LR : «L’abstention de la France à l’UNESCO sur Jérusalem est une insulte à Israël»

Pour le parti LR, cette abstention est « une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France ».
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Le parti Les Républicains a qualifié lundi de « faute » et de « honte » la décision de la France de s’abstenir lors du vote à l’Unesco d’une résolution reconnaissant les sites islamiques de Jérusalem.

« Nous avons lu avec stupeur la résolution de l’Unesco (du 18 octobre) qui, au fond, nie le lien historique, patrimonial, culturel, identitaire, entre le peuple juif et sa capitale Jérusalem », a affirmé Guillaume Larrivé, porte-parole du parti, lors de son point de presse hebdomadaire.

Selon M. Larrivé, « l’abstention de la République française lorsque cette résolution a été débattue à l’Unesco est une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France. Nous déplorons que le gouvernement français ait commis cette faute ».

I24

USA : 38 millions de $ récoltés par Robert de Niro et Arnold Schwarzenegger pour Tsahal

Parmi les 1.200 invités, Robert de Niro, Larry King, Arnold Schwarzenegger ont participé à la cérémonie
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Plus de 38 millions de dollars ont été récoltés lors du gala annuel de bienfaisance des amis de l’armée israélienne de Tsahal (Friends of the IDF ndlr) jeudi soir à Los Angeles.

Parmi les 1.200 invités, Robert de Niro, Larry King, Arnold Schwarzenegger, Jared Butler et d’autres célébrités ont participé à l’événement.

Organisé par le milliardaire et chef d’entreprise Haim Saban, l’un des dons les plus importants provient du rabbin Yechiel Epstein, qui a octroyé 6 millions de dollars.

Haim Saban lui-même a fait don de 5 millions de dollars.

« Nous sommes ici pour montrer le soutien fantastique d’Hollywood et de la communauté juive des Etats-Unis aux soldats d’Israël et à l’armée israélienne », a déclaré M. Saban, l’un des plus importants donateurs à l’armée israélienne.

 

Un somme record de 14 millions de dollars (53,4 millions de shekels) avait également été récoltée par les amis américains du Magen David Adom (AFMDA) lors d’un gala mardi à Los Angeles.

I24

Israël oblige une palestinienne à divorcer pour pouvoir se soigner contre son cancer à Jérusalem

Samira Nattat, Palestinienne d’Hébron, qui se bat depuis 3 ans contre un cancer des intestins et qui a subi les longs contrôles aux checkpoints, voire les refus, pour aller se faire soigner à Jérusalem, a été contrainte, pour bénéficier d’un traitement, de changer de nom, car les Israéliens n’aiment pas celui de son mari.

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Ahmad Nattat a été emprisonné pendant 2 ans en 2011 (après un interrogatoire de 60 jours) par Israel pour avoir hébergé des résistants au début des années 2000.
Samira n’a été autorisée à lui rendre visite que 3 fois au cours de ces deux ans. Ensuite Ahmad a été envoyé à Gaza et n’a pas le droit de rejoindre sa femme en Cisjordanie, alors qu’elle a d’autant plus besoin de sa présence pendant qu’elle est malade et qu’elle souffre.

C’est un crève coeur pour les deux époux, qui sont mariés depuis 15 ans et passent leur temps au téléphone.

« C’est la décision la plus dure que j’aie eu à prendre dans ma vie », dit Samira, 37 ans, à laquelle Israel n’a pas laissé d’autre solution qu’un divorce, vu la détérioration de son état de santé.

Oumma

Jérusalem occupé : Israël a détruit un cimetière musulman de 1.400 ans

Protégés par des soldats, les employés de la Direction israélienne de la Nature et des Parcs sont entrés au cimetière de Bab al-Rahme

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La Direction israélienne de la Natüre et des Parcs a détruit le cimetière  musulman de 1.400 ans “ Bab al-Rahme “, situé à Jérusalem-Est.

“Protégés par des soldats, les employés de la Direction israélienne de la Nature et des Parcs sont entrés au cimetière de Bab al-Rahme” a déclaré le président de la Commission chargée de la protection des tombes musulmanes, Moustapha Ebou Zahra tout en rappelant que le cimetière en question se trouvait sur un terrain appartenant à une fondation et que des centaines de Palestiniens y été enterrés depuis 1.400 ans.

« Les autorités israéliennes avancent que le cimetière fait partie du terrain réservé à un parc alors que ce terrain appartient au Musulmans » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le directeur et imam en chef de la mosquée AlAqsaOmar Kaswani a condamné la destruction du cimetière musulman par Israël.

TRT

BDS : Roger Waters appelle les Chemical Brothers à annuler leur concert en Israël

L’ex Pink Floyd, Roger Waters, fer de lance du boycott total de l’État d’Israël, a appelé mardi le groupe Chemical Brothers à annuler leur concert en Israël.

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« Si vous vous rendez à Tel Aviv, votre performance sera exploitée par les autorités israéliennes pour convaincre leurs citoyens que tout est en ordre, et personne ne se souciera des Palestiniens. S’il vous plaît, s’il vous plaît n’y allez pas » a écrit Waters dans une lettre envoyée au groupe.

La semaine dernière, le géant américain American Express a annulé un parrainage de 4 millions de dollars de la tournée nord-américaine de Waters en 2017 en raison de ses propos anti-israéliens tenus ce mois-ci à l’occasion d’un festival.

 

Le Monde Juif

Netanyahu assure que son gouvernement soutient la colonisation en Palestine comme aucun autre

Netanyahu a assuré lundi que son gouvernement soutenait les colonies comme aucun autre, pour tenter d’apaiser les colons qui risquent de le confronter sous peu à de sérieuses difficultés.

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Dans ce souci de calmer les esprits, Netanyahu a annoncé devant le Parlement que son gouvernement avait demandé à la Cour suprême de repousser la date butoir fixée au 25 décembre par la justice pour détruire une colonie sauvage de Cisjordanie occupée. La Cour a précisé dans un communiqué que le gouvernement avait demandé un report de sept mois.

La colonie d’Amona, où vivent entre 200 et 300 Israéliens, au nord-est de Ramallah en Cisjordanie occupée, est devenue un casse-tête pour Netanyahu.
Amona est une colonie sauvage, c’est-à-dire illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais des lois qu’Israël applique sur la majeure partie de la Cisjordanie.

La Cour suprême a décidé qu’Amona, construite dans les années 1990, l’avait été sur des terres privées palestiniennes et devait être détruite avant le 25 décembre.
Netanyahu est pris entre d’une part les pressions des habitants qui refusent l’éviction et de l’important lobby des colons, y compris au sein de son gouvernement, et d’autre part celles de la communauté internationale, à commencer par le grand allié américain.

L’affaire est aussi suivie attentivement par la communauté internationale. Celle-ci considère l’installation de près de 600.000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens et la poursuite de la colonisation comme un obstacle majeur au règlement d’un conflit vieux de près de 70 ans.

L’Orient Le Jour

Israël : Beaucoup de doutes sur l’authenticité d’un «papyrus ancien mentionnant Jérusalem»

Présenté mercredi par l’Autorité Israélienne des Antiquités, ce papyrus soulève beaucoup d’interrogations…

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Un papyrus d’une valeur inestimanble ou un simple faux ? Il a été présenté comme l’objet portant la plus ancienne mention non religieuse de Jérusalem. Mais le papyrus saisi en 2012 et présenté mercredi par l’Autorité Israélienne des Antiquités (AIA) comme datant du VIIe siècle avant J.-C.a soulevé bien des doute chez plusieurs archéologues.

«Une carte-postale du passé adressée à l’Unesco»

Ce document avait été présenté quelques heures après l’adoption par l’Unesco d’une résolution sur Jérusalem-Est qui, selon des responsables israéliens, ignore « le lien millénaire entre les juifs et la ville sainte », en reconnaissant les sites de Jerusalem par leur appellation arabe.

Netanyahu avait affirmé que ce papyrus constitue «une carte-postale du passé adressée à l’Unesco» et sa ministre de la Culture, Miri Regev, l’avait qualifié de «preuve que Jérusalem a été et restera toujours la capitale éternelle du peuple juif».

Mais «comment peut-on savoir qu’il ne s’agit pas d’un faux destiné au marché des antiquités?», se demandait pourtant vendredi dans le quotidien Haaretz le professeur Aren Maier, spécialiste d’archéologie à l’université de Bar Ilan. Il a critiqué l’AIA pour avoir rendu public ce document «alors qu’il était clair à l’avance qu’il susciterait une controverse».

La datation au carbone insuffisante

Pour lui, la datation au carbone 14 est insuffisante: «Il y a de nombreux exemples d’inscriptions rajoutées sur d’anciens supports». Christopher Rollston, professeur à l’université américaine George Washington, a souligné que l’on pouvait facilement acquérir sur internet d’anciens papyrus et y ajouter une inscription.

20 Minutes

La chef de la politique étrangère de l’UE : «Les appels au boycott d’Israël font partie de la liberté d’expression»

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a affirmé que les appels au boycott d’Israël relèvent de la liberté d’expression.

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« L’UE défend la liberté d’expression et d’association, conformément à la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, qui s’applique aux Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) menées sur ce territoire », a déclaré la diplomate en réponse à une question écrite d’eurodéputés.

« L’UE rejette les tentatives de la campagne BDS pour isoler Israël et est opposée à tout boycott d’Israël », a-t-elle toutefois cru bon de nuancer.

Une lettre signée par plus de 30 eurodéputés avait appelé Fédérica Mogherini à prendre des dispositions pour assurer la liberté d’expression du mouvement antisémite BDS.

Le Monde Juif

Colonisation : israël valide la construction de 1 600 logements dans le plateau du Golan occupé

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une série de projets de constructions destinés à pallier la pénurie de logements en Israël.

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Le ministère des Finances a déclaré avoir approuvé un projet de construction à Katzrin, dans le plateau du Golan, visant à créer 1 600 nouveaux logements

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une série de projets de constructions destinés à pallier la pénurie de logements en Israël.

Mais cette approbation est susceptible de déclencher des critiques de la part de la communauté internationale, pour qui le plateau du Golan est un territoire occupé.

Israël a capturé le Golan des mains de la Syrie en 1967, et l’a annexé en 1981. Cette action n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

TTOI

Reconnaissance de l’Esplanade des Mosquées par l’UNESCO : les juifs de France et des élus manifestent à Paris

Le CRIF et le Consistoire protestent devant le Quai d’Orsay après l’absence d’opposition de la France aux 2 résolutions votées en octobre sur la reconnaissance des lieux saints de Jerusalem sous occupation israélienne.

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Le CRIF, exceptionnellement rejoint par le Consistoire, organise une manifestation de protestions jeudi en face du Quai d’Orsay à 18h (heure française) en réaction au vote de deux résolutions sur Jérusalem ce mois-ci par des commissions de la branche culturelle des Nations unies.

La France fait partie des 26 pays qui se sont abstenus pendant le vote de la première résolution, qui a été présentée par les Palestiniens et acceptée le 13 octobre.

 

 

 

 

Time Of Israel

115 Britanniques défenseurs des droits des palestiniens interdits d’entrer en Palestine par l’occupation israélienne

Pas moins de 115 Britanniques, notamment des universitaires, ont été interdits d’entrer en Palestine, par les forces de l’occupation israélienne, depuis le début de l’année 2016, juste parce qu’ils sont défenseurs des droits des palestiniens, a rapporté lundi le quotidien The Independent

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Les forces de l’occupation israéliennes ont refusé l’accès aux territoires palestiniens occupés à 115 citoyens britanniques, militants pro-palestiniens, en 2016, une mesure qui a soulevé « l’inquiétude » des avocats quant à l’utilisation
« discriminatoire » des lois sur l’immigration contre les militants pro-palestiniens, a souligné le quotidien.

L’Université de Londres des études orientales et africaines (SOAS) a condamné une « violation arbitraire de la liberté académique », après qu’un de ses conférenciers, Adam Hanieh, s’est vu refoulé à son arrivée à l’aéroport international se trouvant sur les territoires palestiniens Occupés, la mi octobre en cours.

Maitre de conférences en études du développement, il devait animer trois conférences à l’Université de Birzeit en Cisjordanie, mais il « avait été placé dans un centre de détention pendant toute la nuit», avant d’être renvoyé à
Londres le lendemain matin. Les forces de l’occupation israéliennes lui ont notifié une interdiction de 10 ans d’entrée en Palestine.

Citée par le journal, l’avocate des droits de l’Homme, Emily Schaeffer Omer-Man, qui représente les étrangers interdits d’accès en Palestine a confirmé que la « discrimination » cible les étrangers d’origines arabes, ou tout simplement
les étrangers qui viennent en Cisjordanie pour un travail humanitaire.

Elle explique que dans la tête des contrôleurs aux frontières des territoires palestiniens occupés, ces visiteurs « portent un drapeau ».

Il est souligné que les autorités frontalières israéliennes peuvent exiger des voyageurs étrangers de signer un engagement de ne pas entrer dans les territoires palestiniens sans autorisation.

Il est même possible qu’ils demandent l’accès aux comptes personnels sur les réseaux sociaux, comme condition d’entrée, notamment pour les palestiniens d’origine, afin de pouvoir vérifier la liste d’amis, et même les messages postés.

Ceux qui sont autorisés à entrer en « Israël » sont interrogés à nouveau au moment de leur départ et subissent une fouille de leurs bagages, et parfois même, une inspection de leurs ordinateur, téléphone portable et appareil photo.

Les informations recueillies peuvent être un motif d »un futur refus d’accès.

Les partisans de la campagne internationale, Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), contre les forces de l’occupation israélienne, sont ciblés en premier lieu, par ces mesures.

« Tout cela vise à intimider les gens et les décourager de venir s’ils ont été actifs dans des manifestations non-violentes », a déclaré Mme Schaeffer Omer-Man.

L’avocate affirme que « les choix politiques seuls ne constituent pas des motifs suffisants » pour protéger les frontières. Elle a cité des cas où les étrangers qui ont rejoint les manifestations pro-palestiniennes, soutenu le mouvement BDS sur les médias sociaux ou critiqué les forces de l’occupation israélienne chez eux ou ailleurs, se sont vu refuser
l’entrée aux territoires palestiniens occupés.

The Independent a recueilli les témoignages de plusieurs britanniques, ayant été « détenus pendant plusieurs heures »aux frontières, et à qui on avait refusé l »accès aux territoires palestiniens occupés, en raison de leurs activités
pro-palestiniennes.

Dernièrement, lors d »une séance parlementaire le ministre chargé du nord Afrique et du Moyen-Orient Tobias Ellwood, avait confirmé que 50 britanniques avaient été refoulés de l’aéroport « Ben Gourion », sans aucun motif.

Huff Post

Facebook censurerait des comptes Palestiniens à la demande d’israël

Suite à une rencontre entre Facebook et israel  le mois dernier, de nombreux comptes de militants palestiniens auraient été supprimés par le géant américain. Les associations palestiniennes dénoncent une censure ciblée.

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L’association de défense des droits des Palestiniens MADA vient de publier un rapport dans lequel elle affirme que la société Facebook, suite à sa rencontre en septembre dernier avec différents ministres israéliens, aurait décidé de surveiller les comptes de ses utilisateurs palestiniens.

La rencontre en question, qui aurait permis des «discussions fructueuses» entre les deux parties selon les autorités israéliennes, aurait eu pour objectif «la prévention des incitations à la violence», dans un contexte de recrudescence des tensions entre la Palestine et Israël. Cependant, l’association MADA soupçonne Israël de vouloir «empêcher la voix [des Palestiniens] d’atteindre le monde».

Cette analyse est également celle du Palestinian Information Centre, un collectif militant qui a fait état, cette semaine, d’une dizaine de fermetures de comptes parmi ses administrateurs. Les pages Facebook concernées, en anglais ou en arabe, totalisaient environ deux millions d’abonnés. Cette décision a eu lieu «sans qu’aucune explication ne soit fournie» de la part de Facebook a affirmé un responsable du collectif au journal The Independent.

En 2015, une étude soulignait que 96% des Palestiniens utilisaient Facebook pour suivre l’actualité : selon l’association MADA, ce chiffre témoignerait de l’importance des réseaux sociaux pour les Palestiniens et de l’intérêt stratégique pour Israël d’entraver les échanges sur ces plateformes.

La même association souligne que, depuis deux ans, plus de 60 journalistes palestiniens et 9 journalistes israéliens ont été poursuivis pour des publications qu’ils ont mises en ligne.

RT

Israël: le Likoud veut révoquer la citoyenneté du chef d’une ONG opposé à la colonisation

Le chef de la coalition parlementaire du gouvernement israélien de droite cherche à révoquer la citoyenneté du directeur d’une ONG israélienne de défense des droits de l’Homme qui a exprimé aux Nations unies son opposition aux colonies.

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Le député David Bitan, membre du Likoud, le parti du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré vendredi soir à la chaîne 2 de télévision israélienne qu’il « examinait la possibilité légale » de révoquer la citoyenneté israélienne de Hagai El-Ad, directeur de l’ONG B’Tselem. Selon les analystes, l’initiative de David Bitan n’a que très peu de chance de se concrétiser car la loi ne permet de révoquer la nationalité que dans des cas avérés de « terrorisme, trahison ou espionnage ».

Hagai El-Ad avait participé en fin de semaine dernière à une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu sur les colonies.
Il avait dénoncé 49 ans d’une « injustice, en l’occurrence l’occupation de la Palestine et le contrôle israélien des vies palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ».
« Je vous implore aujourd’hui d’agir », avait-il lancé à l’assemblée.

Dans un message sur Facebook, M. Netanyahu avait alors estimé que l’appel de M. El-Ad était « une action contre Israël », accusant B’Tselem de chercher à obtenir, via la « contrainte internationale », ce qu’il a « échoué à obtenir via des élections démocratiques en Israël ». David Bitan a quant à lui déclaré que l’appel de M. El-Ad « constitue un flagrant abus de confiance d’un citoyen israélien à l’encontre de l’Etat et qu’il devrait en conséquence se trouver une autre nationalité ».

B’Tselem « ne se laissera pas intimider », a répliqué sur Twitter Hagai El-Ad.
« Depuis près de 50 ans, les Palestiniens n’ont pas de nationalité ou de droits. Aujourd’hui, le chef de la coalition de Netanyahu veut révoquer ma citoyenneté parce que j’ai parlé contre l’occupation devant le Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il écrit.

Zehava Galon, chef de file du parti de gauche Meretz opposé à la colonisation, a souligné sur Twitter que même si David Bitan cherchait avant tout à « obtenir des gains politiques sur le dos de B’Tselem », ses propos étaient « très dangereux ».

L’Orient Le Jour

Cisjordanie occupée : un palestinien de 15 ans abattu par Tsahal

Tsahal a abattu jeudi un Palestinien qui lançait des pierres sur une patrouille dans le secteur de Beit Ummar, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

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Le ministère palestinien de la Santé a identifié le palestinien tué sous le nom de Khaled Bahar, 15 ans.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie à des violences qui ont coûté la vie à 235 Palestiniens, 36 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l’AFP.

 

L’Orient Le Jour

L’ONU se penche sur la politique d’occupation d’Israël

Le gouvernement de Nétanyahou s’inquiète d’une possible résolution du Conseil de sécurité qui ordonnerait l’arrêt de la colonisation ou l’évacuation des Territoires occupés.

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«L’ennemi intérieur». C’est ainsi que les dirigeants de l’Etat hébreu qualifient l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem et le mouvement La paix maintenant après que leurs responsables ont accepté de témoigner devant le Conseil de sécurité de l’ONU à l’occasion d’une réunion organisée vendredi soir sur la situation dans les Territoires palestiniens occupés depuis juin 1967.

Benyamin Nétanyahou et ses principaux ministres visent spécialement Hagaï el-Ad, le secrétaire général de B’Tselem, qu’ils présentent comme un «menteur» et un «traître». Parce qu’il a évoqué les arrestations arbitraires, les destructions de maison et les obstacles à la libre circulation de la population locale ? Surtout parce qu’il a appelé le Conseil de sécurité «à agir concrètement pour arrêter l’occupation».

Mesure discriminatoire

Furieux, Nétanyahou et les partis de la majorité veulent d’ailleurs punir B’Tselem. Ils promettent de voter une loi interdisant aux volontaires du service national – un substitut au service militaire armé – de travailler pour l’ONG. Plusieurs députés de la majorité annoncent également un texte supprimant l’exemption fiscale pour les dons accordés à cette organisation.

Une mesure discriminatoire supplémentaire pour B’Tselem, qui est déjà, avec une quinzaine d’autres ONG également classées à gauche, obligée par la loi de signaler sur chacun de ses courriers et publications qu’elle est «financée par des gouvernements étrangers».

La virulence de la réaction de Nétanyahou aux propos d’El-Ad en dit long sur ses inquiétudes. Car lui et ses principaux ministres redoutent vraiment de voir, dans les prochaines semaines, le Conseil de sécurité voter une résolution ordonnant l’arrêt de la colonisation ou l’évacuation des Territoires occupés. Un texte qui aurait force exécutoire et auquel les Etats-Unis n’auraient pas, pour une fois, opposé leur véto.

Un texte musclé

La nervosité israélienne est d’autant plus palpable que la veille de l’intervention d’El-Ad, le conseil exécutif de l’Unesco, la branche culturelle de l’ONU, a adopté un projet de résolution présentant l’Etat hébreu comme une «puissance occupante» à Jérusalem. Un texte musclé qui dénonce également la limitation de l’accès des musulmans au Haram al-Sharif, l’esplanade des Mosquées. Certes, ce projet de résolution porté par la Palestine et plusieurs pays arabes affirme l’importance de la ville pour les trois religions monothéistes. Mais il n’emploie que le nom arabe des différents lieux saints. Ce qui revient, aux yeux d’Israël, à «nier le lien historique entre le peuple juif, le mont du Temple [sur lequel est bâtie l’esplanade des mosquées], ainsi que le mur des Lamentations».

Qualifiant ce texte de «révisionniste parce qu’il équivaudrait à nier le lien de la Chine avec la grande muraille et de l’Egypte avec les pyramides», Nétanyahou a donc annoncé vendredi que son pays coupait immédiatement les ponts avec l’Unesco. En théorie, le projet de résolution devrait être adopté mardi à l’occasion d’une séance plénière de l’Unesco. Mais tout porte à croire que ce ne sera pas le cas. Michael Worbs, le président du Conseil exécutif de l’organisation, plaide d’ailleurs en faveur du report du scrutin au printemps prochain «afin de donner une chance au dialogue».

Libe