À la barre, Charles, 28 ans, et Camille, 20 ans. Lui est en prison depuis juin pour une autre affaire de violences, elle lui jette des regards énamourés. Tous deux étaient jugés, hier, devant le tribunal correctionnel de Bergerac, pour violences en réunion causées à Sarlat, dans la soirée du 25 mars.
La jeune femme avait vu rouge en croisant Lionel, la victime du jour, lui aussi présent dans la salle d’audience. Leur différend remontait à une histoire «de qualité de cocaïne », dit la juge.
Insultes, coups, la bagarre avait éclaté en pleine rue, Charles assénant au passage un coup-de-poing à Lionel. Celui-ci persiste à dire que la jeune femme s’apprêtait à le « planter » dans le dos avec un couteau.
Charles et Camille ont été condamnés à respectivement 10 et 6 mois d’emprisonnement avec sursis, le vol d’un monospace ayant été versé au dossier.
Un Allemand de 20 ans, qui dealait sur le web des quantités astronomiques de drogues, a été condamné à sept ans de prison ce lundi. Il aurait écoulé une tonne de stupéfiants.
Un dealer de 20 ans a été condamné ce lundi à sept ans de détention par le tribunal de grande instance de Leipzig (est) pour avoir revendu depuis sa chambre d’adolescent près d’une tonne de stupéfiants via internet.
Maximilian S., surnommé dans les médias allemands le « dealer de la chambre d’enfant », purgera sa peine dans une maison de redressement pour « transactions hautement criminelles », a annoncé le juge Norbert Göbel.
Haschich, ecstasy, cocaïne, LSD…
Le jeune homme a vendu entre fin 2013 et début 2015 au total 914 kilos de haschich, cachets d’ecstasy, cocaïne, LSD et comprimés uniquement délivrés sur ordonnance, sur le « Dark Web », un monde internet parallèle inconnu des moteurs de recherche traditionnels, puis sur la plateforme internet « shiny-flakes » cette fois accessible à tous. Cette activité lui a permis d’empocher au total environ quatre millions d’euros, selon les enquêteurs. La police avait retrouvé environ 300 kilos de drogues dans sa chambre située dans l’appartement de sa mère, lors de son arrestation en février.
Le voile se lève tous les jours un peu plus sur les détails de l’évasion des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne. Selon les informations de France 2, l’assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, Pierre Malinowski, figure parmi les hommes qui ont aidé Pascal Fauret et Bruno Odos à échapper aux autorités dominicaines.
Pierre Malinowski était à bord de la première embarcation qui a permis aux deux pilotes de fuir la République dominicaine. Le commando était composé de trois personnes. Un marin recruté sur place par les Français conduisait la vedette rapide, affrétée spécialement par Aymeric Chauprade, eurodéputé Front national, également à bord. Le troisième homme n’était autre que Pierre Malinowski, l’assistant de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen.
Sur la photo qui a filtré peu après cette cavale rocambolesque, on le voit installé à l’arrière du bateau, coiffé d’un chapeau blanc. Il consulte deux téléphones satellite. Joint par France 2 au téléphone, Pierre Malinowski a confirmé sa participation à l’opération, par « solidarité militaire », et affirme n’avoir touché « aucun centime ».
Un ancien légionnaire, membre du FN depuis deux ans
Fils d’un historien spécialiste de la Grande Guerre, Pierre Malinowski est inconnu du grand public. Cet autodidacte s’est engagé dans la Légion étrangère à l’âge de 17 ans.
Il a rencontré Jean-Marie Le Pen en 2010 dans des conditions qu’il entend garder « secrètes ». Cet homme de l’ombre a adhéré au Front national il y a deux ans seulement et gère les activités parlementaires européennes de l’ancien leader frontiste.
Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été placés en détention provisoire ce lundi après avoir été entendus à Lyon et à Grenoble par des juges des libertés et de la détention (JLD), en attendant leur transfert à Marseille dans le cadre de l’affaire Air Cocaïne, selon une source judiciaire. La date de ce transfert n’a pas été précisée.
Pascal Fauret avait été interpellé lundi matin à son domicile du Rhône dans le cadre d’un mandat d’amener émis par la magistrate marseillaise qui instruit le volet français de l’affaire, tout comme son collègue, le copilote Bruno Odos, en Isère.
C’est parce qu’il avait pris un rond-point en sens inverse qu’Adrien Bobeczko, 30 ans, s’est fait contrôler par une patrouille le 24 octobre. Outre un caillou d’1g d’héroïne qu’il remet aux policiers, la perquisition du véhicule en dévoilera 26 g de plus.
Il dénonce ses complices, Magalie Barroso-Rodrigues, 29 ans et son compagnon, surnommé Chapi-chapo, 31 ans interpellés le 27 octobre. Tous trois ont été jugés en comparution immédiate ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Verdun pour trafic de stupéfiant.
Placé sous surveillance, le domicile de la jeune femme affichait de nombreux va-et-vient quand l’un des volets était ouvert. « On s’est rencontré à une soirée par l’intermédiaire d’une copine », explique Adrien Bobeczko. Comme tous deux sont consommateurs, ils établissent un deal : « Elle investit et moi je monte aux Pays-Bas ».
Dès juillet, les voyages commencent. C’est elle, qui au départ, lui fournit les contacts et la marche à suivre. De 1.000 à 2.000€ d’héroïne par trajet. La perquisition de son domicile dévoilera des liasses un peu partout pour un total d’environ 4.000€. Et près de 20 g d’héroïne, 3 g de cannabis et une balance de précision. Au domicile de Chapi-chapo, 1.240€ sont retrouvés dans un gant de ménage, un caillou d’héroïne et une tête de cannabis de 22 g chacun.
Elle écope, non pas, de 3 ans de prison avec 18 mois de sursis et mise à l’épreuve requis par Me Dussauge, substitut du procureur, mais de 18 mois dont 1 an avec sursis et MAE avec mandat de dépôt. Adrien Bobeczko est condamné à 1 an dont 8 mois avec sursis et MAE et le dernier à 8 mois dont 6 avec MAE.
Marine Le Pen, invitée de l’émission Questions d’info LCP/France Info/Le Monde/AFP le 4 novembre, a pris ses distances avec l’eurodéputé. Elle dit ceci :
« Je désapprouve qu’il prenne une initiative personnellequi engage, au moins dans l’image que ça donne, le FN. »
Elle ajoute :
« Le bureau exécutif se réunira et probablement évoquera ce sujet. Les membres du bureau exécutif demanderont que ce sujet soit abordé. »
Le même jour, sur France Info, Florian Philippot évacuait encore :
« Le FN n’est rien allé faire dans cette galère du tout. Ce sont des personnes, des individus, qui ne l’ont pas fait en tant qu’eurodéputés. Monsieur Chauprade l’a fait dans sa vie privée, donc il est responsable de ses actes, avec un ami à lui, manifestement.
Mais le FN n’a rien à voir là-dedans. Ce sont des personnes qui font des choses dans leur temps libre et qui prennent leurs responsabilités. »
Ce n’est pas la première fois que l’eurodéputé met dans l’embarras la présidente de son parti, dont il a été le conseiller.
Neuf jours après leur rocambolesque évasion de Saint-Domingue, où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été écroués, lundi 2 novembre, après avoir été entendus par un juge des libertés et de la détention (JLD) à Lyon et à Grenoble dans le cadre d’un mandat d’amener délivré par une juge d’instruction marseillaise
Nicolas Sarkozy soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue
Selon nos informations, la juge d’instruction de Marseille Christine Saunier-Ruellan, en charge de l’affaire Air Cocaïne, a soupçonné Nicolas Sarkozy d’avoir été en prise avec le trafic de drogue de République dominicaine. Pour preuve, une copie de la procédure, que le JDD a pu consulter.
Dans le plus grand secret jusqu’à ce jour, la juge a demandé aux policiers de la brigade financière d’obtenir la géolocalisation de deux téléphones portables de l’ancien président, pour les mois de mars et avril 2013. Elle a aussi souhaité consulter un an de fadettes, de mars 2013 à mars 2014. Un travail d’enquête de la brigade financière qui a fait chou blanc.
Le 19 mars 2013, la police dominicaine interceptait sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec près de 700 kilos de cocaïne à son bord. Deux jours plus tard, l’avion avait été réservé pour un vol Paris-Bordeaux et devait ce jour-là acheminer Nicolas Sarkozy.
Le curieux SMS qui contredit la version des pilotes
Selon les journalistes Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon qui ont eu accès aux documents de l’enquête, le pilote Pascal Fauret aurait envoyé un SMS à son patron (le dirigeant de la compagnie SN-THS, Pierre-Marc Dreyfus) le 21 janvier 2013:
« Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.
Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. ».
Aymeric Chauprade assume être un des organisateurs de l’évasion des 2 narcotrafiquants
On le disait au plus proche de l’évasion de Bruno Odos et Pascal Fauret, les pilotes d’Air Cocaïne. L’eurodéputé Front national, Aymeric Chauprade reconnaît dans une interview accordée à Paris-Match, avoir été l’une des personnes à l’origine de l’évasion des deux pilotes condamnés pour trafic de drogue en République dominicaine.
Il explique également avoir dirigé l’équipe chargée de « l’exfiltration terre-mer ». Selon l’eurodéputé, « deux équipes distinctes » ont été créées. L’une en République dominicaine chargée de l’exfiltration terre-mer et l’autre, affectée au retour des pilotes en France. « J’étais le chef de l’équipe 1 – dans l’ordre chronologique de réalisation – et Christophe celui de l’équipe 2« , précise Aymeric Chauprade.
L’affaire est partie de l’arrestation d’un homme entré dans l’épicerie de nuit du 7 de la rue Verdière, à La Rochelle, les mains vides. Et ressorti avec un paquet bleu qui ne ressemblait en rien à l’emballage d’une bouteille d’alcool. C’était le 8 juin et à la suite du contrôle, les policiers ont découvert 490 grammes de résine de cannabis dans le paquet bleu.
L’épicerie Help Drink Service a ainsi été fermée au vu du rapport de police défavorable. Et cet avis a été confirmé par le tribunal de Poitiers mercredi. Dans le voisinage de l’épicerie, il y a ceux qui ne sont pas étonnés et que ça réjouit même. Exemple avec Pauline, une cliente du pub voisin :
On voyait des gens bizarres entrer, sortir à des heures étonnantes, ça sentait vraiment le business louche.
C’est sûr que ce n’était pas uniquement un drink service, il y avait des prestations supplémentaires sous le manteau
Toxicomane lourd, Aimeric M., crâne rasé, visage rond et blafard, survêtement bleu arborant l’écusson du RC Lens, trahissant ses origines du Nord, menait une vie bien réglée jusqu’à dimanche dernier. La semaine, il était préparateur de commande et travaillait « depuis dix ans ». Il touchait 1400 € par mois.
Il se rendait régulièrement à Lille, en train, puis, via un intermédiaire dont il n’a pas voulu donner le nom, en Belgique, pour s’approvisionner auprès de deux trafiquants. Jusqu’à un demi-kilo par mois.
Pisté par la brigade de recherches de Lunel, il a été interpellé le 25 octobre à la gare de Montpellier. Il avait 400 g d’héroïne mais aussi 500 g de produit de coupe. Il revendait ensuite dans le secteur, au moins cinq acheteurs ont été identifiés, preuve que cette drogue mortelle n’est pas passée de mode.
Chez lui, une arme a également été découverte et les enquêteurs ont retrouvé d’importants versements en liquide et réguliers sur son compte.
« J’attire l’attention sur les quantités. Il achetait 250 g à 20 € soit 5 000 €, il amenait cette héroïne dans la région et la coupait à hauteur de 50 % et revendait les 500 g à 40 € soit 20 000 €, et 15 000 € de bénéfice, voilà l’ampleur du trafic ! calcule le parquet, sans, donc, de contradicteur. «
Le Baillarguois de 36 ans, écope de quatre ans de prison ferme avec incarcération immédiate.
« Les quartiers Nord de Marseille, une nouvelle fois le théâtre de la guerre des stupéfiants », annonce BFMTV dimanche dernier. « Un énième règlement de comptes sur fond de trafic de drogue », renchérit Anne-Claire Coudray sur TF1. Après la fusillade qui a causé la mort de trois personnes, dont deux mineurs de 15 ans, les télés unanimes attribuent le massacre aux trafiquants de drogue, encouragées par la déclaration de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : « A ce stade, l’hypothèse de meurtres liés au trafic de stupéfiants est privilégiée. »
Manuel Valls confirme par un tweet : « Rien n’arrêtera la détermination de l’Etat à lutter contre le crime organisé. » « La cité des Lauriers a la réputation d’être une plaque tournante dans le trafic de drogue », commencent invariablement les reportages des télés, rappelant que « les trois victimes étaient connues des services de police ». « On peut parler de guerre de territoires, on a affaire à ce que j’appelle le narco-banditisme, une alliance des gangs des cités avec des organisations mafieuses », estime Jean-Michel Verne, « spécialiste du grand banditisme », interrogé sur BFMTV. « Qu’est-ce qui a changé ?, s’enquiert la présentatrice. La multiplication des armes lourdes, le jeune âge des personnes impliquées, la guerre des territoires, les cités : tout ça est une sorte de cocktail… »
Un cocktail frelaté. Le lendemain, lundi, le procureur de la République de Marseille indique que l’enquête sur le triple homicide « ne permet pas à ce jour d’affirmer qu’il y a un lien avec le trafic de stupéfiants. Aucune des trois victimes n’a été condamnée dans des affaires de stupéfiants », précise-t-il. Où l’on apprend que le majeur avait été condamné treize fois, dont une fois à quatre ans de prison ferme pour des violences aggravées ; qu’un des mineurs avait été condamné une fois pour violences aggravées, que le deuxième n’avait aucune mention à son casier. Et qu’une des victimes mineures était en outre revenue à Marseille très récemment, alors qu’elle habitait habituellement à Rennes.
Ces précisions arrivent trop tard. Les victimes, et notamment les deux mineurs, sont présentées comme des trafiquants de drogue en ouverture de tous les JT du dimanche. Et, le lundi, l’affaire est déjà reléguée en brève.
Même morts, les habitants des cités sont donc présumés coupables, comme le regrette Rouguyata Sall, du Bondy Blog, dans un article de Libé paru lundi (« Tuerie à Marseille : les mots devancent l’enquête »). Cette sévérité contraste avec la complaisance dont ont fait preuve toutes les chaînes pour relayer le plaidoyer d’autres personnes soupçonnées de trafic de drogue — d’une toute autre ampleur —, les deux pilotes de l’affaire « Air cocaïne » échappés de République dominicaine.
Conférence de presse en direct et en intégralité sur les chaînes info, avis d’experts (en barbouzerie, pas en trafic de stupéfiants), témoignage de la mère d’un des fuyards (pardon, « exfiltrés »), antennes ouvertes aux soutiens des deux pilotes…
L’un d’eux, l’eurodéputé du Front national Aymeric Chauprade, se multiplie pour passer en direct sur le plateau de BFMTV à 18h et sur celui de C à vous (France 5) à 19h, tout en donnant une interview pour Le 19.45 de M6 et pour le 20 heures de France 2, qui accueille les pilotes Pascal Fauret en plateau et Bruno Odos en duplex.
Tout au long de la journée, les journalistes tendent les micros pour relayer les deux arguments des pilotes arrêtés avec 680 kilos de cocaïne dans leur Falcon : la justice dominicaine est inique, nul pilote au monde n’est responsable des marchandises qu’il transporte. Personne ne prend la peine de les mettre en doute même si le dossier de leurs auteurs (mis en examen par une juge de Marseille) est beaucoup plus fourni que celui des deux mineurs assassinés à Marseille.
Dès décembre 2012, les gendarmes de Saint-Tropez (!) ont été alertés par le déchargement de nombreuses valises sur l’aéroport de La Môle depuis un avion en provenance de Saint-Domingue. Au total, avec celui qui leur a été fatal, ce sont trois vols transatlantiques très douteux qu’a effectués le même équipage à bord d’avions privés.
D’un côté, on déplore l’acharnement judiciaire dont sont victimes deux pilotes transportant 680 kilos de drogue. De l’autre, on assure sans aucune preuve que deux adolescents de 15 ans victimes d’une fusillade sont des trafiquants de drogue. Et au milieu, on commémore les émeutes de 2005… Cherchez l’erreur.
Trois hommes, dont deux candidats FN aux élections cantonales à Reims (Marne), ont été mis en examen pour trafic d’armes de guerre ou de défense et placés en détention provisoire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Un premier suspect, gérant d’un bar à Reims, avait été présenté mardi soir devant un magistrat instructeur avant d’être mis en examen pour détention et cession d’armes de catégories A et B puis placé sous mandat de dépôt.
Les deux autres trafiquants d’armes présumés, Thierry Maillard et Vincent Tilliole, anciens candidats Front national aux élections cantonales à Reims en 2011, ont été déférés mercredi en fin de matinée et incarcérés.
Lundi matin, les policiers avaient interpellé et placé en garde à vue cinq personnes dont deux ont été finalement relâchées, a précisé le parquet de Reims.
«Des dizaines d’armes, notamment de guerre non démilitarisées, et des milliers de munitions ont été saisies par les policiers du SRPJ de Reims chez les trois protagonistes et principalement chez M. Maillard qui tient un commerce de livres et d’antiquités», a expliqué Laurent de Caigny, le procureur adjoint de Reims.
Selon lui, «l’enquête menée par les policiers a révélé de très nombreuses communications qui évoquent clairement l’achat et la revente d’armes de poing comme de fusils d’assaut en parfait état de marche utilisés notamment par le grand banditisme et non des objets de collection comme le plaident les suspects».
L’instruction devra préciser la provenance des armes et les gains enregistrés à l’occasion des cessions, a indiqué le procureur adjoint.
Le trafiquant de drogue qui avait fui les douaniers à bord d’une voiture conduite à vive allure et provoqué un accident mortel, le 24 juin 2013, a écopé de 12 ans de prison devant le tribunal correctionnel de Narbonne (Aude).
L’avocat général avait requis, vendredi 23 octobre, 17 ans de prison contre Laurent Morcillo, 32 ans, au volant d’une Mercedes sur l’A9 qui avait éjecté mortellement de sa Jeep à hauteur de Narbonne Marc Baptiste, un chef d’entreprise audois de 47 ans. Morcillo transportait 177 kg de résine de cannabis dans son coffre et roulait à 240 km/h.
Morcillo avait été arrêté peu après et la police judiciaire avait récupéré, le lendemain, 129 kg de cannabis supplémentaires dans une caravane appartenant à son beau-frère, à Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier (Herault). L’homme était alors en liberté conditionnelle d’une peine de sept ans pour tentative de meurtre et n’avait pas de permis de conduire.
Benjamin Poletti, 31 ans, a écopé de cinq ans de prison, contre huit requis. Il se trouvait, menotté, dans le coffre de la Mercedes. La justice l’a soupçonné d’être le véritable propriétaire des stupéfiants que Laurent Morcillo lui aurait volé.
Ce Français était un ancien pilote de la Rega, l’équivalent suisse de la sécurité civile. L’homme a été intercepté en Espagne avec 600 kilos de résine de cannabis.
Dans le genre stupéfiant, la trajectoire de vie de ce mystérieux « Jacques L. » a de quoi surprendre… Le Français âgé de 68 ans a été capturé à Malaga, en Espagne, avec 600 kilos de résine de cannabis à bord de son hélicoptère.
Fait insolite : l’homme est un ancien pilote de la Rega – l’équivalent de la sécurité civile en France – et de la compagnie de location Air Zermatt. Une carrière riche en états de service, qu’il a prolongée d‘une manière bien cavalière.
Pire, selon la police espagnole, le mystérieux Jacques serait formateur des narco-pilotes, chargés de transporter la drogue du Maroc en Europe. Un exercice périlleux, puisqu’il s’agit de voler à très basse altitude au-dessus de la mer, pour éviter les radars. Le Français, qui résidait près de Bâle, a été interpellé en compagnie de son copilote de nationalité suisse.
Vingt-sept pieds de cannabis, 600 grammes de têtes de cannabis et… deux hommes cachés dans un plafond, telles ont été les prises des policiers narbonnais dans une habitation sur les Hauts de Narbonne, le 6 octobre dernier.
Dans cette affaire, un couple de Narbonnais d’une cinquantaine d’années, avait été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire. Ils devaient répondre, lundi, devant le tribunal de « détention de stupéfiants« , pour l’épouse et de « détention, offre et cession » pour le mari.
La procédure démarre d’une manière rocambolesque, ce 6 octobre au petit matin, lorsque la police reçoit un appel d’une jeune femme signalant la « séquestration » de son amie. Finalement, les policiers vont intervenir pour une tout autre cause.
Arrivés à la maison indiquée, ils voient deux hommes s’enfuir. Les hommes de la BSU indiquent à l’occupante des lieux qu’ils sont à la recherche d’une femme qui serait retenue contre son gré. Mais là, dans l’habitation, ils dénichent de façon inattendue du cannabis, des carnets avec des colonnes et des chiffres. Parmi les deux hommes cachés, se trouvaient le prévenu, Jean-François et un collègue qui a été écarté de la procédure, indiquant qu’il ignorait tout de la culture du cannabis.
Lors de sa garde à vue, le prévenu a déclaré avoir cédé des stupéfiants pour 1 200 euros : « Ça rapportait », a indiqué le procureur de la République. « C’est le hasard si tout a été interrompu ». S’adressant aux parents poursuivis : « Ça ne vous gênait pas de voir votre fils de 14 ans toujours dans sa chambre à cause de l’odeur du cannabis ? ».
Le tribunal a condamné Nathalie à six mois assortis du sursis simple. Tandis que Jean-François a écopé d’une peine de 6 mois ferme aménageable.
Cet eurodéputé Front national aurait été « au plus près » de l’opération d’exfiltration des deux pilotes français condamnés à 20 ans de prison en République dominicaine.
Selon les informations de BFMTV, « un homme politique français était « au plus près » de cette opération d’exfiltration. Le nom d’un homme se détache dans cette affaire : Aymeric Chauprade. « Cet élu a travaillé durant quatre ans en République dominicaine en tant que conseiller spécial du président de la République, entre 2009 et 2012« , ajoute le site.
L’eurodéputé Front national les soutient « depuis le début », comme il le clame. Il est « convaincu de leur innocence ». Et si tous les regards se tournent vers Aymeric Chauprade, c’est parce que l’eurodéputé a posté une photo, le 21 octobre dernier, avec Pascal Fauret et Bruno Odos. Il déclare aussi avoir dîné avec les deux hommes, le samedi 17 octobre, dans un hôtel de la République dominicaine. « Ils avaient retrouvé une forte combativité et j’ai compris alors qu’ils étaient déterminés à rejoindre la France pour pouvoir se défendre. Ils étaient très motivés par la perspective de partir », raconte-t-il à l’AFP. Mais l’un des pilotes a déclaré à son sujet : « Il est dans le comité de soutien à titre personnel. Je ne le connais pas plus que ça ».
« Air cocaïne » : Pascal Fauret et Bruno Odos condamnés à 20 ans de prison, se sont évadés
Condamnés en août dernier à 20 ans de prison pour trafic de drogue, les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos ont fui la République dominicaine pour rentrer en France. Laissés en liberté dans l’attente de l’examen de leur appel, ils avaient toutefois interdiction de quitter le pays.
Ils auraient été exfiltrés par une équipe composée de copains marins. Les deux pilotes auraient ainsi bénéficié du soutien de leurs amis militaires et marins qui leur auraient trouvé des passeports. Récupérés puis emmenés sur un bateau, ils auraient ensuite rejoint l’île de Saint-Martin avant de prendre un vol pour la France.
Arrivés samedi 24 en fin d’après-midi à Paris, ils auraient regagné la région de Lyon. Le pilote et son co-pilote auraient été aperçus à l’hôtel Embajador, à Saint-Domingue, avec un proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade. L’eurodéputé aurait d’ailleurs confirmé qu’ils étaient ensemble avant leur fuite.
Pour rappel, ils avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, avec deux autres personnes, alors qu’ils s’apprêtaient à décoller de Punta Cana (République dominicaine) à bord d’un Falcon 50 contenant 680 kilos de cocaïne.
Jacky Slovinsky, 60 ans, la « mule » interpellée le 26 novembre 2012 à l’aéroport de Roissy, avec la valise contenant les 24 kg de cocaïne
C’est un casting incroyable, Laurent Fiocconi et Jo Signoli, deux anciens de la French Connection, la vraie, au temps où Marseille était épicentre du trafic de drogue, mais aussi Raymond Mihière et Ange Buresi, deux voyous chevronnés, sont jugés à partir de demain à Marseille pour l’organisation d’un réseau international de cocaïne entre l’Amérique Latine et la France.
L’un a reconnu les faits au moins partiellement, les trois autres nient avec force. Ils admettent bien avoir employé quelques codes téléphoniques, parce que, disent-ils, ils ne sont pas tout à fait « des enfants de choeur ».
Laurent Fiocconi, 74 ans : « le Magicien » accusé d’avoir replongé
Laurent Fiocconi est une légende vivante. Trafiquant de drogue impliqué dans la French Connection, il était de l’expédition du navire « Caprice des Temps » dans les années 1970.
Raymond Mihière, 64 ans : le « Chinois » nie être le cerveau
C’est lui qui serait, selon l’accusation, le grand manitou, « le chef de réseau » de cette opération d’importation illicite, le 26 novembre 2012, de 24 kilos de cocaïne dans une valise sur un vol Lima (Pérou)- Paris.
Jo Signioli, 78 ans : un innocent avec des « pieds nickelés »
Il porte une antédiluvienne condamnation au casier : 16 ans de prison en 1974 pour exportation de stups. Il a aussi été condamné en 1994 pour tenue en un lieu public de jeux de hasard. Le 4 juillet 2008, il écope à Marseille, dans l’affaire de la brasserie de l’hippodrome de Borély, de 2 ans de prison.
Ange Buresi, 49 ans : le « petit jeune » de l’équipe
Il est frappé d’une condamnation à 15 ans pour meurtre en 1998 et de 9 ans en 2002 pour une spectaculaire évasion par hélicoptère de la prison des Baumettes en juin 1999, au cours de laquelle un de ses comparses est tué. Une évasion qui restera dans les mémoires de la pénitentiaire. Il ne sera repris que quelques mois plus tard. Depuis, on a installé des filins au-dessus des prisons.
L’Echo Républicain révèle qu’un candidat du FN aux cantonales a été condamné pour trafic de drogue. Yannick Lecointre, candidat du FN dans le canton de Thiron-Gardais en Eure-et-Loir a été condamné en juillet 2010 par le tribunal de Chartres à 5 mois de prison ferme pour « transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants ».
Agé à l’époque de 23 ans, il avait en effet participé à un trafic de cannabis, qu’il considère aujourd’hui dans une interview donnée à Radio Intensité comme une « erreur de jeunesse ». Au final, il n’a d’ailleurs pas mis les pieds en prison, bénéficiant d’une transformation des 5 mois fermes en amende.