Le fondateur de « Babtou solide » se filme en train de tabasser sauvagement un ex-camarade

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Le 8 octobre 2015, 5 hommes font irruptions au domicile d’Edouard Klein, ancien leader du GUD, l’un des principaux mouvements étudiants d’extrême droite. Pendant plusieurs dizaines de minutes le groupe va faire vivre un véritable calvaire à Edouard Klein : insultes, passage à tabac et humiliations. Il finira à l’hôpital.

Trois des membres de ce petit commando ont été identifiés. StreetPress vous en parlait, Loïk Le Priol, le fondateur de la marque de fringues « Babtou solide certifié » figure parmi les agresseurs. A ses côtés Logan Djian et Kleber Vidal, également membres du GUD.

Les faits

Il est un peu plus d’1 heure du matin, le 9 octobre, quand la petite bande arrive au domicile d’Edouard Klein. Sur les images, on le voit avachi dans son canapé, visiblement éméché. L’ex-gudard n’en mène pas large. Première claque balancée par Logan, ce n’est qu’un avant-goût. Nouvelle claque. Le choc est violent : Klein tombe du canapé.

« Lève-toi », lance ensuite à plusieurs reprises Loïk Le Priol avant d’ajouter :

« C’est toi l’idole du fascisme ? C’est toi le patron du GUD ? Mais t’es personne, regarde toi ! T’es personne, t’es qu’une merde ! »

Logan Djian :

« Dernière chance de te lever ou bien on te fout à poil ! »

Les injonctions à se déshabiller se poursuivent et Loïk Le Priol chuchote à Logan : « Et on le sodomisera à la fin ! » Avant de partir dans un éclat de rire. Logan tente d’arracher les vêtements de Klein, désormais au sol. Le Priol semble surexcité. Il hurle. « Enlève ton pull pédé ! » Toujours caméra à la main, il lui marche sur le visage. Des images que Mediapart a choisi de ne pas diffuser.

Humiliations

Les agresseurs entraînent la victime dans sa chambre. La lumière est éteinte, on ne distingue que des silhouettes mais on entend le son. Des insultes, des bruits de coups aussi. Klein les supplie de s’arrêter. Rien n’y fera. Loïk Le Priol se déchaine :

« Magne ta chatte putain, t’attends quoi pour te foutre à poil, dépêche-toi ! [bruit de coup] (…)Tu te dépêches ou on te pend avec [son foulard, ndlr.] »

Sur la vidéo suivante, retour dans le salon. Klein, nu comme un vers, est à genou. Son visage et une partie du parquet sont maculés de sang. Pour s’assurer du silence de la victime, Logan menace de faire circuler la vidéo. Nouveau coup de pied au visage, venu d’on ne sait où. Le Priol sort ensuite un couteau qu’il place sur la gorge de Klein. Terrorisé, il l’implore de s’arrêter.

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Dernière vidéo. Klein, toujours nu, est allongé sur le sol. Ses tortionnaires le forcent à se lever. Commentaires scabreux et menaces fusent encore. En fond sonore, on entend la Macarena. Klein est contraint à danser. Dernière phrase :

« Tu bouges bien en plus, comme une petite salope, comme tu es en fait. »

Qui sont les agresseurs ?

Derrière la caméra ce 9 octobre, l’ex-militaire Loïk Le Priol. Dans la vidéo, il se vante d’avoir « buté plus d’un mec là-bas ». StreetPress l’avait rencontré tout début mars en compagnie de sa copine Louise. Ensemble ils ont fondé la nouvelle marque de fringue à la mode à l’extrême droite, Babtou Solide Certifié. A l’époque il nous affirmait ne pas faire partie du GUD.

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David et Gaël de Calais. Julien Rochedy, l’ex-FNJ. Et le général Piquemal.

Ce 9 octobre, un autre « Babtou solide certifié » également membre du mouvement étudiant d’extrême droite, est présent dans l’appartement d’Edouard Klein : Kleber Vidal. Sur Facebook et Instagram, le barbu bodybuildé, joue l’homme sandwich pour la marque de fringue et précise qu’on peut le contacter pour passer commande. Mediapart précise qu’aucune image ne le montre portant des coups.

Chez les Vidal, l’engagement à l’extrême droite radicale est une affaire de famille. Kleber et son frère Hugo auraient grenouillé dans l’entourage de pas mal de groupuscules radicaux comme le Renouveau Français et l’Action Française. Leur père, Marc Vidal, n’est pas en reste : il serait passé par le Grece  et tient aujourd’hui la librairie  « Les oies sauvages », à Pontault-Combault (77). Au catalogue,on trouve le gratin des auteurs antisémites : le collaborationniste Henry Coston, le dignitaire nazi Hermann Goering…

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Le Priol en compagnie de Logan Djian puis de Kleber Vidal. Ce dernier fait l’homme-sandwich pour la marque Babtou solide. / Crédits : FB et Instagram

Le troisième larron impliqué dans ce passage à tabac, présenté par Le Priol comme « le patron de nous tous ici », est Logan Djian. Le jeune homme, au bras tatoué aux couleurs de la division SS Charlemagne, est passé par l’Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes avant de prendre la tête du GUD à la suite d’Edouard Klein. Il est aussi mis en examen pour violence aggravée (link is external) à l’encontre de Caroline Fourest et des Femen à l’occasion d’une manif organisée par Civitas, un groupuscule catholique d’extrême droite. Il est par ailleurs le gérant du Crabe Tambour, le bar à la mode chez les « gentlemen fascistes ».

Street Press

 

#StopIslam : 90% des tweets étaient critiques vis-à-vis du hashtag

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Le hashtag islamophobe #Stopislam est devenu le plus discuté sur Twitter le 22 mars suite aux attentats de Bruxelles. Mais contrairement aux apparences, la plupart des tweets étaient anti-islamophobes. Analyse.

Stupeur et désespoir. C’est à peu près l’effet que pouvait provoquer la vision des “tendances” sur Twitter (les sujets les plus discutés) le 22 mars, après les attentats de Bruxelles. Le hashtag #Stopislam, amalgamant islam et terrorisme, est resté au sommet de celles-ci presque toute la journée : en début de soirée, 140 000 messages contenant ce mot-clé avaient été tweetés selon le logiciel Dataminr, utilisé par le New York Times.

L’analyse plus approfondie de ce hashtag est plutôt rassurante. En réalité, de nombreuses personnes l’ont utilisé pour le critiquer et déconstruire la fausse évidence qu’il véhicule, en affirmant par exemple : “Les extrémistes radicaux sont à l’islam ce que le KKK est à la chrétienté”, “Le terrorisme n’a pas de religion”, ou encore “si les 1,6 milliard de musulmans dans le monde étaient des terroristes, je ne pense pas que vous seriez encore là”.

90% des messages sont critiques vis-à-vis du hashtag

Ainsi, selon l’analyse statistique du Washington Post, sur un échantillon de tweets publiés dans le monde avec ce hashtag entre 14h20 (en France) et 12h50, 90% le critiquaient. Certains n’ont pas eu besoin de statistiques pour le comprendre :

“C’est l’ambivalence des hashtags. Moi-même j’ai hésité à tweeter avec, histoire d’aller sur le terrain discursif des gens que j’ai envie de combattre, mais le problème c’est que ça amplifie la visibilité du message”, constate Clément Sénéchal, ancien community manager de Jean-Luc Mélenchon et auteur du livre Médias contre médias, La société du spectacle face à la révolution numérique (éd. Prairies ordinaires).

“Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations”

Est-il surprenant que le hashtag #Stopislam ait été finalement partagé dans un but antiraciste ? Selon Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, auteur de La guerre des civilisations n’aura pas lieu : coexistence et violence au XXIème siècle, CNRS Éditions, cette réaction s’inscrit dans la continuité des précédents attentats : “Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations, mais il y a des gens qui luttent contre l’amalgame. Après les attentats du 7 janvier 2015, contrairement aux craintes il y a eu une baisse de l’islamophobie. Ça n’a pas profité au populisme et à l’extrême droite”.

Média horizontal par excellence, Twitter aurait pu être saturé de mini-communiqués haineux contre les musulmans, compte-tenu de l’organisation bien huilée de la fachosphère en matière d’activisme numérique. Mais la réalité est plus nuancée. Depuis les précédentes attaques, le débat a été informé, estime Clément Sénéchal : “Sur Twitter, les communautés d’internautes sont vigilantes. Un discours critique est établi pour lutter contre les amalgames. Les sentinelles antiracistes se mobilisent très régulièrement”.

Victime d’un accident de voiture, un responsable d’extrême droite secouru par 2 migrants

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Un responsable du parti néo-nazi allemand NPD, victime d’un accident de voiture, a été secouru par deux réfugiés syriens qui sont toutefois partis avant l’arrivée des pompiers

Le véhicule de Stefan Jagsch, tête de liste du NPD lors de récentes élections municipales à Altenstadt (ouest), est entré en collision frontale avec un arbre juste après quitté la route mercredi dernier, rapporte le quotidien Frankfurter Rundschau en citant un pompier.

Grièvement blessé, il a été dégagé de la carcasse du véhicule et s’est vu prodiguer les premiers soins par deux réfugiés syriens qui circulaient alors par hasard dans deux autocars, a également indiqué un porte-parole des pompiers volontaires de Büdingen, cité par l’agence allemande Dpa.

Le Parti national-démocratique (NPD) est une formation raciste, antisémite et révisionniste qui fait actuellement l’objet d’une procédure d’interdiction en cours d’examen par la justice allemande. Insignifiant au niveau national, le NPD a obtenu ses plus gros scores électoraux dans certaines régions d’ex-RDA.

En janvier, Stefan Jagsch, 29 ans, avait participé à un rassemblement dans sa région au cours duquel les plus d’un million de réfugiés arrivés l’an dernier en Allemagne avaient notamment été qualifiés de « primates hors-la-loi », selon la Frankfurter Rundschau.

L’identitaire Willy Destierdt condamné pour l’organisation d’une manifestation violente

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L’organisateur proche de l’extrême droite d’une manifestation interdite en février dernier à Calais, a été condamné, lundi, à trois mois de prison avec sursis.

Agé de 59 ans, Willy Destierdt, ancien de la Légion étrangère (1977-1980), a été «condamné à trois mois de prison avec sursis avec une mise à l’épreuve de deux ans avec obligation de travail et d’accomplir un stage de citoyenneté», a précisé le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Willy Destierdt, qui vit en Ardèche, n’était pas présent à son procès. Il a également l’interdiction de se rendre dans le Nord et le Pas-de-Calais pendant deux années. Le procureur avait requis 50 jours amende à dix euros.

Willy Destierdt, qui avait déjà été condamné à six reprises (port d’arme, dégradation de biens, provocation à la haine ou encore violence avec menace), était poursuivi, cette fois, pour «participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser» et «organisation d’une manifestation interdite sur la voie publique».

Le 20 février, il avait été interpellé avec trois autres manifestants réputés d’extrême droite pour avoir bravé une interdiction préfectorale de se rassembler pour «la défense des Calaisiens» dans la cité portuaire bordée par la «Jungle», un bidonville où vivent plusieurs milliers de migrants.

Les organisateurs entendaient notamment exprimer leur soutien au général Piquemal, interpellé lors d’une manifestation également interdite organisée, le 6 février, par le mouvement islamophobe Pegida. 

Le Parisien

Jérôme Jamin «L’extrême droite influence les partis traditionnels»

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Le professeur belge Jérôme Jamin explique comment les mouvements populistes profitent de la crise des réfugiés et la présence de l’Islam en Europe pour gagner du terrain sans pour autant proposer des solutions valables

Dimanche dernier, l’Alternative für Deutschland (AfD), populiste et d’extrême droite, a fait une percée dans des élections régionales. Début mars, c’était Notre Slovaquie du néofasciste Marian Koleba qui est entré au parlement de Bratislava.

En Finlande, Les Vrais Finnois sont entrés au gouvernement l’année dernière. Les partis d’extrême droite gagnent en effet inexorablement du terrain. Jérôme Jamin, professeur de Science politique à l’Université de Liège, et auteur de L’Extrême droite en Europe (Bruxelles, Bruylant, 2016), décortique le phénomène.

Le Temps: L’extrême droite devient de plus en plus fréquentable en Europe, non?

Jérôme Jamin: On définit un parti d’extrême droite à partir d’au moins trois critères. Premièrement: la croyance fondamentale dans l’inégalité entre les peuples, les cultures, les races et les civilisations et le sentiment que ces inégalités sont une bonne chose, parce qu’elles sont naturelles, et qu’à ce titre, elles ne doivent en aucun cas être altérées. Deuxièmement: le nationalisme est brandi comme un outil pour protéger un peuple supérieur contre des ennemis intérieurs et extérieurs. Enfin, pour atteindre ses objectifs, un parti d’extrême droite tolère l’usage de méthodes radicales pour arriver à ses fins jugées justes, incontestables et indispensables.

– Quelles sont les formations qui incarnent ces critères?

– Jobbik en Hongrie, Aube dorée en Grèce, le British National Party au Royaume-Uni et la Ligue du Nord en Italie rencontrent sans ambiguïté ces critères. La situation est plus complexe avec le Front national français ou le Parti de la liberté autrichien qui ont opéré des changements au niveau du discours. Il en va de même pour des partis qui peuvent avoir une rhétorique très agressive contre l’immigration et l’islam sans avoir historiquement des liens avec le fascisme des années 1930, comme l’Union démocratique du centre en Suisse ou le Parti de la liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas.

– L’extrême droite n’influence-t-elle pas aussi les partis traditionnels?

– C’est réciproque. Depuis déjà pas mal d’années, les partis traditionnels s’emparent de thèmes qui étaient dans les années 1980 exclusivement du ressort de l’extrême droite: immigration, mythe de l’invasion de l’Europe, insécurité et chômage. Je pense surtout au lien en termes de causalité. Plus récemment, les partis traditionnels se sont également emparés de la question de l’islam. Je ne veux pas dire qu’il ne faut pas parler de ces sujets. Je souligne simplement qu’ils sont devenus banals dans le débat public et ils ne suscitent plus l’indignation.
Le Temps

3 militants identitaires condamnés pour un attentat contre un foyer de demandeurs d’asile

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Trois militants d’extrême droite ont été condamnés jeudi par un tribunal de Hanovre en Allemagne à des peines de huit, sept et quatre ans de demi de prison pour l’attaque au cocktail Molotov d’un foyer de demandeurs d’asile dans le nord du pays en août dernier. L’incendie de Salzhemmendorf n’avait fait aucune victime.

La condamnation la plus lourde a été prononcée à l’encontre de l’instigateur présumé, un homme de 31 ans, celle de sept ans à son complice, un pompier bénévole qui a par la suite aidé ses collègues à éteindre les flammes.

Une femme de 24 ans a écopé de quatre ans et demi de prison pour avoir conduit la voiture avec laquelle les trois individus ont pris la fuite.

Les trois prévenus ont nié avoir agi pour des motifs politiques mais le tribunal a estimé que l’analyse des données de leurs téléphones portables fournissait clairement la preuve de leurs sympathies néo-nazies.

Leur avocat a dit craindre que la justice n’ait voulu envoyer un signal de fermeté alors que les attaques contre les foyers de demandeurs d’asile se sont multipliées l’an dernier en Allemagne parallèlement à l’arrivée de nombreux migrants et réfugiés sur le territoire.

Plus de 1.200 attaques contre des foyers de migrants ont été recensés au cours de l’année écoulée en Allemagne, où plus d’un million de demandeurs d’asile ont été accueillis. Depuis le début de l’année, plus de 200 attaques ont été enregistrées, la plupart étant le fait de militants d’extrême droite, déclare la police allemande.

Reuters

 

Valeurs actuelles, magazine de la bourgeoisie de droite fait sa pub chez la fachosphère

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Il est des gestes qui révèlent l’époque. On clique sur le site Fdesouche.com, aussi connu comme François Desouche, jeu de mot et organe (internet) central des jeunes blancs que le grand remplacement angoisse, et un bandeau publicitaire saute aux yeux, façon X-Files, ce qui ne me rajeunit pas: «Tous les jours, ce qu’on vous cache!» Donc, une invite à s’abonner à la lettre confidentielle de Valeurs actuelles, organe (hebdomadaire) central d’une bourgeoisie de droite désormais sans complexe, qui voterait Sarkozy en pensant Marine Le Pen.

Tout ceci est évidemment simplifié, mais quelle révélation! Que «Valeurs» fasse de la pub sur FDesouche, c’est à la fois baroque et lumineux. Évidemment, ils disent la même chose, le site web et le magazine, et participent d’une même mouvance large de droitisation de la droite, de la formation d’un bloc gaulois en forteresse coléreuse et assiégée, un hérisson d’identité qui lit ou écoute Zemmour, Finkielkraut, Villiers, remâchant sa certitude de lutter pour sa survie face à la subversion gauchiste, islamiste, immigrationniste et amorale… Air connu. «Tant qu’on est encore majoritaire dans ce pays, on doit verrouiller ce qu’on a», me dit Pierre Sautarel, le fondateur de Fdesouche, un trentenaire des Hauts-de-Seine et twittos convulsif avec qui j’échange sur le maëlstrom identitaire…

Le Kop Boulogne et le XVIe bourgeois

Après le symbole, il y a les faits. Ils ne sont pas moins intéressants. Valeurs vient chez Desouche pour trouver des lecteurs. L’hebdomadaire a lancé une lettre confidentielle payante et veut la diffuser. Il regarde les viviers potentiels. Il va aussi prospecter sur le site de la Manif pour tous et sur Boulevard Voltaire, agora extrémiste inventée par Robert Ménard. Catholiques ultras et néo-fachos, lisez vous ? Dis-moi qui tu recherches, je te dirais qui tu deviens… Ce qui étonne plus, dans le partenariat avec Desouche, c’est le gap sociologique: ces gens gens-là, nonobstant les idées, n’ont a priori rien à voir!

Comment dire? Fdesouche ressemble à feu le Kop Boulogne, cette forteresse bleu-blanc-rouge du Parc des Princes, quand Valeurs pourrait être consulté dans le salon d’un fâché du XVIe arrondissement, en guerre contre l’installation d’un centre pour SDF au Bois de Boulogne. C’est presque le même quartier, mais pas tout à fait pareil.

«Je comprends la démarche de Valeurs. Nos lecteurs se partagent entre le FN et les Républicains, ça rencontre ce qu’ils cherchent», dit Sautarel. Mais le social, ça compte encore? Si la jonction se fait, on pourra réfléchir sur un identitarisme transclassiste. On supputera quelque chose de vaguement fasciste, au gré du temps, puisque c’est un objet du fascisme de nier les classes au profit du nationalisme. N’anticipons pas. Pour l’instant, ce sont quelques dizaines d’abonnés qui ont rejoint Valeurs en provenance de Fdesouche… Et à mieux regarder, ce sont quand même les contradictions qui nous frappent, dans cette histoire. Elles aussi nous disent le moment, quand le vieux monde veut se refaire une santé sur la vitalité des nouvelles couches.

Slate

Un jeune communiste agressé par un groupe de colleurs d’affiches d’extrême-droite

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C’est par le biais d’un communiqué de la section arrageoise du parti communiste français (PCF) que l’information nous est parvenue. Dans un texte aussi laconique que sibyllin, le PCF d’Arras « alerte la population qu’un jeune Arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente de la part d’un groupuscule ’Génération identitaire’ ».

Selon le PCF, qui ne livre ni date ni lieu, l’agression aurait eu lieu « en plein jour, en centre-ville ». Et de préciser que « la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de quatre jours ». « Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole (déployée sur le toit de la gare en août 2015, NDLR), sont inacceptables et montrent une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême-droite », conclut le communiqué, qui n’est pas signé.

Histoire de colleurs d’affiches

Qu’en est-il exactement ? Le commissariat de police, par la voix du commandant Olivier Gugelot, confirme qu’une plainte a bien été déposée vendredi dernier pour violences. Les faits se seraient produits deux jours avant, mercredi 9 février, dans le secteur de la gare d’Arras.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée d’une petite trentaine d’années, aurait reçu un coup de poing au visage de la part d’un seul individu. L’agresseur aurait suivi le jeune homme puis l’aurait frappé à l’arrêt de bus. Pourquoi ? Parce qu’il aurait vu ce jeune homme passer derrière lui pour arracher les affiches que son petit groupe d’activistes d’extrême-droite venait de coller… Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur des violences.

La Voix du Nord

Menacés et fichés par l’extrême droite des militants associatifs portent plainte

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Une trentaine de militants de Rennes et Saint-Malo ont découvert, en décembre, qu’ils faisaient l’objet de « notes de renseignement » de la part des identitaires bretons du site internet Breiz Atao.

Le site d’extrême droite a publié les photos, noms et professions des militants, tous investis dans des associations ou collectifs de soutien aux migrants. Il appelle « à écraser cet ultime nid de cafards » (sic).

« J’étais choquée quand j’ai vu ma photo sur ce site. On se sent menacés », confie une militante. « C’est glaçant quand on lit leur édito qui appelle à la haine raciale, à la violence », complète Pierre, membre de Québriac migrants solidarité et du NPA.

« Nous avons longuement échangé pour savoir s’il fallait ou non dénoncer publiquement ce fichage. Nous ne voulions pas donner de l’audience à ce site en évoquant son contenu », détaille Gabrielle, du collectif de soutien aux sans-papiers.

Mais en Bretagne, d’autres militants sont visés. « Nous craignons que d’autres listes sortent dans les semaines à venir. On ne doit pas rester sans rien faire. Il faut se mobiliser contre ces pratiques et la progression inquiétante de l’extrême droite en Bretagne. »

Les militants ont déposé une plainte pour injure publique et provocation publique à la commission d’un crime. Ils demandent la suppression des données les concernant et la fermeture du site, hébergé aux États-Unis.

Le créateur de Breiz Atao, l’ultranationaliste Boris Le Lay, a déjà été condamné à plusieurs reprises par des tribunaux en Bretagne, notamment pour provocation à la discrimination raciale.

3 militants d’extrême droite condamnés pour des violences envers la police a Calais

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Trois personnes étaient jugées en comparution immédiate lundi pour « rébellion » lors d’une manifestation illégale organisée par le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire à Calais. Elles ont été condamnées à trois mois de prison sans mandat de dépôt.

Ces trois personnes étaient jugées en comparution immédiate par le tribunal de Boulogne-sur-mer pour opposition violente contre deux policiers. Un CRS a été blessé au poignet, rapporte la Voix du Nord, il recevra 400 € de dommages et intérêts et frais de justice.

Au cours de cette manifestation 14 personnes avaient été interpellées dont l’homme qui avait brandi un fusil contre des migrants à Calais.

Samedi matin, les manifestants d’extrême droite ont bloqué deux ponts de la ville. « Ils portaient des banderoles, ont enflammé quelques pneus et avaient des fumigènes« , avait déclaré Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète Fabienne Buccio.

Génération identitaire est la branche jeunes du Bloc identitaire, fondé en 2003 par d’anciens leaders d’Unité radicale, le groupuscule dissous un an plus tôt après la tentative d’assassinat contre Jacques Chirac par l’un de ses sympathisants lors du défilé du 14 juillet. Adepte d’actions médiatiques, très présent sur internet, le Bloc identitaire défend une vision « ethnique » et « culturelle » de l’identité européenne, avec un discours islamophobe.

Le terroriste identitaire Anders Breivik fait le salut Nazi a l’ouverture de son procès

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L‘assassin d’extrême droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a donné le ton mardi au premier jour du procès qu’il a intenté contre l’État sur ses conditions de détention, en faisant un salut nazi à son arrivée.

Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, un gymnase de la prison de Skien (sud) transformé pour l’occasion, s’est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot.

Allégeance au national-socialisme

Ce faisant, il effectue une variante du salut nazi qu’il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012: il avait alors porté son poing droit sur le coeur puis avait tendu le bras.
Dans une lettre envoyée à l’AFP le 27 octobre 2014, l’extrémiste aujourd’hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu’alors « militant nationaliste », avait annoncé son « allégeance au national-socialisme ».

Breivik accuse aujourd’hui l’État d’enfreindre deux dispositions de la convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les traitements « inhumains » ou « dégradants » et l’autre garantissant le « droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance ».

Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya.

Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d’être prolongée s’il reste considéré comme dangereux.

Sud Ouest

Un gang d’extrême droite qui ratonnait et dépouillait des migrants démantelé

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Cinq hommes soupçonnés d’avoir agressé des migrants à Calais en se faisant passer pour des policiers étaient vendredi en cours de défèrement devant le juge d’instruction de Boulogne-sur-Mer, a-t-on appris de source policière. Ces cinq personnes, âgées de 18 à 48 ans en garde à vue depuis mercredi, sont notamment accusées d’avoir agressé trois Syriens – qui ont porté plainte – à proximité de la gare de Calais dans la nuit du 20 au 21 janvier, a-t-on indiqué de même source. Elles ont reconnu avoir utilisé « des barres de fer et des manches de pioche ».

Ces hommes ont « clairement tenté de mettre leurs agissements sur le compte des forces de l’ordre ». « Ils n’ont pas avoué qu’ils se déguisaient en policiers, mais ils ont reconnu que certains d’entre eux criaient police lors des agressions pour s’afficher ainsi face aux migrants, et qu’ils utilisaient notamment des matraques télescopiques », a précisé cette source policière. Le groupe « se donnait une espèce de coloration type service d’ordre, des talkies-walkies ont notamment été retrouvés lors des perquisitions », a-t-on ajouté.

Parmi les victimes : un mineur de 13 ans

Ces cinq hommes se seraient en fait rendus « à plusieurs reprises à Calais pour agresser des migrants ». Ils ont notamment avoué avoir agressé un mineur de 13 ans une heure avant l’agression des trois Syriens en janvier. Il s’agit d’« agressions en réunion ayant pour but, entre autres, le vol », a poursuivi cette source. En effet, « nous avons établi que sur une majorité des agressions, les auteurs n’ont pas seulement roué de coups leurs victimes, mais ils ont aussi pris leurs affaires personnelles comme leur portable », a-t-on précisé. Les personnes interpellées « ont toujours nié le vol d’argent, mais l’un des Syriens agressés dans la nuit du 20 au 21 janvier a fait état d’un vol de 4 000 euros ».

Le 22 février, la police judiciaire de Lille avait déjà interpellé trois hommes et une femme, à la suite d’une enquête de plusieurs mois. Ces quatre personnes avaient été mises en examen, car soupçonnées d’avoir participé voici plusieurs mois à des agressions de migrants aux abords de la « jungle » de Calais. Le 11 février, sept hommes avaient également été interpellés en flagrant délit à Loon-plage (Nord), près de Dunkerque, après avoir agressé cinq Kurdes irakiens. Ils avaient été mis en examen et placés en détention provisoire.

Le Point

Nouvelle plainte d’une étudiante contre le militant identitaire Boris Le Lay

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Deux nouvelles plaintes ont été déposées contre Boris Le Lay, militant d’extrême-droite, sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis le 23 avril 2014. Stumdi, (organisme de formation au breton) et une stagiaire ont déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race ».

Boris Le Lay s’en est pris à une jeune femme originaire du Kenya qui suit un stage de breton à Saint-Brieuc, dans le cadre des formations proposées par Stumdi. Elle a déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race » dès le 2 décembre au commissariat de Saint Brieuc. L’organisme de formation Stumdi, également mis en cause, a déposé plainte à Brest le 5 décembre.

Dans son article du 2 décembre, Boris Le Lay se refère à un article du Télégramme sur cette jeune stagiaire. Il taxe Stumdi « d’organisme d’extrême gauche » et  attaque sur le thème : « Conseil Régional : des stages subventionnés  par le PS pour apprendre le breton à des migrants kenyans. »

France Bleu

 

Thomas et Geoffrey, 2 identitaires interpellés pour l’attaque au marteau d’un local communiste

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Il a reconnu avoir vandalisé la Maison des communistes de Gentilly le 31 mai dernier. Thomas D., un jeune de 21 ans domicilié à 200 m de la permanence, a été interpellé le 1er décembre. Une intervention menée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction. Un second individu, Geoffrey L., 25 ans, qui réside, lui, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a également été arrêté le même jour.

Tous deux, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque du local de la rue Lefebvre, militent pour le GUD, organisation étudiante d’extrême-droite bien connue pour ses actions violentes. Le Gentilléen est même considéré comme le bras droit de Logan Djian, dit le « Duce », actuel patron du Groupe union défense.

Déférés au parquet de Créteil le 3 décembre, Thomas D. et Geoffrey L. ont été laissés libres, mais placés sous contrôle judiciaire assorti d’obligations particulièrement strictes.

Vers 7 heures, le 31 mai à Gentilly, des voisins de la Maison des communistes avaient mis en fuite trois personnes au visage dissimulé, armés d’un marteau et d’une masse. Les coups répétés venaient de briser les deux vitrines du local, sur lesquelles demeurait le sceau du GUD de Paris, un autocollant blanc orné d’une croix celtique noire. L’adresse avait de nouveau été prise pour cible trois semaine plus tard, avec la même signature.

Et le 18 octobre, c’était au tour du « 21 », le siège des communistes de Villejuif, de faire l’objet de dégradations similaires revendiquées par le GUD. L’enquête qui a permis le coup de filet du 1er décembre n’a, pour l’heure, permis de faire la lumière que sur l’attaque du 31 mai. Le PCF s’en félicite : « Espérons maintenant que ces deux personnes soient sévèrement condamnées », souffle le secrétaire départemental, Fabien Guillaud-Bataille.

Selon nos informations, des documents à la gloire d’Hitler et de l’idéologie nazie ont été trouvés chez Thomas D. et Geoffrey L.

Le Parisien

L’identitaire Claude Hermant et son épouse placés en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat de l’hyper cacher

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Deux personnes, dont un homme déjà incarcéré pour trafic d’armes en bande organisée, ont été placées en garde à vue ce mardi, selon une information de BFMTV confirmée par l’AFP.

Il s’agit de Claude Hermant, proche des milieux d’extrême droite du nord de la France, et de sa compagne, a précisé le parquet de Lille. Les enquêteurs les interrogent car des armes retrouvées dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, avaient transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête.

Claude Hermant appartient au Bloc identitaire, un groupuscule nationaliste révolutionnaire. Proche des milieux néonazis, ancien mercenaire et ex-membre du service de sécurité du Front national.

Ancien para, boxeur, c’était aussi un proche de Serge Ayoub, membre du mouvement d’extrême droite radical dissout Troisième Voie.

L’Express