8 juillet 2012, sur le parking de la discothèque Cap’tain, à Rumes, à la frontière. Une patrouille de la police belge repère le manège suspect de plusieurs personnes autour d’une voiture en stationnement : une fille est occupée à aspirer de la poudre blanche avec un billet de 5 € roulé en tube et un homme s’affaire à côté d’elle.
L’homme, c’est R. V., 27 ans aujourd’hui : la voiture, c’est à lui, et il ne peut pas nier longtemps qu’il a un lien avec la drogue que consomme la jeune femme. Le speed, c’est lui qui le vend. Et tant pis si sa profession de gendarme-adjoint dans le Pas-de-Calais devrait d’autant plus l’en dissuader…
D’autant plus vite que R. V. ne consomme pas et a très bien compris qu’il pouvait engranger de juteux bénéfices en plus des avantages financiers que lui procure la vie en caserne, nourri et logé, et ses 800 € mensuels. « Je me suis fait influencer par de mauvaises personnes… on prend ce qui vient », poursuit-il.
Des supporters du PSV Eindhoven ont eu un comportement déplorable ce mardi avant la rencontre de Champions League face à l’Atlético. Alors qu’ils étaient réunis sur la terrasse d’un café de la Playa Mayor de Madrid, des fans néerlandais ont humilié des mendiants en leur lançant des pièces. Ils ont pris un malin plaisir à les regarder se précipiter pour les ramasser.
La police a dû intervenir pour mettre fin à ce comportement lamentable.
Sept internautes, auteurs de ces réactions, comparaissent ce mardi pour provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion,et pour injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine.
Les messages en cause avaient été mis en ligne à la suite de la polémique de Wissous Plage. A l’été 2014, la municipalité avait interdit le site à toute personne portant des signes religieux ostentatoires. Deux femmes voilées s’étaient alors vues refuser l’accès. Tollé général. Saisie, la justice avait fait suspendre ce texte.
« Il y a deux choses certaines quand on lit les différents commentaires, analyse Me Jacques Montacié, avocat pour La Ligue des droits de l’Homme. Ce qui en ressort, c’est que les musulmans, on ne les veut pas chez nous et s’ils ne partent pas, on les fera partir. Deuxièmement, on a une addition de propos haineux, alimentée par un maire qui publie des articles sur les musulmans et qui laisse libre cours à ces propos. »
Fin juillet 2014, alors que la déferlante de fiel se répand jour après jour parmi les messages sur la page Facebook, la Ligue dépose plainte contre Richard Trinquier. Entre-temps, le maire avait finalement appelé à la modération avant de fermer sa page.
Du côté des prévenus, Me Denis Tailly-Eschenlohr a bien l’intention de demander la nullité de la procédure pour son client, estimant qu’elle n’a pas été respectée. S’il n’obtient pas satisfaction, il plaidera la relaxe.
Selon lui, son client n’a « ni le profil, ni la mentalité d’un anti-musulman ». « Quand il ditTuez les tous femmes et enfants, dieu reconnaîtra les siens, c’est une citation historique des Croisades, avance l’avocat. Et quand il écritun bon crouille est un crouille mort, il ne parle pas spécialement de musulmans mais de tous ceux qui portent les armes contre la France. »
Le Collectif Al Madina, association musulmane locale, y perçoit plutôt des menaces de mort et a aussi déposé plainte à l’époque. « Le climat est plus calme aujourd’hui. Il n’y a pas eu de nouvelles provocations », concède son président, Abdelkrim Benkouhi, qui regrette cependant que sa structure « soit ignorée par la municipalité ».
La présidente du FN Marine Le Pen a été définitivement déboutée mardi d’une action en diffamation contre Le Canard Enchaîné, qui affirmait qu’elle aurait injurié des policiers en 2003 lors d’une soirée arrosée, selon une décision de la Cour de cassation consultée par l’AFP.
Dans une édition spéciale des « Dossiers du Canard Enchaîné » de juillet 2011, le journal satirique revenait sur l’incident qui aurait eu lieu dans la soirée du 20 février 2003, chez un ancien leader du GUD (Groupe union droit, une organisation étudiante d’extrême droite) dans le XVIe arrondissement de Paris.
Le Canard écrivait que c’était une Marine Le Pen « passablement éméchée » qui avait ouvert la porte aux policiers appelés pour tapage nocturne. Le journal faisait état d’injures à l’encontre des fonctionnaires, attribuées à Marine Le Pen ainsi que la phrase « il est plus facile de s’en prendre à de bons Français qu’aux bougnoules ».
L’article précisait ensuite que l’intéressée affirmait que « tout cela est totalement faux ». En première instance comme en appel, elle avait été déboutée, la justice ayant retenu la bonne foi du Canard enchaîné.
La présidente du parti d’extrême-droite avait formé un pourvoi, qui a été rejeté mardi par la Cour de cassation.
La justice reproche à Michel Belharet d’avoir agressé sexuellement deux fois l’une des filles de sa concubine, âgée de 10 ans. La première fois en août 2015 et la seconde fois le 31 décembre. Déjà condamné deux fois, à six ans de prison ferme au total, pour agression sexuelle, le prévenu, âgé de 36 ans, est aussi connu pour des violences sur mineur – le fils de sa concubine – et des conduites en état d’ivresse. Récidiviste
Au moment des faits, il était en double récidive légale et sous le coup d’une peine de prison avec sursis et mise à l’épreuve. La substitut du procureur, Élodie Buguel, se demande quels mots utiliser pour que le prévenu comprenne. Elle pointe la dangerosité du prévenu et les risques de réitération et demande une sanction ferme pour que le prévenu se pose enfin les bonnes questions et se soigne « alors qu’il n’a rien fait depuis sa première condamnation en 2009 »
Michel Belharet a été condamné à six ans de prison ferme assortis d’un suivi sociojudiciaire de trois ans comportant des obligations de soins, de travail et d’indemnisation de la victime (2 000 euros). Il a l’interdiction d’entrer en contact avec elle et d’exercer une activité avec des mineurs.
Une trentaine de militants de Rennes et Saint-Malo ont découvert, en décembre, qu’ils faisaient l’objet de « notes de renseignement » de la part des identitaires bretons du site internet Breiz Atao.
Le site d’extrême droite a publié les photos, noms et professions des militants, tous investis dans des associations ou collectifs de soutien aux migrants. Il appelle « à écraser cet ultime nid de cafards » (sic).
« J’étais choquée quand j’ai vu ma photo sur ce site. On se sent menacés », confie une militante. « C’est glaçant quand on lit leur édito qui appelle à la haine raciale, à la violence », complète Pierre, membre de Québriac migrants solidarité et du NPA.
« Nous avons longuement échangé pour savoir s’il fallait ou non dénoncer publiquement ce fichage. Nous ne voulions pas donner de l’audience à ce site en évoquant son contenu », détaille Gabrielle, du collectif de soutien aux sans-papiers.
Mais en Bretagne, d’autres militants sont visés. « Nous craignons que d’autres listes sortent dans les semaines à venir. On ne doit pas rester sans rien faire. Il faut se mobiliser contre ces pratiques et la progression inquiétante de l’extrême droite en Bretagne. »
Les militants ont déposé une plainte pour injure publique et provocation publique à la commission d’un crime. Ils demandent la suppression des données les concernant et la fermeture du site, hébergé aux États-Unis.
Le créateur de Breiz Atao, l’ultranationaliste Boris Le Lay, a déjà été condamné à plusieurs reprises par des tribunaux en Bretagne, notamment pour provocation à la discrimination raciale.
Le Berlozien de 19 ans responsable de la mort de la Waremmienne Laura Baillien le 8 juin 2015 à Hannut s’en sort bien. Le tribunal de police de Huy l‘a condamné ce mardi à une lourde peine de travail (250 heures) et une déchéance du permis de conduire de plus de 3 ans mais il échappe à la prison. Le parquet avait requis deux ans ferme.
Pour la famille de Laura, le jugement sera sans doute difficile à comprendre, mais aussi à accepter. « Vu la gravité des faits, mais aussi l‘attitude du prévenu, ses regrets artificiels et superficiels, ils auraient certainement préféré une peine de prison, même avec sursis », commente à froid l’avocate de la maman, Me Louisa Spadazzi.
La sortie de route fatale à la jeune musicienne waremmienne de 17 ans remonte au 8 juin 2015, vers 22h. Alors qu‘il circulait à Trognée-Hannut, Dylan G. a perdu le contrôle de sa Peugeot 306 après avoir franchi, à plus de 80km/h !, un ralentisseur. Sa voiture a alors effectué un bond avant de quitter sa trajectoire, puis elle est allée percuter un muret. Ni Laura, ni Dylan ne portaient leur ceinture de sécurité. Ils ont été tous les deux éjectés du véhicule. Seule Laura n‘a pas survécu au choc. Elle est décédée sur le coup.
L‘enquête a démontré la négligence coupable dont avait fait preuve Dylanqui roulait sans permis de conduire, sans assurance.Son véhicule n‘était pas en ordre de contrôle technique et était équipé de plaques d‘immatriculation volées. D‘un point de vue mécanique, l‘état du véhicule n‘était guère plus brillant. Le Berlozien l‘avait acheté dans une casse avant de la retaper lui-même, sans en avoir les compétences. L‘expert avait même relevé un pneu monté à l‘envers !
Cependant, pour ce même expert, c‘est la vitesse inadaptée qui était à l‘origine de l‘accident.
La jeune mère de famille, enlevée à Belley, à l’aube dimanche, a été retrouvée ce lundi, vers 16h. Blessée, le visage très abîmé, la jeune femme a été retrouvée errant dans les rues de Belley, en état de choc. Elle a été hospitalisée. Son ex-conjoint est recherché.
Estelle Pinque,19 ans ,mère de 2 très jeunes enfants,a été enlevée très tôt dimanche matin par deux inconnus alors qu’elle était revenue dans son ancien appartement de Belley .Des témoins évoquent une scène violente au terme de laquelle elle a totalement disparu.
Des témoins évoquent une violente altercation et des cris de femme entendus dimanche à 5 h du matin et provenant de ce logement. Perturbés dans leur sommeil ,ils racontent aussi avoir vu de leur fenêtre leur ancienne locataire traînée par les cheveux, de force et jetée pieds nus dans une voiture par deux hommes.
La maman d’Estelle Pinque accuse « Yoan » ,son ancien compagnon d’avoir mené l’expédition, aidé d’un autre homme.
La brigade de recherches de Belley a ouvert une enquête et recherche actuellement l’ancien compagnon d’Estelle, suspecté d’être à l’origine de ce brutal enlèvement. Des recherches qui pourraient être orientées vers Bourgoin Jallieu où réside la famille de « Yoan ».
Un homme de 52 ans, était jugé hier en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Bastia. Gendarmes et policiers procédaient ce jour-là, en divers endroits de Balagne, à l’interpellation de plusieurs personnes soupçonnées de trafic de cannabis, dont le fils du prévenu.
Accusé de violences volontaires sur dépositaire de l’autorité publique, Jean-Louis Emmanuelli a, selon le ministère public, vers 13 heures, foncé à deux reprises, en marche arrière puis en marche avant, avec son fourgon, sur un gendarme.
À l’issue de son délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le quinquagénaire à cinq ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et a décerné un mandat de dépôt pour la partie ferme. Il a également prononcé les peines complémentaires demandées par le parquet et condamné le prévenu à verser les sommes demandées à la partie civile.
Trois personnes étaient jugées en comparution immédiate lundi pour « rébellion » lors d’une manifestation illégale organisée par le groupuscule d’extrême droiteGénération identitaire à Calais. Elles ont été condamnées à trois mois de prison sans mandat de dépôt.
Ces trois personnes étaient jugées en comparution immédiate par le tribunal de Boulogne-sur-mer pour opposition violente contre deux policiers. Un CRS a été blessé au poignet, rapporte la Voix du Nord, il recevra 400 € de dommages et intérêts et frais de justice.
Au cours de cette manifestation 14 personnes avaient été interpellées dont l’homme qui avait brandi un fusil contre des migrants à Calais.
Samedi matin, les manifestants d’extrême droite ont bloqué deux ponts de la ville. « Ils portaient des banderoles, ont enflammé quelques pneus et avaient des fumigènes« , avait déclaré Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète Fabienne Buccio.
Génération identitaire est la branche jeunes du Bloc identitaire, fondé en 2003 par d’anciens leaders d’Unité radicale, le groupuscule dissous un an plus tôt après la tentative d’assassinat contre Jacques Chiracpar l’un de ses sympathisants lors du défilé du 14 juillet. Adepte d’actions médiatiques, très présent sur internet, le Bloc identitaire défend une vision « ethnique » et « culturelle » de l’identité européenne, avec un discours islamophobe.
L‘assassin d’extrême droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a donné le ton mardi au premier jour du procès qu’il a intenté contre l’État sur ses conditions de détention, en faisant un salut nazi à son arrivée.
Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, un gymnase de la prison de Skien (sud) transformé pour l’occasion, s’est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot.
Allégeance au national-socialisme
Ce faisant, il effectue une variante du salut nazi qu’il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012: il avait alors porté son poing droit sur le coeur puis avait tendu le bras.
Dans une lettre envoyée à l’AFP le 27 octobre 2014, l’extrémiste aujourd’hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu’alors « militant nationaliste », avait annoncé son « allégeance au national-socialisme ».
Breivik accuse aujourd’hui l’État d’enfreindre deux dispositions de la convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les traitements « inhumains » ou « dégradants » et l’autre garantissant le « droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance ».
Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya.
Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d’être prolongée s’il reste considéré comme dangereux.
« Même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants »
L’argument écologique est le plus fréquent parmi les opposants au projet. « Sur le plan environnemental c’est catastrophique, cette décision est purement idéologique », affirme Marc Rassiat, « ils construiraient avenue Foch juste pour emmerder le bourgeois« .
Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. « C’est à nous, les riches, d’aider les pauvres », s’offusque une homme d’une cinquantaine d’années, « même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants, c’est la même réaction chaque fois qu’on essaie de mettre en place des logements sociaux dans le XVIe ».
«fils de pute», «salope»… les habitants du chic 16e énervés contre l’installation d’un centre SDF
Vingt-cinq minutes : c’est le temps qui a suffi aux riverains du très chic arrondissement parisienpour interrompre une réunion consacrée à un projet de centre d’hébergement d’urgence, après des dérapages en tous genres.
«Escroc», «fils de pute», «menteur», «collabo», «stalinien», «vendu», «salopard», «salope», «caca» : c’est la liste, non exhaustive, des insultes et insanités proférées en moins de vingt-cinq minutes par les habitants du XVIe arrondissement de Paris venus assister à une réunion d’information sur un projet de centre d’hébergement d’urgence.
Pas question, pour ces riverains, de voir s’ouvrir d’ici l’été un centre d’hébergement d’urgence pour 200 personnes en bordure du bois de Boulogne. L’argument de la solidarité parisienne ne prend pas. Peu importe que le très chic XVIe arrondissement ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de places d’accueil, quand d’autres en ont plusieurs centaines.
Bronca pour Brocas
Irritée par les vociférations de la salle, la préfète de Paris Sophie Brocas menace d’«arrêter de parler». Cris de joie : «Oui ! Oui !» Quelques instants plus tard, elle tente de rassurer le public avec cet argument étrange : «Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs.»Peine perdue, les SDF n’émeuvent guère plus la foule. Qui redouble de protestations. «Mettez-les à Calais», lance un homme. Certains sortent des sifflets, d’autres entonnent des «Hidalgo démission !».
Les «débats» durent à peine depuis quinze minutes quand les travées latérales sont envahies par des militants encore plus excités. Les insultes fusent. Un homme traite la préfète de «salope», un autre s’en prend à Claude Bartolone, qualifié de «salopard».
«Escroc, fils de pute !»
Face à la tension croissante, le président de l’université Dauphine tente de ramener le calme. «Est-ce que vous vous rendez compte du spectacle que vous donnez aux étudiants ?» Pour seule réponse fuse un «connard». «Je suis votre hôte, un minimum de respect s’il vous plaît !» Quelques secondes plus tard, Laurent Batsch décide d’interrompre la réunion. «Je suis garant de la sécurité», se justifie-t-il. Réaction d’un poète : «Escroc, fils de pute !»
Un vieil homme en est sûr, l’interruption de la réunion est une «combine». Il se lance dans une diatribe contre les journalistes, qui «sont comme la police». A quelques pas de là, Florent ne décolère pas contre ce «nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne». «Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez», s’énerve-t-il.
Sur le fond, Enguerrand redoute l’arrivée de nouveaux arrivants dans le quartier. «Cette population de migrants va trouver dans l’arrondissement un corps étranger», estime-t-il. Catherine, elle, suppute que les SDF et «leurs chiens» vont «installer leurs tentes» dans le coin.
Estelle Pinque, 19 ans ,mère de 2 très jeunes enfants,a été enlevée très tôt dimanche matin par deux inconnus alors qu’elle était revenue dans son ancien appartement de Belley.
Des témoins évoquent une violente altercation et des cris de femme entendus dimanche à 5 h du matin et provenant de ce logement. Perturbés dans leur sommeil ,ils racontent aussi avoir vu de leur fenêtre leur ancienne locataire traînée de force et jetée dans une voiture par deux hommes
La jeune femme est mère de très jeunes enfants.Le premier a 2 ans et l’autre à peine 12 mois. Deux garçons issus de deux pères différents. La veille de sa disparition, Estelle Pinque, décrite comme « une belle blonde aux fréquentations louches », laisse ses deux petits à la garde de sa mère. Elle explique qu’elle doit rencontrer le père du petit dernier, présenté par ailleurs comme « violent ».
De fait,dans l’immeuble qu’elle a quitté il y a quinze jours, les voisins évoquent des relations orageuses au sein même du foyer. La jeune femme, qui vivait avec sa mère et ses deux soeurs, finit par quitter l’appartement avec ses deux enfants. Pourquoi y revient-elle très tôt dimanche matin ? Est -elle seule ou accompagnée? Ou y est-elle attendue ?
Et comment expliquer en définitive cette disparition, dans les conditions que l’on sait maintenant ? La maman d’Estelle Pinque accuse « Yoan » ,son ancien compagnon d’avoir mené l’expédition, aidé d’un autre homme.Elle pense que sa fille a été blessée puisque des traces de sang ont été retrouvées dans l’appartement.
La brigade de recherches de Belley a ouvert une enquête et recherche actuellement l’ancien compagnon d’Estelle, suspecté d’être à l’origine de ce brutal enlèvement.Des recherches qui pourraient être orientées vers Bourgoin Jallieu où réside la famille de « Yoan ».
Sans salaire, ses prestations sociales détournées, ses comptes vidés, la victime habitait dans un taudis de 12 m2 pendant une trentaine d’années.
L’enquête des gendarmes a révélé des faits particulièrement sordides. Durant trente ans, un homme, aujourd’hui âgé de 72 ans, a travaillé dans une ferme de Saint-Florent-sur-Auzonnet, au Nord d’Alès, sans recevoir de salaire. Ses courriers administratifs et ses pièces d’identité étaient détenus par les propriétaires, à qui il avait confié une procuration de ses comptes bancaires à son arrivée en 1985.
Les conditions de vie de ce qu’il convient d’appeler un esclave, sont « atroces ». L’homme vivait dans une cabane, « un taudis fait de planches et de tôles, sans eau courante ni chauffage. » Une unique ampoule éclaire “l’habitation” de quatre mètres sur trois.
« Il s’agit d’un cas d’esclavagisme moderne »
Fin 2013, la victime tombe gravement malade. Elle contracte un œdème pulmonaire. C’est à la suite de son hospitalisation, et à son arrivée dans une maison de retraite en février 2014 que sa situation financière intrigue. Il apparaît que sa pension versée par la Carsat, le RSA et l’argent sur son livret A sont prélevés par le couple de Thénardier moderne.
Ce vendredi, Gérard, 77 ans, était jugé au tribunal correctionnel d’Alès. Le patron se défend : « Je lui ai rendu service. Il me donnait la main pour les petits travaux : nourrir les bêtes, couper du bois… Je lui ai fourni la famille qu’il n’a jamais eue. Il vivait dans une « dépendance » et ne voulait jamais sortir ».
« Travail clandestin pendant trente ans »
Me Lionel Marzials, dans les intérêts de la victime, estime que « les faits sont révoltants. On est dans un dossier d’esclavage moderne. Ce n’est pas la petite maison dans la prairie. Pendant trente ans, la victime s’est occupée du potager, des animaux, de divers travaux, a signé une procuration qui a permis à cette famille de prélever 52 000 € en sept ans. On serait en droit d’exiger 370 000 € pour le travail clandestin sur trente ans. » Et le conseil de réclamer la somme forfaitaire de 185 000 € de réparation.
Au final, Gérard est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, 1 000 € d’amende et devra verser 185 000 € de dommages et intérêts à la victime. Le dossier est loin d’être clos puisque son domaine pourrait faire l’objet d’une saisie immobilière.
Le meurtre de la champignonnière, c’est le titre du livre écrit par Michel Leurquin qui vient d’être publié. L’auteur y évoque les principales pistes qui ont été explorées concernant ce crime non élucidé des années 1980. Il émet aussi une nouvelle hypothèse sur cette affaire qui reste l’un des plus grands mystères criminels belges de ces trente dernières années. Il nous en parle.
On avait appelé ce crime le «meurtre de la champignonnière» du nom de l’endroit où la victime, Christine Van Hees, avait été découverte. En février 1984, le corps de cette adolescente de 16 ans avait été retrouvé, brûlé sur un bûcher, dans les caves d’une champignonnière désaffectée à Auderghem. La jeune victime avait été violée, torturée et enfin brûlée. Un crime atroce… Et impuni! La justice a en effet refermé ce dossier en 2014.
En trente ans d’enquête, rien n’a permis d’élucider l’affaire. Et pourtant plusieurs pistes sérieuses avaient été explorées. «Il y a eu la piste du milieu punk qui a accaparé les enquêteurs pendant trois ans. Cinq personnes de ce milieu avaient été interpellées et une avait avoué le crime. Mais après vérifications, les enquêteurs avaient constaté que cette personne ne pouvait pas être à l’endroit des faits puisqu’elle avait été localisée ailleurs, loin de là», nous raconte Michel Leurquin.
«Ensuite, en 1996-1997, l’enquête avait été relancée sur base d’informations provenant du dossier Dutroux. L’une des personnes que l’on a appelées les «témoins x» a affirmé avoir assisté au meurtre de Christine Van Hees. Mais on a pu vite se rendre compte que cette femme qui avait fait cette déclaration était une sorte d’affabulatrice», poursuit notre interlocuteur.
Un crime politique?
«J’évoque toutes ces pistes dans mon livre, puis je fais part d’une nouvelle hypothèse, mon hypothèse», expose Michel Leurquin. «Je pense à un crime qui aurait été plutôt de nature politique, commis par ce que j’appelle un «électron libre des milieux d’extrême droite».
La police de Cologne a diffusé ce vendredi la photo d’un homme soupçonné d’avoir agressé une journaliste de la RTBF en plein direct. Les faits s’étaient produits le premier jour du carnaval de Cologne (Allemagne), le jeudi 4 février.
La vidéo a été vue et commentée des milliers de fois. Un peu plus d’un mois après les faits, la police de Cologne a diffusé ce vendredi sur son site Internet le portrait d’un homme soupçonné d’avoir agressé une journaliste belge de la RTBF début février.
Le jeudi 4 février, alors qu’elle faisait un direct depuis le carnaval de Cologne en Allemagne, Esmeralda Labye, 42 ans, avait été agressé par plusieurs hommes.Les individus s’étaient en effet placés derrière elle, faisant tour à tour des gestes obscènes. Certains n’avaient même pas hésité à toucher la journaliste. Le jour même, la chaîne belge avait déposé plainte auprès de la police de Cologne.
Quelques jours après l’agression, un jeune homme de 17 ans s’était présenté à la police. Il avait reconnu les faits et avait été identifié comme étant un des hommes qui avait fait des gestes obscènes dans le dos de la journaliste. Toutefois, le suspect recherché, qui aurait fait subir des attouchements à la journaliste, et le jeune de 17 ans, ne se connaîtraient pas.
L’incident était survenu dans un contexte particulièrement tendu, alors que de nombreuses plaintes pour agression avaient été déposées après la nuit du Nouvel An dans cette même ville d’Allemagne.