#DossierTabou : «Après Tintin au Congo, de La Villardière chez les Arabes»

Samia Orosemane a accepté de participer au premier numéro de Dossier Tabou, l’émission controversée de Bernard de la Villardière consacrée à l’islam et diffusée mercredi. Elle le regrette et explique pourquoi à L’Express.

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Le premier numéro de Dossier Tabou a rassemblé 2,4 millions de téléspectateurs mercredi soir. L’émission de Bernard de La Villardière sur « L’Islam en France: la République en échec » a suscité de nombreuses réactions. Dont celle de l’humoriste Samia Orosemane, qui avait pourtant accepté d’ouvrir sa porte aux caméras de M6. Elle explique à L’Express pourquoi elle le regrette.

Comment apparaissez-vous dans le film?

J’ai été filmée lors d’un déjeuner de famille, un dimanche, où Bernard de La Villardière s’est invité. Je ne devais recevoir que l’équipe technique. Mais quand j’ai ouvert la porte, il m’a dit qu’il s’était permis de venir car chez nous, ‘quand il y en a pour dix il y en a pour onze’.

Il a donc débarqué dans mon salon avec ses a priori et ses clichés sur les musulmans, il a demandé à l’une de mes soeurs si on ne lui mettait pas la pression pour qu’elle porte le voile. Je lui ai dit qu’on la frappait tous les jours mais qu’elle ne voulait pas comprendre. Je ne m’attendais pas à ce qu’au montage ce soit aussi glauque. J’ai le sentiment d’avoir été trahi.

Pourquoi avez-vous accepté de participer?

Ils m’ont dit qu’ils voulaient faire un portrait de moi, que le principe du documentaire était de décrire la pluralité de la communauté musulmane. Ca avait l’air sympa. Avec moi, ils voulaient montrer que l’on pouvait porter le voile et être humoriste. Etant donné que l’on dépeint souvent les femmes musulmanes comme soumises, j’ai trouvé que c’était positif, l’occasion de montrer le contraire, un autre son de cloche, quand les musulmans se plaignent de ne pas être bien présentés dans les médias.

Que reprochez-vous à ce documentaire?

Bernard de La Villardière écrit des scénarios à la Spielberg, avec des gros plans et des musiques angoissantes. J’ai regardé l’émission au second degré, mais je me demande ce qui s’est passé dans la tête de ceux qui l’ont pris au premier. Les gros plans de lui dans la mosquée en train d’écouter le prêche m’ont fait beaucoup rire. Après Tintin au Congo, de La Villardière chez les Arabes… Je suis capable d’écrire un spectacle entier sur mon expérience avec lui. Je pense à en faire une parodie, mais je n’arriverai jamais à dépasser l’original, à être aussi drôle que lui.

Quels moments vous ont le plus choquée?

Lorsque Bernard de La Villardière discute avec un aumônier en prison, qui ne sait pas bien parler français. L’homme explique qu’il vient dire aux jeunes qu’il ne faut pas faire de « bêtises ». Et là, Bernard de La Villardière lui répond: « Mais de quelles bêtises vous parlez? » L’aumônier répond « les attentats ». Et là il en profite pour lui lancer: « Mais ce ne sont pas des bêtises monsieur, c’est un crime ». Il joue sur la terminologie en faisant croire que l’aumônier minimise la gravité des attentats, alors que, simplement, il ne parle pas très bien le français. C’est honteux de faire ça.

« Vous me laissez faire mon travail! »

Et quand il se rend à l’heure de la prière devant l’Institut des cultures d’islam, dont l’un des étages est occupé par la Mosquée de Paris. Il intercepte tous les gens et leur demande s’ils sont là pour l’Institut des cultures d’islam, alors que c’est l’heure de la prière. Mais de quoi il parle? C’est l’heure de la prière, ils vont à la prière. Et son petit commentaire pour dire que Bertrand Delanoé a financé un lieu de culte en plein Paris…

Enfin, l’altercation avec les jeunes à Sevran, où il débarque avec sa caméra, se croyant tout permis. Les types lui expliquent qu’ils ne veulent pas être filmés. Et lui qui leur répond: « Non, mais vous me laissez faire mon travail ». C’est magnifique!

Vous dites que ce reportage ne profite qu’à ceux qui veulent diviser…

Ce documentaire est dangereux pour celui qui ne réfléchit pas et n’a jamais vu un musulman de sa vie. Si je n’avais pas été musulmane, après l’avoir vu, je voterais Front national! Je me demanderais ce que les musulmans viennent faire chez nous. « Il l’a dit le monsieur, à la télévision, il y a des sociétés secrètes, leur objectif est d’islamiser la France, on est plus chez nous ». Une femme le dit comme ça. J’étais morte de rire. C’est une partie de mon sketch, ça!

Il faut arrêter de dire que les musulmans veulent islamiser la France, on a déjà du mal à y pratiquer notre religion. On ne gagne pas de royalties à chaque fois que l’on convertit quelqu’un. En réalité, nous sommes des Français comme tous les autres, l’amour de la France et l’islam ne sont pas opposés. Je suis Française et musulmane, fière d’être les deux.

L’express

Le PDG d’Orange «Hollande m’a dit, j’ai eu Netanyahu, il faut que tu ailles en Israël» pour faire le mea culpa

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Il s’en souvient bien, c’était un dimanche. Le 7 juin 2015, Stéphane Richard, le patron d’Orange, reçoit un appel sur son portable. C’est François Hollande. « Il m’a dit : j’ai eu Benyamin Nétanyahou, il faut que tu ailles en Israël, ça se passera bien. » Cinq jours plus tard, le 12 juin, Stéphane Richard subit l’épreuve de la contrition publique avec le premier ministre israélien, organisée par l’Elysée. « Ce n’est pas un secret, dit alors M. Nétanyahou devant la presse, vos remarques de la semaine dernière ont été largement perçues comme une attaque contre Israël. »

Le 3 juin de cette année-là, au Caire, le patron d’Orange avait déclaré que si sa société avait la possibilité de rompre avec l’opérateur israélien Partner Communications sans s’exposer à des pénalités, elle le ferait dès « demain » et se retirerait du pays. En vertu d’un contrat de licence, Orange permettait à cette société d’utiliser sa marque. Scandale en Israël, où ces paroles avaient été interprétées comme une volonté de boycottage de l’Etat hébreu.

« Erreur de communication »

Attablé, mardi 27 septembre à Jaffa, au sud de Tel-Aviv, avec quelques journalistes français et israéliens, le patron d’Orange est revenu sur ce qu’il appelle une « erreur de communication », dont il s’estime « responsable à 100 % ».

« Je n’aurais pas dû en parler au Caire, dit-il. C’était le mauvais endroit. Et dans les mots choisis, j’aurais pu être plus précis dans la description de la situation et ne pas laisser le champ libre aux malentendus. »

Reconnaissant qu’il avait « totalement sous-estimé » la sensibilité de la question du boycottage contre Israël, objet d’une campagne dans de nombreux pays en réponse à la poursuite de l’occupation en Cisjordanie, Stéphane Richard dit avoir été « affecté » par cette « très mauvaise expérience ». D’autant qu’il juge « totalement erronnée » l’idée d’un boycott, qui « produit de l’exclusion »

En outre, comme s’il voulait inutilement répondre à des soupçons inexistants d’antisémitisme, le patron d’Orange a évoqué sa visite, la veille, sur le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, où un arbre a été planté à la mémoire de l’un de ses lointains cousins, pasteur protestant.

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Stéphane Richard a participé à l’édition 2016 du festival DLD de l’innovation, un rendez-vous clé du secteur en Israël.
Le Monde

Insultes racistes, menaces de mort: Il se présente devant la maison d’une famille marocaine et dégrade ses voitures

Il n’a que 23 ans mais a déjà goûté à la prison, dont il est sorti il y a peu. Dans la nuit de samedi à dimanche, à Roumazières, il a un peu trop tâté de la bouteille.

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Vers 1h, ivre, agressif, il s’est présenté devant la maison d’une famille marocaine. Et il s’est déchaîné: insultes racistes, menaces de mort. Puis, il s’est emparé d’un bâton, s’en est pris à trois véhicules appartenant à cette famille, les dégradant.

A l’intérieur de la maison, le père de famille a retenu ses enfants et laissé passer l’orage d’insultes et de menaces. Au petit matin, il a porté plainte. Le jeune homme a vite été identifié. Il a été placé en garde à vue. Il a été présenté ce mardi devant le procureur de la République qui a demandé son placement en détention.

Le jeune homme a été écroué et il s’expliquera le 19 octobre devant le tribunal correctionnel d’Angoulême. Le caractère raciste de l’agression, des insultes et des dégradations a été retenu.

Charente Libre

«sale arabe, islamiste», Joseph condamné à 1 an ferme pour une violente agression raciste sur Mohand

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Joseph Adamczewski, 76 ans, de Montataire a été condamné ce mercredi à dix-huit mois de prison dont six avec sursis par la cour d’appel d’Amiens (Somme) pour injures publiques envers un particulier en raison de sa race et de sa religion et violences aggravées par deux circonstances. Absent à l’audience, comme il l’avait été en première instance où la même peine avait été prononcée par le tribunal de Senlis, il est privé de ses droits civiques civils et de famille durant trois ans.

Le 8 avril 2014, sa victime Mohand Anki, 75 ans, avait porté plainte au commissariat de Creil. La tentative de médiation par les services de la ville avec son voisin quant aux limites de leurs jardins ouvriers de Montataire avait échoué. Il l’avait insulté. Le service de surveillance de la voie publique de la ville de Montataire avait confirmé ajoutant comme propos tenus : « J’espère qu’il y aura un deuxième Hitler qui cramera ces Arabes, ces métèques et ces sales juifs qui pourrissent la France ». En réalité, Joseph Adamczewski l’insultait régulièrement : « sale arabe, islamiste » ; « retourne dans ton pays » ; « les Arabes caillassent des voitures ».

Le 22 avril, une nouvelle plainte était déposée par la victime. Alors qu’il retournait à sa voiture, Mohand Anki avait été frappé avec un objet derrière la tête, ce qui avait provoqué sa chute et une perte de connaissance. Il avait repris conscience alors que l’individu qui venait de le frapper lui tapait la tête sur le sol à plusieurs reprises. Il avait réussi à saisir sa matraque. La cour a noté « la gravité des faits ». Elle a accordé 3 000 € de dommages et intérêts à la victime.

Le Parisien

En Belgique, le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations partage une vidéo raciste sur Facebook

Encore un ministre, belge cette fois, qui a trouvé « marrante » – ce sont ses mots – une petite vidéo raciste en croyant ne parler qu’à ses copains.

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Le ministre belge en question s’appelle Theo Francken et il n’est pas ministre de n’importe quoi, il est ministre, ou plutôt secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations. Bref, c’est pile le ministre qui ne devait pas « retwitter » ou « liker » un truc raciste. Le gif en question détourne une pub, dure 6 secondes, et montre notre ministre belge qui n’a pas encore 40 ans collant une ventouse sur la tête de ce qu’on imagine être un réfugié ou un clandestin noir pour mieux l’hélitreuiller, c’est-à-dire l’expulser.

C’est cette vidéo là qu’il a trouvé « marrante » et qu’il a complaisamment partagé avec la Belgique entière. C’était donc mardi, il y a deux jours, et depuis la polémique se déchaîne : tous veulent sa tête et il a d’ailleurs fait disparaître la vidéo de sa page FB.

L’auteur de ce gif animé de 6 secondes est un militant des droits de l’homme qui voulait dénoncer les expulsions de migrants du ministre Francken. Lui est a priori irréprochable.

Le problème, c’est que le ministre Francken, lui, a pris cette vidéo au premier degré, c’est-à-dire qu’il a trouvé « marrant » de coller une ventouse sur la tête d’un migrant pour mieux l’expulser du pays. Et puis surtout, ce n’est pas la première fois qu’il dérape, Theo.

On lui doit par exemple cette déclaration :

Puis-je juste dire que je peux imaginer la valeur économique de la diaspora juive, chinoise et indienne mais moins celle des Marocains, Algériens et Congolais ? Ou est-ce trop incendiaire ?

 

France Info

Le ministre fier d’avoir «tué beaucoup d’Arabes» appelle israël à annexer des colonies pendant les élections US

Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett a déclaré lundi dans deux interviews à la radio qu' »Israël devrait saisir l’opportunité de la période de l’élection présidentielle aux États-Unis pour annexer des implantations de Cisjordanie telles que Ma’aleh Adumim et Ariel ».
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« Nous devrions imposer la loi israélienne sur les implantations en Judée-Samarie telles qu’à Ma’aleh Adumim, Ariel, Goush Etzion et Ofra« , a affirmé le dirigeant du Foyer juif.

M. Bennett a longtemps appelé Israël à annexer la zone C de la Cisjordanie. Il s’est exprimé à la radio israélienne un jour après qu’un certain nombre de vidéos montraient David Friedman, conseiller israélien de Donald Trump, s’exprimant en faveur « des droits des Juifs à rester en Judée et en Samarie. »

« Peu importe qui est entré à la Maison Blanche, l’annexion était quelque chose qui devait arriver. Nous ne pouvons pas espérer que le monde soit plus sioniste que nous sommes. Nous devons faire ce qui est juste pour nous », a ajouté M. Bennett.

« Chaque fois qu’Israël a cédé la terre dans le passé, ça a entraîné de la violence. La paix ne vient que lorsque vous êtes très fort. Quand tout le monde dans la région saura que nous sommes déterminés à ne pas donner encore « un centimètre » de territoire à nos ennemis, le monde nous respectera davantage et nous verrons alors moins de conflits », a dit M. Bennett.

 

I24

Fusillade à Houston qui fait 9 blessés : le suspect armé avec des insignes nazis était membre d’une fraternité juive

Nathan DeSai, 46 ans, a été tué par la police après avoir blessé 9 personnes, dont 1 grièvement, dans une fusillade.

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L’homme armé qui portait un uniforme nazi pendant une fusillade à Houston était membre d’une fraternité juive à l’université.

Nathan DeSai, 46 ans, portait deux armes et 2 500 balles réelles quand il a été abattu par la police lundi matin, après avoir blessé neuf personnes, dont une grièvement.

DeSai était membre de la fraternité Sigma Alpha Mu de l’université de Houston, ont annoncé mercredi des chaînes d’informations locales, citant d’anciens membres de la fraternité, qui disaient qu’il a aidé à relancer le club quasiment mort de l’université à la fin des années 1980. Les personnes non juives pouvaient aussi rejoindre la fraternité.

 

Perrye Turner, agent spécial responsable de la division de Houston du FBI, avait déclaré à Associated Press que les autorités ne pensaient pas que l’incident était de nature terroriste. La police locale ne s’est pas exprimée à ce sujet.

TOI

« Non, il n’y a pas 28 % des musulmans qui sont radicalisés en France »

Depuis que l’enquête de l’Institut Montaigne, dont le rapport a été rédigé par Hakim El Karoui, « Un islam français est possible » a paru, le 19 septembre, des commentateurs ont proclamé que 28 % de musulmans seraient « radicalisés » en France.

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Une mise au point s’impose. Ni le terme de radicalisation ni aucun de ses dérivés n’est employé car il ne s’agit pas d’un concept scientifique rigoureux. « Radicalité » est devenu un mot fourre-tout pour désigner vaguement ce qui est perçu comme une menace non maîtrisée et un label hasardeux des politiques publiques dans un contexte de montée de la violence djihadiste depuis les attentats commis en France par Mohammed Merah en 2012.

Loin d’une logique de stigmatisation, l’enquête identifie les items d’attitudes autoritaires ou conservatrices en montrant leur déconnexion vis-à-vis des pratiques religieuses répandues, telle que la consommation de nourriture halal. A partir de ces résultats, on peut affirmer, données à l’appui, que l’intensification de la religiosité n’est pas associée à un basculement dans l’autoritarisme.

Méthodologie rigoureuse

Là où le débat public interprète, à tort, ces évolutions comme le signe d’une « conquête » de l’islam radical, cette enquête démontre l’indépendance de la religiosité et des attitudes justifiant l’inégalité entre les individus.
Le Monde

Jacky Martin condamné à 30 ans de prison pour le meurtre et la séquestration d’une étudiante

Jacky Martin, 54 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à ce jeudi à 30 ans de réclusion pour la séquestration et la mort de l’étudiante Anne-Sophie Girollet en 2005. 

Capture d’écran 2016-09-29 à 11.06.36.pngAu terme de près de six heures de délibéré, la cour d’assises de Saône-et-Loire, qui jugeait Jack Martin depuis le 13 septembre, a assorti sa condamnation d’une peine de sûreté de vingt ans, conformément aux réquisitions de l’avocate générale Karine Malara. Après le prononcé du verdict, l’accusé est resté impassible dans le box, tandis qu’un homme a lancé depuis le fond de la salle: «Assassin !».

Le Parisien

Centrafrique: 5 militaires français pourraient être radiés après avoir violemment agressé un vendeur de rue

Cinq soldats français vont être entendus ce jeudi par leur hiérarchie après avoir violemment agressé un vendeur de rue en Centrafrique. Pour tenter d’expliquer cet accès de violence, la défense des militaires invoque l’impact de l’opération Sangaris sur le mental des soldats.

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#DossierTabou sur l’Islam: «Bernard de la Villardière manipule tout le monde»

Widad Kefti et Sihame Asbague, deux journalistes et militantes antiracistes, avaient quant à elles anticipé la diffusion et prévu de « pirater M6 ». Mercredi, simultanément à la diffusion du magazine de la sixième chaîne, elles ont assuré un live sur YouTube pour proposer un regard critique sur l’enquête. Une alternative au titre en forme de pied de nez: « Dossier Tabouche ».


Stéphane Gatignon, le maire de Sevran, en Seine-St-Denis, n’apprécie pas du tout le ton « racoleur », selon lui, des émissions de Bernard de La Villardière. Il a pourtant accepté d’être interviewé dans le nouveau magazine du journaliste, « Dossier Tabou », diffusé à 21h ce mercredi sur M6 et consacré à la montée de l’islam radical. Il explique sur RMC.fr qu’il s’est senti « contraint » d’y participer.

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Pour les Palestiniens, Shimon Peres reste d’abord « un criminel »

Tout le monde ne fait pas l’éloge de l’ancien chef d’État israélien disparu dans la nuit du 27 au 28 septembre.

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Shimon Pérès est décédé à l’âge de 96 ans, dans la nuit du 27 au 28 septembre 2016. L’ancien chef d’État israélien et prix Nobel de la paix avait été admis à l’hôpital deux semaines plus tôt après une grave attaque cérébrale, et se trouvait en soins intensifs depuis.

Alors que beaucoup lui rendent hommage un peu partout dans le monde, on revient surtout sur la vie d' »un homme de paix », qui laisse un grand trou derrière lui. Mais si cette vision rassemble beaucoup de médias et personnalités occidentales, pour d’autres Shimon Peres ne laisse pas une image aussi positive.

Sur la version anglophone du site d’Al Jazeera, on apprend dans un premier article qu’après avoir formé une alliance clé avec des pays occidentaux comme la France et la Grande-Bretagne, qui allaient permettre de construire le réacteur nucléaire de Dimona et permettre à Israël d’obtenir la bombe nucléairePeres «a préparé un plan avec les deux puissances coloniales pour attaquer l’Égypte 1956 ce qui a débouché sur la crise du canal de Suez. Israël a envahi le Sinaï pour offrir un prétexte à une intervention franco-anglaise et saisir le canal de Suez. Mais ils ont dû se retirer sous la pression des États-Unis et de l’Union soviétique».

«On se souvient mieux de lui comme faisant partie de l’élite du parti travailliste sioniste responsable de la création d’un État juif en 1948 sur les ruines des terres palestiniennes.»

Ce sentiment est décrit plus en longueur dans un autre article du média qatarien. Ainsi pour son analyste de Moyen-Orient, Yehia Ghanem, beaucoup de personnes vont se souvenir de l’ancien chef d’État israélien comme d’un «criminel de guerre», à la lumière du bombardement de Qana en 1996.

«Les personnes qui font l’éloge de Peres ont soutenu Israël et ses crimes tout au long de son histoire. Le fait qu’il ait ordonné le massacre de Qana était et est toujours considéré comme un crime de guerre.»

L’échec d’Oslo

Pour Diana Battu, ancienne négociatrice palestinienne pour la paix, Peres est «un homme, qui depuis le début est un criminel de guerre».

«C’est quelqu’un qui a cru dans l’épuration ethnique de la Palestine, quelqu’un qui quand il s’est retrouvé au pouvoir s’est assuré que la terre palestinienne qui était occupée –pas capturée– a été accordée aux israéliens et transformée en colonies juives israéliennes, ce qui était des crimes de guerre selon la loi internationale».

Sur Twitter aussi, les voix discordantes ont pu se faire entendre. The Independent raconte ainsi que l’universitaire et écrivain palestinien Ali Abunimah a indiqué sur son compte Twitter que «Shimon Peres est mort sans affronter la justice pour ses crimes sanguinaires, en Palestine et au Liban. Une tragédie pour ses victimes, qu’elles trouvent la paix».

Slate

 

Le journal La Croix invite les catholiques tentés par le FN à « réfléchir »

Le FN ne passera pas par la Croix. Selon RTL, le quotidien catholique s’apprête à diffuser auprès de ses lecteurs un petit livret les invitant à « réfléchir » avant de glisser un bulletin Front national dans l’urne lors de la prochaine élection présidentielle. 

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100 pages en octobre

Le 7 octobre prochain, les 74.000 abonnés du journal recevront tous un livret d’une centaine de pages portant sur la politique du Front national. Pour autant, la direction du journal refuse d’y voir une « croisade » anti-FN, mais plutôt une « matière à réflexion ».

« Il n’est pas question de partir en croisade contre le FN », résume le patron du journal, Guillaume Goubert auprès de RTL. « Mais ces scores créent pour nous l’obligation de donner de la matière à nos lecteurs pour réfléchir avant l’élection » estime-t-il.

Alors que le vote FN ne cesse de progresser au sein de l’électorat catholique (32% aux dernières régionales), le journal a donc choisi de réfléchir à ce phénomène pour le comprendre. Pour autant, le livret distribué ne sera pas un tract assure-t-on en interne.

« On ne comprend pas nous-mêmes pourquoi le phénomène touche aujourd’hui autant de chrétiens. Alors, on a cherché à comprendre plutôt que de dénoncer », affirme le rédacteur en chef de la revue, Jean Merckaert.

BFM

Une ex-candidate FN condamnée à 3.000€ avec sursis pour avoir comparé Taubira à un singe

Anne-Sophie Leclère, ancienne candidate du Front national aux municipales dans les Ardennes, a été condamnée mercredi à 3.000 euros d’amende avec sursis pour injure raciale, après avoir comparé l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira à un singe. Le parquet avait requis deux mois de prison avec sursis.

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Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé une peine « symbolique », a estimé l’avocat d’Anne-Sophie Leclère, Me Jérôme Triomphe. Selon lui, les juges ont tenu compte du fait que l’ex-candidate avait « largement payé les propos qu’on lui reproche ».

Troisième procès

Le 17 octobre 2013, un reportage de l’émission Envoyé spécial sur France 2 montrait Leclère, propriétaire d’un magasin d’articles de pêche à Rethel, dans les Ardennes, qui s’efforçait de monter une liste pour les élections municipales de 2014. Questionnée alors sur un photomontage publié sur sa page Facebook et qui montrait d’un côté un petit singe et de l’autre la garde des Sceaux de l’époque, avec les légendes « à 18 mois » et « maintenant », Anne-Sophie Leclère avait notamment répété, « c’est une sauvage », et déclaré : « A la limite, je préfère la voir dans un arbre (…) que de la voir au gouvernement. » Elle avait ensuite été exclue du parti d’extrême droite.

Le tribunal l’a déclarée coupable du délit d’injure publique pour le photomontage, mais l’a relaxée pour le surplus. Elle avait expliqué à l’audience qu’elle ignorait que la caméra tournait. Il s’agissait du troisième procès d’Anne-Sophie Leclère, le premier où elle était présente.

De Cayenne à Paris

En juillet 2014, le tribunal correctionnel de Cayenne (Guyane), ancienne terre d’élection de Christiane Taubira, l’a condamnée à neuf mois de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité. Condamnation annulée le 22 juin par la cour d’appel, qui a jugé « irrecevable » l’action menée par l’association Walwari (un mouvement cofondé par l’ancienne garde des Sceaux début 1993).

Mais, parallèlement à cette procédure initiée en Guyane par Walwari, le parquet de Paris, qui n’avait pas été averti par Taubira de l’existence de cette procédure à Cayenne, avait ouvert une enquête, qui a donné lieu à ce procès devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Du fait de cette première procédure, la défense de Leclère estimait qu’elle ne pouvait être à nouveau poursuivie à Paris. Mais le tribunal a rejeté cet argument, ce qu’a regretté Me Triomphe, qui attend de s’entretenir avec sa cliente pour décider de faire ou non appel.

20 Minutes

La gestion d’un domaine côtier par la mairie FN de Cogolin critiquée par les magistrats financiers

Pour les magistrats financiers, la situation financière du Yotel est « saine », mais ils s’inquiètent néanmoins de projets d’investissements qu’ils jugent possiblement « problématiques » pour l’endettement.

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Le maire FN de Cogolin (Var) sait-il gérer le Yotel ? La Chambre régionale des comptes critique la gestion par Marc-Étienne Lansade, élu en 2014 de ce terrain « stratégique », un site de 13 hectares où était exploité un centre de vacances à vocation sociale entre 1980 et 2013, idéalement placé sur le golfe de Saint-Tropez et donné en location à une société dans des conditions contestées, dans un rapport rendu public fin septembre. Dans ce rapport, principalement consacré à la gestion de la commune avant l’arrivée du Front national, les magistrats financiers estiment que sa situation financière est « saine » mais appellent « à la vigilance », et s’inquiètent de projets d’investissements qu’ils jugent possiblement « problématiques » pour l’endettement.

En attendant de concrétiser un projet sur ce site qualifié « d’exceptionnel », le prédécesseur de M. Lansade, Jacques Sénéquier (DVD) avait signé en 2013 et 2014, pour chaque saison estivale, des baux commerciaux précaires avec un exploitant de camping. À son arrivée, le nouveau maire Marc-Étienne Lansade change de prestataire et confie pour 36 mois les lieux à une nouvelle société, Marina Paradise.

MANQUE DE TRANSPARENCE

Les magistrats financiers s’interrogent sur le choix de cette société, qui n’a été officiellement constituée que deux mois après la signature du bail, ne dispose que de 5.000 euros de capital social et ne compte qu’un seul salarié « ce qui semble a priori mal proportionné au montant du loyer de 600.000 euros pour trois ans ». Aucun dépôt de garantie n’a d’ailleurs été exigé par la commune. Le choix de la société s’est fait sans « aucune procédure formalisée d’appel à la concurrence », qui n’était pas légalement obligatoire, mais « aurait permis de rendre le mode d’attribution plus transparent qu’une simple négociation de gré à gré ».

Les juges s’étonnent également que le contrat permette de sous-louer à une autre société, ce que Marina Paradise a fait, confiant finalement les lieux à Homair Vacances, un grand groupe spécialiste des mobil-homes. Ce mécanisme, permis par la mairie « sans contrôle » permet au locataire « de dégager une marge au détriment de la commune », soulignent les magistrats.

Contacté par l’AFP, le maire a souligné avoir augmenté le loyer de 100.000 à 200.000 euros annuels par rapport à l’exploitant précédent : « si c’est du copinage, il faut pas être mon copain », a-t-il ironisé.

Boursorama