USA : un homme brûle un musulman en lui jetant une bombe en criant «tiens voila musulman»

Philadelphie : «tiens voila musulman» a crié l’homme qui a jeté une bombe dans une voiture alors que le conducteur était assis à l’intérieur.

Un témoin à proximité a affirmé que le suspect a crié «tiens voila musulman»  avant de lancer l’explosif qui a brûlé le visage, les jambes, les bras et les mains du conducteur. La voiture a été entièrement détruite par la l’explosion.

« Au secours, je suis en train de brûler! »

Selon des témoins, plusieurs explosions ont retenti à l’intérieur du véhicule avant que ce dernier ne s’embrase, brisant les vitres de la voiture ainsi que la fenêtre d’une maison à proximité.

« C’était tellement fort quand je l’ai entendu que je suis tombée au sol, a témoigné une riveraine pour la chaîne locale Action News, parce que votre première réaction est de vous protéger. » « Ce n’était pas une explosion habituelle, a raconté un autre habitant du quartier. Je ne pouvais plus bouger jusqu’à ce que je vois un homme devant ma fenêtre criant: Au secours, je suis en train de brûler! Ma peau brûle! Il disait: j’ai besoin d’aide! »

« La voiture dévorée par les flammes »

Un autre voisin a raconté la scène pour CBS. « J’ai entendu un gros boum et j’ai regardé par la fenêtre, on pouvait voir un nuage rouge. Ensuite, il y a eu encore un boum. Alors je suis sorti de ma maison en courant et j’ai vu la voiture complètement dévorée par les flammes. » C’est alors qu’il a aperçu un homme en feu sortir précipitamment de la voiture.

La victime, qui a eu les mains, les bras et le dos brûlés a été hospitalisée mais est dans un état stable.

Mirror

« On va te crever, sale Arabe! » : Elle vit un calvaire pour le seul tort de s’appeler Kouachi

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Ma vie a basculé un 7 janvier 2015, devant les écrans télé envahis par mon nom chéri, Kouachi, Kouachi, Kouachi. Jusque-là, j’étais tranquille, cadre dans une grosse boîte, jeune femme bien sous tous rapports, simplement affublée d’un nom difficile à mémoriser, que voilà étalé, répété, martelé, lapidé! Les médias crachent du Kouachi, Kouachi, Kouachi, qui claque comme du Kalach, Kalach, Kalach!

Je suis entrée en clandestinité téléphonique pour mettre fin aux rafales de coups de fil de menaces et d’insultes, « On va te crever, sale Arabe! ». Sale Arabe? On ne m’avait jamais traitée de sale arabe. Il faut vous dire que je suis une blonde de Versailles. J’ai vécu dans l’idée qu’il fallait s’attendre à des représailles contre les « musulmans », et que s’appeler Kouachi n’allait pas aider dans le contexte. (…)

Moi, la blonde de Versailles qui s’appelle Kouachi, amatrice de vin et de charcuterie, amoureuse des églises, qui connait mieux la Bible que le Coran, déjà victime d’homonymie avec une paire de fanatiques qui voulaient « venger le Prophète », je refuse d’être doublement prise en otage, entre l’enclume de Daech et les marteaux de tous les racistes de France, profitant de concert de la faiblesse de la classe politique.

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«Sale bicot»: Admis à l’hôpital, il refuse d’être soigné par un médecin d’origine maghrébine

Jugé en comparution immédiate, Eric, un Creusotin de 42 ans, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Chalon à 1 an de prison. Peine à laquelle s’ajoutent 10 mois de prison, suite à la révocation totale ou partielle de deux précédents sursis infligés par cette même juridiction en 2015 et en 2016.

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Il faut dire que le quadragénaire de la Cité du Pilon a tout fait pour ne pas pouvoir bénéficier de l’indulgence de la justice. En garde à vue n’a-t-il pas affirmé qu’il n’aimait pas les policiers « qui servent à rien » et déclaré qu’il n’était pas Charlie, qu’« Amedy Coulibaly était un bon gars » et qu’il allait foncer en camion sur les enfants des policiers qui jouent au parc du Morambeau. »

Et comme si cela ne suffisait pas, alors qu’il avait été transporté à l’Hôtel-Dieu du Creusot, il a refusé d’être soigné par le médecin d’origine maghrébine, le traitant de « sale bicot ». Entre temps il n’avait pas manqué d’injurier une pompière, laquelle avait pris en charge son amie, qui avait fait un malaise.

Le jour des faits, à savoir le 25 juillet 2016, il avait arrosé son 42e anniversaire en compagnie d’un copain, en buvant notamment quatre verres de whisky. Un dépistage alcoolique a ainsi fait état d’un taux de 1,98 g.

Le 25 juillet dernier, Eric circulait donc, en début de soirée, au volant de sa voiture à vive allure dans les rues du Breuil… et ce qui devait arriver avec un tel taux d’alcool est arrivé : il a accroché trois véhicules en stationnement.

Info Chalon

Une croix gammée et « Juden » tagués sur la façade d’une boucherie cacher à Paris

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Le BNVCA dénonce et condamne le graffiti antisémite découvert le 18 Septembre 2016 sur la façade d’une boucherie cachère du 13e arrondissement de Paris. Une grande croix gammée et le terme « JUDEN » ont été inscrits en gros caractères de couleur rouge.

Le BNVCA a recommandé au prioritaire des lieux de déposer plainte. Nous demandons à la police de tout mettre en œuvre pour identifier et interpeller les auteurs en réquisitionnant si possible les vidéos des cameras de surveillance du secteur.

Nous demandons aux services techniques de la ville de Paris de faire procéder à l’effacement de  ces insultes antisémites qui rappellent les périodes noires d’un racisme virulent et violent, annonciateur de discriminations et d’assassinat .

Israel Actualité

Abbeville: une croix gammée taguée chez une famille d’origine polonaise

Une croix gammée a été retrouvée taguée mercredi 7 septembre sur la pote de l’appartement d’une famille catholique d’origine polonaise à Abbeville. 

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«Sale bougnoul, rentre chez toi bâtard» Un individu condamné pour violences/injures raciales

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Un Dieppois de 37 ans comparaissait pour injures raciales et violences, vendredi matin, devant le tribunal correctionnel de Dieppe. Ce père de trois enfants, agent de maintenance, s’en est pris au conjoint de sa sœur, en juin 2013.« Il ne m’a jamais apprécié et il me l’a fait sentir dès que je suis arrivé dans la famille », indique la victime, devant le juge.

Le 22 juin 2013, les tensions sont arrivées à leur paroxysme et pour une simple histoire de fête d’anniversaire à laquelle participait la petite fille, le trentenaire s’est rendu chez sa sœur et a agressé verbalement et physiquement son beau-frère. « Sale bougnoul, sale arabe, rentre chez toi bâtard ». Par ailleurs, il l’a bousculé et secoué. Mais il nie l’avoir frappé, contrairement à ce que relate la victime, dont le tee-shirt a, tout de même, été déchiré.

Le casier judiciaire du prévenu compte cinq mentions : on y retrouve essentiellement des vols et des conduites sans permis. Le trentenaire a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 400 € d’amende. Il devra, en outre, indemniser la victime à hauteur de 600 €.

Paris Normandie

Belgique. « Retourne au Maroc » Dérapage raciste contre une députée d’origine marocaine

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Le député flamand Luk Van Biesen flanqué de la députée Meryame Kitir à la Chambre des représentants à Bruxelles

Alors que les députés étaient en plein débat sur les conditions de départ des travailleurs du groupe Caterpillar, à l’occasion de la rentrée de la Chambre fédérale belge, le jeudi 15 septembre, la députée d’origine marocaine Meryame Kitir a mis en cause la politique du Premier ministre libéral, Charles Michel. “Ce qui lui a valu, des rangs de l’Open VLD [le parti libéral flamand, qui fait partie de la coalition au pouvoir], une remarque qui a mis les bancs parlementaires sens dessus dessous”, écrit Le Vif-L’Express.

Interrogée par Le Soir,  Meryame Kitir, députée du parti socialiste flamand Sp. a , a affirmé que le député fédéral Luk Van Biesen (VLD) lui avait lancé : “Retourne au Maroc !”, et ce, lorsqu’elle rejoignait sa place après avoir posé une question au Premier ministre :

C’est vraiment terrible qu’il ait dit cela au Parlement. Cela dépasse les limites de la liberté d’expression.”

La députée n’était pas la seule à déplorer la réflexion raciste de Van Biesen. Le député écologiste Kristof Calvo (parti Groen, vert, néerlandophone), prenant à son tour la parole, “a dénoncé publiquement l’attitude du député libéral flamand”, relate L’Echo.

Voix chevrotante

Pour sa défense, Luk Van Biesen a indiqué plus tard, au cours de la même séance plénière, que, “si ses propos avaient été mal compris, il s’excusait”. Selon L’Echo“il a noyé le poisson en revenant sur le débat du jour, précisant avoir voulu rassurer les travailleurs de Caterpillar qui n’auront selon lui pas de peine à convaincre d’autres employeurs vu leurs qualifications”.

Le député n’a pas été soutenu par son parti qui a jugé sa réflexion “inappropriée”. La présidente de l’Open VLD, Gwendolyn Rutten, l’a condamnée fermement en déclarant : Ceci ne peut se produire, jamais, nulle part.”

Luk Van Biesen a finalement exprimé ses excuses “la voix chevrotante” dans un point presse commun, tenu avec Meryame Kitir au Parlement le lendemain, vendredi 16 septembre, décrit Le Soir dans un autre article :

Je suis désolé d’avoir utilisé les mots blessants de retour au Maroc dans le cadre d’un raisonnement hier à la Chambre…Je regrette d’avoir donné l’impression de blesser Mme Kitir et la communauté marocaine. Je m’en excuse. Je n’ai voulu blesser ni l’une ni l’autre. Ce sont des mots qui n’appartiennent pas à mon vocabulaire… Je ne suis pas raciste et le racisme n’a pas sa place ici.”

Courrier International

Etats-Unis : un instructeur des Marines accusé d’avoir mis un musulman dans un sèche-linge

Aux Etats-Unis, une enquête relative aux mauvais traitements réservés aux Marines fraichement recrutés défraye la chronique. Parmi les anecdotes racontées, celle d’une jeune musulman considéré comme un terroriste et enfermé dans un sèche-linge en 2015 fait scandale.

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L’information a été divulguée dans des documents d’enquête qui révèlent des détails sur les présumés mauvais traitements réservés aux recrues du centre de formation des Marines de Parris Island, en Caroline du Sud. Ils ont été relayés par le Washington Post.

Raheel Siddiqui, mort en mars 2016

Selon le témoignage de ce Marine de confession musulmane, l’instructeur aurait eu dès le début un comportement scandaleux à son égard. «Tu vas tous nous tuer dès que tu en auras l’occasion, hein terroriste ?», «Quels sont tes plans ? Tu n’es pas un terroriste ?». Il l’aurait également accusé d’avoir participé aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, avant de l’enfermer dans un sèche-linge. Selon son témoignage, la jeune recrue y aurait passé suffisamment de temps pour avoir des brulures sur le cou et les bras. Une anecdote révoltante, mais qui témoigne seulement du quotidien de ce centre de Parris Island.

De fait, cette enquête a été diligentée à la suite de la mort d’une jeune recrue d’origine pakistanaise, Raheel Siddiqui, des suites d’une chute de 12 mètres alors qu’il tentait d’échapper à ce même instructeur qui venait de le gifler. Sa mort, en mars 2016, avait alors attiré l’attention du grand public sur les méthodes du centre de formation de Parris Island.

20 membres du personnel dans le viseur de l’administration

La semaine passée, l’état-major avait annoncé que 20 membres du personnel de Parris Island pourraient faire face à des accusations criminelles ou à des sanctions disciplinaires suite aux conclusions de trois enquêtes sur diverses accusations d’abus. Ce ne pourrait être qu’un début. Les enquêtes rapportent ainsi des comportements qui font froid dans le dos : Insultes raciales, homophobes, bizutage violent, harcèlement moral, travail physique imposé à des recrues blessées et donc normalement dispensées.

L’une des enquêtes révèle également qu’à au moins une occasion, les instructeurs étaient ivres après avoir bu du whisky sur leur lieu de travail. Une autre «anecdote» voit un formateur imposer à une recrue de se connecter à Facebook pour prendre le contact de sa sœur et lui parler au téléphone afin de la draguer ouvertement. Une histoire confirmée par la sœur, et que des messages échangés sur le réseau social viennent corroborer.

Le Marine incriminé dans l’affaire du sèche-linge, identifié comme le lieutenant-colonel Joshua Kissoon, a pour sa part été démis de ses fonctions en mars dernier. Son supérieur, le colonel Paul D. Cucinotta ainsi que son conseiller principal, le sergent-major Nicholas Deabreu, ont également fait les frais d’une première enquête qui pointait leur incapacité à mettre un frein à ces mauvais traitements. Les autres Marines épinglés dans les dernières enquêtes pourraient être poursuivis par leurs anciennes victimes ou par l’état-major à partir de l’automne 2016.

Direct Matin

Sisco : Un homme parade avec le drapeau raciste des confédérés devant le tribunal de Bastia

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Que symbolise le drapeau des confédérés ?

Il a été utilisé pendant la guerre de Sécession, entre 1861 et 1865, par le camp sudiste esclavagiste. Les onze étoiles représentent les Etats confédérés, qui, refusant l’abolition de l’esclavage, avaient décidé de quitter l’Union pour fonder un pays indépendant. La guerre civile n’est pas si loin dans les mémoires, elle a été d’une violence extrême, et a ravagé les Etats du Sud.

Comment ce symbole est-il interprété ?

Deux discours se font face. L’un, hypocrite, affirme que c’est un élément de l’histoire du Sud, qu’il n’y a pas de raison d’en faire un motif de honte. L’autre affirme que c’est une manière détournée mais très lisible de défendre le racisme.

Quand on vit dans le Sud, on voit partout ce drapeau, dans des fêtes, des bals, sur des autocollants. Quand vous le voyez collé derrière une voiture, vous gardez vos distances, car il n’y a pas de doute : ce ne sera pas un Noir, ni quelqu’un à l’aise avec la présidence d’Obama, mais un Blanc raciste.

Ce ne sont pas forcément des tueurs, bien sûr, certains sont non violents, mais tous regrettent l’ordre ancien où l’Etat fédéral ne se mêlait pas de ce qui se passait dans les Etats du Sud, et où les Noirs «restaient à leur place».

Libération

USA : un jeune noir de 19 ans assassiné par des suprémacistes blancs

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Un couple de suprémacistes blancs originaires de l’Oregon accusés d’avoir assassiné Larnell Bruce, un adolescent noir âgés de 19 ans en raison de son origine ethnique.

Russell Courtier, un membre de « European Kindred » un gang de suprémacistes blancs et sa petite amie, Colleen Hunt, sont incarcérés et inculpés pour crime de haine.

Washington Post

Angleterre : Victime d’une agression raciste, une femme musulmane enceinte perd son bébé

Effroi et indignation au Royaume-Uni où la violente attaque d’une femme enceinte par un homme, parce qu’elle était musulmane, a provoqué la mort de son bébé. Il s’en est également pris à un passant qui avait tenté de venir en aide à la future maman.

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Tandis que les récentes statistiques du Conseil National de la Police britannique confirment une hausse terrifiante des crimes de haine (+60% comparé à l’année dernière) depuis le vote du Brexit, une affaire remontant à début août est tristement venue illustrer cette inquiétante tendance. Le 6 août dernier, près de Milton Keynes, à une centaine de kilomètres au nord de Londres, vers 21h40, un homme s’en est pris à une femme enceinte de confession musulmane, à la sortie d’un supermarché. Il l’a passée à tabac, en lui donnant des coups de pieds, jusqu’à ce qu’elle tombe au sol où il a continué à la frapper, notamment dans le ventre.

Un témoin de 40 ans a bien tenté d’intervenir pour la secourir mais l’assaillant l’a à son tour agressé en lui cognant la tête avec un sac de glace et une bouteille. Les deux victimes ont rapidement été transportées à l’hôpital mais malgré les soins, les médecins n’ont pas pu sauver le bébé.

La police avait immédiatement ouvert une enquête et lancé un appel à témoin pour tenter de retrouver le coupable, qui avait pris la fuite juste après son attaque. Les caméras de surveillance et des personnes présentes au moment des faits ont démontré que l’homme en question avait commencé à insulter la jeune femme de 34 ans dans le magasin. Celle-ci avait gardé son calme, ignoré ses commentaires racistes et était sortie du supermarché. Mais il l’a suivie sur le parking, jusqu’à ce qu’elle arrive à sa voiture et l’a ensuite rouée de coups.

Ce crime n’a véritablement fait les gros titres de la presse locale que cette semaine et notamment mercredi, quand la Thames Valley Police a confirmé qu’un suspect de 37 ans avait été arrêté et était toujours en garde à vue. Il pourrait être mis en examen pour agressionraciste, une circonstance aggravante. La jeune femme, elle, a récemment quitté l’hôpital, tout comme le bon samaritain. Cette nouvelle a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux où les internautes ont publié leurs condoléances à la future maman endeuillée ainsi que des messages d’indignation et d’incompréhension face à tant de haine.

L’affaire a également retenti jusqu’aux Etats-Unis où elle a fait écho à des crimes de haine similaires, perpétrés ces dernières semaines. A New York, une touriste écossaise musulmane a miraculeusement échappé au pire après qu’un homme a mis feu à son voile alors qu’elle attendait à la sortie d’un magasin de luxe. Elle a eu le bon réflexe de rapidement taper les flammes pour les éteindre et a donc évité de graves brûlures. Toujours dans la Grosse Pomme, deux mamans ont été agressées alors qu’elles se promenaient avec leur enfant en poussette. Leur assaillant a tenté de leur arracher leur hijab et leur a crié de « dégager de son pays ». Et le 13 août, un imam et son assistant ont été abattus à la sortie de leur mosquée du Queens.

Au Féminin

 

Zaventem : Ryanair raciste? Mehdi débarqué de l’avion à cause de son sac

Mehdi, recalé sur le tarmac de Zaventem, porte plainte contre Ryanair pour comportement raciste.

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Par son métier, Mehdi, 39 ans, a l’habitude de voyager. Ce samedi, il devait s’envoler à destination de Rome pour y rencontrer des fournisseurs. Sac sur le dos, Mehdi passe tous les contrôles habituels à l’aéroport de Zaventem avant d’arriver devant la porte de l’embarquement du vol Ryanair dont le départ est prévu pour 16 h 30. Mais voilà, Mehdi se fait refouler à la porte de l’entrée de l’appareil par l’hôtesse chargée d’accueillir les passagers.

Cette dernière refuse de voir Mehdi embarquer muni de son sac à dos. L’homme lui explique qu’on ne lui a fait aucune remarque jusque-là pour ce bagage à main mais l’hôtesse ne veut rien entendre et fait appel au pilote« Intervenu, le pilote a eu une phrase terriblement choquante à mon égard. Il m’a dit :‘Avec vous, les Arabes, on a toujours des problèmes ’. Je lui ai demandé de ne pas mettre tout le monde dans le même panier mais, tant lui que l’hôtesse ne voulaient rien savoir, pas même me laisser mettre mon sac à dos dans la soute à bagages .

Appel est alors fait à la police par le personnel de bord afin d’évacuer Mehdi de l’appareil, prêt à décoller. « Même les policiers intervenus sur place me disaient ne pas comprendre pourquoi mon sac posait un souci », affirme Mehdi, qui décide de se rendre dans le commissariat le plus proche de chez lui afin d’y déposer plainte contre l’hôtesse et le pilote de Ryanair pour comportement raciste.

« Il était hors de question que je laisse passer cela », s’exclame Mehdi, par téléphone depuis Rome. Notre passager refoulé est en effet parvenu à rejoindre la capitale italienne dès le lendemain, soit dimanche dernier, via la compagnie Jetair.« Mon épouse m’a trouvé un vol en partance d’Anvers. Je n’ai eu aucun souci et pourtant, je disposais du même sac à dos »assure celui qui a pu finalement arriver à temps à ses rendez-vous professionnels, non sans garder un très mauvais souvenir de son expérience avec Ryanair.

Contacté par nos soins, le porte-parole de la compagnie nous a fait la déclaration suivante.« Cet individu est devenu perturbateur au cours du processus d’embarquement et a refusé que son bagage à main soit stocké dans la soute de l’avion (il n’y a d’espace que pour les 90 premiers bagages à main dans la cabine).

L’équipage a donc fait appel à la police et cet individu a été débarqué de l’avion. Nous ne tolérerons aucun comportement indiscipliné ou perturbateur à tout moment et la sécurité et le confort de nos clients, de l’équipage et de l’avion restent notre priorité numéro un », nous précise Yann Delomez.

Dh.be

Un homme tente de brûler vive une femme voilée en vacances à New York

Une femme musulmane de 36 ans portant le voile a subi une agression dans les rues de New York où un homme a tenté de lui mettre le feu.

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Selon des sources policières citées par The Independant, un homme se tenait près de cette jeune femme de 36 ans, un briquet à la main, et aurait tenté de mettre le feu à sa tenue. La victime a rapidement réussi à éteindre le feu par ses propres moyens, l’homme a aussitôt pris la fuite. Il n’avait toujours pas été retrouvé ni identifié lundi 12 septembre dans la soirée.

Un probable crime de haine raciale

Les services de police de New York se sont saisis de l’enquête et doivent désormais déterminer s’il s’agit d’un crime de haine raciale. Le contexte rend cette possibilité très plausible puisque cette agression s’est déroulée en marge des célébrations du 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Ibrahim Hooper, porte-parole du Conseil des relations américano-islamiques a souhaité mettre l’accent sur l’importance de cette enquête, et s’est déclaré inquiet quant à la montée de l’islamophobie aux Etats-Unis. «Je suis évidemment préoccupé parce que cet acte est symptomatique de l’augmentation globale du sentiment islamophobe dans notre société», a-t-il déclaré à «The Daily News».

Augmentation des actes racistes

Quelques jours plus tôt, un autre incident a été signalé à Brooklyn où deux femmes ont été agressés alors qu’elles promenaient leurs enfants en poussette. Selon les forces de l’ordre, leur agresseur aurait crié des slogans anti-musulmans, expliquant aux deux femmes qu’elles n’étaient pas chez elles.

Et ces incidents interviennent alors qu’on apprenait que la mosquée que fréquentait le tueur d’Orlando a été incendiée. Un acte volontaire selon les autorités de Floride.

Direct Matin