Articles par Fdebranche

Procès du bikini de Reims: « On l’a fait passer pour une islamiste à cause de sa couleur de peau »

affaire bikini reins instrumentalisation islamophobie racisme sos extreme droite

C’est un fait divers dont la notoriété n’aurait pas dû dépasser les limites du parc Léo-Lagrange de Reims. Une altercation entre filles devenue fin juillet l’illustration parfaite des dangers supposés de l’Islam. Le prétexte pour une instrumentalisation politique aux relents islamophobes. 

Le fait divers est récupéré par une partie de la droite et de l’extrême droite. SOS Racisme organise une manifestation de soutien en maillot de bain au parc Léo-Lagrange.

Pourtant, devant les enquêteurs, les jeunes filles, victime comme agresseuses présumées répèteront la même chose: il n’y avait pas de motif religieux et moral. Trois mois plus tard, trois d’entre elles comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Reims. Interview de Hosni Maati, avocat d’Hadoune, la jeune fille qui a prononcé la phrase à l’origine de la bagarre.

Laisser sous-entendre que la toile de fond est religieuse et qu’on avait assisté à un choc des civilisations au parc Léo-Lagrange, c’est un délire complet. C’est symptomatique d’un certain état d’esprit aujourd’hui en France.

C’est une jeune adulte qui se rend compte qu’on l’a fait passer pour une intégriste islamiste à cause de sa couleur de peau. C’est un raccourci intellectuel et un délit de faciès: comme elle a sa couleur de peau, elle est musulmane et donc intégriste.

Hadoune a fait l’objet d’attaques très dures sur les réseaux sociaux et a dû déposer un certain nombre de plaintes contre des personnes qui menaçaient de s’en prendre à elle physiquement. La fachosphère s’en est donnée à coeur joie.

L’Express

Attaque à la Voiture bélier : Adacia inculpée de quatre meurtres

attaque voiture belier desequilibre islamiste Oklohoma Adacia Avery Chambers

Samedi, une jeune femme de 25 ans a foncé sur une parade d’anciens et de nouveaux étudiants de l’université d’Oklohoma, dans la ville de Stillwater. Adacia Avery Chambers a blessé ainsi 47 personnes et en a tué quatre : trois sont mortes sur le coup et un enfant de deux ans est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures.

Très vite après le crash, Adacia Avery Chambers a été arrêtée pour conduite sous influence (d’alcool, de drogues ou de médicaments) et en accord avec la procédure, ses prélèvements sanguins seront envoyés au Bureau des investigations de l’Etat d’Oklahoma pour y être analysés.

Le Parisien

Manif pro-migrants : des identitaires viennent proférer insultes et menaces de morts

Entre 250 et 300 personnes ont répondu à l’appel du collectif de soutien au projet de centre d’accueil de migrants à Sérent ce samedi. Une dizaine d’opposants au projet a aussi fait le déplacement.

Depuis l’étude d’un projet de centre d’accueil temporaire de réfugiés syriens à Sérent, le personnel communal et les élus ont été victimes de harcèlement téléphonique, d’intimidations et de messages de haine sur les réseaux sociaux.

France 3

Un homme de type européen qui a commis 7 viols et agressions sexuelles interpellé

Viol promeneuse evade prison fdesouche racaille nicolas weiss violeur predateur

Les investigations ont d’ores et déjà pu établir que l’individu serait impliqué formellement dans un viol et six agressions sexuelles sur des femmes âgées entre 14 et 50 ans entre le 19 juillet 2012 et Le 3 janvier 2014. Les faits ont été commis dans les Yvelines et l’Eure-et-Loir.

L’individu s’en prenait qu’à des femmes, parfois de très jeunes adolescentes, toujours sur la voie publique. Il se manifeste une première fois le 19 juillet 2012 à Condé-sur-Vesgre, près de Houdan dans les Yvelines. Une jeune femme de 20 ans, en train de lire un livre sur les bords d’un étang, est agressée par un homme qu’elle décrit jeune. Il lui dit : « je vais te baiser ». La victime se débat farouchement et parvient à le mettre en fuite.

La description de l’individu est signalé dans le cadre d’autres affaires similaires. Ainsi, le 27 août 2012, une femme de 50 ans croise un individu en allant faire son jogging près de Rambouillet. En se retournant, elle se rend compte que l’inconnu la suit, puis soudain lui saute dessus. La quinquagénaire se défend et crie mais l’agresseur lui serre le cou et lui touche les seins et les parties intimes, avant de s’enfuir.

L’agresseur n’hésite pas non plus à s’en prendre à des mères de famille qui se promènent avec leurs enfants. Il va parfois jusqu’à les menacer pour parvenir à ses fins. A chaque fois, le signalement de l’agresseur est le même: un jeune homme blond, de type européen, de corpulence normale.

La chance va enfin sourire aux enquêteurs, fin septembre 2015, les policiers sont informés que la fiche ADN du violeur recherché est répertoriée dans le Fichier national des empreintes génétiques. Cet ADN a été prélevé sur l’auteur de violences conjugales commises en avril 2015 …à Maintenon.

Après l’avoir formellement identifié et « logé », les enquêteurs ont repris chacune des procédures, réentendu les victimes et regroupé tous les éléments permettant de le confondre. Ce mardi matin, ils se sont présentés au domicile du jeune homme à Maintenon et l’ont interpellé.

Le violeur présumé, âgé de 25 ans, peintre de métier, a été placé en garde à vue. Il est actuellement entendu dans les locaux de la sûreté départementale à Viroflay. Les enquêteurs ont prévu d’organiser un « tapissage » afin de permettre aux victimes de reconnaître leur éventuel agresseur.

Normandie Info

Yannick Lecointre, candidat FN condamné pour trafic de drogue

h-20-2434999-1300184987

L’Echo Républicain révèle qu’un candidat du FN aux cantonales a été condamné pour trafic de drogue. Yannick Lecointre, candidat du FN dans le canton de Thiron-Gardais en Eure-et-Loir a été condamné en juillet 2010 par le tribunal de Chartres à 5 mois de prison ferme pour « transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants »

Agé à l’époque de 23 ans, il avait en effet participé à un trafic de cannabis, qu’il considère aujourd’hui dans une interview donnée à Radio Intensité comme une « erreur de jeunesse ». Au final, il n’a d’ailleurs pas mis les pieds en prison, bénéficiant d’une transformation des 5 mois fermes en amende.

Jean, le jardinier dépouillait une personne âgée atteinte d’Alzheimer

abus de faiblese personne agée vulnerabilite

Il est reproché à Jean, mécanicien trentenaire, d’avoir profité de la vulnérabilité d’un octogénaire, atteint d’un Alzheimer évolutif et mis sous la tutelle de son fils Roger par jugement du 14 septembre 2011.

L’enquête préliminaire établit Jean a fait main basse sur les comptes de Claude depuis 2011 et notamment Jean pour 3.850 € fractionnés en quatre chèques au prétexte qu’il aurait entretenu le jardin alors qu’il y avait une personne dévolue à cette fonction et qu’aucun devis ou facture n’a été produit.

L’avocate général, Dorothée Mercier, insiste sur la grande vulnérabilité de Claude qui, depuis 2010, « perd la mémoire » et dont les troubles sont constatés par l’aide soignante, une voisine et un médecin. Quant aux travaux « ni faits ni à faire, aucun document ne les justifie ». Jean, qui compte déjà quatre condamnations « a participé à ce véritable dépouillement ».

Le tribunal correctionnel de Tours, condamne Jean à six mois de prison ferme et, au civil, à payer 3.850 € au tuteur, 200 € en réparation du préjudice financier et 200 € au titre de la procédure pénale.

Nouvelle République

Joël, condamné pour une tentative de meurtre sur son ex femme

Joël Fricker meurtre passionel muriel Fricker

Il s’agit bien d’une tentative d’assassinat. L’avocate générale relève trois paliers : les violences verbales, les approches et le passage à l’acte : « Il suit un chemin ; sans jamais en dévier. Ce chemin menait directement à l’agression et si la victime est encore vivante, Joël Fricker n’y est absolument pour rien. Son échec est uniquement dû à la chance ».

Le 2 avril 2013, Joël  retrouve son ancienne conjointe à Navenne, où elle passe quelques jours chez ses parents. Le matin même, il lui a envoyé un SMS : « Dans la vraie vie, les choses ne se passent pas toujours bien ». Un avertissement qui n’empêche pas la rencontre, organisée pour évoquer la garde alternée de leur fille, âgée de 20 mois, qui dort à l’étage.

La discussion tourne court. Joël Fricker sort un couteau qu’il avait rapporté la veille de Morteau, où habitait encore la jeune femme après leur rupture. Cette dernière est frappée au niveau du sternum, mais la lame en céramique se brise, « à quelques centimètres du cœur. Il la fait tomber en arrière, l’étrangle avec ses mains, puis en effectuant une clef de bras. Un geste assez technique qui résulte d’une décision et non pas d’une perte de contrôle délirante », estime Martine Malitchenko.

Joël Fricker quitte les lieux, se présente à la gendarmerie pour se dénoncer du meurtre de la mère de sa fille. Lorsque les secours arrivent, ils prennent en charge une jeune femme choquée, mais dont les jours ne sont pas en danger.

« Elle a eu une chance inouïe. Un ange gardien veillait sur elle », commente Me Laurence Robert, avocate de la partie civile : « Elle a vu dans ses yeux la haine, mais aussi sa propre mort ». Si sa cliente « ne peut le pardonner, elle n’a jamais dit qu’il était un mauvais père. Elle n’a jamais cherché à le charger ».

Après deux heures et demie de délibérations, Joël Fricker, en détention provisoire depuis le 4 avril 2013, a été condamné à huit ans d’emprisonnement « pour tentative de meurtre ».

Est Républicain

Le totalitarisme du « Je suis Charlie » un air de Corée du Nord

Quel est le point commun entre la mort de Lady Diana, la victoire de la France en Coupe du Monde de football en 1998 et les manifestations « Je suis Charlie » le 11 janvier 2015 ?

« Un effondrement temporaire de toutes les différentiations sociales, tout à fait illusoire« , estime Frédéric Lordon, invité de l’émission Dans le Texte de Hors Série pour son livre Impérium. Une « recherche de l’unanimisme » qui a même été « totalitaire » dans le cas de Charlie Hebdo, regrette l’économiste.

« Moi je n’étais pas Charlie et je l’ai dit. Ça ne m’a pas valu que des compliments…«  rappelle Lordon (qui s’en était pris, à l’époque, au quotidien Libération, entre autres). Pour lui, la France de janvier 2015 avait même « des airs de Corée du Nord« , avec des « panneaux de la taille d’un immeuble » ou des spots au cinéma, avec pour seul message « Je suis Charlie« .

Arrêt sur Images

Sylviane étrangle et tue sa belle sœur Colette sur fond de conflit financier

Sylviane Fabre Colette Deromme meurtre

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné jeudi en appel Sylviane Fabre, 56 ans, à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa belle-soeur avec laquelle elle était en conflit financier.

Les deux femmes se disputaient le contrôle d’une SCI, propriétaire d’une bastide à Lorgues (Var). La cour a ainsi confirmé le verdict rendu en première instance en janvier 2014 par la cour d’assises du Var.

Dans son réquisitoire au terme duquel il a requis vingt-cinq ans de réclusion criminelle, l’avocat général Pierre Cortès a soutenu que cet homicide avait été préparé. Il a détaillé une quinzaine d’éléments établissant, selon lui, la préméditation. « La victime a été attirée dans un guet-apens, dans un piège mortel ».

Sylviane Fabre, une femme au caractère trempé, maçon de profession, avait étranglé Colette Deromme dans un appentis d’une maison occupée par le fils de l’accusée. « On s’est disputé, on s’est engeulé, on s’est bousculé, elle est tombée et puis voilà, j’ai attrapé une cordelette qui traînait« , avait expliqué Sylviane Fabre.

La nuit suivante, aidée de son fils, l’accusée avait chargé le cadavre comptant s’en débarrasser dans les gorges du Verdon mais, en raison d’une panne d’alternateur de leur véhicule, le corps avait été jeté dans un ravin au bord de la route et enfoui sous des cailloux.

Le Parisien

Shooté au speed, Jean-Benoît dépèce un chat vivant car il avait faim

Jean-Benoît Richer cruauté animal maltratance animaux chat drogue

Jean-Benoît Richer, 21 ans, était dans un intense trip de speed lorsqu’il a commis son crime en juin 2014. Il en avait consommé pendant trois jours, et n’avait ni dormi ni mangé pendant 48 heures.

«Il a alors eu une sensation de faim que même la nourriture ne pouvait pas combler», a expliqué Me Audrey Amzallag de la défense. Il est allé dans une ruelle, il a trouvé un chat errant et l’a dépecé, pour ensuite retourner chez lui avec les pattes (de l’animal).»

Richer, qui avait plaidé coupable pour cruauté animale, n’ira toutefois pas en prison pour son geste. Et ce, même s’il ne semble pas regretter son crime.

«Mais il regrette d’avoir perdu ses amis, a précisé Me Amzallag à la cour. On voit son état d’esprit, où il n’a même pas ciblé le sérieux du geste qu’il a fait. »

Outre les 100 heures de travaux communautaires qu’il devra effectuer dans l’année, Richer devra suivre des thérapies et respecter une probation de 30 mois, entre autres. Il lui sera aussi interdit de se trouver seul en présence d’animaux domestiques.

Journal de Montréal

Maxime Chaussat candidat FN condamné pour incitation à la haine raciale

Maxime Chaussat fn Ain condamne incitation haine raciale tag kebab election candidat

Candidat Front National, lors des dernières élections cantonales , Maxime Chaussat a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon pour dégradation et incitation à la haine raciale.

Maxime Chaussat fait partie de la jeune garde du Front national. À 28 ans, il vient d’être nommé responsable départemental du FN dans l’Ain.

Les faits s’étaient déroulés dans la nuit des 25 et 26 février dernier. Au petit matin, une vaste croix celtique encadrée d’un «islam dehors» sur un restaurant kebab ou sur un bâtiment du marché local. D’autres faits étaient relevés. A l’issue d’une enquête de la gendarmerie, quatre individus étaient, grâce à des témoignages, mis en cause, dont trois reconnaissaient les faits en garde à vue. Les perquisitions diligentées permettaient d’identifier des éléments matériels.

A l’audience, changement de ton. L’ensemble des prévenus niaient les faits qui leur étaient reprochés. Trois des quatre mis en cause ont été relaxés hier par le tribunal correctionnel de Lyon

Maxime Chaussat est, lui, reconnu coupable et condamné à payer 2 000 euros d’amende, à verser des dommages et intérêts à la commune et au conseil régional du culte musulman constitué partie civile.

Le Progrès

Emmanuel volait les personnes âgées pour payer sa drogue

Emmanuel Thellier vol avec ruse personnes agées

Parfois, il disait être un agent des eaux, venu constater le niveau de calcaire dans les robinets. Parfois, il disait être un vendeur de livres. Parfois, il réussissait à dérober un chéquier, soixante euros, quarante euros. Et une fois, Emmanuel Thellier a reçu «  des objets de sûreté pour les poignets  », comme l’indique le président du tribunal correctionnel. Face à lui, personne à la barre.

Emmanuel Thellier n’est pas venu s’expliquer pour ces quatre vols, deux tentatives de vol commis à chaque fois sur des personnes vulnérables, à savoir des personnes âgées. Ses victimes ont 85 ans, 88 ans, 92 ans, 83 ans et 98 ans.

«  Il a profité de leur vulnérabilité liée à leur grand âge pour soutirer ce qu’il pouvait, obnubilé par son besoin d’acheter de l’héroïne. », relève la substitut du procureur.

Ce Saint-Quentinois âgé de 50 ans, est un consommateur d’héroïne et n’avait pas d’argent. Par ruse, il a monté ses vols. «  Un panoramique avec les yeux  », et il dérobait ce qu’il pouvait.

Deux des victimes se sont portées partie civile. L’une par courrier confie avoir été profondément choquée. L’autre au travers de son avocat ne cache pas non plus son préjudice. «  Elle l’a immédiatement reconnu. Je la cite Je le reconnais cet enfoiré, il était dans mon salon, il y a six mois alors que j’étais aux toilettes  », relève maître Marc Antonini, l’avocat d’une des parties civiles.

Le prévenu était déjà connu des policiers pour des faits similaires. C’est en plein flagrant délit qu’il a été interpellé. Le tribunal a condamné Emmanuel Thellier à six mois de prison ferme et l’obligation des victimes à hauteur de 800 euros.

Courrier Picard

Jordan, Olivier et Mikael condamnés pour avoir tabassé un mineur et ses parents

tabbasé mineur parent violence racaille

«C’était l’enfer. C’était horrible. Franchement, j’ai cru que ma dernière heure était vraiment arrivée », déclare le fils de 17 ans violenté, comme son père et sa belle-mère.

Leurs trois agresseurs ont usé d’une arme à impulsion électrique et d’une matraque télescopique. Le tout pour une tablette numérique que Jordan, l’un des prévenus, n’a jamais su réparer. Cet autoentrepreneur de 22 ans s’était vu confier l’appareil et, en octobre 2014, il a toujours une bonne excuse pour ne pas avoir effectué les travaux. Le père de la famille lillebonnaise perd patience. Il se rend d’abord chez le jeune homme, à Saint-Eustache-la-Forêt.

Des provocations, pour les prévenus

Puis, ce serait un échange de messages sur les répondeurs téléphoniques. Jordan parle de « provocations » de la part de son client. Olivier, son beau-père, et Mickaël, son cousin, âgés respectivement de 41 et 23 ans, opinent du chef à l’audience du tribunal correctionnel du Havre, la semaine dernière.

Le 20 octobre, ils organisent « une expédition punitive », selon Me Sophie Joubert, avocate des parties civiles. « On s’est un peu acharnés », concède l’un des prévenus. « C’est un euphémisme », tonne le parquet.

Les trois entrent dans le domicile de Lillebonne par le sous-sol. « Armés d’un pistolet à impulsion électrique et d’une matraque ! ». D’abord, le fils mineur tente de s’interposer. « Pensant que vous ne frapperiez pas un adolescent », rappelle le président.

Le garçon reçoit un coup à la tête. « Mes yeux se sont voilés », se souvient-il. Il perd connaissance. Quand il revient à lui, il aperçoit sa belle-mère bousculée et le bruit de l’arme électrique sur son père. Celui-ci a été traîné de la salle à la cuisine. Puis sur la terrasse. Des traces de sang seront relevées. Les trois s’acharnent sur le père au sol, à coups de pied, sous les yeux de son gamin.

« Pas de regrets »

À la barre, sans sourciller, Jordan énonce qu’il n’a « pas de regrets ». Sur l’insistance du tribunal, il précise qu’il ne recommencera pas. Olivier joue encore davantage la carte de la provocation. Pendant et après les débats, il n’hésite pasà bourrer un œil au père et au fils cognés.

Les prévenus écopent de quatre à six mois de prison ferme, sans mandat de dépôt. S’y ajoutent des peines avec sursis et obligation d’indemniser des parties civiles, à hauteur de 1000 à 3000 euros. Jordan et son beau-père n’étaient pas connus de la justice. Seul le cousin détenait cinq antécédents pénaux.

Paris Normandie

Steve Maman, le businessman Juif qui prétendait sauver des Yézidis serait un escroc

Steve Maman escroc juif esclave yiezidi daech etat islamique chretienne israel mensonge ment irak syrie

Contesté par des universitaires, des associations et des membres de la communauté yazidie, Steve Maman dit avoir des « preuves irréfutables » selon lesquelles il a bien libéré 134 femmes et enfants détenus par l’Etat islamique. Mais aucune instance officielle n’a pu les examiner.

Ce Juif Montréalais affirmait avoir libéré près de 130 femmes et enfants issues des minorités yazidies et chrétiennes, grâce à sa fortune personnelle puis par le biais d’une fondation qu’il avait créée en juin dernier: le CYCI (Liberation of Christian and Yazidi Children of Iraq). Il avait dans la foulée lancé un appel aux dons pour poursuivre ses opérations.

Amina Saeed, ancienne députée du Parlement irakien, qui a participé à la lettre, s’est montrée perplexe: «Nous lui avons demandé de nous donner la liste des personnes qu’il a sauvées mais il a refusé (…) Même quand on demande aux gens qu’il aurait sauvés, ils nous disent que ce nom ne leur dit rien».

Qu’en dit -on au «bureau du génocide», cette administration basée à Dohuk, dans les montagnes du Kurdistan irakien, qui enquête notamment sur les crimes commis par l’Etat islamique sur les Yazidis ? Steve Maman avait déclaré qu’il passait «par cette administration kurde pour officialiser la libération d’une personne et pour s’assurer de son identité grâce au registre tenu par ce bureau».

Son responsable, le juge Ayman Mustafa, explique qu’un certain nombre de victimes parvenaient à s’enfuir via des «contrebandiers» qui touchaient des rançons versées par les familles. Mais le juge assure qu’il n’a jamais été en contact avec Steve Maman ou un membre de sa fondation. De même, il n’a jamais entendu de victime ou de témoin, auditionné dans le cadre de la commission, évoquer l’organisme de l’homme d’affaires.

Il aurait aussi le soutien de Zainab Hawa Bangura, la représentante spéciale sur la violence sexuelle dans les conflits à l’ONU. Mais quand on interroge son cabinet, le démenti ne se fait pas attendre: «Nous n’apportons aucun soutien, direct ou indirect à cette ONG, n’étant pas en mesure de vérifier son activité».

En France, les observateurs restent dubitatifs. Le fondateur de l’association des Yazidis de France, Anthony Chamon, s’interroge: «Nous avons notre réseau sur place, mais aucun de nos contacts ne nous a parlé du CYCI. Pourtant, 130 libérations, ça ne passe pas inaperçu», s’exclame le jeune homme de 25 ans, Yazidi originaire du Kurdistan syrien et arrivé à Paris à l’âge de cinq ans.

Il se montre perplexe quant à la méthode utilisée par Steve Maman: «Lorsqu’on mène ce genre d’opération, le but est d’être le plus discret possible. Pourquoi est-il dans cette surmédiatisation ? En plus, il semble avoir de l’argent et doit connaître du beau monde. Il aurait très bien pu lancer une œuvre de charité plus privée, plutôt que faire un appel aux dons en ligne».

Malgré la controverse, l’activité du CYCI continue de se développer. Sur son site Internet et sur les réseaux sociaux, des pages traduites en russe et en néerlandais ont été créées afin de toucher un maximum de donateurs. Une cagnotte GoFundMe lancée en juin et fermée depuis, avait permis d’amasser plus de 445.000 euros.

France Info

Ne supportant pas la rupture Didier égorge Thierry , le compagnon de son ex femme

Le pelican Boulanger Thierry EvrardThierry Evrard, la victime, avec sa fille.

Le mercredi 17 juin vers 23h, Didier Boulanger s’était présenté dans le café «Le Pélican» à Eben-Emael (Bassenge), un établissement géré par son ancienne compagne. Cet homme âgé de 47 ans n’avait pas supporté sa récente rupture et l’idée que son ancienne compagne noue une nouvelle relation sentimentale.

Il s’était présenté armé d’un couteau et avait été confronté à son rival amoureux. Il lui avait planté son couteau dans le cou. Thierry Evrard, la victime de 48 ans, était décédé sur place après avoir perdu une importante quantité de sang.

Didier Boulanger a été arrêté le soir des faits, placé sous mandat d’arrêt et inculpé d’assassinat. Didier Boulanger affirmerait avoir explosé dans un état de colère pour expliquer son comportement le soir des faits.

La Meuse