Archives de Tag: racisme
Belgique: Crachat, insultes, étranglement…, un homme hystérique agresse 2 femmes voilées
Un grave incident a opposé, il y a quelques jours, un homme à deux femmes portant un foulard dans une école de Bourg-Léopold, dans le Limbourg. Cela s’est passé lors de l’inscription des enfants. L’homme a crié aux deux femmes de retirer leur foulard et leur a enjoint de retourner en Turquie. Il a même craché sur l’une d’elle.

Il a d’abord crié aux deux femmes qu’elles devaient parler néerlandais. L’une d’elle explique parler correctement le néerlandais mais, ce jour-là, avec son amie qui vient de Liège et ne parle pas la langue de Vondel, elle s’exprime donc en turc.
« Il a continué en disant que si nous ne parlions pas flamand, nous ferions mieux de retourner en Turquie. Puis il a dit à Hilal : ‘Retire ce chiffon de ta tête et si tu ne parles pas néerlandais, retourne en Turquie’ », raconte Elif.
L’homme en est venu aux mains en attrapant l’une des mères de famille à la gorge. « Emine a été projetée par terre et il s’en est pris à tous ceux qui voulaient l’aider », poursuit Elif. Il y a aussi eu des crachats et des coups de pied dans un ballon en direction des deux dames.
C’est finalement un ouvrier de l’école qui est venu à la rescousse des deux mères de famille et qui a maîtrisé le fou furieux. La direction de l’établissement précise que cet homme ne remettra plus les pieds dans l’établissement. « Nous ne tolérons pas le racisme », a-t-il été précisé.
L’une des mamans a décidé de porter plainte. Quant à l’agresseur, il estime n’avoir rien à se reprocher.
Hongrie: vague d’indignation suite à la décoration d’un journaliste raciste et antisémite
En Hongrie, la décoration d’un journaliste extrémiste suscite l’indignation. Le 20 août dernier, à l’occasion de la fête nationale hongroise, le journaliste Zsolt Bayer était fait chevalier de l’Ordre du mérite par le président de la République hongroise Viktor Orban. C’est l’une des plus hautes distinctions du pays. Or ce journaliste est connu pour ses écrits racistes et antisémites. Indignées, plusieurs personnalités ont rendu leur propre décoration et la liste ne fait que s’allonger…

Ils sont plus d’une centaine à avoir retourné leur décoration au président de la République, et le nombre augmente tous les jours.
Parmi ces personnalités, le cinéaste Benedek Fliegauf, primé à Locarno et à Berlin et le chef d’orchestre Adam Fischer, qui a dirigé les plus grands orchestres du monde entier, mais aussi des philosophes et des mathématiciens de renom, des doyens d’universités, des anciens dissidents… Tous se disent choqués.
Ils rendent leur Croix de l’ordre du mérite, qui ressemble un peu à la Légion d’honneur française, parce qu’ils ne veulent pas être assimilés au controversé Zsolt Bayer.
Qui est Zsolt Bayer, le journaliste récompensé ?
Zsolt Bayer, 53 ans, est un éditorialiste connu depuis plus de 20 ans pour sa rhétorique raciste.
Des plaintes ont été déposées, mais il n’a jamais été sanctionné par la justice. Il faut dire que Zsolt Bayer n’est pas n’importe qui. Vieil ami de Viktor Orban, il est l’un des fondateurs de son parti. Il a longtemps écrit dans le Magyar Nemzet, le quotidien ultra conservateur du parti au pouvoir.
Aujourd’hui, il intervient dans des médias de tendance d’extrême-droite, qui font partie de l’empire médiatique fondé par Viktor Orban.
Zsolt Bayer a une fonction : attirer les électeurs d’extrême-droite vers le parti d’Orban. Et grâce à son discours de haine, de retenir les électeurs de droite qui pourraient être tentés d’aller vers l’extrême droite.
«Tu n’as rien à faire dans ce bar du FN» la gérante d’un bar refuse de servir un client d’origine turque
Une gérante de bar de Belleville a été condamnée à 800 euros d’amende ce mardi pour avoir refusé de servir un client d’origine turque.

Le 1er avril dernier, un jeune homme d’origine turque était en train de rejoindre ses collègues pour boire un verre dans l’établissement de Belleville. Mais, une fois sur place, la gérante du bar a refusé de le servir à cause de ses origines. « Tu n’as rien à faire dans ce bar du FN », aurait-elle lancé. Les gendarmes ont alors été prévenus. Arrivés sur place, ils n’ont pas pu faire changer d’avis la tenancière, qui était visiblement alcoolisée.
Elle a été jugée ce mardi. Pour sa défense, elle a expliqué qu’étant elle-même d’origine maghrébine elle aurait reçu des menaces de sa communauté parce qu’elle servait de l’alcool et de la charcuterie dans son établissement, indique Le Progrès. Elle a été condamnée à une peine de 800 euros d’amende pour “discrimination à raison de la race”.
Israël : pour le chef de la police, les juifs éthiopiens sont «naturellement» suspects
Alors qu’Israël connaît régulièrement des manifestations hostiles aux immigrés, le chef de la police justifie les contrôles au faciès, mettant en avant le caractère «criminogène» des juifs éthiopiens pourtant citoyens de plein droit de l’Etat Hébreu.

«Toutes les études criminologiques du monde le prouvent : les immigrés sont plus souvent impliqués dans des affaires criminelles que les autres, et ce n’est pas surprenant», a estimé le chef de la police israélienne lors d’une convention à Tel Aviv. «Quand la police rencontre quelqu’un de plus suspect que d’autres, par nature, elle le suspectera plus, c’est naturel», a argumenté le chef de la police, Roni Alsheikh, en réponse aux accusations des défenseurs israéliens de la communauté des juifs éthiopiens. Les militants anti-racistes ont en effet accusé les forces de l’ordre de cibler plus particulièrement ces juifs et de procéder à des contrôles au faciès se fondant sur des préjugés racistes.
«De plus, il est prouvé que le taux de criminalité est plus élevé chez les jeunes. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela crée une situation dans laquelle une communauté est plus criminogène» que les autres, a estimé Roni Alsheikh, qui a par ailleurs reçu le soutien du ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan.
Israël compte quelque 135 000 juifs d’origine éthiopienne, dont 50 000 sont nés sur le sol de l’Etat hébreu. S’ils sont désignés du terme raciste de «Falachas», ils préfèrent s’appeler eux-même «Beta Israël», qui veut dire «maison d’Israël». Ces juifs éthiopiens, dont l’origine est mal définie, mais dont on sait qu’ils ont vécu pendant des siècles dans le nord de l’Ethiopie, ont commencé à migrer vers Israël dans les années 1980 et 1990 après la reconnaissance par l’Etat d’Israël de leur «judéité».
Une communauté de citoyens israéliens victime de discriminations racistes
L’intégration des «Ethiopiens» en Israël reste difficile. Ces derniers se retrouvent en effet ghettoïsés dans des quartiers spécifiques et considérés comme des juifs de deuxième catégorie. La minorité éthiopienne connaît un taux de chômage plus élevés que le reste de la population israélienne, compte moins de diplômés et, en revanche, se retrouve sur-représentée dans les affaires judiciaires. En 2013, le scandale de la «stérilisation» des immigrées éthiopiennes par les autorités israéliennes a éclaté au grand jour. Des femmes venues d’ethiopie s’était vues injecter de façon systématique des contraceptifs de longue durée pour des raisons sanitaires.
Contrairement a ce que dit Chevènement, les Français sont ultra-majoritaire à Saint Denis

Lorsque Jean-Pierre Chevènement veut illustrer sur France Inter un échec du « processus de l’intégration » et des « problèmes d’équilibre de la société française », le futur président de la Fondation de l’Islam en France affirme qu’une des nombreuses nationalités présentes dans la ville de Saint-Denis a quasiment disparu. Et on comprend bien que l’ancien ministre parle de la nationalité française. Interrogé par le site Buzzfeed, l’entourage de Jean-Pierre Cheévènement évoque d’ailleurs « un lapsus ».
Mais quels sont les faits ?
Les chiffres du dernier recensement de l’Insee sont pourtant sans appel : la nationalité française est largement majoritaire à Saint-Denis. Sur près de 108.000 habitants en 2011, 76.000 ont la nationalité française, qu’ils soient Français de naissance ou qu’ils le soient devenus.

Et ce rapport de 70%/30% entre population française et étrangère constaté par l’Insee en 2011 était identique lors du recensement de 2006. La nationalité française n’est donc pas en déclin à Saint-Denis.
Ceci dit, il y a effectivement plus d’étrangers dans cette commune francilienne que dans beaucoup d’autres villes du pays. Au niveau national, la France compte un peu plus de 6% d’étrangers (les Portugais étant les plus nombreux, devant les Algériens et les Marocains).
Un autre personnalité colporte cette fausse idée cher a l’extrême droite, il s’agit de Laurent Bouvet, fondateur de l’officine prônant une « laïcité de combat », le Printemps républicain.

Sortie du livre La Fachosphère : Comment l’animateur de Fdesouche rencontre Eric Zemmour…

Sortie du livre La Fachosphère (« Comment l’extrême-droite remporte la bataille du net ») le 21 septembre prochain. Un ouvrage rédigé par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet, auteurs il y a deux ans de « Histoire du Front National ».
Une enquête de deux ans pour comprendre les parcours, les idées, les réseaux et les moyens des partisans de l’extrême droite sur Internet, notamment à travers le blog Fdesouche et la plate-forme SOS racailles, annonce l’éditeur.
Flammarion présente ainsi ce livre :
« « Fachosphère » : le mot s’est largement répandu dans les médias pour désigner l’omniprésence de l’extrême droite sur Internet. La réalité qu’il recouvre reste pourtant nébuleuse. Fruit d’une enquête de deux ans, l’ouvrage lève le voile sur les parcours, leurs idées, les réseaux et les moyens de ses artisans. Dans quelles conditions se passent les rencontres entre l’animateur de Fdesouche, premier blog français d’extrême droite, et les idoles réactionnaires Eric Zemmour et Alain Finkielkraut ? Comment la plate-forme SOS Racailles, active au début des années 2000, a poussé un jeune à tenter d’assassiner Jacques Chirac ? Comment un néo-nazi en cavale peut continuer à narguer la justice depuis le Japon ? Alors que l’extrême droite progresse dans les urnes et dans les têtes, l’ouvrage répond à cette question : comment ses partisans ont-ils gagné la bataille du Net ?«
Charles-Antoine Casanova, le maire qui voulait expulser tous les Maghrébins à Sisco est mort

Charles-Antoine Casanova transportait 100 000 euros et une arme
Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale, un village d’une centaine d’habitants, est mort « dans un accident de la circulation sans intervention d’un tiers », a confirmé à l’AFP une source judiciaire, excluant tout homicide.
Dans sa sacoche, les policiers ont trouvé un calibre 7.65, un calibre répandu, approvisionné, et M. Casanova transportait 104.000 euros en liquide, a précisé une source proche du dossier.
Le maire de Guarguale, Charles-Antoine Casanova, est décédé à la suite d’un accident de moto à l’entrée d’Ajaccio, lundi 29 août.
Peu après 8h, lundi 29 août, le maire de Guarguale, Charles-Antoine Casanova, 52 ans, est décédé à la suite d’un accident de la route à Ajaccio. Sa moto a effectué une sortie de route après le rond-point de Campo dell’Oro, situé à l’entrée de la ville.
Le motard était en arrêt cardio-ventilatoire au moment de sa prise en charge par les secours. Grièvement blessé à la tête, Charles-Antoine Casanova a été transporté en état d’urgence absolue à l’hôpital de la Miséricorde d’Ajaccio, où il est décédé peu de temps après son admission.
Après les incidents de Sisco, Charles-Antoine Casanova, maire de la commune de Guarguale en Corse, a écrit sur sa page Facebook un message de recommandation à l’attention de son collègue. Dans ce message, il lui conseille d’expulser les Maghrébins.
« Le meilleur maire de France » Corse, Charles Antoine Casanova appelle à la déportation des Musulmans ! pic.twitter.com/SvMgqQgnwN
— ecriture sans bavure (@ecritsansbavure) 20 août 2016
«En tant qu’élu, je demande à mon collègue, le maire de Sisco, dans un premier temps, de prendre toutes les mesures nécessaires afin d‘exclure définitivement de sa commune tous les maghrébins et leurs familles, qu’ils soient impliqués ou non dans ces incidents».
Ces propos, rédigés le 14 août sur la page Facebook de Charles-Antoine Casanova, ont depuis été effacés. Mais la polémique est vivace concernant celui accusé «d’appeler à bastonner les Maghrébins» : sur Change.org, deux pétitions ont vu le jour, l’une pour le soutenir (618 signataires), l’autre demandant sa condamnation en justice (19 214 signataires).
« Sale bougnoule, retourne chez toi » : une friterie taguée et incendiée à Athies

Une friterie ambulante a été incendiée, dimanche soir, à Athies. Un acte criminel. Selon un membre de la famille qui tenait ce commerce, des tags racistes étaient inscrits sur le camion depuis plusieurs semaines.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un camion-friterie, qui est habituellement à Saint-Nicolas près du Leclerc, a été incendié, dans la commune d’Athies. L’acte criminel ne fait guère de doute selon la gendarmerie qui a ouvert une enquête.
Le père de l’homme qui tient cette friterie nous a joints ce mardi pour apporter des précisions. « Je ne comprends pas pourquoi la gendarmerie ne confirme pas les tags racistes. Il y a quinze jours, il y en avait déjà et nous sommes allés porter plainte. On pouvait lire des écrits comme sale bougnoule, retourne chez toi devant la maison de mon fils à Athies. » Le camion aurait également été vandalisé.
La famille est actuellement en vacances et reviendra à la fin du moins dans l’Arrageois. « Mon fils est dévasté. Je m’étonne également que la mairie n’ait pas réussi à le joindre. Je l’ai prévenu dès lundi. Comment voulez-vous qu’il aille après un tel acte odieux ! Mon fils tenait cette friterie depuis un an. Douze mois de travail sont partis en fumée. »
« Tous les musulmans sont des terroristes »: un restaurateur refuse de servir 2 femmes voilées
Le parquet de Bobigny ouvre dimanche une enquête pour « discrimination à caractère racial
Le parquet de Bobigny a indiqué avoir ouvert dimanche une enquête pour « discrimination à caractère racial ». Interrogée par l’AFP, la préfecture de Seine-Saint-Denis a évoqué un « différend » ayant opposé samedi soir le patron de ce restaurant.
Ces deux habitantes de la région parisienne ont aussitôt pris contact avec le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a indiqué l’association. Selon son porte-parole, Marwan Muhammad, joint par l’AFP, elles ont l’intention de déposer plainte lundi matin avec l’aide du collectif.
La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol a indiqué sur Twitter avoir saisi la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) « afin d’engager investigations et sanctions contre le comportement intolérable de ce patron de restaurant« .
Francois Asensi, le maire de la ville de Tremblay-en-France condamne l’attitude discriminante du restaurateur
https://twitter.com/AlexisMazade93/status/769943374916976640
Cette scène se déroule dans le restaurant le Cénacle à Tremblay-en-France.
Atlantico publie un article raciste de Benoît Rayski en toute tranquillité
L’écrivain Benoît Rayski, collaborateur du site Atlantico et plusieurs fois épinglé pour des propos discriminatoires vient de publier un article d’un racisme époustouflant, où il attaque la militante anti-racisme Sihame Assbague suite à l’ouverture du “camp d’été décolonial” à Reims.

« Moi parler petit nègre. Pour expier d’avoir stigmatisé les Noirs avec « Y a bon banania ». Voici comment Benoît Rayski, collaborateur du pureplayer Atlantico, introduit « glorieusement » un non moins glorieux article publié jeudi 25 août: « Moi, méchant Blanc, demander pardon à pauvre Noir souffrant ».
Suite au débat sur l’ouverture d’un « camp d’été décolonial » à Reims (un camp d’été de réflexion sur le racisme d’Etat) et non-mixte (l’entrée est refusée aux personnes non-victimes de ce racisme, « c’est à dire les blancs »). Benoît Rayski, présenté par le site comme « historien, écrivain et journaliste », a cru bon d’éclairer les lecteurs d’Atlantico de sa réflexion sur le sujet.
S’en suivent une quarantaine de lignes où il réhabilite en toute décontraction le style Tintin au Congo. Un style qui vient fleurir une opinion non moins rétrograde où racisme et colonialisme sont librement assumés. À tel point qu’on pourrait croire à du second degré. Mais non.
Benoît Rayski attaque personnellement Sihame Assbague, la co-organisatrice de l’événement et militante anti-raciste:
“Sihame Assbague vouloir développement séparé des races : en Afrique du Sud on appelait ça apartheid… Moi être pour. Moi aimer. Sihame Assbague pas vouloir de moi ? Mais moi pas vouloir, mais pas du tout, d’elle. (…) Car moi pas vouloir être mélangé à des milliers de Sihame Assbague qui crachent sur moi. Moi être heureux dans mon jardin. À me prélasser dans mon hamac. Moi fumer cigare. Moi lire Tintin au Congo. Moi rêver d’être dans un palanquin porté par des Noirs. Moi peut-être avoir eu un ancêtre négrier. Mais moi pas vouloir le renier ou demander pardon. Moi être fautif quand même d’avoir colonisé l’Afrique. Mais moi y’en avoir marre de baisser la tête pour ça. Moi avoir quitté l’Afrique. Et Sihame Assbague être venue chez moi. Moi vouloir être libre. Libre de Sihame Assbague. Libre de Christiane Taubira. Libre du CRAN.”
Après être restés bouche bée vingt bonnes minutes devant la décomplexions de Benoît Rayski (lui-même se revendique « islamophobe décomplexé »), on a quand même voulu en savoir plus.
Benoît Rayski n’en est pas à son coup d’essai
Si aucune information ne vient corroborer la qualité d’ »historien » mise en avant par Atlantico, Benoît Rayski est en tous cas écrivain. Auteur de nombreux livres comme Le gauchisme, maladie sénile du communisme, ou L’Enfant juif et l’enfant ukrainien, critique de l’amalgame entre nazisme et stalinisme. Il collabore également au site, classé à l’extrême-droite, créé par Robert Ménard Boulevard Voltaire et au magazine Causeur.
Déjà épinglé à de nombreuses reprises pour ses propos racistes, il avait notamment utilisé en octobre 2015 la réédition de Mein Kampf pour publier un article, toujours sur Atlantico, arguant que le pamphlet d’Adolf Hitler était “depuis des années un best-seller dans le monde arabe-musulman”.
Pourquoi Atlantico et Causeur laissent-ils passer ça ?
Une tendance destiné à attirer un lectorat de plus en plus à droite mais qui donne lieu à de nombreux dérapages, dont on ne sait plus s’ils en sont vraiment.
À tel point que leurs collaborateurs commencent à faire défection. L’historien Nicolas Lebourg refuse désormais d’accorder des interviews à Atlantico depuis la publication d’une tribune signée par Benoît Rayski himself, qu’il qualifie « d’effroyablement raciste »
Des supporters stéphanois ont brandi des drapeaux Palestiniens contre une équipe israélienne « raciste »
Israel : aucun joueur arabe, musulman ou chrétien, ne peut jouer dans l’équipe du Beitar
L’affaire a fait du bruit au Royaume-Uni, mais au même moment, il est passé inaperçu que l’AS Saint-Étienne jouait en Coupe d’Europe contre le Beitar Jérusalem. Le Beitar Jérusalem: voilà un autre club où les tribunes sont violemment politiques.
En Israël, le Beitar, qui tire son nom du mouvement sioniste, représente le public de supporters les plus à droite de l’échiquier politique. Dans les tribunes, et même en dehors, le slogan « Mort aux Arabes » y est régulièrement chanté et aucun joueur arabe (y compris arabe israélien, qu’il soit musulman ou chrétien) ne peut jouer dans l’équipe.
Le principal groupe ultra, La Familia, est violent: de nombreux membres ont été condamnés en Europe et en Israël pour violences et le drapeau du Kach, le parti d’extrême droite israélien interdit, flotte régulièrement dans les tribunes.
Le Kach est considéré en Israël et par l’Union Européenne comme une organisation terroriste.
Des supporteurs de Saint-Etienne ont brandi des drapeaux palestiniens lors de match de Ligue europa face au Beitar Jérusalem. L’UEFA pourrait sévir.

«Nous ne tolérerons aucun drapeau palestinien ou israélien dans le kop nord.» Si l’appel au calme lancé par les responsables d’une partie des supporteurs de l’ASSE a été respecté pour la venue du Beitar Jérusalem en Ligue Europa jeudi, une frange des fans stéphanois dans la tribune opposée a mis le feu aux poudres.
Après un quart d’heure de jeu, plusieurs dizaines de supporteurs appartenant au groupe des Greens ¬Angels 92, ont brandi des drapeaux palestiniens en direction de la vingtaine de fans israéliens ayant fait le voyage jusque dans le Forez. «La stupidité, c’est le Beitar. La tolérance, c’est mieux», pouvait-on lire (en anglais) ensuite sur une banderole qui, retournée, affichait ensuite le message, «tous les racistes sont des bâtards».
Les ambiances surchauffées, le Beitar Jérusalem y est rodé. À domicile dans son bouillant Teddy Stadium surnommé «l’enfer», mais aussi et surtout hors de ses bases. Lorsqu’il se déplace, le club fondé en 1936 par David Horn, ancien chef du Betar, un mouvement sioniste et nationaliste, soulève très régulièrement la colère des fans adverses. La faute à une réputation sulfureuse entretenue par le club depuis plusieurs dizaines d’années. Jamais un joueur d’origine arabe n’a pu se faire une place dans l’effectif jaune et noir. En 2013, un joueur tchétchène de confession musulmane est arrivé en prêt. L’expérience a tourné court. Les supporteurs ont quitté le stade en hurlant des chants racistes. Zaur Sadayev a fait sept apparitions avant de faire ses valises.
L’équipe «la plus raciste» et fière de l’être
La partie la plus virulente mais aussi la plus influente de ces supporteurs se regroupe sous la bannière de la Familia, qui affiche ouvertement sa haine des musulmans en entonnant à domicile des chants extrêmement violents, s’autoproclamant équipe «la plus raciste dans le football». Sur l’échiquier politique local, ce groupe d’un gros millier d’individus se positionne à l’extrême droite en sortant régulièrement dans les tribunes des drapeaux à l’effigie du Kach, un parti nationaliste religieux pourtant interdit en 1994 par le gouvernement israélien.
Les incidents avec ces hooligans sont récurrents. Le dernier en date est survenu début août lorsque la police a inculpé 19 supporteurs pour violence, tentative de meurtre et délits racistes. Cette haine, la Familia l’exporte lorsqu’elle voyage en Europe.
Cet été, des centaines de drapeaux palestiniens avaient été brandis dans le stade du Celtic Glasgow lors du barrage de Ligue des champions contre les Israéliens d’Hapoël Beer-Sheva.
Une enquête de l’UEFA à venir?
Au milieu de ces polémiques, l’UEFA se retrouve très embarrassée. Alors que le drapeau palestinien, qui flotte devant le siège des Nations unis, est reconnu par l’ensemble de la communauté ¬internationale, l’instance associe sa présence dans les stades à un acte «illicite» et à un «un message de nature politique, idéologique, religieuse, injurieuse ou provocante» qui enfreint les règles. Une problématique qui n’est pas sans rappeler celle du burkini en France. En attendant, une enquête visant le Celtic Glasgow a été ouverte le 22 août. L’AS Saint-Étienne peut s’attendre à un traitement identique.
Incident raciste dans un stade : une australienne jette une banane sur un aborigène
Une spectatrice a été bannie à vie de tout match après avoir jeté une banane à un joueur aborigène lors d’une partie de foot australien.
L’Australie est frappée par un tempête médiatique suite à un incident raciste dans un stade de foot australien, sport local entre le football et le rugby. Une spectatrice n’a rien trouvé de plus intelligent que de jeter une banane à un joueur aborigène des Adélaïde Crows, Eddie Betts.
Après enquête, la jeune femme a été bannie à vie de tout match de la Ligue de football australien dont le patron, Gillon McLachlan, a déclaré que l’incident était «sans aucune ambiguïté raciste» et qu’il l’avait «rendu malade». D’autant que ce n’est pas la première fois que le foot australien est secoué par le racisme.
L’année dernière, Adam Goodes, un des sportifs australiens aborigènes le plus connu, a mis fin à sa carrière dans le footy après avoir été régulièrement l’objet de huées dans les stades. En 2013, un jeune spectateur l’avait traité de singe au Melbourne Cricket Ground.
The Guardian : quand des féministes françaises soutiennent des lois racistes
L’attitude française majoritaire à l’égard du « hijab », c’est-à-dire du foulard porté par certaines femmes musulmanes, est incompréhensible pour le reste de la planète. Pas seulement incompréhensible : elle est répréhensible. C’est ce qu’explique Christine Delphy dans une tribune publiée dans The Guardian. Nous publions ici la traduction en français du texte original.

La première mesure ouvertement anti-musulmane a été le passage d’une loi en 2004 qui interdit aux jeunes filles d’aller à l’école en portant un « foulard islamique » – ce qu’il était appelé alors, avant de devenir, dans le patois journalistique, un « voile ».
Cependant, l’islamophobie, la peur et la haine de l’Islam et des Musulmans, n’est pas spécifiquement française : elle est répandue en Europe, en Amérique du Nord, bref dans tout le monde occidental. Bush Jr a décrété l’Islam ennemi du monde occidental, et c’est ainsi que ce monde en est venu à justifier l’invasion et la destruction d’une grande partie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale depuis les années 2000.
En France, cependant, en sus des raisons géopolitiques (l’alliance avec les Etats-Unis), l’islamophobie a des racines proprement françaises. La campagne idéologique contre l’Islam a commencé il y a plus de quarante ans. Thomas Deltombe a montré qu’entre les années 1980 et le milieu des années 2000, pas une semaine ne s’est écoulée sans que l’un ou l’autre des principaux hebdomadaires ne publie un numéro ayant un titre comme : « Devrions-nous avoir peur de l’Islam ? » ou « L’Islam est-il compatible avec la démocratie ? ». Les quotidiens, les radios et les télés faisaient preuve de la même obsession. Cela n’a fait qu’empirer au cours des années, au fur et à mesure que le public est devenu convaincu que la « civilisation occidentale » était menacée par l’Islam, et que ce danger était incarné en France par les cinq millions de descendants d’immigrés d’Afrique du Nord vivant en France – des Musulmans potentiels.
La loi de 2004 interdisant le port du foulard dans les écoles publiques se base sur la croyance que les signes religieux sont contraires à la laïcité, c’est-à-dire au sécularisme politique. La loi de 1905 mit en place une nouvelle règle, qui est de fait celle de tous les Etats modernes : pas de religion d’Etat, toutes les opinions et croyances – religieuses ou non – étant mises sur un pied d’égalité.
Pas d’interférence du clergé dans les affaires de l’Etat, ni de l’Etat dans les affaires religieuses. La liberté de conscience implique la liberté d’expression, et cette liberté signifie que les opinions – sur n’importe quel sujet – peuvent être exprimées en public comme en privé.
Aujourd’hui pourtant, cette loi est utilisée contre les Musulmans, car elle a subi une réinterprétation radicale de la part des politiciens, des journalistes et des lobbies ; elle a été, comme le dit Jean Baubérot, falsifiée. Elle est présentée comme disant le contraire exact de ce que la loi française et les Conventions internationales disent.
Même avant la loi de 2004 excluant les adolescente portant foulard de l’école publique – violant ainsi leur droit fondamental à l’instruction – les groupes féministes établis n’acceptaient pas les femmes portant foulard dans leurs réunions. Elles avaient décidé, assez tôt, que ces femmes ne pouvaient pas être féministes, et même, qu’elles étaient contre tout ce que le féminisme représente. L’une des ironies de leur posture est qu’elle les a menées à essayer physiquement de sortir des femmes portant foulard d’une manifestation… pour le droit à l’avortement (2005) ! En 2003, les féministes blanches décidèrent que le foulard est un « symbole d’oppression », et seulement cela – et pour elles il va sans dire que porter un symbole d’oppression ne peut signifier qu’une chose : que vous êtes pour l’oppression.
Ces féministes blanches n’ont jamais mis en question ce qu’elles portent elles-mêmes.
Si les féministes blanches voyaient vraiment les femmes portant le foulard comme des femmes opprimées, loin d’être une excuse pour les renvoyer de l’école et des mouvements féministes, ce devrait être une raison de les « prendre dans leurs bras ».
Les femmes qui portent le foulard sont pour la plupart les filles ou les petites filles de gens qui ont émigré d’Afrique du Nord, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, c’est-à-dire de territoires qui ont été conquis et colonisés par les Français. Ceux-ci leur ont attribué le statut d’ « Indigènes ». Durant toute la colonisation, qui a duré 130 ans pour l’Algérie, si les « Indigènes » étaient français, ils n’étaient pas des citoyens, mais des « sujets » de l’Empire français. C’est ainsi que les Français les connaissaient, et c’est ainsi qu’ils continuent de les voir : comme « pas vraiment » Français. C’est aussi ainsi qu’ils veulent les garder. Les femmes autant que les hommes subissent les manifestations de ce racisme. Les Blancs, quand on les interroge, expriment des sentiments extrêmement négatifs envers les Noirs et les Arabes. Ils adoptent aussi une posture de déni total vis-à-vis de la discrimination que notre société inflige aux Arabes et aux Noirs. Les femmes sont aussi discriminées que les hommes, et ont une conscience vive de cette communauté de destin.
Dans ces conditions, porter un signe religieux ostensible peut avoir plusieurs sens différents, et tous à la fois : cela peut signifier leur solidarité avec les autres membre du groupe racisé ; cela peut signifier la tentative d’échapper mentalement à leur condition objective en s’échappant dans la spiritualité que la religion leur offre ; ou revendiquer des racines que les Blancs jugent infamantes ; ou encore une protestation muette contre la façon dont les traitent les Blancs. Et bien d’autres sens encore.
Mais les Blancs, et parmi eux, un grand nombre de féministes, refusent de comprendre leur situation, et continuent de demander qu’elles agissent comme si elles n’étaient pas discriminées et humiliées tous les jours de leur vie ; comme si elles étaient « comme tout le monde », c’est-à-dire comme les Blancs ; or elles ne le sont pas. Au contraire elles font partie d’un groupe opprimé et défavorisé dans la société. Les fils et les filles d’immigrés africains, né.e.s en France, sont citoyen.ne.s aujourd’hui. Et cependant elles et ils sont deux fois plus au chômage que la population globale, sont persécutés par la police, et insultés par les Blancs.
Ainsi un sécularisme politique – la laïcité dévoyée de son sens – est utilisé pour priver les Musulmans de leurs droits fondamentaux – car en France les Musulmans sont majoritairement des Arabes. Ceci atteint d’abord les femmes. Les femmes musulmanes portant le foulard sont progressivement privées – loi d’exception après loi d’exception – de la plupart des possibilités d’emplois rémunérés.
Comme Saïd Bouamama l’a écrit en 2004, la version française de l’islamophobie n’est ni plus ni moins qu’une façon de rendre un racisme classique respectable. Que des féministes aident et encouragent une telle série de mesures racistes qui sont à la fois ouvertes et illégales, c’est plus qu’inquiétant.
Les féministes devraient comprendre que les femmes portant le foulard partagent avec les autres l’oppression patriarcale, avec en plus le handicap de la discrimination raciste. Elles devraient comprendre que ces femmes, portant le foulard ou non, aient envie de développer leur propre féminisme, en partant de leur propre situation, et que ce féminisme prendra forcément en compte leur culture islamique d’origine. Les féministes blanches contribuent à aggraver l’une des pires coupures de la société française, alors qu’il est urgent de la réparer.
Belgique: une femme refuse de faire don de son sang aux musulmans
Contrainte d’effacer son Tweet après avoir suscité l’ire des internautes, Marion Dekker avait déjà partagé des Tweet anti-turcs.

La Belge, Marion Dekker, a porté à l’actualité la discrimination en Europe contre les musulmans lorsqu’elle a demandé que le sang dont elle fera don ne soit pas utilisé pour des musulmans.
Le Croissant-Rouge a lancé une campagne de don du sang en Belgique.
La ville d’Anvers a publié une infographie, sur Twitter, expliquant à qui peut-on donner notre sang. Le graphique donné sous le titre « A qui pouvez-vous donner votre sang » explique aux internautes la compatibilité entre les groupes sanguins.
Marion Dekker a écrit sur son compte Twitter : « Je veux faire un don de sang mais pas à des musulmans. Pouvez-vous me le garantir? ». De nombreux internautes ont affiché leur réaction au Tweet de Marion Dekker.
« Je veux donner mon sang mais pas à des racistes. Pouvez-vous me le garantir ? » a riposté un internaute.
« Je suis musulman et je donne mon sang. A tous ceux qui en ont besoin. La Croix-Rouge ne fait aucune distinction. Désolé » a renchéri un autre internaute.
Contrainte d’effacer son Tweet après avoir suscité l’ire des internautes, Marion Dekker avait déjà partagé des Tweet anti-turcs.
«Les arabes dégagés», la Fédération Des Musulmans Du Sud reçoit un courrier raciste
Petit courrier courageux d’un assassin de la langue de Molière! Les lâches agissent masqués #BurkiniGate pic.twitter.com/GqgoDyhDfy
— Feiza Ben Mohamed (@FeizaK) 18 août 2016