Articles par Fdebranche

Marc, François-Marie, Jean-Michel et François condamnés pour trafic de cocaïne

648x415_18_kg_de_cocaine_et_20_kg_de_cannabis_saisis_par_la_police_le_23_novembre_2015_photographies_a_la_pj

Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, lundi, les auteurs et complices de l’importation d’une torpille contenant 101 kilos de cocaïne à des peines allant de trois ans de prison avec sursis jusqu’à douze années assorties d’une mesure de sûreté au deux tiers.

Cette équipe de délinquants chevronnés, originaires de Corse et des Alpes-Maritimes, est à l’origine de la première opération française d’importation d’une torpille soudée sur la coque d’un navire, mode d’acheminement utilisé par les cartels de la drogue sud-américains.

L’opération avait été déjouée en avril 2013 sur le port de Rotterdam où avait accosté le Laguna D, un chimiquier néerlandais en provenance du Venezuela, lesté de cette «narcotorpille» contenant 79 paquets de cocaïne. Trois Français, équipés de matériel de plongée et de parachutes de levage, avaient été interpellés, dont le cerveau présumé de cette tentative de récupération, Marc Armando, qui s’est suicidé dans sa cellule des Baumettes quelques heures après sa mise en examen, le 3 mai 2013.

Le prévenu le plus lourdement condamné, François-Marie Bérard, 56 ans, s’est vu infliger 12 ans de prison avec une mesure de sûreté aux deux tiers et 30.000 euros d’amende, pour son rôle d’interface avec les trafiquants colombiens. Ce Corse s’était installé à Pereira (Colombie) à la demande de Marc Armando et avec la promesse de percevoir une commission de 40.000 à 50.000 euros.

Une peine de cinq ans de prison assortie d’un mandat d’arrêt a été prononcée contre François Lackner et Jean-Michel Dominici. Tous les deux avaient été contrôlés le 17 juin 2012 à trois heures du matin, alors qu’ils participaient à une plongée sous-marine autour de navires, dans le port pétrolier de Fos-sur-Mer, près de Marseille. Selon la procureure Audrey Jouaneton, ils auraient pu être, cette nuit-là, à la recherche d’une «narcotorpille».

20 Minutes

État d’urgence, le préfet condamné par la justice suite a un arrêté abusif contre un imam

214c411f4aa8a30e8aa7c1a362944

Le tribunal administratif de Nice a suspendu l’arrêté préfectoral qui lui interdisait  de fréquenter tout lieu de culte à Cannes et Grasse dans le cadre de l’état d’urgence.Au lendemain de l’audience, le tribunal administratif de Nice a rendu son jugement.

Les documents fournis par la préfecture pour justifier cette interdiction ne permettent pas de conclure que l’imam appartient à une mouvance radicale menaçant la sécurité publique, estime le tribunal dans ses conclusions publiées jeudi.

L’interdiction est donc suspendue et l’État doit verser une somme de 1.000 euros au plaignant, conclut le tribunal.

Pendant l’audience, le jeune imam avait reçu le soutien du recteur de la Grande mosquée de Cannes, Mustapha Dali. Ce dernier s’était  félicité d’avoir employé depuis un an cet homme, qui étudie pour l’obtention d’un doctorat et dont il connaît les professeurs.

France 3

Des élus FN dénoncent une escroquerie fomentée par le Front National

Chatillon-mis-en-examen-le-FN-n-a-rien-a-se-reprocher

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi à Valenciennes, trois élus FN du Nord ont dénoncé une «escroquerie» de la part du mouvement. Tous trois candidats aux départementales de mars 2015, ils contestent l’usage au sein du parti d’un «kit de campagne» conçu par la société Riwal. Utilisé par le FN depuis plusieurs scrutins, ce kit est un lot de matériel comprenant affiches, bulletins de votes ou encore conception d’un site Internet.

Censé faciliter la vie des candidats, le système est pourtant au cœur d’une enquête judiciaire depuis avril 2014. Les juges du pôle financier cherchent notamment à déterminer si l’achat de ce kit était obligatoire pour la plupart des candidats FN, et si le prix de certaines prestations n’a pas été surévalué.

«On nous a dit dans une réunion que, si on ne prenait pas les kits, on ne serait pas candidats», assure Francis Boudrenghien, conseiller municipal FN à Anzin, qui dit avoir été contraint de commander un supplément d’affiches électorales.

De son côté, Jean-Luc Laurent, conseiller municipal de Valenciennes, critique le prix et le format des prestations du kit : «Lorsqu’il m’a été proposé, pour un montant total de 8 000 euros, j’ai voulu y prendre quelques pièces et en refuser d’autres. La prestation de l’expert-comptable, par exemple, était facturée 1 400 euros alors qu’un professionnel local ne me demandait que 600 euros pour le même travail. J’ai également refusé la facturation de 28 000 cartes postales, livrées si tardivement que je n’aurai pas eu le temps de les distribuer.»

Selon Jean-Luc Laurent, ces réticences lui auraient valu d’être sermonné par le responsable local du FN, Guy Cannie. Dans un échange de courriels entre les deux hommes, exhibé par M. Laurent, Guy Cannie qualifie le kit d’«obligatoire». Ce terme apparaît également sur des documents adressés aux candidats du FN lors des municipales de 2014.

Ces éléments pourraient tout de même renforcer dans leurs soupçons les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeck et Aude Buresi. Les deux magistrats se concentrent sur la campagne législative de 2012, lors de laquelle le système des kits était déjà en place. Dans la double hypothèse d’un achat obligatoire et «surfacturé», le système ferait un perdant : l’Etat lui-même, qui rembourse aux candidats leurs dépenses de campagne en vertu du code électoral. Et deux gagnants. La société Riwal d’une part : productrice du kit, elle est dirigée par le très radical Frédéric Chatillon, un ami de Marine Le Pen.

Le microparti Jeanne d’autre part : piloté par des proches de cette dernière, il propose aux candidats FN des prêts leur permettant d’acheter le kit, à un taux d’intérêt de 6,5%. Neuf personnes ont déjà été mises en examen, dont Frédéric Chatillon, le vice-président du FN Jean-François Jalkh, son trésorier Wallerand de Saint-Just, ainsi que Jeanne et le FN eux-mêmes en tant que personnes morales.

Libération

Mickaël, catholique pratiquant, fiché comme islamiste radical et assigné résidence

1211010548.9

Mickaël L., 30 ans, s’est présenté au commissariat central dans la nuit du 15 novembre après une perquisition «infructueuse» menée chez un ami à lui, à Blagnac, par la DGSI.

«Les policiers me recherchaient. Ils m’ont appris que j’étais fiché comme islamiste radical depuis juin 2014. Je suis assigné à résidence depuis le 24 novembre mais moi je n’ai strictement rien à voir avec tout ça.

On m’accuse de faire du prosélytisme pour les salafistes… Je suis catholique pratiquant, j’ai même un tatouage du Christ sur le bras !», s’insurge ce Blagnacais qui a entamé une procédure devant le tribunal administratif pour faire tomber son assignation.

La Dépêche

6 terroristes basques de l’ETA condamnés pour le meurtre d’un policier français

5333797_92644800-9855-11e5-9390-00151780182c-1_545x460_autocrop

Six membres de l’ETA ont été condamnés mercredi à Paris à des peines allant de 14 ans de réclusion criminelle à la perpétuité pour un braquage et le meurtre d’un policier français en 2010, dernière personne tombée sous les balles de l’organisation séparatiste basque.

Le dernier grand chef militaire de l’ETA, désigné comme « l’un des deux auteurs des tirs mortels« , Mikel Carrera Sarobe dit « Ata« , 43 ans, a été condamné à la peine la plus lourde, conformément aux réquisitions. Son ADN avait été retrouvé sur des douilles sur les lieux de la fusillade.

En revanche, Xabier Goyenechea Iragorri, 35 ans, également poursuivi pour meurtre, a été acquitté de ce chef et condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour sa participation au braquage qui a précédé la fusillade. Le ministère public, qui avait estimé que cet accusé ne pouvait être le second tireur au vu des preuves présentées, avait requis 18 ans à son encontre.

La victime, le brigadier chef Jean-Charles Nérin, le policier français tombé sous les balles de l’ETA et la dernière des 829 personnes tuées au nom de la lutte pour l’indépendance du Pays basque. 

Les Espagnols — cinq hommes et une femme — étaient jugés par une cour d’assises spéciale (composée de magistrats professionnels) pour avoir appartenu à un commando armé qui, le 16 mars 2010, a braqué un dépôt-vente de voitures, séquestré son employé avant de s’enfuir avec plusieurs véhicules, puis déclenché une fusillade en réponse à un contrôle de police à Villiers-en-Bière, en région parisienne.

La cour a estimé que tous étaient coupables de participation au braquage, commis, circonstance aggravante, en bande organisée et en lien avec une entreprise terroriste. 

Au cour des audiences, comme souvent lors de procès d’etarras, les accusés se sont murés dans leur droit au silence, ne prenant la parole que pour de brèves déclarations politiques. Ils ont quitté la salle en entonnant un chant de résistance basque, repris en écho par leurs sympathisants dans le public, le poing levé.

L’Express

Dépôt de plainte contre le militant d’extrême droite Boris Le Lay pour menace de mort

Olivier Cuzon, militant syndical de Sud, a porté plainte contre Boris Le Lay pour des menaces de mort qu’il aurait reçues via le mur Facebook de Boris Le Lay, reprenant un article écrit sur son site Breizh Atao.

« Boris Le Lay est propriétaire de ce mur et la jurisprudence est constante. S’il ne me menace pas directement, plusieurs commentaires le font très clairement » explique celui qui n’entend pas céder à la peur.

Brest. Plainte nominative contre Boris Le Lay

Par ailleurs, le même site Breizh Atao avait déjà publié des contenus à la suite d’une manifestation qui avait opposé l’Adsav aux antifas dans les rues de Brest en octobre.

Le 11, il avait notamment publié une première  » note de renseignements sur les collaborateurs pro-islamistes de la ville  » de Brest où figuraient 7 personnes.

Dans un courrier adressé au procureur, six d’entre-eux demandent instamment à la justice de faire le nécessaire pour retrouver Boris Le Lay afin qu’il purge la peine de six mois de prison ferme prononcé par le tribunal correctionnel de Quimper en mai dernier, à la suite d’insultes à caractère raciste proférées contre un musicien de couleur noire.

Le Télégramme

Quand Robert Ménard loue Charles Martel, l’homme qui a brûlé Béziers

le-tres-mediatique-menard_602429_510x255

Le 1er décembre 2015, lors d’un meeting à Toulon de Marion Maréchal-Le Pen à l’approche des élections régionales, l’élu biterrois a une nouvelle fois fait dans la provocation.

Tapageuse, la remarque, publiée sur Twitter, a suscité de nombreuses réponses des utilisateurs du réseau social.

S’il est déjà complètement anachronique d’associer la France à Charles Martel –le royaume était divisé en province (l’Austrasie, la Neustrie ou encore la Bourgogne…)–, qui n’a jamais été souverain de France (contrairement à Napoléon et Louis XIV) mais «maire du palais», le maire de Béziers semble oublier l’histoire de sa propre ville.

En effet, dans une contribution au Plus de l’Obs, l’écrivain Salah Guemriche (déjà auteur d’un article dans le Monde sur le mythe de la bataille de Poitiers) cite Ernest Sabatier, historien de la ville de Béziers, qui raconte comment Charles Martel et ses troupes se sont vengés sur les populations locales du sud du pays après avoir échoué à prendre Narbonne:

«Les Franks pillent à outrance dans tous les lieux où ils portent leurs pas; ils désarment la population chrétienne, qui, ayant conservé en partie la civilisation romaine, voyait en eux des Barbares, et leur était suspecte.

Forcés d’abandonner le siège de Narbonne, et voulant empêcher les Sarrasins de prendre ailleurs dans le pays une position solide, ils rasent les fortifications de Béziers, d’Agde et d’autres cités considérables.

Agde et Béziers sont même livrées aux flammes, leurs territoires dévastés, les châteaux sont démolis. Enfin, en s’éloignant, les soldats de Charles Martel emmènent, outre un grand nombre de prisonniers sarrasins, plusieurs otages choisis parmi les chrétiens du pays.»

Charles Martel était également un grand spoliateur des biens de l’Église, qu’il utilisait « pour rémunérer ses guerriers » selon l’historien Laurent Theis, dans une interview accordée au Point. Ce qui fait tâche, dans un pays «de tradition judéo-chrétienne», selon le maire.

Slate

Des israéliens déclarent la guerre a Noël « les chrétiens impurs doivent quitter la terre sainte »

gopstein1

Criant, « Vous nous avez assassinés en exil », et condamnant des étiquettes européennes (des produits issus des colonies ndlr ) et une persécution des Juifs, le petit groupe a agité des drapeaux israéliens et chanté des chants de Hanoukka lors de l’événement, avec certaines personnes demandant aux chrétiens « impurs » de quitter la Terre sainte.

Bentzi Gopstein, le chef de l’organisation, a déclaré au Times of Israel que c’était la première fois que son groupe protestait devant le marché annuel de Noël.

« Nous pensons que, tout comme les Arabes ne parviennent pas à nous vaincre en nous poignardant, alors les Chrétiens aussi ne pourront pas attirer des enfants juifs avec des cadeaux. Nous n’avons pas besoin de leurs présents. », a-t-il ajouté.

Eli Rakov, un manifestant de Lehava, a crié : « Vous avez assassiné nos corps, maintenant vous voulez assassiner nos âmes ».

Lehava est une organisation visant à empêcher des mariages entre Juifs et Arabes, qui sont interdits selon les lois juives religieuses.

Times of Israël

Jérémy, après un délit de fuite il est arrêté avec 14 kg de cannabis

Résine-de-cannabis-0150

Le 5 novembre dernier, Jérémy Kada et sa copine arrivent au péage autoroutier de Pau, en provenance de Toulouse, dans l’après-midi. Leur voiture est arrêtée par les policiers et gendarmes, un chien renifleur de stupéfiants doit faire son travail.Le Toulousain de 26 ans est contrôlé positif lors du dépistage de produits stupéfiants (sa consommation habituelle est de dix joints par jour). Il remet le contact et démarre en trombe, sa portière encore ouverte… et sa compagne sur le bas-côté. La herse ne l’arrête pas.

Les motards le prennent en chasse et retrouvent la voiture, une Peugeot 307, abandonnée rue Nelson-Mandela, vers Calicéo. Le chauffard a pris la fuite à pied. Un sac contenant 13,8 kg de résine de cannabis est retrouvé derrière la palissade d’un pavillon, boulevard du Cami Salié. Soit 14 pains de 10 plaquettes.

Jeudi dernier, l’homme décide de se rendre, il est placé en garde à vue puis en détention. Il explique qu’il transportait ce sac pour le compte d’une personne à qui il devait 1 000 euros, pour de la cocaïne

La procureure de la République, qui ne croit pas au portrait d’un « simple coursier occasionnel », requiert trois ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis, avec mandat de dépôt. La réquisition de la procureure est suivie par le président. Première condamnation. Jérémy Kada repart en prison.

Sud Ouest

Aux États Unis les suprémacistes blancs sont une plus grande menace que les jihadistes

88453_pendukung_keutamaan_kulit_putih_salut_pada_bendera_nazi_663_382

Alors que les politiciens républicains se focalisent sur les réfugiés syriens venant aux États-Unis après les attentats de Paris, les statistiques montrent que la menace terroriste est en fait beaucoup plus domestique.

Dans le sillage de deux fusillades récentes dont les auteurs sont blancs – une contre le mouvement afro « Black Lives Matter » et l’autre contre une clinique d’avortement – les chiffres sur le terrorisme aux États Unis de la New America Foundation refont surface.

Week-end de Thanksgiving est terminée, et après toutes ces mises en garde à propos des musulmans, le 1 incident terroriste du week-end est un hater blanc dans le Colorado
– Michael Moore (MMFlint) Novembre 30, ici à 2015

Les statistiques de groupe de réflexion montrent que concernant les attaques terroristes sur le sol américain depuis 9/11, deux-tiers des décès ont été causés par des terroristes « d’extrême droite« .

5417-1ub1mvu
David Sterman, de l’association New America Foundation, explique que:

La perception rependu est que le terrorisme aux États-Unis est d’origine étrangère, il est abordé comme un problème d’immigration.

Il y a certainement une raison pour expliquer cette perception, les attentats du 11 Septembre ont été menées par des gens qui sont venus de l’étranger, dans les 330 cas que nous avons examiné depuis le 11 Septembre, nous avons constaté que 80% auteurs sont des citoyens américains.

Donald Trump, qui a appelé à former une base de données de tous les musulmans aux États-Unis, et les individus armés de fusils d’assaut protestant devant certaines mosquées américaines devraient recentrer leur énergie ailleurs.

Independent

Roland et Gaëtan condamnés après avoir pillé une dizaine d’églises

2027431037_B977198516Z.1_20151129171953_000_GG45N4A6O.1-0

« Le préjudice est inestimable et universel. On a arraché des objets à l’histoire de France. »

L’emphase justifiée de la procureure Azanie Julien-Rama contraste avec les forfaits si prosaïques des quatre prévenus. Roland Verdin explique avoir enlacé seul avec une corde la massive statue d’un calvaire de Chérisy (au sud d’Arras) pour la faire tomber de son socle…

Il en tirera 2 000 € à Tournai. Mais en ce milieu d’année 2013, l’activité principale de cet ancien antiquaire est de fracturer des églises et de faire main basse sur des statues et des candélabres, à chaque fois écoulés pour quelques centaines d’euros de l’autre côté de la frontière.

Cela faisait un moment que les policiers, qui avaient ouvert une enquête après la hausse phénoménale de vols dans les églises au nord de Paris, pistaient le quinquagénaire. Un « tracker » avait été placé sur sa voiture, on suivait ses allées et venues.

Un voleur incorrigible, ce Verdin. Lorsqu’il « visite » sa première église, en mai 2013 à Regnauville, il sort tout juste d’un an de détention… pour des faits similaires instruits à Béthune. Il a déjà huit condamnations, la plupart pour vols, au casier. Cheveux poivre et sel, malingre, un peu voûté, la main sur la bouche face à la juge Élise Hibon, il avoue tout, sauf deux expéditions.

L’Arrageois a embarqué trois connaissances dans cette galère, eux aussi attirés par l’argent facile. Gaëtan Plinguier, 35 ans, au casier lui aussi bien fourni, et P. L., 46 ans, jamais condamné. Tous les deux ont participé à deux expéditions. Avec J.-P. L., le quatrième, ils ont tous fait au moins huit mois de détention provisoire.

Car sur la fin, en novembre, l’affaire prend une autre tournure : à Hermaville, un septuagénaire est malmené et ligoté par des hommes cagoulés, qui volent divers objets. La voiture de Verdin est repérée sur place. Lui seul, finalement, est condamné en tant que complice sur ces faits. Il écope de cinq ans de prison. Plinguier de huit mois ferme et P. L. de quatre mois avec sursis. J.-P. L. est relaxé au bénéfice du doute.

Pierre Stambul : « Les Palestiniens deviennent les indiens du Proche-Orient »

f2bfb0b7e6215bf6a4078e6f5351d457_L

« Les palestiniens deviennent les indiens du Proche-Orient ».

La formule choc employée par Pierre Stambul, de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), résume la politique « d’apartheid » menée par les sionistes israéliens en Palestine.

Le militant juif revient dans son dernier ouvrage, Le sionisme en question, présenté le 27 novembre dernier à la Boutique de l’association Hic et Hoc, à La Ciotat, sur la genèse de ce mouvement.

A ceux qui s’étonnent de la récente déclaration de Benjamin Nétanyahou – qui fait porter la responsabilité de la Shoah au grand mufti de Jérusalem tout en exonérant Hitler de ce crime contre l’humanité – Pierre Stambul indique que « le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme mais s’en sert de carburant » pour concrétiser sa « théorie de la séparation ». Et « il est terriblement injuste que le génocide des juifs puisse être exploité contre les Palestiniens ».

D’autant que sur le terrain, la situation a encore empiré : « expulsions massives, colonisations à outrance, politique de ségrégation…. Et dans la bande de Gaza, qui est une véritable prison à ciel ouvert, c’est catastrophique : quelques heures d’électricité par jour, des nappes phréatiques polluées, le manque d’eau potable…» décrit-il.

Alors forcement, la troisième intifada, dite « des couteaux » qui se déroule actuellement – et passe au second plan – tient d’une « grande désespérance ». Pierre Stambul, pacifiste, ne cautionne aucune violence, mais en analyse les causes : « Il n’y aura pas de paix en Palestine avec le sionisme ».

Et de donner cet exemple : « il a fallu la fin de l’Apartheid pour que blancs et noirs vivent ensemble en Afrique du Sud.  Les crimes commis au nom du sionisme doivent être dénoncés et sanctionnés ». Et de constater que la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre le régime israélien, s’amplifie à travers le monde. Un espoir, car « l’intervention directe des citoyens est décisive pour contraindre Israel à se conformer au droit international ».

La Marseillaise

Fronde massive au FN en Hérault, les cadres dénonces un parti « dictatorial » et « pire que les autres »

2015-11-29_095056_FN-MANOGIL

Après SETE où l’ancienne secrétaire départementale du FN , Marie Christine AUBERT, a été écartée au profit de Gérard PRATO néo secrétaire et tête de liste départementale de la liste conduite par Louis ALIOT à l occasion de ces élections régionales, et après AGDE où le conseiller municipal FN Alain LEBAUBE est également annoncé comme suspendu par Gérard PRATO qui lui préfère son rival Jean Louis COUSIN propulsé à la tête de la campagne départementale, ce sont aujourd’hui quatre autres cadres ou élus du partit Nationaliste qui conteste ouvertement des «  décisions dictatoriales «  au sein de la direction départementale du FN .

Ainsi Jean-Luc BOUCHEREAU  Ancien Conseiller municipal de MEZE et Conseiller communautaire de la CCNBT,  ex tête de liste aux sénatoriales de 2014, Christian CLAUSIER Ex tête de liste FN et Conseiller municipal à Lattes, Stéphane GOEPFERT, Ex tête de liste FN à Juvignac et Conseiller municipal et Jocelyne GOELLER, ancienne Conseillère municipale FN de Lattes, candidate FN aux départementales 2015  dénoncent-ils aujourd’hui dans le communiqué diffusé ci-dessous

«  Un mouvement vicié, de moins en moins fiable et viable et dont l’éthique et la moralité de certains élus et responsables qui animent ce mouvement apparaissent plus que douteuses. »  avant de terminer le propos par un questionnement  et une  réponse collégiale :

«  Le Front National, un parti comme les autres ? Sûrement pas ! Pire que les autres ? Certainement ! … »

Hérault Tribune

Jean-Pierre escroque 2 migrants ensuite les dénonce a la police comme terroristes

La-France-et-l-Allemagne-vont-accueillir-21.000-refugies

Il avait dénoncé deux sans-papiers tunisiens comme étant des terroristes. Il voulait en fait simplement se débarrasser d’eux, après leur avoir soutiré plusieurs milliers d’euros. Il a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nice.

Il s’était présenté comme un ancien policier municipal et avait dénoncé deux sans-papiers tunisiens comme étant des terroristes. Mobilisant plusieurs officiers de la police judiciaire, l’enquête a simplement prouvé le peu de scrupules de l’homme.

Après avoir soutiré plusieurs milliers d’euros aux deux sans-papiers en échange de la régularisation de leur situation, Jean-Pierre R., 42 ans et ancien agent de surveillance de la voie publique de la ville de Nice, les avait dénoncé au commissariat.

Il a été jusqu’à inventer des menaces de mort proférées contre sa fille et lui-même, ponctuées d’un « Allahou Akbar« . Le prévenu a finalement craqué en garde à vue, avant d’être condamné à douze mois de prison, dont six ferme, par le tribunal correctionnel de Nice.

Nice Matin

On dénombre au moins trente-cinq attaques islamophobes depuis le 13 novembre

islamophobie racisme mosquée tag nazi islam

Depuis les attentats du 13 novembre, trente-cinq actes racistes à l’encontre des musulmans ont été dénombrés dans le pays, selon un bilan de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme (DILCRA).

Son président, Gilles Clavreul, indique à Libération que sept agressions physiques sont à déplorer, dont une particulièrement violente sur une femme voilée à Marseille. Les 28 autres faits consistent en des dégradations de lieux de culte et des menaces (nous en avions recensés certains dans cet article).

Le bilan de la DILCRA se rapproche de celui de l’Observatoire national contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (34 actes en dix jours). La DILCRA relève que si les faits constatés depuis le 13 novembre sont en hausse par rapport à la moyenne, ils sont en nette baisse comparés aux 116 actes relevés dans les 14 jours qui avaient suivi l’attentat contre Charlie Hebdo.

Une amélioration relative qui peut notamment s’expliquer, selon Gilles Clavreul, par «la protection des lieux de culte par la police».

Libération