Au cas où le message n’aurait été pas totalement perçu avec le recrutement de plusieurs figures du Bloc Identitaire, Marion Maréchal-Le Pen a décidé d’appeler désormais un chat un chat. La députée FN du Vaucluse se décrit ainsi aujourd’hui elle-même comme une « identitaire » alors qu’il fut un temps où les identitaires étaient chassés du parti. Aujourd’hui, les choses sont différentes.
Marion Le Pen à l’Université des catholiques de la Sainte Baume
Si l’élue frontiste assume aujourd’hui ce côté « identitaire », c’est parce qu’elle pense que cela correspond aux attentes des Français. Ces dernières sont d’ailleurs très claires : la France a peur d’être grand remplacée, du moins selon les dires d’une certaine frange de l’extrême droite, étiquette que la députée FN, en revanche, refuse.
Citée par Le Monde ce vendredi 10 juin, l’élue frontiste estime :
Le chômage arrive en troisième position des préoccupations des Français, derrière la sécurité et l’identité, estime-t-elle. Le père de famille a peur que sa fille porte une burqa, il ne se pose pas la question de savoir si elle l’achètera en francs ou en euros.
Au-delà de la provocation, cette déclaration a deux objectifs : porter un discours extrêmement identitaire tout en se démarquant de manière flagrante de la ligne Florian Philippot. Le numéro 2 du FN a fait de la sortie de l’euro l’Alpha et l’Omega du programme du Front national.
Cette déclaration illustre donc une nouvelle fois comment s’opère l’opposition entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot.
La poste du Canada affirme qu’elle ne livrera plus un journal régional de Toronto décrit comme ouvertement antisémite.
Judy Foote, la ministre fédéral responsable de Canada Post, a rendu une ordonnance le 6 juin contre la livraison de Your Ward News, un journal gratuit à petit budget envoyé aux foyers dans l’est de Toronto.
La publication fait l’objet de plaintes depuis années, a rapporté le Canadian Jewish News.
Le journal régional a fulminé contre le « marxisme culturel » et fustigé les sionistes, les dirigeants communautaires juifs, les bénéficiaires du féminisme et de protection sociale, et a raillé l’Holocauste. Le journal s’est lui-même défendu invoquant son statut de satire protégé par la liberté d’expression.
B’nai Brith Canada a dit qu’il a reçu « des centaines d’appels téléphoniques et de mails de gens qui se sont sentis victimes du contenu de cette publication ».
Des extrémistes juifs ont mis le feu à deux voitures à Yaffat Al-Nasra, et ont écrit des phrases racistes anti-arabes sur les biens des palestiniens, « faut que les Arabes payent» en référence aux morts de Tel-Aviv.
Jeudi à la gare Saint-Sauveur, a été dévoilée une plaque commémorative à la mémoire de 73 enfants, raflés à Lille le 11 septembre 1942. Les plus grands avaient 17 ans, le plus jeune, trois mois. Morts parce que nés juifs.
La communauté juive de Lille, par la voix de son président Guy Bensoussan, s’est dite « profondément touchée ». Profondément touchée de voir enfin gravé, en plein cœur de la ville, sur l’un des murs de la gare Saint-Sauveur, le souvenir de ces 73 enfants, raflés le 11 septembre 1942. « Une des pages les plus douloureuses de notre ville », a souligné hier Pierre de Saintignon, premier adjoint de Martine Aubry. Un drame épouvantable qui s’inscrit dans les grandes rafles de juillet à novembre 1942.
Cet obscur jour de septembre, des enfants ont été envoyés à la gare (aujourd’hui disparue) de Fives Saint-Sauveur. Puis envoyés vers Malines, « le Drancy belge », avant de rejoindre les camps de la mort, à Auschwitz, comme l’a rappelé Serge Klarsfeld. Aucun n’est revenu. Tous exterminés parce que nés juifs. Les plus grands avaient 17ans, le plus jeune, trois mois.
Plusieurs inscriptions et dessins racistes ont été découverts à différents endroits à Walcourt, en province de Namur. Les faits auraient été commis dans la nuit de mardi à mercredi.
Une grande croix gammée a notamment été dessinée à la craie sur le sol et sur les murs du hall sportif de Walcourt. Des messages tels que « Arabe profiteur » ou « nazi » et une étoile de David entourée et barrée ont également été écrits et dessinés au nom de « Trix ».
D’autres croix gammées ont par ailleurs été découvertes notamment sur un banc du parc communal ou sur les murs d’une propriété de la ruelle Frère Hugo dont la commune ignore si elle est publique ou privée.
« A ma connaissance, il n’y a jamais eu de faits de ce genre dans la commune. Je ne pense pas qu’ils soient liés avec les centres pour réfugiés de la région car si cette personne avait voulu les viser, elle aurait choisi des endroits plus symboliques. Un ouvrir communal est chargé de nettoyer les inscriptions qui se trouvent sur le domaine public », a commenté l’échevin Marc Préyat, qui remplace la bourgmestre Christine Poulin pour quelques jours.
La commune de Walcourt a porté plainte contre x. L’enquête est en cours.
Six parenthèses (ou parfois des crochets) qui encerclent un nom à consonance juive, voilà la «trouvaille» des réseaux d’extrême-droite pour désigner en ligne les personnes de confession juive ou supposées comme telles.
Un « symbole de haine »
Appelé « écho », ce code est apparu en 2014 mais vient de subir une offensive de la part de Google et de la Ligue anti-diffamation, une ONG américaine qui l’a placé lundi sur sa liste des « symboles de haine ».
Avant cela, une extension du navigateur Chrome a été supprimée le 2 juin : nommée « Coincidence Detector » (détecteur de coïncidence), elle avait été lancée par un groupe d’extrême-droite, Alt Right, dont la photo de profil Twitter représente Marion Maréchal-Le Pe: il utilisait cette application pour mener des cyber-attaques sur des personnalités juives, des journalistes principalement, en les « marquant » du symbole écho, car « tous les noms juifs ont un écho à travers l’Histoire », selon le lexique du site ouvertement fasciste The Right Stuff.
Le symbole a été repris par des soutiens de Donald Trump qui ont apostrophé plusieurs journalistes américains par ce code, comme Jonathan Wiesman du New York Times et Julia Ioffe, auteure d’un portrait de l’épouse Trump dans GQ. Melania Trump a déclaré que la journaliste avait « provoqué » ces attaques antisémites.
«Faire preuve de solidarité avec les Juifs harcelés»
En réponse à cette pratique de l’extrême-droite, le journaliste Yair Rosenberg a demandé de retourner l’utilisation du code : « Vous voulez attirer l’attention sur l’antisémitisme, faire preuve de solidarité avec les Juifs harcelés et bousiller le Twitter des nazis ? Mettez ( ( ( ) ) ) autour de votre nom », a-t-il lancé.
En Floride, Craig Bonelli, un trentenaire américain a tenté d’enlever une fille de 13 ans dans un supermarché. La mère de l’adolescente, saluée pour son héroïsme, a réussi à la rattraper.
La scène est filmée le 7 juin, par des caméras de surveillance du supermarché d’Hernando, en Floride. Un homme d’une trentaine d’années pousse son chariot en scrutant autour de lui, puis entre dans un rayon hors du champ de vision de la caméra.
Quelques secondes plus tard, l’homme réapparaît, en traînant une adolescente à terre. Il n’hésite pas à la pousser contre un chariot de courses. Derrière elle, sa mère débarque en furie pour essayer de la rattraper. Une autre caméra filme la suite de la scène, devant la caisse. L’homme n’a toujours pas lâché l’adolescente, qui essaye de se débattre. Derrière eux, la mère tente de la retenir en se jetant à terre, le tout devant des clients et un caissier de l’établissement.
N’arrivant finalement pas à kidnapper la jeune fille, le trentenaire tente de prendre la fuite en voiture. Il est très vite interpellé par un policier qui se trouvait devant le supermarché et que le gérant a pu prévenir.
L’homme a été entendu le lendemain par la police. D’après son avocat, cité par la chaîne américaine NBC News, il s’agirait d’un vétéran de guerre qui souffre de problèmes mentaux. Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises depuis 2009, pour des délits mineurs, précise NBC, et devrait être jugé pour maltraitance et enlèvement.
Les affrontements a Nice provoqués par des ultras niçois chantant la marseillaise
Quatre supporters niçois, soupçonnés d’avoir pris part à des heurts avec des supporters nord-irlandais samedi soir à Nice, ont été placés mercredi en garde à vue, a annoncé le parquet de la ville.
Les personnes interpellées sont considérées comme proches du milieu identitaire et des « ultras de la Populaire Sud », le principal groupe de supporteurs niçois, a précisé à l’AFP le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, confirmant une information de France 3 Côte d’Azur.
« Les quatre Niçois sont déjà connus de la justice pour des faits de violence », a-t-il ajouté. Ils ont été placés en garde à vue notamment pour « violences volontaires commises en réunion ».
Après les violences qui ont émaillé ce samedi après-midi Marseille, des heurts ont eu lieu ce samedi soir dans le Vieux-Nice, à l’issue de la rencontre Angleterre-Russie.
La fête était pourtant pacifique. Imbibée certes, mais conviviale. Vers 23 heures, fans irlandais et polonais célébraient à grand renfort de bières leur rencontre à venir (ce dimanche à 18 heures à l’Allianz Riviera).
Quand une bande d’une vingtaine de Niçois, selon plusieurs observateurs qui ont assisté à la scène, sont intervenus dans une rue Saint-François-de-Paule transformée en pub à ciel ouvert.
Ces pseudo supporters nissart ont alors entonné la Marseillaise, puis Nissa la Bella, dans le but de « provoquer » les étrangers. L’étincelle qui a fini par mettre le feu au poudre est venue d’une bouteille lancée sur un fan de l’Ulster.
Des Ultras Niçois ont provoqué des supporters nord-irlandais dans le Vieux-Nice. Sept personnes ont été blessées.
Une bagarre a éclaté samedi soir à Nice, peu après la fin du match de l’Euro 2016 entre l’Angleterre et la Russie, impliquant des Ultras Niçois et des supporters nord-irlandais. Les violences ont fait sept blessés, dont un souffrant d’un traumatisme crânien, selon la préfecture. L’Irlande du Nord affronte la Pologne, dimanche à 18h à Nice.
La provocation de jeunes Niçois. Vers 23H, des Ultras Niçois ont provoqué des supporters nord-irlandais Cours Saleya, une voie piétonne du Vieux-Nice, et une bagarre a éclaté, avec des échanges de coups et de jets de bouteilles, selon la préfecture. Selon un policier nord-irlandais, « environ 20 à 30 jeunes Niçois ont commencé à jeter des bouteilles en direction des Nord-Irlandais qui ont répliqué en faisant de même, avant que la police intervienne et les sépare ».
Des supporters anglais provoquent les policiers et les marseillais
Plus de 200 supporters britanniques se sont affrontés avec des Marseillais jeudi soir sur le Vieux-Port à Marseille. La police a fait usage de gaz lacrymogène. Deux personnes ont été interpellées. Quatre policiers ont été légèrement blessés.
Des incidents ont éclaté sur le Vieux-Port de Marseille jeudi soir entre des supporters anglais et des Marseillais. Plus de 200 supporters britanniques se sont affrontés avec les forces de l’ordre et avec un groupe de jeunes Marseillais, a confirmé la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
Des incidents en deux temps sur le Vieux-Port
Ces incidents se sont déroulés en deux temps. Les supporters anglais, arrivés à Marseille depuis mercredi, ont une première fois envahi la voie publique, mais ont été contenus par des policiers présents dans le centre-ville.
Un peu plus tard, ils ont vouluen découdre. Visiblement éméchés et agités, ils ont ont lancé des projectiles, dont des canettes, sur les forces de l’ordre aux abords d’un pub du Vieux-Port.
Deux interpellations
Pour contenir ces supporters, il a été nécessaire d’utiliser des grenades lacrymogènes. Le retour au calme est intervenu dans la nuit de jeudi à vendredi vers 2h30.
Un Français âgé de 30 ans et un Anglais de 24 ans ont été interpellés. Le premier pour « violence avec arme par destination », le second pour « violence volontaire en réunion ».
Aucun dégât matériel n’a été relevé, mais deux policiers ont été légèrement blessés, ainsi que deux policiers municipaux. Côté supporters, un Anglais a aussi été légèrement touché, sans gravité.
Après nos révélations sur les méthodes de l’ex-patron de la lutte antidrogue, la hiérarchie policière a tenté de minimiser. Les nouveaux éléments que nous dévoilons attestent pourtant de l’existence d’un trafic contrôlé en haut lieu.
Trois semaines après les premières révélations de Libération sur les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), de nouveaux éléments viennent accréditer l’existence d’un véritable trafic d’Etat. Pendant plusieurs années, des dizaines de tonnes de cannabis auraient bien été importées en France avec la complicité des Stups et de leur ancien patron, François Thierry, muté en mars à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Plusieurs rapports d’enquête et des notes de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) semblent démontrer l’ampleur de ce trafic contrôlé.
Ce dispositif a volé en éclats le 17 octobre, lors de la saisie par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis dans quatre camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale.
«Libre passage»
Interpellé depuis en Belgique, puis rapatrié par le GIGN, Sofiane H. a commencé à parler : «Je n’ai pas commis d’infraction, a-t-il expliqué le 9 mai aux deux juges d’instruction parisiens. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, j’ai agi sur instruction de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisais.»Interrogé sur le cadre juridique de ces procédures, le trafiquant s’est défaussé sur son agent traitant : «François Thierry me disait que la Jirs [juridiction interrégionale spécialisée, ndlr] de Paris était parfaitement au courant de mes interventions.» Selon nos informations, pourtant, il n’y a aucune trace de cette procédure à la Jirs de Paris.
François Thierry n’a pas été autorisé à s’exprimer publiquement, mais la haute hiérarchie policière explique à qui veut l’entendre que la procédure était parfaitement régulière. Il s’agirait d’une banale «livraison surveillée», bordée par l’article 706-80 du code pénal. En clair, les policiers de l’Ocrtis auraient volontairement laissé passer des tonnes de drogue afin de mieux démanteler des réseaux à l’arrivée. Un grand classique. Sauf que cette thèse apparaît aujourd’hui fragilisée par plusieurs pièces versées à la procédure judiciaire.
Un de ces documents en particulier soulève de nombreuses questions. Daté du 7 octobre, quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, il a pour objet la «mise en place d’une opération de livraison surveillée entre Barcelone et la France» et porte la signature de François Thierry lui-même.
Le patron de l’Ocrtis y explique avoir été destinataire d’une information sur une opération imminente. Ce 7 octobre, écrit-il, une équipe de trafiquants français pourrait tenter d’importer en France depuis le Maroc, via le port de Barcelone (ligne de ferry Tanger-Barcelone) «une quantité indéterminée de stupéfiants dissimulés dans un camion transportant du fret légal».La note, adressée à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et à la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), sollicite l’ouverture des frontières pour faire passer la marchandise.
La livraison doit être effectuée sur un «camion tracteur de marque Renault immatriculé 2500 GBZ»,conduit par un certain José R.«Nous sollicitons donc vos services afin de permettre le LIBRE PASSAGE sans contrôle du véhicule précité et de son chauffeur, mesure qui devrait permettre d’identifier le ou les complices et commanditaires, les destinataires de cette importation de produits stupéfiants et in fine de procéder à leur interpellation et à des saisies de stupéfiants»,stipule le document, qui précise les «points de contacts et responsables du dispositif» : le commissaire divisionnaire Stéphane L., le capitaine de police Christophe R. et le brigadier-chef Olivier G.
Toujours selon ce document, la procédure aurait reçu l’accord d’Eric Bret, procureur de la République du tribunal de grande instance (TGI) de Perpignan.
Contrairement aux informations parcellaires transmises par l’Office des stups, le trafic de Sofiane H. semblait bien rodé. Il est l’un des trois plus gros importateurs de cannabis en Europe, et non un simple «logisticien», comme tente de le faire croire la PJ. Selon les vérifications des enquêteurs, tous les véhicules utilisés par Sofiane H. et ses complices ont été loués dans la même société, installée dans le Val-d’Oise, au nom de SMG Production. Ces derniers mois, l’équipe aurait loué une trentaine de voitures par ce biais.
Et avant ? Pour la BSP, l’envergure de l’équipe de Sofiane H. ne fait aucun doute. «Composée de délinquants chevronnés, cette organisation s’appuyant sur une flotte de véhicules ne semble pas avoir été à son coup d’essai», notent les enquêteurs dans leur rapport de synthèse.
Interpellé depuis, Sofiane H. a expliqué qu’il devait servir de pivot à une opération d’infiltration menée par des juges lyonnais, que les douanes auraient dangereusement fait capoter. Une version qui souffre de nombreuses contradictions.
Et contrairement aux affirmations de certains médias, plusieurs faits précis ont déjà été vérifiés par les «bœufs-carottes». Ainsi, au moins un policier, un certain Laurent, a été identifié dans la procédure grâce à l’exploitation de la téléphonie. Un autre homme décrit comme son chef de groupe, dénommé Christophe, est également dans le viseur de l’IGPN. Etrangement, son numéro de téléphone, communiqué par Stéphane V. à la police des polices, correspond à celui de Christophe R., le policier de l’Ocrtis cité comme référent dans la procédure de livraison surveillée d’Exelmans. S’agit-il du même homme ? Des vérifications sont actuellement en cours, notamment en Espagne.
Ron Huldai appelle Israël à montrer aux Palestiniens qu’ils veulent un accord de paix juste après que quatre personnes ont été tuées lorsque des Palestiniens armés ont ouvert le feu.
Le maire travailliste Ron Huldai (71 ans) a déclaré à la radio de l’armée israélienne que l’occupation était responsable de l’attaque de mercredi soir, au cours de laquelle deux Palestiniens armés, originaires des alentours de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, sont entrés dans un café populaire et ont ouvert le feu sur des personnes faisant la fête.
« Nous sommes sans doute le seul pays au monde, où une autre nation est sous occupation sans aucun droit civique», a-t-il déclaré. « Vous ne pouvez pas maintenir les gens dans une situation d’occupation et espérer qu’ils vont conclure que tout va bien. »
Ron Huldai a ajouté que « personne n’a le courage » de faire la paix avec les Palestiniens et il a demandé de tenter de conclure un accord lorsque les attaques se seront calmées.
« Il y a eu une occupation qui dure depuis 49 ans, dont j’ai fait partie, et dont je connais la réalité, et je sais que les dirigeants ont besoin de courage pour ne pas se contenter de parler.
« Nous devons montrer à nos voisins que nous avons véritablement l’intention de revenir à une réalité avec un État juif plus petit, avec une nette majorité juive. »
Entre 200 et 300 établissements primaires et secondaires se disant catholiques fonctionnent hors contrat d’association avec l’État. Rares sont ceux qui demandent la reconnaissance canonique à l’évêque.
Revendiquant une totale liberté dans leurs méthodes pédagogiques, leurs programmes comme le choix de leurs équipes éducatives, les établissements hors contrat se déclarant catholiquesfoisonnent, rendant difficile un panorama général.
L’expansion est, en revanche, indéniable. « Alors qu’on partait de presque rien il y a vingt ans, une première vague est intervenue en 2004-2005, et une deuxième plus marquée encore autour de 2013 et des manifestations contre le mariage pour tous », analyse la jeune chercheuse, qui relie ce succès à « un contexte plus global de défiance à l’égard de l’éducation nationale, ou en tout cas de recherches d’alternatives ». Les plus anciens de ces établissements appartiennent à la mouvance traditionaliste : une bonne soixantaine, souvent dotés d’un internat, liés à la Fraternité Saint-Pie-X.
La recherche d’une transmission de la foi
À côté, deux autres profils se développent avec plus de vigueur encore : les écoles « traditionnelles, dont les familles sont attirées par les célébrations selon l’ancien rite mais qui recherchent un lien avec l’Église locale » et à la recherche d’« une solide transmission de la foi mais parfois aussi d’une prise en charge adaptée aux besoins de leur enfant ».
Du côté des établissements hors contrat, la crainte d’un « alignement sur l’enseignement catholique sous contrat » en cas de reconnaissance par l’évêque reste forte. « Nos spécificités doivent être reconnues, de même que notre liberté dans le choix du directeur ou des professeurs par exemple. Or, si les relations se sont beaucoup décrispées, surtout avec la jeune génération d’évêques, certains directeurs diocésains de l’enseignement catholique se montrent encore maximalistes dans leurs exigences », affirme ainsi Anne Coffinier.
Après avoir demandé une étude sur le sujet l’an dernier, ils ont adopté en Assemblée plénière « une sorte de protocole souple et adaptable », à suivre en cas de demande de reconnaissance.
« Je suis chrétien », lance l’ancien président, avant de poursuivre sur la France, « un pays chrétien dans sa culture et dans ses mœurs, un pays ouvert, accueillant, tolérant ; et c’est ce pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre« . Sarkozy a aussi un mot pour « nos compatriotes de confession juive, présents sur notre sol depuis 2.000 ans », « pleinement Français ». Sur l’islam, le discours diffère : certes, il rend hommage au « sang versé des musulmans français lors des deux guerres mondiales ». Mais il prévient :
« Chacun a le droit de vivre sa religion, les musulmans comme les autres, mais dans la conformité stricte aux principes de laïcité et dans l’harmonie avec le mode de vie français ».
« Fixer les règles d’un islam de France »
Comment entend-il procéder pour faire renaître cette France qui serait menacée ? Nicolas Sarkozy, qui entendait donner une vision mais pas des propositions, reste dans le flou.
Le secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, a vivement critiqué ce jeudi les propos du président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy sur « l’identité » française, qui selon lui « attisent le feu » contre les musulmans.
Mercredi soir lors d’un meeting à Saint-André-lez-Lille (Nord), l’ancien chef de l’Etat s’en est pris à un « islam militant qui se présente à nous comme un bloc et qui impose à ses fidèles des règles de vie contraignantes« .
Jeudi matin sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a aussi estimé qu' »il y a un risque d’affrontement si la République ne reprend pas les choses en mains et ne fait pas respecter les règles communes à tout le monde ».
« M. Sarkozy va plus loin que le Front national au prétexte de le combattre, il semble là pour attiser le feu », a réagi auprès de l’AFP Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie au CFCM. « Parce qu’il y aurait 1% de gens qui ne respecteraient pas les lois de la République sur 5 millions de musulmans, il y aurait un risque d’affrontement ? C’est lui qui, manifestement, cherche l’affrontement« , a déploré le n°2 du CFCM.
Réagissant à la volonté de Nicolas Sarkozy de fixer « urgemment les règles d’un nouvel islam de France », Abdallah Zekri a ironisé: « Les règles de l’islam en France – il n’y a pas d’islam de France – sont déjà fixées, il oublie que c’est même lui qui les a fixées » en favorisant la création du CFCMen 2003, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
« Nous savons que la France est un pays chrétien et nous le respectons, mais il y a aussi dans ce pays des Français qui prient dans des mosquées et qui en ont le droit« , a encore fait valoir le dirigeant musulman, en priant le probable candidat à la primaire à droite de « calmer ses nerfs plutôt que d’exciter les uns et les autres ».