Pierre Dinet, candidat FN, épinglé pour ses propos racistes et islamophobes

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Sur Facebook, Pierre Dinet, candidat FN en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, a posté plusieurs messages très virulents à l’égard des noirs et des musulmans.

Le 17 novembre, en réponse à un article consacré à une « Française musulmane », Pierre Dinet écrit aussi : « Française – Musulmane ? C’est aussi compatible qu’un mélange d’eau et de vinaigre ! Pas de place chez nous pour ce genre d’animal sauvage ! »

Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 17 novembre 2015.
Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 17 novembre 2015. (FACEBOOK)

« L’islam n’est pas une menace, c’est seulement une idéologie destructrice, nazie, dictatoriale, rétrograde, moyenâgeuse et meurtrière qu’il convient d’éradiquer sans attendre ! » affirme-t-il déjà le 9 janvier 2015, juste après l’attaque contre Charlie Hebdo.

Commentaire publié sur Facebook par Pierre Dinet, le 9 janvier 2015.
Commentaire publié sur Facebook par Pierre Dinet, le 9 janvier 2015. (FACEBOOK)

En août 2014, en réponse à un commentaire selon laquelle la ministre « ira bientôt à Pôle emploi en Guyane », Pierre Dinet rétorque qu« il n’y a pas de bananier à Pôle emploi… dommage ! » Une remarque qui rappelle le cas d’Anne-Sophie Leclère, ex-candidate FN aux municipales, qui avait comparé la garde des Sceaux à un singe.

Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 26 août 2014.
Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 26 août 2014. (FACEBOOK)

Plus récemment, le 17 novembre, Pierre Dinet réagit à un article selon lequel Christiane Taubira n’a pas chanté la Marseillaise lors du Congrès à Versailles – ce qui est d’ailleurs faux« On s’étonnera après que les Français aient envie de broyer du Noir… !«  commente-t-il.

Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 17 novembre 2015.
Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 17 novembre 2015. (FACEBOOK)

Contacté par francetv info, l’intéressé, neuvième sur la liste FN en Gironde, reconnaît « une sémantique peut-être un peu brute », mais évoque un « procès d’intention ».

Concernant Christiane Taubira, « je n’en ai rien à faire qu’elle soit noire, qu’elle soit blanche… Le problème n’est pas là », se défend le frontiste. « Oui j’ai balancé ça, et pourquoi ? Pour lui rendre la monnaie de sa pièce, quand elle parlait des ‘sales Blancs’ quand elle était en Guyane. Je ne vois pas pourquoi il faudrait lui faire des cadeaux. »

Quant aux musulmans, « je n’ai jamais eu de problème avec eux, tant qu’ils font la différence entre le fait religieux, le spirituel, et le temporel », détaille-t-il. Et le candidat frontiste d’insister sur la nécessité de « fermer les mosquées radicales, des salafistes ou des frères musulmans ».

Je ne dis pas qu’il faille tuer les musulmans. Je dis seulement qu’il faut arrêter, on n’est plus dans un monde de Bisounours !

Pierre Dinet, candidat FN aux régionales

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Egalement contacté par francetv info, mardi 24 novembre, le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, va plus loin : « La liste étant déjà déposée en préfecture, on ne peut plus le retirer. Mais ce sont des propos contraires à la ligne politique du parti. On va suivre la procédure habituelle : il sera suspendu et convoqué devant la commission de discipline du parti. »

« C’est un propos dégueulasse », « bien sûr », il sera sanctionné, confirme Florian Philippot, vice-président du Front national, sur BFMTV, mercredi 25 novembre : « S’il est élu, il ne siégera pas dans le groupe du FN. » Pierre Dinet, lui, assure que ses prises de position sur les réseaux sociaux n’avaient jusque-là provoqué aucune réaction de la part du FN.

France TV

Racisme: Soissons qualifié de « Bamako-sur-Aisne » par une section locale du FN

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Après avoir posé avec des familles africaines en habits traditionnels lors de la confédération syndicale des familles organisée dans sa ville le week-end du 21 novembre, le maire a vu sa photo postée sur Facebook par le Front national de Soissons avec le commentaire suivant, renommant au passage Soissons (Aisne) par « Bamako-sur-Aisne » :

Alain Crémont, maire de Bamako-sur-Aisne, célébrant le ‘bien vivre ensemble’ de ‘Soissons en couleurs’… on n’aurait pas dit mieux !

Dans un tweet posté le 24 novembre, l’édile a dénoncé le « vrai visage du FN » expliquant que « l’escroquerie de la dédiabolisation [était] démasquée« .

Contacté par l’Union Ardennais, le maire va plus loin et parle d' »incitation à la haine raciale ».

Europe 1

2 jeunes maghrébines « filles de Harkis » agressées par des individus qui chantaient la Marseillaise en faisant le salut nazi

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Trois jeunes femmes ont été insultées et agressées samedi soir par plusieurs individus. «Ils nous ont dit : «Rentrez chez vous les Arabes» en chantant la Marseillaise.»

«Ça a commencé dans la boîte de nuit par des insultes du style: Rentre chez toi l’Arabe. Puis ça a continué dehors au fumoir. Les videurs nous ont mis dehors avec nos agresseurs et là, il y a eu les coups.» Gifles, coups de poing. «Ils chantaient la Marseillaise en faisant le salut nazi. On leur a dit qu’on était autant françaises qu’eux. Cela n’a pas suffi.»

Fouzia, 24 ans, et Ouarda, 30 ans, se sont fait agresser parce qu’elles sont d’origine maghrébine. «Nous sommes petites-filles de harkis. Nous avons un travail. Nous sortons parce que nous en avons la liberté, nous ne cherchons pas de problèmes. Les gens nous connaissent pour ça.» Avec elles, samedi soir, en boîte de nuit, Léa, 18 ans, qui a aussi pris des coups «parce qu’elle était avec nous tout simplement».

La rixe a été stoppée avec l’arrivée de deux voitures de policiers, ce qui a mis en fuite les agresseurs. Les jeunes filles se sont rendues à l’hôpital où cinq jours d’ITT ont été prescrits pour chacune d’elles. Hier matin, elles ont porté plainte au commissariat.

Fouzia et Ouarda, deux jeunes femmes belles et libres, comme peuvent l’être toutes les jeunes femmes françaises, ce que le monde nous envie, affirment : «Maintenant, nous n’avons plus envie de sortir de chez nous. Ce qu’il va se passer, c’est que nous irons travailler et de suite après, nous rentrerons».

Elles revendiquent leur appartenance à la France et à ses valeurs : «Il n’est même pas question d’intégration, nous sommes françaises depuis toujours.»

Peut-être plus encore que les coups qui leur ont été portés, que l’humiliation qu’elles ont subie, c’est l’indifférence générale des spectateurs lors de l’agression qui a choqué les jeunes femmes.

La Depeche

Un raciste frappe un homme noir de 79 ans et se filme

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Un homme qui s’est filmé au moment où il frappait un vieillard noir au visage a été condamné pour crime racial haineux,.

Conrad Barrett, 29 ans, a filmé la vidéo du moment où il a trouvé et frappé au visage Roy Coleman âgé de 79 ans à Katy, au Texas.

Coleman s’est retrouvé avec deux fractures à la mâchoire ainsi que des dents en moins. Barrett a plaidé coupable à l’assaut en juin. Il a été condamné à 71 mois de prison.

Journal du Québec

Tags anti français sur la mairie de Bastia suite a la demande du maire de chanter la marseillaise

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Les murs de la mairie de Bastia (Haute-Corse) ont été tagués dans la nuit de vendredi à samedi suite à la prise de position du maire nationaliste de la ville Gilles Simeoni pour que la Marseillaise soit diffusée  lors du match de Ligue 1 SC Bastia- GFC Ajaccio, samedi soir à Furiani.

« Tristi ie francesi mai » (triste oui, français jamais), « dolu francese, dolu naziunalistu » (deuil français, deuil nationaliste), tagué en lettres rouge pouvait-on lire samedi matin sur les murs fraîchement refaits de la mairie de Bastia.

Le président de la LFP, Frédéric Thiriez avait ainsi annoncé que l’hymne national serait joué avant chacune des dix rencontres du week-end en Ligue 1.

Un protocole que le club du SC Bastia a décidé de ne pas suivre, en présentant vendredi soir sur son site, l’organisation d’une cérémonie en hommage aux 130 morts des attentats, mais sans y faire figurer la Marseillaise.

France 3

Un musulman agressé verbalement au cause de sa tenue vestimentaire

La vidéo, prise discrètement par une passagère.  Au premier plan, de dos, un homme est assis. Face à lui, une femme l’invective, critiquant sa tenue. L’homme porte la barbe, un bonnet et, d’après nos informations, bien que ce ne soit pas visible sur les images, un qamis, tenue longue portée par des hommes de confession musulmane, le plus souvent pour se rendre à la mosquée.

La femme, qui se dit agressée par cette tenue pourtant assez courante, s’attaque verbalement au passager. Ce dernier garde son calme, tente d’argumenter,  mais se sent obligé de se justifier sur les évènements récents, lançant « Mais je n’ai rien à voir avec les attentats moi ! ».

Précisons que le mouvement rastafari auquel le passager fait référence via le terme « rasta » est bien un mouvement religieux né dans les années 30 et qui connait encore aujourd’hui un grand nombre d’adeptes, souvent reconnaissables à leur style. Par ailleurs, le qamis n’est pas interdit en France.

Plusieurs médias se sont chargés de répertorier les actes islamophobes signalés ces derniers jours. Inscriptions injurieuses sur des lieux de culte musulmans, rassemblements aux messages islamophobes, ou encore par exemple agression d’une femme voilée à Marseille, ils se comptent par dizaines mais il est difficile pour l’heure de mettre un chiffre exact sur ces incidents. La police s’est, de son côté, inquiétée de la recrudescence des signalements infondés, comme l’explique ce tweet du journaliste William Molinié.

France 24

Coran brûlé à Calais par des identitaires, le procureur a ouvert une enquête

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Hier, Jean-Pierre Valensi, procureur de la République, a confirmé avoir ouvert « une enquête préliminaire (jeudi 12 novembre, NDLR) » pour tenter d’identifier le manifestant ayant mis le feu à un Coran, boulevard Jacquard à Calais, lors d’une manifestation le 8 novembre dernier.

« J’ai ordonné une enquête, c’est en cours. Les enquêteurs ne m’ont pas encore rendu compte », a précisé le procureur de Boulogne-sur-Mer hier. « Avec le contexte actuel, les effectifs sont pris par d’autres choses. Ça va mettre un certain temps. »

Deux jours avant l’ouverture de cette enquête, des citoyens ont dénoncé le fait que cet acte a été commis « sous les yeux des forces de l’ordre et sans réaction de leur part », et ont ainsi lancé une pétition en ligne « pour inciter le procureur à ouvrir une enquête ». Hier, elle cumulait 1694 signatures.

Ce 8 novembre, le Coran avait été brûlé dans le cortège d’une manifestation menée par Pegida France et Sauvons Calais et encadrée par de nombreux effectifs policiers. Ce jour-là, seul un contre-manifestant avait été interpellé après avoir pris un drapeau de la Dissidence nationale des mains d’un manifestant.

Sauvons Calais a déjà été visé par des plaintes pour incitation à la haine raciale en septembre 2014 après une manifestation à Calais. A l’époque une enquête avait été ouverte, sans suite à l’heure actuelle.

Nord Littoral

Un kebab tenu par un couple saccagé et mitraillé aux cris de « sales Arabes » « terroristes »

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Coup de fusil dimanche soir sur la façade du kebab la Médina de Blaye. Vers 21 h 30, alors que le patron et sa femme dînaient tous les deux à l’intérieur après le service, leur restaurant de la rue Saint-Sauveur, situé à deux pas de la mairie, a été attaqué par une bande de six ou sept hommes arrivés en voitures.

Vociférant des menaces de mort et des insultes racistes, traitant le couple de « sales Arabes » et de « terroristes », ils ont tenté dans un premier temps d’entrer dans le restaurant. Le patron est parvenu à refermer la porte.

Munis d’une batte de baseball, d’une barre, d’un couteau et d’une arme de poing, ils ont fracassé la vitre de la porte d’entrée.

Voyant que le couple appelait les secours, ils ont fait mine de partir. Mais après avoir fait le tour du pâté de maisons, ils sont revenus devant le restaurant et ont tiré au fusil sur la façade.

Réfugié dans la cuisine, le couple avait entre-temps appelé les gendarmes. Malgré leur arrivée rapide sur les lieux, la bande avait déjà pris la fuite. Les militaires de la brigade de Blaye ont ouvert une enquête.

Indemne, mais très choqué, le couple s’est rendu à l’hôpital de Blaye dimanche soir. Les médecins ont prescrit deux jours d’ITT.

Sud Ouest

Un homme masqué menace de tuer «Un arabe chaque semaine » Partout au Québec suite aux attentats de Paris

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La police de Montréal enquête sur une vidéo dans lequel un homme portant un masque  menace de tuer «un arabe chaque semaine. »

« dans les prochaines semaines, il y aura des meurtres partout au Québec,» dit-il avec un accent québécois. «Nous allons éliminer tous, un par un. L’Islam nous a nui assez. » La vidéo a depuis été supprimé.

Faisant référence aux attaques de Paris, l’homme non identifié affirme qu’il a recruté plus de dix autres personnes pour participer à la série de crimes.

«Je vais tirer une balle dans la tête d’un arabe par semaine, dès la semaine prochaine, » dit-il, brandissant une arme de poing, même si on ne sait pas si elle est vraie ou fausse. « Je vous garantis que je suis sérieux. »

Vice News

Un élu musulman menacé de mort « Terroriste, bougnoule, on te crèvera sale race »

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« On te crèvera sale race », « On fera de toi du méchoui bougnoule », « Terroriste, islamiste, laisse ta place à la mairie à un Français »…

Voici quelques-uns des messages incroyablement haineux et racistes reçus il y a 15 jours sur son portable par Haikel Drine. Cet adjoint (sans étiquette) au maire du Blanc-Mesnil, en charge des nouvelles technologies, est encore sous le choc de la trentaine de SMS menaçants reçus en un week-end, venus de numéros différents. « Quelques jours après, j’ai aussi retrouvé une tête de cochon dans un sac-poubelle devant chez moi », souffle Haikal Drine, visiblement marqué.

L’élu précise avoir porté plainte le 2 novembre au commissariat du Blanc-Mesnil pour des menaces de mort, aggravées par des insultes à caractère raciste. « On s’est attaqué à ma famille, à ma religion, à mes convictions », dénonce Haikal Drine.

L’élu a tout de même tenu sa place ce jeudi soir au conseil municipal. Auparavant, il a participé au rassemblement en soutien aux trois « maisons pour tous » (MPT) de la ville, que le maire (LR) Thierry Meignen projette de réformer. Un sujet sur lequel l’adjoint est en opposition avec le maire. Haikal Drine.

Le 30 octobre, lors de l’assemblée générale de cette association, cet élu issu d’un collectif citoyen a apporté son soutien au directeur Kader Zekri, contraint de quitter ses fonctions, et a affirmé son opposition à la volonté de la municipalité de faire appel à une nouvelle structure pour chapeauter les maisons pour tous.

Un acte «scandaleux» selon le maire LR

C’est dès le lendemain de cette prise de position qu’Haikal Drine assure avoir reçu des menaces de mort. « Est-ce le fruit du hasard ? », s’interroge-t-il. « Je ne vais pas me laisser intimider, poursuit Haikal Drine, qui a reçu le soutien de plusieurs élus de la majorité comme de l’opposition. Ma priorité est maintenant de rester auprès de ma famille et de la protéger. »

De son côté le maire, Thierry Meignen a condamné cet « acte scandaleux » envers Haikal Drine.

Le Parisien

Scandale en Italie: une maire refuse de serrer la main d’une étudiante car noir

4 novembre, journée de l’Unité nationale en Italie. A Portogruaro, une petite ville de la province de Venise, les festivités sont de mise. La maire Maria Teresa Senatore vient de déposer une gerbe de fleurs au pied du monument aux morts et s’apprête à serrer les mains de tous les citoyens qui patientent devant elle, sagement alignés.

Tous les citoyens, sauf une. En passant devant une étudiante noire, la maire feint d’ignorer la main qui se tend timidement devant elle, et poursuit son chemin comme si de rien n’était.

La scène, filmée par le blogueur local Stefano Zanet pour Portogruaro.veneto.it, a été postée sur Youtube. Et très vite, a soulevé une vague d’indignation dans tout le pays. Sur les réseaux sociaux, les internautes déplorent une « réaction honteuse » (« reazione vergognosa ») à l’encontre de Maria Teresa Senatore, à la tête d’une alliance entre Forza Italia, la Lista Civica et la Ligue du Nord – le parti xénophobe allié à Silvio Berlusconi.

Métro News

Islamophobie: Un boulanger français menacé de mort car musulman

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Ce commerçant nantais, Français originaire de Palestine, a reçu un courrier mercredi. Une plainte est déposée pour « menaces de mort matérialisées par un écrit, commises en raison de la religion ».

Aux autres, ce commerçant discret n’a pas parlé de ce qui lui est arrivé. Mercredi, il a reçu une lettre lui disant : « Arabes, Musulmans, Assassins, Mort à vous ». Sous ses mots, griffonnés sur un morceau de papier, une croix chrétienne était dessinée.

Mohammed nous montre la photo qu’il en a faite. L’original, lui, est dans les mains des policiers, qui sont saisis d’une plainte pour « Menaces de mort matérialisées par un écrit commises en raison de la religion ». Des patrouilles passent régulièrement devant sa boulangerie depuis.

Mais cet homme de 33 ans insiste : il ne veut pas être vu « comme une victime ». Et d’ailleurs, il est là depuis 7 h, ce samedi encore, sans le moindre début de boule au ventre. Il reçoit les clients, le sourire aux lèvres, dans sa boulangerie colorée, qui ne dit rien de ses origines, ni de ses éventuelles affinités religieuses. « Je ne suis pas du genre communautariste. Je suis même tout le contraire », dit-il.

Quant à cette lettre, « pour tout vous dire, quand je l’ai vue, j’ai d’abord voulu la jeter à la poubelle. Mais des amis m’ont conseillé de déposer plainte, ne serait-ce que pour protéger mon commerce, au cas où… »

Pourtant, il veut croire que ce ne sont que des mots. Aussi difficiles soient-ils à lire. Ce courrier menaçant reçu par la Poste, à son nom, n’empêchera pas ce Français, originaire de la bande Gaza, en Palestine, de vivre la vie qu’il s’est choisie. Une vie toute simple. Avec sa petite boulangerie située près du quartier de la gare de Nantes, sa femme et son fils, et les amis, nombreux, qu’il s’est fait ici, en France…

Presse Océan

Le journal Nord Littoral dévoile l’identité d’internautes tenant des propos racistes

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Pour dénoncer la montée du racisme et de la xénophobie en Allemagne, le quotidien Bild avait publié le 20 octobre dernier, dans ses colonnes, des commentaires anti-étrangers parus sur sa page Facebook avec l’identité des responsables.

Nord Littoral s’associe à cette démarche en publiant une partie des commentaires les plus haineux, comme ceux qui appellent aux meurtres. Voici donc quelques messages qui mériteraient de figurer sur un mur de la honte :

– A propos du défenseur des droits qui dénonce la situation des migrants à Calais, Olivier Fauvet écrit le 6 octobre : « pourquoi ne pas construire un camp de concentration, on sera tranquille. »

– Concernant les cinq migrants repêchés au port de Calais alors qu’ils tentaient de monter dans un ferry, Rougemont Lola Audrey écrit, toujours le 6 octobre : « Et merde, voilà qu’ils y vont à la nage, Mdr. Faut encore de l’entraînement. Par chance, t’en as qui mourront peut-être. »

– A Calais, les migrants lancent des projectiles sur l’autoroute pour faire ralentir le trafic. Ghe Divergences Nicholas estime le 8 octobre que « les camionneurs devraient être armés et ne pas hésiter à tirer. »

– Migrants, la rocade sous pression, le 9 octobre. La solution pour Jean-Jacques Bibeck : « Il suffit de leur rouler dessus, au bout d’une dizaine, ils se calmeront. »

– A propos de l’identification du corps du migrant disparu dans le port de Calais, le 13 octobre, Templiere Floriane écrit : « Et un de moins, yessss. Vous pouvez m’insulter, je m’en fous. »

– Les migrants tombent nez à nez avec un ours polaire, le 14 octobre. Steeven Angelique Ponthieu estime qu’ « il aurait dû les bouffer, ces crasseux. »

Nord Littoral

Soupçonné de vol, il se déshabille et insulte le vigile de « nègre » et de « singe »

Un homme suspecté de vol par un agent de sécurité de la galerie marchande d’Auchan, à Balma-Gramont, le mardi 3 novembre, vers 13 h 30. Cet homme s’est immédiatement dévêtu et a insulté l’agent de sécurité dans le plus simple appareil, tout juste vêtu de ses chaussettes.

« Enculé de nègre, sale singe », a éructé l’individu suspecté. L’agent auquel il s’adressait venait de découvrir un antivol brisé dans une cabine et soupçonnait l’individu d’être l’auteur d’un vol.

C’est après lui avoir demandé de revenir dans le magasin que ce dernier a « dégoupillé ». La femme qui l’accompagnait a alors fait écran et l’individu a été poussé vers la sortie. Ils ont aussitôt appelé la police, qui a arrêté l’individu, et ont déposé plainte dans la foulée.

L’enquête a été confiée au commissariat de Toulouse, qui a vite remarqué que le client colérique et raciste était ivre. L’homme, âgé de 48 ans, a passé la nuit au commissariat. À l’issue de sa garde à vue, il a été présenté à un juge mercredi, en début d’après-midi. Il a été écroué en attendant de comparaître, jeudi après-midi, devant le tribunal correctionnel.

La Dépêche

Un bande policiers proche du FN font des saluts nazis et tiennent des propos racistes

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Un brigadier-chef de police était jugé mardi par le tribunal correctionnel d’Amiens pour avoir crié «Sieg Heil» (salut nazi) et tenu des propos racistes dans un bar de la ville. Il était poursuivi en compagnie de deux autres policiers et de deux autres hommes, pour «provocations à la discrimination et à la haine raciale».

Les faits remontent à février 2008. Un policier de la BAC (brigade anticriminalité) d’Amiens fête la naissance de son fils avec deux autres collègues, dont le brigadier-chef. Deux bouchers, chez qui les policiers ont leurs habitudes, se sont joints à eux.

Après avoir bu, les cinq hommes finissent la soirée dans un pub de la ville, le My Godness. Vers 23h30, des témoins les voient faire des saluts hitlériens, trinquer aux cris de «Sieg Heil» et tenir des propos violemment antisémites et racistes.

Toujours selon des témoins, les cinq hommes, priés de quitter les lieux, s’en prennent à deux employés du bar d’origine africaine. Ils menacent le patron du pub de représailles si l’affaire venait à s’ébruiter. Mais ce dernier porte plainte.

Les cinq hommes sont placés en garde à vue et suspendus par la police. L’un des fonctionnaires de police se réclame du « White Power » (organisation suprématiste blanche américaine). Un autre est marié à une élue FN. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, condamne «avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables».

SOS Racisme, partie civile avec la LDH et la Licra, s’est dit «très surpris et scandalisé par le fait que le tribunal ait pu relaxer et quasi-relaxer l’ensemble des personnes mises en cause, y compris des policiers dont on est en droit d’attendre qu’ils soient irréprochables dans leur comportement». Isabelle Hochard, coordinatrice régionale de SOS Racisme, jugeant «dérisoire» la condamnation du brigadier-chef, va demander au parquet de faire appel.

Selon les avocats de la défense, les relaxes s’expliquent par des problèmes d’imputabilité des propos. «On ne pouvait pas briser une vie pour une soirée trop arrosée, a expliqué Me Jérôme Triomphe, avocat du brigadier-chef. On a rendu l’honneur à des policiers exemplaires».

Le Parisien