Jacques, 34 ans s’arrête de parler et pleure, le dos tourné à la salle d’audience, dans le box des accusés. Cet habitant de Serris explique avoir agressé sexuellement une voisine, responsable de son syndic de copropriété, parce qu’il a « entendu une voix grave» dès son réveil, le sommant d’agir ainsi.
Le 17 septembre, il appelle sa voisine, impliquée dans le syndic de la copropriété, pour une fuite d’eau dans sa salle de bain. Quand elle se penche devant la baignoire, Jacques l’attrape pour tenter de la violer. Sa voisine crie « Ne me faites pas de mal, je suis enceinte de cinq mois et demi ! »
Pas de quoi refréner les ardeurs de Jacques, qui ouvre son peignoir sous laquelle il est nu, plaque sa main sur la bouche de la malheureuse et sort un couteau de cuisine. La victime se débat et réussit à s’enfuir, abandonnant une chaussure dans l’appartement.
Jacques reconnaît les faits sans difficulté. Il est déjà connu pour exhibitions sexuelles, en 2009 et 2011. Placé sous curatelle renforcée et sous médicaments pour calmer ses pulsions sexuelles, il est aussi suivi par un psychiatre. Il entendrait régulièrement une voix d’homme qui lui ordonne ses pulsions.
Le tribunal a renvoyé Jacques en prison et le dossier devant un juge d’instruction, pour déterminer sa responsabilité dans cette agression. Les deux psychiatres qui l’ont vu depuis le 17 septembre pour se prononcer sur une abolition de discernement ont livré des expertises contradictoires.
Dès ce jeudi matin, la cour d’assises des Vosges se penchera sur le dossier en appel de Gilles Fruminet, 58 ans, accusé de meurtre en récidive, viol et destruction du bien d’autrui. Un procès qui se poursuivra demain vendredi. Le verdict étant attendu lundi dans la soirée.
Au petit matin du 3 septembre 2001, les secours sont appelés pour l’incendie d’une maison située à Semécourt (57). A l’intérieur, les sapeurs-pompiers découvrent, dans une chambre, le corps sans vie de la propriétaire, une dame âgée de 75 ans. Une blessure à la tempe gauche. L’autopsie conclura que la vieille dame a été violée avant de recevoir un coup sur la tête.
Déjà condamné à 19 ans
Déjà condamné pour meurtre et tentative de meurtre à l’âge de 19 ans par la cour d’assises des Vosges, Gilles Fruminet est décrit par ses ex-compagnes comme un homme violent, colérique, consommant quotidiennement de grandes quantités d’alcool.
Pour cette affaire, l’accusé a été condamné fin 2011 à Metz, par les assises de la Moselle à trente années de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans. Il avait fait appel de ce verdict et avait comparu à Nancy en avril 2013.
Cinq hommes qui ont tous téléchargé et distribué un fichier de pornographie juvénile «d’une violence rarement vue» ont été accusés jeudi de possession et de distribution de pornographie juvénile, ainsi que d’avoir accédé à de la pornographie juvénile. Un sixième suspect arrêté devra faire face aux mêmes accusations.
Les six hommes ont été arrêtés jeudi et mercredi par l’Équipe d’enquêtes sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec (SQ). Il s’agit d’Éric Robillard, 35 ans, Éric Faubert, 36 ans, André Légaré, 38 ans, Daniel Fiset, 61 ans, Jacques Côté, 71 ans, ainsi qu’un homme d’une soixantaine d’années.
L’homme de 32 ans, interpellé jeudi, « a avoué dans la nuit avoir tué Elias », enfant disparu en juillet sur une aire de jeux au pied de son immeuble à Potsdam (est) près de Berlin. Et il a également reconnu des violences sexuelles sur une deuxième victime, le petit Mohamed, venu de Bosnie-Herzégovine avec sa famille et enlevé le 1er octobre devant le Lageso, principal centre d’accueil et d’enregistrement des demandeurs d’asile à Berlin.
Il l’aurait ensuite « étranglé avec une ceinture« notamment parce qu’il craignait que les cris de l’enfant n’alertent le voisinage. Le corps du petit garçon a été retrouvé jeudi dans le coffre de la voiture de son meurtrier présumé, placé dans une bassine et recouvert de litière pour chat..
Le suspect a aussi expliqué aux policiers que le corps du petit Elias, avait été enterré dans un jardin ouvrier qu’il possède, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Berlin
La police soupçonne Silvio.S d’être impliqué dans une 3eme disparition
La police examine maintenant d’autres dossiers de disparitions d’enfant dans lesquels cet homme pourrait être impliqué, affirme le quotidien local Berliner Zeitung, citant la police.
Le journal évoque notamment la disparition en juin d’une petite fille de 5 ans « Inga » à Stendal, dans l’Etat de Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne.
Le suspect Silvio.S a avoué avoir tué un autre enfant
Le meurtrier présumé d’un petit réfugié de 4 ans, arrêté jeudi, a avoué avoir tué un autre enfant de six ans, disparu début juillet, a annoncé le porte-parole de la police berlinoise, Stefan Redlich.
« L’homme a avoué dans la nuit avoir aussi tué Elias« , un enfant de six ans, disparu à Potsdam (est) près de Berlin, a indiqué à l’AFP le porte-parole, confirmant des informations de l’agence allemande DPA. Il s’agit dans les deux cas de meurtres à caractère « sexuel« , affirme DPA sans citer de sources.
Mohamed, 4 ans, était porté disparu depuis le 1er octobre. La police berlinoise a interpellé ce jeudi son kidnappeur présumé. Dans son auto, gisait le corps sans vie d’un jeune garçon.
La disparition d’un petit réfugié de 4 ans bouleverse l’Allemagne depuis le début du mois. Le 1er octobre, Mohamed a été enlevé devant un centre de prise en charge des migrants à Berlin.
Un jour après avoir publié de nouvelles images du kidnappeur présumé, la police annonce ce jeudi avoir interpellé un suspect de 32 ans. Les agents ont retrouvé le cadavre d’un jeune garçon dans l’auto du trentenaire.
Une autopsie, qui sera conduite dans la journée, devra encore déterminer l’identité et les causes exactes de la mort de l’enfant. Les enquêteurs ont été mis sur la piste du suspect par des «informations provenant de son entourage», a précisé la police dans son communiqué, sans livrer d’éléments supplémentaires.
Le procès en appel de l’ex-ostéopathe du « tout-Paris » Pierre Pallardy s’est ouvert mardi devant les assises de Seine-Saint-Denis pour des viols et agressions sexuelles sur d’anciennes patientes.
Il avait formé dans les années 1980-90 avec sa femme Florence le « couple idéal de la santé », comme les avait baptisés à sa Une l’hebdomadaire féminin Elle. Il avait également publié des best-sellers sur le « bien-être » traduits en plusieurs langues et couru les plateaux de télévision.
Jugé en octobre 2013 devant la cour d’assises de Paris pour 19 cas différents, dont sept viols, M. Pallardy avait été reconnu coupable de cinq viols et sept agressions sexuelles et condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il avait fait appel.
En février 2014, le praticien avait été remis en liberté, après avoir payé la somme de 150.000 euros de cautionnement, équivalente au montant des dommages et intérêts qu’il avait été condamné à verser aux parties civiles.
Éric Dejaeger, ancien prêtre catholique d’origine belge, a été condamné jeudi dernier par le tribunal d’Iqaluit (Nunavut, Canada) à une peine de cinq ans de prison pour des abus sexuels sur mineurs survenus à Edmonton, rapportent des médias canadiens.
Les faits jugés s’étaient déroulés entre 1975 et 1978 au Newman Theological College à Edmonton, dans l’Alberta. Quatre plaintes avaient été déposées à l’encontre d’Éric Dejaeger, 69 ans, pour des faits d’attentats à la pudeur et des abus sexuels sur un jeune garçon et une fillette. L’ancien prêtre avait plaidé coupable.
Il avait déjà été condamné, en janvier dernier, par le tribunal d’Iqaluit à 19 ans de prison pour 32 abus sexuels sur des enfants inuits dans la ville arctique d’Igloolik entre 1978 et 1982. Le juge a estimé qu’Éric Dejaeger pouvait purger ses deux peines de prison en même temps, ce qui signifie concrètement que la sentence prononcée jeudi dernier ne prolongera pas sa détention.
Les investigations ont d’ores et déjà pu établir que l’individu serait impliqué formellement dans un viol et six agressions sexuelles sur des femmes âgées entre 14 et 50 ans entre le 19 juillet 2012 et Le 3 janvier 2014. Les faits ont été commis dans les Yvelines et l’Eure-et-Loir.
L’individu s’en prenait qu’à des femmes, parfois de très jeunes adolescentes, toujours sur la voie publique. Il se manifeste une première fois le 19 juillet 2012 à Condé-sur-Vesgre, près de Houdan dans les Yvelines. Une jeune femme de 20 ans, en train de lire un livre sur les bords d’un étang, est agressée par un homme qu’elle décrit jeune. Il lui dit : « je vais te baiser ». La victime se débat farouchement et parvient à le mettre en fuite.
La description de l’individu est signalé dans le cadre d’autres affaires similaires. Ainsi, le 27 août 2012, une femme de 50 ans croise un individu en allant faire son jogging près de Rambouillet. En se retournant, elle se rend compte que l’inconnu la suit, puis soudain lui saute dessus. La quinquagénaire se défend et crie mais l’agresseur lui serre le cou et lui touche les seins et les parties intimes, avant de s’enfuir.
L’agresseur n’hésite pas non plus à s’en prendre à des mères de famille qui se promènent avec leurs enfants. Il va parfois jusqu’à les menacer pour parvenir à ses fins. A chaque fois, le signalement de l’agresseur est le même: un jeune homme blond, de type européen, de corpulence normale.
La chance va enfin sourire aux enquêteurs, fin septembre 2015, les policiers sont informés que la fiche ADN du violeur recherché est répertoriée dans le Fichier national des empreintes génétiques. Cet ADN a été prélevé sur l’auteur de violences conjugales commises en avril 2015 …à Maintenon.
Après l’avoir formellement identifié et « logé », les enquêteurs ont repris chacune des procédures, réentendu les victimes et regroupé tous les éléments permettant de le confondre. Ce mardi matin, ils se sont présentés au domicile du jeune homme à Maintenon et l’ont interpellé.
Le violeur présumé, âgé de 25 ans, peintre de métier, a été placé en garde à vue. Il est actuellement entendu dans les locaux de la sûreté départementale à Viroflay. Les enquêteurs ont prévu d’organiser un « tapissage » afin de permettre aux victimes de reconnaître leur éventuel agresseur.
Encore un candidat embarrassant pour le FN. Mais cette fois, pas pour un dérapage islamophobe ou antisémite.
Arnaud Couture, un surveillant pénitentiaire de 23 ans qui défend les couleurs du Front national à Cusset, dans l’Allier, a été mis en examen le 6 mars dernier pour « enregistrement, détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique », révèlent jeudi les médias locaux. Le dossier étant en cours, aucune autre information n’a été dévoilée.
À Rouen, le 6 septembre dernier un jeune homme de 21 ans est interpellé au volant de sa voiture. Torse nu, le short au milieu des genoux. Il vient d’être surpris par des ouvriers en train de se masturber. Il se trouvait alors juste en dessous des fenêtres d’une mère et de sa fille. Cet homme c’est Alexandre B.. Il est déjà connu des services de police pour des faits d’exhibition.
«Tendances pédophiles »
« Peu sûr de lui, extrêmement timide, une éducation trop stricte qui pèse sur ses comportements d’aujourd’hui, voire des tendances homosexuelles et pédophiles » : l’expert psychiatre appelé au chevet d’Alexandre B. dresse du prévenu un portrait inquiétant.
« Je me sens plutôt attiré par les filles de mon âge, mais la timidité me paralyse », répond le prévenu au procureur.
« Oui, mais sur votre téléphone, il n’y a que des photos de jeunes garçons en maillot de bain ».
« Oui, mais ça, c’était pour m’exciter quand j’allais mal, parce que je n’avais pas pu parler avec mon psy. Si je l’avais vu il m’aurait mis dans le droit chemin ».
Le tribunal lui concède qu’il est certainement la première victime de son comportement et prononce la sentence : 6 mois de prison ferme et la révocation d’un sursis du jeune homme à hauteur de 4 mois.
Le jury de la cour d’assises du Hainaut a prononcé à 13 heures la peine envers Steven Daubioul, reconnu coupable ce jeudi de trois assassinats ainsi que d’attentat à la pudeur sur un enfant de cinq ans.
« Il a organisé froidement et méthodiquement les crimes et usé de stratagèmes pour arriver à ses fins. » Ingrid Godart ne note aucune empathie dans le chef de l’accusé envers les trois femmes qu’il a agressées « et qu’il a abandonnées à leur triste sort sans leur laisser la moindre petite chance« .
L’avocat général ajoute que Steven Daubioul a continué à vivre une vie normale des années durant après chaque passage à l’acte. « Il a privé des familles d’un des leurs de manière injuste et incompréhensible, les empêchant de faire leur deuil. »
Elle ajoute que Steven Daubioul a usé de la confiance et de l’affection qu’un enfant de cinq ans avait placée en lui. « Il a trompé et grugé tout le monde. » Ingrid Godart a demandé au jury de tenir compte de son attitude lors de l’enquête. « Devant ses juges, il a commencé par contester certaines choses avant de revenir sur ses dénégations. »
Enfin, Ingrid Godart retient que l’accusé a essayé de semer les enquêteurs par ses mensonges et qu’il n’a pas hésité à salir la mémoire de Mme Tarabella, qu’il accusait d’être adepte du sadomasochisme alors qu’elle croyait naïvement au grand amour.
« En adoptant une telle attitude, une telle technique de défense, il est évident qu’il n’a pas encore fait de travail personnel.
Il est incapable de donner toutes les précisions que les familles attendent et de s’expliquer sur les faits. Il persiste à vouloir rendre une image valorisante de lui-même. Tout ce qui sera tenté sera voué à l’échec« , poursuit la magistrate.
L’archevêché de Lyon a pris ce vendredi l’initiative assez exceptionnelle de rendre publiques l’existence de plaintes déposées récemment contre un prêtre pour des agressions sexuelles sur plusieurs mineurs, remontant aux années 1980. Une enquête préliminaire a été ouverte en juillet. Le prêtre n’a plus aucune responsabilité pastorale et tout contact avec les mineurs lui a été interdit.
«On ne peut pas couvrir» les actes des prêtres pédophiles et «ceux qui les ont couverts sont coupables, y compris certains évêques», avait souligné le souverain pontife fin septembre.
Cette initiative du diocèse de Lyon de communiquer sur ce sujet sensible n’est pas une première. La hiérarchie catholique locale avait déjà pris les devants en 2014 en communiquant au sujet d’un prêtre inculpé pour des relations sexuelles avec un mineur.
Après trois heures de délibéré, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix, a condamné Patrick Salameh, un maçon de 57 ans, à la peine maximale, soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une mesure de sûreté de 22 ans, pour l’enlèvement suivi de mort de Fatima Saiah.
La baby-sitter marseillaise avait disparu dans de mystérieuses circonstances le 7 mai 2008 à Marseille.
Le tueur en série Patrick Salameh, 57 ans, déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour la disparition de trois femmes et le viol d’une quatrième, comparaît de nouveau à partir de lundi devant les assises des Bouches-du-Rhône pour la disparition d’une baby-sitter en 2008.
Fatima, une lycéenne de 20 ans, a disparu le 7 mai 2008 à Marseille et n’a pas donné signe de vie depuis. Elle s’était rendue le jour de sa disparition à un rendez-vous fixé par un homme depuis une cabine téléphonique qui lui avait proposé de faire du baby-sitting.
Près de deux heures après le rendez-vous, son petit ami qui l’avait accompagnée jusqu’à une station de métro à proximité du lieu, avait reçu un dernier texto : « J’ai rencontré une ancienne copine, je serai de retour ce week-end ». La jeune fille n’est jamais revenue.
Plusieurs mois plus tard, les enquêteurs avaient fait le rapprochement avec les disparitions, en octobre 2008, de trois prostituées, elles aussi contactées depuis des cabines téléphoniques publiques pour des rendez-vous.
Patrick Salameh décrit comme narcissique et manipulateur par les psychiatres, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour « enlèvement, viol et séquestration suivis de mort » d‘Iryna, une Ukrainienne de 42 ans, de Cristina, une Roumaine de 23 ans, et de Zined, une Algérienne de 28 ans. Leurs corps n’ont jamais été trouvés. Il a également été condamné pour avoir « enlevé, détenu, séquestré » et « violenté » Soumia, une autre prostituée, qu’il avait relâchée.
L’homme a un lourd passé judiciaire. De 1989 à 2005, il avait purgé à la prison des Baumettes à Marseille une peine de seize ans de réclusion criminelle pour vol avec arme. Il avait été remis en liberté conditionnelle.
Gérard Lubin, 61 ans, habitant de Sapois, ne comparaissait pas, ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Epinal, pour un simple petit délit routier.
Les faits qui lui étaient reprochés étaient lourds : la consultation habituelle d’un service de communication au public en ligne mettant à disposition l’image ou la représentation pornographique de mineur et la détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Le tout en récidive.
A la lecture du rapport psychiatrique dont il ressortait une forme de « perversion » chez Gérard Lubin, ainsi qu’une certaine « altération de la moralité qui n’empêche pas l’accessibilité de l’individu à des sanctions pénales ».
Amélie Louis, substitut du procureur, s’appuyait en partie sur les conclusions de ce rapport pour requérir la révocation des dix mois de prison avec sursis auxquels Gérard Lubin avait été condamné en janvier ainsi que 18 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.
Outre la révocation du sursis, le tribunal condamnait finalement Gérard Lubin à une peine d’un an ferme avec mandat de dépôt.
Il fallait tendre l’oreille pour entendre Gaston* bredouiller un semblant d’explication, ce mardi, à la barre du tribunal de Meaux. Rouge de honte, l’imposant cantonnier comparaissait pour s’être adonné, en juin, à des attouchements sur une fillette de 9 ans, à Trocy-en-Multien.
« Vous êtes connu dans la commune, alors Juliette ne s’est pas méfiée quand vous vous êtes approché d’elle, à la sortie de l’école, raconte la présidente du tribunal. Vous vous êtes assis à côté d’elle pendant qu’elle attendait le bus. »
Face aux juges, Gaston transpire. « Vous lui avez caressé le bras, puis passé votre main sous son chemisier, en lui demandant : Ce sont des vrais ou des faux ? » Juliette ne comprend pas le propos obscène et s’enfuit.
Les jours suivants, elle évoque cet épisode autour d’elle. Jusqu’à alerter sa mère, qui dépose plainte. Gaston est interpellé. À son domicile, les gendarmes tombent sur une cassette vidéo et des magazines pédopornographiques.
Dépourvu de vie sexuelle depuis vingt ans et connu pour quelques délits liés à l’alcool. « C’est la première fois que je fais ça et je ne recommencerai pas », assure-t-il.
Gaston n’ira pas en prison : le tribunal l’a condamné à une peine de 18 mois de prison avec sursis, avec l’obligation de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.
Michel peut bien être jugé pour agression sexuelle, il assure ne se souvenir de rien… Rien de ce soir du 9 octobre, quand il a copieusement insulté une patiente, comme lui, de cette clinique de Valergues, où il est traité pour ses problèmes d’alcool. Rien de ses propos et de ses gestes qui lui ont valu de se retrouver à la barre du tribunal correctionnel.
En l’espèce d’avoir « écarté le string » de la plaignante, d’avoir tiré sur la bretelle de son soutien-gorge, ou encore d’avoir eu des remarques déplacées sur sa pilosité et d’autres comportements pas franchement dignes d’un gentleman…
Le tribunal a décidé de suivre les réquisitions en condamnant Michel à une peine de six mois de prison avec sursis, et surtout, une obligation de soins durant deux ans. Le mandat de dépôt n’a pas été jugé nécessaire.
Thomas Boden, un américain âgé de 28 ans, a commis un acte immonde pour lequel il n’ira pas en prison, au grand damne de la famille de sa victime. Et pour cause, celle-ci est âgée de seulement 2 ans et a été violée par l’homme, qui n’était autre que l’ex-petit copain de la mère de la fillette, à l’époque. Mais la justice a rendu un jugement révoltant, sinon plus.
Aux Etats-Unis, la justice à cette particularité qui peut être révoltante. Ce n’est pas la mère de cette enfant de deux ans qui dirait le contraire. Accusé d’être le violeur de cette dernière, l’accusé a pu passer un accord avec l’accusation afin d’éviter une peine de prison plus conséquente, un procédé habituel dans ce pays.
La tante de l’enfant, Ashley Springer, ne décolère pas: « Il ne lui a pas seulement fait du mal physiquement. Il lui a fait mal psychologiquement. Elle va maintenant devoir vivre avec pour le restant de sa vie. il n’y a pas de justice pour elle ».
Il avait été dénoncé par sa compagne qui avait découvert une grande quantité de sang en changeant le lange de sa fille âgée de 2 ans. L’examen médical avait révélé que la fillette avait été victime d’une pénétration peu de temps auparavant. Thomas Boden a plaidé coupable pour coups et blessures graves sur un enfant, et non pour viol. En échange, il a été condamné à dix ans de prison avec sursis.