Guillaume tabasse sa soeur et menace de l’exciser

Violence femme handicapée

Lorsque le 4 octobre dernier, les policiers du commissariat d’Alès interviennent au domicile de la famille, la mère explique que Guillaume, 32 ans a frappé sa sœur. Il vocifère et insulte les fonctionnaires. Après contrôle, il apparaît que son taux d’alcool dans le sang est de 1,24 g/l.

La victime souffre d’une plaie à la lèvre et des contusions. Elle a reçu quatre gifles et évité partiellement un coup de poing. Son frère la menace « de l’exciser et de lui bouffer les entrailles ».

À la barre, Guillaume décrit une situation familiale dégradée. Il nie. « Ma mère et ma sœur se sont liguées contre mon père et moi. J’ai subi des violences psychologiques. Mon père, expert du tribunal, détient des preuves, il ne ment pas. » Ce dernier justement, assis sur le banc des avocats, est omniprésent dans les explications du fils. Le père reste concentré le temps de l’instruction de l’affaire.

Manquant de spontanéité dans ses réponses, Guillaume semble débiter un discours élaboré à l’avance. Son père ne perd pas une miette de ses arguments à tel point qu’il enregistre l’intégralité de l’audience.

Condamné à deux ans de prison dont un avec sursis en septembre 2014, le prévenu échappe à la récidive. Me Aurélien Vergani, en défense plaide la théorie du complot : « Il faut aller au-delà des apparences, ce dossier est cousu de fil blanc. Le contexte familial est difficile. Il y a des incertitudes sur les coups. » Au final, Guillaume écope de deux mois de prison ferme.

Midi Libre

Un élu socialiste ciblé par des tags homophobes venant de militants pro FN

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« Le FN montre à nouveau son vrai visage. Celui de la haine de l’autre, de la division et des discriminations assumées », c’est en ces termes que le mouvement des jeunes socialistes de l’Hérault s’indigne des propos « haineux et insultants » tagués sur les murs d’Alignant-du-Vent et qui seraient attribués au Front national.

Ces propos “Boulade mange boul ! Ici c’est FN” attaquent la vie privée et intime d’un colistier de Carole Delga, la présidente de la région LRMP et recouvrent de nombreux murs de la commune.

La victime, Geoffrey Boulade, est militant MJS et PS et aussi secrétaire de la section PS d’Alignan-du-Vent. « Nous apportons tout notre soutien à Geoffrey dans cette épreuve difficile, insiste l’ensemble des représentants du parti socialiste de l’Hérault et des jeunes de ce même parti. Le ou les auteurs de ces actes doivent faire l’objet d’une enquête policière et de poursuites pénales.

La démocratie impose de ne pas laisser passer une telle offense à la liberté individuelle et au respect de la vie privée des personnes. La République exige de réprimer sévèrement les ennemis de ses valeurs intrinsèques que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. L’extrême droite n’a pas changé. La République, elle, doit être intransigeante face à ses ennemis. »

Geoffrey Boulade, la victime a déposé plainte à la gendarmerie de Pézenas.

Midi Libre

Une enquête préliminaire ouverte contre le maire FN David Rachline pour menaces et incitations au viol

David-Rachline-le-jeune-qui-monte-au-Front-nationalLe parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire contre David Rachline, sénateur maire FN de Fréjus. L’enquête vise des propos injurieux à l’encontre d’une sénatrice diffusés sur la page Facebook de l’élu.

L’affaire remonte au mois de juillet dernier lorsque David Rachline critique l’intervention de la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa sur la crise des migrants.

De nombreux internautes ont profité de la critique faite par le sénateur maire frontiste pour poster des commentaires très virulents. Parmi les commentaires violents, injurieux et dégradants, celui d’un internaute qui appelle même au viol de l’élue écologiste selon les éléments de la plainte enregistrée.

Capture d'écran de commentaires laissés sur la page Facebook de David Rachline. - Aucun(e)

Des commentaires qui passent un temps inaperçus jusqu’au mois d’octobre. La ministre de la Justice Christiane Taubira interpelle l’élu frontiste au sénat. S’en suit une plainte déposée par Esther Benbassa.

Selon l’avocat de la sénatrice EELV, David Rachline n’a fait retirer les commentaires qu’après l’intervention de Christiane Taubira. C’est donc son inertie et sa complaisance qui sont en cause : le sénateur maire de Fréjus est directeur de publication de sa page Facebook, autrement dit, responsable des commentaires qui y sont écrits.

France Bleu

Paris : un patron juif condamné pour discrimination à l’embauche de… juifs

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Un chef d’entreprise de la société Eleven, qui emploie 120 salariés, a été condamné mardi pour discrimination à l’embauche envers les juifs, le tribunal correctionnel de Paris ayant retenu qu’il ne voulait pas les faire travailler le samedi, jour de shabbat.

Le 4 octobre 2012, un jeune homme de 26 ans est embauché en contrat à durée indéterminée comme conseiller de vente. Quinze jours plus tard, le directeur réseau, qui faisait office de directeur des ressources humaines, lui signifie la fin de sa période d’essai, en lui remettant un courrier, sans motivation. Mais il lui avait dit que ses employeurs ne voulaient pas le garder «parce qu’il était juif» et que le patron, Dan Cohen, ne souhaitait pas «avoir d’employés juifs car il ne pouvait pas les faire travailler le samedi, jour du shabbat».

Le vendeur avait ensuite enregistré des conversations téléphoniques avec le responsable réseau, lequel expliquait «ils ont pour pratique de ne pas faire travailler les personnes de confession juive sur les périodes de shabbat, tout ça justement parce qu’ils sont très pratiquants», mais lui assurait que, pour le vendeur, «niveau travail ça allait». Il avait également enregistré une responsable d’une boutique, qui disait «le boss est un peu religieux», «ils ne veulent pas que les juifs travaillent le samedi».

Les employés de confession juive ne doivent pas travailler pour shabbat

Un autre encore avait évoqué une règle tacite que l’on apprend par la bouche à oreilles et qui vient de Dan Cohen… «Il ne veut pas que ses employés de confession juive travaillent pour shabbat». Dan Cohen, lui, s’était défendu en expliquant que son directeur réseau avait agi de sa propre initiative. Sans convaincre le tribunal, qui a jugé «peu crédible que le DRH se soit octroyé la liberté de commettre des discriminations religieuses à l’embauche» ou qu’il ait «mal compris et mal interprété la politique d’embauche» de l’entreprise,«alors qu’il s’agissait de sa principale attribution».
«Il n’y a pas de discrimination dans l’entreprise», a affirmé Me Patrick Klugman, avocat de la société et de M. Cohen, dont la condamnation est selon lui «justifiée par rien, à part des racontars».

Il fait valoir que le responsable réseau a été mis à pied, et a aujourd’hui quitté l’entreprise, laquelle a mandaté SOS Racisme pour mener un audit et sensibiliser aux questions de discrimination. L’avocat n’a pu préciser si ses clients entendaient faire appel. La société qui emploie 120 salariés exploite la chaîne de prêt-à-porter Eleven Paris a été condamnée à 20 000 euros d’amende, son président Dan Cohen à 10000 euros d’amende, et l’ancien directeur réseau à 5000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Les prévenus ont en outre été condamnés à verser au total 7 700 euros de dommages et intérêts au plaignant.

Ce dernier est «très soulagé par la décision», selon son avocate, Me Emilie Chalin, dans ce dossier où il n’est question ni de racisme ni d’antisémitisme. Son client est «entré en religion» tardivement, après 20 ans, n’est «pas non plus un pratiquant obstiné»: il «n’aurait jamais refusé de travailler un samedi». Cette affaire est «tellement invraisemblable» que ses parents ne le croyaient pas, a ajouté l’avocate.

Le Parisien

Gilles Clavreul, le militant nanti-raciste dans la tourmente

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Depuis 
sa nomination à 
la tête d’une mission de lutte contre le racisme, Gilles Clavreul multiplie les déclarations partiales, islamophobes et mensongères.

C’est l’histoire d’une belle et noble mission qui tourne en eau de boudin. Celle du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), poste confié à Gilles Clavreul par son mentor Manuel Valls, l’homme qui voulait plus de « Blancos » dans sa ville d’Évry. L’énarque arrogant s’ingénie depuis 2014 à opposer les communautés les unes aux autres.

« Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-arabe et anti-noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme », a-t-il rapporté, allant jusqu’à accuser des associations, dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), de se complaire dans « une revendication victimaire ». Au fil des mois, ses bouffées délirantes ont enflé, naturellement nourries par les attentats parisiens.

Le délégué hors-sol vient ainsi de dénoncer sur les réseaux sociaux des « collectifs antidémocratiques, racistes et antisémites » et « certaines organisations d’extrême gauche et syndicats professionnels » clairement taxés de collabos actifs de « l’islamisme terroriste ». Tous ceux qui oseraient porter un regard critique sur les perquisitions arbitraires menées sous l’état d’urgence se retrouvent cloués au même pilori, Ligue des droits de l’homme (LDH) en tête. «

Vous êtes-vous seulement rendu compte que votre propos ne peut qu’être ressenti que comme un mépris institutionnel au risque de ruiner l’impact de la mission que le gouvernement vous a confiée ? » lui a répondu Françoise Dumont, présidente de la LDH.

Face à l’insistance de la journaliste Widad Ketfi, ce militant des échelles de souffrance a franchi le Rubicon en lançant que le « CCIF n’a jamais eu un mot pour les victimes de l’Hyper Cacher ». Problème : sur le site du CCIF, des communiqués attestent du contraire. Après tout, sa haine islamophobe et conservatrice vaut bien quelques arrangements avec la vérité…

L’Humanité

Un rabbin kidnappe et torture des hommes pour obtenir des divorces religieux

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Un rabbin juif orthodoxe a été condamné mardi à  10 ans de prison après avoir reconnu à un juge contraindre des hommes récalcitrants à divorcer religieusement.

Le rabbi Mendel Epstein, 70 ans,  a été condamné en Avril pour avoir planifié des enlèvements, selon les procureurs, il a utilisé des méthodes brutales, y compris des menottes et des aiguillons électriques de bovins, pour torturer des hommes afin qu’ils acceptent le divorce. 

Le rabbin Epstein a dit qu’il aidait les femmes sur un sentiment de compassion parce qu’elles ne pouvaient pas se remarier sans obtenir le divorce religieux.

« Il l’a fait régulièrement. Il a fait cela pour de l’argent », a déclaré le procureur adjoint  Joseph Gribko.

L’équipe d’enlèvement possédait des lames chirurgicales, des tournevis et des cordes. Le rabbin Epstein avait des agents infiltrés qui enregistraient les conversations qui ont servi à organiser des enlèvements chaque année.

L’avocat de Epstein, Robert Stahl, envisage de faire appel de la condamnation.

Un deuxième rabbin, Binyamin Stimler, a été condamné à 3 ans de prison pour son rôle.  Il a également été reconnu coupable de complot pour commettre un enlèvement.

Fox News

4 millions de Français se disent victimes d’inceste

Six pour cent des Français auraient été victimes d’inceste selon les résultats d’un sondage Harris interactive. 27% des personnes interrogées déclarent connaître au moins une victime dans leur entourage.

Quatre millions de Français seraient concernés. Selon les résultats d’un sondage Harris interactive pour l’Association internationale des victimes d’inceste (AIVI) rendu public mercredi, c’est le nombre de personnes qui auraient été victimes d’inceste en France, soit six pour cent de la population.

3 personnes sur 10 connaissent au moins une victime

Près de trois personnes interrogées sur dix (27%) déclarent connaître dans leur entourage au moins une personne victime d’inceste (agression sexuelle, viol, acte d’exhibitionnisme, ayant reçu des confidences répétées à caractère sexuel ou ayant été obligé de poser pour des photographies érotiques ou pornographiques).

Sur ces 27%, 22% disent avoir été eux-mêmes victimes, ce qui représente 6% de l’ensemble de l’échantillon (929 personnes interrogées sur internet avec la méthode des quotas, les 28 et 29 octobre), une proportion qui monte à 9% chez les femmes. Soit quatre millions de personnes si l’on extrapole ces résultats à l’ensemble de la population française, a expliqué Isabelle Panhard, directrice d’études chez Harris Interactive, lors d’une conférence de presse.

Un précédent sondage, réalisé par téléphone en 2009 par Ipsos pour l’AIVI, avait chiffré à 2 millions le nombre de victimes. « Cela ne veut pas dire que le nombre de victimes d’inceste a doublé en 6 ans », a souligné Isabelle Panhard, expliquant la hausse par « le changement de méthode ». « Il est plus facile de reconnaître sur internet que par téléphone que l’on a été victime d’inceste ».

L’Express

Johnny Durmort condamné à 15 ans de prison pour meurtre

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L’avocate générale avait requis 20 ans, le meurtrier de Jean-Dominique Valet est condamné ce jeudi à 15 années de réclusion criminelle.

L’avocate générale avait requis 20 ans de prison. La cour d’assises de Charleville-Mézières condamne Johnny Durmort à 15 ans de réclusion criminelle. L’altération de son discernement a été retenue. Un suivi sociojudiciaire sans limite de durée avec obligation de soin est également décidé par le tribunal.

En septembre 2013, Johnny Durmort avait tué Jean-Dominique Valet dans sa chambre de l’hôtel Le Marcassin, à Charleville-Mézières.

L’Union

Dany a attaqué un handicapé à la serpette

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Armé d’un couteau-serpette, ce Rémois de 30 ans avait agressé un handicapé pour lui voler son portable. Résultat : deux ans de prison et une 18 e condamnation.

Mardi, au tribunal correctionnel. Danny Steg arrive à la barre avec son escorte de la maison d’arrêt. Présentations d’usage : 30 ans, aucun revenu, en concubinage, père de trois enfants « et le quatrième qui arrive », précise-t-il dans un sourire à la présidente. Dix-sept condamnations, aussi.

La mésaventure jugée cette semaine remontait au 8 novembre, rue Sadi-Lecointe. Danny s’était ce jour-là retrouvé chez sa sœur pour passer la soirée et a fini par voler le portable d’un jeune homme déclaré handicapé à 80 %. Pour parvenir à ses fins, Danny n’a pas hésité à sortir un couteau-serpette et à s’en servir. Trois jours d’ITT pour la victime, touché à la tête « d’une plaie de 2,5 cm », selon le témoignage des policiers arrivés sur place.

Danny, rattrapé par trois personnes, a été quelque peu malmené (deux jours d’ITT…) puis interpellé dans les caves où il s’était réfugié.

L’Union

30 mois ferme pour Domingo Coussantien qui a foncé sur la police

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De retour d’une agression à Épernay, les deux occupants d’une voiture avaient foncé sur la police à Reims : coup de feu, course-poursuite, prison.

Nuit du 18 au 19 novembre 2015, 3 heures. De passage boulevard d’Alsace-Lorraine à Cormontreuil, une patrouille voit un Citroën Berlingo qui coupe à travers le terre-plein central d’un rond-point pour rejoindre plus vite un camp de nomades. Sommé de s’arrêter, Domingo Coussantien, 27 ans, obtempère.

Les trois policiers descendent. Par la vitre ouverte, ils le voient sourire. Soudain, marche arrière, puis marche avant : le Berlingo fonce sur eux. Deux des agents sont obligés de se jeter au sol pour ne pas être percutés tandis que le troisième dégaine et tire un coup de feu en visant la roue avant droite.

Le chauffard parvient à passer. Pris en chasse, il traverse Cormontreuil, arrive à Reims, déboule rue de Courlancy où il évite de peu une voiture arrêtée au feu. Il en grille plusieurs, emprunte à contresens le pont du Général-de-Gaulle puis la rue Hincmar, avant d’être bloqué dans une impasse esplanade des Capucins.

L’Union

Eric, passager d’un TER arrêté après avoir menacé de poignarder un contrôleur

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Sans domicile fixe, Éric Slovinsky n’a que l’alcool pour compagne. Ce natif de Nancy âgé de 48 ans reconnaît boire « 15 à 17 litres » par jour. Mardi, il a déjà vidé « une dizaine de bières » et « trois bouteilles de muscadet » quand il monte dans un TER en gare de Saint-Dizier, direction Reims.

L’homme écluse une nouvelle bouteille quand le contrôleur arrive. Il lui demande d’arrêter de boire, puis décide de le verbaliser pour défaut de billet. Il n’en a pas le temps : le SDF le menace de mort en exhibant un couteau à cran d’arrêt, sans toutefois le diriger vers lui. « Fais attention ! Ne me tourne pas le dos ! Je pourrais te tuer  ! Je vais voir à Reims des copains qui sont plus dangereux que moi. J’en connais un qui pourrait te planter en moins de deux minutes ! », etc.

Le casier de son client est aussi lourd qu’un fut de bière : 21 condamnations, « au total 94 mois d’emprisonnement », calcule la substitut. « Oui, mais jamais de violences avec arme ! », réplique M e  Sellamna.

L’Union

Éric, ancien entraîneur de gymnastique filmait les filles à leur insu dans les vestiaires

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Des traces de vidéos pédopornographiques sur le disque dur de son ordinateur, des photos explicites sur deux clés USB retrouvées dans sa voiture, des fichiers effacés avant l’intervention de la gendarmerie.

Ce professeur de gymnastique d’un club de Guise, renvoyé par le comité départemental de la discipline, depuis octobre 2014, n’a pas vraiment justifié l’intérêt qu’il porte pour les images pédopornographiques, ni depuis quand le problème perdure. «  Je sais que j’ai un problème  », a-t-il balbutié, mardi, à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Quentin.

Le pot aux roses a été découvert par deux jeunes gymnastes. Le 5 mars, elles ont été intriguées par un petit objet, sortant de la poche d’une chemise, le tout accroché dans leur vestiaire. Le professeur de gymnastique avait pris soin de dissimuler son œuvre à travers une caméra stylo. Pour être sûr que les dirigeants du club de gymnastique et que leurs parents ne les accusent pas d’affabuler, elles ont filmé le dispositif.

Sanctionné de deux ans de prison dont un avec sursis, Éric Harrison ne peut plus approcher de mineurs, lui qui avait déjà été condamné par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, en février 2008, pour détention d’images pédopornographiques.

L’Union

Aéroport d’Orly : licenciés parce que « trop barbus »

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«Votre barbe est trop longue (…) Si vous voulez, pour votre anniversaire, je vous offre une tondeuse.»

Ces mots, prononcés par l’un de ses supérieurs, Bachir, 28 ans, agent de sécurité à Orly-Ouest, affirme les avoir entendus le 20 novembre dernier, une semaine après les attentats du 13. Ce jour-là, ce salarié de l’entreprise Securitas et cinq de ses collègues ont été convoqués par leur hiérarchie et priés de raccourcir leurs barbes. Quatre jours plus tard, relate Bachir, qui travaille dans la sécurité aéroportuaire depuis 2007 avec les multiples agréements requis, son chef d’équipe refuse qu’il prenne son poste aux contrôles des passagers aux portiques.

 

Puis une lettre de licenciement pour «faute grave» lui parvient. Motif, au côté de divers «bavardages» et autres «absences» : sa barbe, qui ne serait pas conforme au «référentiel vestimentaire» du règlement intérieur. Ce dernier stipule que «boucs, moustaches et barbes soient courts, taillés, soignés, entretenus» – là où un précedent référentiel les exigeaient uniquement «taillés et soignés».

Bachir souligne : «Ma barbe était dégradée, avec une petite longueur de 2/3 cm au niveau du menton. Je n’ai jamais vu un musulman avec un dégradé pareil ! Moi, c’était pour la mode, façon hipster, pas pour la confession !» Choqué, ce père d’une petite fille a porté plainte pour discrimination dans la foulée et saisit les prud’hommes.

L’histoire de son ex-collègue Béchir, 34 ans, ex-chef d’équipe, lui aussi ex-employé de Securitas à Orly-Ouest, illustre «les pressions croissantes» dont ces salariés disent avoir été la cible ces dernières années à cause de leurs ornements pileux, forcément supposés religieux et signe d’une radicalisation. Béchir, père de trois enfants, qui souffre d’une hernie discale, a été licencié en juin dernier pour «inaptitude physique».

Mais explique avoir fini par céder à des réflexions constantes, «toujours en aparté», sur sa barbe. «On m’a dit : « Si vous la taillez, ça ne fera pas de vous un mauvais musulman »», cite-t-il par exemple. «Forcément, vous vous sentez agressé, ajoute-t-il. Comme chef d’équipe, on me demandait aussi de surveiller mes collègues de confession musulmane pour voir s’ils ne faisaient pas leur prière pendant les pauses.» Il vient lui aussi de saisir les prud’hommes.

Interrogée par «Le Parisien», l’entreprise Securitas n’a pas répondu sur les cas de ces deux ex-agents.

Le Parisien

Vincent Thomas condamné pour avoir roué de coups une jeune fille

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Rouée de coups et abandonnée dans la forêt de Nayemont-les-Fosses en juillet 2013, une jeune fille de 21 ans avait été retrouvée au petit matin par un forestier. Son agresseur a été condamné à 18 mois de prison ferme.

«Vous l’avez frappée ? » , interroge la présidente Francine Girod. « Oui » , répond timidement le prévenu. « Et vous êtes parti ? » « Oui » , rétorque Vincent Thomas, d’une voix tout juste audible.

Des faits qui ont rappelé l’horreur à la victime, âgée de 21 ans à l’époque. Des faits que l’auteur assume, mais ne parvient pas à expliquer. Les photos du visage tuméfié, déformé de la jeune femme que la présidente lui a une nouvelle fois montrées, ne semblent pas laisser planer beaucoup de doutes sur la violence des coups assénés.

En partie civile, Me  Sylvie Leuvrey évoqua « un prévenu pitoyable, lâche, qui accumule les mensonges, les incohérences et qui se pose en victime à la barre. » Le vice-procureur Jérôme Pauzat parla d’une frustration professionnelle, après un échec au concours pour devenir pompier professionnel, et d’une frustration sentimentale. « Vous l’avez massacrée à coups de poings, vous aviez la rage, comme vous l’avez déclaré.

Finalement, le tribunal a condamné Vincent Thomas à 48 mois de prison dont 30 avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans. Avec obligation de soins et interdiction de rencontrer la victime.

Vosges Matin

Patrick condamné pour violence avec arme

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On ne sait pas si Patrick Kost est un fan de Mike Tyson. En tout cas, le célèbre boxeur américain semble l’inspirer. Pour s’en convaincre, il suffit d’analyser les faits qui lui étaient reprochés, cette fin de semaine, devant le tribunal d’Epinal.

Le 3 janvier 2014, cet homme de 49 ans s’est violemment battu avec un homme qui est loin d’être un inconnu à ses yeux. Il s’agit de son cousin. A priori, il ne l’a pas loupé puisque la victime souffre d’une importante plaie à l’oreille. D’après le prévenu, les deux hommes se seraient copieusement insultés avant d’en venir aux mains. Lors de l’altercation, le quadragénaire aurait alors mordu jusqu’au sang son adversaire.

Le cousin, lui, tient une version beaucoup plus à charge contre Patrick Kost. La victime affirme aux gendarmes qu’elle a été littéralement passée à tabac et qu’elle n’aurait pas répliqué une seule fois. « La victime dit qu’elle a été rouée de coups de poings et de coups de boule. Le prévenu voulait aussi lui arracher l’œil » affirme le président Haquet tout en lisant le compte rendu de la gendarmerie.

L’homme tente bien de faire amende honorable, mais il souffre d’un casier judiciaire chargé avec treize mentions à son actif (essentiellement des conduites sous l’emprise de l’alcool). Résultat : le quadragénaire a été condamné à neuf mois de prison ferme.

Vosges Matin

Refoulé de boîte de nuit, Stéphane tire sur le videur

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La victime est handicapée depuis cette fin août 2012.

C’est vrai, j’aurais dû tirer en l’air », lance Stéphane Contrera devant la cour d’assises. « Non ! Vous n’auriez pas dû tirer du tout », le reprend aussitôt le président Cayrol. Cette soirée du 31 août 2012 avait pourtant bien commencé pour le Mézois, jugé depuis vendredi pour une tentative de meurtre sur un videur de discothèque, miraculé, mais qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant.

 Le maçon, 30 ans, avait rejoint sa sœur et son beau-frère, Julien, à Sète, pour « fêter les bons résultats » de leur entreprise. Une bouteille de champagne au resto, puis une seconde, suivie de mojitos et après le digestif, ils ont voulu terminer la nuit au Loft. Las : trop ivres, ils sont refoulés par les portiers de la boîte de nuit.

La suite est confuse. « Mon beau-frère a donné un coup de pied au chien des videurs. Ça ne leur a pas plu, c’est normal, ils l’ont gazé. De là, pourquoi les choses se sont envenimées ? Je ne peux pas vous dire », lance l’accusé. Il aurait alors reçu deux coups de poing et s’est énervé sur un bac à fleur.

Avant de partir, de rouler jusqu’à Mèze, où ce passionné de tir – il faisait partie du club olympique sétois – a pris l’une de ses trois armes, un fusil avec lunette de visée, avant de revenir au Loft. Depuis sa voiture, il tire deux fois : la première balle touche la porte d’entrée, la seconde la fesse de la partie civile, le projectile ressortant par l’abdomen.

Midi Libre