Privé de son livre de Zemmour, Martial « Militant FN » fait la guerre à une bibliothèque

Martial voulait son livre absolument, il n’a pas hésité à déclencher un scandale pour obtenir le bouquin.

1321596651_B977761948Z.1_20160204122255_000_G8664MIG5.1-0

Martial est du genre droit dans ses bottes : le service public, à ses yeux, c’est sacré. Alors, quand cet habitué de la médiathèque de la petite commune d’Anglure n’arrive pas à obtenir les livres qu’il souhaite de la bibliothécaire (à savoir « Le suicide français », d’Éric Zemmour notamment), il en réfère au responsable du personnel.

Et même au maire, au président de la communauté de communes et à sa conseillère départementale ! À la médiathèque, ce procédurier un peu pénible commence à être connu, et pas que pour ses opinions politiques très à droite comme en atteste sa chemise cartonnée où la mention « Militant FN » a été biffée au profit de « Problèmes médiathèque ».

Ce 16 décembre 2015, Martial est encore sur un des ordinateurs, il écoute un disque d’Amy Winehouse. Quand la bibliothécaire diffuse des chants de Noël pour les enfants présents. Il déplace une première fois l’enceinte. Elle est remise en place, il éructe : «  Elle commence vraiment à me faire chier celle-là !  » Martial bondit sur le bureau, attrape les ciseaux, et crève le haut-parleur avant de s’en aller.

«  Je ne trouve pas normal qu’on me casse les pieds comme ça ! Il n’y a pas besoin de me mettre de la musique des années 1990 quand j’écoute de la soul !  » L’histoire de Martial ne s’arrête pas là. Le lendemain des faits, il fait un petit tour et, comme à son habitude, jette un œil à travers les fenêtres du siège de la communauté de communes, où il repère ses « ennemis ». Il frappe à la vitre, forme un pistolet avec ses doigts et vise les employés. Plus tard, il dira à certains son intention de porter plainte et de s’offrir «  trois fusils  » avec les dommages et intérêts, afin de pouvoir régler ses comptes.

Condamné pour assassinat 

L’histoire pourrait faire sourire si Martial n’avait pas été condamné par la cour d’assises pour assassinat, il y a trente ans de cela. «  Paranoïaque et névrotique  », selon les experts, Martial concède qu’il pourrait récidiver. «  Enfin, là, on en est vraiment loin  », sourit-il à la barre. La gêne est totale.

Le tribunal a condamné Martial à quatre mois de prison avec sursis mise à l’épreuve (le parquet avait requis huit mois, dont la moitié ferme). Il aura en outre l’interdiction de fréquenter la médiathèque, les locaux de la communauté de communes et l’obligation de se soigner.

L’Union

Le calaisien lié à l’extrême droite Néo-Nazie sera défendu par Gilbert Collard

Gilbert Collard est de retour au prétoire. Une affaire a retenu l’attention du député Rassemblement bleu marine du Gard : celle de David et Gaël Rougemont. Samedi 23 janvier, en marge d’une manifestation de soutien aux migrants, ces deux Calaisiens ont menacé des assaillants postés devant leur domicile et leur jetant des projectiles. Gaël Rougemont a pointé un fusil de chasse contre les manifestants.

Gilbert Collard vient en effet d’accepter de défendre gratuitement les deux hommes, poursuivis par la justice. Damien Rieu, ancien directeur-adjoint de la communication de la mairie de Beaucaire et ex-porte-parole de Génération identitaire, a fait lui-même cette annonce, sur Twitter et sur la page de soutien à David et Gaël Rougemont, qu’il a créée sur Facebook.

Contacté par le Lab ce jeudi 28 janvier, Damien Rieu explique :

Je connais Gilbert Collard et comme j’avais le contact de la famille, j’ai fait la jonction entre les deux. 

Une nouvelle qui a évidemment ravi la famille Rougemont, qui a accepté l’aide de l’avocat de renom.

Le Lab


 Calais : le «riverain» lié à l’extrême droite Néo-Nazie sera finalement poursuivi

Rebondissement dans une affaire qui fait beaucoup de bruit : le Calaisien qui a pointé un fusil vers des migrants lors d’une altercation, samedi, fait l’objet de poursuites judiciaires. Le point.

La Voix Du Nord


Calais: le «riverain» qui a sorti un fusil lié à l’extrême droite Néo-Nazie

Cet homme et son père, au cœur d’un face-à-face houleux avec des manifestants pro-réfugiés samedi, sont liés à l’extrême droite locale.

L’agence Taranis News a filmé samedi un riverain brandir un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés à Calais. Sur cette vidéo, vue plus de 850.000 fois en trois jours, on découvre David R. excédé face à de nombreux manifestants. Son fils Gaël lui, sort un fusil «de type Airsoft», selon la préfecture (et qui ne tire donc pas à balles réelles), et le pointe sur le groupe de militants et réfugiés qui lui fait face.

Après ces événements et l’exhibition d’une arme (que personne ne savait factice sur le moment), la préfecture avait indiqué à BuzzFeed avoir interpellé David R. avant de le relâcher sans aucune poursuite judiciaire pour l’instant (l’enquête est toujours en cours).

Mais joint par le site Arrêt sur images, l’auteur de la vidéo, Gaspard Glanz, conteste la version du père de famille David R. Il détaille les coulisses de cette vidéo :

«La manifestation ne passait pas par cette rue, mais au croisement, ce monsieur leur a fait des doigts d’honneur, il les a traités de bougnoules en leur disant de retourner dans la jungle. Il était devant chez lui pour les provoquer. Nous, on était au milieu de la manif. Une partie du cortège s’est alors dirigée vers cette personne et c’est là que j’ai déclenché ma caméra».

Des liens avec le milieu néonazi

Les deux individus ont en tout cas précisé être de simples riverains et David R. a ajouté qu’il n’est «pas raciste» car il a des «copains arabes». Pourtant, cette famille est proche de l’extrême droite radicale, ces groupuscules souvent caractérisés par leur violence.

On peut en effet découvrir sur le site antifasciste La Horde, des photos censées montrer Gaël R., 21 ans, aux côtés de sympathisants nazis. Sur le cliché ci-dessous, le jeune homme pose par exemple avec un homme arborant un t-shirt NSDAP, soit le parti d’Hitler.

Rougemont—NSDAP

Gael est à droite sur la photo

Le site publie également une photo du jeune calaisien posant devant un drapeau qui pourrait représenter le symbole de la SS.

Capture d’écran 2016-01-26 à 20.27.05

Gael est à droite sur la photo

«Deux militants» d’un collectif d’extrême droite

Le jeune Gaël R. est également accusé d’avoir défilé le 16 février 2013, à Lyon, avec Steven Bissuel, le chef du GUD lyonnais. Si Gaël R. ,n’a pas encore donné suite à nos sollicitations, son compte Facebook montre qu’il est effectivement «ami» avec ces personnes connues du milieu radical (dont l’homme à gauche sur la photo ci-dessus). Il adhère également à certaines pages sans équivoque comme «Maîtres chez nous: tous unis pour une révolution nationale».

Son père David R. semble également connaître ce milieu extrémiste puisqu’il a notamment défilé à plusieurs reprises dans des cortèges pour protester contre la présence de réfugiés à Calais. Information qu’il confirme d’ailleurs à francetvinfo.

Père.jpg

David R, le père de Gael R, à la manifestation Islamophobe de Calais ou un exemplaire du Coran a été brulé

Cette proximité semble pour le moins assumée puisque lundi, le patron du collectif d’extrême droite «Sauvons Calais», Kevin Reche, s’est fendu d’un communiqué pour soutenir ces deux Calaisiens présentés comme deux «militants très fidèles».

longform-998-1453814848-7

 

 

 

Ce même Kevin Reche est connu pour avoir exhibé un tatouage nazi sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

BuzzFeed

L’ex-FN Aymeric Chauprade dénonce l’influence d’Alain Soral au Front national

Lorsqu’Aymeric Chauprade a annoncé, début novembre, qu’il quittait le Front national, l’eurodéputé visait surtout un ennemi : Florian Philippot. On apprend ce lundi 18 janvier que le poids du numéro 2 du FN n’est pas la seule raison qui a poussé Aymeric Chauprade à claquer la porte du parti de Marine Le Pen. L’influence d’Alain Soral au sein du parti frontiste a aussi joué.  

L-ex-FN-Aymeric-Chauprade-denonce-l-influence-d-Alain-Soral-au-Front-national.jpg

Interrogé par Street Press, l’ancien conseiller sur les questions internationales de Marine Le Pen dit :

L’influence d’Alain Soral sur une partie du Front Nationala été l’une des raisons de fond qui m’ont poussé à quitter ce mouvement.

Alain Soral, anciennement proche de Marine Le Pen, connu pour son antisionisme notoire et son antisémitisme assumé, aurait donc d’après Aymeric Chauprade, une « influence » sur « une partie » du FN. Oui mais laquelle ? L’été dernier, après avoir assisté à l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen, il a officiellement créé avec Dieudonné le parti politique « Réconciliation nationale ».

Aymeric Chauprade lui-même reconnait avoir diné une fois avec Alain Soral et… Frédéric Châtillon, proche de Marine Le Pen. À la tête de la société Riwal, Frédéric Châtillon a été mis en examen en janvier 2015 dans le cadre de l’enquête sur le financement  du FN.

Concernant le dîner en question, Aymeric Chauprade raconte avoir eu « l’impression d’être auditionné, comme pour voir si [sa] ligne était compatible ». Il dément en revanche avoir sollicité l’aide de « cet antisémite » d’Alain Soral pour les européennes de 2014.

Comme le rappelle Street Press, dans une vidéo de septembre 2014, Alain Soral explique qu’Aymeric Chauprade a demandé à Égalité & Réconciliation de tracter pour lui lors des européennes.

D’autres membres d’Égalité & Réconciliation seraient proches du FN. C’est le cas par exemple de Stéphane Perez, candidat frontiste lors des municipales à Bagnols-sur-Ceze, dans le Gard, et adhérent de l’association d’Alain Soral. Élu conseiller municipal, il a quitté le FN, estimant que la parti a pris « un virage anti-islam ».

Le Lab

Bruno Gollnisch (FN) participe à une conférence du mouvement d’Alain Soral

L’ancien dauphin de Jean-Marie Le Pen s’exprimera sur les rapports entre Orient et Occident, jeudi, à Reims, pour une section locale du mouvement Égalité et Réconciliation.

XVMf7c945da-bdfb-11e5-8da0-9d78361a1065.jpg

«J’ai 66 ans, je m’exprime devant qui m’invite à le faire!». Contacté par le Scan ce lundi, l’ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen Bruno Gollnisch est agacé de devoir se justifier, après que l’AFP a annoncé sa participation jeudi à Reims à une «conférence privée» organisée par une section régionale du mouvement Égalité et Réconciliation (ER). Ce mouvement présidé par l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, condamné à plusieurs reprises pour diffamation ou propos à caractère raciste ou antisémite, se revendique comme une association politique «trans-courants» se réclamant «de la gauche du travail et de la droite des valeurs».

«Il est en effet prévu que je fasse une intervention sur un sujet que je maîtrise bien: les civilisations de l’Extrême-Orient et la relation que les Occidentaux doivent avoir avec elle», a confirmé Bruno Gollnisch. «Ce serait à l’invitation de M. Mélenchon, de la CGT ou de Civitas, ce serait la même chose. Je m’exprime devant les gens qui m’invitent, et souvent devant des gens qui ne sont pas d’accord avec moi. Aujourd’hui, on a perdu cette habitude. Pourtant, je réponds bien aux questions de journalistes souvent hostiles, comme ceux du Monde ou de Libération, alors pourquoi pas celles répondre à ER?», s’interroge l’élu.

Sur le site d’ER figure la conférence est annoncée en ces termes : «Jean-Marie Le Pen ayant été écarté du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés (ENL) créé autour de Marine Le Pen en juin 2015, Bruno Gollnisch siège avec l’ancien leader du FN comme non-inscrit à Bruxelles et Strasbourg. Dans cette période troublée où les peuples européens sont agressés de toutes parts, il est clair que les problèmes des Français ne peuvent être résolus sans prendre un peu de hauteur.Qui de mieux placé qu’un député européen, patriote et très au fait du droit international comme Bruno Gollnisch, peut nous éclairer sur les problèmes réels et les solutions possibles?», s’interroge le mouvement d’Alain Soral.

Alain Soral, un sulfureux vétéran du FN

Interrogé au sujet des condamnations multiples d’Alain Soral et de la réputation sulfureuse d’Égalité et Réconciliation, l’eurodéputé fulmine: «Ce sont des méthodes staliniennes! Sous prétexte des condamnations d’un membre on ne devrait plus parler à cette organisation? Moi je m’en fous, je vais parler là où on me demande de le faire. Je ne porte pas de jugement sur ce mouvement», tranche-t-il. Au risque pour ce soutien affirmé de Jean-Marie Le Pen de déroger à la ligne du parti? «Après tout, Soral est un ancien du FN», relève le membre du bureau politique du FN.

Alain Soral a été membre du FN de 2007 à 2009, de même que plusieurs cadres du parti ont été membres ou proches du mouvement Égalité et Réconciliation comme le sénateur-maire de Fréjus David Rachline. Lors de son passage au FN, Alain Soral avait d’ailleurs soutenu Bruno Gollnisch face à Marine Le Pen. Mais depuis les condamnations de Soral et la censure de ses livres en 2013, ER apris de nettes distances avec le parti de Marine Le Pen, dont il critique volontiers l’entourage.

Contactée par le Scan, la direction du FN ne s’est pas encore prononcée sur d’éventuelles suites à donner à cette conférence.

Le Figaro

Quand Marine Le Pen se découvre féministe suite aux viols de Cologne

Profitant de l’émotion liée aux agressions sexuelles de Cologne, la patronne du FN dénonce l’immigration comme une menace pour le droit des femmes.

5451677_11-1-1856748275

Féminisme et Front national n’ont jamais fait bon ménage. Pourtant, lorsqu’il s’agit de dénoncer les agressions sexuelles perpétrées par des migrants à Cologne (Allemagne) et dans d’autres villes européennes, Marine Le Pen n’hésite pas à prendre des accents résolument… féministes. Et va même jusqu’à citer, une fois n’est pas coutume, Elisabeth Badinter et Simone de Beauvoir.

Dans une tribune publiée hier par « l’Opinion », la présidente du parti d’extrême droite s’alarme : « J’ai peur que la crise migratoire signe le début de la fin des droits des femmes », écrit-elle. Pour appuyer son propos, elle se présente comme responsable politique mais aussi comme « une femme française libre, qui a pu jouir toute sa vie durant des libertés très chères, acquises de haute lutte par nos mères et nos grands-mères ».

Il est vrai que pour le Front, qui n’a de cesse de dénoncer l’immigration, l’occasion était trop belle. Marine Le Pen en profite d’ailleurs pour conclure sa tribune en réclamant à François Hollande d’organiser un référendum pour demander aux Français s’ils « souhaitent oui ou non qu’on cesse d’accueillir les migrants sur leur territoire ».

De quoi faire bondir les associations féministes : « C’est de la récupération à des fins politiques, racistes et xénophobes. Un beau jour de janvier 2016, Marine Le Pen a découvert qu’il y avait des attaques faites aux femmes, alors qu’elle s’illustre depuis des années avec ses prises de position contre les femmes, notamment sur la question de l’avortement », s’étrangle Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez le féminisme. L’association dénonce les agressions sexuelles commises à Cologne mais sans stigmatiser les migrants : « Marine Le Pen joue sur les peurs en expliquant en substance que les migrants viennent en Europe pour nous violer. Cela revient à nier la réalité des 84 000 femmes qui sont victimes de violences sexuelles chaque année en France », poursuit Claire Serre-Combe.

En se convertissant soudainement au féminisme, le FN espère aussi séduire les femmes. Un électorat qui lui est encore assez éloigné.

Le Parisien

« Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN » et croix gammées sur un immeuble

image

inscriptions « Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN » ont été découvertes mercredi matin dans un immeuble du quartier Croix-de-Pierre, à Toulouse…

L’alerte a été donnée mercredi matin par le bailleur social Habitat Toulouse, qui gère les lieux. Toutes les portes des 18 appartements d’un petit immeuble situé au 35, rue Pierre-Bourthoumieux, dans le quartier Croix-de-Pierre, ont été recouvertes d’inscriptions racistes.

Les parties communes également taguées

Le message inscrit ? « Pas de Noirs, pas d’Arabes ici, vive le FN ». Le ou les intrus ont aussi sévi dans les parties communes du bâtiment. Des croix gammées ont également été dessinées.

L’enquête a été confiée aux policiers de la sûreté départementale.

20 Minutes

Une élue du FN «veut déverser du sang de porc»

Annie Pirckher est conseillère municipale dans la majorité Front National. Elle a récemment publié des propos qui choquen.

image

Annie Pirckher est conseillère municipale dans la majorité Front national de Villers-Cotterêts depuis mars 2014. Comme beaucoup de gens, elle a un profil Facebook. Jusque-là, rien que de très banal. L’accès à cette page n’est pas limité. Elle est consultable par n’importe qui. C’est pour cette raison que des Cotteréziens qui la connaissent sont tombés sur un article qu’elle a partagé le 28 décembre dernier sur la déchéance de nationalité mais surtout sur le commentaire qui l’accompagnait.

image

L’élue propose en effet de : « Juste les expédier du haut d’un avion dans leur pays d’origine que cela leurs plaisent ou non, bien sure accompagnés par une centaine de têtes de porcs et déversser du sang de porc par dessus tout. Pour moi c’est le seul chatiment a leurs accordés. »

Dominique Lestrat, membre du collectif de lutte contre l’extrême droite dans l’Aisne, « ses fautes d’orthographe ne font que corroborer son manque de culture. » Sur le fond, il fait l’analyse suivante : « Ils ont des consignes au FN de cacher leurs idées jusqu’en 2017 mais de temps en temps, ça craque et c’est là qu’apparaît le fondement raciste du Front national ».

Le collectif de lutte contre l’extrême droite dans l’Aisne et le mouvement « Villers-Cotterêts Citoyen », eux, ont « la ferme intention de porter plainte contre Madame Pickher », indique Jean-Claude Monnier, Cotterézien.

Contactée ce vendredi après-midi, Annie Pickher coupe aussitôt court à la conversion téléphonique : « Ça, c’est personnel. Ça ne regarde pas les journalistes. »

Elle raccroche. Impossible de la contacter de nouveau ou de lui laisser un message.

Le maire FN de Villers-Cotterêts, Franck Briffaut, lui, répond à nos questions : « Je l’apprends. je ne lis pas ces trucs-là mais je suis totalement rétif et récalcitrant à tout ce qui est Facebook et autres. » Les réseaux sociaux sont, selon lui, le lieu où « les gens se lâchent. Si on commence à commenter, on passerait notre temps à ça. Mais je ne partage pas ce qu’elle dit. »

L’Union

 

Un colistier de Marion Maréchal-Le Pen a aidé un skinhead en cavale

image

Loin de la « dédiabolisation » voulue par Marine Le Pen, Guillaume Pradoura, colistier de Marion Maréchal-Le Pen et assistant parlementaire du numéro 3 du FN, Nicolas Bay, a entretenu, jusqu’en 2010 au moins, des relations très amicales avec un skinhead raciste violent, proche du Ku Klux Klan. Il l’a même aidé à trouver des points de chute à l’étranger, alors qu’il était recherché par la police. 

Colistier de Marion Maréchal-Le Pen aux dernières élections régionales, Guillaume Pradoura avait échappé aux écrans radars médiatiques. Marion Maréchal-Le Pen l’avait présenté à la presse le 28 novembre dernier comme l’un de ses « experts », appelé à l’aider à diriger la région si elle l’emportait – mais elle a perdu. Il est aussi l’assistant parlementaire à Strasbourg de l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général et numéro 3 du parti.

Il est enfin l’un des animateurs du Collectif liberté et création (Clic), le cercle culturel lancé en juin par le Front national. À l’heure de la « dédiabolisation » du FN, ses liens étroits avec un skinhead violent, auquel il a porté assistance quand il était recherché par la police, font un peu désordre.

Médiapart

 

Enquête sur le financement du FN: Marine Le Pen entendue par les juges

5423243_34e181d9b7ca30bbd40ce2891b8c6e1b72796894_545x460_autocrop

La présidente du Front nationalMarine Le Pen, a été entendue mardi comme témoin assisté dans l’enquête sur des soupçons de fraude dans le financement des campagnes 2012 du parti d’extrême droite, ont indiqué mardi des sources proches de l’enquête. Contactée par l’AFP, Marine Le Pen n’a pas donné suite. Elle avait déjà été convoquée à deux reprises cet automne comme témoin assisté (un statut intermédiaire entre témoin simple et mis en examen), mais elle avait refusé de se présenter devant les magistrats.

Le parti de Marine le Pen, qui dénonce un complot politique, a été mis en examen le 9 septembre pour recel d’abus de biens sociaux et complicité d’escroquerie dans cette enquête qui porte notamment sur le financement des législatives de 2012. Les magistrats ont mis en examen sept autres personnes, dont le trésorier du parti d’extrême droite Wallerand de Saint-Just et l’un de ses vice-présidents, Jean-François Jalkh.

Les juges soupçonnent le FN, le microparti Jeanne géré par des proches de Marine Le Pen et l’imprimeur du parti, Riwal, d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public. D’après les enquêteurs, Riwal, dirigé par Frédéric Chatillon, un proche de la présidente du FN, aurait notamment surfacturé les prix de kits de campagne (tracts, affiches) vendus aux candidats, dont les dépenses ont été ensuite remboursées par l’État comme le prévoit la loi pour les partis qui obtiennent plus de 5% des suffrages exprimés. Cette thèse est fermement réfutée par le FN, qui a déjà utilisé d’autres voies de recours, avec notamment une requête en nullité de sa mise en examen.

Marine Le Pen estimait que les garanties d’impartialité n’étaient pas réunies. Le 24 septembre dernier, la Cour de cassation a rejeté la demande, formulée par le Front national, de dessaisissement des juges qui enquêtent sur cette affaire.

Le Parisien

#LeCopainPS, un hashtag a succès pour dénoncer l’hypocrisie du parti socialiste

CVn6u-qWoAE_AnT

Faux amis.

Un hashtag rencontre un certain succès sur Twitter aujourd’hui : #LeCopainPS, qui est premier des tendances France à l’heure où l’on écrit. Surtout utilisé par des victimes de racisme (musulman-e-s, Noir-e-s, féministes…), il souligne l’hypocrisie du discours socialiste, qui reste dans sa posture «ouverte» et «tolérante», mais mène finalement la même politique que la droite.

Par exemple:

écrit le statisticien Marwan Muhammad, qui a contribué à lancer le hashtag.

Mais ça vaut aussi pour les discours économiques :

Bref, une manière de pointer les hypocrisies de la gauche de gouvernement, notamment envers les minorités.

Libration

Les musulmans ne peuvent être français que sous condition, juge Marion Maréchal-Le Pen

image

« Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a déclaré la députée FN et candidate en Paca.

Pour la candidate Front National en Paca Marion Maréchal-Le Pen, les musulmans ne pouvent être Français « qu’à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie » hérités de l’histoire notamment chrétienne du pays. « Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a lancé la députée FN, lors d’un meeting à Toulon (Var).

Pendant plusieurs siècles, les rois de France ont été sacrés dans la cathédrale de Reims, symbole de l’alliance entre le pouvoir royal et l’Eglise catholique. La fête de la Fédération est elle un symbole républicain, la célébration du premier anniversaire de la prise de la Bastille.

« Nous ne sommes pas une terre d’Islam, et si des Français peuvent être de confession musulmane, c’est à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie que l’influence grecque, romaine, et seize siècles de chrétienté ont façonné », a-t-elle ajouté : « Chez nous, on ne vit pas en djellaba (longue robe à capuchon traditionnelle dans les pays arabes, ndlr), on ne vit pas en voile intégral et on n’impose pas des mosquées cathédrales ».
La France de Charles Martel

Avant ce discours centré sur « l’identité », le maire de Béziers (Hérault) Robert Ménard s’était exprimé à la tribune, affirmant vouloir « retrouver » la France de Charles Martel. « Je veux retrouver notre France, celle de Louis XIV, de Napoléon, et celle, si le ministère de l’Intérieur me l’autorise, de Charles Martel », souverain des Francs qui a affronté les armées musulmanes lors de la bataille de Poitiers en 732, a-t-il lancé.

« Je veux continuer à vivre dans un pays ou l’on parle Français et non pas un espèce de sabir de banlieue », « je veux continuer à me promener dans des villages bâtis à l’ombre des églises, je veux une crèche dans mon hôtel de ville », a poursuivi le maire de Béziers.

Le point

FN: entre racisme et amateurisme, un ex-cadre raconte les coulisses du parti

image

Insultes, racisme, homophobie… Vincent Morelle, ex-directeur de campagne à Meaux, raconte comment le FN, parti qu’il croyait « javéllisé » n’en a pas fini avec ses vieux démons. « Ecoeuré », il détaille le déroulé de la campagne municipale 2014 à Meaux.

Une opportunité « de faire gagner le souverainisme », c’est ce qui a poussé Vincent Morelle à rejoindre le Front national en avril 2013. Lundi, cet ex-directeur de campagne a rendu sa carte, « écoeuré » par le racisme et l’amateurisme du parti frontiste. Dans Libération, il raconte son passage au sein du mouvement d’extrême droite.

« Notre score sera celui de Marine Le Pen »

Ce qui interpelle dans le récit de ce jeune homme de 24 ans, c’est le manque de sérieux des personnes avec qui il a travaillé. « J’ai adhéré au Front en avril 2013, quand je me suis installé en Seine-et-Marne avec ma compagne » raconte-t-il. Quelques mois plus tard, il rencontre Béatrice Roullaud la candidate aux municipales investie par le FN pour affronter Jean-François Copé à Meaux.

Dès la première rencontre, elle m’a proposé de devenir son directeur de campagne » poursuit Vincent Morelle. Un peu surpris, il accepte tout de même.

L’étonnement est encore là, à la rentrée 2014, lorsque débute réellement le marathon électoral. Le choix des thèmes de campagne? « Pour le moment, c’est une perte de temps: on va d’abord boucler la liste. Notre score sera celui de Marine Le Pen » lui assure la candidate.

Un colistier ivre du soir au matin

Béatrice Roullaud est sujette à la paranoïa raconte le Vincent Morelle. « Elle est persuadée que Copé l’a mise sur écoute, elle a peur qu’il la cambriole pour obtenir sa liste. Même à moi, qui étais son directeur de campagne, elle ne voulait pas donner le nom de ses colistiers » raconte-t-il à Libération. Une situation qui trouve un semblant d’explication quelques mois plus tard lorsque la candidate se plaint d’avoir du mal à constituer sa liste. Commence alors une campagne de recrutement.

« L’amateurisme, c’est une chose. Après tout, des incompétents, on en trouve partout. Mais les propos que j’ai entendus n’ont pas à être tenus ni tolérés. Ce n’est pas ma guerre: je ne me bats pas contre les Juifs ou les Noirs » explique l’ancien directeur de campagne dans les colonnes de Libération avant de mettre en cause la direction nationale. « Un général d’armée est responsable des exactions de ses troupes » conclut-il.

Lexpress

Marion Maréchal-Le Pen estime que les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang » que les chrétiens

LAÏCITÉ À 2 VITESSES – La nièce de Marine Le Pen, candidate du FN en région Paca pour les régionales, a opéré une distinction entre islam et catholicisme, ce vendredi. Une sortie très éloignée de l’esprit de la loi de 1905 sur la laïcité dont elle se revendiquait pourtant il y a un an.

5045223_6913b5b88167b00550b32466f1ea85fdd9a92b51_545x460_autocrop

Les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang » que les catholiques en France. C’est la déclaration de Marion Maréchal Le Pen dans une interview au quotidien national et chrétien Le Présent relayée par l ‘AFP vendredi.

« Pas le même rang que la religion catholique »

Pour la candidate aux élections régionales en Paca, « il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l’affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne. »

Et la députée du Vaucluse de persister : « Et dans ces conditions, si des Français peuvent être musulmans et exercer leur foi, il faut qu’ils acceptent de le faire sur une terre qui est culturellement chrétienne. Ça implique aujourd’hui qu’ils ne peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique. Ne serait-ce que parce que nous avons des traditions populaires qui ont des connotations spirituelles qui peuvent s’exercer dans le cadre public, ce qui, aujourd’hui, ne peut pas être le cas de l’islam. »

Moins d’indulgence qu’en 2014

Un an plus tôt pourtant, Marion Maréchal Le Pen se montrait plus nuancée au micro de Jean-Jacques Bourdin. Le 18 novembre 2014, elle déclarait ainsi sur BFM TV-RMC : « Au Front national, on est laïc. Même si on peut être croyant on est laïc. » Et de poursuivre : « En tant qu’élus FN, on respecte cette laïcité. »

Dans le même entretien, la benjamine de l’Assemblée nationale s’inquiétait même de l’image de son parti auprès des musulmans après la suspension de Maxence Buttey, cet élu FN d’une commune de Seine-Saint-Denis converti à l’islam et accusé de prosélytisme : « On a pas voulu envoyer un mauvais signal à nos électeurs musulmans », avait-elle alors déclaré.

Metro News

 

Un nouveau visage du FN estime que le « Sida n’existe pas »

FullSizeRender

Star des affiches électorales pour les régionales en Ile-de-France, Kelly Betesh s’était lâchée sur Twitter en décembre 2014. Un « tweet maladroit », reconnaît-elle.

Elle est censée incarner un visage souriant et dédiabolisé du FN. C’est pour cela que Kelly Betesh, responsable FN pour les 5e et 6e arrondissements de Paris et vraisemblablement candidate aux régionales en Ile-de-France, a été choisie pour représenter le parti sur les affiches électorales dans les banlieues et les campagnes.

CTcG2uVWwAALBTn

Mais cela ne l’empêche pas de déraper. Le Lab d’Europe 1 a ainsi retrouvé des messages de la jeune femme sur Twitter, publiés en décembre dernier sous son pseudonyme Kelly Poppy, selon lesquels elle assure que « le Sida n’existe pas ». Ce tweet a depuis été effacé.

capture-d-ecran-d-un-echange-sur-twitter_5460958

Contactée par Le Lab, Kelly Betesh reconnaît mardi avoir écrit un « tweet maladroit » et admet une « confusion ». « Je voulais expliquer qu’il y a des incohérences sur les modalités de dépistage, que dans un pays on peut être déclaré séropositif et dans un autre non. J’ai écrit trop vite. Ça ne représente pas ma pensée. » 

lexpress