quant aux nouveaux arrivants en France en situation régulière, ils étaient 26 % à occuper un logement social en 2010, selon des statistiques ministérielles. Sachant qu’ils paient dans ce cas un loyer, comme tout autre occupant.

Il faut également rappeler qu’un peu plus d’une personne sans domicile sur deux (53 %) est de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Insee pour l’année 2012. Alors que les étrangers représentent 6,4 % de la population.

3. Les logements sociaux ne sont pas « saturés » uniquement à cause de l’immigration. Les ménages immigrés (naturalisés français compris) représentaient environ un résident en HLM sur six (16,5 %) en 2006, selon les chiffres du ministère de l’intérieur.

Le Monde

 

« Sale pédé », un jeune militant communiste dit avoir été agressé par des militants d’extrême droite

Le responsable des Jeunes Communistes du Cher a déposé une plainte après une agression subie après les rassemblements pro et anti-migrants, samedi à Bourges. Il dit avoir été frappé par des militants d’extrême droit

Capture d’écran 2016-11-08 à 15.42.08.png

D’abord « sale coco », « sale pédé ». Puis les coups. Abderrahman Aqlibous, responsable des Jeunes Communistes du Cher, dit avoir été agressé par un groupe d’hommes d’extrême droite, en marge de rassemblements pro et anti migrants, samedi à Bourges.

Âgé de vingt ans, l’étudiant berruyer a porté plainte, pour violences en réunion, ce lundi matin au commissariat de police de Bourges. Un médecin lui a prescrit trois jours d’incapacité totale de travail.

Après ce rassemblement à l’appel de militants de gauche (pro migrants) et de la fédération du Cher du Front national (anti), Abderrahman et deux amis, dont une jeune femme, rentraient chez l’un d’entre eux, samedi en début d’après-midi. Ils passaient place Séraucourt et marchaient rue du Coin-Haslay. « On a entendu des sifflements, puis des insultes, explique Kenza Bailly, présente avec Abderrahman. On n’a pas voulu se retourner, mais ils nous ont rattrapés. »

« L’un d’eux m’a attrapé par mon sac à dos et m’a tiré en arrière, poursuit Abderrahman Aqlibous. Il m’a dit : “Je te parle !” Puis j’ai pris des coups dans le dos, au thorax, sur le crâne et au visage. Trois me tapaient et quatre étaient en retrait. » Pour Abderrahman, ce groupe de « militants d’extrême droite » avait repéré des mâts en plastique qu’il avait à la main. Destinés à des drapeaux (les toiles étaient pliées dans son sac), ils portaient des autocollants communistes. Il a d’ailleurs reçus des coups avec un de ses mâts.

« Ce n’était pas une attaque envers moi personnellement, mais envers un mouvement », assure le jeune homme. Qui dit avoir fourni aux policiers des éléments précis sur deux de ses agresseurs.

La section de Bourges du Parti communiste français (PCF) et les Jeunes Communistes du Cher appellent à un rassemblement de solidarité envers Abderrahman Aqlibous demain, mardi 8 novembre, à 18 heures, devant les grilles de la préfecture du Cher, à Bourges.

Le Berry

 

Saxon : 80 policiers intervenus pour empêcher une réunion d’extrême droite

Près de 80 policiers valaisans sont intervenus samedi pour empêcher une réunion d’extrême droite, à Saxon. La manifestation n’était pas autorisée.

capture-decran-2016-10-17-a-17-49-03

 

La Police cantonale est intervenue ce samedi en force ce samedi après-midi à Saxon pour disperser une soixantaine de personnes qui voulaient prendre part à une rencontre d’extrême droite. « Près de 80 agents ont été engagés dans cette opération qui a permis d’identifier les participants à cette manifestation non-autorisée », confirme Jean-Marie Bornet, le responsable de l’information à la Police cantonale. « Une interdiction de se rassembler sur l’ensemble du territoire valaisan leur a été notifiée. »

Dans un premier temps, ce sont les autorités vaudoises qui ont interdit une manifestation de sympathisants d’extrême-droite. Et il était dès lors prévisible que les organisateurs chercheraient à se rassembler dans un autre canton. « Dès lors, différentes mesures ont été prises afin d’interdire cette rencontre sur le territoire valaisan », explique Jean-Marie Bornet.

Grâce aux informations partagées entre les différentes polices cantonales et la Confédération, la police valaisanne a pu rapidement déterminer que les organisateurs avaient jeté leur dévolu sur Saxon. « Vers 16 h alors que les premiers participants arrivaient sur le lieu de la rencontre, situé à la cantine de l’ancien stade de football de Saxon, la Police cantonale a déployé un important dispositif composé de 80 agents. Ces moyens ont permis de cerner les lieux, d’identifier tous les participants, dont les organisateurs et d’interdire la manifestation », explique Jean-Marie Bornet.

Après avoir pris toutes les mesures nécessaires, notamment en prévision de dénonciations, les participants se sont vu notifier une interdiction communale et cantonale à se rassembler et ont reçu des instructions afin de quitter les lieux.

L’intervention s’est ainsi terminée vers 17h30. Parmi la soixantaine de participants à cette manifestation d’extrême droite figuraient des Romands, dont quelques personnes du Valais romand et des Français.

Le Nouvelliste

Une chrétienne radicale condamnée pour avoir agressé une femme voilée en brandissant une croix

Jayda Fransen, 30 ans, figure de l’extrême droite britannique « Britain First », a été condamnée à 2 500 euros d’amende pour avoir invectivé une femme musulmane, lors d’une « patrouille chrétienne », le 31 janvier 2016.

britain-first.jpg

Elle avait pris la tête de la manifestation, marchant à grands pas dans les rues de cette localité du Berfordshire, tout en scandant des slogans anti-islam, injurieux et anxiogènes, jusqu’au moment où elle vit une mère de famille voilée refuser la brochure que lui tendait, par provocation, un de ses militants galvanisés.

Traversant l’avenue avec précipitation pour en découdre, Jayda Fransen s’en prend à la femme voilée accompagnée de ses enfant en  hurlant : « Pourquoi êtes-vous couverte comme ça ? Vous représentez tout ce que j’exècre ! Ce sont les hommes musulmans qui vous forcent à vous voiler car ils ne peuvent pas contrôler leurs pulsions sexuelles ».

Les caméras de surveillance ont immortalisé la violence, notamment l’instant choc où la furie de « Britain First » a brandi rageusement une croix blanche devant sa malheureuse victime qui en a lâché ses emplettes.

Oumma

Le Parlement hongrois rejette la révision constitutionnelle anti réfugiés du gouvernement d’extrême droite

Le Parlement hongrois a rejeté mardi de justesse un projet d’amendement constitutionnel présenté par le gouvernement de Viktor Orban pour interdire le plan européen de répartition des migrants.

5026933_6_4097_le-premier-ministre-hongrois-viktor-orban-le_9db14038900326c736a80fdfc248236a.jpg

C’est un échec pour cet homme devenu le symbole de la politique anti-migrants en Europe. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois qui voulait inscrire dans la Constitution l’interdiction d’accueil des demandeurs d’asile en fonction des requêtes de l’Union européenne, s’est vu opposer un refus catégorique par les députés ce mardi 8 novembre.

Un « non » attendu chez les députés de gauche qui depuis deux ans dénonce la campagne aux accents xénophobes de Victor Orban, mais un « non » aussi et surtout dans les rangs de l’extrême droite, le Jobik qui trouve que cette politique hostile aux demandeurs d’asile ne va pas encore assez loin !

Au final, ce sont donc deux voix qui manquent pour parvenir à la majorité des deux tiers, et faire passer cet amendement qui rendrait illégale la relocalisation par l’Union européenne de réfugiés en Hongrie. Deux petites voix seulement qui consitue au bout du compte un grave camouflet pour le Premier ministre et sa majorité. C’est même l’un des plus terrible revers pour Orban en six ans de gouvernement.

L’extrême droite en Hongrie ne veut pas voir un seul étranger sur le territoire hongrois. Or la révision constitutionnelle proposée par le gouvernement fait une exception pour les gros investisseurs extra européens. Chinois, Russes, Qataris et autres super riches désirant investir dans le pays se voient accorder un permis de résidence et le droit de voyager au sein de l’espace Schengen. Pour le Jobik ce serait ici une brêche en faveur de l’immigration et un danger pour la sécurité de l’Etat, avec le risque de laisser entrer de « riches terroristes contre de l’argent ».

RFI

8 mois de prison ferme pour un néo-nazi Allemand ayant exhibé un tatouage d’Auschwitz

Un jeune élu local du parti néo-nazi allemand (NPD) a été condamné lundi en appel par un tribunal de Neuruppin (est) à huit mois de prison ferme pour avoir exhibé dans une piscine un tatouage représentant le camp d’extermination d’Auschwitz.

heprodimagesfotos93220151217marcelzechtatoo-6944742-jpg-6944744

Marcel Zech, 28 ans, écope ainsi d’une peine supérieure à celle prononcée en première instance en décembre 2015. Le parquet avait décidé de faire appel, jugeant insuffisante la peine initiale de six mois de prison avec sursis.

Une nouvelle condamnation avec sursis aurait été perçue comme «une dérobade de l’État face à l’extrême droite», a expliqué le juge Jörn Kalbow, alors que les crimes xénophobes se sont multipliés ces derniers mois en Allemagne à la faveur de l’arrivée de 900 000 réfugiés l’an dernier.

Marcel Zech s’était fait tatouer dans le bas du dos l’entrée du camp d’extermination d’Auschwitz, où arrivaient les trains de déportés, ainsi que la sinistre devise de Buchenwald «à chacun son dû» inscrite sur le portail d’entrée de ce camp de concentration situé près de Weimar dans l’est de l’Allemagne.

En novembre 2015, un témoin avait pris une photo de son dos dans une piscine d’Oranienburg, une ville au nord de Berlin où se trouve le camp de Sachsenhausen. Le port de signes nazis est passible de poursuites judiciaires en Allemagne.

Selon l’avocat de Marcel Zech, qui a annoncé vouloir se pourvoir en cassation, le tatouage est maintenant couvert par un autre, représentant les héros d’un livre du poète allemand Wilhelm Busch, Max et Moritz. Mais la devise de Buchenwald est, elle, toujours visible.

Les autorités allemandes ont dénoncé en septembre la banalisation de la xénophobie qui menace «la paix sociale» dans l’ex-RDA communiste, où le parti NPD est particulièrement actif et où les agressions racistes ont fortement augmenté l’an dernier.

Tva Nouvelle