Cisjordanie occupée : un palestinien de 17 ans abattu d’une balle dans le dos par Tsahal

Un jeune Palestinien a été tué mardi et des dizaines de manifestants blessés lors dans des affrontements avec l’armée israélienne au camp de réfugiés de Faouar en Cisjordanie, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.

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Le jeune homme mort a été tué par une balle entrée dans son dos et qui a frappé au-dessus du coeur, a annoncé un responsable de l’hôpital d’Hébron. Le jeune homme avait 17 ans, a précisé le ministère palestinien de la Santé.

Ouest France

Des documents révèlent la faible culture religieuse des recrues de Daesh

L’agence d’information Associated Press s’est procuré 3.000 documents datés de 2013 et 2014 édités par Daesh. Il s’agissait pour l’EI d’évaluer les connaissances de ses nouvelles recrues en matière religieuse. Et les résultats ne sont pas bons. 

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Le boycott d’ Israël s’affiche sur les bus de San Francisco

Cette affiche, créée par la Campagne Seattle Mideast Awareness (SeaMAC) (Conscience sur le Moyen Orient), est en circulation depuis le 9 août et le restera pendant 4 semaines. De quoi avoir envie d’aller faire un tour à San Francisco !

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Les pubs de SeaMAC’s disent aussi « NON aux mesures anti-boycott ! » et énumèrent tous les boycotts qui ont permis de faire progresser la justice das le monde, dont celui contre le thé de Grande-Bretagne en 1773, celui des bus Montgomery aux USA, qui restreignaient les places assises pour les Noirs, en 1956, et celui de l’Afrique du Sud de l’apartheid, de 1959 à1994.

“Ceux qui soutiennent l’apartheid israélien essaient de convaincre les dirigeants et parlementaires d’autres pays de criminaliser le boycott contre l’injustice sociale en Israël », explique Edward Mast, qui fait partie de SeaMAC. “Ces attaques contre la liberté d’expression, ajoute)t)il, sont un exemple de plus de la manière dont Israel réclame un traitement à part ».

Une vingtaine d’Etats américains ont adopté des mesures pour tenter de freiner la campagne BDS. Le gouverneur de New York, Mario Cuomo a même demandé récemment que soit constituée une liste noire des institutions et firmes impliquée dans cette campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israel.

Mais d’importants organismes américains pour les défenses des libertés comme The American Civil Liberties Union (ACLU), the Center for Constitutional Rights, contestent la légalité de ces mesures anti-boycott.

“La campagne BDS ne cesse de grandir », souligne Carla Curio, autre membre de SeaMAC. “A tel point, fait-elle remarquer, que le gouvernement israélien dépense des millions en propagande mensongère pour tenter de dissuader les gens de s’engager dans cette campagne contre l’apartheid israélien et ses crimes de guerre ».

SeaMAC avait déjà financé des campagnes similaires sur les bus de Washington, et de 3 autres villes en 2015. Chicago et Seattle les ont censurées en 2016.

Le site de SeaMAC met en garde les citoyens américains contre le soutien apporté par le gouvernement étatsunien aux violations israéliennes des droits de l’homme et du droit international.

Oumma

New York : Un imam tué et un autre grièvement blessé devant une mosquée

 



Un imam a été tué et un autre homme a été grièvement blessé, samedi 13 août, alors qu’ils rentraient chez eux après avoir prié dans une mosquée du quartier du Queens, à New York.

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Une porte-parole de la police de la ville, Tiffany Phillips, a confirmé que deux hommes d’une cinquantaine d’années avaient été la cible de tirs dans le secteur d’Ozone Park. L’identité des victimes et le mobile de la fusillade n’ont pas été communiqués par les forces de l’ordre.

Plusieurs musulmans se sont toutefois réunis sur les lieux du drame pour dénoncer un crime de haine. Ils critiquent notamment l’attitude du candidat républicain à la présidentielle de novembre, Donald Trump.

Le Monde

Israël se prépare à saisir des terres palestiniennes pour relocaliser une colonie sauvage

Les USA dénoncent la possible relocalisation des colonies israéliennes sur les terres palestiniennes

Les Etats-Unis ont critiqué samedi l’éventuelle relocalisation d’une colonie israélienne sur des terres palestiniennes, la décrivant comme contraire aux engagements du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou envers le président américain.


Le département d’État américain a vivement réagi à l’éventualité qu’Israël confisque ces terres pour relocaliser la colonie d’Amona. Un tel acte serait «sans précédent», a-t-il dit.

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Amona est une colonie sauvage, c’est-à-dire illégale non seulement selon la loi internationale mais aussi israélienne. Située dans le centre de la Cisjordanie non loin de Ramallah et abritant environ 200 personnes, elle confronte les autorités israéliennes à un casse-tête.

La Cour suprême a ordonné fin 2014 l’évacuation, d’ici à fin 2016, de cette colonie construite dans les années 90 sans autorisation sur des terres privées palestiniennes. Mais les habitants refusent leur évacuation et sont soutenus par une partie de la droite israélienne.

Les autorités israéliennes ont publié jeudi dans la presse palestinienne une annonce accompagnée d’une carte de différents terrains présumés tout proches d’Amona et, semble-t-il, abandonnés, a indiqué l’ONG anticolonisation israélienne la Paix maintenant.

L’annonce appelle ceux qui revendiquent la propriété de ces terrains à se manifester sous 30 jours, faute de quoi l’État israélien les saisira et en deviendra propriétaire en vertu de textes relatifs aux biens des absents.

Pour la Paix maintenant, il ne fait pas de doute que ces terres serviraient à relocaliser Amona et créer une nouvelle colonie.

Le gouvernement israélien franchirait une «ligne rouge», a dit l’ONG dans un communiqué. Il «se met à présent à voler des terres privées en guise de compensation à un petit groupe de colons qui avaient eux-mêmes volé des terres privées palestiniennes», a-t-elle dit.

Le département d’État américain s’est dit «profondément inquiet» devant ces informations. «Ceci constituerait un acte préoccupant et sans précédent», a dit la porte-parole Elizabeth Trudeau.

«C’est la poursuite d’un processus qui a vu la légalisation, au cours des dernières années, de 32 colonies qui étaient illégales au regard de la loi israélienne», a-t-elle dit à la presse. Ce processus fait partie d’un «certain nombre de tendances» qui «menacent la solution à deux États», a-t-elle dit.

La communauté internationale considère la colonisation comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens et à l’établissement d’un État auquel ces derniers aspirent.

La Presse

Israel a détruit 726 structures humanitaires palestiniennes faisant 1020 déplacés

Israël a détruit en 2016 plus de maisons et d’installations que durant tout 2015 en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée, ont indiqué l’ONU et des ONG aujourd’hui.

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Depuis début 2016, 726 structures ont été détruites, faisant 1020 déplacés, contre 531 démolitions et 688 Palestiniens déplacés durant toute l’année 2015, rapporte l’Ocha, le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU. Les structures évoquées par l’ONU incluent des maisons, des abris pour animaux ou des équipements comme des panneaux solaires.

Nombre d’entre elles sont financées par des bailleurs étrangers, dont l’UE ou différents Etats qui affirment agir pour pallier les besoins humanitaires pressants d’une population sous occupation militaire et dont les moyens de vie se réduisent avec la progression de la colonisation ou des opérations militaires israéliennes.

Pour la seule semaine écoulée, « les autorités israéliennes ont détruit ou forcé les propriétaires à détruire eux-mêmes 42 structures pour défaut de permis de construire, faisant 30 déplacés et affectant la vie de plus de 1.200 personnes » à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, détaille l’Ocha.

Depuis janvier, recense l’ONG israélienne B’Tselem, qui dénonce régulièrement les exactions israéliennes dans les Territoires, « Israël a détruit au moins 188 maisons palestiniennes en Cisjordanie ». Il s’agit du « chiffre le plus élevé depuis que B’Tselem a commencé à recenser en 2006 les démolitions de maisons pour défaut de permis », dit-elle. Depuis 1988, plus de 2 800 ordres de démolition ont été appliqués; environ 11.000 menacent toujours des familles palestiniennes, selon l’Ocha.

Les Affaires étrangères françaises ont condamné hier la destruction, la semaine passée, de structures financées par la France dans le village de Nabi Samuel, en Cisjordanie. C’est la troisième démolition ou confiscation de bâtiments financés par la France en 2016, a dit le Quai d’Orsay. Il a exprimé « sa grave préoccupation face à l’accélération du rythme des démolitions et confiscations de structures humanitaires ».

Depuis Washington, la diplomatie américaine a elle une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme au sujet de Soussia, village palestinien du sud de la Cisjordanie menacé de destruction par Israël. « Si le gouvernement israélien met en œuvre ces démolitions à Soussia, cela sera très inquiétant et aura un impact très négatif sur la vie des résidents palestiniens, déjà déplacés à plusieurs reprises », a dit le département d’Etat.

Le Figaro

Palestine : l’occupation génère chez les enfants des traumatismes et troubles psychologiques

Intimidations, abus, contrôles israéliens des maisons en pleine nuit… Maximilien Zimmermann, psychologue clinicien basé à Jérusalem, constate leurs effets dans la construction des enfants palestiniens.

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A Hébron, une jeune Palestinienne de huit ans s’est récemment fait confisquer son vélo par deux soldats armés sous prétexte qu’elle se trouvait sur une portion de route réservée aux Israéliens. Cette illustration de la violence ordinaire a été révélée par B’Tselem, une organisation israélienne composée d’avocats, de journalistes et de membres de la Knesset afin de dénoncer la violation des droits humains dans les territoires occupés.

Elle pose une fois de plus la question des troubles psychologiques générés par ce type d’abus. Pour Médecins du monde, Maximilien Zimmermann coordonne les programmes de santé mentale. Il intervient en Cisjordanie et à Gaza pour apporter assistance aux enfants palestiniens et à leurs familles après des cas de violence. L’humanitaire vient de signer un rapport sur leurs impacts.

Quel regard portez-vous sur la vidéo de cette jeune Palestinienne de 8 ans à qui deux policiers israéliens ont confisqué le vélo ?

Cette vidéo m’a évidemment choqué. Elle reflète tristement le quotidien des Palestiniens. Pas plus tard qu’hier, nos équipes de psychologues se sont rendus dans une famille où des soldats israéliens ont effectué des opérations dites de recherches. Ils sont entrés dans la maison, ont enfoncé les portes et détruit les meubles sous le regard des enfants. Ces derniers ont été extrêmement marqués et ont passé la nuit à vomir.

Il est troublant de constater qu’il n’y a plus d’humanité chez certains soldats, qu’ils voient l’autre comme l’ennemi. Dès lors, tout est possible. Ces opérations de recherche interviennent aussi de manière brutale et arbitraire dans les écoles. Les soldats recherchent un prétendu jeune qui aurait jeté des cailloux. Mais cela ressemble souvent à un prétexte…

Comment ces soldats ont-ils perdu leur humanité, comme vous le dites ?

En tant que travailleur installé ici depuis trois ans, où au moins trois incidents liés aux forces israéliennes sont reportés chaque semaine, je pense qu’il y a perte d’humanité car il y a perte de communication. Il n’y a plus d’échange entre Israéliens et Palestiniens. Le cercle de la haine a fait son œuvre.

Il y a aussi une forme d’impunité car les chefs peuvent inciter à ces violences. Les victimes de ces agissements, quant à elles, n’osent pas porter plainte. Elles craignent des représailles ou de perdre leur autorisation de travailler en Israël. Et quand elles déposent plainte, le dossier est souvent classé sans suite.

Quels sont les effets de ces violences sur les enfants ?

Les enfants que nous assistons psychologiquement ont développé pour 85% d’entre eux des troubles sévères de stress ou d’anxiété. 30% ont des problèmes de concentration à l’école ou intègrent moins rapidement les connaissances scolaires. Ils ont aussi des difficultés à s’endormir. Autre signe de ce stress : des jeunes arrivés à l’âge de l’adolescence font encore pipi au lit.

Quel est le devenir d’une telle société dont les enfants grandissent dans la violence et l’humiliation de leurs parents ?

Les enfants ont besoin de parents protecteurs pour se construire. Sans cela, les futurs adultes sont fragilisés et souffrent. On voit aussi des enfants qui se révoltent. Alors, soit ils s’engagent pour que les choses changent. Dans une ONG par exemple. Soit ils entrent en confrontation. Ils sont prêts à être blessés pour la cause. L’emploi faisant souvent défaut, lutter peut être la dernière manière d’exister. 

On voit aussi dans la société palestinienne le taux de suicide grimper, un autre tabou. Alors, des jeunes trouvent la parade. Ils vont, armés d’un couteau, au devant de soldats. Ils savent ainsi qu’ils ont une « chance » de se faire tirer dessus et de mourir.

L’Obs

Cisjordanie occupée : israël détruit encore cinq maisons palestiniennes

La destruction de ces maisons, dont certaines ont été financées par l’Union européenne, laisse 27 Palestiniens sans-abri, a indiqué une ONG israélienne.

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Israël a détruit mardi matin cinq habitations en Cisjordanie occupée, a rapporté une ONG israélienne et les Palestiniens. Tôt dans la matinée, les bulldozers israéliens ont détruit cinq préfabriqués, dont certains portaient le sigle bleu de l’Union européenne.

27 Palestiniens à la rue, dont 16 mineurs. Des habitants ont été évacués manu militari par des policiers israéliens alors qu’ils tentaient de s’opposer à ces démolitions. En fin de matinée, il ne restait que des plaques de tôle tordues et quelques effets personnels parmi lesquels des enfants jouaient sous un soleil brûlant. Vingt-sept personnes, dont 16 mineurs, sont désormais sans-abri, a indiqué l’ONG israélienne B’Tselem, qui dénonce régulièrement les exactions de l’armée et de la police israéliennes dans les Territoires palestiniens. « Trois de ces habitations avaient été financées par l’Union européenne », a également précisé l’ONG.

Dans un communiqué, le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a accusé Israël de « détruire inlassablement des maisons palestiniennes pour laisser le champ libre à l’expansion illégale de la colonisation« , alors qu’Oum el-Kheir se trouve à proximité de la colonie israélienne de Karmel.

L’Etat hébreu fait lui valoir que les habitants n’ont pas obtenu de permis de construire, qu’il ne délivre qu’au compte-goutte aux Palestiniens. Près de 600.000 colons israéliens vivent actuellement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, territoire palestinien également occupé par Israël. La communauté internationale voit dans leur présence sur ces terres un obstacle majeur à la création d’un Etat palestinien et donc à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Europe 1

La mosquée turque de Montélimar attaquée aux cocktails Molotov avec un tag du PKK

Une attaque a eu lieu, dans la nuit de dimanche à lundi, contre la mosquée turque de Montélimar dans la Drôme, vers 2h du matin. Un tag « PKK », pour Parti des travailleurs du Kurdistan, a été inscrit sur l’édifice. Des cocktails Molotov ont également été lancés, mais les dégâts sont mineurs. Une enquête a été ouverte.

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Ces dégradations interviennent au lendemain d’une manifestation monstre en Turquie, mais il n’y a pour l’instant pas de lien avéré. Selon les estimations, près de trois millions de personnes se sont rassemblées à Istanbul pour montrer leur soutien au président Recep Tayyip Erdogan, trois semaines après la tentative de putsch. Les principales formations de l’opposition étaient conviées, à l’exception du HDP pro-kurde en raison de ses liens présumés avec la guérilla du PKK.

France Info

Terrorisme : un membre d’extrême-droite arrêté pour avoir projeté un attentat en Australie

Un Australien soupçonné de liens avec l’extrême-droite a été inculpé dimanche pour « préparation d’un acte terroriste » au lendemain de son arrestation à son domicile de Melbourne (sud), a-t-on appris auprès de la police fédérale.

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Âgé de 31 ans, l’homme identifié par les médias australiens comme un certain Phillip Galea, a été présenté dimanche à un tribunal de Melbourne qui lui a notifié son inculpation pour « préparation d’un acte de terrorisme » et « possession de documents en vue de la préparation d’un acte de terrorisme« .

Daniel Andrews, Premier ministre de l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a affirmé que cette arrestation ne renvoyait à « aucune menace imminente« , tout en ajoutant que les autorités demeuraient sur leurs gardes.

De son côté, Galea a affirmé au tribunal qu’il rejetait ces accusations, relevant selon lui d’un « complot contre le mouvement patriote« , a rapporté le quotidien The Age.

Interrogée par l’AFP, la police fédérale n’a pas confirmé des informations de presse liant Galea au collectif anti-islam « Reclaim Australia » (Reconquérir l’Australie), se contentant d’indiquer qu’il était lié « à diverses organisations« .

Affrontements à Melbourne

De violents affrontements avaient opposé en mai et juin à Melbourne des sympathisants de gauche et d’extrême-droite sur l’épineux dossier de l’immigration, ce qui avait conduit à un renforcement des pouvoirs de la police de l’Etat de Victoria.

Les responsables de « Reclaim Australia » avaient affirmé vouloir apporter « une réponse publique au choc provoqué par les atrocités des ‘radicaux de l’islam’ en Australie et à l’étranger« .

 

RTBF

Une femme lit un livre sur l’art syrien dans un avion… elle est arrêté pour terrorisme

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Entre psychose, amalgame et idiotie, la frontière est parfois ténue. Ce qu’a vécu Faizah Shaheen, 27 ans, au Royaume-Uni en est un bon exemple. Elle revenait de Turquie, où elle venait de passer sa lune de miel, relate le journal britannique The Independent. C’est alors qu’elle a subi un contrôle intense, suspectée d’être une terroriste.

Arrivée à l’aéroport de Doncaster, le 25 juillet dernier, Faizah Shaheen fait la queue pour passer la douane. Alertés par des membres de l’équipage de la Thomson Airways, deux policiers l’interpellent et la questionnent au sujet d’un livre qu’elle lisait dans l’avion, sur la couverture duquel on peut y voir des inscriptions en arabe et le mot « Syria ».

Faizah Shaheen est interrogée en vertu du « Terrorism act ». « Cela m’a énervée, a-t-elle lancé à The Independent. Je ne pouvais pas comprendre comment lire un livre pouvait me rendre suspecte. Je leur ai dit que ce n’était ni juste ni acceptable. »

L’interrogatoire durera quinze minutes, avant que les policiers ne la laissent partir. Un temps suffisant pour laisser Faizah Shaheen choquée, les larmes aux yeux. « Je me demande ce qu’il se serait passé avec une personne qui n’est pas musulmane », se questionne-t-elle.

Psychologue spécialisée dans la déradicalisation

Dans la vie, Faizah Shaheen travaille pour la NHS, le système de santé publique du Royaume-Uni. « Ironiquement », rit-elle jaune, elle est psychologue auprès de jeunes patients radicalisés. Originaire de Leeds, elle n’en revient toujours pas d’avoir été jugée sur son apparence et discriminée parce que musulmane. 

Le livre en question, « Syria Speaks: Art and Culture from the Frontline« , a été récompensé aux English PEN Awards, prix de la liberté d’expression. Un ouvrage de Malu Halasa qui compile des essais, des poèmes, des chansons, des dessins et des photographies d’auteurs et artistes syriens. Faizah Shaheen entend bien porter plainte contre les policiers et la compagnie aérienne.

Métro News

Dylann Roof, le terroriste de Charleston agressé en prison

Dylann Roof, l’homme qui a tué neuf personnes dans une église noire de Charleston, en Caroline du Sud, en juin 2015, a été agressé en prison. 

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Le tueur de Charleston, Dylann Roof, a été agressé par un codétenu alors qu’il se trouvait hors de sa cellule. D’après le rapport de l’incident, l’agresseur a couru hors de sa cellule en apprenant que le meurtrier se trouvait dans les douches, et l’a passé à tabac, indique NBC. Le major du bureau du shérif, Eric Watson, a expliqué qu’aucune arme n’avait été utilisée pendant la bagarre et que Dylann Roof avait été conduit à l’infirmerie avant de regagner sa cellule.

Il encourt la peine de mort

En juin 2015, Dylann Roof avait tiré de sang froid sur les paroissiens de l’église noire de Charleston, alors qu’ils étudiaient la Bible. Il avait tué neuf personnes. Le meurtrier avait été vu sur des photos portant le drapeau confédéré, symbole de racisme et d’esclavage pour beaucoup d’Américains.

Mais les nombreuses photos accompagnant le texte rempli de haine et d’abominations laissent à penser que les mots ont bien été écrits par le meurtrier.

«Je souhaiterais avec passion que les nègres aient été traités de façon terrible à travers l’Histoire par les Blancs, que chaque Blanc ait un ancêtre possédant des esclaves, que la ségrégation ait été une institution diaboliquement opprimante. Si c’était le cas, alors tout aurait été plus simple. Mais ce n’est pas le cas. Tout est basé sur des mensonges historiques, des exagérations et des mythes. Nous ne méritons rien de tout ça», a notamment écrit le jeune homme.

D’après lui, «la ségrégation n’était pas une mauvaise chose, juste un moyen de se défendre».

Dylann Roof est inculpé de neuf assassinats et de trois tentatives d’assassinats et n’a depuis exprimé aucun remords. La justice fédérale américaine a annoncé en mai dernier qu’elle requerrait la peine capitale à l’encontre du suprématiste blanc lors de son procès.

Paris Match

Cisjordanie occupée : record de destruction de maisons par Israël en 2016

Sur chaque tas de graviers se dresse un drapeau palestinien. Les habitants du village de Qalandiya, situé entre Jérusalem et Rammalah, au pied du mur de séparation, ont marqué leurs maisons détruites de cette façon. Fin juillet, les bulldozers ont rasé 11 habitations de ce village de 1 100 habitants.

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La maison que Mohammad Hamdan faisait construire pour son fils est du lot. Il assure avoir perdu plus de 120 000 dollars (105 000 euros). « Cette histoire m’a donné des cheveux blancs, raconte-t-il. On avait tant donné pour cette maison. Du temps et de l’argent. J’ai emprunté à la banque. Maintenant, il va me falloir plusieurs années rien que pour ramener le terrain comme avant. Mais peu importe, je reconstruirai cette maison ».

Rares permis de construire

Les villageois se sont regroupés et ont fait appel à un avocat qui tente de prouver que les destructions n’ont pas été faites en accord avec la procédure. « Cette terre m’appartient légalement, déclare Sharaif Awadallah, dont la maison a aussi été démolie, et qui estime qu’il aurait dû être averti. Cela fait plus de trois ans que j’ai commencé les travaux et personne ne m’avait jamais rien dit. J’espère que mon avocat arrivera à faire entendre notre point de vue, mais avec Israël, on sait que c’est difficile de leur prouver qu’ils ont tort ».

Il est en effet compliqué, voire impossible, d’obtenir un permis de construire délivré par Israël pour la zone C qui est occupée, soit 60 % de la Cisjordanie. Selon l’Agence des Nations unies pour l’aide humanitaire, moins de 2 % des autorisations sont accordées aux Palestiniens.

RFI

Palestine : une fillette roule dans une rue réservée aux colons juifs, Tsahal jette son vélo

Une scène d’humiliation a eu lieu dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, lorsque deux militaires israéliens armés ont fait fuir une fillette palestinienne de huit ans qui aurait roulé avec son vélo sur une route réservée aux colons.

Dans la vidéo, diffusée sur YouTube par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, on voit l’un des officiers, armé, faire fuir la fillette de huit ans en pleurs. Un autre arrive ensuite, se saisit du vélo et le jette dans un buisson aux alentours.

La scène s’est déroulée le 25 juillet 2016 dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée.

Selon l’ONG, la petite fille, Anwar Burqan, avait «roulé sur la route pavée [de al-Ibrahimi], qui est réservée aux colons» israéliens. Les Palestiniens doivent, eux, emprunter un autre chemin de terre, depuis que les forces de Tsahal ont séparé les deux voies par une clôture, en septembre 2012.

Malgré des protestations internationales, Israël continue régulièrement de construire de nouvelles colonies, illégales au regard de l’ONU, sur des territoires que l’Etat hébreu occupe depuis la guerre de 1967.

Aujourd’hui, plus de 500 000 colons israéliens sont implantés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Outre B’Tselem, l’organisation Amnesty International a dénoncé, dans son rapport «Israël et territoires palestiniens occupés 2015/2016», les violations des droits de l’homme accompagnant le processus de colonisation, dont l’un des exemples est la construction de routes interdites aux Palestiniens et réservées aux colons.

RT

La Palestine veut poursuivre Londres pour la Déclaration Balfour 1917 qui a mené à la Nakba

Les Palestiniens ont exhorté la Ligue arabe à soutenir le dépôt d’une plainte contre le gouvernement britannique pour la Déclaration Balfour de 1917, lors du sommet annuel de l’organisation lundi.

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Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a appelé les Etats membres à « nous aider à faire un procès au gouvernement britannique concernant la Déclaration du ‘sinistre’ Balfour qui a mené à la Nakba (catastrophe, ndlr) pour le peuple palestinien« .

Maliki a ensuite affirmé que tous les crimes israéliens commis depuis la fin du mandat britannique en 1948 relèvent de la responsabilité du Royaume-Uni.

La Ligue arabe a également invité la communauté internationale à obliger Israël à signer le Traité de non-prolifération nucléaire et a exprimé son soutien à l’initiative de paix française.

La Déclaration Balfour a été rédigée par le secrétaire aux Affaires étrangères Arthur James Balfour dans une lettre adressée à Lord Walter Rothschild, un membre éminent de la communauté juive britannique.

Dans ce courrier, Balfour a proclamé que la Grande-Bretagne soutenait les aspirations sionistes et la création d’un « foyer national pour le peuple juif. »

Israël a déclaré son « indépendance » le 14 mai 1948, un jour avant l’expiration du mandat britannique.

I24

Les Etats-Unis accordent une aide militaire de plus de 3 milliards à Netanyahu

Israël et les Etats-Unis se sont accordés sur deux points de friction des interminables négociations pour une aide militaire américaine de 10 ans. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déployé un responsable militaire important à Washington pour finaliser l’accord, qui devrait bientôt être signé.

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Le nouvel accord d’aide devrait prendre effet en 2018, à l’expiration de l’accord actuel.

Israël ne demandera pas de financement supplémentaire pour les 10 ans en entier, et dans les cinq dernières années, augmentera au fur et à mesure le montant dépensé sur le marché américain tous les ans, jusqu’à ce que le montant total de l’aide soit investi sur le marché intérieur des Etats-Unis.

Israël a déjà indiqué qu’il ne demanderait pas de financement supplémentaire pour 2017, qui fait partie des termes du dernier accord sur 10 ans. L’aide militaire pour 2017 est actuellement fixée à 3,1 milliards de dollars.

L’offre américaine qui est actuellement sut la table, décrite en juillet aux membres du Congrès dans une lettre de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale, comprend une promesse d’augmenter substantiellement l’aide, d’une valeur de 30 milliards de dollars, et de signer un nouvel accord qui constituerait « la plus grande promesse d’aide militaire à un pays dans l’histoire américaine ». 

La lettre a été envoyée en réponse à une missive signée en avril par 83 des 100 sénateurs appelant Obama à augmenter l’aide étrangère à Israël et à signer le nouvel accord. 

Dans le cadre de l’accord existant, Israël peut dépenser environ 25 % de l’aide qu’il reçoit en dehors des Etats-Unis, et 13 % supplémentaires en carburant pour ses avions ; des permissions qu’aucun autre récipiendaire de l’aide américaine ne reçoit.

Cet accord a débuté dans les années 1980, pour construire l’industrie militaire israélienne, qui a prospéré, aidait Israël à entrer dans le top 10 mondial des exportateurs d’armement, et un concurrent des Etats-Unis.

The Time Of Israel