Le casier judiciaire de Jacky Ligault s’agrandit. Déjà condamné à une quinzaine de reprises par le passé pour des faits d’escroqueries et abus de faiblesse, cet ancien entrepreneur installé à Royan écope d’une nouvelle peine. Trois ans de prison ferme.
Cet homme de 64 ans a comparu devant le tribunal correctionnel de Pau pour des méfaits commis en grande partie en Charente-Maritime. Sous couvert de ses sociétés de BTP, Bats Pro et ArtBat, Jacky Ligault arnaquait certains de ses clients.
Il encaissait les acomptes sans jamais réaliser les travaux commandés. Plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros à chaque fois. Il lui est désormais interdit de gérer une entreprise.
Mercredi, deux passants se lancent à la poursuite d’un homme qui vient de voler une voiture sous la menace d’une arme dans le centre-ville. Sans le savoir, ils mettent un terme à la série de braquages amorcée par Benoît Stassart : quatre entre le 2 et le 9 septembre.
L’arme est une carabine à la crosse sciée avec laquelle, avant de menacer une jeune automobiliste dans le centre de Croix, il a braqué carrefour Express, rue Louis-Lejeune à Wasquehal le 2 septembre à 8h50 ; Intermarché rue de la Mackellerie à Roubaix le 6 à 11h30, et, une heure plus tard, un café-tabac, rue de Lille à Mouvaux. A trois reprises, il est reparti bredouille sauf à Wasquehal où il a empoché 3500euros.
Benoît Stassart avait un casier judiciaire vierge jusqu’au 27 mars dernier : il a été incarcéré six mois pour avoir volé une vieille dame. Après l’avoir fait tomber, il avait pris sa carte bancaire devant un distributeur. Le procureur ajoutera: « Et maintenant des braquages… On atteint l’échelle la plus haute de la délinquance. »
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Benoît Stassart a été condamné à trois ans de prison avec mandat de dépôt auxquels s’ajoutent six mois de sursis révoqué.
Très recherché au Canada, il y est accusé d’avoir commis 23 hold-up depuis cinq ans. Il est même qualifié par les autorités canadiennes de «braqueur le plus recherché» du pays. L’homme a été arrêté par des policiers de la brigade de répression du banditisme de sa voiture dans une rue de Genève.
Le voleur avait sévi pour la première fois dans la région de York, au nord de Toronto, en février 2010. Il avait ensuite ciblé des établissements de Mississauga, Hamilton, Vaughan, Toronto et Ottawa, ainsi que quelques-uns de Calgary.
Une association de banquiers canadienne offrait 100 000 dollars de récompense pour toute information permettant de mener à sa capture.
Arrestation de quatre Français en Espagne. Ils sont accusés d’avoir séquestré pendant deux mois un chef d’entreprise du sud de la France. Ces hommes viennent d’être arrêtés à Marbella par la police espagnole. Il s’agit de délinquants chevronnés qui auraient mis en place un système de rançon où leur victime, libérée en juillet, devait toujours leur verser 100 000 euros par semaine. Ils lui auraient ainsi extorqué 1,3 million d’euros. Des armes, de l’argent et des lingots d’or ont été découverts dans l’appartement des bandits.
«Des gens dangereux qui ont du sang sur les mains», avait dit sur le ton de la confidence un magistrat quand les policiers du SRPJ. Cinq individus, quatre en Espagne, un à Toulouse. Quatre d’entre eux sont soupçonnés d’être directement impliqués dans l’enlèvement d’un riche Toulousain et dans l’attaque à main armée d’une armurerie de Carmaux.
Alain Raspault, qui fait figure de chef de bande, de meneur, a défrayé tragiquement la chronique judiciaire en 1988 à Perpignan. Lors du braquage de la bijouterie Paulignan, au cœur de la ville, il avait tué deux policiers.
François Décline, 43 ans, arrêté à Marbella l’arme à la ceinture – celle volée à la policière de Carmaux – appartient également à la famille des braqueurs. Lui aussi a été condamné à perpétuité. Ce Nîmois avait seulement 20 ans quand il semait l’effroi entre l’Hérault et le Gard. À deux reprises, il a braqué et tué.
Jean-Pierre Jourda, 54 ans, reste sur la ligne de ses supposés complices. Des braquages, il en a commis beaucoup. «Je l’ai arrêté très jeune, se souvient un ancien enquêteur de la gendarmerie de Toulouse. À l’époque, il n’était pas encore monté au braquo. Mais déjà, et il devait avoir 20 ans, on pensait que ce garçon très arrogant ferait carrière chez les voyous !»
Enfin, dernier de la liste, «Dédé» Heitz, 53 ans. Son casier judiciaire tient du petit illustré du Code pénal ! Du vol au braquage, des stupéfiants à la tentative d’homicide sur forces de l’ordre au milieu des années 2000, André Heitz a tout essayé.
Les quatre hommes sur qui pèsent désormais de nouveaux et lourds soupçons se seraient tous connus en prison.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 heures du matin, deux touristes arrivés en début de semaine sur l’île, décident de découvrir, by night, la plage de Pinarello, près de Sainte-Lucie de Porto-Vecchio.
A leur retour sur le parking, deux individus de type européen les attendent. L’un d’eux, sous la menace d’un couteau, réclame de l’argent. Les vacanciers n’en ont pas. Les braqueurs se font alors remettre les clés du véhicule, un Dacia Sandero loué à un particulier en début de séjour, et disparaissent. Immédiatement alertés par les victimes, les gendarmes, une vingtaine, sont déployés dans la région dans le cadre de recherches opérationnelles, élargies à la Haute-Corse. En vain.
Lundi, en début d’après-midi, deux faux policiers ont abusé de la crédulité d’une octogénaire, résidant rue Pierre-et-Marie-Curie à Vesoul. Ils se sont présentés à son domicile et pendant que l’un détournait son attention, l’autre a réussi à s’introduire dans le pavillon. Il y a dérobé des bijoux et une carte bancaire. Un retrait de 200 € a été effectué dans la foulée. Les deux individus sont de type européen, avec un fort accent.
La police rappelle qu’en cas de doute, il ne faut pas hésiter à faire le 17. L’octogénaire a déposé plainte hier.
Le président de l’Olympique de Marseille de 2009 à 2011 Jean-Claude Dassier a été mis en examen pour abus de biens sociaux mercredi soir par le juge Guillaume Cotelle selon une source judicaire.
«Au total, l’enquête a mis au jour 55,3 millions d’euros douteux au préjudice potentiel de l’OM. Entre 2009 et 2011, les transferts de 14 joueurs (Lucho, Mbia, Diawara, Abriel, Niang, Azpilicueta, Rool, Morientes, Kaboré, Rémy, Gignac, Cheyrou, Ben Arfa et Heinze) auraient donné lieu à des versements illicites sur lesquels Jean-Claude Dassier va être amené à s’expliquer», indiquait le JDD.
Une information judiciaire pour «extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs» avait été ouverte en juillet 2011 alors par le juge marseillais Christophe Perruaux. Les enquêteurs soupçonnent des versements indus de commissions et rétro-commissions au profit de membres du milieu à l’occasion de transferts importants.
Peine confirmée pour Ludovic Yorck et Anthony Parades, les deux jeunes Vauclusiens, jugés en appel à Nîmes pour des home-jackings (braquage au domicile des victimes) commis à Cucuron et Cheval-Blanc, ont été condamnés hier soir à 16 ans de réclusion criminelle. 20 ans avaient été requis par l’accusation.
Ils avaient déjà écopé de 16 ans de prison en première instance, en décembre 2013 à Avignon, elles avaient été commises au préjudice de deux familles, l’une anglaise, avec une petite fille de 6 ans, l’autre belge, avec deux adolescentes de 12 et 18 ans.
Des membres de ces familles avaient été ligotés et frappés. Elles ont aujourd’hui abandonné leur maison en France et sont retournées vivre en Angleterre et en Belgique.
La première session d’assises de l’année commence ce lundi 2 février à Beauvais avec une tentative de vol ayant entraîné la mort, rue des Tanneurs, à Pont-Sainte-Maxence. La victime, Nicolas Cocquet, 25 ans, se serait opposée au vol de sa voiture dans la nuit du 26 au 27 novembre 2011. Il a été tué d’un coup de couteau à la gorge. Le jeune homme, originaire de Fleurines, revenait d’une fête avec des amis quand il a aperçu deux individus dans sa voiture, une vieille R5.
Une course-poursuite s’engage entre les deux voleurs et Nicolas, accompagné de quatre ou cinq copains. C’est quand il les rattrape, dans le quartier des Terriers, que le coup a été porté. Ce lundi, Jonathan et Jessy Dhanpaul comparaissent pour tentative de vol ayant entraîné la mort ; Laura Duvivier pour complicité. Le verdict est attendu mercredi soir.
Patrice et Chantal Chézeau ont été condamné, vendredi, à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir étouffé en 2012 la grand-mère de cette dernière dans sa villa du Perreux-sur-Marne pour solder un conflit d’héritage. La veille, l’avocate générale avait requis 25 ans contre ce couple qui comparaissait depuis mardi devant la cour d’assises du Val-de-Marne.
En garde à vue, les époux avaient reconnu être venus dans la nuit du 5 au 6 novembre 2012 pour tuer Christiane Roger, 83 ans, avant de revenir sur leurs déclarations. Au coeur du conflit, la villa occupée par Christiane, située dans une résidence huppée.
Deux femmes, un héritage : pour récupérer son dû, une villa cossue du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), une femme est soupçonnée d’avoir fait tuer sa grand-mère par son mari, qui a étouffé à mort la vieille dame. Le couple comparaît, aujourd’hui, devant la cour d’assises, à Créteil.
Le 6 novembre 2012, un voisin inquiet de ne pas recevoir de réponses à ses appels, retrouve Christiane, 83 ans, sans vie, allongée sur son lit et le visage tuméfié. Rapidement, les soupçons se portent sur Chantal, sa petite-fille, et son mari Patrice, avec lesquels l’octogénaire entretient de longue date une relation très tumultueuse.
Au cœur du conflit, la villa du Parc du Perreux, une résidence huppée, privée et bardée de caméras, occupée par Christiane et dont a hérité pour part égale sa petite-fille, à la mort de son grand-père.
La grand-mère, connue pour son caractère bien trempé – une vidéo la montrant en train d’invectiver violemment des ouvriers chez elle avait fait le bonheur d’internet – ne souhaite pas quitter les lieux, tandis que Chantal, en proie à des problèmes d’argent avec son mari, veut vendre pour éponger leurs dettes. Un impossible compromis qui les a menés au point de non-retour.
Placé en garde à vue trois jours après la découverte macabre, le couple, sans antécédents judiciaires, a reconnu les faits et la préméditation. Les époux encourent la perpétuité. Le verdict est attendu vendredi.