Islamophobie : en plein Londres, une femme se fait arracher son voile par 2 hommes

La police de Londres recherche activement deux hommes, accusés d’avoir arraché le voile d’une femme en pleine rue pour des motifs racistes. Selon le Conseil de l’Europe, les incidents de ce type se multiplieraient en Europe.

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Le 28 septembre dernier, deux jeunes femmes voilées se promenaient côte à côte dans le nord de Londres quand deux hommes s’en sont pris brutalement à l’une d’elles.

Arrivant par derrière, il lui a violemment arraché son voile, avant de s’enfuir en courant. Recherché par la police et Scotland Yard, qui suspecte une agression islamophobe, l’homme est pour le moment introuvable.

D’apparence «méditerranéenne», les deux hommes auraient entre 20 et 30 ans. Ce type d’agression est de plus en plus courant en Europe, et notamment au Royaume-Uni rapporte le Conseil de l’Europe. En mars dernier, plusieurs jeunes femmes ont ainsi été agressées parce qu’elles portaient un voile.

En France, 2015 était considérée comme une année record où les actes anti-musulmans ont été multipliés par trois selon Bernard Cazeneuve, en raison notamment des attentats de janvier.

RT

Féjus : «Tu pues l’Arabe» «Que le FN aille te violer» Insaf Rezagui menacée de mort et de viol par la Fachosphère

La secrétaire du PS de Fréjus, aspirante candidate à la 5e circonscription législative du Var, a reçu des messages d’intimidation la menaçant de mort et de viol, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire, a indiqué le parquet de Draguignan.

Mme Insaf Rezagui a été destinataire de messages haineux, violents et menaçant de la part d’un individu et on a ouvert une enquête préliminaire pour le localiser et l’entendre », a indiqué vendredi le procureur de Draguignan, Ivan Auriel. 

France 3


« Que le FN aille te violer dans ce cas. Je vais leur dire d’y aller volontiers ». Voici le type de message reçu cette semaine par Insaf Rezagui, la secrétaire PS de la ville de Fréjus. Cette étudiante en droit international de 21 ans a porté plainte.

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Deux jours de menaces à répétition. Mardi et mercredi dernier, Insaf Rezagui, une jeune militante au Parti socialiste et déjà secrétaire du parti dans sa ville, à Fréjus, a reçu une dizaine de messages injurieux sur sa messagerie Facebook. L’auteur, un certain M. Meyer, est recherché par le parquet de Draguignan. France Bleu Provence a contacté Insaf Rezagui pour recueillir son témoignage.

« Débile mentale », « bientôt morte »

« Tu pues l’Arabe« , « La première fois et seule fois que je t’ai vue sur Fréjus j’ai pigé cash que tu étais une grande débile mentale » ou encore « Cesse la moindre publication sur Facebook ma petite adolescente car crois moi que toi tu es bientôt morte ». En quelques heures, les insultes étaient de plus en plus violentes et injurieuses.

« Je ne pensais pas, en m’engageant au Parti socialiste pour lutter contre l’idéologie du rejet, que je serais victime de tels propos et de telles menaces« , a précisé Insaf Rezagui sur sa page Facebook. Des menaces de viol particulièrement violentes, aussi.

« Violentes et inqualifiables » d’après la secrétaire du PS à Fréjus, ces menaces « s’inscrivent dans le climat de tension et de haine qui règne dans le Var depuis quelques temps maintenant« .

France Bleu

Une journaliste arabe contrainte d’ôter son soutien-gorge pour couvrir la réunion d’un ministre israélien

Une journaliste arabe israélienne a dû enlever son soutien-gorge pour pouvoir couvrir la réunion hebdomadaire du cabinet.

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L’Association de la presse étrangère de Jérusalem (FPA), a publié une condamnation cinglante du bureau du Premier ministre après qu’il a été demandé à une journaliste arabe israélienne d’enlever son soutien-gorge pendant une fouille corporelle complète pour pouvoir entrer dans la réunion hebdomadaire du cabinet mardi matin.

« C’est le dernier exemple d’une longue série de vérifications corporelles intrusives et inappropriées contre des journalistes arabes israéliens par l’équipe de sécurité du Premier ministre », a déclaré la FPA dans ce communiqué.

« L’Association de la presse étrangère condamne cet acte de profilage racial, qui va non seulement à l’encontre des idéaux démocratiques d’Israël, mais fait une parodie du processus d’accréditation et soulève de profondes questions sur les affirmations répétées du Premier ministre, selon lesquelles il serait engagé envers l’égalité pour tous les citoyens d’Israël », a déclaré la FPA.

La FPA demande des excuses et un arrêt immédiat de ces pratiques

TTOI

«Le sang bougnoule c’est dégueulasse il va couler à flots» les lettres racistes envoyées à la Grande Mosquée de Lyon

Vous, les Bougnoules, vous savez faire que des attentats, couper la tête des gens. (…) Vous êtes tous des assassins. La vengeance sera rude. On sait que le sang bougnoule, c’est dégueulasse, et il va couler à flots. » 

Ces trois lignes fleuries sont extraites d’une lettre fleuve adressée à la Grande Mosquée de Lyon. Des courriers d’insultes et de menaces, le recteur Kamel Kabtane en a tout un dossier. Il l’ouvre pour « Complément d’enquête » dans cet extrait du numéro du 6 octobre 2016.

Un autre exemple ? « Sale pourri, ton Mahomet est un pédophile assassin. Il a violé une petite de 9 ans, les organes génitaux lui sont sortis du ventre ouvert. Voilà, pourriture, ce que tu défends. Crève, meurs, sale Arabe. » 

La moins violente de ces missives ? Une carte postale − « Les gens pensent à nous même en vacances. C’est sympa ! » s’amuse presque Kamel Kabtane. Texte au dos de la photo d’un groin de porc : « Amitiés à tous de vacances. A bientôt, groin-groin. » La mosquée reçoit même des paquets de jambon en tranches…

France Tv

Lynchage de 237 Noirs par des Blancs en 1919 : le souvenir disparu d’une tuerie raciste en Arkansas

À Elaine, peu de traces subsistent du lynchage de 237 Noirs perpétué par des Blancs en 1919. Il s’agit probablement du pire incident racial ayant eu lieu aux États-Unis.

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La rue principale d’Elaine, un minuscule village d’Arkansas, saisit les voyageurs d’effroi. Il semble qu’une catastrophe ait laissé place à l’exode et que la rue soit restée paralysée dans le temps. Des édifices sont en ruines. La quasi-totalité des boutiques est fermée, vitrines et tables sont bien là, gisant aujourd’hui sous une épaisse couche de poussière. Dans un magasin abandonné, une affiche indique le retour du vendeur à 16 h30. Une seule et unique voiture est stationnée dans toute la rue.

Elaine, 550 habitants, meurt lentement, comme tant d’autres villages bordant les rives du fleuve Mississippi, qui perdent leurs bonnes âmes en raison de la mécanisation agricole et de la pauvreté qui gangrène cette région du sud des États-Unis. S’efface également peu à peu l’épisode qui rend le village d’Elaine si particulier: le lynchage faisant suite à des conflits agricoles de 237 personnes noires perpétué par des Blancs en 1919, le pire massacre raciste d’Arkansas et probablement des États-Unis. 

On estime qu’entre 1877 et 1950, après la fin de la Guerre civile et la Seconde Guerre mondiale, ont perdu la vie quelques 4000 Noirs lors de «lynchages raciaux» dans le sud des États-Unis, selon un rapport de 2015 publié par l’organisme Equal Justice Initiative. L’objectif consistait à renforcer le «contrôle racial» des Blancs «en victimisant l’ensemble de la communauté afro-américaine».

Peu de traces subsistent de cette tuerie dans ce village fantôme. Aucune plaque commémorative. Pour les résidents, s’ils s’en souviennent, cet événement reste flou.

Eddie et Linda Johnston, un couple de Blancs de 68 et 65 ans, sont réticents à l’idée d’évoquer ce massacre. Ils s’en souviennent vaguement, rien de plus. «Les personnes de notre génération n’en savent rien. Les préjugés étaient bien ancrés.», commente Linda dans sa maison située au bas de la rue principale. «Tu viens créer des problèmes?», me répond-elle lorsque je la questionne sur les relations actuelles entre Blancs et Noirs, qui représentent respectivement la moitié de la population.

Roy, Afro-Américain de 48 ans, explique qu’il a toujours vécu à Elaine et que, pendant sa scolarité, rien ne lui a été enseigné sur le massacre. À côté de lui, Telma, femme noire de 70 ans, acquiesce d’un signe de tête et m’indique l’endroit où les victimes ont dû être enterrées: non loin des barrages qui séparent la zone noire du village des interminables champs des environs.

Le massacre s’est déroulé le 1er octobre 1919. La veille, des paysans noirs avaient consulté un syndicat après des mois de plaintes concernant les abus de leurs patrons agricoles blancs. Un groupe de Blancs, craignant une révolte noire, tenta de faire échouer la réunion. Des incidents se produisirent à l’extérieur et un agent de sécurité blanc fut tué par balles. Le jour suivant, entre 500 et 1000 hommes blancs armés se rendirent à Elaine pour réprimer «l’insurrection». Ils laissèrent nombre de morts dans leur sillage. Aucun ne fut condamné, 12 Noirs le seront. Certains Blancs prirent des photographies d’eux-mêmes à côté des corps sans vie en arborant un air suffisant.

Le Figaro

Canada: «F*ck votre Coran», des affiches racistes et islamophobes placardées à l’Université

Une quarantaine d’affiches porteuses d’un message anti musulman ont été brièvement placardées à l’Université de Calgary, mardi avant d’être retirées par le personnel de l’établissement, a rapporté Global News.

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«Chers musulmans, F*ck vos décapitations, F*ck votre charia, F*ck vos mutilations génitales, F*ck votre Taqiya, F*ck votre Mohammed, F*ck votre Coran. En d’autres mots… vous pouvez garder vos coutumes barbares… là d’où elles viennent… dans vos pays du 7e siècle. #GetTheF*ckOuttaHere», pouvait-on lire sur les affiches.

Ces dernières ont été vigoureusement dénoncées par la présidente de l’Université de Calgary, Elizabeth Cannon. «De voir quelque chose comme ça, c’est vraiment troublant. Personnellement, ça me met vraiment en colère et nous avons, évidemment, transmis le cas à la police de Calgary. Nous espérons que les contrevenants pourront être identifiés», a affirmé Mme Cannon lors d’un point de presse.

L’Association des étudiants musulmans de l’université de Calgary a aussi condamné le geste. «Les étudiants musulmans font partie intégrante de cette communauté inclusive et diverse. Nous condamnons la discrimination et toutes les sortes de discours haineux», peut-on lire que la page Facebook de groupe.

Loin d’avoir eu l’effet escompté, les affiches ont plutôt générées une vague de soutien envers les étudiants musulmans de l’université. Plusieurs élèves ont écrit des mots de support et de solidarité à leurs condisciples.

Journal De Montreal

Racisme : Le Conseil de l’Europe dénonce la montée de l’islamophobie et judéophobie au Royaume-Uni

Selon un rapport rendu public mardi, les discours politiques sont de plus en plus intolérants outre-Manche et les agressions racistes sont en hausse. 

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Le Conseil de l’Europe observe une « montée du discours de haine et de la violence raciste » au Royaume-Uni, où le référendum du Brexit semble avoir conduit à une « exacerbation des sentiments xénophobes ».

L’intolérance de « nombreux discours politiques ». Dans un rapport rendu public mardi, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (Ecri) pointe « la nature intolérante de nombreux discours politiques » qui « sont axés en particulier sur l’immigration ». Outre les « messages d’intolérance » véhiculés par le parti anti-immigration et europhobe Ukip, le rapport cite pour exemple des propos tenus par le Premier ministre britannique David Cameron qui, interrogé sur la crise de Calais en juillet 2015, avait parlé de « nuées » de personnes traversant la Méditerranée. « Le référendum du Brexit (le 23 juin, qui a abouti au choix des Britanniques de sortir de l’UE) semble avoir conduit à une nouvelle exacerbation des sentiments xénophobes« , estime cet organe.

Le rapport avance également que les musulmans britanniques sont également « présentés sous un jour défavorable » par certains politiques. Le discours de haine continue d’être « un grave problème dans la presse populaire » et « les propos haineux en ligne, ciblés notamment sur les musulmans étaient en pleine expansion depuis 2013« , estime la commission, dans ce rapport qui rend compte de la situation dans le pays au 17 mars 2016.

Hausse des agressions antisémites et islamophobes. Dans ce cinquième rapport sur le Royaume-Uni, l’Ecri relève qu' »un nombre particulièrement élevé d’incidents violents à caractère raciste » se sont produits en 2013. Sur cette question, les experts pointent en particulier « une hausse marquée des violences contre les musulmans, ainsi que des niveaux records d’incidents antisémites l’année suivante« .

23 recommandations. Le rapport adresse au gouvernement britannique 23 recommandations, en appelant notamment « tous les partis politiques à s’opposer fermement au discours intolérant ». L’Ecri demande aux partis de « donner instruction à leurs représentants de s’abstenir de toute remarque péjorative à l’endroit d’un groupe de personnes en raison de leur ‘race’, de leur religion, de leur nationalité, de leur langue ou de leur origine ethnique », ou de leur orientation sexuelle.

Europe 1

9 mois de prison requis contre un militant d’extrême droite pour ses propos haineux sur Facebook

Mercredi matin, un homme de 47 ans a comparu devant le tribunal de Luxembourg pour incitation à la haine.

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En mars et en mai dernier, il avait notamment écrit sur son profil Facebook qu’il « haïssait ces racailles d’étrangers et de demandeurs d’asile » (citation) et que tous les asiles pour réfugiés étaient un crime vis-à-vis de nos sans-abri.

En outre, l’accusé avait publié en février sur un autre profil Facebook, des photos qui illustraient sa sympathie pour le troisième Reich. L’une d’elle montrait une façade sur laquelle il était écrit “Es lebe der Führer ! Es lebe Deutschland !”. Il est reproché au prévenu d’avoir ainsi minimisé les crimes contre l’humanité du régime nazi.

L’expression « racailles d’étrangers et de demandeurs d’asile » montrait les opinions qu’il avait, en plus du fait qu’il faisait l’apologie du régime nazi. Ses profils Facebook étaient toujours accessibles.

Pour la représentante du Parquet, ce que l’homme avait écrit, était l’expression d’une haine profonde des réfugiés. Il savait précisément ce qu’il faisait, tout était public. Elle a finalement requis neuf mois de prison avec un sursis éventuel.

RTL

Un élu FN crache et profère des insultes racistes à l’égard d’un conseiller municipal d’origine maghrébine

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« Jamais vu ça ». « Il a fallu séparer tout le monde ». « Invectives féroces ». « Il lui a craché dessus ! ». C’était soir de conseil municipal jeudi à Villeneuve-Saint-Georges, et si la météo y affiche très souvent « houleux », cette fois-ci, c’était plutôt « avis de tempête ». La mairie et un élu de la majorité ont porté plainte pour « injure raciste et agression physique » à l’encontre de Jean-Paul Espinar, conseiller municipal Front national, accusé d’avoir craché sur un conseiller de la majorité.

« C’est incroyable. On a vu la tension monter au fur et à mesure… », confie un observateur, présent dans l’assemblée. Il est passé 21 heures, les esprits s’échauffent, et s’achoppent. La mairie (Front de gauche) propose la cession de terrains communaux à une association culturelle turque déjà bien implantée localement. A droite on accuse la municipalité de « favoriser une communauté plutôt qu’une autre ». « Et les Français ? ? ? », renchérit-on au FN. « On continuera à se battre pour que tout le monde ait sa place dans cette ville », rétorque la majorité.

Le ton, monté bien haut, ne redescendra pas. Encore moins alors qu’est présenté le voeu du groupe Front de gauche défendant « le peuple kurde » contre l’actuel gouvernement turc, en toute fin de conseil. « Le gars du FN a dépassé les bornes, il a commencé à tenir des propos sur les étrangers… », raconte un membre de l’assistance. La séance est levée.

Espinar se dirige vers la sortie, passe devant les responsables de l’association turque évoquée plus tôt. « Vous, vous êtes français ? », leur lance-t-il. A trois mètres de là, Omar Chériguène, conseiller municipal (FG) l’interpelle alors, lui opposant qu’il n’a « pas le droit de leur parler comme ça ». Les deux hommes se rapprochent. « Et toi, t’es Français ? », lance alors, bravache, le frontiste, avant, selon plusieurs témoins proches de la scène, de lui cracher dessus.

« J’ai dû les séparer », raconte Philippe Gaudin (DVD), qui n’a, s’il n’a pas vu le crachat, affirme par contre avoir aperçu un coup porté par l’élu de la majorité sur le frontiste. Ce que dément Chériguène.

« J’ai entendu tire toi de là, on t’as assez vu », raconte quant à lui Jean-Paul Espinar, qui se rapproche alors d’Omar Chériguène. Il assure de son côté n’avoir « pas craché » sur son homologue et au contraire « reçu un coup sur la tête ». « Moi je suis chrétien, je crache pas », se défend encore le conseiller FN. « On l’a tous vu. », maintient pourtant une adjointe.

Omar Chériguène, ainsi que la mairie, ont déposé leur plainte ce vendredi après-midi. Jean-Paul Espinar affirme qu’il fera de même dès lundi.

Le Parisien

Insultes racistes, menaces de mort: Il se présente devant la maison d’une famille marocaine et dégrade ses voitures

Il n’a que 23 ans mais a déjà goûté à la prison, dont il est sorti il y a peu. Dans la nuit de samedi à dimanche, à Roumazières, il a un peu trop tâté de la bouteille.

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Vers 1h, ivre, agressif, il s’est présenté devant la maison d’une famille marocaine. Et il s’est déchaîné: insultes racistes, menaces de mort. Puis, il s’est emparé d’un bâton, s’en est pris à trois véhicules appartenant à cette famille, les dégradant.

A l’intérieur de la maison, le père de famille a retenu ses enfants et laissé passer l’orage d’insultes et de menaces. Au petit matin, il a porté plainte. Le jeune homme a vite été identifié. Il a été placé en garde à vue. Il a été présenté ce mardi devant le procureur de la République qui a demandé son placement en détention.

Le jeune homme a été écroué et il s’expliquera le 19 octobre devant le tribunal correctionnel d’Angoulême. Le caractère raciste de l’agression, des insultes et des dégradations a été retenu.

Charente Libre

«sale arabe, islamiste», Joseph condamné à 1 an ferme pour une violente agression raciste sur Mohand

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Joseph Adamczewski, 76 ans, de Montataire a été condamné ce mercredi à dix-huit mois de prison dont six avec sursis par la cour d’appel d’Amiens (Somme) pour injures publiques envers un particulier en raison de sa race et de sa religion et violences aggravées par deux circonstances. Absent à l’audience, comme il l’avait été en première instance où la même peine avait été prononcée par le tribunal de Senlis, il est privé de ses droits civiques civils et de famille durant trois ans.

Le 8 avril 2014, sa victime Mohand Anki, 75 ans, avait porté plainte au commissariat de Creil. La tentative de médiation par les services de la ville avec son voisin quant aux limites de leurs jardins ouvriers de Montataire avait échoué. Il l’avait insulté. Le service de surveillance de la voie publique de la ville de Montataire avait confirmé ajoutant comme propos tenus : « J’espère qu’il y aura un deuxième Hitler qui cramera ces Arabes, ces métèques et ces sales juifs qui pourrissent la France ». En réalité, Joseph Adamczewski l’insultait régulièrement : « sale arabe, islamiste » ; « retourne dans ton pays » ; « les Arabes caillassent des voitures ».

Le 22 avril, une nouvelle plainte était déposée par la victime. Alors qu’il retournait à sa voiture, Mohand Anki avait été frappé avec un objet derrière la tête, ce qui avait provoqué sa chute et une perte de connaissance. Il avait repris conscience alors que l’individu qui venait de le frapper lui tapait la tête sur le sol à plusieurs reprises. Il avait réussi à saisir sa matraque. La cour a noté « la gravité des faits ». Elle a accordé 3 000 € de dommages et intérêts à la victime.

Le Parisien

Wissous : «Tuons les tous, femmes et enfants», 7 hommes jugés pour racisme et islamophobie

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Ils seront sept sur le banc des prévenus. Sept hommes âgés de 39 ans à 77 ans qui devront répondre ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Évry des faits de « provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la Nation, la race ou la religion. » Des faits pour lesquels encourent un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ces prévenus poursuivis pour des propos tenus sur Facebook.

Ces commentaires haineux répondaient à un message posté début septembre 2014 par Richard Trinquier, maire (LR) de Wissous, sur le prêt d’une salle municipale à l’association musulmane Al Madina. Un sujet abordé dans un contexte déjà tendu suite à la polémique née au cœur de l’été 2014 lorsque deux femmes voilées avaient été interdites d’accès à Wissous-Plage.

Si l’élu n’est pas lui-même poursuivi, son beau-père, Jean-Claude Le Clézio, figure parmi les personnes poursuivies suite à la plainte déposée par la Ligue des droits de l’Homme et l’association musulmane locale Al Madina. « Leur rêve sais (sic) de prendre l’Occident », avait commenté le septuagénaire avant de s’adresser directement à son gendre : « Tu as quelques portes flingue cela va devenir chaud. »

« Tuons les tous, femmes et enfants », avait répondu un internaute de 61 ans, Serge Potentier, le seul également poursuivi ce mardi pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine. » Ce prévenu n’avait d’ailleurs pas hésité à affirmer que pour lui, « un bon crouille est un crouille mort ». Ce procès, qui devait se tenir le 15 mars dernier, avait été renvoyé à l’audience de ce mardi.

Le Parisien

Toulon : « sale arabe » « Rentrez chez vous », Khaled victime d’une agression raciste

Khaled B. est sorti lundi de l’hôpital Sainte-Musse, à Toulon. Verdict: fracture du poignet gauche et 45 jours d’ITT. En se rendant dimanche matin au vide-greniers du CIL de la gare, à Ollioules, ce Seynois de 48 ans était pourtant bien loin de se douter qu’il en sortirait le corps meurtri… et l’esprit tout autant.

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«J’ai été victime d’une agression raciste», affirme-t-il aujourd’hui, choqué. «J’étais avec ma mère, ma femme et mes trois enfants, quand le Caddie de ma maman a malencontreusement roulé sur les pieds d’un badaud. Il y avait du monde, ce n’était pas simple de circuler par endroits. Elle s’est excusée».

MENACES ET PROPOS XÉNOPHOBES

L’affaire aurait dû en rester là. Sauf que d’après Khaled B., l’homme, un quinquagénaire «costaud», est très vite devenu agressif. D’abord verbalement. «J’ai alors essayé de défendre ma mère, qui a 73 ans. Il s’est emporté et m’a violemment repoussé en me traitant de « sale arabe ». Il a aussi apostrophé ma famille: « Rentrez chez vous », leur a-t-il crié. Je précise que ma mère et mon épouse sont voilées».

Tombé à terre, Khaled B. peinait à se relever à cause de la blessure que l’on sait. «Les gens autour de moi ont bien tenté d’intervenir mais il les repoussait avec son casque. « Vous êtes avec eux », leur disait-il, presque enragé. « Que je ne vous retrouve pas sur mon chemin », a-t-il menacé avant de partir». Grâce au dispositif de premiers secours mis en place lors de ce grand marché aux puces, Khaled B. a pu rapidement être pris en charge. Et une ambulance s’est vite rendue sur les lieux.

Du côté des organisateurs, qui n’ont pas assisté à la scène, on assure que c’est bien la première fois qu’une altercation se produit pendant ce rendez-vous prisé des chineurs de l’aire toulonnaise.

Khaled B., lui, se dit convaincu d’avoir été victime d’une agression à caractère xénophobe. Le Seynois devait d’ailleurs se rendre au commissariat pour porter plainte.

Var Matin

Finlande : un passant battu à mort par un militant d’extrême droite lors d’une manifestation anti-immigration

Déjà connu pour des faits de violences, Jesse Torniainen, un militant néo-nazi finlandais, a été incarcéré mercredi après qu’un passant ait trouvé la mort, début septembre, lors d’une manifestation anti-immigration.

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C’est lors d’un manifestion anti-immigration organisée en Finlande, début septembre, que Jimi Karttunen, un passant s’étant confronté à des militants du Mouvement de résistance finlandaise, un groupuscule néo-nazi, a trouvé la mort. Décédé des suites d’une hémorragie cérébrale le 16 septembre dernier, soit une semaine après l’altercation, le jeune homme de 28 ans a, selon les premiers éléments de l’enquête, été victime d’un de coup de pied asséné au thorax, ce après quoi sa tête a violemment heurté le sol.

Dans le collimateur de la justice finlandaise : Jesse Torniainen, un neo-nazi de 26 ans bien connu des services de police, qui comparaissait mercredi 21 septembre devant le tribunal de Helsinki pour violences et homicide involontaire aggravé. Placé en détention, ce dernier s’était notamment vanté d’être à l’origine de l’agression sur les réseaux sociaux.

Ce décès a mis en émoi la classe politique finlandaise, à commencer par le Premier ministre, Juha Sipilä, qui a condamné l’agression du jeune Jimi Karttunen peu après l’annonce de sa disparition.

Depuis l’arrivée de plusieurs milliers de migrants sur le sol du pays nordique en 2015, les groupuscules néo-nazis semblent gagner du terrain, au point que ces derniers mettent aujourd’hui en place des patrouilles dans les rues de la capitale et des villes de province afin, selon eux, de protéger la population des « intrus islamiques ».

Minute News

 

Guyane : Une enseignante suspendue pour ses propos insultants et racistes sur Facebook

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La page facebook incriminée de l’enseignante est désormais indisponible mais des captures d’écran ont été faites et largement relayées sur les réseaux sociaux. Les propos contenus dans le message facebook ont rapidement fait le buzz.

« Si nous métropolitains » écrit-elle, « on été pas là pour les éduquer vos enfants, qui le ferait ? A ben pas vous apparemment puisque vous, vous êtes incapables de le faire ».  Et l’enseignante poursuit « la preuve : chaque 5 du mois, quand nous on trime pour apporter un peu d’éducation à vos gamins, vous, vous faites la queue à la poste ».

Le collectif des Iguanes de l’Ouest qui entend défendre la population, s’émeut de ces écrits qui sont des propos insultants et racistes et indignes d’un enseignant de la République. Il a donc adressé un courrier au recteur et aux autorités locales.

Une attaque en règle sur la maire de la commune, Léon Bertrand

L’enseignante termine en parlant du maire de la ville en ces termes : « Vous qui respectez votre maire, sachez qu’il vous vole depuis des années et vous ne vous en rendez pas compte ». La réaction du collectif est vive : « avant d’être un non-respect pour sa fonction, c’est une insulte pour le choix démocratique » des Saint Laurentais.

Le collectif demande donc au recteur des sanctions, la radiation pure et simple de l’éducation nationale de cette enseignante et se réserve le droit d’entamer des poursuites judiciaires à son encontre.

France Info