Violence, racisme et harcèlement de rue: caméra cachée parmi les supporters anglais

La chaîne anglaise Channel 4 s’est infiltrée pendant plusieurs jours parmi les supporters anglais présents en France pendant l’Euro 2016. Et les images filmées ne sont pas vraiment à leur gloire. Chants racistes, supporters qui expliquent « être là pour la violence », harcèlement de rue contre les passantes insultes envers les musulmans et les Roms et passages à tabac; ils n’oublient rien dans le guide du parfait abruti. De quoi faire apprécier encore un peu plus la victoire de I’Islande contre l’Angleterre…

Les Inrocks

Vosges : dégradations, racisme, exhibition et cambriolage, plusieurs jeunes arrêtés

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Les gendarmes ont interpellé et placé en garde à vue trois jeunes individus impliqués dans de graves affaires à Sapois et Vagney. Dans la nuit du 26 au 27 septembre, deux d’entre eux, un mineur et un majeur, cassent à coups de cailloux les vitres de voitures et maisons à Sapois.

Le lendemain, toujours en soirée, une dizaine d’affichages à caractère raciste (croix gammées, slogans xénophobes, incitation à la haine raciale…) sont découverts sur des habitations du même lotissement. Après le choc suscité par ces deux affaires, le duo n’avait plus fait parler de lui. Jusque dans la nuit du 4 au 5 avril, lorsqu’un cambriolage est commis au sein du collège de Vagney. D’après nos informations, les dégâts, des portes et des fenêtres cassées essentiellement, ont coûté près de 1 000 €.

Enfin, le 21 mai dernier, le temps d’une soirée arrosée, ils s’amusent avec d’autres connaissances à se promener nus dans les rues de Vagney. Choquée, la mère de l’un d’eux intervient et est brutalisée par son fils qui dégrade sa voiture.

L’épilogue de toutes ces affaires a eu lieu ce lundi avec l’interpellation de ces trois personnes. Une quatrième serait impliquée. L’un d’entre eux a reconnu tous les faits et devra répondre de ces affaires dans le cadre de diverses procédures ouvertes à son encontre. Deux autres ont reçu un rappel à la loi pour l’exhibition à Vagney. Enfin, un quatrième, accusé des dégradations et incitation à la haine raciale, comparaîtra devant le tribunal d’Epinal en novembre prochain.

Vosges Matin

GB : les internautes se mobilisent pour dénoncer le racisme et agressions post-Brexit

Au Royaume-Uni, les actes et les propos racistes semblent se multiplier depuis le vote sur le Brexit. De nombreux internautes les recensent sur les réseaux sociaux.

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Le Brexit semble avoit fait sauter un verrou, permettant un incroyable déchaînement de propos racistes à travers le pays.

Dimanche 26 juin 2016, l’Association polonaise sociale et culturelle a été vandalisée à Londres, ce qui a déclenché une enquête pour « dommage à motif raciste » par la police londonienne. Dans le Cambridgeshire, des tracts imprimés en anglais et en polonais ont été distribués dans les boîtes aux lettres et un peu partout dans le quartier, intimant « Dehors, vermine polonaise ».

Les réseaux sociaux regorgent d’anecdotes – largement invérifiables, mais dont le nombre impressionne. Ainsi, le groupe Facebook Worrying signs (Signes inquiétants) recense des dizaines d’incidents, d’insultes, de propos infamants dirigés contre les immigrés, notamment musulmans et Polonais.

Les internautes, disant leur honte et leur dégoût, rapportent les incidents dont ils ont été témoins : une femme voilée attaquée par deux jeunes filles dans une gare londonienne ; une serveuse polonaise insultée par des clients ; une fillette roumaine dont le prénom a été inscrit sur un mur de l’école avec les mots « rentre en Roumanie » ; une vieille dame dans un bus ordonnant à une jeune femme Polonaise et à son bébé de « descendre et faire leurs valises » ; un homme à Romford (banlieue de Londres) arborant un T shirt « On a gagné, maintenant renvoyez-les »

Les réactions publiques, elles aussi, s’enchaînent. L’ambassade polonaise à Londres s’est dite « choquée et très préoccupée » par les agressions xénophobes contre ses ressortissants.

Telerama

Payées 1,50€ par chambre : L’exploitation des femmes de chambre pendant l’Euro

Les femmes de chambre de l’hôtel B & B de la Joliette débrayent pour protester contre « la répression » envers deux d’entre elles. Il y a une semaine, elles ont mené une grève de dix jours pour dénoncer le paiement à la tâche : 1,50 euro par chambre nettoyée.

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C’est un mouvement social minuscule, à la croisée de deux actualités nationales écrasantes, l’Euro de football et la mobilisation contre la loi travail. À l’heure où les syndicats défilent pour la onzième fois à Marseille, une poignée de femmes de chambre de l’hôtel B & B de la Joliette ont décidé de débrayer.

Marsactu

Images choc de l’abattoir avec étourdissement de Pézenas

L’association L214 dénonce une nouvelle fois des actes de maltraitance animale dans les abattoirs. Après Alès et le Vigan, l’abattoir de Pézenas dans l’Hérault a été filmé par les militants. Nouvelles scènes insoutenables de mises à mort de chevaux et de moutons.

Les images rendues publiques ce matin par l’association L214 proviennent des abattoirs de Pézenas dans l’Hérault et de Puget­-Théniers dans les Alpes­-Maritimes

Cette nouvelle vidéo montre  » des actes de maltraitance, des violations de la réglementation, et des animaux en grande souffrance au moment de leur mise à mort  » selon les termes de l’association. 

L’abattoir de Pézenas mis en cause

Les images montrent à Pézenas des chevaux « parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage ».

Par ailleurs, « les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés », dénonce l’association.

France 3

Californie : des employés jeûnent 36 heures par semaine pour être plus productifs

Arrêter de manger pour être plus productif… C’est la folle idée qu’ont eu les fondateurs de Nootrobox, une start-up californienne qui crée des pilules pour stimuler le cerveau. Les employés jeûnent du lundi soir au mercredi matin.

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La start-up californienne Nootrobox, qui crée des médicaments pour améliorer les fonctions cognitives, suggère à ses salariés de ne pas manger pendant 36 heures par semaine afin d’améliorer leur efficacité au bureau.

Nootrobox conçoit des pilules appelées « nootropics » qui ont vocation à améliorer les fonctions cognitives. Leur best-seller c’est la gélule RISE, très prisée chez les employés de la Silicon Valley. Elle permettrait selon le site Internet de la marque de “booster la mémoire, l’endurance et la résilience”. Certains consommateurs vont même jusqu’à dire que RISE “a changé leur vie” ou qu’ils ont “travaillé pendant 14 heures sans problème”.

Un jeûne de 36 heures par semaine

Pour améliorer ses capacités cognitives, le site de Nootrobox recommande d’associer des périodes de jeûnes régulières à la prise des gélules. Les fondateurs de la start-up conseillent également à ses salariés de ne pas manger du lundi soir au mercredi matin, soit 36 heures par semaine. La pratique n’est pas obligatoire, mais elle fait partie de la culture de l’entreprise.

Des journées plus productives

Geoffrey Woo, le cofondateur de la start-up, déclare que les mardis jeûnés sont parmi les jours les plus productifs de la semaine. Pour en arriver à cette conclusion, il a demandé à ses employés d’évaluer leur humeur, leur état physique et leur efficacité via des applications de mesure de productivité. Grâce à cette technique les neuf salariés sont désormais capables de faire des semaines de 60 heures, rapporte le site Quartz.

Ainsi les employés d’une entreprise peuvent appliquer les conseils qu’ils suggèrent à leurs clients et en vérifier les résultats par eux-mêmes.

M6

Canada : 3 fois plus de victimes d’agressions sexuelles chez les Autochtones

Dans son plus récent article, La victimisation chez les Autochtones au Canada, le bureau fédéral de la statistique indique qu’il a recensé 58 incidents d’agressions sexuelles pour 1000 répondants autochtones, comparativement à 20 pour 1000 chez les non-Autochtones.

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Statistique Canada note aussi qu’en 2014, 28 % des Autochtones de 15 ans et plus (environ 275 000 personnes) ont indiqué que leur ménage ou eux-mêmes avaient été victimes, au cours des 12 mois précédents, d’au moins un des huit types de crimes mesurés par l’Enquête sociale générale sur la victimisation.

Cette proportion était plus élevée que celle observée chez les non-Autochtones (18 %), mais en baisse par rapport à cinq ans plus tôt (38 % en 2009).

La Presse

Birmanie : une mosquée détruite par des 200 villageois bouddhistes

Des extrémistes ont détruit, jeudi 23 juin, une mosquée à Thayethamin, au centre de la Birmanie. A l’origine, une dispute entre voisins qui a dégénéré et provoqué un rassemblement. Une foule de 200 villageois bouddhistes ont détruit une mosquée, un mur du cimetière musulman d’après Hla Sint, un des responsables du village.

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Effrayés, 70 des 150 musulmans du village ont trouvé refuge pour la nuit en se rendant dans un poste de police. Ils se sentent impuissants face aux 1 500 bouddhistes qui habitent la commune. « Nous avons dû nous cacher car certains menaçaient de tuer des musulmans. Je ne me sens pas en sécurité. Nous ne pouvons pas rester chez nous», explique un des témoins de la scène.

« Nous sommes inquiets. Nous n’avons jamais vécu cela auparavant », témoigne des responsables de l’édifice religieux. Le toit de la mosquée et son intérieur ont été complètement dévastés par l’attaque.

La Birmanie vit un contexte de montée de l’extrémisme bouddhiste qui attise une politique de persécution à l’égard de minorités ethniques dont les Rohingyas.

Saphir News

Armée australienne : de jeunes recrues forcées pendant des années à subir des viols

De nombreux viols et humiliations auraient eu lieu dans plusieurs centres de formation de la marine des années 1960 aux années 1980.

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Attouchements, fellations, pénétrations anales contraintes… De jeunes recrues de l’armée australienne ont été forcées pendant des années de subir ou de commettre des viols, souvent dans le cadre de violentes pratiques de bizutage, selon une commission d’enquête. La commission d’enquête royale australienne sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels commis sur des enfants entamait mardi des auditions publiques sur le cas des Forces de défense australiennes (ADF), après avoir travaillé sur les abus commis au sein d’organisations religieuses, d’écoles ou des services sociaux.

La commission va se pencher en particulier sur deux centres de formation en service dans les années 1960 jusqu’aux années 1980, le HMAS Leeuwin en Australie-Occidentale, où étaient formées les recrues de la marine, et une école militaire à Balcombe, dans l’État de Victoria.

Des « rites de passage » qui duraient plusieurs mois

D’après l’avocat Angus Stewart, la commission a été contactée par 111 personnes au sujet d’abus commis sur des mineurs au sein des ADF, dont environ la moitié à Leeuwin ou Balcombe. « La Commission royale va entendre que la plupart des abus étaient commis par des recrues plus âgées (…) sur des recrues plus jeunes, dans le cadre de pratiques rituelles de bizutage destinées à soumettre et humilier les nouveaux arrivants », a-t-il dit.

Parmi ces abus, il cite le fait de recouvrir les parties génitales des nouveaux arrivants de cirage ou de dentifrice, de leur saisir les parties génitales dans la douche ou de les contraindre à plonger la tête dans la cuvette sale des W.C. avant de tirer la chasse.

« Les survivants raconteront qu’ils étaient soumis à des formes graves d’abus sexuels, y compris des attouchements, des fellations, des pénétrations anales par un pénis ou d’autres objets », a dit l’avocat.

Un témoin, présenté sous les initiales CJA, « racontera qu’il était régulièrement contraint de recevoir ou de pratiquer des fellations ou contraint à des relations anales actives ou passives durant les six premiers mois de son séjour à Leeuwin ».

Ces cinq dernières années, l’armée australienne a fait l’objet de deux enquêtes pour abus, à la suite de plaintes datant parfois des années 1940. Les ADF ont, depuis, engagé une série de réformes.

Le Point

Birmanie : les musulmans Rohingyas, possibles victimes de «crimes contre l’humanité»

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Le Haut Commissariat des droits de l’homme de l’ONU a rendu un rapport ce lundi 20 juin sur le traitement des minorités ethniques et religieuses en Birmanie. Il dénonce « une série de violations grossières des droits de l’homme contre les Rohingyas […] qui laisse supposer une attaque de grande ampleur ou systématique […] qui pourrait déboucher sur une possible accusation de crimes contre l’humanité devant un tribunal ».

Les Rohingyas constituent une minorité de plus d’un million de personnes vivant en Birmanie. Il s’agit d’une des minorités les plus persécutées au monde. Certains d’entre eux sont installés dans le pays depuis des générations, mais ils restent considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin.

Dans l’Etat d’Arakan, situé dans l’ouest de la Birmanie, plus de 100 000 Rohingyas s’entassent toujours dans des camps de déplacés. En 2012, des violences intercommunautaires entre bouddhistes et musulmans ont fait plus de 200 victimes, notamment musulmanes.

Des « atteintes aux droits de l’homme » contre d’autres minorités

Le rapport de l’ONU souligne que les Rohingyas, apatrides, sont exclus du marché du travail, du système éducatif et de santé et soumis à des menaces pour leur vie et leur sécurité, au travail forcé, à la violence sexuelle. Les enfants rohingya ne reçoivent pas de certificat de naissance depuis les années 1990.

Même le mot « rohingya » est tabou en Birmanie

Le rapport du Haut Commissariat réclame une enquête globale sur la situation des minorités dans l’Etat d’Arakan et dans les autres zones de Birmanie, et « des enquêtes indépendantes sur les violations présumées du droit international des droits de l’homme et du droit humanitaire, y compris celles commises par des responsables de l’application des lois ».

Début mars, l’ONU avait lancé un signal d’alarme concernant la minorité des Rohingyas, toujours contrainte de vivre dans des « conditions terribles » avec notamment des enfants mourant faute d’accès aux soins. 

RFI

Mantes-la-Jolie : 4 751 € récoltés à la mosquée pour les policiers assassinés

La mobilisation de la communauté musulmane de la région de Mantes-la-Jolie se poursuit pour les policiers assassinés lundi dernier à Magnanville.

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La quête organisée par les mosquées du Mantois a permis de récolter 4 751 €. « Nous recevons encore quelques dons », précise Mehdi Berka, recteur de la mosquée de Mantes-la-Jolie.

Depuis le meurtre du commandant Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne lundi soir, la communauté musulmane montre des signes de mobilisation, aux Mureaux ou à Mantes-la-Jolie. Dimanche, près de 4 000 personnes ont défilé pour témoigner leur soutien à la famille du policier assassiné et à la police en général.

Le Parisien

La veuve d’une victime de Charlie Hebdo accuse la direction de détournements de fonds

La veuve de Michel Renaud, tué dans lors de l’attaque contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, accuse la direction de l’hebdomadaire satirique d’avoir conservé les fonds promis aux familles des victimes. Elle a porté plainte « pour abus de confiance ». 

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La veuve de Michel Renaud, un journaliste tué dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, a porté plainte le 8 juin contre la direction du journal satirique pour « abus de confiance aggravé », rapporte l’AFP ce lundi.

Dans sa plainte adressée le 8 juin au procureur de la République de Paris, Gala Renaud accuse le nouveau codirecteur de publication Laurent Sourisseau alias Riss, blessé à l’épaule lors de l’attentat, et l’association « Les amis de Charlie Hebdo » d’avoir détourné les dons versés au journal après la tuerie.

Volte-face

Selon la plaignante, la promesse de l’ancien directeur du journal Philippe Val, dans les jours qui ont suivi l’attaque des frères Kouachi, d’attribuer aux familles des victimes les recettes du numéro post-attentatestimées entre 10 et 12 millions d’euros – n’a pas été tenue. Cette plainte est « moralement justifiée et juridiquement fondée », selon son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie.

« Quelques jours après la publication et la vente du ‘numéro des survivants’ [vendu à plus de sept millions d’exemplaires], le journal Charlie Hebdo fera volte-face et changera radicalement de stratégie, revenant sur ses engagements initiaux de distribution des recettes aux victimes, pourtant largement relayés par la presse », écrit Gala Renaud. « Ainsi, Monsieur Éric Portheault et Monsieur Laurent Sourisseau dit Riss, les nouveaux directeurs de la publication, décidaient finalement de conserver les recettes », ajoute-t-elle.

Gala Renaud et sa fille, mineure, ont touché, en mars, un total de 141 000 euros d’indemnités via l’association « Les amis de Charlie Hebdo », sur les 4,1 millions d’euros de dons au journal collectés après la tuerie.

« Tout a été fait dans la transparence »

Au moment des attentats, « Philippe Val n’était plus directeur de la publication depuis 10 ans et il ne pouvait pas prendre d’engagement ou annoncer quoi que ce soit au nom de Charlie Hebdo », rétorque l’avocat du journal, Me Christophe Thévenet, interrogé par l’AFP. « Très clairement, Riss et Éric Portheault n’ont jamais annoncé que les produits de la vente du ‘numéro des survivants’ seraient versés à leurs proches », ajoute-t-il. « Tout a été fait dans la transparence », souligne Me Thévenet en évoquant la mise en place, deux jours après la tuerie, d’une plateforme de dons supervisée par un comité de trois hauts-fonctionnaires.

Ce « Comité des Sages » avait établi une grille de répartition des indemnités pour les blessés et les proches des 17 victimes tuées dans les attentats de janvier 2015, dont 12 dans les locaux du journal satirique.

France 24

Magnanville: Zacharia le premier à avoir prodigué les premiers soins au policier tué

C’est un témoignage glaçant. Il a prodigué les premiers soins sur les lieux du crime. Cet homme a essayé de sauver Jean-Baptiste Salvaing, l’un des deux policiers qui auraient été tués par Larossi Abballa à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, lundi dernier. Il se trouvait dans le complexe sportif juste en face de la maison du couple le soir du drame.

Zacharia se souvient qu’une femme est arrivée en courant, signalant qu’une agression venait de se produire non loin de là. L’homme n’a écouté que son courage et a foncé. Il témoigne pour BFMTV.

« Ce lundi soir, je m’entraînais dans le complexe sportif de Magnanville. Une femme nous a interpellés en disant qu’un homme s’était fait sauvagement poignardé. Le portail était fermé, donc il a fallu qu’on escalade ce portail de 3 mètres. On a escaladé le mur. Et finalement le policier était allongé dans la rue. Tout de suite on a porté les premiers secours. On a essayé de faire un massage cardiaque, des points de compression, il avait le pouls très faible. C’est à ce moment-là qu’on a crié: réveillez-vous! Réveillez-vous! Réveillez-vous! »

« Je représente l’Etat islamique »

C’est alors qu’il va se retrouver en face du terroriste présumé, qui a été tué dans l’assaut des forces de l’ordre.

« On a vu le Velux s’ouvrir, le Velux de la maison qui était en face de nous. Et c’est là que le terroriste nous a dit: « Je représente l’Etat islamique, vous avez attaqué chez nous. On va vous attaquer chez vous. J’ai un otage, je suis armé. »

Mais Zacharia n’abandonne pas la victime et continue d’essayer de le sauver. Malgré l’horreur de la scène et la terreur qu’il ressent, il garde des réflexes de survie..

« J’ai pris peur, mais on a continué le massage cardiaque. J’ai regardé s’il n’avait pas une arme, un pistolet ou une Kalachnikov à la main. Il avait juste une lacrymo et une matraque. Je l’ai vu droit dans les yeux. Car quand il s’est exprimé, il pensait qu’il y avait déjà les autorités. Et finalement, on était que tous les trois. C’est moi qu’il a regardé en face, j’ai bien vu le terroriste. Il a refermé le Velux, on a continué à faire les premiers gestes de secours, massage cardiaque. »

« On était vraiment en ligne de mire »

Puis, les secours arrivent. « La police et les pompiers sont arrivés et ils ont pris le relais. Ils ont rapidement enlevé le corps, on les a aidés à le retirer parce qu’on était vraiment en ligne de mire du terroriste, pour qu’ils puissent, en toute sécurité, poursuivre le massage cardiaque. »

Zacharia est musulman. Il ne comprend pas que des hommes puissent se revendiquer de sa religion et commettre de tels crimes.

« Je suis musulman pratiquant, je fais le ramadan. Et eux, ce n’est pas la religion que m’ont appris mes parents. Peut-être qu’ils pensent qu’ils sont musulmans, ils interprètent ça, une religion à leur façon. Mais moi, la religion que je pratique ce n’est pas du tout celle-là. »

Dimanche, plusieurs milliers de personnes ont participé à une manifestation à Mantes-la-Jolie à l’appel d’associations musulmanes pour montrer leur solidarité avec la police et les deux fonctionnaires assassinés.

BFM

Mixité: Les femmes interdites d’accès à un club de Harvard pour ne pas être violées

Un club exclusivement masculin de l’université de Harvard, aux Etats-Unis, a justifié sa politique de non-mixité de manière surprenante. L’affaire a suscité un tollé et le président du groupe des anciens a dû démissionner.

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«Il y a trop d’étrangers en Belgique» Lucas, frappé à l’école car il supporte l’Italie

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Lucas, 8 ans, frappé à l’école car il supporte les Italiens: « Il m’a poussé dans la cabane de la cour, et il m’a mis une gifle » 

Lucas, 8 ans, a voulu porter mardi les couleurs de ses joueurs préférés. Mais dans son école primaire de Namur, un autre garçon l’a frappé pour cela. « Et il n’a pas été puni », assure Lucas. Sa maman, Tiziana, est en colère. « Pour la direction, c’est une simple dispute entre enfants. Ce n’est pas pour ça que je dois accepter qu’on frappe mon fils ! »

Tout sourire, Lucas déguste son Fanta.

Mais sa tenue ne plaît pas à un autre élève de son école, plus âgé d’un an. «  Il est vite venu se moquer de moi. Puis il m’a poussé dans la cabane de la cour, et il m’a mis une gifle  », résume Lucas. L’altercation entre les deux enfants aurait été vue par des surveillantes. «  Mais elles n’ont rien fait !  », râle Lucas. Lui qui assure n’avoir que des bons points en comportement, il ne peut pas comprendre…

Tiziana, elle, n’a pas apprécié non plus que son fils se fasse ainsi frapper. Alors, elle est allée trouver la maman de l’autre garçon, pour avoir une explication et s’assurer que ça ne se reproduira plus. «  Je l’ai croisée dans la cour, et je l’ai interpellée sur le coup reçu par Lucas. Tout ce qu’elle a trouvé à me répondre, c’est qu’il y avait trop d’étrangers en Belgique, et que c’est à cause de ça qu’il y avait eu des attentats !  » Plutôt que de sermonner son fils et mettre fin à une dispute entre enfants, cette maman aurait préféré cautionner l’attitude de son gamin. «  Quand on voit le monde dans lequel on vit, je ne trouve pas ça normal comme attitude  », juge Tiziana.

La Meuse

New-York : Il agresse verbalement 2 femmes voilées, et il est débarqué du métro

Nul doute qu’il ne fait pas bon d’être musulman aux Etats-Unis ces jours-ci. La tuerie d’Orlando stigmatise au plus haut point la communauté musulmane et la met à l’indexe. 

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Pourtant sous ce ciel assombri, certains refusent de céder à la paranoïa générale et parviennent à rappeler aux autres que les Etats-Unis était une terre d’accueil pour tous sans distinction.

C’est cette histoire de tolérance et de cohabitation que nous a raconté le 13 juin le Daily News.

L’histoire se passe au lendemain des attentats d’Orlando. En se rendant au travail, une Américaine a été témoin d’une agression verbale à l’encontre de femmes voilées dans le métro new-yorkais. réaction appréhendée mais prévisible après la tuerie. Mais la réaction des gens présents l’a agréablement surprise. Les présents dans cette ramé du métro ont farouchement défendus les deux dames voilées. 

« Avant même que je ne puisse réagir ou proférer la moindre protestation, toute les voyageurs à bord de cette rame s’était déjà mise en colère », raconte encore la jeune femme de confession musulmane également. « Ils lui intimé de se taire et de quitter », précise Amaira Hasan en rapportant que l’agresseur a continué à cracher son venin sur les deux femmes.

Le métro a, toutefois, dû être arrêté et l’agresseur débarqué. Une mésaventure, qui s’est, heureusement bien terminé.

Huff Post